| mardi 30 juin 2009, a 23:53 |
| Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles |
49 ans de l'indépendance
de la République Démocratique du Congo
Discours de Son Excellence,
Monsieur l'Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bruxelles, Henri MOVA Sakanyi,
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de République Démocratique du Congo, près le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays Bas, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Union européenne et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Permettez-nous, en ce jour de célébration de l'anniversaire de l'indépendance de notre pays, la République Démocratique du Congo, de commencer par vous souhaiter la bienvenue dans ce cadre que nous espérons convivial, pour fêter cet événement de grande portée historique.
Cette nouvelle célébration de l'indépendance de notre pays risquait, cependant, comme tant d'autres célébrations dans le passé, d'être emportée dans le long fleuve monotone de solennités inhérentes à ces festivités, si divers signes de singularité ne venaient planer sur ces 49 ans…
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans de notre indépendance se caractérisent par diverses singularités que nous voudrions épingler comme des niches d'opportunités pleines de symboles, à la fois politique, historique et même personnelle….
« Politique » car à la faveur d'un nouveau déploiement diplomatique, la République Démocratique du Congo a décidé de concentrer sur Bruxelles ses représentations auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays Bas, du Grand-Duché de Luxembourg, de l'Union européenne et des ACP.
« Politique », parce que nous célébrons cet anniversaire au lendemain des élections européennes riches en leçons. Les résultats de ces élections s'imposent d'une manière nette comme une interpellation de notre conscience quant à notre responsabilité collective devant les menaces qui pèsent sur la planète.
Ces résultats soulignent donc la nécessité de l'intensification des efforts de chaque nation dans la mise en œuvre d'une gestion globale plus responsable de notre planète. Ils démontrent que également le dynamisme de la démocratie au sein de l'Union Européenne, ainsi que le caractère irréversible de l'intégration européenne.
En évoquant les dernières élections européennes, comment ne pas épingler la participation significative des ressortissants européens d'origine congolaise, surtout en Belgique ? Ce phénomène, que nous espérons croissant et durable, a été salué en Afrique comme une belle démonstration de démocratie et d'intégration.
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans interviennent au lendemain de la redynamisation de nos relations avec le Royaume de Belgique, après des moments délicats inhérents à toute relation impliquant deux Etats souverains.
C'est le lieu et le moment de saluer la lucidité et le courage de deux gouvernements, belge et congolais, qui, après une analyse de la situation, ont signé une Déclaration Commune afin de donner un nouvel élan à notre coopération bilatérale qui tient, chacun de nous ici le sait, d'une histoire riche et longue.
Nous saluons ce courage politique, qui a permis, in fine, d'instaurer un cadre propice à un dialogue permanent, franc, ouvert, constructif, et respectueux des institutions démocratiques et légitimes du Royaume de Belgique et de la République Démocratique du Congo.
Pour nous, nulle ombre d'un doute : la Belgique demeure un partenaire de premier plan pour la République Démocratique du Congo. Que ces 49 ans soient donc l'occasion de chanter l'amitié belgo-congolaise !
C'est aussi l'occasion de rappeler l'excellence de nos rapports avec le Royaume des Pays Bas. Il y a lieu de saluer l'évolution heureuse de notre coopération qui place le Royaume des Pays Bas dans le peloton de tête de notre partenariat au développement. Quant au Grand-Duché de Luxembourg, qu'il nous soit permis d'honorer la qualité de nos échanges et la sérénité qui caractérise nos relations diplomatiques.
De la même façon, nous nous tournons vers nos partenaires des ACP, avec lesquels nous partageons un défi majeur : comment sortir de la crise dans un contexte de mondialisation accrue ? Nous souhaitons vivement voir nos Etats cheminer vers une intégration économique, tout en évitant ses effets néfastes.
Mais, au delà de ces excellents rapports officiels avec nos partenaires européens, nous voulons, avec force, saluer de nombreuses initiatives menées, sur le terrain, par des Organisations Non Gouvernementales, dans divers secteurs. Il en est de même des structures qui brassent les intelligences belges et congolaises, évoluant en parallèle avec la diplomatie formelle, à l'instar des « amitiés belgo-congolaises ».
Toutes ces actions permettent de jeter des passerelles vers la mise en œuvre et la conduite des projets communs, dans des domaines aussi variés que la santé, le soutien aux petites et moyennes entreprises, le jumelage des villes, les rencontres culturelles et sportives, la coopération universitaire, etc.
Mesdames, Messieurs, distingués invités,
Parmi d'autres raisons qui fondent la singularité de ces 49 ans, il nous faudrait épingler une dimension historique. Ces 49 ans font penser naturellement à une célébration à forte signification historique : les 50 ans, qui pointent déjà à l'horizon…. Oui, aujourd'hui annonce déjà demain…. Nous voulons dire que ces 49 ans ouvrent la porte au Cinquantenaire de notre indépendance, que nous célébrerons l'année prochaine, année que nous souhaitons être l'année du Congo en Belgique.
C'est l'occasion pour nous de noter que nous sommes, en ce moment même, en pleine phase de réflexion d'un vaste programme d'animation culturelle original qui va se concrétiser par le projet d'érection d'un périmètre d'échanges. Ce programme permettra de mettre en exergue les richesses incommensurables de notre diversité culturelle.
Le Cinquantenaire sera évidemment une occasion de méditation, sur notre pays, sur nous-mêmes, sur notre destin collectif. Méditation, mais aussi un exercice d'autocritique, sans complaisance. Loin de nous lamenter, il nous faudra affronter la réalité avec pragmatisme.
Distingués invités,
Aujourd'hui, après des décennies d'une crise multiforme profonde, notre pays se relève peu à peu. Il est certain que la République Démocratique du Congo va mieux. Cela est une évidence, à la lumière des paramètres et indicateurs objectifs.
En effet, après les défis de la réconciliation nationale, de la démocratisation de la vie politique, de la consolidation de la paix avec notamment l'aide de nos partenaires, le gouvernement congolais s'est lancé dans un vaste programme de reconstruction sur l'ensemble du territoire national à travers la vision du Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange formalisée sous le concept « Cinq Chantiers », qui visent, comme on le sait, la réhabilitation des infrastructures de base, principalement les voies de communication ; l'éducation ; la santé ; l'eau et l'électricité ; l'emploi.
Des routes de disserte agricole sont en train d'être réhabilitées, à travers le pays. Les grandes artères de principales villes du pays sont en train d'être reconstruites, et des travaux sont amorcés dans plusieurs secteurs de la vie nationale.
Il faut relever également les avancées enregistrées dans l'amélioration de nos rapports avec nos voisins, à la suite de l'enclenchement de la procédure d'échange d'ambassadeurs, avec le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda.
Des efforts de bonne gouvernance sont probants, avec notamment la mise sur pied par le gouvernement d'une commission « mains propres ». Et plus largement, la lutte contre l'impunité a pris son envol. En guise d'exemple, dans le domaine des violences faites aux femmes, une nouvelle législation a permis à la justice congolaise de mettre hors d'état de nuire plusieurs justiciables, civils et militaires. Dans ce domaine, il est clair que beaucoup reste à faire.
Le processus électoral va bientôt atteindre la base de la pyramide institutionnelle avec les prochaines élections municipales et locales. D'ores et déjà, la mise à jour du fichier électoral a commencé sous la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante, gage de crédibilité des résultats issus des urnes.
On peut également souligner l'assainissement du cadre macro-économique et la création des conditions favorables aux investissements. Quelques statistiques corroborent la reprise. La croissance économique a été, en moyenne, supérieure à 6 %, au cours de six dernières années. Les investissements, quant à eux, ont augmenté de plus de 186 %, de 2000 à 2008. Ceci prouve à suffisance qu'il y a eu une amélioration du climat des affaires. Les réformes structurelles et institutionnelles sont engagées dans tous les secteurs depuis quelques années. Nous voulons rendre ici un hommage mérité à nos partenaires et pays amis qui continuent de croire en notre pays en nous accompagnant dans ce processus.
La République Démocratique du Congo demeure un vaste réservoir des ressources écologiques et un vivier de plusieurs espèces sylvicoles, animales et halieutiques, biotopes des espèces rares dont certaines sont menacées de disparition. A ce titre, notre pays est sensible aux nouveaux enjeux planétaires liés au réchauffement climatique, à la désertification, à la défense de la bio-diversité, les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo entend ainsi mettre à profit les activités pérennes respectueuses de l'environnement et participer à la promotion d'une économie verte avec l'exploitation du site d'Inga III et, plus tard, du Grand Inga. Avec une capacité énergétique de 40 000 Mega Watts, le Grand Inga pourra fournir de l'énergie verte à toute l`Afrique.
Pour toutes ces raisons, la République Démocratique du Congo est partenaire naturel et incontournable dans cette lutte, et, à ce titre, elle fera entendre sa voix dans toutes les initiatives visant à la meilleure gestion de l'écosystème, pour un développement durable.
Excellences,
Messieurs
Distingués invités
Chers compatriotes
La troisième raison qui fonde la singularité de ces 49 ans est assez personnelle. C'est, en effet, notre première célébration solennelle, en tant qu'ambassadeur de la République Démocratique du Congo auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand Duché de Luxembourg, de l'Union Européenne et des ACP.
Nous sommes donc conscient de la lourde responsabilité que la République Démocratique du Congo a bien voulu nous confier… Nous mettrons toutes nos forces et toutes nos énergies pour mériter cette confiance si précieuse, et être à la hauteur des enjeux liés à notre fonction.
