| jeudi 12 janvier 2012, a 09:50 |
| L’Assemblée Plénière extraordinaire, LA DEMARCHE DE MONSENGWO DECRIEE PAR CERTAINS EVEQUES |
Laurent
Monsengwo
Quand
l'église, ou plutôt ses représentants, radicalise l'investissement dans
la politique, des observateurs bien avérés peuvent se lever pour la
redresser. L'église catholique est au bord de la dislocation si l'on n'y
prend pas garde. La politique dispersera les brebis du Seigneur et sa
colère ne manquera pas de cible. C'est le cas de le dire sur l'église
catholique romaine.
En effet, après des déclarations très
controversées du Cardinal Laurent Monsengwo après la publication des
résultats de la présidentielle du 28 novembre dernier, suivie de cette
assemblée plénière extraordinaire qu'il a convoquée à Kinshasa, le
brouillard ne devient que très opaque sur l'avenir de l'église. Des
contractions, des dissensions, des critiques tombent vaille que vaille
pour qualifier la démarche entreprise par l'archevêque de Kinshasa.
La dernière sortie de l'Eglise
Catholique, la semaine dernière à Kinshasa, suivie de la réunion de la
CENCO sur le processus électoral, débutée ce lundi et qui devrait livrer
ses conclusions tant attendues ce mercredi, ne cesse de faire couler
encre et salive!
Ainsi, différentes prises de positions
publiques ont vu le jour, pour ou contre, cette obstination mystérieuse
de l'Eglise catholique à accentuer la tension sociopolitique alors que
les institutions nationales désignées par la constitution, loi
commune suprême congolaise, ont donné leurs verdicts sur les élections
du 28 novembre dernier.
En réaction contre les intentions
visiblement affichées par Kinshasa pour démoraliser quiétude tant
souhaitée par les Congolais, la Commission des laïcs catholiques (CALCC)
du Katanga a tenu a précisé ce que les fidèles de l'église attendent de
la réunion des évêques de la Cenco.
Cette structure émet le vœu de voir
l'église être au milieu du village à la manière de Jésus. « L'église n'a
pas mission d'être juge dans les matières qui ne relèvent pas de son
domaine propre », rappelle-t-elle avant de préciser que les catholiques
avaient déployé plusieurs observateurs électoraux mais qui ne pouvaient
en aucun cas se vêtir de la qualité de témoin.
Ce qui revient à dire que l'église n'a
le droit ni de donner les chiffres des résultats, ni de proclamer le
gagnant ou le perdant de l'élection. Sinon elle se substituerait aux
institutions politiques habilitées.
Pour les observateurs membres de la
CALCC, la démarche du cardinal Monsengwo se veut une confrontation
Eglise-Etat pourtant Dieu, le propriétaire de l'église ne peut pas se
rabaisser aux disputes du pouvoir mondain. En tout, ces laïcs invitent
les évêques conférenciers à inscrire leurs déclarations et résolutions
dans la logique de la paix. Sans celle-ci, l'église catholique tomberait
dans les mains des politiciens qui se dissimulent en hommes d'église.
Jérémie
KADO |
|
| lundi 03 octobre 2011, a 14:21 |
| Marche pro-Kabila à Paris le 22 octobre |
Les partisans du président congolais Joseph Kabila organisent une
marche de soutien à Paris, le 22 octobre 2011. A deux mois de l'élection
présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), les soutiens
de Joseph Kabila comptent faire entendre leur voix au sein d'une
diaspora congolaise majoritairement hostile au chef de l'Etat.
Après plusieurs manifestations "Kabila
dégage"
organisées par l'opposition congolaise et le groupe de "combattants" des
"Bana Congo", les partisans de Joseph Kabila espèrent mobiliser les
soutiens au président sortant. Cette marche est organisée par le
producteur Badive, dans le cadre de son association "Touche pas à mon
président". Objectif annoncé par les organisateurs : mobiliser la
diaspora (le plus souvent au pouvoir en place) et assurer la réélection
du président Joseph Kabila le 28 novembre prochain.
Cette
manifestation aura lieu à Paris le 22 octobre 2011 et partira de la
station de métro Château-Rouge à 14 heures 30. Selon le site Direct.cd,
"toutes les dispositions sécuritaires ont été arrêtées pour assurer le
bon déroulement de cette marche". Le producteur Badive affirme que "la
Police de la préfecture de Paris a été saisie de cette marche et des
policiers en tenue civil ou en tenue de policier seront présents pour
encadrer les manifestants au cours de cette marche pacifique. Il en de
même des entreprises de sécurité privées ivoiriennes, cap verdiens et
nigériennes dont les éléments seront déployées, ont été contactées pour
renforcer la police". Compte tenue du climat de tension qui règne à
Kinshasa à l'approche du scrutin, il est fort à parier que cette marche
se déroulera sous haute surveillance de la police française.
Christophe RIGAUD |
|
| mercredi 20 avril 2011, a 21:58 |
| Après l’éviction de François Muamba, LE MLC AU BORD DE L’IMPLOSION |
Le
syndrome de déliquescence qui caractérise la vie des partis politiques
n'a pas encore dit son dernier mot. Il va bientôt faire une victime de
plus en République démocratique du Congo. Le Mouvement de libération du
Congo (MLC) a pris un chemin de non retour sur la voie de la
dislocation. Le parti de Jean-Pierre Bemba pourra ainsi emboiter le pas à
l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d'Etienne
Tshisekedi, au Mouvement populaire de la révolution (MPR) du Maréchal
Mobutu, au Rassemblement des Congolais pour la démocratie (RCD/Goma)
d'Azarias Ruberwa et bien d'autres. Comme qui dirait, avec plusieurs
observateurs, qu'il est difficile pour un parti politique de maintenir
le cap de la cohésion en dehors du pouvoir. Les cas ci-hauts évoqués en
font preuve.
La
nouvelle de la déchéance de François Mwamba Tshishimbi de ses fonctions
de secrétaire général du MLC n'a fait que confirmer ce qui se tramait
contre lui quelques jours auparavant.
Ce qui, jusque là passait pour la rumeur vient de fixer les idées sur
le fait que plus rien ne roule convenablement au sein du parti dont le
n°1 trime encore dans sa cellule à la Haye. 20/30 membres du collège de
fondateurs du parti, réunis en séance extraordinaire, ont décidé du
départ de l'ex-secrétaire général. Il a été remplacé par Thomas Luhaka
Losendjola, secrétaire général adjoint chargé de la
Politique et des Stratégies, le titulaire des remplaçants et remplaçant
des titulaires. Il a, en fait, remplacé l'ancien secrétaire général et
ex-président de l'assemblée nationale dans le compte du MLC, sous la
transition 1+4, Olivier Kamitatu, chassé du parti la veille des
élections. Ce dernier aura la difficile mission de restructurer un MLC
en crise à quelques mois de prochaines élections présidentielles de 2011
en RD Congo.
Selon
les membres de la réunion des fondateurs, rapporte les confrères, cette
décision émane du président Jean-Pierre Bemba lui-même depuis sa
détention à La Haye. Il est curieux de constater que le leader du MLC,
prisonnier et subissant l'interdiction d'exercer les activités
politiques peut révoquer le secrétaire général et désigner quelqu'un qui
n'a pas qualité pour convoquer le Collège des fondateurs. Tout est
flou. C'est un coup de longue date qui se concrétise. Les bourreaux de
François Muamba se servent du nom de Bemba pour le terrasser. Il est
reproché à François Muamba d'abus de pouvoir, de tentative de prendre la
place de Jean-Pierre Bemba et de manque d'initiative. Réagissant lundi
18 avril 2011 à cette décision du collège de fondateurs, M. François
Muamba a affirmé qu'il restait bel et bien le secrétaire général du MLC.
Car la décision qui serait prise par J.P Bemba est juridiquement
infondée.
Suite à cette annonce, François Muamba a
réfuté avec la dernière énergie sa destitution. Pour lui, cette réunion
du collège des fondateurs est illégale et affirme "qu'au regard de
l'article 46 du statut du MLC, il est le président national du parti par
intérim suite à l'absence de Jean-Pierre Bemba". François Muamba promet
également des mesures disciplinaires...les sanctions ne vont donc être
prises contre une frange des cadres du MLC. L'heure du désordre est
arrivée au sein du MLC. Il y a péril en la demeure. Personne ne
commande. Chacun fait sa loi. Le parti qui prônait la mise en place des
lois fortes et non des personnes fortes se laisse prendre dans le piège.
Les dimensions tribalistes l'ont emporté sur l'intérêt national et
général.
A présent, les troupes vont se
disperser, avec la liberté prise par José Makila à l'Equateur, et
l'éviction du groupe de François Muamba, le MLC creuse sa propre tombe.
Deux camps se forment. Les faucons qui veulent ipso facto le départ de
François Muamba et les modérés qui rejettent en bloc son éviction. Tout
est donc prêt pour l'implosion du MLC, parce qu'une frange des
dirigeants a brillé par la cupidité. Les donneurs des leçons sur la
gestion de la République brillent par l'incapacité de diriger leur
parti. La maison brûle et les sapeurs pompiers sont en conflits avec les
sinistrés. L'incendie ira jusqu'au bout. Et les dégâts seront
incontrôlables.
Blaise MAKASI et Jean Luc
MUSHI-MPAKU |
|
| mercredi 30 mars 2011, a 22:38 |
| LA BELGIQUE AVOUE LE SUCCÈS DE JOSEPH KABILA |
Le Prince
LAURENT en RDC,
LA
BELGIQUE AVOUE LE SUCCÈS DE JOSEPH KABILA
Le prince Laurent, fils cadet du Roi
Albert II, a effectué une visite en République démocratique du Congo à
la mi-mars finissant. Il s'est fait accompagné d'un professeur de la
Faculté des sciences agronomiques de Gembloux, d'un architecte italien,
d'un avocat français et d'un ancien bâtonnier bruxellois pour donner un
visage scientifique à sa mission. D'autre on placé ce déplacement sous
la bannière de la Fondation que préside Laurent. Ce qui n'a pas empêché
de susciter la polémique. Dans tous les cas, il est engagé dans un
objectif noble. A la suite de sa révélation, ce périple a fait couler
beaucoup d'encre et de salive dans le milieu politique belge.
Certains d'entre les élus sont allés
jusqu'à ressusciter l'exigence d'une réduction, voire d'une suppression,
des dotations dont bénéficient les membres de la famille royale.
Certes, parce qu'ils restent convaincus que l'enfant terrible de la
famille royale belge serait excédé financièrement. Est-ce là la vraie
raison qui aurait poussé le Prince à s'exposer aux risques qui
vaudraient des attaques au palais, en plus du temps, de l'énergie et de
l'argent investis dans cette aventure par sa délégation ?
Aujourd'hui, tous les responsables
politiques belges s'empressent à vouloir démonter que le fils cadet du
Roi se serait rendu à Kinshasa contre l'avis du Palais et du
gouvernement belges. Ce, à cause du fait que la période serait
ultrasensible à quelques mois des élections présidentielles qui doivent
se tenir en novembre prochain. Peut-être vrai mais les belges sont sans
ignorer que Laurent, plus que quiconque dans ce monde est en droit de se
rendre au Congo quand et où il veut, en vertu du principe de « la libre
circulation des biens et des personnes » prôné par la charte des
Nations Unies. Qui plus est, de la Belgique à la Rdc certains
observateur parlerait du prolongement d'un même territoire au regard du
poids historique que revêtent les relations entre ces deux pays. Pour
arriver à refuser à un belge de se rendre au Congo et vice versa, il
faudrait être à mesure de réécrire l'histoire. Sinon, c'est une peine
perdue.
Peut-être que le gouvernement et le
palais royal belges, pouvaient exprimer des craintes par rapport à la
situation de la Rdc d'il y a 15, 10 ou 5 ans. Ils semblent oublier que « le Congo va mieux qu'il y a 15 ans,
beaucoup mieux qu'il y en a 5 et son état s'améliore chaque jour
d'avantage ». Là où, pour venir, des officiels et même des privés
se voyaient dans l'obligation d'effectuer des dépenses énormes pour
amener des agents de protection en vue de prévenir leur sécurité, il y a
plus rien à craindre.
Le
fils cadet d'Albert II, a prouvé à la face du monde que le Congo de
Joseph Kabila est sécurisé aujourd'hui comme il ne l'avait été les 15
dernières années. Lui qui a traversé la Rdc de l'ouest à l'Est a
permis à la capitale du monde occidental d'intérioriser, même si les
autres ne voudront jamais l'avouer, que la situation sécuritaire est à
son meilleur niveau. Car dans ce raid en solitaire, Laurent a atterri à
Kinshasa par un vol régulier d'Air France, avant de rencontrer le
Président joseph Kabila. En suite, il s'est rendu, avec toute sa
délégation, dans l'ex-province du Congo-Central (Bas-Congo) et dans le
Katanga où il s'intéresse aux problèmes de déforestation. Ce, toujours
dans le but de répondre aux exigences du principe de la « redevance
historique » entre les peuples belges et congolais.
Ceux
à qui la tête de Joseph Kabila fait mal, n'ont trouvé mieux que de
doter d'une forte connotation politique au périple du prince belge.
Voulant charger ce geste ordinaire des préparations dites préalable,
ils pensent empêcher un quelconque appui que la famille royale
apporterait au Chef d'Etat congolais au regard des enjeux électoraux
avenirs. Dans ce pays toute visite d'un dignitaire étranger est
susceptible d'être exploitée certes, mais personne ne peut être à mesure
de prouver combien des voies celle-ci vaudrait sur la balance
électorale.
Alors que l'acception générale veut
faire voir le verre toujours à moitié vide, en ce qui concerne la Rdc,
des particularités voient claire : le verre est à moitié plein. Parmi
celle-ci, on trouve Armand De Decker, Herman De Croo et Etienne
Davignon. Trois vétérans de la politique belge de qui le prince Laurent a
reçu conseil avant de lever l'option de se rendre à Kinshasa.
Toujours égal à lui-même dans son regard
par rapport à la politique belge vis-à-vis de la Rdc, l'ancien ministre
de affaires étrangère, Armand De Decker a, dans une interview à « La
Libre », affirmé que : « L'objectif de Laurent et de sa mission était
purement scientifique : Laurent s'intéresse aux problèmes de
déforestation au Congo. C'est un objectif noble. Donc, l'objectif étant
noble, je le soutiens. Et tous les gens intelligents devraient défendre
cette mission de Laurent en Rdc. ». Avant de reconnaître avoir
déconseillé à celui-ci d'entreprendre ce voyage vu sa délicatesse.
La décision du Prince Laurent étant
celle qui a transcendé toutes les fausses attentions politiciennes d'ici
et d'ailleurs, elle mérite d'être encouragée. Les velléités auxquelles
on assiste sont pratiquement le lot de ceux qui voient les démons
partout. En Belgique comme en République démocratique du Congo, le poids
de l'histoire commune est plus que toute considération émise par ces
politiciens nombrilistes pour qui, rien ne devait fonctionner
normalement pour leur permettre de pérenniser des marchés mafieux.
Heureusement pour le Congo, Joseph Kabila est déjà là. Il tient à
rappeler aux septiques : « si vous ne croyez pas à ma parole, croyez au
moins à mes œuvres ».
Jean-Luc MUSHI-MPAKU
Mise à jour le Mercredi, 30 Mars 2011 19:19
|
|
| mardi 08 mars 2011, a 20:07 |
| HONORE NGBANDA UN FIN MENTEUR, VAMPIRE INSATIABLE |

Loin s'en faut ! Et personne ne
donnerait tort à celui qui penserait qu'Honoré Ngbanda soit le fils aîné
du mensonge. Les faits et l'histoire renseignent et le prouvent. Honoré
Ngbanda est rusé et même très rusé dans sa besogne au point qu'il s'en
est fait carriériste et spécialiste. Respirant et rêvant toujours
mensonge, le pire n'a pas tardé à venir. Entre lui et le mensonge, pas
de frontières ni de démarcations, les deux s'imbriquent et se
compénètrent tel un fondu enchaîné. Force est de le dire, toujours le
dire et bien le dire. Oui, cette force puise dans le passé d'Honoré
Ngbanda qui n'est que litanie de méfaits les plus exécrables, de fausses
informations, des rumeurs, des discours fallacieux et farfelus, sinon
saugrenus. C'est à cela qu'il s'identifie sans la moindre difficulté.
Des observateurs avertis ne s'en
étonnent guère. Le vendeur d'illusions, Honoré Ngbanda, n'est pas à son
premier forfait. On lui reconnait
le faux montage de la photo du chef de l'Etat comme garde du corps de
Kagame ; la fomentation de la lettre d'Eric Lenge au Cardinal Etsou,
mais aussi le d'avoir véhiculé le message mensonger sur la vente de
l'uranium congolais en Iran et la fausse interview du Chef de l'Etat. Tout
ce qui précède ne lui a pas suffi. Et aujourd'hui, c'est encore et
toujours lui, qui publie la photo de Kanambe, soit disant qu'il serait
père biologique du président de la République, Joseph Kabila.
Il sied de rappeler que depuis 2001, le
discours d'Honoré Ngbanda ne fait que patiner. D'autant plus qu'il est
basé sur la haine et le souci d'ethniciser, de régionaliser bref, de
diviser le peuple. C'est tout ce qu'il a fait en Côte d'Ivoire où il
était conseiller de Laurent Gbagbo, bien reconnu sous le code de Joseph.
Contre ce qu'on attendait de lui, Ngbanda n'a fait que ressusciter les
démons de l'ivoirité. Conséquence, des milliers des morts que la Côte
d'Ivoire ne cesse de pleurer jusqu'aujourd'hui.
Un
vampire aux trousses du sang
Optez pour la révolution telle que
prônée aujourd'hui par ce spécialiste du sang (H. Ngbanda), ne serait
que lui donner la possibilité de s'en enivrer encore davantage. Pour
s'en faire, le très rusé Ngbanda commence par remettre en doute la
nationalité des uns et des autres. Pire, du président élu dans les
conditions légales et légitimes en 2006, par la voie des urnes en RDC,
Joseph Kabila. Ce, en truquant ses photos et images. Objectif, attirer
la hargne de la population sur leur président.
C'est tout ce que Ngbanda ne se lasse de
chercher encore en RDC où il n'a évolué que dans le mal. Mais sous
couvert de l'idéologie quelque peu nazie qui peut, si l'on n'y prend
garde, dégénérer. D'où les appels à la révolution, à la révolte, à
l'insurrection, bref à la haine, etc… C'est du déjà entendu. Le peuple
congolais, laisse-t-on entendre, se doit d'aiguillonner davantage la
vigilance parce que les ennemis du Congo ne se fatiguent pas. Et parmi
eux, Honoré Ngbanda qui rugit tel un lion cherchant toujours à faire
verser le sang. Il en a bien l'habitude. Les exemples fusent de partout
et ils sont légion.
L'exercice semble difficile mais pas
impossible. L'opinion a encore frais dans son imaginaire les stigmates
de l'opération Lititi Mboka ou le massacre des étudiants à Lubumbashi en
mai 1991. L'on n'a pas encore oublié les ''hirondelles'', ces femmes
chargées d'éliminer physiquement des personnalités politiques, dont la
maîtresse de Ngbanda, Marie Jeanne, qui a réussi la disparition de
Nzondomio, Godefroid Munongo. Ce n'est pas fini, le Terminator a
organisé et planifié l'assassinat du Général Mahele Lieko. Pour preuve,
lui-même dans son ouvrage « Ainsi sonne le glas, les derniers jours du
Maréchal Mobutu », il le reconnait pertinemment bien à la 328ème
page où il affirme qu'il espionnait deux généraux : Mahele Lieko et
Ilunga Shamamba. Les deux se concertaient par téléphone
pour trouver une issue concertée,
en vue d'éviter un bain de sang à Kinshasa. Mahele était espionné par
le truchement de la nommée Youyou.
L'on ne peut terminer d'étayer les
méfaits de Ngbanda sans évoquer, avec horreur, l'initiative de
l'inoculation préméditée du virus du Sida aux prisonniers politiques.
Sans nul doute, Honoré Ngbanda en avait le monopole et le dernier mot.
D'ailleurs, il s'accuse lorsqu'il confirme avoir sauvé la vie à Etienne
Tshisekedi. D'autant plus que l'exécutant de cette sale besogne du Sarm
était prêt à administrer le produit contaminé du virus du sida sur
Etienne Tshisekedi.
Et pourtant, de nombreux membres de
l'UDPS et des partis d'opposition ainsi que certaines personnalités
politiques avaient été délibérément infectés du sida. Ce, après avoir
été molestés et blessés, à souhait, par les agents de Ngbanda. Pas de
choix, ils étaient contraints d'être ''soignés'' avec des ''produits''
infectés. Le cas de l'artiste Ngeleka Kandanda en est la preuve
tangible .
Sans
projet de société
Dès lors que le discours ou
l'intelligence de ce monsieur ne s'arrêtent que sur la personne du Chef
de l'Etat, l'on sait vite comprendre qu'il serait à court d'arguments.
Les grands diseurs ne sont jamais de grands faiseurs, dit-on. Et Ngbanda
rentre dans cette catégorie de gens tant qu'il n'a même pas un projet
de société pour la République. Pour autant que la RDC se prépare pour
les élections en novembre prochain, toutes les portes sont ouvertes à
tout le monde même à Ngbanda. L'essentiel pour lui, serait de venir
briguer le mandat pour séduire le peuple congolais par son projet de
société. Cependant, il s'avoue déjà vaincu et incertain de son avenir
lorsqu'il choisit la voie de la révolution, de l'insurrection…
Or, la nation congolaise ne peut
admettre, par le temps qui court, que le président issu des urnes et non
institué par n'importe quelle volonté. Etienne Tshisekedi et les autres
l'ont déjà compris et ont rejoint le processus électoral. A bas les
« révolutions », vive les élections.
Rigobert
MUKENDI
|
|
| lundi 22 novembre 2010, a 05:53 |
| Jean-Pierre Bemba devant les juges de la CPI Ce lundi 22 nov |
Le procès tant attendu de l'ancien responsable politique
congolais Jean-Pierre Bemba s'ouvre lundi devant la Cour pénale
internationale de La Hague. Il est accusé de crimes de guerre et de
crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine.
Après plusieurs reports, le procès de Jean-Pierre
Bemba, l'ancien vice-président de la
République démocratique du Congo (RD-C), s'ouvre
lundi devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Il est
accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité commis en République
centrafricaine entre 2002 et 2003, par des membres du Mouvement de
libération du Congo (MLC) qu'il dirigeait. "Jean-Pierre Bemba Gombo
serait pénalement responsable, pour avoir effectivement agi en qualité
de chef militaire" du MLC, précise la CPI. Meurtre, torture, viols et pillages : les accusations sont très
lourdes à l'égard de ce poids lourd de la scène politique congolaise qui
n'a
jamais cessé de clamer son innocence. Ces crimes auraient été
commis en marge de l'envoi en Centrafrique de 1 500 miliciens du MLC
censés appuyer le régime du président Ange-Félix Patassé, en proie à un
coup d'Etat. D'après l'accusation, les combattants de Bemba avaient pour
ordre de "traumatiser et terroriser" la population pour l'empêcher de
soutenir la rébellion. Quelque 400 viols ont été recensés à Bangui, la
capitale centrafricaine.
Un fils à papa devenu chef de guerre
Chronologie | - 1998 - Début de la guerre civile en République
démocratique du Congo.
- 2002 - Bemba envoie ses troupes du MLC en
République centrafricaine soutenir le président Ange-Félix Patassé. Les
crimes qui lui sont reprochés par la CPI sont commis entre le 26 octobre
2002 et le 15 mars 2003.
- Juin 2003 - Il dépose les armes et est nommé
vice-président au terme des négociations de paix.
- Octobre 2006 - Il échoue au deuxième tour de
l'élection présidentielle remportée par Joseph Kabila.
- Mai 2008 - Arrestation à Bruxelles en vertu
d'un mandat d'arrêt de la CPI.
|
| Fils
d'un richissime homme d'affaires proche de l'ancien dictateur zaïrois
Mobutu, Jean-Pierre Bemba est né en 1962 à Bogada, dans la province de
l'Equateur, près de la frontière avec la Centrafrique. Surnommé le
"Mobutu miniature" et doté d'un physique imposant, il se lance après des
études à Bruxelles dans le monde des affaires (téléphonie mobile,
audiovisuel et fret aérien). Il devient rapidement l'un des hommes les
plus riches du pays. En 1997, il quitte brusquement Kinshasa après le
renversement de Mobutu et l'arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila.
Il revient un an plus tard, après avoir fondé le Mouvement de
libération du Congo, soutenu par le voisin ougandais. Il mène à partir
du nord-est de la RD-C qu'il contrôle en maître, une rébellion contre le
pouvoir (1998-2003).
De la présidentielle de 2006 au mandat d'arrêt pour La Haye
Nommé vice-président du gouvernement de transition dans le cadre du
processus de paix en juin 2003, il endosse le costume d'homme politique
après avoir déposé les armes. Très populaire à Kinshasa, il se présente
aux élections présidentielles de 2006. Il échoue au deuxième tour
(41,94% des voix) face à Joseph Kabila et s'engage à mener une
"opposition républicaine".