Nous comptons naturellement sur l'ensemble du personnel de l'ambassade, que nous remercions pour l'accueil chaleureux qui a nous été réservé. Nous aurons besoin de tous les Congolais, de souche et d'adoption, ainsi que de tous les amis du Congo. Notre nomination est, en effet, à la croisée de divers défis qui tiennent non seulement des enjeux de la ré-dynamisation de notre coopération avec la Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg et l'Union européenne, mais aussi de la nécessité de redéfinir un nouveau paradigme de notre pratique diplomatique, dans le droit fil de la philosophie des « Cinq chantiers » pour la reconstruction du Congo.
Les nouvelles lignes philosophiques de notre diplomatie ont été tracées par le Président de la République. Il les a formalisées sous le concept fructueux de « diplomatie de développement ». Soucieux d'un monde plus juste, d'un système d'échanges équitable, le Congo, pays épris de paix, veut développer un système de coopération allant dans le sens de la concorde entre les peuples, pour un partage juste des richesses, pour la sauvegarde de l'environnement face aux nouvelles menaces planétaires.
Cette approche de la coopération permettra aux Etats de mieux faire face à la crise économique actuelle qui nécessite une approche systémique des rapports entre eux. En effet, les Etats n'évoluent plus en vases clos ni de façon autarcique. Aux problèmes globaux, il ne peut y avoir que des solutions globales. Les Etats sont « interreliés », ils sont inextricablement partenaires dans la construction d'un futur commun.
En guise d'illustration, on remarquera que la crise actuelle accable tous les pays, même si les effets ne sont pas uniformes et d'intensité égale. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, les facteurs, à l'origine du ralentissement économique actuel, sont facilement identifiables. La chute des cours des produits exportés fixés sur les marchés internationaux, la baisse de la demande d'exportations par les pays développés, ont entraîné une contraction de l'activité économique, des pertes d'emploi, l'amenuisement des réserves de change, des recettes budgétaires et fiscales.
Il est donc évident que les pays d'Afrique devraient être davantage impliqués dans la recherche des voies de sortie. Notre souhait est que les éventuelles régulations de l'économie internationale réservent plus d'attention pour l'Afrique. Car, c'est ensemble que nous relèverons les défis de la reprise économique à travers le monde. Aussi, la crise actuelle, qui fut précédée d'une crise énergétique et alimentaire, devrait constituer une opportunité pour moins de conditionnalités dans l'octroi de l'aide internationale.
La République Démocratique du Congo en appelle ainsi à la sagesse des décideurs internationaux afin que des initiatives courageuses soient prises en rapport avec l'allégement du fardeau de la dette extérieure, de la lutte contre la pauvreté, la sauvegarde de la paix et de la sécurité, gage d'une démocratie apaisée et un d'un développement harmonieux.
Nous voulons, à travers la « diplomatie de développement », mieux faire entendre la voix et les intérêts du Congo, améliorer notre participation à la conduite des affaires du monde, dans l'intérêt bien compris de toutes les nations au sein de la communauté internationale, notre famille naturelle.
Mesdames, Messieurs, chers compatriotes,
Mais cette « diplomatie de développement » ne serait qu'un vain concept si, déjà, nous Congolais, entre sœurs et frères, n'arrivons pas à créer entre nous un climat minimal de fraternité et de confiance mutuelle.
L'avenir du Congo dépend de tous les Congolais. Vous, frères et sœurs congolais de l'étranger, avec la richesse de vos expériences humaines, de vos parcours professionnels, vous constituez, à coup sûr, un vivier inépuisable de talents et d'opportunités en expertise pour notre pays.
Malgré nos divergences politiques, sachons que nous sommes d'abord Congolais. De ce lien fort, découle un destin commun que nulle polémique ne pourra jamais rompre. Notre responsabilité est de créer, au sein et autour de l'ambassade, un climat propice à la solidarité et à la confiance mutuelle.
Dans cet état d'esprit, nous sommes ouverts à vos suggestions pour qu'ensemble nous puissions cimenter davantage ces liens et assumer ensemble la défense des intérêts vitaux de la République Démocratique du Congo, notre chère patrie.
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Puissions-nous joindre nos efforts pour l'avènement d'un monde meilleur, d'une Afrique prospère et d'un Congo en paix et procureur de paix.
Vive le 30 Juin,
Vive la République Démocratique du Congo,
Puisse Dieu bénir le Congo.
Nous vous remercions !
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| mardi 30 juin 2009, a 23:53 |
| Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles |
49 ans de l'indépendance
de la République Démocratique du Congo
Discours de Son Excellence,
Monsieur l'Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bruxelles, Henri MOVA Sakanyi,
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de République Démocratique du Congo, près le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays Bas, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Union européenne et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Permettez-nous, en ce jour de célébration de l'anniversaire de l'indépendance de notre pays, la République Démocratique du Congo, de commencer par vous souhaiter la bienvenue dans ce cadre que nous espérons convivial, pour fêter cet événement de grande portée historique.
Cette nouvelle célébration de l'indépendance de notre pays risquait, cependant, comme tant d'autres célébrations dans le passé, d'être emportée dans le long fleuve monotone de solennités inhérentes à ces festivités, si divers signes de singularité ne venaient planer sur ces 49 ans…
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans de notre indépendance se caractérisent par diverses singularités que nous voudrions épingler comme des niches d'opportunités pleines de symboles, à la fois politique, historique et même personnelle….
« Politique » car à la faveur d'un nouveau déploiement diplomatique, la République Démocratique du Congo a décidé de concentrer sur Bruxelles ses représentations auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays Bas, du Grand-Duché de Luxembourg, de l'Union européenne et des ACP.
« Politique », parce que nous célébrons cet anniversaire au lendemain des élections européennes riches en leçons. Les résultats de ces élections s'imposent d'une manière nette comme une interpellation de notre conscience quant à notre responsabilité collective devant les menaces qui pèsent sur la planète.
Ces résultats soulignent donc la nécessité de l'intensification des efforts de chaque nation dans la mise en œuvre d'une gestion globale plus responsable de notre planète. Ils démontrent que également le dynamisme de la démocratie au sein de l'Union Européenne, ainsi que le caractère irréversible de l'intégration européenne.
En évoquant les dernières élections européennes, comment ne pas épingler la participation significative des ressortissants européens d'origine congolaise, surtout en Belgique ? Ce phénomène, que nous espérons croissant et durable, a été salué en Afrique comme une belle démonstration de démocratie et d'intégration.
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans interviennent au lendemain de la redynamisation de nos relations avec le Royaume de Belgique, après des moments délicats inhérents à toute relation impliquant deux Etats souverains.
C'est le lieu et le moment de saluer la lucidité et le courage de deux gouvernements, belge et congolais, qui, après une analyse de la situation, ont signé une Déclaration Commune afin de donner un nouvel élan à notre coopération bilatérale qui tient, chacun de nous ici le sait, d'une histoire riche et longue.
Nous saluons ce courage politique, qui a permis, in fine, d'instaurer un cadre propice à un dialogue permanent, franc, ouvert, constructif, et respectueux des institutions démocratiques et légitimes du Royaume de Belgique et de la République Démocratique du Congo.
Pour nous, nulle ombre d'un doute : la Belgique demeure un partenaire de premier plan pour la République Démocratique du Congo. Que ces 49 ans soient donc l'occasion de chanter l'amitié belgo-congolaise !
C'est aussi l'occasion de rappeler l'excellence de nos rapports avec le Royaume des Pays Bas. Il y a lieu de saluer l'évolution heureuse de notre coopération qui place le Royaume des Pays Bas dans le peloton de tête de notre partenariat au développement. Quant au Grand-Duché de Luxembourg, qu'il nous soit permis d'honorer la qualité de nos échanges et la sérénité qui caractérise nos relations diplomatiques.
De la même façon, nous nous tournons vers nos partenaires des ACP, avec lesquels nous partageons un défi majeur : comment sortir de la crise dans un contexte de mondialisation accrue ? Nous souhaitons vivement voir nos Etats cheminer vers une intégration économique, tout en évitant ses effets néfastes.
Mais, au delà de ces excellents rapports officiels avec nos partenaires européens, nous voulons, avec force, saluer de nombreuses initiatives menées, sur le terrain, par des Organisations Non Gouvernementales, dans divers secteurs. Il en est de même des structures qui brassent les intelligences belges et congolaises, évoluant en parallèle avec la diplomatie formelle, à l'instar des « amitiés belgo-congolaises ».
Toutes ces actions permettent de jeter des passerelles vers la mise en œuvre et la conduite des projets communs, dans des domaines aussi variés que la santé, le soutien aux petites et moyennes entreprises, le jumelage des villes, les rencontres culturelles et sportives, la coopération universitaire, etc.
Mesdames, Messieurs, distingués invités,
Parmi d'autres raisons qui fondent la singularité de ces 49 ans, il nous faudrait épingler une dimension historique. Ces 49 ans font penser naturellement à une célébration à forte signification historique : les 50 ans, qui pointent déjà à l'horizon…. Oui, aujourd'hui annonce déjà demain…. Nous voulons dire que ces 49 ans ouvrent la porte au Cinquantenaire de notre indépendance, que nous célébrerons l'année prochaine, année que nous souhaitons être l'année du Congo en Belgique.
C'est l'occasion pour nous de noter que nous sommes, en ce moment même, en pleine phase de réflexion d'un vaste programme d'animation culturelle original qui va se concrétiser par le projet d'érection d'un périmètre d'échanges. Ce programme permettra de mettre en exergue les richesses incommensurables de notre diversité culturelle.
Le Cinquantenaire sera évidemment une occasion de méditation, sur notre pays, sur nous-mêmes, sur notre destin collectif. Méditation, mais aussi un exercice d'autocritique, sans complaisance. Loin de nous lamenter, il nous faudra affronter la réalité avec pragmatisme.
Distingués invités,
Aujourd'hui, après des décennies d'une crise multiforme profonde, notre pays se relève peu à peu. Il est certain que la République Démocratique du Congo va mieux. Cela est une évidence, à la lumière des paramètres et indicateurs objectifs.
En effet, après les défis de la réconciliation nationale, de la démocratisation de la vie politique, de la consolidation de la paix avec notamment l'aide de nos partenaires, le gouvernement congolais s'est lancé dans un vaste programme de reconstruction sur l'ensemble du territoire national à travers la vision du Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange formalisée sous le concept « Cinq Chantiers », qui visent, comme on le sait, la réhabilitation des infrastructures de base, principalement les voies de communication ; l'éducation ; la santé ; l'eau et l'électricité ; l'emploi.
Des routes de disserte agricole sont en train d'être réhabilitées, à travers le pays. Les grandes artères de principales villes du pays sont en train d'être reconstruites, et des travaux sont amorcés dans plusieurs secteurs de la vie nationale.
Il faut relever également les avancées enregistrées dans l'amélioration de nos rapports avec nos voisins, à la suite de l'enclenchement de la procédure d'échange d'ambassadeurs, avec le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda.
Des efforts de bonne gouvernance sont probants, avec notamment la mise sur pied par le gouvernement d'une commission « mains propres ». Et plus largement, la lutte contre l'impunité a pris son envol. En guise d'exemple, dans le domaine des violences faites aux femmes, une nouvelle législation a permis à la justice congolaise de mettre hors d'état de nuire plusieurs justiciables, civils et militaires. Dans ce domaine, il est clair que beaucoup reste à faire.
Le processus électoral va bientôt atteindre la base de la pyramide institutionnelle avec les prochaines élections municipales et locales. D'ores et déjà, la mise à jour du fichier électoral a commencé sous la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante, gage de crédibilité des résultats issus des urnes.
On peut également souligner l'assainissement du cadre macro-économique et la création des conditions favorables aux investissements. Quelques statistiques corroborent la reprise. La croissance économique a été, en moyenne, supérieure à 6 %, au cours de six dernières années. Les investissements, quant à eux, ont augmenté de plus de 186 %, de 2000 à 2008. Ceci prouve à suffisance qu'il y a eu une amélioration du climat des affaires. Les réformes structurelles et institutionnelles sont engagées dans tous les secteurs depuis quelques années. Nous voulons rendre ici un hommage mérité à nos partenaires et pays amis qui continuent de croire en notre pays en nous accompagnant dans ce processus.
La République Démocratique du Congo demeure un vaste réservoir des ressources écologiques et un vivier de plusieurs espèces sylvicoles, animales et halieutiques, biotopes des espèces rares dont certaines sont menacées de disparition. A ce titre, notre pays est sensible aux nouveaux enjeux planétaires liés au réchauffement climatique, à la désertification, à la défense de la bio-diversité, les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo entend ainsi mettre à profit les activités pérennes respectueuses de l'environnement et participer à la promotion d'une économie verte avec l'exploitation du site d'Inga III et, plus tard, du Grand Inga. Avec une capacité énergétique de 40 000 Mega Watts, le Grand Inga pourra fournir de l'énergie verte à toute l`Afrique.
Pour toutes ces raisons, la République Démocratique du Congo est partenaire naturel et incontournable dans cette lutte, et, à ce titre, elle fera entendre sa voix dans toutes les initiatives visant à la meilleure gestion de l'écosystème, pour un développement durable.
Excellences,
Messieurs
Distingués invités
Chers compatriotes
La troisième raison qui fonde la singularité de ces 49 ans est assez personnelle. C'est, en effet, notre première célébration solennelle, en tant qu'ambassadeur de la République Démocratique du Congo auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand Duché de Luxembourg, de l'Union Européenne et des ACP.
Nous sommes donc conscient de la lourde responsabilité que la République Démocratique du Congo a bien voulu nous confier… Nous mettrons toutes nos forces et toutes nos énergies pour mériter cette confiance si précieuse, et être à la hauteur des enjeux liés à notre fonction.
Nous comptons naturellement sur l'ensemble du personnel de l'ambassade, que nous remercions pour l'accueil chaleureux qui a nous été réservé. Nous aurons besoin de tous les Congolais, de souche et d'adoption, ainsi que de tous les amis du Congo. Notre nomination est, en effet, à la croisée de divers défis qui tiennent non seulement des enjeux de la ré-dynamisation de notre coopération avec la Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg et l'Union européenne, mais aussi de la nécessité de redéfinir un nouveau paradigme de notre pratique diplomatique, dans le droit fil de la philosophie des « Cinq chantiers » pour la reconstruction du Congo.
Les nouvelles lignes philosophiques de notre diplomatie ont été tracées par le Président de la République. Il les a formalisées sous le concept fructueux de « diplomatie de développement ». Soucieux d'un monde plus juste, d'un système d'échanges équitable, le Congo, pays épris de paix, veut développer un système de coopération allant dans le sens de la concorde entre les peuples, pour un partage juste des richesses, pour la sauvegarde de l'environnement face aux nouvelles menaces planétaires.
Cette approche de la coopération permettra aux Etats de mieux faire face à la crise économique actuelle qui nécessite une approche systémique des rapports entre eux. En effet, les Etats n'évoluent plus en vases clos ni de façon autarcique. Aux problèmes globaux, il ne peut y avoir que des solutions globales. Les Etats sont « interreliés », ils sont inextricablement partenaires dans la construction d'un futur commun.
En guise d'illustration, on remarquera que la crise actuelle accable tous les pays, même si les effets ne sont pas uniformes et d'intensité égale. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, les facteurs, à l'origine du ralentissement économique actuel, sont facilement identifiables. La chute des cours des produits exportés fixés sur les marchés internationaux, la baisse de la demande d'exportations par les pays développés, ont entraîné une contraction de l'activité économique, des pertes d'emploi, l'amenuisement des réserves de change, des recettes budgétaires et fiscales.
Il est donc évident que les pays d'Afrique devraient être davantage impliqués dans la recherche des voies de sortie. Notre souhait est que les éventuelles régulations de l'économie internationale réservent plus d'attention pour l'Afrique. Car, c'est ensemble que nous relèverons les défis de la reprise économique à travers le monde. Aussi, la crise actuelle, qui fut précédée d'une crise énergétique et alimentaire, devrait constituer une opportunité pour moins de conditionnalités dans l'octroi de l'aide internationale.
La République Démocratique du Congo en appelle ainsi à la sagesse des décideurs internationaux afin que des initiatives courageuses soient prises en rapport avec l'allégement du fardeau de la dette extérieure, de la lutte contre la pauvreté, la sauvegarde de la paix et de la sécurité, gage d'une démocratie apaisée et un d'un développement harmonieux.
Nous voulons, à travers la « diplomatie de développement », mieux faire entendre la voix et les intérêts du Congo, améliorer notre participation à la conduite des affaires du monde, dans l'intérêt bien compris de toutes les nations au sein de la communauté internationale, notre famille naturelle.
Mesdames, Messieurs, chers compatriotes,
Mais cette « diplomatie de développement » ne serait qu'un vain concept si, déjà, nous Congolais, entre sœurs et frères, n'arrivons pas à créer entre nous un climat minimal de fraternité et de confiance mutuelle.
L'avenir du Congo dépend de tous les Congolais. Vous, frères et sœurs congolais de l'étranger, avec la richesse de vos expériences humaines, de vos parcours professionnels, vous constituez, à coup sûr, un vivier inépuisable de talents et d'opportunités en expertise pour notre pays.
Malgré nos divergences politiques, sachons que nous sommes d'abord Congolais. De ce lien fort, découle un destin commun que nulle polémique ne pourra jamais rompre. Notre responsabilité est de créer, au sein et autour de l'ambassade, un climat propice à la solidarité et à la confiance mutuelle.
Dans cet état d'esprit, nous sommes ouverts à vos suggestions pour qu'ensemble nous puissions cimenter davantage ces liens et assumer ensemble la défense des intérêts vitaux de la République Démocratique du Congo, notre chère patrie.
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Puissions-nous joindre nos efforts pour l'avènement d'un monde meilleur, d'une Afrique prospère et d'un Congo en paix et procureur de paix.
Vive le 30 Juin,
Vive la République Démocratique du Congo,
Puisse Dieu bénir le Congo.
Nous vous remercions !
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| Discours de l'Ambassadeur Mova (le 30 juin 2009 à Bruxelles |
49 ans de l'indépendance
de la République Démocratique du Congo
Discours de Son Excellence,
Monsieur l'Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bruxelles, Henri MOVA Sakanyi,
Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de République Démocratique du Congo, près le Royaume de Belgique, le Royaume des Pays Bas, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Union européenne et le Groupe des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Permettez-nous, en ce jour de célébration de l'anniversaire de l'indépendance de notre pays, la République Démocratique du Congo, de commencer par vous souhaiter la bienvenue dans ce cadre que nous espérons convivial, pour fêter cet événement de grande portée historique.
Cette nouvelle célébration de l'indépendance de notre pays risquait, cependant, comme tant d'autres célébrations dans le passé, d'être emportée dans le long fleuve monotone de solennités inhérentes à ces festivités, si divers signes de singularité ne venaient planer sur ces 49 ans…
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans de notre indépendance se caractérisent par diverses singularités que nous voudrions épingler comme des niches d'opportunités pleines de symboles, à la fois politique, historique et même personnelle….
« Politique » car à la faveur d'un nouveau déploiement diplomatique, la République Démocratique du Congo a décidé de concentrer sur Bruxelles ses représentations auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays Bas, du Grand-Duché de Luxembourg, de l'Union européenne et des ACP.
« Politique », parce que nous célébrons cet anniversaire au lendemain des élections européennes riches en leçons. Les résultats de ces élections s'imposent d'une manière nette comme une interpellation de notre conscience quant à notre responsabilité collective devant les menaces qui pèsent sur la planète.