Après avoir été élu sénateur en 2007, il quitte Kinshasa sous la
protection d'une escorte blindée de l'ONU en avril, à la suite de
violents combats entre l'armée congolaise et sa garde rapprochée. Arrêté
en mai 2008 en Belgique, il est actuellement incarcéré à La Haye.
"Un joli coup de filet qui permet de réaffirmer la crédibilité de la
CPI", rappelait à ce moment-là, Arnaud Zajtman, correspondant de FRANCE
24 à Kinshasa. En effet, jusque-là, elle n'avait arrêté que des acteurs
de second rang dans ce conflit sanglant. |
|
| mercredi 10 mars 2010, a 11:32 |
| La Roi Albert II ira en RDC |
L'information
a été confirmée officiellement ce mercredi matin par le conseil des
ministres restreint. Le Roi Albert II se rendra au Congo en juin à
Kinshasa. L'édito de Colette Braeckman : "Pourquoi le Roi doit aller au Congo"
Le roi Albert a reçu Joseph Kabila à Bruxelles, le 22 février 2003elgium King, Belga
Le
roi Albert II pourra se rendre en République démocratique du Congo
(RDC) à l'occasion des cérémonies du cinquantième anniversaire de
l'indépendance, a indiqué mercredi le ministre des Affaires étrangères
Steven Vanackere. La décision a été prise mercredi en cabinet
restreint. Les principaux ministres du gouvernement se sont accordés
sur cette visite qui sera effectuée moyennant une série de modalités. La dernière visite royale au Congo remonte à 1985. Le roi Baudouin avait rendu visite au président Mobutu. Le
président Joseph Kabila avait annoncé le 19 janvier dernier avoir
invité le roi Albert II à assister aux commémorations du cinquantenaire
de l'indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC). (D'après Belga) |
|
| samedi 06 mars 2010, a 08:48 |
| Kigali secouée de nouveau par des attaques à la grenade |
Seize personnes ont été blessées le jeudi 4 mars 2010 dans deux
nouvelles attaques à la grenade, presque simultanément, dans la
capitale rwandaise Kigali, selon une information d'une source
officielle citée par l'AFP et le journal Le Figaro. La première attaque a eu lieu à 19h20 (locales) à Kinamba, un
endroit où les automobilistes font laver leurs véhicules et qui se
trouve sur la route menant au mémorial du génocide de Gisozi. Elle a
fait 4 blessés, selon le porte-parole de la police, Eric Kayiranga, qui
s'exprimait sur Radio Rwanda. La deuxième a eu lieu peu après, près de la gare routière de
Kimironko, un nouveau quartier huppé de Kigali, faisant 12 blessés,
dont certains graves, toujours selon le porte-parole. «La police et les
autres instances chargées de la sécurité ont commencé les enquêtes», a
indiqué M. Kayiranga, qui a appelé la population à rester calme et à
vaquer normalement à ses occupations habituelles. Trois précédentes attaques à la grenade, le 19 février 2010, avaient fait deux morts et plusieurs blessés.
ACTES CRIMINELS
Qui sont responsables de ces actes
criminels ? Cette lancinante question est cependant difficile à
répondre avec beaucoup plus de précisions.
Les forces de l'ordre mènent d'ores et déjà des enquêtes pour dénicher
ces ennemis de la paix. «Nous enquêtons encore pour savoir si elles sont coordonnées
ou pas et qui sont les vrais assaillants. Nous ne savons pas encore
s'il s'agit des mêmes responsables qu'il y a deux semaines», a dit au
téléphone à Reuters le porte-parole de la police, Eric Kayiranga. Les autorités, rappellent le journal Le Point , ont imputé
les trois précédentes attaques à la grenade à deux officiers, en
l'occurrence l'ancien chef de l'armée Faustin Kayumba Nyamwasa, et
l'ex-patron des renseignements extérieurs, le colonel Patrick Karegeya,
en fuite à extérieur du pays et qui serait installé en Afrique du sud.
On a également enregistré l'arrestation de trois suspects impliqués
dans cette série d'explosions. Selon certaines indiscrétions, les attaques à la grenade
seraient l'œuvre du régime du président Paul Kagame qui chercherait à
freiner le retour des milliers des réfugiés Interhamwe et l'ouverture
démocratique notamment avec une opposante, Victoire Ingabire que
l'occident viendrait de lui coller à la peau. Par contre dans les
couloirs du pouvoir, ces actes sont imputables aux FDLR qui cherchent
également à perturber les élections. Qu'à cela ne tienne, cette situation n'est pas du tout du
goût à plaire à Kinshasa qui doit veiller au grain. Compte tenu de la
leçon du passé, tout débordement au Rwanda aura des conséquences
néfastes en RDC, particulièrement au Kivu où la situation sécuritaire
demeure précaire.
|
|
| jeudi 28 janvier 2010, a 17:23 |
| Réaction de Chrysostome à Rolain Mena |
Nous avons
l'impression que Rolain Mena et ses hommes de mains ne connaissent pas
les us et coutumes démocratiques, eux qui prétendent « lutter pour
instaurer la démocratie en Rdc ». Fidèles au principe de
« mensonge-manipulati on » qui guide leurs actions diaboliques et
considérant les Congolais comme des bébés qui n'ont droit qu'au
mensonge comme repas quotidien à leur octroyer, les prétendus patriotes
versent dans des contre-vérités dans lesquelles la logique n'a pas de
place. Sinon comment eux qui prétendent avoir les leurs
partout même dans la chambre du président Joseph Kabila, ne sont pas
capables de savoir que le député Patcho Panda (et non Patchou Panda) a
été récemment à La Havane en tant que l'un des membres d'une délégation
que conduisait le président de l'Assemblée nationale, Evariste Boshab.
Et qu'il ne peut nullement appartenir à un député d'aller négocier
l'intervention d'une armée étrangère au pays. La quelle intervention
n'aura pas de sens dès lors que l'armée nationale avec l'appui
logistique de la Monuc ne cesse d'améliorer son rendement jusqu'à
mettre hors d'état de nuire les hommes du féticheur Udjani à Dongo et
ailleurs.
Les images
existent bien de tout le séjour de cette délégation qui a fait le
déplacement dans le cadre de l'affermissement des relations entre les
parlements de ces deux pays. Un élément important que Rolain et ses
hommes semblent ne pas savoir, c'est qu'une coutume parlementaire fait
que dans chaque voyage d'une délégation parlementaire, on retrouve
parmi les membres de la délégation, des députés de l'opposition. Vital
Kamerhe le faisait ; Evariste Boshab le fait.
C'est le cas du
député Panda Jakulu Patcho, élu de la Tchangu/Kinshasa. Il est député
membre de l'opposition et milite au sein du Groupe parlementaire des
chrétiens démocrates « GPCD » que dirige le député Kiakwama-kia- Kiziki
Gilbert. Parmi ses collègues du GPCD, on peut citer pour votre
connaissance, entre autres, Clément Kanku Bukassa, Timothée Katanga
Mukumadi Ya Mutumba, Dénis Kambayi Cimbumbu, Lumeya Dhu Maleghi, Hélène
Ndombe Sita, Marie Louise Ekpoli Lenti, Félix Vundwawe te Pemako. Vous
pouvez vérifier ces informations auprès de ses collègues. Si vous
n'avez pas d'informations vérifiées et vérifiables, adressez-vous comme
moi à des bonnes sources. Vous avez aussi droit à la crédibilité,
Monsieur Mena, mais il faut la mériter.
Tout comme
le cas de Patcho, le reste des écrits ne sont que des gros mensonges
qui ne sont basés sur aucun fait, à part votre propre imagination et
vos rêves.
Chrysostome TSHIBAMBE
|
|
| samedi 23 janvier 2010, a 21:53 |
| Les FDLR doivent réapprendre à vivre au Rwanda |
Marie-France Cros
Mis en ligne le 23/01/2010
Les rebelles hutus issus des génocidaires déposent les armes et
quittent le Congo. Le centre de réinsertion Mutobo les aide à se
réadapter à la société rwandaise.
Arrivé jeudi soir au Rwanda par la route,
le ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere a visité
vendredi le Centre de réinsertion de Mutobo (près de Ruhengeri, dans le
nord du pays) ou sont accueillis les FDLR (rebelles hutus rwandais
issus des génocidaires) qui déposent les armes et quittent le Congo, ou
ils sont devenus une plaie pour la population. Ils reçoivent ici une
formation de deux mois, destinée à les aider à se réinsérer dans la
société rwandaise. Partis il y a plus de quinze ans, ils
ignorent comment fonctionne la société rwandaise aujourd'hui. On leur
donne donc des cours d'histoire du Rwanda (présentée différemment par
ce régime et par celui qui deboucha sur le génocide de 1994), ou sur le
découpage administratif actuel, les exigences sécuritaires,
l'enseignement existant, les services de santé, la protection contre le
sida, ainsi que des formations à la création d'entreprise ou pour se
lancer dans l'agriculture Steven Vanackere, accueilli par des
chants et des danses dans le hangar ou sont rassemblés les ex-FDLR, est
invité à poser ses questions ; quelques-uns des démobilisés parlent
français, pour les autres, la traduction est assurée par Jean
Sayinzoga, président de la Commission nationale de démobilisation et
insertion. Un major qui parle français, interrogé par le
ministre belge (qui tient cette fois le rôle du journaliste), explique
qu'après sa formation à Mutobo, il ira cultiver ses terres. Le plus
jeune (il annonce 19 ans, mais en parait 16 ; "c'est parce qu'il a grandi dans la forêt au Congo, cela ralentit la croissance", explique M. Sayingoza) veut étudier pour "devenir dirigeant".
Le capitaine Jean-Claude Bizimana, 35 ans, explique à "La Libre
Belgique" qu'il a mis six mois à quitter les FDLR. La fuite, car c'en
est une, est punie par la direction du mouvement rebelle - au sein de
laquelle figurent des génocidaires ; c'est leur idéologie qui a servi à
former les combattants, dont une partie a grandi en exil au Congo. Ces
chefs ne peuvent rentrer au Rwanda, où ils seraient jugés, et ont
atteint au Kivu un niveau de vie supérieur à ce qu'ils peuvent espérer
au Rwanda, pays plus pauvre. Ils ne veulent évidemment pas se voir
dépouillés de leurs troupes. En outre, "c'est difficile de fuir", ajoute le capitaine Bizimana, "parce que la Monuc (Mission des Nations unies au Congo - NdlR) est installée loin de nos camps. Et puis les FARDC (l'armée congolaise - NdlR), s'ils attrapent ceux qui fuient, ils les maltraitent". Le capitaine Bizimana avait fui son pays natal à l'âge de 19 ans, "J'étais encore élève. J'ai été ré fugié à Goma, puis, lorsque les camps de réfugiés ont été démantelés (NdlR : par l'attaque de l'armée rwandaise, en 1996), j'ai fui dans la forêt. C'est la que j'ai recu une formation militaire", avant d'entrer dans les FDLR et de vivre dans leurs camps. "Pour fuir, il faut se préparer secrètement, prendre seulement un bagage léger et bien préparer son itinéraire",
ajoute le capitaine. Lui, il a fui avec sa femme et ses deux enfants
d'un camp "dans la forêt près de Walikale", où il vivait avec sa
famille. Il est arrivé le 4 décembre à Mutobo, où on traite
pareillement, dit-il, ceux qui sont rentrés volontairement et ceux qui
ont été chassés du Kivu par l'opération militaire conjointe FARDC-Monuc
"Kimia II". Que va-t-il faire quand il rentrera chez lui, dans la
Province du Nord ? "Chez nous, il y a peu de terres. Mais la
Commission (de réinsertion) organise des formations de mécanicien que
je voudrais suivre." A-t-il peur de rentrer chez lui après quinze ans d'absence ? "Non", sa famille est "déjà là-bas" et "contente" de savoir qu'il arrive. Sa femme a reçu du matériel de cuisine de l'Etat et de la nourriture en attendant son retour. A-t-il peur d'une vengeance de ses anciens compagnons d'armes ? "Non." Selon Jean Sayinzoga, 8 000 ex-FDLR sont passés par Mutobo "et nous n'avons pas eu un seul cas, pas un seul, de rescapé tué par l'un d'entre eux", même si les assassinats de rescapés du génocide se poursuivent jusqu'à aujourd'hui sur les collines. "Bien sûr",
les ex-FDLR qui rentrent chez eux ne sont pas exempts de rendre des
comptes s'ils ont commis des crimes durant le génocide. Certains sont
accusés, "parfois même faussement", explique M. Sayinzoga, "par un parent qui ne veut pas partager les terres familiales".
|
|
| dimanche 17 janvier 2010, a 22:31 |
| Commémoration de la mort de M’Zee LD Kabila - Photo Gallerie |
« Quoique mort, Mzee Laurent-Désiré KABILA est bien vivant parmi
nous, vivant dans les idées, vivant dans les enseignements qu'il a
légués au Peuple congolais, et encore vivant dans la lutte qu'il a
menée en vue de l'édification d'une République, démocratique, unie,
forte et prospère », a déclaré l'Imam Cheikh Abdallah Mangala Luaba.
Un
culte d'action de grâce a été organisé, samedi 16 janvier 2010 à la
mosquée Ar-Rassoul à Kinshasa/Ngaliema, pour commémorer le 9ème
anniversaire de l'assassinat de M'Zee Laurent Désiré Kabila, Président
de la République démocratique du Congo, arraché à l'affection de sa
famille biologique et du peuple congolais par les ennemis du Congo le
16 janvier 2001 en sa résidence à Kinshasa.
|
|
| mardi 05 janvier 2010, a 17:11 |
| LES ORDONNANCES DU CHEF DE L'ETAT JOSEPH KABILA DU 2 JANVIER 2010 |
- ORDONNANCE N° 10/002 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT DU MINISTERE DU BUDGET
- ORDONNANCE N° 10/003 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES DE SECRETAIRE GENERAL, DIRECTEUR ET CHEF DE DIVISION DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
- ORDONNANCE N° 10/004 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AU GRADE DE CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
- ORDONNANCE N° 10/005 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES RECETTES ADMINISTRATIVES, JUDICIAIRES, DOMANIALES ET DES PARTICIPATIONS
- ORDONNANCE N° 10/006 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES DE SECRETAIRE GENERAL, DIRECTEUR ET CHEF DE DIVISION DU MINISTERE DES FINANCES
- ORDONNANCE N° 10/007 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AU GRADE DE CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DES FINANCES
- ORDONNANCE N° 10/008 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES DE SECRETAIRE GENERAL, DIRECTEUR ET CHEF DE DIVISION DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES DOUANES ET ACCISES
- ORDONNANCE N° 10/009 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AU GRADE DE CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES DOUANES ET ACCISES
- ORDONNANCE N° 10/010 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT MISE A LA RETRAITE DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT DU MINISTERE DES FINANCES AU GRADE DE SECRETAIRE GENERAL DE L'ADMINISTRATION PUBLIQUE AVEC LE BENEFICE DE L'HONORARIAT ET DE L'EMERITAT
- ORDONNANCE N° 10/011 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES DE DIRECTEUR, CHEF DE DIVISION ET CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DU BUDGET
- ORDONNANCE N° 10/012 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES DE DIRECTEUR, CHEF DE DIVISION ET CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES IMPOTS
- ORDONNANCE N° 10/013 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES DE DIRECTEUR, CHEF DE DIVISION ET CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DES FINANCES/SECRETARIAT GENERAL
- ORDONNANCE N° 10/014 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT DU MINISTERE DES FINANCES/INSPECTION GENERALE DES FINANCES
- ORDONNANCE N° 10/015 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES DE DIRECTEUR, CHEF DE DIVISION ET CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES RECETTES ADMINISTRATIVES, JUDICIAIRES, DOMANIALES ET DES PARTICIPATIONS
- ORDONNANCE N° 10/016 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES ET FONCTIONS DE DIRECTEUR ET CHEF DE DIVISION DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES DOUANES ET ACCISES
- ORDONNANCE N° 10/017 DU 02 JANVIER 2010 PORTANT NOMINATION DES AGENTS DE CARRIERE DES SERVICES PUBLICS DE L'ETAT AUX GRADES ET FONCTIONS DE CHEF DE BUREAU DU MINISTERE DES FINANCES/DIRECTION GENERALE DES DOUANES ET ACCISES
|
|
| mardi 29 décembre 2009, a 12:26 |
| LA LETTRE DE PAPY TAMBA A ROLAIN MENA DE L'APARECO |
 Cher frère et compatriote Rolain MENA, Je vous ai nommément désigné dans mon dernier courriel, je récidive dans celui-ci. Je pense, qu'en tant que des hommes responsables, nous devons arrêter de jouer au chat et à la souris. Vous représentez un mouvement? Moi aussi. Avez-vous le droit de répondre à ceux qui attaquent votre groupe? Moi aussi. Attaquez-vous le camp de la majorité que vous accusez d'intelligence avec les forces ennemies (selon votre propre appréciation) pour l'occupation de notre pays? Je défends aussi les intérêts de notre intégrité territoriale, mais avec une autre conception. Maintenant, qui a tort, qui a raison? Je ne pourrais naturellement répondre à cette question. Mais je sais avec certitude une chose, c'est que personne de nous deux ne peut prétendre incarner la vérité. Ceci, cher compatriote et frère, devrait accentuer la nécessité de discuter, de dialoguer. J'ai appris avec le temps que ne pas dialoguer en politique est criminel. Même en pleine guerre froide, les Etats-Unis et l'ex URSS ont gardé leurs ambassades respectifs. Pendant la rébellion de SAVIMBI, les différents présidents angolais maintenaient un cadre de dialogue avec l'UNITA. Et que dire entre Israël et la Palestine? Dans notre pays, avant de conclure à Sun City, plusieurs contacts et forums réunissaient le pouvoir de Kinshasa avec les forces rebelles. plus récemment, le CNDP et le pouvoir de Kinshasa agissaient aussi dans ce sens. Et les exemples du genre sont légions. Ainsi, je trouve votre philosophie de "toko solola nini?" totalement ridicule et enfantin. Je vous invite à revenir aux meilleurs sentiments car si réellement vous voulez "libérer" notre pays, vous avez besoin de dialoguer avec tous les congolais. Cher frère et compatriote, Quelque part, dans votre courriel, vous dites réserver votre projet de société après la libération de notre pays...Vous m'inquiétez. Si je comprends bien, vous voulez que les congolais vous suivent, qu'ils remettent l'ordre établi en cause, sans savoir ce que vous leur proposez. Quelle insulte à notre mémoire collective! En d'autre terme, vous nous demandez d'abroger la constitution du 18 février 2006, de jeter la 3ème république aux oubliettes pour une nouvelle transition, d'arrêter nos éfforts amorcés pour l'harmonisation entre les contrats chinois et le FMI, de ne tenir aucun cas sur le point d'achèvement à atteindre en juin 2010 avec comme conséquence directe l'effacement de 90% de notre dette extérieure, d'arrêter tous les grands travaux qui sont amorcés dans le cadre des cinq chantiers, de mettre un frein à toute dynamique de changement. Maintenant, imaginons que nous consentions à vous suivre dans cette direction, ne serait-il pas, ne serait-ce que par pur respect, nécessaire de nous dire que ce que vous voulez faire de notre pays? Mon cher frère et compatriote, Ce n'est qu'en m'exprimant avec modération et retenue que je pourrais qualifier votre annonce de scandale. Ce n'est pas un scandale, mais un crime. Vous voulez que nous retournions à la situation du 24 avril 1990 pour entamer une nouvelle transition, mais avec qui à la tête de notre pays pour nous conduire dans cette aventure? Monsieur Honoré NGBANDA. Rien que d'y penser, je tombe malade, j'ai de la nausée. Voilà votre façon d'aimer notre pays. Franchement, ce n'est pas une telle conception qui peut me tenter de donner un moindre crédit à vos analyses. Comment pourriez-vous, pendant toute une année, discourir, écrire et reécrire, mais sans évoluer dans vos interventions? Si vous ne le savez pas, le discours de "Kanambe est un imposteur rwandais et pion de KAGAME pour rendre possible la balkanisation de notre pays" fatigue plus d'un congolais. Ce qui importe le plus, c'est de savoir ce que vous proposez aux congolais pour savoir si oui ou non nous devons consentir au sacrifice que vous semblez nous imposer. Cher frère et compatriote, Puisque vous êtes une voix autorisée de l'apareco, je voudrais vous demander un petit service. C'est de vous occuper du cas de la dame OKEKE. Ses mensonges et inepties deviennent insupportables. Libre à elle de ternir l'image de votre organisation mais qu'elle donne un peu de repos à nos boîtes email. Apareco a visiblement plusieurs sympathisants qui peuvent "écouter" ce genre de choses, qu'elle...nous foute un peu la paix. Récemment, fidèle à elle-même, elle est revenue à charge pour accuser le Chef de l'Etat d'empoisonnement sur le frère de votre président national. Paix à son âme, si ce qu'elle avance est vrai car, avec la dame OKEKE, nous ne sommes plus sûrs de rien. Pour elle, 4 médécins, sous la recommandation de monsieur Honoré NGBANDA, auraient attesté de la mort du frère de ce dernier par empoisonnement. Pourquoi veut-elle prendre des congolais pour des ignares? Ou, pourquoi voudrait-elle donner assez d'importance à votre président national? Pourriez-vous imaginer un seul instant un tel scénario? Le Chef de l'Etat commandite un meurtre et l'inamovible Honoré NGBANDA, depuis les eaux profondes en sous-marin, puisse récommander des médécins congolais pour faire des analyses qui vont accuser le Chef de l'Etat? Soyons sérieux, mes chers. Comme opposition ou mouvement de résistance, je le trouve médiocre. Même si vous voulez mentir, soyez un peu cohérent dans vos mensonges. Cher frère et compatriote, Je suis invité à participer à une émission télévisée dans les prochaines semaines. Je trouve ici une occasion solennelle de vous inviter sur le plateau pour débattre avec moi. Le thème: quelle solution pour la sortie de crise de notre RDC? Voilà une occasion pour vous d'étayer votre programme, une façon de changer un peu votre discours. Tant il est vrai que vous n'avez pas encore convaincu les congolais à remettre en cause ce qu'ils ont déjà construit car ils ne croient pas à vos solutions miracles. Peut-être existent-elles; voilà une occasion de les faire connaitre. A toutes fins utiles, je ne comprends pas votre attitude sur un point. Vous dites vouloir libérer notre pays des mains du pouvoir que nous représentons et vous dites en même temps ne plus consacrer du temps aux analyses que nous faisons. Ou vous minimisez l'adversaire et ceci est une erreur monstrueuse; ou vous naviguez à vue, sans savoir où vous allez. Mais comptez sur moi pour vous rappelez que nous existons bien, que nous avons un projet pour le congolais, que vous ne nous arrêtrez pas de travailler, que la diaspora a aussi son lot des gens du pouvoir qui peuvent discuter avec vous, que nous sommes ouverts. Paix et bonheur chez vous! Votre frère et compatriote, Papy TAMBA Analyste politique proche de la majorité
|
|
| jeudi 17 décembre 2009, a 22:53 |
| En s’en faisant le « porte-voix » Dongo signe le "suicide" d'Honoré Ngbanda |
La reprise, par les Fardc, de la localité de Dongo le dimanche 13 décembre 2009 met fin à l'aventure politico-militaro-fétichiste d'un certain Udjani Mambana. Opérée avec le concours logistique de la Monuc, l'action menée par la 321ème brigade en provenance de Kindu s'est faite dans l'ordre et la discipline ; preuve – si besoin est – que les Fardc ne sont pas l'engeance dont certaines ONG véhiculent l'image par médias interposés. Il n'a été, en effet, enregistré aucun massacre, aucun viol de femme, aucun pillage dans le chef des militaires congolais, en dehors de ceux dénoncés par Ambroise Lobala, l'énigmatique porte-parole des « Patriotes-Résistants ». Ainsi, tombent d'elles-mêmes toutes les horreurs anticipativement déversées – via Internet – sur l'armée congolaise. Conduite par le général Babacar Gaye et composée d'humanitaires parmi lesquels les activistes des Droits de l'homme, la délégation de la Monuc qui s'est rendue à Dongo est rentrée à Kinshasa sans ramener de quoi alimenter les « ogres »...
Fait fort significatif, le prolifique et omniprésent Ambroise Lobala, qui envoie des « rapports » journaliers au site de l'Apareco tantôt à partir de Libenge, tantôt de Dongo quand ce n'est pas d'Imese (l'autre ajouterait comme par provocation de Paris), a perdu sa plume les 13 et 14 décembre 2009. C'est seulement le surlendemain que de Libenge – à supposer qu'il existe réellement - il a annoncé deux jours plus tôt l'occupation de la localité de Lolanga et l'interception par les siens d'un « 2ème bateau transportant une forte cargaison d'armes et de munitions ».
Or, pour un haut fait d'armes mémorable comme celui-là, il n'aurait pas attendu 48 heures pour alerter l'opinion.
D'emblée, il y a lieu de retenir qu'à l'instar du premier, le deuxième bateau n'a pas d'identification ni de caractéristiques. De petits détails intéressants (longueur, largeur, tirant d'eau, équipage etc.) n'apparaissent nullement dans les communiqués,
Faisant allusion à un affrontement qui a eu lieu à Lolanga le 13 décembre entre « les forces des Patriotes-Résistants et les armées étrangères déployées en République Démocratique du Congo », Ambroise Lobala signale que son Etat-major « a décidé du retrait volontaire » de ses forces de Dongo « pour des raisons stratégiques » ; soulignant au passage que « La MONUC et les troupes mercenaires ont concentré leurs aviations et le gros de leurs troupes sur la petite localité de Dongo qui constitue à leurs yeux un objectif devenu symbolique, alors qu'elle ne représente plus pour les Patriotes-Résistants une base stratégique pour la poursuite de notre avancée » !
Ce communiqué mérite d'être analysé, et bien analysé !
En effet, point de départ de la « rébellion » ou de la « libération » - au choix – Dongo est maintenant seulement qualifiée de petite localité ; ce qui veut dire, concrètement, qu'elle ne dispose pas d'infrastructures appropriées pour une concentration d'avions militaires de la Monuc, des Fardc et des troupes rwandaises.
Et la voici, comme par enchantement, propulsée base aérienne !
En toute logique, avec la capacité qui lui est désormais prêtée d'accueillir hélicos et avions de chasse, cette localité devient plutôt un point stratégique pouvant servir de point de départ d'une véritable contre-offensive. Son abandon ne peut s'expliquer que par la défaite. D'où l'absence des « rapports » du 13 et du 14 sur le site de l'Apareco. D'ailleurs, ceux des Internautes qui ont consulté ce site du 13 au 15 décembre 2009 ont trouvé des matières à diversion comme la rumeur sur la mort d'Etienne Tshisekedi, l'imminence de la proclamation de la République des Volcans par le Cndp etc. Pas un mot n'a été dit sur le front.
Ambroise Lobala termine le point 2 de son communiqué par cette déclaration péremptoire : « Toute version contraire à celle-ci ne relève que de la propagande et est destinée à camoufler les nombreux revers subis par les agresseurs sur le terrain. Ceci est vérifiable par le nombre de cercueils qui sont ramenés chaque jour à Kinshasa à des heures tardives de la nuit ».
Tout esprit éveillé ne peut que s'en poser la question : pourquoi ramener dans la capitale congolaise des cercueils censés contenir des corps des militaires « parlant anglais et kinyarwanda », puisque les affrontements, selon le communiqué du 12 décembre 2009 signé, tenez bien, de Dongo, ont mis face aux « Patriotes-Résistants » des militaires rwandais de Rdf ?
Ce communiqué mérite aussi une analyse attentive. Dans ses trois premiers paragraphes, Ambroise Lobala écrit ceci : « A leur réveil ce samedi 12 décembre 2009, les habitants de Gemena ont découvert soudain qu'ils étaient sous occupation étrangère. En effet, à peine remis du pillage systématique de la résidence du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo et de la plantation de son père, feu le sénateur Jeannot Bemba Saolona, les compatriotes habitant cette ville se sont vus imposer un traitement digne du régime nazi à l'endroit des juifs en Allemagne et en Pologne. De parcelle en parcelle, de carrefour en carrefour, sur les routes des champs ou sur le chemin du travail, des militaires parlant anglais et kinyarwanda ne se contentent plus de rançonner. Mais ils pillent, violent, tabassent, insultent de la manière la plus vile nos compatriotes. Leur tort est d'être de congolais et plus particulièrement de la même ethnie que les sénateurs Bemba ».
Leur intérêt dans la découverte, soudaine, de l'occupation étrangère.
Pourtant, dans un autre communiqué datant du 9 décembre 2009, Ambroise Lobala déclare ceci, à propos de la contre-offensive menée contre les « Patriotes-Résistants trois jours plutôt : « 1. En date du 06 décembre dernier, de violents combats ont opposé les troupes des Patriotes-Résistants de la RDC à celles des Rwanda Défense Forces (RDF) dans le village de GUGA. L'ennemi a connu de nombreuses pertes en vies humaines, et a abandonné sur le champ de bataille, un lot très important d'armes et de munitions » et « 3. A la même date, les renforts ennemis partis de Gemena ont été interceptés au niveau de BOZENE par les combattants des Patriotes-Résistants de la RDC. Les forces ennemies ont alors commencé le pillage de la petite bourgade avant leur retraite. Un chef du village sorti pour les en dissuader a essuyé des coups de feu, mais heureusement, il n'a pas été atteint ».
Cela revient à dire que bien avant le 6 décembre 2009, les troupes rwandaises (alias renforts ennemis) se trouvaient déjà à Gemena, au vu et au su des compatriotes ; donc en pleine besogne d'occupation, si occupation il y a et si troupes rwandaises il y a.
Visiblement, Ambroise Lobala est devenu amnésique. Autrement, il se serait souvenu que dans son communiqué du 28 novembre 2009, il avait signalé l'imminence de l'arrivée des « nouvelles troupes rwandaises » à Gemena, en provenance de Gbadolite. Ce qui suppose qu'avant le 28 novembre, il y avait déjà à Gemena les premières troupes rwandaises ! Il avait même ajouté qu'« Afin de venger la cuisante défaite que les forces patriotiques leur ont infligée à Dongo en date du 26 novembre dernier, la coalition Rwanda-MONUC a fait venir d'importants renforts de Kigali ». Mieux, il avait fourni quelques informations sur le routing : « Ainsi donc, un gros porteur parti de Goma ce vendredi 27 novembre a amené sur Kisangani ces nouveaux renforts des troupes de l'armée régulière rwandaise. De Kisangani, l'appareil a effectué trois rotations sur Gemena pour y acheminer ce corps expéditionnaire spécialisé en génocide », avait-il dit.
Au regard de ce qui précède, on réalise combien Ambroise Lobala – ou la personne qui se cache sous ce nom – a de plus en plus du mal à gérer sa politique de communication fondée sur la manipulation, l'intoxication et la désinformation.
Porte-parole injoignable !
Le vrai problème, on s'en doute, est la tentative d'intellectualiser une « rébellion » ou une « libération » ayant plutôt pour chef de file un féticheur, en la personne du fameux Udjani Mambana.
En prétendant connaître tout ce qui se prépare et se fait dans les allées du Pouvoir à Kinshasa, Honoré Ngbanda pouvait tout ignorer des origines des affrontements interclaniques et intertribaux de Dongo, sauf l'identité et la profession de ce « leader ».
C'est probablement ce qui explique le cloisonnement médiatique imposé à la « rébellion » ou « libération » lancée à partir de la localité devenue non stratégique.
On n'a pas à être un esprit éveillé pour s'en rendre compte : plus d'un mois durant – et d'ailleurs jusqu'à ce jour – Ambroise Lobala Mokobe n'a été joignable ni par e-mail, ni par téléphone cellulaire, ni par valise satellitaire ! Pour un porte-parole, c'est bien le comble ! Tous ses communiqués de « front » ne sont envoyés qu'au site de l'Apareco ; ce qui n'est possible qu'en disposant de l'Internet grâce auquel il peut accéder, à partir de Dongo ou de Ligenbe, d'Imese ou de Lolanga, aux informations livrées par exemple par «Radio Top Congo » ou le « journal l'Avenir » !
Intellectuel de haut niveau – du moins c'est ce qui apparaît au travers de sa terminologie (à moins de copier servilement Honoré Ngbanda) – Ambroise Lobala n'a accordé jusque-là qu'une seule interview. Et encore, à Radio Bendele, la « Bouche-Oreille » voisine de l'« Œil du Patriote ». Or, avec la maîtrise des sujets internationaux dont il fait montre, il est capable d'intervenir sur Rfi ou Voa, Tv 5 ou Bbc, Okapi ou Cnn ! Il n'est jamais intervenu sur aucun de ces médias.
Resté invisible, il risque de passer pour un illustre inconnu. Simplement pour servir de couverture à un féticheur qui, lui, est réputé pour ses méfaits dans le Sud-Ubangi.
La question, pertinente, est de savoir comment des intellectuels avérés qui pullulent autour d'Honoré Ngbanda au sein de l'Apareco ont-ils cru se servir de l'aventure du féticheur Udjani Mambana pour en faire une « rébellion » et en espérer une « libération » ?
Forcées les unes à l'exil, les autres à l'errance dans une forêt équatoriale inhospitalière, les populations de l'Equateur vont se souvenir, le moment venu, qu'un fils du coin, en la personne d'Honoré Ngbanda, aura donné sa caution à une tribu contre une autre tribu et profité des affrontements cycliques autour des étangs de poisson pour les envoyer, elles, crever ailleurs...
C'est du « suicide » !
Omer Nsongo die Lema
|
|
| lundi 14 décembre 2009, a 12:16 |
| L'APARECO, LES FDLR ET DONGO |
Comme les vraies Fdlr au Nord et Sud-Kivu
Dongo a aussi ses « chefs Fdlr » en Occident !
Question : que sait-on véritablement du mouvement de « rébellion » ou de « libération » ayant pour point de départ la localité de Dongo, au Sud-Ubangi, province de l'Equateur ? Réponse : pas grand-chose, en dehors de ce qu'en rapporte le site Internet de l'Apareco, ci-devant « propriété privée » (sic) jouissant de la protection « de la législation française » (resic). L'affirmation est dans le communiqué du 27 octobre 2009, signé Paul Rigobert Akanga, secrétaire général adjoint et porte-parole. C'est par ce site qu'un certain Ambroise Lobala Mokobe, passant pour le porte-parole de l'organisation insurrectionnelle, fait diffuser ses déclarations appelant le peuple congolais à se soulever contre le Pouvoir établi. Intoxication ou pas, ce qui importe, c'est le constat du soutien médiatique de l'Apareco à une activité subversive dont les exploits sur le terrain, s'expriment en termes de personnes abattues, de colonnes des compatriotes fuyant au Congo-Brazzaville ou dans d'autres localités de la RDC, de villages incendiés, et même de tentative d'abattage d'un hélicoptère de la Monuc ! C'est comme si, à partir de la RDC, une organisation se réclamant de l'Opposition française donnait ouvertement sa caution aux indépendantistes Corses et que le gouvernement Sarkozy trouvait cela tout à fait normal dans les relations diplomatiques. Ou, si l'on veut, c'est comme si une organisation se réclamant de l'Opposition américaine, domiciliée à Kaboul, faisait l'apologie d'Oussama Ben Laden, et Washington n'y voyait aucun inconvénient ! C'est plutôt anormal…
Aujourd'hui médiatique, demain peut-être politique, sinon politico-militaire, le soutien de l'Apareco aux « Patriotes Résistants Congolais » épouse la même logique du soutien des chefs Fdlr résidant en Occident, même si la différence tient, d'un côté, du rôle en retrait d'Honoré Ngbanda pour les événements de Dongo et, de l'autre, du rôle d'avant-garde d'Ignace Murwanashyaka pour les événements du Nord et du Sud-Kivu.
On sait de ce dernier qu'il a été récemment mis aux arrêts en Allemagne où il réside légalement et d'où, selon les informations recoupées, il dirigeait jusque-là les Fdlr.
Au lendemain de son arrestation, plusieurs ONG de défense des droits de l'homme ont enjoint les autorités d'autres pays européens, notamment la France et la Belgique, de neutraliser les dirigeants Fdlr y résidant tout aussi légalement.
Tout le monde est d'avis que c'est là le moyen indiqué pour mater les Fdlr et favoriser la consolidation de la paix dans le Grand-Kivu en particulier, la sous-région des Grands Lacs en général.
En février 2009, en séjour à Goma en vue de couvrir la cérémonie de rapatriement au Rwanda des éléments Rdf ayant pris part à l'Opération « Umoja Wetu », j'avais mis sur Internet l'article intitulé « Pire que Nkunda existe : Dr Ignace Murwanashyaka, président des Fdlr ! ».
J'estimais, en effet, qu'il était de la part des Occidentaux inconséquent, irrationnel de dénoncer les crimes des Fdlr et de forcer Kabila et Kagame « de composer pour éliminer ce phénomène », alors que des personnages comme Murwanashyaka n'étaient menacés de quoi que ce soit dans les pays ou communautés d'accueil !
Force est de constater qu'il s'est écoulé une dizaine de mois cauchemardesques pour les populations du Nord et du Sud-Kivu avant de voir l'Allemagne procéder à l'arrestation d'Ignace. Or, si tous les Murwanashyaka d'Amérique, d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Océanie avaient été neutralisés bien avant, c'est certain que le bilan de près de 6 millions de morts, de plus de 2 millions de déplacés internes et de plus de 400 mille réfugiés, le tout sur fond de pillage systématique et systémique des ressources naturelles congolaises du Grand Kivu, serait moins effarent que celui autour duquel l'on s'égosille aujourd'hui.
La terminologie trahit le fameux Ambroise
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, devrait-on attendre qu'il y ait davantage de morts, davantage de déplacés internes, davantage de réfugiés, le tout sur fond de davantage de pillage des ressources naturelles congolaises de l'Equateur, pour commencer à chercher à neutraliser les « chefs Fdlr » de Dongo résidant en Occident ?
Peu avant ces événements, je me rappelle avoir marqué, sur le Net, mon étonnement de voir l'Apareco s'afficher en « propriété privée » fonctionnant sous protection « de la législation française », sans que cela ne suscite interrogations. J'ai été copieusement injurié par les hommes d'Honoré Ngbanda. Mais, au moins, je me suis réjoui de constater une sorte de gêne de la part des « confrères » de l'Oeil du Patriote, organe de ce mouvement. Entre autres les Mena, Okeke, Akanga et autres Mbelu qui, visiblement, doivent avoir saisi la dimension exacte des risques encourus au plan diplomatique avec une telle affirmation ; une crise entre Kinshasa et Paris pouvant vite arriver.
Aujourd'hui, toute la communauté Internaute en est témoin : l'insurrection de Dongo n'a qu'une source d'information : le site Apareco. Mieux que simple témoin : les Internautes sont capables d'identifier, à partir d'une terminologie bien connue, la personne qui se cache derrière le fameux Ambroise Lobala Mokobe. Des expressions genre « sinistre œuvre d'extermination des Congolais », « forces d'occupation et de pillage », « coalition des aventuriers internationaux », « propagation de la terrifiante nouvelle », « plan macabre » etc. ont dans le classe politique congolaise leur utilisateur favori ; à moins qu'Ambroise Lobala Mokobe ne compose ses textes en s'inspirant des textes types de Ngbanda (suivez mon regard).
On ne serait pas surpris de se retrouver, bientôt, avec une interview à la « Wilson Jackson » ou une lettre à la « Eric Lenge », sinon une « photo montage », sorties toutes d'un certain laboratoire. Entre-temps, sur le terrain, vont s'aligner d'autres morts, d'autres déplacés, d'autres réfugiés, d'autres pillages !
Retrait de la protection de la législation française
Curieuse coïncidence : les événements de Dongo ne sont pas sans rappeler la guerre du Mlc en 1998. Car c'est au moment où le Rcd, porté à bras le corps par le Rwanda depuis l'Est, avait manqué la prise de Kinshasa à l'Ouest en août que l'on vit surgir à l'Ouest le Mlc, pratiquement un mois plus tard (septembre). L'insécurité entretenue par les Fdlr et les divers groupes armés congolais principalement dans le Kivu sont le reliquat de la guerre de 1998.
On se rend compte, cette fois, que c'est au moment où les Fardc, aidées en cela par la Monuc, sont en train de liquider cette guerre que l'Ouest, avec Dongo, prend la relève de l'Est !
Les rares sources à en connaître les contours soutiennent qu'aux jeunes Enyele se sont joints les ex-Faz et les ex-Mlc pour la plupart ex-Dsp et ex-Gaci !
Quand on sait que ces ex-soldats et leurs « alliés » bénéficient du soutien médiatique de l'Apareco, présidée par un Honoré Nbganda qui se reconnaît dans les uns et les autres, et quand – en plus – le « hasard » fait que Dongo se signale à l'instant où les chances de Jean-Pierre Bemba de quitter la Cpi s'amenuisent, c'est que l'on assiste à quelque chose ressemblant à un passage de relais !
Seulement voilà : avec le précédent Ignace Murwanashyaka en Allemagne, le soutien (encore médiatique avec cependant tout le potentiel de devenir politico-militaire) de l'Apareco pourrait amener la France à réagir conséquemment ! Notamment – si jamais elle l'a réellement fait – en retirant à cette organisation la protection de la législation française !
Merci par avance du nouveau torrent d'injures…
Omer Nsongo die Lema |
|
| jeudi 10 décembre 2009, a 14:51 |
| Dongo: un piège pour les leaders de l'Equateur |
Que se passe-t-il réellement à Dongo, localité congolaise de la province de l'Equateur, aux confins du nord-est du Congo-Brazzaville ?
Si l'on en croit les officiels, il y a eu des incidents intertribaux autour des étangs de poisson entre clans Enyele et Monzaya. Cycliques, laisse-t-on entendre, ces incidents remonteraient aux années 1940 ! Selon « Radio Okapi », dans ses journaux du 3 novembre 2009, «Les ressortissants de ces deux communautés se disputent régulièrement des étangs piscicoles poissonneux. Un conflit qui remonterait à 1946 et constitue le prétexte de l'insurrection actuelle ».
A en croire cependant un mouvement politique congolais domicilié à Paris et se présentant en « propriété privée (…) protégée par la législation française », il s'agit plutôt d'une rébellion levée contre le Pouvoir Kabila ! S'en faisant quasiment le point focal, ce mouvement a mis sur son site Internet un communiqué, daté du 13 novembre 2009, dans lequel le porte-parole de la « rébellion » déclare, citation : « Nous avons pris les armes pour nous défendre et défendre les nôtres, comme le prescrit la constitution à nous imposée par l'étranger. Mais si on croit que la force est la solution, alors le monde entier entendra encore parler de nous » ! Fin de citation.
Ce communiqué a la particularité d'être totalement muet sur les revendications ! Il ne spécifie nullement ce que les fameux « patriotes-résistants » défendent, ni contre qui ils le font, encore moins pour qui, puisque les « nôtres » ne sont pas clairement identifiés. D'un. De deux, ils s'appuient sur la prescription d'une Constitution « imposée par l'étranger » (sic), donc une Constitution qu'ils se doivent en toute logique rejeter, « congolité oblige ! ».
On est de plain-pied dans la confusion, l'incohérence, l'irrationnel. L'autre dirait le théâtral.
Dieu merci, au niveau des institutions nationales et provinciales, un consensus s'est déjà dégagé pour une gestion méthodique de la situation, gestion consistant à laisser la police faire son travail de rétablissement de l'ordre public ; quitte recourir à l'armée en cas d'accentuation de la dégradation. Et là, les « insurgés de Dongo » sont bien obligés de se rappeler que la même Constitution, « imposée de l'étranger », qui leur reconnaît le droit de se défendre et défendre les leurs reconnaît aussi au Peuple congolais et aux Institutions de la République des droits, tout en soumettant tout le monde à des obligations. Au nombre des uns et des autres, ces quelques articles :
Article 5
La souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l'exerce directement par voie de référendum ou d'élections et indirectement par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.
Article 52
Tous les Congolais ont droit à la paix et à la sécurité, tant sur le plan national qu'international. Aucun individu ou groupe d'individus ne peut utiliser une portion du territoire national comme base de départ d'activités subversives ou terroristes contre l'État congolais ou tout autre État.
Article 62
Nul n'est censé ignorer la loi. Toute personne est tenue de respecter la Constitution et de se conformer aux lois de la République.
Article 63
Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure. Un service militaire obligatoire peut être instauré dans les conditions fixées par la loi. Toute autorité nationale, provinciale, locale et coutumière a le devoir de sauvegarder l'unité de la République et l'intégrité de son territoire, sous peine de haute trahison.
Article 64
Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la présente Constitution. Toute tentative de renversement du régime constitutionnel constitue une infraction imprescriptible contre la nation et l'État. Elle est punie conformément à la loi.
Le gras et le soulignement sont de l'auteur.
Les pièges se succèdent…
S'agissant spécifiquement du Président de la République, l'article 69 de la Constitution dispose que « Le Président de la République est le Chef de l'État. Il représente la nation et il est le symbole de l'unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des Institutions ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux ».
Dès lors que l'intégrité du territoire est menacée à partir de Dongo – pour autant qu'il y ait effectivement rébellion – Joseph Kabila réagirait conformément à la Constitution, imposée de l'étranger ou non ! Après tout, Bemba ou Tshisekedi, Nzuzi wa Mbombo ou Ruberwa, Lumbala ou Kiakwama, Muamba ou Ne Muanda Nsemi à la tête du pays ne ferait pas autrement.
En quoi alors Dongo se révèle un vrai piège pour le leadership de l'Equateur ?
Le point de départ est, sans doute, les incidents intertribaux. C'est une évidence. Ce qui signifie que la tribu s'estimant combattue ou battue va forcément, par instinct de conservation, chercher à se sécuriser auprès du Pouvoir contre lequel s'oppose la tribu s'autoproclamant « rebelle ». En l'espèce, le clan Monzaya se jetterait dans les bras du Pouvoir pour que soit maté le clan Enyele !
Et, par effet d'entraînement, tout acteur politique – comme le chef de la propriété privée domiciliée à Paris et jouissant de la protection de la législation française - ou tout activiste de la Société civile qui prendrait fait et cause pour la tribu « rebelle » serait d'office affiché « anti-tribu combattue ou battue » ! Premier piège.
Il y a lieu, ici, de distinguer d'emblée les affrontements intertribaux ou interethniques survenant au Grand Kivu de ceux de Dongo. A l'Est, il y a la donne « raciale » et la donne « sous-régionale ». Dans la donne raciale, il y a les Bantu (Hutu) et les Nilotiques (Tutsi). Dans la donne « sous-régionale », il y a la présence des uns et des autres en RDC, en Ouganda, au Rwanda et au Burundi. C'est en cela que l'implication de la communauté internationale s'explique.
Or, dans les affrontements de Dongo – à l'instar de ceux qui surviennent cycliquement dans le Grand-Kasaï – il n'y a ni donne raciale, ni donne sous-régionale. L'implication de la communauté internationale est possible, mais pas avec le même poids qu'à l'Est. En clair, c'est une affaire « congolo-congolaise ».
L'ennui est que cette affaire survient dans un contexte politique où la démocratie fait ses premiers pas ; des pas en voie de consolidation. La remise en cause de ce processus – si tel est l'objectif de la « rébellion » - a peu trop peu de chances d'aboutir aux résultats escomptés, entendez la prise ou le partage du pouvoir. On ne voit pas comment, au moment où les groupes armés de l'Est sont en voie de se muter en partis politiques, une rébellion qui partirait de l'Ouest (par exemple de Dongo) ou du Centre serait encouragée à poursuivre son aventure !
Bien plus, pour la province de l'Equateur - dont est originaire Jean-Pierre Bemba jusque-là « chef de file » de l'Opposition puisqu'étant le président en exercice du plus grand parti de cette entité, en l'occurrence le Mlc – toute rébellion qui partirait de ses terres serait assimilée au rejet du jeu démocratique ! Quand, en plus, cette rébellion obtient le soutien de certains Mobutistes et de certains Bembistes, ça renvoie tout à la 2ème République, et ça réduit le mouvement à une revanche des vaincus du 17 mai 1997 ! Qu'on ne le perde pas de vue : le Mlc avait été perçu à sa création, dans la foulée de la guerre du 2 août 1998, en une organisation des Mobutistes vaincus !
La « rébellion » tribale de Dongo serait apparentée à une organisation des Mobutistes et Bembistes vaincus ; ce qui ne serait pas, d'une manière ou d'une autre, sans effet sur le procèsde Chairman à la Cpi. Deuxième piège.
Mais, déjà, elle pourrait être perçue par d'aucuns comme un rejet du Pouvoir actuel assimilé, selon un certain discours, au Pouvoir de l'Est. C'est un mauvais précédent quand on sait que le Pouvoir Mobutu fut, de son temps, assimilé à l'Ouest en général, à l'Equateur en particulier.
Dans cette logique, on ne sera pas étonné demain – une fois le Pouvoir redevient de l'Ouest par le jeu d'alternance démocratique – qu'une nouvelle rébellion se lève à l'Est, juste pour se venger de « Dongo ». Et ce sera le cycle infernal qui ne s'arrêtera qu'avec la balkanisation du pays. Et même dans cette perspective-là, ce ne serait pas la solution idoine pour la bonne et simple raison que dans chaque Etat réel ou virtuel, il y a toujours un Est qui s'oppose à un Ouest, sinon un Nord à un Sud !
L'Equateur a son Est et son Ouest, en plus de son Nord et de son Sud.
Comprenne qui pourra…C'est le troisième piège.
Par voie de conséquence, il n'y a rien, à proprement parler, de patriotique dans la « guerre » de Dongo. Par contre, s'il y a résistance – comme semble le promouvoir le mouvement protégé à Paris par la législation française - c'est plutôt à l'ordre démocratique en cours ! C'est tout !
Tireurs de ficelle…
L'Equateur – qui a énormément souffert du Mobutisme (hélas !, c'est l'évidence même) – ne mérite pas de passer pour la province réfractaire à ce nouvel ordre. Autant dans sa classe politique que dans sa société civile, il aligne de ressources humaines réellement engagées dans la voie démocratique. De ce fait, il est évident qu'à l'instar de toutes les autres provinces du pays, il a des forces résiduelles qui croient encore au retour au monopartisme d'Etat ou à tout ce qui ressemblerait à la dictature mobutienne.
Or, cette époque est révolue. Bien révolue.
Dans ce contexte, la « rébellion » de Dongo a trop peu de chances de survie ; voire aucune.