Ces résultats soulignent donc la nécessité de l'intensification des efforts de chaque nation dans la mise en œuvre d'une gestion globale plus responsable de notre planète. Ils démontrent que également le dynamisme de la démocratie au sein de l'Union Européenne, ainsi que le caractère irréversible de l'intégration européenne.
En évoquant les dernières élections européennes, comment ne pas épingler la participation significative des ressortissants européens d'origine congolaise, surtout en Belgique ? Ce phénomène, que nous espérons croissant et durable, a été salué en Afrique comme une belle démonstration de démocratie et d'intégration.
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,
Ces 49 ans interviennent au lendemain de la redynamisation de nos relations avec le Royaume de Belgique, après des moments délicats inhérents à toute relation impliquant deux Etats souverains.
C'est le lieu et le moment de saluer la lucidité et le courage de deux gouvernements, belge et congolais, qui, après une analyse de la situation, ont signé une Déclaration Commune afin de donner un nouvel élan à notre coopération bilatérale qui tient, chacun de nous ici le sait, d'une histoire riche et longue.
Nous saluons ce courage politique, qui a permis, in fine, d'instaurer un cadre propice à un dialogue permanent, franc, ouvert, constructif, et respectueux des institutions démocratiques et légitimes du Royaume de Belgique et de la République Démocratique du Congo.
Pour nous, nulle ombre d'un doute : la Belgique demeure un partenaire de premier plan pour la République Démocratique du Congo. Que ces 49 ans soient donc l'occasion de chanter l'amitié belgo-congolaise !
C'est aussi l'occasion de rappeler l'excellence de nos rapports avec le Royaume des Pays Bas. Il y a lieu de saluer l'évolution heureuse de notre coopération qui place le Royaume des Pays Bas dans le peloton de tête de notre partenariat au développement. Quant au Grand-Duché de Luxembourg, qu'il nous soit permis d'honorer la qualité de nos échanges et la sérénité qui caractérise nos relations diplomatiques.
De la même façon, nous nous tournons vers nos partenaires des ACP, avec lesquels nous partageons un défi majeur : comment sortir de la crise dans un contexte de mondialisation accrue ? Nous souhaitons vivement voir nos Etats cheminer vers une intégration économique, tout en évitant ses effets néfastes.
Mais, au delà de ces excellents rapports officiels avec nos partenaires européens, nous voulons, avec force, saluer de nombreuses initiatives menées, sur le terrain, par des Organisations Non Gouvernementales, dans divers secteurs. Il en est de même des structures qui brassent les intelligences belges et congolaises, évoluant en parallèle avec la diplomatie formelle, à l'instar des « amitiés belgo-congolaises ».
Toutes ces actions permettent de jeter des passerelles vers la mise en œuvre et la conduite des projets communs, dans des domaines aussi variés que la santé, le soutien aux petites et moyennes entreprises, le jumelage des villes, les rencontres culturelles et sportives, la coopération universitaire, etc.
Mesdames, Messieurs, distingués invités,
Parmi d'autres raisons qui fondent la singularité de ces 49 ans, il nous faudrait épingler une dimension historique. Ces 49 ans font penser naturellement à une célébration à forte signification historique : les 50 ans, qui pointent déjà à l'horizon…. Oui, aujourd'hui annonce déjà demain…. Nous voulons dire que ces 49 ans ouvrent la porte au Cinquantenaire de notre indépendance, que nous célébrerons l'année prochaine, année que nous souhaitons être l'année du Congo en Belgique.
C'est l'occasion pour nous de noter que nous sommes, en ce moment même, en pleine phase de réflexion d'un vaste programme d'animation culturelle original qui va se concrétiser par le projet d'érection d'un périmètre d'échanges. Ce programme permettra de mettre en exergue les richesses incommensurables de notre diversité culturelle.
Le Cinquantenaire sera évidemment une occasion de méditation, sur notre pays, sur nous-mêmes, sur notre destin collectif. Méditation, mais aussi un exercice d'autocritique, sans complaisance. Loin de nous lamenter, il nous faudra affronter la réalité avec pragmatisme.
Distingués invités,
Aujourd'hui, après des décennies d'une crise multiforme profonde, notre pays se relève peu à peu. Il est certain que la République Démocratique du Congo va mieux. Cela est une évidence, à la lumière des paramètres et indicateurs objectifs.
En effet, après les défis de la réconciliation nationale, de la démocratisation de la vie politique, de la consolidation de la paix avec notamment l'aide de nos partenaires, le gouvernement congolais s'est lancé dans un vaste programme de reconstruction sur l'ensemble du territoire national à travers la vision du Chef de l'Etat Joseph Kabila Kabange formalisée sous le concept « Cinq Chantiers », qui visent, comme on le sait, la réhabilitation des infrastructures de base, principalement les voies de communication ; l'éducation ; la santé ; l'eau et l'électricité ; l'emploi.
Des routes de disserte agricole sont en train d'être réhabilitées, à travers le pays. Les grandes artères de principales villes du pays sont en train d'être reconstruites, et des travaux sont amorcés dans plusieurs secteurs de la vie nationale.
Il faut relever également les avancées enregistrées dans l'amélioration de nos rapports avec nos voisins, à la suite de l'enclenchement de la procédure d'échange d'ambassadeurs, avec le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda.
Des efforts de bonne gouvernance sont probants, avec notamment la mise sur pied par le gouvernement d'une commission « mains propres ». Et plus largement, la lutte contre l'impunité a pris son envol. En guise d'exemple, dans le domaine des violences faites aux femmes, une nouvelle législation a permis à la justice congolaise de mettre hors d'état de nuire plusieurs justiciables, civils et militaires. Dans ce domaine, il est clair que beaucoup reste à faire.
Le processus électoral va bientôt atteindre la base de la pyramide institutionnelle avec les prochaines élections municipales et locales. D'ores et déjà, la mise à jour du fichier électoral a commencé sous la responsabilité de la Commission Electorale Indépendante, gage de crédibilité des résultats issus des urnes.
On peut également souligner l'assainissement du cadre macro-économique et la création des conditions favorables aux investissements. Quelques statistiques corroborent la reprise. La croissance économique a été, en moyenne, supérieure à 6 %, au cours de six dernières années. Les investissements, quant à eux, ont augmenté de plus de 186 %, de 2000 à 2008. Ceci prouve à suffisance qu'il y a eu une amélioration du climat des affaires. Les réformes structurelles et institutionnelles sont engagées dans tous les secteurs depuis quelques années. Nous voulons rendre ici un hommage mérité à nos partenaires et pays amis qui continuent de croire en notre pays en nous accompagnant dans ce processus.
La République Démocratique du Congo demeure un vaste réservoir des ressources écologiques et un vivier de plusieurs espèces sylvicoles, animales et halieutiques, biotopes des espèces rares dont certaines sont menacées de disparition. A ce titre, notre pays est sensible aux nouveaux enjeux planétaires liés au réchauffement climatique, à la désertification, à la défense de la bio-diversité, les émissions de gaz à effet de serre.
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo entend ainsi mettre à profit les activités pérennes respectueuses de l'environnement et participer à la promotion d'une économie verte avec l'exploitation du site d'Inga III et, plus tard, du Grand Inga. Avec une capacité énergétique de 40 000 Mega Watts, le Grand Inga pourra fournir de l'énergie verte à toute l`Afrique.
Pour toutes ces raisons, la République Démocratique du Congo est partenaire naturel et incontournable dans cette lutte, et, à ce titre, elle fera entendre sa voix dans toutes les initiatives visant à la meilleure gestion de l'écosystème, pour un développement durable.
Excellences,
Messieurs
Distingués invités
Chers compatriotes
La troisième raison qui fonde la singularité de ces 49 ans est assez personnelle. C'est, en effet, notre première célébration solennelle, en tant qu'ambassadeur de la République Démocratique du Congo auprès du Royaume de Belgique, du Royaume des Pays-Bas, du Grand Duché de Luxembourg, de l'Union Européenne et des ACP.
Nous sommes donc conscient de la lourde responsabilité que la République Démocratique du Congo a bien voulu nous confier… Nous mettrons toutes nos forces et toutes nos énergies pour mériter cette confiance si précieuse, et être à la hauteur des enjeux liés à notre fonction.
Nous comptons naturellement sur l'ensemble du personnel de l'ambassade, que nous remercions pour l'accueil chaleureux qui a nous été réservé. Nous aurons besoin de tous les Congolais, de souche et d'adoption, ainsi que de tous les amis du Congo. Notre nomination est, en effet, à la croisée de divers défis qui tiennent non seulement des enjeux de la ré-dynamisation de notre coopération avec la Belgique, les Pays Bas, le Luxembourg et l'Union européenne, mais aussi de la nécessité de redéfinir un nouveau paradigme de notre pratique diplomatique, dans le droit fil de la philosophie des « Cinq chantiers » pour la reconstruction du Congo.
Les nouvelles lignes philosophiques de notre diplomatie ont été tracées par le Président de la République. Il les a formalisées sous le concept fructueux de « diplomatie de développement ». Soucieux d'un monde plus juste, d'un système d'échanges équitable, le Congo, pays épris de paix, veut développer un système de coopération allant dans le sens de la concorde entre les peuples, pour un partage juste des richesses, pour la sauvegarde de l'environnement face aux nouvelles menaces planétaires.
Cette approche de la coopération permettra aux Etats de mieux faire face à la crise économique actuelle qui nécessite une approche systémique des rapports entre eux. En effet, les Etats n'évoluent plus en vases clos ni de façon autarcique. Aux problèmes globaux, il ne peut y avoir que des solutions globales. Les Etats sont « interreliés », ils sont inextricablement partenaires dans la construction d'un futur commun.