Si elle a des revendications à faire, elle connaît la voie à suivre. A défaut de se constituer en parti politique, elle a ses élus siégeant à l'Assemblée provinciale de l'Equateur et au Parlement (Assemblée nationale et Sénat) à Kinshasa.
Qu'elles portent sur les étangs de poisson ou sur les droits de l'homme, ces revendications ne peuvent être légitimées que lorsqu'elles s'expriment au travers des mécanismes démocratiques auprès des interlocuteurs légitimes et légaux, en l'occurrence les Pouvoirs publiques habilités à les recevoir, à les traiter et à répondre.
En prenant, les premiers, l'initiative d'approcher le Gouvernement, les leaders de l'Equateur présents dans les institutions nationales et provinciales font preuve de sagesse. C'est à leur honneur.
Ils rendraient toutefois un grand service à l'Etat et à la Nation en évitant que le piège de Dongo ne se referme sur eux. Simplement parce que des tireurs des ficelles opérant dans l'ombre croient tenir le bon bout alors que, en réalité, ils sont à bout d'arguments.
Omer Nsongo die Lema
omersong@yahoo.fr
|
|
| mercredi 25 novembre 2009, a 09:25 |
| RDC : L' ex-milice du MLC impliquée dans les violences en Equateur |
Depuis presque un mois, les violences entre communautés Lobala et Boba se poursuivent dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC). Ces affrontements ont déjà fait au moins une centaine de morts et 53.000 déplacés. Pour le ministre de l'Intérieur provincial, la rébellion "compte au moins 400 combattants démobilisés de l'ex-milice du Mouvement de libération du Congo (MLC)".
Sur le terrain, 8 000 habitants ont fui la ville de Buburu dont les locaux du HCR ont été détruits et le personel évacué. Des affrontements ont également eu lieu à Sabasaba, à 25 km au sud-est de Dongo, faisant une dizaine de morts.
Si on présentent ces violences entre les communautés Lobala et Boba, comme un conflit au sujet de la gestion d'étangs piscicoles, cette "insurrection populaire dépasse les limites d'un simple conflit d'étangs" pour le ministre provincial de l'Intérieur. Il indique également à l'Afp quil s'agit d'une "rébellion en gestation menée par au moins 400 combattants démobilisés pour la plupart de l'ex-milice du Mouvement de libération du Congo (MLC)", principal parti d'opposition en RDC.
Pour Kinshasa, ces violences sont une "action de nettoyage ethnique criminelle". Et selon la MONUC, les responsables de ces groupes seraient "en train de recruter de jeunes gens, en leur proposant de l'argent". Pour l'heure, 53.000 personnes ont fui ces affrontements : 37.000 au nord du Congo-Brazzaville et environ 16.000 en RDC.
Rig |
|
| mardi 03 novembre 2009, a 10:12 |
| Ngbanda qualifie les Kinois de « déchets » vivant dans Kin-la-poubelle ! |
Effets collatéraux de l'arrestation de « Frère Patrice »
Ngbanda qualifie les Kinois de « déchets » vivant dans Kin-la-poubelle !
Premier à annoncer l'arrestation de Frère Patrice, premier à en justifier la raison par un message de Dieu adressé à Joseph Kabila, le média Apareco « Œil du Patriote » continue de verser dans la manipulation, l'intoxication, la désinformation et même l'injure. A preuve, ses livraisons du 22, du 23 et du 25 octobre 2009.
Pour en prendre la mesure, commençons par le titre « Arrestation du ‘Frère Patrice' ». Ce qui surprend d'emblée dans cet article, c'est l'usage des guillemets comme pour mettre d'emblée en doute de la foi chrétienne du chanteur pasteur !
L'Apareco relate es faits en ces termes : « Ce mercredi 21 octobre à 9 heures, ‘Kabila' reçoit en audience privée le ‘Frère Patrice' qui y avait été conduit par ZOE, le frère de Kanambe en vue de lui délivrer un message personnel de la part de l'Eternel. Dès le début de l'audience, l'Homme de Dieu fait face à son interlocuteur et lance : « Trois fois durant les nuits du 19, 20 et 21 octobre, l'Eternel m'a ordonné de vous transmettre le message suivant : un orage très violent va souffler sur la RDC au courant du mois de novembre prochain. Ce vent sera si violent qu'il ferra déraciner le baobab. Les toitures de toutes les maisons voleront et tu seras sans abri, trempé par la pluie de l'orage ! Dieu t'ordonne donc de demander pardon au peuple, d'organiser les élections auxquelles tu ne devras pas prendre part, et de t'en aller ! »
« Aussitôt le message délivré, ‘Kabila' piqua une crise de colère et convoqua illico l'Administrateur principal de l'ANR en charge de l'Intérieur, Monsieur KALEB, pour ‘ramasser' Frère Patrice après que son accompagnateur ZOE se soit furtivement retiré sur la pointe des pieds. Ainsi, Frère Patrice fut conduit manu militari au bureau de l'AP/ANR Kaleb sur l'avenue des 3Z dans la commune de la Gombe où il fut interrogé durant des heures jusque tard dans la nuit, avant d'être transférer dans la Direction des services de contre espionnage située sur avenue Mongala dans la zone de la Gombe, à côté de la Direction générale de la MIDEMA, où il subit un « interrogatoire musclé », selon notre source bien introduite ».
Bien des internautes ont réagi. Parmi eux Elonga Adjadje. Voici ce qu'il en dit : « À l'analyse du posting de l'œil du patriote, il y a lieu de se poser une question fondamentale. Frère Patrice a rencontré le Chef de l'État en audience privée. Qui est l'informateur de l'œil du patriote concernant le message divin ? Personne ne le saura jamais, secret professionnel oblige, l'œil du patriote se faisant passer pour un organe de presse. Par ailleurs, dans l'éventualité que les faits se soient passés tels que rapportés par l'œil du patriote, Frère Patrice n'est-il pas à assimiler à ces illuminés qui prennent leurs songes pour réalité ? Est-ce de cette façon, crue, qu'il aurait dû passer ce message ? Dieu a contacté Frère Patrice pour une prédiction sur le départ du Chef de l'État qui doit demander pardon au peuple congolais. Pourquoi ce même Dieu n'intervient- il pas avec des messages concernant ceux qui maltraitent nos compatriotes à l'Est du pays et dans le Bas-Congo ? »
Oui, c'est pitoyable !
C'est tout de même surprenant que les « Aparacoïstes » soient traités avec autant de mépris par Ngbanda et son entourage.
En effet, dans l'Abc du journalisme, tout propos rendu en citation doit être exactement celui qui a été tenu par l'auteur. Dans le cas d'espèce, l'auteur est bel et bien Frère Patrice. Pour rejoindre alors Elonga, l'audience étant privée, c'est donc Patrice qui doit avoir déclaré à Joseph Kabila : « Trois fois durant les nuits du 19, 20 et 21 octobre, l'Eternel m'a ordonné de vous transmettre le message suivant : un orage très violent va souffler sur la RDC au courant du mois de novembre prochain. Ce vent sera si violent qu'il ferra déraciner le baobab. Les toitures de toutes les maisons voleront et tu seras sans abri, trempé par la pluie de l'orage ! Dieu t'ordonne donc de demander pardon au peuple, d'organiser les élections auxquelles tu ne devras pas prendre part, et de t'en aller ! »
A défaut de Patrice, c'est donc Kabila qui aura rendu de mémoire cette citation.
Prenons l'hypothèse, absurde, que c'est soit Kabila qui l'aurait refilé au chef de la sécurité, et le chef de la sécurité l'ait mis sur un Procès-verbal dont l'un de ses collaborateurs aurait tiré cet extrait pour le transmettre à l'Apareco, puisque Ngbanda se vante d'avoir des antennes à tous les niveaux du pouvoir. Y a-t-il une logique dans cette démarche ? Aucune.
Prenons alors l'hypothèse que ce soit Frère Patrice, dans son interrogatoire, ait fait cette déclaration ! Y a-t-il une logique dans sa démarche ? Pas du tout, dans la mesure où Dieu lui a dit de transmettre ce message à Joseph Kabila et non à une autre personne ! Donc, le rapportant à une autre personne, il a désobéi à l'ordre divin !
Pour avoir été ministre de Dieu en qualité de chef spirituel de l'église « Amor Dei » (qu'est-elle devenue ?), Honoré Ngbanda est censé savoir qu'un message de Dieu, on ne le transmet qu'à son destinataire.
Venons-en au message proprement dit.
Le combat de l'Apareco, on ne le sait que trop bien, est fondé depuis 2001 sur le même discours, le même credo : départ de Joseph Kabila parce qu'étant non congolais. C'est tout.
Et que fait Dieu, lui qui connaît tout, lui qui connaît le Plan de la vie de Joseph Kabila, dont sa nationalité ? D'abord, il le laisse faire la guerre au sein de l'Afdl, ensuite il le laisse prendre le Pouvoir le 16 janvier 2001, enfin il le laisse gagner les élections de 2006 pour un mandat courant jusqu'au 6 décembre 2011 avec possibilité – prévue dans la Constitution – de rempiler pour un second et dernier mandat.
Voilà qu'à deux ans environ de l'échéance de 2001, Dieu – par la voix de Frère Patrice - lui donne ordre, tout simplement, de demander pardon aux Congolais (sans préciser pourquoi), mais surtout d'organiser des élections auxquelles il ne doit pas participer (sans préciser non plus pourquoi) et de s'en aller (sans dire où).
Pourtant, nous savons tous que Dieu est un Dieu d'ordre. Tel qu'il est présenté dans la Bible, ses ordres sont précis.
A supposer alors que « Frère Patrice » ait entendu Dieu lui parler trois fois, c'est que au moins deux fois ou une fois, il doit avoir fait comme tous les autres prophètes cités dans le Bible : demander à Dieu une orientation précise.
Moïse, par exemple, n'a pas laissé l'Eternel Dieu « disparaître » avant de lui poser des questions. Relisons Exode 3 et 4. Tous les autres prophètes qui lui ont succédé (Samuel, Elie, Elysée, Habacuc, Néhémie etc.) posé des questions de Dieu pour tout message reçu pour les souverains de leurs époques.
En fait – pour autant que cette histoire d'audience soit vraie – Ngbanda peut bien être derrière cette démarche en ce qu'il a toujours dénié à Joseph Kabila le droit d'être congolais, donc d'être électeur et éligible. Il a toujours prôné son départ non pas que du poste de président de la République, mais carrément du pays !
Ils s'en souviendront
Toute sa démarche pue la haine.
Conséquence logique : l'Apareco signe, en conclusion de son article, la stupidité en qualifiant de fiasco le 14ème sommet de la Ceeac tenu le 24 octobre 2009 à Kinshasa, simplement parce que, déclare-t-elle, « Sur 12 Chefs d'Etat invités et attendus à Kin-la-poubelle, seuls cinq ont répondu présents au rendez-vous ! Pitoyable, n'est-ce pas ? » !
Oui, c'est vraiment pitoyable étant donné que la Ceeac ne compte pas 13 pays membres pour attendre 12 chefs d'Etat invités. Elle comprend 10 pays, à savoir l'Angola, le Congo-Brazzaville, le Gabon, le Cameroun, Sao Tome e Principe, la Guinée Equatoriale, le Tchad, la RCA, le Burundi et la RDC. Sept et non cinq chefs d'Etat y ont été présents ! Il s'agit de Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Ali Bongo du Gabon, Fratique Mello de Menezes de Sao Tome et Principe, Theodore Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale, Idriss Deby du Tchad, François Bozize de la RDC et Joseph Kabila de la RDV.
Pour un mouvement qui prétend disposer des « réseaux suffisamment efficaces » pour savoir tout ce qui se « manigancent à tous les niveaux en RDC », être incapable de connaître le nombre d'Etats que constitue une Ceeac à base pourtant « francophone et francophile » et ne pouvoir faire la distinction entre cinq et sept présences de chefs d'Etat, c'est effectivement pitoyable.
Plus pitoyable encore, c'est le fait, pour un mouvement qui appelle les 60 millions de Congolais de le rejoindre - et dont près de 8 millions sont à Kinshasa - de qualifier cette ville de « Kin-la-poubelle » ; ce qui revient à dire des Kinois qu'ils sont des déchets ! Naturellement, quand on vit en plein Paris, comment ne pas trouver dans des Kinois des déchets de poubelle !
En juillet 2006, un certain Jean-Pierre Bemba s'était servi d'une fausse injure faite aux Kinois par Joseph Kabila pour les monter contre ce candidat. Il avait réussi son coup. Or, jamais Kabila n'avait tenu les propos qu'on lui avait attribués.
Par contre, les Kinois, eux, ont avec la gestion médiatique de l'affaire Patrice la preuve que l'Apareco traite leur ville de poubelle ; comme si au 17 mai 1996, on vivait dans Kin-la-belle.
Les Congolais ont leur culture. Ils se tolèrent lorsqu'ils s'injurient entre eux, et encore chez eux. Mais lorsque l'injure vient d'ailleurs, même des compatriotes, ils se révoltent.
Le moment venu, ils s'en souviendront…
Omer Nsongo die Lema
|
|
| samedi 31 octobre 2009, a 14:23 |
| La sortie de Magazine YAMBI par L'Ambassade RDC En Belgique |
100 pages couleurs avec couverture brillante sur papier semi-épais," Yambi magazine de liaison des Congolais de l'Union Européenne", a été présenté le jeudi 29 octobre 2009 au public, à l'ambassade de la RD Congo à Bruxelles.
Nous avons feuilleté ce magazine pour vous. Dans l'éditorial, Eddie Tambwe, directeur de publication dit ceci :
« …Bienvenue dans un Congo qui se porte de mieux en mieux… A la lumière des paramètres et indicateurs objectifs. Après les défis de la réconciliation nationale, de la démocratisation de la vie politique, de la consolidation de la paix, avec notamment l'aide de nos partenaires, le gouvernement congolais s'est lancé dans un vaste programme de reconstruction sur l'ensemble du territoire national, à travers les « Cinq Chantiers » qui visent la réhabilitation des infrastructures de base, principalement les voies de communication, l'éducation, la santé, l'eau et l'électricité, l'emploi. »
Bimestriel, Yambi est édité par « carrefour Congo Culture », logé au 32 Boulevard du Souverain, 1170 Bruxelles. (Représentation de la Gécamines. Ndlr)
Le sommaire de ce premier numéro de « Yambi » comprend :
- L'actualité en RD Congo
- Les interviews de ministres congolais et autres personnalités de passage à Bruxelles.
- Un regard sur les congolais de Belgique et leur environnement
- Les actions de l'ambassadeur de la RD Congo en Belgique
- Des pages culturelles
Bienvenue à Yambi dans le monde des médias. Cela se traduirait par « Yambi » à Yambi !
Contacts : yambimagazine@yahoo.fr, Tél. 00 32 499 532 921 |
|
| jeudi 22 octobre 2009, a 13:06 |
| Et si Trefon se trouvait être ce scorpion de la réforme en RDC |
Nous avons voulu reproduire ici, à titre d'une réponse réfléchie et historique à l'ouvrage publié sous la direction de Théodore Trefon sur la Reforme au Congo, un article du Professeur André Ilunga Kabongo, intitulé « Déroutante Afrique ou la Syncope d'un discours » paru en 1984 dans la revue canadienne des études africaines aux Editions SAFI Press. Ce texte est tiré du discours inaugural que le Professeur André Ilunga Kabongo a présenté aux Africanistes Etrangers réunis à la XII ème Conférence annuelle de l'Association canadienne des études africaines à l'Université de Toronto en 1982. Contrairement à la fable dite populaire, mais bien tronquée et tendancieuse du Scorpion et du Crocodile que Théodore Trefon reprend pour peindre le Congo et le Congolais, il aurait mieux fait de savoir que le Professeur André Ilunga Kabongo qualifiait justement ces Africanistes Etrangers de Scorpion dans son anecdote reprise ci-dessous. Mais bien sûr que Trefon ne croyait pas bien qu'il s'agissait de lui ou de ses semblables africanistes étrangers. Trefon a fait le malin et il est pris par excès d'assurance en se disant que les congolais ne lisent pas et donc ignorent tout.
En effet, dans son discours inaugural du 11 mai 1982 à Totonto, le Professeur André Ilunga Kabongo ouvrit le débat entre Africanistes Etrangers et Africanistes congolais en ces termes : « Ce que je voudrais vous dire peut se résumer en une anecdote que des gens qui se croient malins racontent parfois pour caractériser mon Pays, le Zaïre » ( page 13).
Voici donc l'anecdote intégrale et authentique telle que décrite par le Professeur André Ilunga Kabongo : « Un scorpion se promène sur les rives du fleuve Zaïre à Kinshasa et perçoit un crocodile prenant un bain du soleil. Eh dit le scorpion au crocodile, peux-tu me prendre sur ton dos et m'amener sur l'autre rive à Brazza ? Que non répond le crocodile. Je te connais très bien : tu seras sur mon dos et une fois au milieu du fleuve, tu vas me piquer et nous allons couler tous les deux. Mais non rétorque le scorpion ! Comment ferais-je une chose aussi aberrante ? Si je te pique et que nous coulons tous les deux, je n'arriverai jamais à Brazzaville où pourtant je veux me rendre. Bien raisonné, dit le crocodile, monte sur mon dos et je t'emmène à Brazzaville. Et voilà notre scorpion sur le dos du crocodile qui se met à nager en direction de l'autre rive. Arrivé au beau milieu du fleuve, le scorpion pique à mort le crocodile et tous les deux se mettent à couler. Alors le crocodile mourant s'écrie dans un dernier souffle : Qu'est-ce que c'est cette affaire ? Le scorpion à moitié mort de répondre : c'est le Zaïre, ne cherche pas à comprendre (page 13).
Le Professeur Ilunga Kabongo ajoute : « j'ai longtemps pensé, quant à moi, que le sens de cette anecdote définissait aussi bien les relations de l'Afrique avec votre monde que celle qui existent entre le peuple africain et ses élites. Mais qui est le scorpion et qui est le crocodile ? La réponse paraît simple : le scorpion c'est l'Europe et l'Amérique ou encore les élites africaines tandis que le crocodile, la victime c'est l'Afrique ou les peuples africains.
Pourtant, vu sous un autre angle ; le scorpion pourrait bien être l'Afrique et ses peuples, et le crocodile l'Europe et les Elites africaines. Ce qui voudrait dire qu'en Afrique, l'Europe a été piégée, un peu comme l'Amérique le fut militairement au Vietnam où ses chars et ses avions sophistiqués furent mis en déroute dans les marécages par de simples paysans …Mon but est de tenter de montrer en quoi l'Afrique déroute, au propre comme au figuré, le modèle de développement que vous-mêmes et vos rejetons (les élites africaines) lui ont proposé depuis vingt ans. … Il me paraît nécessaire de livrer les postulats métascientifiques qui guident ma réflexion et d'esquisser le promontoire existentiel d'où je regarde notre continent et scrute votre discours… : Premièrement c'est en examinant de près la qualité de vie d'une structure sociale déterminée que nous pourrons en mesurer l'efficacité et en prédire éventuellement la longévité » (page 13)
« Deuxièmement, il me paraît que le développement actuel du monde dit « développé » est, en grande partie, le produit et la source du sous-développement de l'Afrique. Toutefois un certain développement apparaît à la périphérie et un sous-développement relatif au centre, mais situés sur des échelles de valeur différentes » (page 14) Troisièmement, la faiblesse du discours africaniste (Africanistes Etrangers) n'est que l'aspect directement perceptible chez nous de l'inanité du discours que l'économisme triomphant (de l'occident) nous a imposé depuis plusieurs décennies (page 14) Enfin, ceux qui pourraient réveiller le monde et tenir un autre raisonnement se trouvent dans tous les camps en présence. En d'autres termes, bourreaux et victimes se rencontrent aussi bien au centre qu'à la périphérie du système mondial, mais avec des niveaux de conscience différents et des solidarités potentielles diversement assumées (page 14).
Le Professeur André Ilunga Kabongo précise : « on a dit plusieurs choses sur mon Pays, dont la plus intéressante pour mon propos est qu'il n'existe pas… Déjà en 1966, des africanistes américains rassemblés à Bloomington avaient essayé d'établir si ce cas « pathologique », était unique, extrême ou je ne sais quoi encore» (page 14) . Le Professeur Ilunga Kabongo ajoute : « de moi-même, je dirai tout simplement qu'en tant que scientifique, j'ai plutôt tendance à adopter une attitude critique vis-à-vis de la société à laquelle j'appartiens et il faut accorder à l'action constructive une bonne part de mes pensées et de mes énergies. Idéologiquement je ne sais où me situer dans les clivages qui vous sont familiers, bien que le progrès, sous quelque forme que ce soit, m'ait toujours attiré. Mais je demeure profondément attaché à certaines valeurs de ma tradition et à la vision du monde qui s'en dégage » (page 14). Sur le plan plus fondamental, « je crois que je connais, dans leurs extrêmes les plus déconcertantes, l'endroit et l'envers du rationnel…. Il est vrai que la vision unidimensionnelle et orgueilleuse que nous ont légué l'Europe et l'Amérique n'arrive plus à rendre intelligible le monde africain d'aujourd'hui » (page 14).
Pour décrire l'évolution de la pensée des Africanistes Etrangers, le Professeur Ilunga Kabongo présente les périodes suivantes : « Avant 1960, s'était élaboré un discours qui fut mis en déroute par les indépendances africaines: la mission civilisatrice des Blancs en Afrique au nom de laquelle on avait édifié pendant plus d'un siècle un vaste empire colonial. Depuis les indépendances, s'est substitué un autre mythe, plus insidieux encore : celui du développement, avec son inébranlable foi et dogmes. Alors que l'Afrique avait posé son problème en termes de liberté, l'Europe a rétorqué que celle-ci n'aurait de sens que moulée dans la forme d'un Etat « moderne » et « développé ». Le Professeur Ilunga Kabongo reprend pour illustration l'ouvrage de Schwarz (1980), qui a retracé avec beaucoup d'humour cette évolution dans la littérature africaniste en ces termes : de belle, exotique et peuplée de bons sauvages au moment de sa découverte, l'Afrique est devenue soudainement « vilaine », terres de « brutes », « sans âmes » au moment de sa colonisation. Depuis vingt ans, la voilà « sous-développée », « en retard », « en voie de développement » (page 15)
Le Professeur Ilunga Kabongo tranche : « Au cœur de cette nouvelle religion se trouve un dieu ! L'homo économicus, producteur et consommateur à la fois, pour qui la valeur suprême se trouve condensée dans le nombre d'objets échangés ou consommés. En accord avec les fondements de sa cosmogonie, l'Europe nous a inculqué durant les vingt dernières années la conscience d'un nouveau type de péché originel : au lieu d'être des peuples barbares et sans cultures, notre seule faute maintenant vient de notre retard sur l'Europe (page 15).
C'est ainsi que s'est bâtie toute la théorie du développement. Ses canons vous sont bien connus : 1. Le monde entier s'achemine vers l'avènement d'une civilisation industrielle semblable à celle des Pays dits développés. 2. Les Pays en retard atteindront tôt ou tard ce niveau pourvu qu'ils transplantent chez eux les institutions et les valeurs culturelles (baptisée pour la cause de valeurs civiques) en vigueur dans les Pays dit développés. 3. Ainsi, au bout d'un tunnel plus au moins long, ils déboucheront immanquablement sur le paradis de la démocratie et du développement (page 15). Aussi, les maîtres mots de l'Afrique aujourd'hui sont partout les mêmes et très concrets : comment sortir de la crise, comment redresser l économie, comment éviter la famine (page 16).
Ce discours est donc dépassé : le développement escompté non seulement n'a pu s'accomplir mais n'aura probablement pas lieu dans un avenir prévisible. Contrairement à la mission civilisatrice de l'Europe en Afrique, la syncope du discours sur le développement n'a pas été provoquée par un contre-discours (des africains), mais par les faits eux-mêmes. Sans doute, le contreparadigme du développement et de la modernisation en avait-il préparé le terrain (page 16). En effet, les structures qui étaient censées mettre en route le processus de décollage économique et de la modernisation politique ont connu une subversion telle qu'elles ont accouché d'un système aberrant caractérisé par l'inversion des ordres politique et économique. Au lieu d'être ce vaste marché de production et d'échanges de biens et de services, le domaine économique est devenu plutôt un lieu de rapport de forces politiques où celui qui gagne n'est pas nécessairement celui qui travaille ou produit le plus. A la place de ces échanges par le biais de la monnaie, le trafic d'influences devient le régulateur du marché et rapporte en proportion du statut politique des agents économiques. Par contre, la politique est devenue objet de commerce d'où la notion même d'intérêt public est évacuée (page 16)..
Si l'homo economicus règne dans la sphère politique et l'homo politicus dans la sphère économique, l'Etat quant à lui demeure patrimonial, c'est-à-dire obéissant aux normes et aux lois de la famille étendue sous la houlette d'un patriarche. Il s'en suit des tiraillements inextricables qui torpillent d'avance toute tentative de développement, ainsi qu'à la limite, la bonne gestion des affaires publiques ou la définition d'un ordre politique cohérent (page 17).