En guise d'illustration, on remarquera que la crise actuelle accable tous les pays, même si les effets ne sont pas uniformes et d'intensité égale. En ce qui concerne la République Démocratique du Congo, les facteurs, à l'origine du ralentissement économique actuel, sont facilement identifiables. La chute des cours des produits exportés fixés sur les marchés internationaux, la baisse de la demande d'exportations par les pays développés, ont entraîné une contraction de l'activité économique, des pertes d'emploi, l'amenuisement des réserves de change, des recettes budgétaires et fiscales.
Il est donc évident que les pays d'Afrique devraient être davantage impliqués dans la recherche des voies de sortie. Notre souhait est que les éventuelles régulations de l'économie internationale réservent plus d'attention pour l'Afrique. Car, c'est ensemble que nous relèverons les défis de la reprise économique à travers le monde. Aussi, la crise actuelle, qui fut précédée d'une crise énergétique et alimentaire, devrait constituer une opportunité pour moins de conditionnalités dans l'octroi de l'aide internationale.
La République Démocratique du Congo en appelle ainsi à la sagesse des décideurs internationaux afin que des initiatives courageuses soient prises en rapport avec l'allégement du fardeau de la dette extérieure, de la lutte contre la pauvreté, la sauvegarde de la paix et de la sécurité, gage d'une démocratie apaisée et un d'un développement harmonieux.
Nous voulons, à travers la « diplomatie de développement », mieux faire entendre la voix et les intérêts du Congo, améliorer notre participation à la conduite des affaires du monde, dans l'intérêt bien compris de toutes les nations au sein de la communauté internationale, notre famille naturelle.
Mesdames, Messieurs, chers compatriotes,
Mais cette « diplomatie de développement » ne serait qu'un vain concept si, déjà, nous Congolais, entre sœurs et frères, n'arrivons pas à créer entre nous un climat minimal de fraternité et de confiance mutuelle.
L'avenir du Congo dépend de tous les Congolais. Vous, frères et sœurs congolais de l'étranger, avec la richesse de vos expériences humaines, de vos parcours professionnels, vous constituez, à coup sûr, un vivier inépuisable de talents et d'opportunités en expertise pour notre pays.
Malgré nos divergences politiques, sachons que nous sommes d'abord Congolais. De ce lien fort, découle un destin commun que nulle polémique ne pourra jamais rompre. Notre responsabilité est de créer, au sein et autour de l'ambassade, un climat propice à la solidarité et à la confiance mutuelle.
Dans cet état d'esprit, nous sommes ouverts à vos suggestions pour qu'ensemble nous puissions cimenter davantage ces liens et assumer ensemble la défense des intérêts vitaux de la République Démocratique du Congo, notre chère patrie.
Excellences,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,
Distingués invités
Chers compatriotes
Puissions-nous joindre nos efforts pour l'avènement d'un monde meilleur, d'une Afrique prospère et d'un Congo en paix et procureur de paix.
Vive le 30 Juin,
Vive la République Démocratique du Congo,
Puisse Dieu bénir le Congo.
Nous vous remercions !
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| dimanche 28 juin 2009, a 17:07 |
| Le Président Kabila renforce les capacités des gouvernants |
La rétrocession des 40 % aux provinces, une initiative précipitée, voire politicienne et électoraliste ? Tant qu'elle n'est pas résolue, elle risque de faire poser de sérieuses hypothèques sur la Caisse Nationale de Péréquation…
Présidée de bout en bout par le chef de l'Etat, la première session de la Conférence des Gouverneurs de Province (CGP) tenue du 24 au 25 juin 2009 à Kisangani a vécu. Témoignage : la photo de famille prise en deux temps, précisément à 20h14 et 20h15.
Fait notable : la cérémonie de clôture, intervenue le jeudi 25, s'est déroulée dans la même atmosphère que celle d'ouverture, c'est-à-dire sans faste protocolaire, car ni mot de circonstance traditionnel, ni honneurs militaires spartiates, ni réception avec champagne et saumon.
Le Président de la République a misé sur le temps et sur l'efficacité. Résultat : il permet pratiquement à chaque gouverneur de connaître les réalités du Congo profond. Le Congo réel, dirait l'autre.
Effectivement, au sortir de cette session inaugurale, on peut dire de Moïse Katumbi du Katanga qu'il en connaît, désormais, un peu plus qu'il ne le savait jusque-là sur le Bandundu de Richard Ndambu, Simon Mbatshi du Bas-Congo davantage sur l'Equateur de Jean-Claude Baende, Alphonse Kasanji du Kasaï Oriental un peu mieux sur le Maniema de Didier Manara, André Kimbuta en sait maintenant plus que par le passé sur la problématique du Nord-Kivu de Julien Paluku, Trésor Kapuku du Kasaï Occidental sur la problématique du Sud Kivu de Léonce Chirmwami Muderhwa tandis que Médard Autsai, maître des céans, n'ignore plus rien des réalités du Katanga de Moïse Katumbi et vice-versa.
De même, Joseph Kabila permet au Premier ministre Adolphe Muzito et, au travers des ministres présents, à l'ensemble du Gouvernement central, de disposer de la « photographie » exacte du pays. Au nombre de ces ministres : Célestin Mbuyu de l'Intérieur et Sécurité, Charles Mwando Nsimba de la Défense , Athanase Matenda des Finances, Michel Lokola du Budget et Antipas Mbusa de la Décentralisation. Les quatre derniers y ont participé en tant qu'invités.
Ne faisant jamais les choses à moitié, le chef de l'Etat a fait bénéficier des mêmes connaissances son propre cabinet, conduit par Mme Louise Mayuma Kasende, directeur de cabinet adjoint, accompagnée des conseillers principaux Léonard Ngoy Lulu pour le Collège politique et diplomatique et Néhémie Wilondja pour le Collège juridique.
Pour reprendre l'expression aujourd'hui à la mode, il vient de contribuer, par la CGP interposée, au renforcement des capacités de l'Exécutif national et des Exécutifs provinciaux ; de quoi de redonner du tonus au Secrétariat national pour le renforcement des capacités – Senarec en sigle – dont c'est justement la mission.
Options levées
Maintenant qu'est fait à mi-parcours de la législature 2006-2011 un Etat de la Nation complet – dans la mesure où les rapports des gouverneurs s'ajoutent à ceux des délégations parlementaires reçues en audience en octobre 2008 par le Président de la République au Palais de la Nation – il va falloir passer à l'application des options levées.
Celles-ci, selon le compte rendu lu par le ministre de l'Intérieur en présence de tous les gouverneurs de province, sont réparties en trois plans.
Le plan politique, administratif, culturel, sécuritaire et judiciaire comprend « le renforcement de l'Autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, l'accélération de la mise en œuvre de la Décentralisation » (ndlr : le Senarec y est amplement impliqué), « la suppression des barrières et de toutes les formes de tracasseries sur les voies de communication, la lutte contre l'impunité » et tout ce qui s'y ressemble (notamment la corruption, les viols et les violences faits à la femme, à la fille et à l'enfant, cas, par exemple - ndlr – de la dissipation des fonds, destinés aux journalistes ayant couvert les travaux de la CGP , évoqués publiquement par le conseiller en communication du ministre de l'Intérieur mais disparus au moment de l'exécution), « l'instauration de la justice de proximité, l'organisation régulière de l'itinérance des gouverneurs, le maintien de bons rapports entre les gouverneurs et leurs collaborateurs », mais aussi « entre les gouvernements provinciaux et les assemblées provinciales ». Il est également levé l'option d'une réunion inter-institutionnelle pour d'autres questions reconnues comme « préoccupantes ».
Le plan social, économique et financier comprend l'institution d'un « Ordre de paiement permanent auprès des succursales de la Banque Centrale du Congo pour les dotations au profit des provinces » (ndlr : de sorte que les gouvernements provinciaux cessent de courir après le Trésor public à Kinshasa pour rentrer en possession des fonds rétrocédés), « l'accompagnement des provinces dans la mobilisation des recettes publiques » générées par les régies financières (de façon que les gouvernements provinciaux soutiennent directement la Dgi , l'Ofida, la Dgrad etc. dans la collecte des impôts et taxes revenant à l'Etat) et la « concertation permanente entre le Gouvernement central et les Gouvernements provinciaux dans la gestion du Budget d'Investissement » ( de manière que l'administration provinciale s'implique réellement dans le choix et dans le financement des travaux publics à impact visible sur terrain).
La reconstruction et le développement forment le dernier plan. Il est levé, ici, l'option de la « réaffirmation de l'implication de tous dans la réalisation des « 5 Chantiers » (d'où la nécessité d'un consensus national à préconiser pour l'Année du Cinquantenaire débutant le 1er juillet 2009 pour s'achever le 30 juin 2010), le « démarrage du programme de réhabilitation des routes de desserte agricoles » avec l'organisation du cantonnage manuel (45 mille kilomètres sont prévus à cet effet) et la « réhabilitation suivie de la relance des unités de production agropastorales et industrielles ».
Au regard de ce qui précède, on dire que par la CGP , Joseph Kabila esquisse son principal chantier pour le reste de cette législature. La première évaluation est prévue en décembre prochain avec la deuxième session devant se tenir à Mbandaka.
Rétrocession et Péréquation
Des assises de Kisangani, il est essentiellement retenu la difficulté – réelle alors – de l'application de l'article 175 de la Constitution fixant à 40 % la « part des recettes à caractère national allouées aux provinces » et sa rétention à la source. Cette disposition constitutionnelle est connue sous le vocable « rétrocession des 40 % aux provinces ».
A en croire le ministre Célestin Mbuyu de l'Intérieur, il n'y a jamais eu bras de fer entre Pouvoir central et Pouvoirs provinciaux en la matière, mais plutôt déficit de communication, et que celui-ci, à la faveur de la CGP , est désormais comblé.
A dire vrai, l'article 175 a tout d'une initiative précipitée, voire politicienne et électoraliste, car son application soulève de nombreuses questions auxquelles le Parlement sortant n'avait pas donné les réponses pratiques. On ne peut en douter, à la lumière des épreuves auxquelles son exécution est actuellement soumise, tant il est vrai qu'au moment de la mise en pratique, on réalise qu'il est injuste, pour les douanes par exemple, de faire jouir à des provinces frontalières des taxes qui ne leur reviennent pas !
On constate, d'ailleurs, qu'aucun député, aucun sénateur – parmi ceux qui s'en font les défenseurs acharnés – n'ose faire une proposition de loi pour sa matérialisation.
Conséquence : même l'article 181 instituant la Caisse nationale de péréquation (Cnp) voit son application hypothéquée. Pour rappel, la Cnp a pour but de « financer des projets et programmes d'investissement public, en vue d'assurer la solidarité nationale et de corriger le déséquilibre de développement entre les provinces et entre les autres entités décentralisées ».
Soulevée par l'auteur au cours du point de presse tenu à l'issue de la CGP , la question de cette caisse ne pose aucun problème, a estimé le ministre de l'Intérieur qui l'a renvoyée à la législation. Il faut donc attendre la loi.
Reste cependant à savoir comment résoudrait-on cette question si celle de la rétrocession demeurait pendante.
On pourrait aller vers une révision, question de ne pas garder dans la Constitution une disposition inapplicable !
Au rendez-vous de Mbandaka en décembre 2009, cette question pourrait être re-posée.
O.N.L
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| vendredi 26 juin 2009, a 20:30 |
| Sauf Imprévu : Clôture ce soir de la 1ère Conférence des Gouverneurs de Province |
Prévus pour 48 heures, soit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2009, les travaux de la 1ère session de la Conférence des Gouveneurs de province prennent fin ce soir, sauf changement de dernière minute.
Effectivement, selon le programme remis hier à la presse, il est question, pour aujourd'hui, de clôturer ces assises à l'issue de la lecture du compte rendu.
La journée est suffisamment surchargée, car après la reprise des travaux suspendus hier vers 21h40 – heure de Kisangani – il va falloir attaquer le gros morceau avec d'abord la poursuite des travaux en commission, ensuite la tenue de l'assemlée plénière au cours de laquelle se feront la mise en commun des rapports respectifs, l'adoption des avis et suggestions ainsi que l'adoption du budget annuel de la Conférence.
Pour rappel, il a été constitué hier 4 commissions spécialisées dont la Commission Politique, Administration, Sécurité et Justice, la Commission Economie et Finances, la Commission Reconstruction et Développement et la Commission Sociale et Culturelle.
Pour rappel également, les travaux sont présidés par le chef de l'Etat en personne sur le modèle du Conseil des ministres.
Faute de compte rendu partiel sur la première journée consacrée à la validation des mandats, à l'adoption de l'ordre du jour, à l'adoption du règlement intérieur et à la mise en place du Secrétariat permanent avant la présentation des états des lieux province par province et la constitution des commissions, on ne peut en dire davantage sur les travaux au risque de se livrer à des supputations.
Le black out est total.
A observer cependant la présence des ministres invités, notamment Athanase Matenda (Finances), Michel Lokola (Budget) et Antipas Mbusa (Décentralisation), les supputations font penser que les questions sensibles de la Rétrocession aux provinces des 40 % des recettes budgétaires générées localement, de la Caisse de Péréquation et du nouveau Découpage territorial figurent en bonne place dans l'ordre du jour. Dans le même ordre d'idées, il est fait état de l'invitation qui serait adressée au ministre de la Justice Luzolo Bambi.
Cause profonde de la “mal gouvernane”
La question que bien des observateurs se posent est de savoir comment et pourquoi les autorités nationales ont attendu 49 ans pour convoquer la Conférence des gouverneurs de province alors que toutes les Constitutions de la République depuis le 30 juin 1960 instituent cette plateforme !
Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila ont droit à l'excuse. Le contexte politique dans lequel ils ont successivement évolué - le premier entre mai 1997 et janvier 2001; le second entre janvier 2001 et déembre 2006 – ne pouvait leur permettre cet exercice. Peut aussi être excusé Joseph Kasa-Vubu; la 1ère République ayant été malmanée par la politique politcienne.
Des quatre chefs d'Etat à s'être succédé à la tête du pays, seul Moutu Sese Seko a évolué dans un contexte favorable, principalement entre 1965 et 1990. En effet, il a bénéficié de la Pax americana garantie par la Guerre froide, il a été à la tête d'un puissant Parti-Etat, le Mpr (présent dans tous les coins et recoins du pays) et il n'a pas fait face à la contestation politique classique propre à tout régime démocratique.
Donc, il a été en mesure de tenir ne serait-ce qu'une dizaine de sessions de ces assises.
Il s'en est passé, et on peut comprendre la cause première de la “ mal gouvernance ” qui s'en est suivie et dont les Consultations populaires ont relevé l'ampleur début 1990. Résultat : plongé dans une longue transition de 16 ans, le pays peine, aujourd'hui, à s'en sortir.
Kabila prend les choses en mains
La portée de l'institutionnalisation de la Conférence des Gouverneurs réside dans la structuration même du Pouvoir central. Celui-ci a pour premier et principal palier le Pouvoir provincial. Le premier est un et unique; le second est par nature multiple, cela aux plans de la composition et de l'animation.
Au plan de la composition, il y a en RDC 11 Pouvoirs provinciaux représentatifs des 11 Provinces actuelles. Avec le nouveau découpage, il faut commencer à envisager la présence des 26 provinces. Au plan de l'animation, les Pouvoirs provincaux peuvent être représentatifs de la Majorité (cas de l'Amp/Pprd) ou de la Minorité (cas de l'Un/Mlc).
La seule plateforme où tous ces pouvoirs peuvent se concerter et agir de commun accord est justement la Conférence des Gouverneurs. Ceci d'un. De deux, le Pouvoir central ne peut agir sur un district ou un quartier donné sans impérativement passer par le palier Province, entendez Pouvoir provincial. C'est de cette façon, mais alors de cette façon seulement qu'il peut instaurer et faire respecter l'unité de commandement !
Résultat : les deux Pouvoirs sont obligés d'évoluer ensembele, d'avoir le même corps, de partager le même esprit.
Après tout, constitutionnellement parlant, le Gouvernement central ou le Gouvernement provincial rend compte de sa gestion à l'Assemblée nationale ou à l'Assemblée provinciale, selon le cas. Les députés (nationaux ou provinciaux) ont notamment pour mission de déposer auprès des bureaux de leurs organes respectifs des rapports des vacances parlementaires ou tous autres rapports sur le fonctionnement de leurs circonscriptions électorales.
Comment le Gouvernement central et le Gouvernement provincial seront-ils efficaces dans leur propre fonctionnement s'ils n'ont pas une plateforme de concertation et d'action, celle-là même qui ne peut être que la Conférence des Gouverneurs de province ? Et comment le chef de l'Etat, élu au suffrage universel direct et secret sur base de son projet de société ou de son programme électoral, peut-il influer sur l'action gouvernementale s'il n'a aucune autorité sur cette plateforme ?
En étrennant ces assises – les premières en 49 ans d'Indépendance – le président Kabila donne la preuve de la vision qu'il a pour le Congo. Un Congo qui ne peut se (re)construire qu'à partir des provinces.
A Kisangani, il a décidé de prendre les choses en mains, mais en demeurant dans la légalité constitutionnelle. Et celle-ci lui reconnaît, en plus de la qualité de membre de cette structure aux côtés du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur et des gouverneurs de province, celle de président...
Au soir de ce jeudi 25 juin 2009, sauf changement de date, le compte rendu officiel en apporte le témoignage.
ONL |
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| vendredi 26 juin 2009, a 10:40 |
| Jean Pierre Bemba, adieu ou revoir ? |
 Par Le fouineur de la RD Congo La voix de celui qui essaie de comprendre ...