Pour terminer ce tableau, il se réfère à un grand écrivain congolais qui a caractérisé la nouvelle culture des systèmes politiques africains comme une culture « entre les eaux » … L'Afrique se meut entre la religiosité et le margoulinage , ou encore l'Afrique en prière dans les églises importées ou autochtones marche côte à côte avec une Afrique margouline, cynique qui a fini par accepter sans révolte la généralisation de la corruption, de la concussion, du mensonge et du vol même. L'Afrique en prière attend le miracle, le sollicite chaque jour comme ultime solution à la maladie , à la pauvreté et à la misère quotidiennes. Cela c'est l'Afrique de la nuit, des samedis, des dimanches. L'Afrique de la semaine et du jour se débrouille et les individus corrupteurs ou corrompus se meuvent entre deux mondes cherchant à survivre (page 18).
Cette existence déroutante semble elle-même tenir du miracle. Bien de fois, des observateurs angoissés, étrangers (Trefon et autres) et africains, s'interrogent sur les chances de perpétuation d'une telle situation. Les plus alarmistes prévoient la catastrophe toute proche et pourtant, depuis bientôt vingt ans, la vie n'en continue pas moins son petit bonhomme de chemin sans changement significatif ? Les contradictions minent la société de toute part, mais la dynamique semble mouillée et les détonateurs trop faibles pour faire sauter la montagne (page 18)…
Il ouvre le registre de responsabilité en ces termes, il y a tout d'abord l'étranger, qui demeure en Afrique l'exploiteur principal des peuples africains. On pourrait bien s'en prendre à lui, mais sous quel nom et autour de quelle contradiction directement perceptible par l'ensemble de la Population ? Est-ce le Libanais, le Grec ou l'Indien, dont le petit commerce est entrain de s'avérer indispensable pour la population… Est-ce le Belge, le Français ou le Britannique soigneusement cachés derrière les accords de coopération (moi j'ajoute les maisons d'expertise sic !) et concurrencé par l'Allemand et l'Américain …Mais bien que tout cela, dans l'Afrique d'aujourd'hui, l'étranger ou le même colonisateur d'hier passe inaperçu…
Par ailleurs, on peut affirmer que le laps de temps qui nous sépare de l'an 2000 verra l'état de morbidité physique, intellectuelle et morale de la majorité de la population africaine se perpétuer (page 19). Mais ces sombres perspectives ne doivent pas exclure tout-à-fait le miracle ou l'improbable. Peut-être sortira-t-il de l'Afrique en prière un Prométhée noir, au verbe créateur et à la mystique révolutionnaire, qui pourra changer le cours de l'histoire en un tour de main (Barack Obama). En effet, la fatalité , il est déjà arrivé durant la décadence d'un peuple qu'un ou plusieurs envoyés, tombant pour ainsi dire du ciel, arrivent à son secours pour arrêter la fatalité et ouvrir des horizons jusqu'alors imprévisibles (page 20).
Dans sa conclusion, le Professeur Ilunga Kabongo stigmatise l'Africanisme étranger, qui, après avoir jusqu'alors bien légitimé les indépendances africaines, nourri aujourd'hui largement la religion du développement aidant plus au moins consciemment à la recolonisation de l'Afrique sous des différentes formes.
A présent que la thèse de développement s'estompe, il est temps que les plus conscients d'entre vous se ressaisissent pour faire le bilan et ouvrir des perspectives nouvelles, fondement d'une action nouvelle. D'abord, il faut établir le constat d'échec des théories de développement économique et de la modernisation politique et abandonner en conséquence la recherche stérile des typologies vides de sens et des schémas opératoires inopérants (page 21). Ensuite, l'africanisme étranger et singulièrement nord-africain devrait s'attaquer aux piliers mêmes de l'idéologie économiste qui règne chez vous, dont la religion du développement n'est qu'un dérivé. Il est temps que les africanistes étrangers rejoignent les rangs des critiques de la société de consommation, dont les gaspillages, les injustices, les exploitations de toute nature et la pollution menacent non seulement vos vies mais l'équilibre général de la planète.
Dans ce combat, l'apport particulier des africanistes étrangers consistera à apporter l'éclairage des valeurs les plus fondamentales de cette Afrique qui se meurt dans la non-existence, à commencer par notre innocence foncière face à l'accumulation de biens matériels et de moyens de destruction du genre humain (page22).
Enfin, le Professeur Ilunga Kabongo adresse ce vœu ardent : « un jour viendra peut-être où les peuples d'Europe et d'Amérique se rendront compte un peu tard qu'en érigeant leur richesse et leur bonheur sur l'exploitation d'autrui pendant si longtemps, ils ont perdu l'aptitude d'innover pour établir un monde plus juste, plus humain, plus équilibré, où il fasse bon vivre pour tous (page 22). Cet extrait de la publication du Professeur André Ilunga Kabongo appelle trois réflexions fondamentales : d'abord que les élites intellectuelles africaines sont trop absentes de grands débats qui formatent le monde, voire même leur propre monde et surtout avec la destruction programmée de toute l'intelligentsia dans les universités et les corporations élitistes (médecins, juristes, ingénieurs, économistes, agronomes, vétérinaires et sociétés savantes ou initiatiques africaines). Le bâillonnement de l'Afrique a commencé du bon côté car les africanistes étrangers se substituent carrément aux Africains pour réfléchir selon leur cosmogonie et projection d'intérêts en Afrique. Une Afrique, dont ils attendent la faillite et la reprise du solde ; ensuite que les élites politiques sont privées de repères qui guident leurs actions et leurs projections autrement que ceux édictés par les experts étrangers au service de gros intérêts étrangers. D'où l'échec de reformes suggérées en Afrique et généralement initiées pour accélérer la liquidation de l'Afrique pendant que les élites dirigeantes sont exposées de manière permanente à l'abus de faiblesse, d'ignorance et d'impuissance leur empêchant de gérer utilement et rationnellement les intérêts intrinsèques des peuples africains. Car d'une part la corruption et la mauvaise gouvernance de l'élite dirigeante passe par ces abus de faiblesse, d'impuissance et d'ignorance savamment orchestrés par ceux qui veulent organiser un nouveau type d'accumulation à cycle court par commissions d'affaires juteuses, par expertise onéreuse sans compétence, par blanchiment d'argent comme il en est actuellement à Kinshasa avec des banques suspectes représentant les réseaux financiers maffieux et les paradis fiscaux en perdition, par trafic de drogues, trafic d'armes et trafic d'organes humains. D'autre part l'impuissance de l'opposition alimentaire est entretenue par des faux débats nourris des offices politiques extérieurs et n'ayant aucune connaissance de vrais enjeux nationaux ou locaux. D'où la misère de l'opposition mendiante et l'incohérence de politiques alternatives calquées sur les mêmes modèles d'affairisme, de pillage et d'irresponsabilité caractérisée devant les situations critiques des nations et des peuples ; enfin que le malheur du Congo (RDC) tient à l'envahissement du Pays par l'Etranger et à la naïveté des congolais devant les évidences d'asservissement et de liquidation dont ils font l'objet de la part de ceux qui envient son grand espace et ses grandes potentialités en ressources naturelles et humaines. D'où le grand désir ou la grande obsession de le voir en faillite .
Eh bien cher Theodore Trefon, les congolais connaissent de quoi s'agit-il pour leur Pays. Vous voulez tout simplement donner l'impression d'être avant-gardiste pour ramener les victimes à se culpabiliser sur des torts qui sont commis par les scorpions étrangers et dont vous connaissez parfaitement par cœur les identités et les adresses dans les bourses d'affaires et d'expertise. A bientôt !
PROF. BANYAKU
|
|
| jeudi 24 septembre 2009, a 09:31 |
| Au-delà de la re-visitation du Protocole d’Accord Amp-Palu La révision de la Constitution devient impérative ! |

Mise sur le Net la semaine du 14 au 20 septembre dernier, l'analyse intitulée « Qui a dit de la primature Palu qu'elle est pour 5 ans ? » a – je l'estime – atteint son but : ouvrir le débat sur la gestion d'une cohabitation qui ne dit pas son nom, cela dans la mesure où, au niveau de l'Exécutif, s'opposent deux visions ! Celle, d'un côté, du Président de la République élu au suffrage universel direct et secret pour son Programme de gouvernement émanant du Projet de société du parti dont il est l'initiateur (en l'occurrence le Pprd) et, de l'autre, la vision d'un Premier ministre, naturellement non élu, en droit de défendre le sien de Programme émanant du Projet de société de son parti (entendez le Palu) ! Certes, l'article 91 de la Constitution semble régler la question de la présence de deux Programmes de gouvernement, donc de deux Projets de société. Il dispose, en effet, que « Le Gouvernement définit, en concertation avec le Président de la République, la politique de la Nation et en assume la responsabilité ». Mais, l'alinéa suivant dit du même Gouvernement qu'il « conduit la politique de la Nation », même s'il ajoute que « La défense, la sécurité et les affaires étrangères sont des domaines de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement ». Concrètement parlant, le Programme Pprd-Amp de Joseph Kabila et le Programme Palu d'Adolphe Muzito se téléscopent avec pour conséquence logique l'« autoneutralisation » ! Au grand dam du Pprd et de l'Amp, cela va sans dire ! Au grand plaisir, évidemment, d'une Opposition qui, elle-même, pourrait vivre le pire dans la perspective de l'alternance, demain ou après-demain…
Avec la récente rentrée parlementaire, l'épée de Damoclès qu'est la motion de défiance initiée par l'Opposition reste suspendue sur la tête du Premier ministre Adolphe Muzito. Dans sa dépêche du 15 août 2009, Radio Okapi relève l'existence « en fait une dizaine d'arriérés législatifs parmi lesquels figurent l'examen des lois sur la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui devra remplacer la CEI actuelle (Commission électorale indépendante) et sur la réforme judiciaire, les rapports d'enquêtes parlementaires et la motion contre le premier ministre Adolphe Muzito ». Au sujet précisément de celle-ci, elle rappelle qu'elle « remonte à la session de mars, mais le calendrier n'a pas pu permettre de l'aborder », tout en soulignant que « Les observateurs se demandent si l'opposition qui l'avait inscrite à l'ordre du jour au cours de la session passée » va rempiler. Après le rendez-vous manqué du lundi 21 septembre 2009, c'est en principe ce vendredi 25 courant que le sort de la motion devrait être fixé au cours de la plénière convoquée pour l'adoption du calendrier de la deuxième session parlementaire ordinaire de l'année. Personne cependant ne se fait d'illusion : la réalité politique – différente de la réalité juridique – est que cette motion ne passera pas, ne serait-ce que pour des raisons de commodité. En effet, la Majorité n'offrira jamais à l'Opposition la rose ou la marguerite faite de défenestration-humiliation de son Premier ministre. Elle s'en est abstenue à l'égard d'Antoine Gizenga ; elle en épargnera certainement Adolphe Muzito. En d'autres termes, si démission il peut y avoir, ça sera son affaire, négociée en interne ; quitte à l'Opposition à l'entériner juste pour la forme. Il est vrai que tout peut arriver. A deux ans, en effet, de la fin de la législature 2006-2011, on avance lentement mais sûrement vers la recomposition du paysage politique. Tous les députés de l'actuelle législature ont envie de rempiler pendant que les suppléants rêvent de l'autonomie tandis que les vaincus de 2006 bougent. C'est singulièrement dans l'Assemblée nationale actuelle que le vrai (et grand enjeu) se joue, si bien que la constitution (pour les uns) et la reconstitution (pour les autres) de la logistique en prévision des échéances à venir peuvent susciter des comportements à la limite de la morale ! Dans ce contexte, la chute d'Adolphe Muzito n'est pas chose acquise par avance ; on peut se le dire...
« Hold up » !
C'est parce qu'il en est ainsi que la vraie question, dans un premier temps, est moins la chute du Premier ministre que la détention, par le Palu, de l'exclusivité de l'animation du Gouvernement. Le Protocole d'Accord Amp-Palu – je persiste et signe – ne consacre pas cette exclusivité ; à moins de l'existence d'un document secret. D'ailleurs, à l'occasion du troisième anniversaire de sa conclusion (le 30 septembre prochain), on pourrait le rendre public et en débattre. La réalité une et unique est que le Palu a tiré de cet accord des dividendes « disproportionnés » par rapport à sa mise électorale. Car, pour un transfert de voix au Second tour défavorable à Joseph Kabila mais favorable à Jean-Pierre Bemba (des 1.500.000 votants pour Antoine Gizenga, 500.000 seulement ont transféré leurs voix au Raïs), le Palu aligne 34 députés nationaux dont la contribution est presque nulle à la production législative. En ce qui concerne la production gouvernementale, force est de constater que ce parti n'a mis dans la marmite commune ni le réseau de son partenariat intérieur, ni celui de son partenariat extérieur, simplement parce qu'inexistants ! En fait, en 45 ans d'existence, c'est à peine qu'il commence à avoir des entrées auprès des bailleurs de fonds traditionnels pendant qu'il n'est d'aucun apport dans le partenariat désormais étendu, par exemple, à la Chine, à l'Inde ou à l'Afrique du Sud. On parlerait de hold up que ça ne serait pas faux !
Programme Kabila géré par Muzito !
C'est ici que se pose l'autre vraie question, celle de la cohabitation qui ne dit pas son nom, instituée, hélas !, par la Constitution. On ne le dit pas assez alors que cela saute clairement aux yeux : la RDC vit la cohabitation « Amp-Palu » avec, d'un côté, un Président de la République élu au suffrage universel direct et secret sur base de son Programme de gouvernement émanant du Projet de société de son parti (Pprd) et de sa plateforme (Amp) convenu en prévision du 1er tour et, de l'autre, un Premier ministre issu, lui, d'un parti au départ concurrent, ayant pris part à l'élection présidentielle avec un Programme de gouvernement différent, émanant d'un Projet de société tout aussi différent ! Résultat : Kabila, élu pour les « 5 Chantiers », voit son programme électoral géré par un Premier ministre Palu (Gizenga, Muzito ou X) non obligé de partager avec lui la même vision ! Il est intéressant de relever, à ce propos, que si la défense, la sécurité et les affaires étrangères sont consacrés « domaines de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement », l'Administration publique, les Forces armées, la Police nationale et les Services de sécurité relèvent de l'autorité du Gouvernement. Or, les « 5 Chantiers » échappent, si on peut le dire, des prérogatives du Chef de l'Etat d'autant plus que les « Routes », l'Eau et l'Electricité, la Santé et l'Education, l'Habitat ainsi que l'Emploi font parti des missions de l'Administration publique. Donc du Gouvernement !
Régnant et Gouvernant
Collaborant en free-lance, à l'époque de la Cns, à l'hebdo « L'Evénement », je me reconnais de ceux qui s'étaient, en 1991-1992, foncièrement opposé au Projet de Constitution/Udps défendu par le Prof. Marcel Lihau réduisant au statut de régnant le Président de la République, pourtant à élire au suffrage universel direct et secret ; le gouvernant étant le Premier ministre issu de la Majorité parlementaire. On redoutait, soutenait-on, un régime présidentiel dictatorial. Sous le « 1+4 », le législateur va récupérer à son compte cet argument, et la conséquence est aujourd'hui là, implacable : élu directement par le Peuple, Joseph Kabila va devoir répondre seul de son mandat devant le peuple pour un programme de gouvernement dont il n'aura pas été l'exécutant, constitutionnellement parlant ! Ça aurait pu être Bemba ou Tshisekedi, Nzuzi wa Mbombo ou Gizenga, Ruberwa ou Kashala qu'il en serait de même…
Révision pour plus de responsabilité
Il va de soi que le problème fondamental se situe et en amont, et en aval. En aval, c'est au niveau de la Constitution consacrant l'anormalité, tandis qu'en amont, c'est à celui du Protocole d'Accord « Amp-Palu » instituant l'amoralité ! Il faut plus qu'un sursaut d'orgueil pour normaliser l'une et moraliser l'autre : le bon sens. Effectivement, au sujet de la Constitution, l'Opposition et la Majorité ont tout à gagner d'une révision qui rende le Président de la République responsable de l'exécution du programme de gouvernement et du projet de société pour lesquels il est élu au suffrage universel direct et secret. Trois ans après sa promulgation, la Loi fondamentale congolaise présente des faiblesses à enrayer et des atouts à consolider. Au sujet du Protocole d'Accord, la coalition « Amp-Palu-Udémo » a tout à gagner d'une révision qui rende les partenaires responsables de ce à quoi ils se sont engagés. Le débat important demeure donc celui de la re-visitation de ces deux textes qui, en s'autodétruisant, neutralisent en définitive le Président de la République, peu importe qu'il se nomme Joseph Kabila. Il est vrai que la tâche n'est pas aisée d'autant plus que dans l'Exposé des Motifs, le point consacré à la Révision constitutionnelle tente d'exclure celle-ci pour certains principes. Il est ainsi libellé : « Pour préserver les principes démocratiques contenus dans la présente Constitution contre les aléas de la vie politique et les révisions intempestives, les dispositions relatives à la forme républicaine de l'État, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du Gouvernement, au nombre et à la durée des mandats du Président de la République, à l'indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et syndical ne peuvent faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle ». Le législateur est devant un choix déterminant.
OMER NSONGO DIE LEMA
|
|
| vendredi 18 septembre 2009, a 06:59 |
| Tolérance zéro aux Affaires foncières : arrestation de dix agents impliqués dans la spoliation des immeubles de l’Etat |
Une dizaine d'agents du ministère des Affaires foncières viennent d'être mis aux arrêts sur décision du ministre Maj Kisimba suite à l'mplication constatée des dits agents dans les dossiers de spoliation des immeubles de l'Etat et des lotissements anarchiques
Maj Kisimba n'a pas attendu longtemps pour mettre en exécution le mot d'ordre du chef de l'Etat relatif à la tolérance zéro. Pas surprenant pour ce ministre qui a pris à son compte la croisade morale initiée par le Raïs. Pour preuve, près de dix agents des affaires foncières cités dans des spoliations du patrimoine de l'Etat, des superpositions des titres et des lotissements anarchiques ont été mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes. Cette décision a été prise à l'issue d'une séance de travail que présidait dans son cabinet de travail le ministre Maj Kisimba Ngoy des Affaires foncières au cours de laquelle a pris part le Secrétaire général de ce ministère.
Ces agents ont été mis aux arrêts par des éléments de la police nationale congolaise qui les ont directement acheminés auprès de l'autorité compétente pour qu'ils puissent répondre de leurs actes. Celle-ci est appelée à déterminer le niveau de leurs responsabilités pour décider si possible de leur acheminement devant une juridiction de jugement.
Ces arrestations, indique-t-on démontrent bien la détermination de Maj Kisimba Ngoy de mettre fin à l'anarchie tant décriée qui ternit l'image de son ministre qui a dans son compte près de 80% de procès pendant devant les cours et tribunaux. La mise sous examen judiciaire de ces agents, a-t-on souligné, est un signal sur l'observation de l'état d'esprit qui doit régner dans ce ministère. Cette opération, souligne-t-on au cabinet du ministre des Affaires foncières, démontre l'approche qu'on fait de la lutte contre l'impunité qui doit aller de paire avec la tolérance zéro décrétée par le Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila.
C'est dans ce contexte que la population pourrait vivre dans la quiétude sociale et que la confiance pourrait renaître au sein du ministère.
Les agents mis sous examen judiciaire se subdivisent en deux groupe conservateurs des titres immobiliers (CTI), des anciens chefs de division de cadastre (CDC) d'un Directeur de l'administration centrale qui ont tous, d'après des éléments du dossier à notre disposition posé des actes dans la spoliation de la concession de l'OCPT sur le Boulevard Tshatshi en diagonal du bâtiment de la Caisse nationale d'épargne dans la commune de la Gombe.
Le second groupe concerne un cas des géomètres véreux qui se sont illustrés au quartier industriel de la commune de Limete à la supervision des titres, au morcellement des concessions et aux lotissements anarchiques.
|
|
| jeudi 17 septembre 2009, a 20:23 |
| Le Raïs apprécie l'exécution des travaux sur le troncon Kinshasa - Kenge |
 |
|
|
Le mardi 15 septembre 2009, le Président Joseph Kabila, au volant de sa jeep 4X4, a effectué une visite, aller-retour, kinshasa-Kenge- Kinshasa, dans la province de Bandundu, en vue de se rendre personnellement compte de l'état d'avancement des travaux de réhabilitation de ce tronçon routier, long d'environ 250 Km, dont il avait donné le coup d'envoi, l'année dernière à partir du village Mbakana. Ces travaux sont financés par la Commission européenne et évoluent à la grande satisfaction de tous. Le Président Joseph Kabila a aussi apprécié l'évolution des travaux de construction de deux ponts qui sont en train d'être jetés sur les rivières Lufimi et Mai Ndombe, ouvrages exécutés par l'entreprise française SOGEA-SATOM, appuyée par AFRITEC, une entreprise congolaise. Le Président de la République s'est également rendu compte du travail de génie que réalise la société Sinohydro au niveau du pont Konzi, à 35 Km au-delà de la cité de Kenge. Cet endroit était jadis un véritable bourbier qui occasionnait de nombreux accidents de la circulation. Ce tronçon routier d'intérêt national fait partie de la Nationale N°1 ; il est d'une importance économique majeure. Il constitue la bretelle entre la cité de Banana, au Bas-Congo, et celle de Sakanya, au Katanga, en passant par Kinshasa, la capitale, sur une distance de plus de 2000 Km. Sa réhabilitation se trouve être une de grandes réalisations dans le cadre des Cinq chantiers de la République, dans la mesure où cette route, restée plus de deux décennies dans un état d'abandon total, privait la capitale de tout approvisionnement en produits de consommation de base en provenance des provinces de Bandundu et des deux Kasai. Aussi, ainsi qu'on le verrait, le Président Joseph Kabila ne cesse d'œuvrer pour le désenclavement intégral de la RDC, un pays à la dimension d'un sous-continent au cœur de l'Afrique, en vue d'une intégration économique sous-régionale, tel qu'elle a été prônée et encouragée au cours du dernier sommet de la SADC, tenu à Kinshasa les 7 et 8 septembre dernier. L'exécution des travaux de la modernisation des infrastructures en République démocratique du Congo- à tous les niveaux- a atteint sa vitesse de croisière. Le Président Joseph Kabila Kabange, l'architecte des Cinq chantiers de la République, est plus que déterminé à appuyer davantage sur l'accélérateur afin que, au jour le jour, les différentes réalisations, dans le cadre de ce vaste programme de développement de notre pays, soient une réalité visible et palpable.
Des infrastructures scolaires modernes
Le Président de la République a effectué, à son retour de Kenge, une brève escale dans la localité de Kwango, où il a été frappé par les conditions d'études, on ne peut plus que précaires, des élèves du primaire de cette contrée. Sans atermoiement, il a, illico, instruit le Directeur général du BCECO de procéder, dès la semaine prochaine, à la construction d'une école primaire moderne en faveur des enfants de cette localité rurale. La construction de cette école sera financée par le Gouvernement de la République pour un montant de l'ordre de 500 mille dollars américains. Cette école comprendra plusieurs salles de classe, une salle de professeurs, des bureaux équipés, des installations hygiéniques ainsi qu'une aire de jeux. Le Président Joseph Kabila, en sa qualité de premier parent congolais, a toujours œuvré pour une éducation seine en faveur des enfants congolais. Dans son souci constant de faire étudier les enfants congolais dans des conditions acceptables, le Chef de l'Etat n'a jamais laissé passer une seule occasion pour améliorer davantage les conditions d'études des cadres congolais de demain.
P.P
|
|
|
|
|
|
| mercredi 16 septembre 2009, a 11:18 |
| Des Sud-coréens à Kinshasa pour la construction du port en eaux profondes à Banana |
En effet, une délégation d'experts sud-coréens conduite par Kim Wan Jung, est arrivée dimanche à Kinshasa pour finaliser les détails du projet de réalisation des travaux de construction de ce port situé à 240 Km de Matadi.
Est-ce, enfin, l'occasion pour lancer le vieux projet de construction d'un port en eaux profondes à Banana ? C'est, en tout cas ce que les Congolais souhaitent de tous leurs vœux.
Ce projet, a indiqué le Directeur de cabinet adjoint du ministre des Infrastructures, travaux publics et reconstruction (ITPR), Léopold Mavinga, qui a accueilli ces experts fait partie du programme d'intégration économique dans la sous-région de l'Afrique centrale, mais aussi des pays de la SADC.
On se souvient, en effet, que dans le cadre des programmes d'intégration au sein de la CEEAC, la RDC et la République du Congo-Brazzaville ont conclu un accord de principe pour la construction d'un pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville.
Un accord qui a provoqué une levée de boucliers, surtout dans le Bas-Congo où l'opinion s'est inquiétée du sort des recettes générées par les ports de Matadi et Boma par rapport à celui de Pointe Noire qui, craignait-on, allait absorber le trafic maritime au détriment de la RDC.
Plusieurs experts se sont succédés pour rassurer l'opinion congolaise. Et les nouvelles perspectives avec le port de Banana ne peuvent que relancer l'espoir. Il est, en effet, une réponse aux difficultés que connaît, notamment, le port de Matadi pour l'accueille et le déchargement de gros navires.
Banana devra aussi permettre d'accueil le trafic maritime en provenance de Lobito en Angola et de la Namibie.
Bref, Banana devient subitement un important pôle de développement qui facilitera l'accélération de l'acheminement des marchandises à l'importation comme à l'exportation.
Il restera alors à lever l'hypothèque qui existerait encore sur le site même qui doit accueillir le port à Banana. Depuis l'année dernière, une polémique avait vu le jour entre la Beltexco et l'Organisation pour l'équipement de Banana-Kinshasa (OEBK).
Cette dernière revendiquait la propriété du site visé, tandis que la Beltexco aurait finalisé et bouclé son budget de construction d'un grand port ou plusieurs petits ports sur le site querellé.
Les dernières nouvelles à ce sujet indiquaient que l'Assemblée provinciale du Bas-Congo et le Gouvernement central étaient parvenus à dénouer le dossier au mieux des intérêts des uns et des autres.
|
|
| lundi 14 septembre 2009, a 17:39 |
| Ali Bongo en quête des conseils auprès de Joseph Kabila |

Visite-éclair samedi à Kinshasa du président élu du Gabon, M. Ali Bongo, qui a été reçu pendant deux heures par le premier congolais, Joseph Kabila, à qui il a expliqué les développements de la situation réelle prévalant dans son pays au lendemain des élections qui l'ont porté au pouvoir
Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a eu des entretiens de deux heures, samedi, au Palais de la nation, avec le nouveau Président élu du Gabon, Ali Bongo Odimba, avec qui il a échangé des vues sur des questions en rapport avec les relations entre Kinshasa et Libreville et le déroulement de la dernière élection présidentielle au Gabon.
Le Président gabonais a indiqué à la presse, au sortir de l'audience auprès du Chef de l'Etat, qu'il était important pour lui, à partir du moment où la Cour constitutionnelle avait proclamé les résultats de l'élection, de se présenter à ses pairs de la sous-région et de venir les saluer en tant que « nouveau membre du club », en vue de recueillir leurs « bénédictions et conseils ».
Pour le Chef de l'Etat gabonais, il était tout aussi important pour lui de rassurer tous les partenaires que le Gabon ne va pas changer de politique diplomatique, car il a toujours œuvré dans le sens de la consolidation des relations dans la sous-région pour son développement économique et social.
S'agissant de ses relations avec l'opposition qui conteste les résultats du scrutin, il a déclaré que le Gabon a toujours pratiqué la politique d'ouverture depuis la Conférence nationale, d'il y'a 20 ans. « Je suis donc disposé à travailler avec tous ceux qui sont prêts à se joindre à nous dans le cadre du développement du pays », a rassuré Ali Bongo. Dans la suite du Président gabonais, on a noté la présence de Paul Tungui, ministre d'Etat des Affaires étrangères.
Le Président gabonais, qui a fait un aller-retour, avait déjà effectué une visite similaire au Cameroun, au Congo/Brazzaville et au Tchad. A son arrivée dans la capitale congolaise, le Président élu du Gabon avait été accueilli par le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba.
ACP
|
|
| vendredi 07 août 2009, a 19:12 |
| Pressions combinées Ong des droits de l’Homme et Médias: Le combat de Lambert Mende concerne la Nation |

Singulier mois de juillet 2009 que celui étrennant l'année jubilaire du Cinquantenaire de l'Indépendance de la RDC ! Comme répondant à une consigne précise, plusieurs ong internationales « multisectorielles » et « multidimensionnelles » mitraillent quasiment le Pouvoir Kabila, chacune y allant de sa spécialité : droits de l'homme, bonne gouvernance, guerre et paix, ressources minières etc. Dans l'entreprise de démolition, elles jouissent du soutien particulier d'une consoeur de Rfi, affichée « congologue ». Il s'agit, on s'en doute, de Ghislaine Dupont. Acteurs et observateurs de la scène politique zaïro-congolaise retrouvent les relents de la diabolisation du maréchal Mobutu en 1990 et 1997, mais aussi de Laurent-Désiré Kabila entre 1997 et 2001. Une diabolisation ayant tellement affaibli le pays que l'on en vint – déjà ? – à promouvoir la thèse de la balkanisation d'un Cong considéré comme trop grand pour être bien gouverné. Sans peut-être le savoir ni le vouloir, cet affaiblissement fera le lit de la guerre de libération de 1996-1997 suivie, elle-même, de la guerre de 1998 qui, en plus du bilan effarent de 5.000.000 de compatriotes morts pour causes directes ou indirectes, de 2.000.000 de déplacés internes, de 400.000 réfugiés à l'étranger et du pillage systématique des ressources naturelles et autres formes de richesses congolaises – a (tenez bien !) conduit à la Cpi Bemba, Lubanga, Katanga et autres Gujolo…
Criminologue de formation, Lambert Mende – l'un des acteurs politiques actifs de ces 20 dernières années – ne peut pas ne pas sentir (re) venir le coup !
Alors, il réagit.
L'homme a l'air d'un David devant le Goliath qu'est la « coalition » des Ong internationales comme Human Rights Watch, Amnesty International, International Group Crisis et Global Withness ayant trouvé en Ghislaine Dupony la voix qui porte. Mais, sans utiliser la fronde ni la pierre, Mende a, lui aussi, l'argumentation qui porte. Et séduit tout esprit nationaliste, surpris de la soudaineté des tirs croisés !
Naturellement, l'opinion avertie a toujours constaté – non sans raison – que ces ong et les radios dites périphériques ne sont pas des entreprises commerciales. En effet, elles ne vendent ni leurs rapports, ni leurs émissions.
Ce qui laisse supposer un financement extérieur !
Par qui alors ?
La réponse n'est pas facile à donner puisqu'elle est déjà difficile à trouver. Même les recherches tentées sur le Net n'offrent pas grand-chose. Tout juste, sur chaque page d'accueil de leurs sites Web, elles sollicitent des … dons !
Pourtant, ces « apôtres » de la transparence et de la bonne gouvernance devraient avoir le courage de publier leurs états financiers, en prenant soin d'identifier notamment les donateurs.
En s'en abstenant, elles crédibilisent finalement la thèse des financements occultes qui ne peuvent provenir que des « puissances » se livrant à une concurrence féroce autour d'une proie dénommée Congo, une proie – hélas ! – faite de 60 millions d'habitants répandus sur un territoire de 2.345.000 km2.
Une terre connue et reconnue.
Autant dire de ces puissances-là et de leurs relais qu'ils sont des mercenaires en col blanc.
Véritables avocats du Diable, ils font peu cas – sinon nullement – des dégâts qu'occasionnent la sous-traitance qu'ils pratiquent.
Stratagème d'affaiblissement
Pourtant, tout le monde reconnaît dans la RDC un Etat convalescent à tous les plans.
Au plan politique, par exemple, ce pays fait ses premiers pas en démocratie. Les premiers, à proprement parler, après le ratage de 1960 et le ratage de 1965.
De même, il est en train de (re)construire son armée et sa police pour garantir son dispositif sécuritaire. Bien plus, pendant qu'on lui fait des guerres par-ci par-là, il est maintenu sous embargo militaire depuis début 1990 !
On notera, à ce propos, que la seule fois que ce pays a fait la guerre à des gouvernements ou rébellions à l'étranger, c'était sous Mobutu, au travers de l'aide apportée à l'Unita contre le Pouvoir Mpla en Angola et au Pouvoir Habyarimana au Rwanda contre la rébellion Fpr d'un certain Paul Kagame.
Curieusement, aucune des Ong dont question, encore moins Ghislaine Dupont, n'en appelle à la levée de l'embargo frappant la RDC. Toutes contribuent en définitivement au stratagème d'affaiblissement du pays, en l'empêchant de disposer d'une armée bien équipée !
Au plan socioéconomique, il est de notoriété publique que le Congo actuel a hérité des conséquences néfastes de la nationalisation de 1968, de la zaïrianisation de 1973 et des pillages de 1991 – 1993 ; conséquences résultant elles-mêmes de la politique coloniale d'une économie extravertie.
Le Congo peine à rétablir les fondamentaux de la macroéconomie perturbés, généralement, par les dépenses dites de souveraineté dont, on s'en doute, celles provoquées par les exigences de la guerre et de la paix.
Curieusement, aucune des Ong dont question, encore moins Ghislaine Dupont, n'en appelle clairement à la neutralisation des groupes armés congolais ou étrangers écumant l'Est du pays. A preuve : dans leur production de juillet dernier, elles réclament la cessation de toute offensive Fardc contre ces groupes – en premier les Fdlr – sous prétexte d'insécuriser les populations de l'Est. Mieux, elles sont très gênées pour demander aux gouvernements occidentaux d'arrêter les chefs rebelles rwandais domiciliés en Europe et en Amérique ou de faire réellement pression sur le Pouvoir Kagame pour initier le dialogue interrwandais !
Comme pour détourner les Congolais de l'essentiel non sans jeter le discrédit sur les Fardc, elles mettent de manière inconsidérée l'accent et sur les violences à caractère sexuel, et sur le trafic du coltan, comme si dans tout chaque congolais de l'intérieur ou de l'extérieur tapît un violeur de femme doublé de pilleur !
Bref, le stratagème d'affaiblissement de la RDC continue…
Concertation
Au nom du Gouvernement, le ministre Lambert Mende fait son travail. Il faut, cependant, aller au-delà des déclarations médiatiques et des positions politiques désormais affichées.
Il est temps, à notre humble avis, pour le Gouvernement d'initier une concertation courageuse avec les Ong et les médias concernés.
En effet, il apparaît, par moments, que ces structures sont, elles - mêmes, délibérément induites en erreur par des personnes-relais congolaises qui sont soit mal informées, soit mal intentionnées. Surtout celles qui, depuis 1990, courent après la conquête ou la reconquête des lustres du Pouvoir d'Etat. Suivez mon regard…
Nous en voulons pour preuve le Rapport de Hrw intitulé « On va vous écraser », publié le 25 novembre 2008. Les auteurs ont cru engager la responsabilité du Gouvernement dans les événements de Kinshasa en 2007 (milice Bemba) et du Bas-Congo en 2007 et 2008 (Bdk).
Or, voilà qu'en 2009, Députés et Sénateurs de l'Opposition – principalement ceux du Mlc – ont cherché à faire étendre l'amnistie, recommandée par la Conférence de Goma, auxdits événements alors que cette faveur visait les faits de guerre et des faits insurrectionnels commis au Nord et au Sud-Kivu.
En d'autres termes, ces Parlementaires reconnaissaient dans les incidents de Kinshasa et du Bas-Congo des faits de guerre ou des faits insurrectionnels que tout gouvernement, de par le monde, est en droit d'annihiler par la force !
On peut citer plusieurs autres exemples de la « manipulation ». Telle l'information livrée en octobre 2008 par Rfi portant sur la chute de la ville de Goma. Diffusée à 4h00, cette info a disparu des journaux Afrique de 4h30, 5h30, 6h30, 7h30 et 8h30 alors que le mal était déjà fait. En témoigne : les camps de déplacés de Mugunga I et II.
A propos précisément de Ghislaine Dupont, on sait qu'avant Lambert Mende, Vital Kamerhe – alors président de la Chambre basse – avait tenté à Paris une mission de bons offices pour normaliser les rapports avec la RDC.
Personne d'honnête ne peut donc douter de la bonne foi de la partie congolaise dans le traitement de ce dossier, sauf la « sous-traitance » Rsf !
Faut-il cependant fermer définitivement la porte ? Pas du tout. Il faut plutôt relancer le dialogue, mais en y allant avec l'argumentation politico-diplomatique et juridico-médiatique nécessaire, de sorte à faire réaliser à ces Ong et radios périphériques que les Congolais savent réagir. Mais, surtout agir lorsque l'unité nationale et l'intégrité territoriale sont menacées.
Ainsi, le combat de Lambert Mende concerne la Nation.
Mapamitiba |
|
| mercredi 22 juillet 2009, a 18:34 |
| Vérité dure mais bonne à dire:Ngbanda et Cie pour beaucoup dans les malheurs du « Clan Bemba » ! |
Enterré à Gemena le lundi 12 juillet dernier, Jeannot Bemba – comme on le dit dans une expression consacrée - a tiré sa référence le mercredi 1er juillet à Bruxelles, en sa résidence de Waterloo, lieu symbolisant la défaite de Napoléon. Quarante-huit heures plus tôt, il venait de faire le déplacement de La Haye pour assister à une séance de la Cpi consacrée à la requête introduite par son fils en vue d'une mise en liberté provisoire. Le mercredi 8 juillet, « Chairman » a bénéficié de quelques heures de sortie de la prison, juste pour s'incliner devant la dépouille mortelle de son père ; le rapatriement du corps à Kinshasa ayant été prévu pour le lendemain. Les adieux ont eu lieu pour cadres, à Bruxelles, l'église Saint Michel de Bruxelles et, à Kinshasa, la cathédrale Notre Dame du Congo. Comme on devrait s'y attendre, en Belgique, un bon millier d'Opposants de la Diaspora congolaise ont saisi l'occasion pour se mobiliser et faire entendre sa voix, décriant singulièrement la « dictature » au Pouvoir à Kinshasa, et en relançant, par effet d'entraînement, le discours de la congolité. En RDC, une foule compacte a accompagné, au pas de marche, de 7h00 à 17h00, le cortège funèbre de l'aéroport de Ndjili aux installations GB. Finalement, l'événement n'a plus été la mort du père, mais la « sortie » du fils. C'est de bonne guerre, en politique s'entend.
D'autant que certains esprits continuent de lier la mort de Jeannot Bemba à l'emprisonnement de son fils et, dès lors qu'ils ont toujours attribué l'arrestation de ce dernier au Pouvoir central congolais, ils en viennent à la déduction que l'on devine. Au nombre de ces esprits, on s'en doute, le « maître du Savoir » (sic !) Honoré Ngbanda, président de l'Apareco.
Dans l'hommage posthume qu'il rend à « Ya Jeannot », voici ce qu'il dit au défunt : « Je sais combien la pénible situation que traverse aujourd'hui ton fils Jean-Pierre Bemba a sensiblement affecté ta santé. Plus d'une fois, nous avons partagé ta douleur et ta colère face à l'acharnement et à l'injustice dont il est victime de la part de la CPI , avec la complicité active du pouvoir d'occupation en place à Kinshasa. Nous savions que tout cela n'était que le prolongement et la ramification du vaste complot international dont est encore victime notre pays la République démocratique du Congo ».
Malheureusement, Ngbanda et les siens trichent avec cette Vérité une et unique : c'est Bemba fils, mais alors lui seul, qui aura fait continuellement mal à Bemba père !, et cette fois-ci, il y a été aidé par certains Opposants, certains activistes de la Société civile et certains fils de l'Equateur…
Si Bemba Jr avait entendu la voix de Bemba Sr
On se souviendra, en effet, que lors d'un point de presse tenu en 1998 au lendemain de l'entrée de J-P. Bemba en rébellion contre le Pouvoir Laurent-Désiré Kabila, Jeannot Bemba avait fait deux déclarations fort significatives.
Par la première – il n'était pas obligé de s'exprimer ainsi publiquement – il avait donné de son fils l'image d'un manager peu scrupuleux. Malgré son diplôme en Hautes Etudes commerciales, « Chairman » s'était révélé un mauvais gérant. D'où la chute de l'empire industriel et commercial Scibe-Zaïre. Ses amis du Mlc « organisation politico-militaire » et du Mlc « organisation politique » en savent d'ailleurs quelque chose. Certains lient d'ailleurs les expéditions de Bangui à une affaire de gros sous !
A ce propos, il est intéressant de relever l'unanimité reconnue à Jeannot Bemba d'avoir bâti un empire industriel et commercial puissant. L'hommage, à lui, rendu par le président actuel de la Fec , M. Yuma, en la cathédrale Notre Dame, en est le témoignage éloquent.
Mais, une question est demeurée sans réponse : qui a conduit Scibe-Zaïre à la faillite, ou presque ?
Honoré Ngbanda le sait : ce n'est ni L-D. Kabila, ni l'Afdl. Donc, ce n'est pas Joseph Kabila. Au contraire, en nommant Jeannot Bemba ministre de l'Economie, M'Zee Kabila avait permis à ce dernier de remonter un peu ses affaires. Ceci d'un. De deux, en refilant à J-P. Bemba le marché de transport des troupes, armes et rations à destination du Sud-Kivu lors des événements « Nkunda/Mutebusi » en 2004, J. Kabila avait à son Vipi de se faire beaucoup de sous. Certaines sources parlent même d'une vingtaine de millions de dollars Us.
Bref, le Groupe Scibe-Zaïre avait commencé son déclin sous Mobutu, et parmi les hommes qui y auront été pour beaucoup, il y a, d'abord, Jean-Pierre Bemba en personne, ensuite les anti-Jeannot dont certains avaient été cités pendant la Cns.
Par la deuxième déclaration – il n'était pas non plus obligé de s'exprimer ainsi publiquement – Jeannot Bemba avait menacé son fils de malédiction au cas où il n'arrêtait pas l'aventure insurrectionnelle. Il l'avait ouvertement mis en garde en dénonçant, par la même occasion, l'implication des Mobutistes revanchards parmi lesquels ceux de l'Equateur qui l'avaient combattu sous le maréchal ! La malédiction, il l'avait proférée dans l'adage lingala : « matoyi elekaka moto te ». Plus d'une fois, il martela en direction de « Chairman » : « Si tu es mon fils, arrête cette aventure » !
La réplique du fils fut cinglante ; elle est dans son ouvrage intitulé « Le Choix de la Liberté » que Ngbanda Honoré doit avoir certainement lu.
« Chairman » avait, dès lors, fait le choix libre de poursuivre la guerre avec son lot d'épisodes tragiques, au nombre desquels – hélas ! - les affrontements sanglants de Kisangani entre les armées rwandaise (soutenant le Rcd) et ougandaise (soutenant le Mlc), la guerre fratricide Hema-Lendu en Ituri, les événements malheureux de Mambassa, les deux expéditions armées de la branche « militaire » du Mlc sur Bangui et, bien entendu, les troubles pré et post-électoraux de Kinshasa pour ne pas compter ceux du Bas-Congo !
Or, s'il avait entendu la voix et suivi la voie de la raison de son père Jeannot Bemba Saolona, Jean-Pierre Bemba Gombo n'aurait pas eu tout ce sang sur les mains, mais aussi sur la conscience, pendant qu'il continuait encore de baigner dans les larmes de tristesse des agents et cadres du Groupe Scibe, victimes de sa mauvaise gérance. En clair, s'il avait honoré son père en 1998, il ne se serait jamais retrouvé à La Haye , mais alors pas du tout !
Le « coup » de la Société civile et de l'Opposition-Diaspora
Jamais deux sans trois : aux deux déclarations de Papa Bemba, il y a lieu d'ajouter l'action de la Société civile ; Ong dites de défense des droits de l'homme en tête.
Honoré Ngbanda aura l'honnête de le reconnaître : la Société civile zaïroise (devenue congolaise à l'avènement de Laurent-Désiré Kabila) a longtemps nourri la communauté internationale en raisons de diabolisation du Pouvoir présent à Kinshasa. Elle l'avait fait sous le maréchal, elle l'a fait sous M'Zee et elle continue de le faire sous le Raïs.
Cette Société civile a dans l'Opposition politique – surtout la branche de la Diaspora – son meilleur allié pour discréditer l'acteur politique congolais, principalement celui ayant fait la guerre : L-D. Kabila, J. Kabila, J-P. Bemba, A. Z'Ahidi Ngoma, A. Ruberwa, A. Mbusa Nyamwisi, A. Thambwe Mwamba etc.
Or, en s'autoproclamant porte-étendard de l'Opposition/Diaspora, Honoré Ngbanda fait de lui-même le terrible aveu d'avoir contribué, d'une manière ou d'une autre, aux malheurs de Jean-Pierre Bemba ! Ne perdons pas de vue que « Chairman » est en prison sur plainte, aussi, de la Fidh ayant son siège à Paris !
Il est alors malhonnête de la part de Nbganda et Cie d'impliquer Joseph Kabila dans la responsabilité des conséquences des actes de Jean-Pierre Bemba !
Des raisons éloignées des préoccupations politiques
En fait, pour revenir aux déclarations de son père, Jean-Pierre Bemba n'a pas voulu intérioriser son rôle de fils Bemba.
Pour ceux qui ne le savent pas, Jeannot Bemba fut un self made man accompli. Il n'avait pas fait d'études remarquables mais, en homme de poigne, il savait mettre à profit toutes les opportunités qui se présentaient à lui pour devenir un opérateur économique respectable, puis un acteur politique digne.
A la tête de l'Aneza (patronat zaïrois devenu Fec), il avait même gagné une fois le trophée de meilleur manager africain. Pour mémoire, il fut président du Club des Managers Africains.
Aussi, de sa vie de patron d'entreprise et d'acteur politique (ministre sous L-D. Kabila et sénateur sous J. Kabila), il s'attendait à tout, sauf au choc déshonorant de devenir père d'un rebelle, et encore un rebelle avec trop de sang sur soi !
Avec une « qualité » comme celle-là, quel est cet investisseur sérieux belge ou américain, canadien ou sud-africain, japonais ou australien, qui se serait affiché publiquement avec lui dans une chambre de commerce ou sur un terrain de tennis, dans une foire internationale ou un restaurant ? Quel est, en plus, ce palais impérial ou royal, princier ou présidentiel qui aurait ouvert grandement ses portes au père d'un rebelle impliqué, directement ou indirectement, dans la perpétration des crimes de guerre, des crimes de génocide ou des crimes contre l'humanité ?
En un mot comme en cent, avec le concours des hommes comme Honoré Ngbanda, Jean-Pierre Bemba a « tué » Jeannot Bemba ; un père qu'il détestait sans doute pour des raisons éloignées des préoccupations politiques...
Lorsque les langues vont commencer à se délier, bien des « Bembistes » se retrouveront à l'étroit dans leurs pensées, leurs paroles ou leurs actes issus d'une procuration signée Honoré Ngbanda, l'homme qui, avec les siens, est pour beaucoup dans les malheurs survenant au « Clan Bemba » !
Notre correspondant
O. N.L
Article paru sous le titre initial : « Bemba fils a eu raison de Bemba père ! » |
|
| jeudi 16 juillet 2009, a 18:12 |
| Fin de règne de l'impunité: Joseph Kabila nettoie les écuries de la Magistrature |
Fin du règne de l'impunité
Six conseillers près la Cour suprême de justice, 4 premiers présidents, 10 présidents et 20 conseillers de la Cour d'appel, 6 Présidents des Tribunaux de Grande Instance, trente quatre juges d'Instance, 3 présidents et des juges des Tribunaux de paix sont révoqués de la Magistrature, de même de nombreux magistrats civils du ministère publique. D'autres ont été démissionnés d'office pour refus de mutation ; d'autres encore mis à la retraite pour avoir soit accompli 35 ans de carrière, soit atteint l'âge de 65 ans. Bien entendu, des nouvelles nominations et promotions ont été annoncées. Détail important : le Président de la République s'est référé aux rapports du Conseil supérieur de la magistrature. On ne peut, cette fois, l'accuser de quelque violation de la loi…
Quinze jours exactement après avoir dénoncé, dans son discours du 30 juin 2009 à l'occasion du 49ème anniversaire de l'Indépendance de la RDC célébré officiellement à Goma, les « 5 fléaux » qui gangrènent la société congolaise, en l'occurrence « l'indiscipline, l'intolérance, la concussion, la gabegie financière et la corruption », Joseph Kabila vient de joindre l'acte à la parole.
Au fait, dans toutes ses allocutions de circonstance, notamment celles de l'investiture en décembre 2006 et de l'Etat de la nation en décembre 2007, pour ne pas citer ses différentes prestations dans les médias, il n'a cessé de stigmatiser la responsabilité des magistrats et des juges dans l'iniquité qui caractérise de nombreux actes judiciaires.
Tous ses avertissements ont été accueillis presque dans l'indifférence alors que les hommes de loi savent pertinemment qu'aux termes de la Constitution, les arrêts de la Justice sont rendus au nom du Président de la République, ce qui veut dire, pour le moment, au nom de Joseph Kabila Kabange !
Le dernier avertissement en date devrait, tout de même, mettre chacun sur ses gardes. « J'ai, dans ce sens, depuis le 6 décembre 2007, dénoncé à maintes reprises, la qualité préoccupante de la distribution de la justice dans notre pays », a déclaré le chef de l'Etat avant de constater, non sans regret que « Abusant de l'indépendance liée portant à la délicatesse et à la noblesse de sa charge, le magistrat se rend lui aussi coupable de dol, de concussion, de corruption et voire même des infractions de droit commun, avec une facilité déconcertante ».
La justice s'étant elle-même mise au banc des accusés, le Président a fini par faire ce que tout le monde savait qu'il fera le moment venu : il a pris ses responsabilités, mais en demeurant dans la légalité.
« Dans cette perspective, j'entends tirer incessamment toutes les conséquences des conclusions des travaux de la deuxième session extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature tenus à Kinshasa du 11 au 23 juin courant. Il est temps que les opérateurs judiciaires choisissent leur camp ; celui de servir ou de martyriser davantage un peuple meurtri et éprouvé par plusieurs année de conflits et de violences », a-t-il annoncé dans son message du 30 juin tout en ne doutant aucunement du soutien de la population, estimant que « ces mesures (…), dans le plus bref délai, contribueront, à coup sûr, à garantir la justice et la sécurité judiciaire pour tous ».
Principal enseignement à tirer
Le coup de balai, il l'a donné ce mercredi 15 juillet 2009, en sa qualité de garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, comme il l'a fait valoir dans son message.
Des révocations, des démissions d'office et des mises à la retraite, avec justificatif d'ordre juridique, judiciaire ou administratif, ont été prononcées en direct du plateau de la Rtnc la nuit de mercredi à jeudi.