Depuis le début de cette affaire, il y a eu quelques rebondissements mais rarement à l'avantage de JP Bemba. Aujourd'hui, c'est plutôt une confirmation de son jugement qui est tombée. Ses fans avaient cru un moment à la relaxation pure et simple. C'était sans tenir compte de l'opiniâtreté du Procureur Moreno qui, pour rien au monde, n'aurait voulu perdre la face. Souvenez-vous de ce que disait Emma Bonino au plus fort de la rébellion en RDC. Force nous est de constater que le parcours du Président du MLC, général autoproclamé durant la rébellion, est jalonné de quelques erreurs stratégiques monumentaux. Indigne d'un homme politique qui se voulait grand. JP Bemba avait tout pour réussir. Il avait les cartes dans ses mains, mais les a mal joué. Le jeu Pique méchant n'est pas le Poker. Quelques erreurs épinglés au hasard: -Il a été le premier à légitimer le pouvoir de Jo Kabila en acceptant de devenir son 1er ministre. Alors qu'il était censé être son opposant à Sun-City. -Il a poussé ses propres copains dans les bras de son adversaire. (Gondha, Kamitatu, ...) -D'autres l'ont quitté pour des multiples raisons. (Endundo, Olivier Engulu, ...) -Il n'a pas su (Ou n'a pas voulu) s'allier les poids lourds du Mobutisme. (Mokolo, Seti, feu Kaputo, ...) -Ses conflits avec ses beaux-frères Nzanga Mobutu et Jean Bamanisa avaient-ils raison d'être? Ceci a plutôt servi ces derniers et l'AMP. -N'y avait-il vraiment plus d'avion à vendre sur cette terre pour qu'il se sente obligé de racheter celui de Charles Taylor sachant que l'homme était mal barré au niveau international? -Avez-vous vu les images de son armée clochardisée dormant sous des tôles avec femmes et enfants en plein centre-ville de Kinshasa? -Peut-on attaquer en plein Kinshasa alors que l'on n'a pas suffisamment des munitions pour tenir un siège? -Durant le sprint final du 2ème tour des élections, il ne s'est entouré que des gens qui avaient perdu au 1er tour. L'UN est une association des perdants ayant réalisés des scores en dessous de 1% sauf Kashala. Donc, des personnes qui ne lui rapportaient aucun poids électoral. Normal, eux-mêmes n'en avaient pas. -Sortir de la RDC, même pour une cheville cassée, était une erreur comme les aller-retour vers Bruxelles. Il aurait pu être un opposant de poids pour Jo Kabila et porte-Parole de l'opposition. Hélas, triple hélas, l'heure est plutôt à essayer de trouver des moyens crédibles pour pouvoir le tirer de ces mauvais draps. Mais lorsque l'on voit comment a fini Milosevic dans le même coin, il est permis de ne pas rêver. Espérons que Charles Taylor ne le citera pas dans ses affaires. Sinon, ce sera le bouquet final. Bosco Ntanganda a peut-être fait pire que JP Bemba, mais il a trouvé le moyen de se rendre incontournable via le CNDP rénové en lâchant Nkunda (Qui l'avait pourtant recueilli après ses dégâts en Ituri) et surtout en se faisant tout petit médiatiquement. En soi, pour le gouvernement, c'est une politique d'autruche (La tête dans le sable pour ne pas voir les crimes de Bosco !!!). En fait, foi du fouineur, JP Bemba a facilité la vie de ses adversaires en se mettant lui-même hors-jeu. Notez qu'il a continué à percevoir son salaire de vice-président tout en étant à Faro, cherchez l'erreur. Attendons qu'il y ait une plainte sur les massacres de Tingi-Tingi, si la CPI est juste avec sa logique, nous verrons qui sera arrêté.
Copyright: http://www.rd- congo.info/ dit le fouineur de la RDC
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| lundi 22 juin 2009, a 11:19 |
| Le Président Kabila inaugure la Conférence des Gouverneurs de province |
Concernés par les opérations « Coup de tonnerre » et « Umoja Wetu », montées la première par les Gouvernements congolais et ougandais en vue de la neutralisation de la Lra ; la seconde par les Gouvernements congolais et rwandais en vue de la neutralisation des Fdlr, la Province Orientale et le Nord-Kivu sont à l'honneur du 24 au 30 juin 2009.
En effet, leurs chefs-lieux respectifs, à savoir Kisangani et Goma, abritent l'un la Conférence des Gouverneurs, l'autre les festivités du 49ème de l'Indépendance de la RDC.
Avec la promulgation de l'Ordonnance n°09/043 du 20 juin 2009 portant convocation de la Conférence des Gouverneurs, et ce conformément à l'Ordonnance n°O8/013 du 7 octobre 2008 instituant cette structure, les dates sont désormais connues : 24 et 25 pour Kisangani ; 30 juin pour Goma.
A ce stade, tout ce qui peut être dit par rapport à ces rendez-vous 'est que le chef de l'Etat a fait un choix de solidarité avec les compatriotes de la Province Orientale et du Kivu frontalier qui ont un puissant besoin d'être rassurés, quand on sait combien les rébellions ougandaise et rwandaise transforment les revendications politiques d'hier en criminalité assumée. (lire article intitulé « Après ‘No Nkunda, no job', voici ‘No Fdlr, no job' !»).
S'agissant particulièrement des assises de Kisangani, il importe de relever qu'elles font l'objet d'une disposition constitutionnelle. « Il est institué une Conférence des Gouverneurs de province. Elle a pour mission d'émettre des avis et de formuler des suggestions politiques à mener et sur la législation à édicter par la République. La Conférence des Gouverneurs de province est composée, outre les Gouverneurs de province, du Président de la République , du Premier ministre et du ministre de l'Intérieur. Tout autre membre du Gouvernement peut y être invité. Elle est présidée par le Président de la République. Elle se réunit au moins deux fois par an sur convocation de son Président. Elle se tient à tour de rôle dans chaque province. Une loi organique en détermine les modalités d'organisation et de fonctionnement », lit-on à l'article 200 de la Constitution.
La loi organique ayant été promulguée en 2008, il restait à passer à l'acte. C'est désormais chose faite avec la tenue de la première Conférence du genre à se tenir en RDC depuis le 30 juin 1960 !
Avec pour maître des Céans le gouverneur Pprd Médard Autsai, la Province Orientale a une bonne raison de s'estimer honorée étant donné que son chef-lieu, Kisangani, baptisé « Ville Martyr » par Mobutu, rebaptisée « Ville Espoir » par Joseph Kabila, est justement la première entité politico-administrative à l'accueillir.
Pour l'heure, il est à retenir que la salle de l'Alliance Franco-Congolaise, Afroco en sigle, va abriter les cérémonies d'ouverture et de clôture pendant que les travaux en commissions se dérouleront au gouvernorat.
A chacun son bilan ?
Tenir ces assises, c'est bien. Mais pour quel résultat ?
La réponse est dans l'alinéa 2 de l'article 200 : émettre des avis et formuler des suggestions politiques sur la marche du pays et sur la législation.
On notera d'emblée, avec la composition de cette structure, qu'il s'agit d'une affaire strictement gouvernementale, relevant exclusivement de l'Exécutif. En effet, la participation est réservée au Président de la République , au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et aux Gouverneurs. Toutefois, bon nombre de ministres y sont attendus, conformément à l'incise « Tout autre membre du Gouvernement peut y être invité ». Ils sont attendus à Kisangani dès ce mardi 23 juin.
Bien des choses sont à formaliser en ce qui concerne les avis et les suggestions. A mi-parcours de la 1ère législature de la IIIème République , il est tout à fait indiqué que le chef de l'Etat se concerte avec les principaux animateurs des provinces. Non pas parce que dans leur majorité écrasante ces derniers sont Amp (à l'exception du vice-gouverneur Mlc de l'Equateur), mais parce que c'est une obligation constitutionnelle.
Mais déjà, en tant que Amp, les 10 Gouverneurs de la Province Orientale , du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Maniema, du Katanga, du Kasaï occidental, du Kasaï Oriental, du Bandundu, de Kinshasa et du Bas-Congo sont tenus au devoir du résultat par rapport aux promesses électorales de toute la famille politique.
Chacun a donc son bilan à présenter.
Il est cependant évident que ce bilan est d'abord celui du Président Joseph Kabila.
A en croire une certaine opinion, ils seraient moins nombreux, ceux des gouverneurs qui se sont fait remarquer par la gestion positive de la cité au cours de ces deux dernières années et quelques mois.
La Conférence n'est toutefois pas un tribunal.
C'est le lieu, par excellence, d'échanges d'expériences et de détermination du travail fait et du travail à faire, tout comme du travail à ne pas faire.
54 matières constitutionnelles et autres…
A ce niveau, l'article 203, qui établit la répartition des compétences entre le Pouvoir central et les provinces, fournit un éventail des matières qui appellent effectivement avis et suggestions. Il dispose que « Sans préjudice des autres dispositions de la présente Constitution, les matières suivantes ont de la compétence concurrente du pouvoir central et des provinces ».
Au nombre de 25, ces matières portent notamment sur la promotion et la sauvegarde des droits humains et des libertés fondamentales, les droits civils et coutumiers, l'établissement des impôts, la police des étrangers, la protection civile, la réglementation sur les régimes énergétiques, agricoles et forestiers, le trafic routier, l'initiative des projets, programmes et accords de coopération économique, culturelle, scientifique et sociale internationale, la protection des groupes des personnes vulnérables…
Il y a, en plus, l'article 204 avec ses 29 matières relevant de la compétence exclusive des provinces, au nombre desquelles le plan d'aménagement de la province, la coopération inter-provinciale, les emprunts intérieurs pour les besoins des provinces des recettes budgétaires prévue à l'article 175 et de la Caisse nationale de Péréquation prévue, elle, à l'article 181. Après tout, avant d'être nationales, ces recettes sont d'abord provinciales en ce que celles qui sont générées par les régies financières comme la Dgi , l'Ofida et la Dgrad se perçoivent en provinces avant d'être canalisées vers leurs administrations centrales.
Il est évident que l'on ne pourra pas aborder les 54 matières de la compétence concurrente Pouvoir central/Provinces ou de la compétence provinciale au risque d'alourdir les travaux et d'en hypothéquer les résultats. L'ordre du jour fixera certainement les points qui seront débattus.
On n'éludera pas non plus la phase finale du processus électoral 2006 avec les élections urbaines, municipales et locales prévues en 2010 pour les Etd (Entités territoriales décentralisées).
La révision du fichier électoral et le récent forum sur la Décentralisation tenu à Kinshasa intéresseront sans doute la conférence.
Il ressort des sources recoupées que c'est au cours des assises de Kisangani que le plan de réhabilitation de l'Est du pays – annoncé lors du conseil des ministres tenu à Goma en mars dernier – sera lui aussi formalisé.
Une responsabilité énorme
A propos précisément de la Décentralisation , il importe de noter que la formalisation du passage de 11 à 26 provinces est la première à s'opérer en RDC de façon ordonnée, c'est-à-dire dans un contexte de fonctionnement normal des institutions. On est loin, mais alors loin des 44 « Républiquettes » de la Ière République (1960-1965).
L'Histoire retiendra finalement que l'application de cette disposition de l'article 2 de la Constitution se fait sous le mandat de Joseph Kabila, appelé d'aller de première en première ! Effectivement, la Conférence des Gouverneurs est une première, le découpage de la RDC en 26 provinces est une première, l'avènement du Cinquantenaire de l'Indépendance est une première (lire article intitulé « Année du Cinquantenaire, Année du Consensus national ? »), le lancement des « 5 Chantiers » sur toute l'étendue du pays est une première, exactement comme l'est sa propre élection au suffrage universel direct et secret, dans un contexte politique pluraliste.