S'agissant de magistrats et juges révoqués, la sanction s'est appuyée sur des preuves inattaquables : des dossiers de dol, de concussion, de corruption référenciés ! Dans l'ordonnance n°09/054 du 15 juillet 2009 portant révocation des magistrats civils du siège, par exemple, l'un des attendus dispose que « les deux premiers des magistrats concernés ont commis des faits infractionnels qui ont donné lieu à leur condamnation à des peines de servitude principale supérieure à trois mois et que par les arrêts ci-dessus indiqués, la cour suprême de justice a reconnu les autres délits des magistrats coupables soit de dol, soit de concussion ou de délit de justice ayant donné lieu à des actions en prise à partie ».
Cette fois-ci, personne ne peut accuser le Président de la République de quelque violation de la loi. Dès lors que l'organe compétent a été mis en place, en l'occurrence le Conseil supérieur de la magistrature – ce qui n'avait pas été le cas avec les mises à la retraite et nominations intervenues en février 2008 – il s'est appuyé sur ses conclusions et propositions.
En attendant la publication intégrale des ordonnances – la Rédaction s'attelle à les réunir – le principal enseignement à tirer à l'instant est que le chef de l'Etat se veut respectueux des lois du pays, dont la Constitution.
Premier à déclarer grandement ouvertes les portes de la prison pour tous les inciviques se livrant justement aux fléaux de l'indiscipline, de l'intolérance, de la concussion, de la gabegie financière et de la corruption, il attendait de l'Institution « Cours et Tribunaux » qu'elle fasse son travail.
Constat amer : du 6 décembre 2006 au 30 juin 2009, soit près de deux ans et demi, et cela malgré de multiples rappels, les hommes de la loi indexés ont plutôt ouvert grandement les portes des prisons physiques ou morales aux victimes ; les coupables étant, eux, libres !
Résultat : l'impunité a apparu aux yeux de bien des observateurs comme une valeur sociétale en dépit de ses nombreux dégâts aux plans politiques, économiques et sociaux, affectant l'homme congolais physiquement, spirituellement, moralement, matériellement et financièrement.
Sanction judiciaire
Joseph Kabila a rappelé, dans son message du 30 juin 2009, avoir proposé au peuple congolais « un ambitieux programme de reconstruction nationale appelé les cinq chantiers pour changer le pays ». Mais, il a aussitôt précisé que ce programme, à l'instar de plusieurs projets en cours d'exécution, peut être mis en péril au travers de l'enracinement des antivaleurs au nombre desquelles, tout naturellement, l'indiscipline, l'intolérance, la concussion, la gabegie financière et la corruption.
Or, la sanction politique (remaniement ou révocation) – qui relève de son autorité – ne suffit pas pour assainir totalement et rationaliser efficacement la gestion de la Chose publique. Quand l'acte infractionnel est consommé, il revient, en toute logique, à l'organe de la loi d'appliquer la sanction judiciaire !
Les magistrats et les juges révoqués, démissionnés ou retraités étant mis dans l'impossibilité de se rattraper, c'est à leurs collègues nouvellement nommés ou promus, au nombre desquels le Premier président de la Cour suprême de justice, en la personne de M. Bemuenzi Kenga, et le nouveau Procureur Général de la République, en la personne de M. Kabange Numbi, de saisir l'occasion pour restaurer l'autorité du Pouvoir Judiciaire.
Au-delà des « 5 Chantiers », il en va de la survie même de la Nation...
Mapamitiba et O N L |
|
| mardi 14 juillet 2009, a 18:57 |
| L'Ambassadeur Henri Mova reçu par le roi Albert II |
C'est fait ! Ce mardi 14 juillet 2009, les relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles se sont formalisées au niveau des représentations diplomatiques.
En effet, c'est ce jour - symbole de la Libération pour la France qui fut la puissance tutélaire de la Belgique - que Henri Mova Sakanyi (HMS) a franchi le portail de Laeken, palais royal belge, pour présenter officiellement au roi Albert II ses lettres de créance en qualité d'ambassadeur de la RDC en Belgique.
L'audience traditionnelle a duré une quarantaine de minutes, et c'est une première dans l'histoire des deux Etats car, généralement, elle se limite à 15 ou 20 minutes.
C'est que l'événement, comme on dit, a valu son pesant d'or. Le roi ne pouvait que vouloir en savoir davantage sur le Congo où, on peut s'en assurer, il se rendra pour le Cinquantenaire de l'Indépendance de ce pays, autrefois « propriété » de son arrière grand-parent Léopold II et colonie belge.
Evidemment, Mova Sakanyi s'est prêté à l'exercice ; sa note biographique le présentant, du reste, en homme politique, en homme des sciences et en homme de culture.
Il y a lieu de noter que depuis 1990 – en dehors d'Albert Kisonga nommé par M'Zee Laurent-Désiré Kabila – Henri Mova Sakanyi est le seul diplomate congolais en poste à Bruxelles à jouir de cet honneur. Ni Justine Kasa-Vubu, ni Jean-Pierre Mutamba n'ont eu accès à Laeken. Quant à Kimbulu, sous Mobutu, il était simplement tenu à l'écart à la suite des événements ayant caractérisé la première phase de la Transition entre 1990 et 1997.
C'est bien la preuve qu'au cours de ces 19 dernières années, les relations diplomatiques entre la RDC et la Belgique ont évolué en dents de scie.
En cette année jubilaire « 2009-2010 » du Cinquantenaire de l'Indépendance de la RDC, Kinshasa et Bruxelles ont convenu de se donner de signaux forts.
Le choix d'Henri Mova Sakanyi s'explique dans cette logique. Non parce que le premier ambassadeur congolais, sous la 1ère Législature de la IIIème République, à être reçu par le roi des Belges est natif du Katanga, mais parce qu'au plan de la formation académique et à celui du cursus politique, l'homme dispose d'atouts forçant l'admiration.
Qui est Henri Mova Sakanyi ?
En effet, pour sa formation, il est docteur en Relations internationales et pour la politique, il appartient à la « Révolution Kabila » du 17 mai 1997 et, actuellement, il est membre du Pprd, parti ayant pour initiateur le Président Joseph Kabila Kabange.
Il faut bien noter qu'il est l'un des rares ambassadeurs congolais accrédités à Bruxelles, sinon le seul, à être spécialiste en Relations internationales à ce niveau ; la majorité de ses prédécesseurs étant uniquement des politiques.
Sa Note biographique signale qu'il est né à Lubumbashi le 10 novembre 1962.
Chef de Travaux (Maître de Conférences) à l'Université de Lubumbashi, il est professeur à l'Université de Kinshasa depuis 2008.
Plusieurs fois membre du Gouvernement central entre 1997 et 2007, il a été tour à tour ministre des Transports et Communications, ministre de l'Environnement, Affaires Foncières et Développement Touristique, Vice-Ministre des Affaires Etrangères et ministre de l'Information et Presse et Porte-parole du Gouvernement.
Présent dans la diplomatie depuis 1998, il a aussi été tour à tour ambassadeur désigné en France, ambassadeur désigné en Israël et ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Fédération de Russie. Comme pour dire de la confirmation de sa désignation comme ambassadeur en Belgique procède d'un long processus.
Au même chapitre, il y a lieu de retenir qu'il a été désigné Envoyé spécial pour le dégel des relations entre la RDC avec l'Union Européenne, le Portugal, la France, la Belgique, l'Italie, l'Argentine, le Brésil, l'Israël et le Japon. C'est qui explique sa qualité de Conseiller à la Présidence de la République en charge des Questions stratégiques, entre 1999 et 2000.
On retiendra qu'il a, en plus, évolué dans le Portefeuille au poste de président du Conseil d'administration de la Rva (Régie des voies aériennes).
Journaliste et opérateur culturel (il est écrivain, universitaire, essayiste, compositeur de musique, poète, dramaturge et conférencier), il a créé « SAFARI », une maison d'édition, de production et de consulting dont il est le directeur général. C'est sous le label « SAFARI » que sont publiés jusque-là des recueils de poèmes tels que « Sinuosités, mots d'amour pour maux d'amour » et « Arboretum » ; des ouvrages politiques tels que « De Laurent-Désiré KABILA à J.KABILA. La vérité des faits », « Laurent-Désiré KABILA, l'actualité d'un combat. Sept ans après… », « La guerre d'agression contre la RDC : enjeux et vois de sortie durables », « De l'agression contre la RDC : engagement et mise en œuvre de la responsabilité du Rwanda et de l'Ouganda », mais aussi des ouvrages à caractère scientifique comme « La science des Finances publiques », le « Droit International Humanitaire »…
Attaché à la marche du Monde, il est à la tête du CISRI ou Centre d'Etudes Stratégiques et des Relations Internationales.
De sa bibliographie, on peut relever aussi des titres comme « Traité de Non prolifération nucléaire : la trahison américaine, article scientifique », « Génocides et géopolitiques dans les grands lacs : conférence à Bruxelles », « Immigrations et sous-développement : la nouvelle problématique des rapports Nord-Sud, article et série », « Le maintien de la paix dans le système international » et « Comprendre la guerre froide et la mondialisation » publié en trois tomes.
Pour information, sa thèse de doctorat est intitulée : « L'Ordre de Yalta à l'épreuve de la Perestroïka et de la Mondialisation. Théories et Pratique des Relations Internationales en mutation ».
Homme politique, homme de culture, Henri Mova Sakanyi est également activiste des Droits de l'Homme. Sa Note biographique signale qu'il fut Représentant de la section katangaise de l'Association Zaïroise de Défense des Droits de l'Homme (Azadho). C'est en cette qualité qu'il va initier « Solidaires entre nous », structure qu'il qualifie lui-même de « précurseur du Ministère des Droits humains en RDC ».
Il dispense des cours portant sur les « Droit International Humanitaire », et « Droit Constitutionnel et Institutions politiques ».
Il y a lieu de ne pas oublier sa spécialité en finance et en économie ! D'ailleurs, sa mémoire de licence a pour titre : « Incidence de la dette extérieure sur le développement de l'Afrique subsaharienne ». Outre « La science des finances publiques », sa bibliographie, en cette double matière, comprend notamment des titres ci-après : « Plaidoyer pour l'établissement des marchés boursiers en Afrique », « Modèle de développement et endettement extérieur : conférence aux 6èmes journées Scientifiques Economiques, Université de Lubumbashi » et « La dynamique de l'économie africaine face aux mutations internationales ». En tant que professeur d'université, il dispense 5 cours, à savoir : « Questions monétaires et bancaires », « Problèmes monétaires internationaux », « Economie du développement », « Civisme et développement » et « Relations économiques internationales ».
C'est donc un « crack » qui prend les choses en mains.
Bien des bonnes choses
Pour la première fois probablement depuis 1960, Bruxelles accueille ainsi un ambassadeur « multidimensionnel », un ambassadeur au fait de la plupart des sujets sensibles, au nombre desquels ceux « qui fâchent » dans les relations « RDC-Belgique ».
Debater reconnu, Henri Mova Sakanyi est envoyé au front le plus intéressant qui soit pour l'instant pour le Congo post-électoral et post-conflit : celui de la Reconstruction nationale aux plans politique, économique et social.
Pour ne pas éparpiller les efforts au niveau du Benelux, le Président Joseph Kabila l'a désigné pour la même charge près le Pays-Bas, le Luxembourg et, tout naturellement, l'Union européenne.
Le jubilé du Cinquantenaire augure bien des bonnes choses pour l'axe Kinshasa-Bruxelles.
Notre correspondant
Omer Nsongo die Lema
|
|
| mardi 14 juillet 2009, a 18:57 |
| L'Ambassadeur Henri Mova reçu par le roi Albert II |
C'est fait ! Ce mardi 14 juillet 2009, les relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles se sont formalisées au niveau des représentations diplomatiques.
En effet, c'est ce jour - symbole de la Libération pour la France qui fut la puissance tutélaire de la Belgique - que Henri Mova Sakanyi (HMS) a franchi le portail de Laeken, palais royal belge, pour présenter officiellement au roi Albert II ses lettres de créance en qualité d'ambassadeur de la RDC en Belgique.
L'audience traditionnelle a duré une quarantaine de minutes, et c'est une première dans l'histoire des deux Etats car, généralement, elle se limite à 15 ou 20 minutes.
C'est que l'événement, comme on dit, a valu son pesant d'or. Le roi ne pouvait que vouloir en savoir davantage sur le Congo où, on peut s'en assurer, il se rendra pour le Cinquantenaire de l'Indépendance de ce pays, autrefois « propriété » de son arrière grand-parent Léopold II et colonie belge.
Evidemment, Mova Sakanyi s'est prêté à l'exercice ; sa note biographique le présentant, du reste, en homme politique, en homme des sciences et en homme de culture.
Il y a lieu de noter que depuis 1990 – en dehors d'Albert Kisonga nommé par M'Zee Laurent-Désiré Kabila – Henri Mova Sakanyi est le seul diplomate congolais en poste à Bruxelles à jouir de cet honneur. Ni Justine Kasa-Vubu, ni Jean-Pierre Mutamba n'ont eu accès à Laeken. Quant à Kimbulu, sous Mobutu, il était simplement tenu à l'écart à la suite des événements ayant caractérisé la première phase de la Transition entre 1990 et 1997.
C'est bien la preuve qu'au cours de ces 19 dernières années, les relations diplomatiques entre la RDC et la Belgique ont évolué en dents de scie.
En cette année jubilaire « 2009-2010 » du Cinquantenaire de l'Indépendance de la RDC, Kinshasa et Bruxelles ont convenu de se donner de signaux forts.
Le choix d'Henri Mova Sakanyi s'explique dans cette logique. Non parce que le premier ambassadeur congolais, sous la 1ère Législature de la IIIème République, à être reçu par le roi des Belges est natif du Katanga, mais parce qu'au plan de la formation académique et à celui du cursus politique, l'homme dispose d'atouts forçant l'admiration.
Qui est Henri Mova Sakanyi ?
En effet, pour sa formation, il est docteur en Relations internationales et pour la politique, il appartient à la « Révolution Kabila » du 17 mai 1997 et, actuellement, il est membre du Pprd, parti ayant pour initiateur le Président Joseph Kabila Kabange.
Il faut bien noter qu'il est l'un des rares ambassadeurs congolais accrédités à Bruxelles, sinon le seul, à être spécialiste en Relations internationales à ce niveau ; la majorité de ses prédécesseurs étant uniquement des politiques.
Sa Note biographique signale qu'il est né à Lubumbashi le 10 novembre 1962.
Chef de Travaux (Maître de Conférences) à l'Université de Lubumbashi, il est professeur à l'Université de Kinshasa depuis 2008.
Plusieurs fois membre du Gouvernement central entre 1997 et 2007, il a été tour à tour ministre des Transports et Communications, ministre de l'Environnement, Affaires Foncières et Développement Touristique, Vice-Ministre des Affaires Etrangères et ministre de l'Information et Presse et Porte-parole du Gouvernement.
Présent dans la diplomatie depuis 1998, il a aussi été tour à tour ambassadeur désigné en France, ambassadeur désigné en Israël et ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Fédération de Russie. Comme pour dire de la confirmation de sa désignation comme ambassadeur en Belgique procède d'un long processus.
Au même chapitre, il y a lieu de retenir qu'il a été désigné Envoyé spécial pour le dégel des relations entre la RDC avec l'Union Européenne, le Portugal, la France, la Belgique, l'Italie, l'Argentine, le Brésil, l'Israël et le Japon. C'est qui explique sa qualité de Conseiller à la Présidence de la République en charge des Questions stratégiques, entre 1999 et 2000.
On retiendra qu'il a, en plus, évolué dans le Portefeuille au poste de président du Conseil d'administration de la Rva (Régie des voies aériennes).
Journaliste et opérateur culturel (il est écrivain, universitaire, essayiste, compositeur de musique, poète, dramaturge et conférencier), il a créé « SAFARI », une maison d'édition, de production et de consulting dont il est le directeur général. C'est sous le label « SAFARI » que sont publiés jusque-là des recueils de poèmes tels que « Sinuosités, mots d'amour pour maux d'amour » et « Arboretum » ; des ouvrages politiques tels que « De Laurent-Désiré KABILA à J.KABILA. La vérité des faits », « Laurent-Désiré KABILA, l'actualité d'un combat. Sept ans après… », « La guerre d'agression contre la RDC : enjeux et vois de sortie durables », « De l'agression contre la RDC : engagement et mise en œuvre de la responsabilité du Rwanda et de l'Ouganda », mais aussi des ouvrages à caractère scientifique comme « La science des Finances publiques », le « Droit International Humanitaire »…
Attaché à la marche du Monde, il est à la tête du CISRI ou Centre d'Etudes Stratégiques et des Relations Internationales.
De sa bibliographie, on peut relever aussi des titres comme « Traité de Non prolifération nucléaire : la trahison américaine, article scientifique », « Génocides et géopolitiques dans les grands lacs : conférence à Bruxelles », « Immigrations et sous-développement : la nouvelle problématique des rapports Nord-Sud, article et série », « Le maintien de la paix dans le système international » et « Comprendre la guerre froide et la mondialisation » publié en trois tomes.
Pour information, sa thèse de doctorat est intitulée : « L'Ordre de Yalta à l'épreuve de la Perestroïka et de la Mondialisation. Théories et Pratique des Relations Internationales en mutation ».
Homme politique, homme de culture, Henri Mova Sakanyi est également activiste des Droits de l'Homme. Sa Note biographique signale qu'il fut Représentant de la section katangaise de l'Association Zaïroise de Défense des Droits de l'Homme (Azadho). C'est en cette qualité qu'il va initier « Solidaires entre nous », structure qu'il qualifie lui-même de « précurseur du Ministère des Droits humains en RDC ».
Il dispense des cours portant sur les « Droit International Humanitaire », et « Droit Constitutionnel et Institutions politiques ».
Il y a lieu de ne pas oublier sa spécialité en finance et en économie ! D'ailleurs, sa mémoire de licence a pour titre : « Incidence de la dette extérieure sur le développement de l'Afrique subsaharienne ». Outre « La science des finances publiques », sa bibliographie, en cette double matière, comprend notamment des titres ci-après : « Plaidoyer pour l'établissement des marchés boursiers en Afrique », « Modèle de développement et endettement extérieur : conférence aux 6èmes journées Scientifiques Economiques, Université de Lubumbashi » et « La dynamique de l'économie africaine face aux mutations internationales ». En tant que professeur d'université, il dispense 5 cours, à savoir : « Questions monétaires et bancaires », « Problèmes monétaires internationaux », « Economie du développement », « Civisme et développement » et « Relations économiques internationales ».
C'est donc un « crack » qui prend les choses en mains.
Bien des bonnes choses
Pour la première fois probablement depuis 1960, Bruxelles accueille ainsi un ambassadeur « multidimensionnel », un ambassadeur au fait de la plupart des sujets sensibles, au nombre desquels ceux « qui fâchent » dans les relations « RDC-Belgique ».
Debater reconnu, Henri Mova Sakanyi est envoyé au front le plus intéressant qui soit pour l'instant pour le Congo post-électoral et post-conflit : celui de la Reconstruction nationale aux plans politique, économique et social.
Pour ne pas éparpiller les efforts au niveau du Benelux, le Président Joseph Kabila l'a désigné pour la même charge près le Pays-Bas, le Luxembourg et, tout naturellement, l'Union européenne.
Le jubilé du Cinquantenaire augure bien des bonnes choses pour l'axe Kinshasa-Bruxelles.
Notre correspondant
Omer Nsongo die Lema
|
|
| mardi 30 juin 2009, a 23:53 |
| Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles |
49 ans de l'indépendance
de la République Démocratique du Congo
Discours de Son Excellence,
Monsieur l'Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bruxelles, Henri MOVA Sakanyi,
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de République Démocratique du Congo, près le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays Bas, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Union européenne et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Permettez-nous, en ce jour de célébration de l'anniversaire de l'indépendance de notre pays, la République Démocratique du Congo, de commencer par vous souhaiter la bienvenue dans ce cadre que nous espérons convivial, pour fêter cet événement de grande portée historique.
Cette nouvelle célébration de l'indépendance de notre pays risquait, cependant, comme tant d'autres célébrations dans le passé, d'être emportée dans le long fleuve monotone de solennités inhérentes à ces festivités, si divers signes de singularité ne venaient planer sur ces 49 ans…
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans de notre indépendance se caractérisent par diverses singularités que nous voudrions épingler comme des niches d'opportunités pleines de symboles, à la fois politique, historique et même personnelle….
« Politique » car à la faveur d'un nouveau déploiement diplomatique, la République Démocratique du Congo a décidé de concentrer sur Bruxelles ses représentations auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays Bas, du Grand-Duché de Luxembourg, de l'Union européenne et des ACP.
« Politique », parce que nous célébrons cet anniversaire au lendemain des élections européennes riches en leçons. Les résultats de ces élections s'imposent d'une manière nette comme une interpellation de notre conscience quant à notre responsabilité collective devant les menaces qui pèsent sur la planète.
Ces résultats soulignent donc la nécessité de l'intensification des efforts de chaque nation dans la mise en œuvre d'une gestion globale plus responsable de notre planète. Ils démontrent que également le dynamisme de la démocratie au sein de l'Union Européenne, ainsi que le caractère irréversible de l'intégration européenne.
En évoquant les dernières élections européennes, comment ne pas épingler la participation significative des ressortissants européens d'origine congolaise, surtout en Belgique ? Ce phénomène, que nous espérons croissant et durable, a été salué en Afrique comme une belle démonstration de démocratie et d'intégration.
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans interviennent au lendemain de la redynamisation de nos relations avec le Royaume de Belgique, après des moments délicats inhérents à toute relation impliquant deux Etats souverains.
C'est le lieu et le moment de saluer la lucidité et le courage de deux gouvernements, belge et congolais, qui, après une analyse de la situation, ont signé une Déclaration Commune afin de donner un nouvel élan à notre coopération bilatérale qui tient, chacun de nous ici le sait, d'une histoire riche et longue.
Nous saluons ce courage politique, qui a permis, in fine, d'instaurer un cadre propice à un dialogue permanent, franc, ouvert, constructif, et respectueux des institutions démocratiques et légitimes du Royaume de Belgique et de la République Démocratique du Congo.
Pour nous, nulle ombre d'un doute : la Belgique demeure un partenaire de premier plan pour la République Démocratique du Congo. Que ces 49 ans soient donc l'occasion de chanter l'amitié belgo-congolaise !
C'est aussi l'occasion de rappeler l'excellence de nos rapports avec le Royaume des Pays Bas. Il y a lieu de saluer l'évolution heureuse de notre coopération qui place le Royaume des Pays Bas dans le peloton de tête de notre partenariat au développement. Quant au Grand-Duché de Luxembourg, qu'il nous soit permis d'honorer la qualité de nos échanges et la sérénité qui caractérise nos relations diplomatiques.
De la même façon, nous nous tournons vers nos partenaires des ACP, avec lesquels nous partageons un défi majeur : comment sortir de la crise dans un contexte de mondialisation accrue ? Nous souhaitons vivement voir nos Etats cheminer vers une intégration économique, tout en évitant ses effets néfastes.
Mais, au delà de ces excellents rapports officiels avec nos partenaires européens, nous voulons, avec force, saluer de nombreuses initiatives menées, sur le terrain, par des Organisations Non Gouvernementales, dans divers secteurs. Il en est de même des structures qui brassent les intelligences belges et congolaises, évoluant en parallèle avec la diplomatie formelle, à l'instar des « amitiés belgo-congolaises ».
Toutes ces actions permettent de jeter des passerelles vers la mise en œuvre et la conduite des projets communs, dans des domaines aussi variés que la santé, le soutien aux petites et moyennes entreprises, le jumelage des villes, les rencontres culturelles et sportives, la coopération universitaire, etc.
Mesdames, Messieurs, distingués invités,
Parmi d'autres raisons qui fondent la singularité de ces 49 ans, il nous faudrait épingler une dimension historique. Ces 49 ans font penser naturellement à une célébration à forte signification historique : les 50 ans, qui pointent déjà à l'horizon…. Oui, aujourd'hui annonce déjà demain…. Nous voulons dire que ces 49 ans ouvrent la porte au Cinquantenaire de notre indépendance, que nous célébrerons l'année prochaine, année que nous souhaitons être l'année du Congo en Belgique.
C'est l'occasion pour nous de noter que nous sommes, en ce moment même, en pleine phase de réflexion d'un vaste programme d'animation culturelle original qui va se concrétiser par le projet d'érection d'un périmètre d'échanges. Ce programme permettra de mettre en exergue les richesses incommensurables de notre diversité culturelle.
Le Cinquantenaire sera évidemment une occasion de méditation, sur notre pays, sur nous-mêmes, sur notre destin collectif. Méditation, mais aussi un exercice d'autocritique, sans complaisance. Loin de nous lamenter, il nous faudra affronter la réalité avec pragmatisme.
Distingués invités,
Aujourd'hui, après des décennies d'une crise multiforme profonde, notre pays se relève peu à peu. Il est certain que la République Démocratique du Congo va mieux. Cela est une évidence, à la lumière des paramètres et indicateurs objectifs.
En effet, après les défis de la réconciliation nationale, de la démocratisation de la vie politique, de la consolidation de la paix avec notamment l'aide de nos partenaires, le gouvernement congolais s'est lancé dans un vaste programme de reconstruction sur l'ensemble du territoire national à travers la vision du Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange formalisée sous le concept « Cinq Chantiers », qui visent, comme on le sait, la réhabilitation des infrastructures de base, principalement les voies de communication ; l'éducation ; la santé ; l'eau et l'électricité ; l'emploi.
Des routes de disserte agricole sont en train d'être réhabilitées, à travers le pays. Les grandes artères de principales villes du pays sont en train d'être reconstruites, et des travaux sont amorcés dans plusieurs secteurs de la vie nationale.
Il faut relever également les avancées enregistrées dans l'amélioration de nos rapports avec nos voisins, à la suite de l'enclenchement de la procédure d'échange d'ambassadeurs, avec le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda.
Des efforts de bonne gouvernance sont probants, avec notamment la mise sur pied par le gouvernement d'une commission « mains propres ». Et plus largement, la lutte contre l'impunité a pris son envol. En guise d'exemple, dans le domaine des violences faites aux femmes, une nouvelle législation a permis à la justice congolaise de mettre hors d'état de nuire plusieurs justiciables, civils et militaires. Dans ce domaine, il est clair que beaucoup reste à faire.
Le processus électoral va bientôt atteindre la base de la pyramide institutionnelle avec les prochaines élections municipales et locales. D'ores et déjà, la mise à jour du fichier électoral a commencé sous la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante, gage de crédibilité des résultats issus des urnes.
On peut également souligner l'assainissement du cadre macro-économique et la création des conditions favorables aux investissements. Quelques statistiques corroborent la reprise. La croissance économique a été, en moyenne, supérieure à 6 %, au cours de six dernières années. Les investissements, quant à eux, ont augmenté de plus de 186 %, de 2000 à 2008. Ceci prouve à suffisance qu'il y a eu une amélioration du climat des affaires. Les réformes structurelles et institutionnelles sont engagées dans tous les secteurs depuis quelques années. Nous voulons rendre ici un hommage mérité à nos partenaires et pays amis qui continuent de croire en notre pays en nous accompagnant dans ce processus.
La République Démocratique du Congo demeure un vaste réservoir des ressources écologiques et un vivier de plusieurs espèces sylvicoles, animales et halieutiques, biotopes des espèces rares dont certaines sont menacées de disparition. A ce titre, notre pays est sensible aux nouveaux enjeux planétaires liés au réchauffement climatique, à la désertification, à la défense de la bio-diversité, les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo entend ainsi mettre à profit les activités pérennes respectueuses de l'environnement et participer à la promotion d'une économie verte avec l'exploitation du site d'Inga III et, plus tard, du Grand Inga. Avec une capacité énergétique de 40 000 Mega Watts, le Grand Inga pourra fournir de l'énergie verte à toute l`Afrique.
Pour toutes ces raisons, la République Démocratique du Congo est partenaire naturel et incontournable dans cette lutte, et, à ce titre, elle fera entendre sa voix dans toutes les initiatives visant à la meilleure gestion de l'écosystème, pour un développement durable.
Excellences,
Messieurs
Distingués invités
Chers compatriotes
La troisième raison qui fonde la singularité de ces 49 ans est assez personnelle. C'est, en effet, notre première célébration solennelle, en tant qu'ambassadeur de la République Démocratique du Congo auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand Duché de Luxembourg, de l'Union Européenne et des ACP.
Nous sommes donc conscient de la lourde responsabilité que la République Démocratique du Congo a bien voulu nous confier… Nous mettrons toutes nos forces et toutes nos énergies pour mériter cette confiance si précieuse, et être à la hauteur des enjeux liés à notre fonction.
Nous comptons naturellement sur l'ensemble du personnel de l'ambassade, que nous remercions pour l'accueil chaleureux qui a nous été réservé. Nous aurons besoin de tous les Congolais, de souche et d'adoption, ainsi que de tous les amis du Congo. Notre nomination est, en effet, à la croisée de divers défis qui tiennent non seulement des enjeux de la ré-dynamisation de notre coopération avec la Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg et l'Union européenne, mais aussi de la nécessité de redéfinir un nouveau paradigme de notre pratique diplomatique, dans le droit fil de la philosophie des « Cinq chantiers » pour la reconstruction du Congo.
Les nouvelles lignes philosophiques de notre diplomatie ont été tracées par le Président de la République. Il les a formalisées sous le concept fructueux de « diplomatie de développement ». Soucieux d'un monde plus juste, d'un système d'échanges équitable, le Congo, pays épris de paix, veut développer un système de coopération allant dans le sens de la concorde entre les peuples, pour un partage juste des richesses, pour la sauvegarde de l'environnement face aux nouvelles menaces planétaires.
Cette approche de la coopération permettra aux Etats de mieux faire face à la crise économique actuelle qui nécessite une approche systémique des rapports entre eux. En effet, les Etats n'évoluent plus en vases clos ni de façon autarcique. Aux problèmes globaux, il ne peut y avoir que des solutions globales. Les Etats sont « interreliés », ils sont inextricablement partenaires dans la construction d'un futur commun.
En guise d'illustration, on remarquera que la crise actuelle accable tous les pays, même si les effets ne sont pas uniformes et d'intensité égale. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, les facteurs, à l'origine du ralentissement économique actuel, sont facilement identifiables. La chute des cours des produits exportés fixés sur les marchés internationaux, la baisse de la demande d'exportations par les pays développés, ont entraîné une contraction de l'activité économique, des pertes d'emploi, l'amenuisement des réserves de change, des recettes budgétaires et fiscales.
Il est donc évident que les pays d'Afrique devraient être davantage impliqués dans la recherche des voies de sortie. Notre souhait est que les éventuelles régulations de l'économie internationale réservent plus d'attention pour l'Afrique. Car, c'est ensemble que nous relèverons les défis de la reprise économique à travers le monde. Aussi, la crise actuelle, qui fut précédée d'une crise énergétique et alimentaire, devrait constituer une opportunité pour moins de conditionnalités dans l'octroi de l'aide internationale.
La République Démocratique du Congo en appelle ainsi à la sagesse des décideurs internationaux afin que des initiatives courageuses soient prises en rapport avec l'allégement du fardeau de la dette extérieure, de la lutte contre la pauvreté, la sauvegarde de la paix et de la sécurité, gage d'une démocratie apaisée et un d'un développement harmonieux.
Nous voulons, à travers la « diplomatie de développement », mieux faire entendre la voix et les intérêts du Congo, améliorer notre participation à la conduite des affaires du monde, dans l'intérêt bien compris de toutes les nations au sein de la communauté internationale, notre famille naturelle.
Mesdames, Messieurs, chers compatriotes,
Mais cette « diplomatie de développement » ne serait qu'un vain concept si, déjà, nous Congolais, entre sœurs et frères, n'arrivons pas à créer entre nous un climat minimal de fraternité et de confiance mutuelle.
L'avenir du Congo dépend de tous les Congolais. Vous, frères et sœurs congolais de l'étranger, avec la richesse de vos expériences humaines, de vos parcours professionnels, vous constituez, à coup sûr, un vivier inépuisable de talents et d'opportunités en expertise pour notre pays.
Malgré nos divergences politiques, sachons que nous sommes d'abord Congolais. De ce lien fort, découle un destin commun que nulle polémique ne pourra jamais rompre. Notre responsabilité est de créer, au sein et autour de l'ambassade, un climat propice à la solidarité et à la confiance mutuelle.
Dans cet état d'esprit, nous sommes ouverts à vos suggestions pour qu'ensemble nous puissions cimenter davantage ces liens et assumer ensemble la défense des intérêts vitaux de la République Démocratique du Congo, notre chère patrie.
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Puissions-nous joindre nos efforts pour l'avènement d'un monde meilleur, d'une Afrique prospère et d'un Congo en paix et procureur de paix.
Vive le 30 Juin,
Vive la République Démocratique du Congo,
Puisse Dieu bénir le Congo.
Nous vous remercions !
|
|
| mardi 30 juin 2009, a 23:53 |
| Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles |
49 ans de l'indépendance
de la République Démocratique du Congo
Discours de Son Excellence,
Monsieur l'Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bruxelles, Henri MOVA Sakanyi,
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de République Démocratique du Congo, près le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays Bas, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Union européenne et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Permettez-nous, en ce jour de célébration de l'anniversaire de l'indépendance de notre pays, la République Démocratique du Congo, de commencer par vous souhaiter la bienvenue dans ce cadre que nous espérons convivial, pour fêter cet événement de grande portée historique.
Cette nouvelle célébration de l'indépendance de notre pays risquait, cependant, comme tant d'autres célébrations dans le passé, d'être emportée dans le long fleuve monotone de solennités inhérentes à ces festivités, si divers signes de singularité ne venaient planer sur ces 49 ans…
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans de notre indépendance se caractérisent par diverses singularités que nous voudrions épingler comme des niches d'opportunités pleines de symboles, à la fois politique, historique et même personnelle….
« Politique » car à la faveur d'un nouveau déploiement diplomatique, la République Démocratique du Congo a décidé de concentrer sur Bruxelles ses représentations auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays Bas, du Grand-Duché de Luxembourg, de l'Union européenne et des ACP.
« Politique », parce que nous célébrons cet anniversaire au lendemain des élections européennes riches en leçons. Les résultats de ces élections s'imposent d'une manière nette comme une interpellation de notre conscience quant à notre responsabilité collective devant les menaces qui pèsent sur la planète.
Ces résultats soulignent donc la nécessité de l'intensification des efforts de chaque nation dans la mise en œuvre d'une gestion globale plus responsable de notre planète. Ils démontrent que également le dynamisme de la démocratie au sein de l'Union Européenne, ainsi que le caractère irréversible de l'intégration européenne.
En évoquant les dernières élections européennes, comment ne pas épingler la participation significative des ressortissants européens d'origine congolaise, surtout en Belgique ? Ce phénomène, que nous espérons croissant et durable, a été salué en Afrique comme une belle démonstration de démocratie et d'intégration.
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans interviennent au lendemain de la redynamisation de nos relations avec le Royaume de Belgique, après des moments délicats inhérents à toute relation impliquant deux Etats souverains.
C'est le lieu et le moment de saluer la lucidité et le courage de deux gouvernements, belge et congolais, qui, après une analyse de la situation, ont signé une Déclaration Commune afin de donner un nouvel élan à notre coopération bilatérale qui tient, chacun de nous ici le sait, d'une histoire riche et longue.
Nous saluons ce courage politique, qui a permis, in fine, d'instaurer un cadre propice à un dialogue permanent, franc, ouvert, constructif, et respectueux des institutions démocratiques et légitimes du Royaume de Belgique et de la République Démocratique du Congo.
Pour nous, nulle ombre d'un doute : la Belgique demeure un partenaire de premier plan pour la République Démocratique du Congo. Que ces 49 ans soient donc l'occasion de chanter l'amitié belgo-congolaise !
C'est aussi l'occasion de rappeler l'excellence de nos rapports avec le Royaume des Pays Bas. Il y a lieu de saluer l'évolution heureuse de notre coopération qui place le Royaume des Pays Bas dans le peloton de tête de notre partenariat au développement. Quant au Grand-Duché de Luxembourg, qu'il nous soit permis d'honorer la qualité de nos échanges et la sérénité qui caractérise nos relations diplomatiques.
De la même façon, nous nous tournons vers nos partenaires des ACP, avec lesquels nous partageons un défi majeur : comment sortir de la crise dans un contexte de mondialisation accrue ? Nous souhaitons vivement voir nos Etats cheminer vers une intégration économique, tout en évitant ses effets néfastes.
Mais, au delà de ces excellents rapports officiels avec nos partenaires européens, nous voulons, avec force, saluer de nombreuses initiatives menées, sur le terrain, par des Organisations Non Gouvernementales, dans divers secteurs. Il en est de même des structures qui brassent les intelligences belges et congolaises, évoluant en parallèle avec la diplomatie formelle, à l'instar des « amitiés belgo-congolaises ».
Toutes ces actions permettent de jeter des passerelles vers la mise en œuvre et la conduite des projets communs, dans des domaines aussi variés que la santé, le soutien aux petites et moyennes entreprises, le jumelage des villes, les rencontres culturelles et sportives, la coopération universitaire, etc.
Mesdames, Messieurs, distingués invités,
Parmi d'autres raisons qui fondent la singularité de ces 49 ans, il nous faudrait épingler une dimension historique. Ces 49 ans font penser naturellement à une célébration à forte signification historique : les 50 ans, qui pointent déjà à l'horizon…. Oui, aujourd'hui annonce déjà demain…. Nous voulons dire que ces 49 ans ouvrent la porte au Cinquantenaire de notre indépendance, que nous célébrerons l'année prochaine, année que nous souhaitons être l'année du Congo en Belgique.
C'est l'occasion pour nous de noter que nous sommes, en ce moment même, en pleine phase de réflexion d'un vaste programme d'animation culturelle original qui va se concrétiser par le projet d'érection d'un périmètre d'échanges. Ce programme permettra de mettre en exergue les richesses incommensurables de notre diversité culturelle.
Le Cinquantenaire sera évidemment une occasion de méditation, sur notre pays, sur nous-mêmes, sur notre destin collectif. Méditation, mais aussi un exercice d'autocritique, sans complaisance. Loin de nous lamenter, il nous faudra affronter la réalité avec pragmatisme.
Distingués invités,
Aujourd'hui, après des décennies d'une crise multiforme profonde, notre pays se relève peu à peu. Il est certain que la République Démocratique du Congo va mieux. Cela est une évidence, à la lumière des paramètres et indicateurs objectifs.
En effet, après les défis de la réconciliation nationale, de la démocratisation de la vie politique, de la consolidation de la paix avec notamment l'aide de nos partenaires, le gouvernement congolais s'est lancé dans un vaste programme de reconstruction sur l'ensemble du territoire national à travers la vision du Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange formalisée sous le concept « Cinq Chantiers », qui visent, comme on le sait, la réhabilitation des infrastructures de base, principalement les voies de communication ; l'éducation ; la santé ; l'eau et l'électricité ; l'emploi.
Des routes de disserte agricole sont en train d'être réhabilitées, à travers le pays. Les grandes artères de principales villes du pays sont en train d'être reconstruites, et des travaux sont amorcés dans plusieurs secteurs de la vie nationale.
Il faut relever également les avancées enregistrées dans l'amélioration de nos rapports avec nos voisins, à la suite de l'enclenchement de la procédure d'échange d'ambassadeurs, avec le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda.
Des efforts de bonne gouvernance sont probants, avec notamment la mise sur pied par le gouvernement d'une commission « mains propres ». Et plus largement, la lutte contre l'impunité a pris son envol. En guise d'exemple, dans le domaine des violences faites aux femmes, une nouvelle législation a permis à la justice congolaise de mettre hors d'état de nuire plusieurs justiciables, civils et militaires. Dans ce domaine, il est clair que beaucoup reste à faire.
Le processus électoral va bientôt atteindre la base de la pyramide institutionnelle avec les prochaines élections municipales et locales. D'ores et déjà, la mise à jour du fichier électoral a commencé sous la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante, gage de crédibilité des résultats issus des urnes.
On peut également souligner l'assainissement du cadre macro-économique et la création des conditions favorables aux investissements. Quelques statistiques corroborent la reprise. La croissance économique a été, en moyenne, supérieure à 6 %, au cours de six dernières années. Les investissements, quant à eux, ont augmenté de plus de 186 %, de 2000 à 2008. Ceci prouve à suffisance qu'il y a eu une amélioration du climat des affaires. Les réformes structurelles et institutionnelles sont engagées dans tous les secteurs depuis quelques années. Nous voulons rendre ici un hommage mérité à nos partenaires et pays amis qui continuent de croire en notre pays en nous accompagnant dans ce processus.
La République Démocratique du Congo demeure un vaste réservoir des ressources écologiques et un vivier de plusieurs espèces sylvicoles, animales et halieutiques, biotopes des espèces rares dont certaines sont menacées de disparition. A ce titre, notre pays est sensible aux nouveaux enjeux planétaires liés au réchauffement climatique, à la désertification, à la défense de la bio-diversité, les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo entend ainsi mettre à profit les activités pérennes respectueuses de l'environnement et participer à la promotion d'une économie verte avec l'exploitation du site d'Inga III et, plus tard, du Grand Inga. Avec une capacité énergétique de 40 000 Mega Watts, le Grand Inga pourra fournir de l'énergie verte à toute l`Afrique.
Pour toutes ces raisons, la République Démocratique du Congo est partenaire naturel et incontournable dans cette lutte, et, à ce titre, elle fera entendre sa voix dans toutes les initiatives visant à la meilleure gestion de l'écosystème, pour un développement durable.
Excellences,
Messieurs
Distingués invités
Chers compatriotes
La troisième raison qui fonde la singularité de ces 49 ans est assez personnelle. C'est, en effet, notre première célébration solennelle, en tant qu'ambassadeur de la République Démocratique du Congo auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand Duché de Luxembourg, de l'Union Européenne et des ACP.
Nous sommes donc conscient de la lourde responsabilité que la République Démocratique du Congo a bien voulu nous confier… Nous mettrons toutes nos forces et toutes nos énergies pour mériter cette confiance si précieuse, et être à la hauteur des enjeux liés à notre fonction.
Nous comptons naturellement sur l'ensemble du personnel de l'ambassade, que nous remercions pour l'accueil chaleureux qui a nous été réservé. Nous aurons besoin de tous les Congolais, de souche et d'adoption, ainsi que de tous les amis du Congo. Notre nomination est, en effet, à la croisée de divers défis qui tiennent non seulement des enjeux de la ré-dynamisation de notre coopération avec la Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg et l'Union européenne, mais aussi de la nécessité de redéfinir un nouveau paradigme de notre pratique diplomatique, dans le droit fil de la philosophie des « Cinq chantiers » pour la reconstruction du Congo.
Les nouvelles lignes philosophiques de notre diplomatie ont été tracées par le Président de la République. Il les a formalisées sous le concept fructueux de « diplomatie de développement ». Soucieux d'un monde plus juste, d'un système d'échanges équitable, le Congo, pays épris de paix, veut développer un système de coopération allant dans le sens de la concorde entre les peuples, pour un partage juste des richesses, pour la sauvegarde de l'environnement face aux nouvelles menaces planétaires.
Cette approche de la coopération permettra aux Etats de mieux faire face à la crise économique actuelle qui nécessite une approche systémique des rapports entre eux. En effet, les Etats n'évoluent plus en vases clos ni de façon autarcique. Aux problèmes globaux, il ne peut y avoir que des solutions globales. Les Etats sont « interreliés », ils sont inextricablement partenaires dans la construction d'un futur commun.
En guise d'illustration, on remarquera que la crise actuelle accable tous les pays, même si les effets ne sont pas uniformes et d'intensité égale. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, les facteurs, à l'origine du ralentissement économique actuel, sont facilement identifiables. La chute des cours des produits exportés fixés sur les marchés internationaux, la baisse de la demande d'exportations par les pays développés, ont entraîné une contraction de l'activité économique, des pertes d'emploi, l'amenuisement des réserves de change, des recettes budgétaires et fiscales.
Il est donc évident que les pays d'Afrique devraient être davantage impliqués dans la recherche des voies de sortie. Notre souhait est que les éventuelles régulations de l'économie internationale réservent plus d'attention pour l'Afrique. Car, c'est ensemble que nous relèverons les défis de la reprise économique à travers le monde. Aussi, la crise actuelle, qui fut précédée d'une crise énergétique et alimentaire, devrait constituer une opportunité pour moins de conditionnalités dans l'octroi de l'aide internationale.
La République Démocratique du Congo en appelle ainsi à la sagesse des décideurs internationaux afin que des initiatives courageuses soient prises en rapport avec l'allégement du fardeau de la dette extérieure, de la lutte contre la pauvreté, la sauvegarde de la paix et de la sécurité, gage d'une démocratie apaisée et un d'un développement harmonieux.
Nous voulons, à travers la « diplomatie de développement », mieux faire entendre la voix et les intérêts du Congo, améliorer notre participation à la conduite des affaires du monde, dans l'intérêt bien compris de toutes les nations au sein de la communauté internationale, notre famille naturelle.
Mesdames, Messieurs, chers compatriotes,
Mais cette « diplomatie de développement » ne serait qu'un vain concept si, déjà, nous Congolais, entre sœurs et frères, n'arrivons pas à créer entre nous un climat minimal de fraternité et de confiance mutuelle.
L'avenir du Congo dépend de tous les Congolais. Vous, frères et sœurs congolais de l'étranger, avec la richesse de vos expériences humaines, de vos parcours professionnels, vous constituez, à coup sûr, un vivier inépuisable de talents et d'opportunités en expertise pour notre pays.
Malgré nos divergences politiques, sachons que nous sommes d'abord Congolais. De ce lien fort, découle un destin commun que nulle polémique ne pourra jamais rompre. Notre responsabilité est de créer, au sein et autour de l'ambassade, un climat propice à la solidarité et à la confiance mutuelle.
Dans cet état d'esprit, nous sommes ouverts à vos suggestions pour qu'ensemble nous puissions cimenter davantage ces liens et assumer ensemble la défense des intérêts vitaux de la République Démocratique du Congo, notre chère patrie.
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Puissions-nous joindre nos efforts pour l'avènement d'un monde meilleur, d'une Afrique prospère et d'un Congo en paix et procureur de paix.
Vive le 30 Juin,
Vive la République Démocratique du Congo,
Puisse Dieu bénir le Congo.
Nous vous remercions !
|
|
|
| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
Envoyer un mail à l'auteur | |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
| Articles précédents | | L’Assemblée Plénière extraordinaire, LA DEMARCHE DE MONSENGWO DECRIEE PAR CERTAINS EVEQUES | | Marche pro-Kabila à Paris le 22 octobre | | Après l’éviction de François Muamba, LE MLC AU BORD DE L’IMPLOSION | | LA BELGIQUE AVOUE LE SUCCÈS DE JOSEPH KABILA | | HONORE NGBANDA UN FIN MENTEUR, VAMPIRE INSATIABLE | | Jean-Pierre Bemba devant les juges de la CPI Ce lundi 22 nov | | Makolo, un des lieutenants de Ngbanda, démissionne de l'APARECO | | Joseph Kabila à Kananga | | La Roi Albert II ira en RDC | | Kigali secouée de nouveau par des attaques à la grenade | | Réaction de Chrysostome à Rolain Mena | | Les FDLR doivent réapprendre à vivre au Rwanda | | Commémoration de la mort de M’Zee LD Kabila - Photo Gallerie | | LES ORDONNANCES DU CHEF DE L'ETAT JOSEPH KABILA DU 2 JANVIER 2010 | | LA LETTRE DE PAPY TAMBA A ROLAIN MENA DE L'APARECO | | En s’en faisant le « porte-voix » Dongo signe le "suicide" d'Honoré Ngbanda | | L'APARECO, LES FDLR ET DONGO | | Dongo: un piège pour les leaders de l'Equateur | | RDC : L' ex-milice du MLC impliquée dans les violences en Equateur | | Ngbanda qualifie les Kinois de « déchets » vivant dans Kin-la-poubelle ! | | La sortie de Magazine YAMBI par L'Ambassade RDC En Belgique | | Et si Trefon se trouvait être ce scorpion de la réforme en RDC | | Au-delà de la re-visitation du Protocole d’Accord Amp-Palu La révision de la Constitution devient impérative ! | | Tolérance zéro aux Affaires foncières : arrestation de dix agents impliqués dans la spoliation des immeubles de l’Etat | | Le Raïs apprécie l'exécution des travaux sur le troncon Kinshasa - Kenge | | Des Sud-coréens à Kinshasa pour la construction du port en eaux profondes à Banana | | Ali Bongo en quête des conseils auprès de Joseph Kabila | | Pressions combinées Ong des droits de l’Homme et Médias: Le combat de Lambert Mende concerne la Nation | | Vérité dure mais bonne à dire:Ngbanda et Cie pour beaucoup dans les malheurs du « Clan Bemba » ! | | Fin de règne de l'impunité: Joseph Kabila nettoie les écuries de la Magistrature | | L'Ambassadeur Henri Mova reçu par le roi Albert II | | L'Ambassadeur Henri Mova reçu par le roi Albert II | | Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles | | Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles | | Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles | | Le Président Kabila renforce les capacités des gouvernants | | Sauf Imprévu : Clôture ce soir de la 1ère Conférence des Gouverneurs de Province | | Jean Pierre Bemba, adieu ou revoir ? | | Le Président Kabila inaugure la Conférence des Gouverneurs de province | | Bemba en appel, Patassé menacé ! | | Les activités du Ministre AlexisThambwe Mwamba | | LETTRE DE MONSIEUR TAMBA KUMA A M. ROLAIN MENA | | John Numbi, le bras armé de Kabila | | Qui de Kabila et de Kamerhe a fait qui ? | | 7 fautes politiques de Vital Kamerhe | | De Joseph Kasa-Vubu à Joseph Kabila, Pourquoi les Congolais s’acharnent-ils sur leurs Présidents? | | Accueil chalereux du RAISI à Benie | | Opérations militaires combinées RDC-Rwanda-Ouganda : Ba Ki-moon conforte la position de Kabila | | Le président Joseph Kabila très prochainement à Goma | | Joseph kabila a raison : les troupes rwandaises quittent la Rdc | | Opération militaire conjointe Fardc/Dfr : Et si Kabila avait raison ? |
Liste des articles | |
|