C'est une responsabilité énorme pour le chef de l'Etat et les « 15 hommes » appelés à former son brain trust.
Déjà, comme pour communier avec l'ensemble du pays, tout ce que le chef-lieu de la Province Orientale dispose comme ressources humaines et matérielles mobilisables est actuellement mis à profit, car la Conférence des Gouverneurs a pour challenge de déterminer tout le reste du programme des « premières Kabila ».
ONL
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| mercredi 17 juin 2009, a 14:53 |
| Bemba en appel, Patassé menacé ! |
Le leader du Mouvement de Libération du Congo n'était ni Chef Militaire, ni dispensateur des ordres sur le théâtre d'opérations. Ses troupes avaient été placées, affirme Kilolo Musamba, l'un de ses avocats les plus en vue, sous commandement de la haute hiérarchie militaire dirigée, en son temps, par Ange Félix Patassé, l'ex-Président élu au suffrage universel direct et déchu, plus tard, par François Bozizé, à la suite des affrontements larvés, en République Centrafricaine.
La chambre d'Appel aura, enfin, la primeur des arguments des avocats de Bemba qui se réjouissent, malgré tout, de la décision de la CPI de retenir le strict minimum de crimes, au niveau de la responsabilité . Ce sera un coup de foudre, croit-on. Les faits restant têtus, les avocats promettent de s'en saisir, pour se donner raison, en défendant Bemba, leur client, dont ils clameront l'innocence, jusqu'au bout. Ce n'en était pas fini. L'épisode de la Cour Pénale Internationale boucle une étape mais pas la dernière. Dans leurs manches, les avocats de Bemba disposent encore d'autres manches. Ils promettent d'aller en appel, pour faire valoir des arguments massues. Parallèlement au processus de mise en place d'une chambre de première instance, pour juger Bemba, ils veulent, eux, saisir directement la chambre d'Appel. Leur idée consistera à démontrer que Bemba n'était ni Chef Militaire, ni dispensateur des ordres sur le théâtre d'opérations, lors des affrontements armés entre les troupes fidèles à Ange Félix Patassé, le Président élu au suffrage universel direct, et les rebelles de François Bozizé.
Les avocats qui se réjouissant, en passant, du fait que la Cour Pénale Internationale ait retenu le strict minimum, au niveau du levier de responsabilité . Ceci rend donc discutable la suite. Les faits restant, par ailleurs, têtus, il va de soi qu'ils les qualifient en droit, pour contraindre la chambre d'Appel qui dispose d'un dernier mot, à ordonner, sans atermoiements, la libération de leur client. Même si la Cour a rejeté le reste, les avocats de la défense ne démordent guère lorsqu'ils croient avoir des raisons de faire valoir des arguments en vue de prouver que Bemba n'était ni de près, ni de loin, le Chef militaire de ses éléments dépêchés à Bangui, à la rescousse du pouvoir Patassé, menacé. Hommes et femmes des troupes, armes et munitions, rations et commodités étaient globalement placés sous la direction de la haute hiérarchie militaire centrafricaine laquelle dépendait, elle-même, de Patassé. Les avocats entendent récupérer tous les faits à la décharge de Bemba. L'espoir est encore permis, à les en croire. C'est une question simplement de temps. Au Mlc, Muamba François parle d'un dossier vide, à la CPI. La responsabilité individuelle étant écartée, la justice internationale ferait mieux de libérer Bemba, soutient-on. Où est Patassé ? Félix dit Ange Patassé est aujourd'hui plus que jamais, l'une des pièces à conviction, dans le dossier Bemba.
La suite de la procédure l'implique, à tous les niveaux. Si bien qu'il doit témoigner. L'enjeu est de taille, pour cet ex-Président déchu. C'est lui, le demandeur des troupes. C'est lui qui les avait utilisées, à ses fins. C'est encore lui qui, contre vents et marées, avait résisté contre Bozizé. Patassé est l'élément clé. Il connaît tout. Son tour est arrivé. Pourquoi la CPI le laisse-t-il courir les rues, fumant le calumet de la paix avec son ex-rival, sans la moindre inquiétude ? De plus en plus, des voix condamnent véhément le fait que Bemba soit le seul à payer les frais d'une intervention dont le bénéfice aurait échappé à son contrôle, totalement. La CPI se ressaisira-t- elle ? Dans combien de temps, pour arrêter Patassé, le juger et condamner ?
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| lundi 11 mai 2009, a 12:41 |
| Les activités du Ministre AlexisThambwe Mwamba |
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Cabinet du Ministre
LA CELLULE DES COMMUNICATIONS INTERNATIONALES
BULLETIN N° 130/ 033/ CCI/ 09
Avec référence aux Communiqués Conjoints des réunions bilatérales tenues par Leurs Excellences Madame et Monsieur les Ministres des Affaires Etrangères de la République du Rwanda Son Excellence Rosemary MUSEMINALI et Son Excellence Alexis THAMBWE MWAMBA de la République Démocratique du Congo , réunions tenues respectivement à l'Hôtel Lake KIVU SERENA à RUBAVU dans la Province de l'Ouest du RWANDA du 05 au 06 Février 2009, référence faite aussi au Rapport de la 5ème Réunion bilatérale tenue à Kinshasa du 27 au 28 Mars 2009, le Ministère des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo rappelle que lors de ces travaux, il avait été levé l'option d'échange d'Ambassadeurs entre les deux pays en vue de la normalisation des relations diplomatiques.
Eu égard à ce qui précède, le Ministère des Affaires Etrangères salue la désignation par les autorités Rwandaises de Monsieur AMANDIN RUGIRA comme Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du RWANDA en République Démocratique du CONGO.
Ce diplomate de carrière a été avant sa nomination, et depuis plusieurs années Secrétaire Général au Ministère Rwandais des affaires étrangères.
Pour sa part, avant de s'envoler vers la République Sud Africaine à l'investiture du Président Jacob ZUMA, le Ministre congolais des Affaires étrangères, S.E. M. Alexis THAMBWE MWAMBA, a annoncé la nomination, dans les tout prochains jours de l'Ambassadeur de la République Démocratique du Congo (RDC) au Rwanda.
Le chef de la diplomatie congolaise qui s'exprimait à la presse vendredi 08 mai 2009 à Kinshasa, a fait savoir que le processus suivait son cours et qu'il faudrait franchir toutes les étapes avant de communiquer le nom du futur ambassadeur de la RDC au Rwanda. Il a souligné qu'Il y a plusieurs étapes à franchir, notamment le choix de la personne. Ensuite, la communication de ce nom au pays hôte. Et au quel cas il n'y aucune objection, une ordonnance devra être signée à cet effet.
L'amorce de la normalisation des relations entre les deux pays avait débuté avec la relance de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) en avril 2007 à Bujumbura. Les trois pays membres de cette communauté avaient décidé à cette occasion, d'ouvrir leurs ambassades dans leurs capitales et d'accélérer la remise en marche des projets communs.
S'agissant du retour de la RDC au sein de la CEPGL, le Ministère des Affaires Etrangères confirme la désignation en qualité de Secrétaire Exécutif Adjoint du Professeur NTUMBA LUABA LUMU, Professeur de Droit dans les Universités Congolaises, ancien Ministre des Droits Humains, et il y a peu Directeur de l'Unité d'Exécution du Programme National de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, UEPN-DDR en sigle.
Kinshasa, le 09 Mai 2009
La Cellule des Communications Internationales |
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| samedi 02 mai 2009, a 11:15 |
| LETTRE DE MONSIEUR TAMBA KUMA A M. ROLAIN MENA |

Monsieur Rolain MENA,
Je serai personnellement très intéressé de connaître la liste de vos amis que j'aurai escroqué et au besoin, répondre de ces actes devant la justice. J'attends très tranquillement votre lettre ouverte pour pouvoir y répondre. Mais notez que je ne suis pas de nature à me faire ou me laisser facilement impressionner par des ceux qui trouvent comme seule arme les attaques personnelles. Vous m'aviez adressé un mail privé, je lève l'option de le rendre public. Si vous avez des éléments pour me savonner, ne vous privez pas de le faire sur la place publique. J'attends les éléments de preuve que vous avez pour que je les soumette moi-même à la justice.
Par ailleurs, cher monsieur, apprenez que la politique n'est pas un domaine facile. Ne pas dialoguer en politique est criminel. Je suis tout à fait d'accord de vous rayer de ma liste, à une seule condition de ne pas vilipender la famille politique que je représente. Comme je l'ai dit dans mon dernier mail, je trouve que c'est trop facile pour vous de rayer mon adresse de vos contacts et attaquer le camp que je représente. Tant que vous interviendrez dans ce sens, je ne manquerai pas de m'octroyer le droit de vous répondre.
Monsieur MENA, je lis régulièrement vos critiques envers mon camp. Dans votre liste de diffusion, j'ai une autre adresse à laquelle vous écrivez sans vous rendre compte qu'elle m'appartient. Toute action appelle à une réaction, tenez-le pour dit.
A toutes fins utiles, je suis serein et en attente de votre lettre ouverte avec les éléments de preuve auxquels vous avez fait allusion. Mais notez que vous n'êtes pas le premier à vouloir me calomnier sur ce point. Je vous invite alors à vous distinguer des autres par des éléments probants sinon...
Salutations patriotiques!
PS: j'ai eu votre ami Papy KABEYA au téléphone à qui j'ai transmis un message vous concernant. Je ne suis pas votre ennemi et je ne vous ai jamais attaqué personnellement. Je trouve que vous faites profil bas comme le passé de votre président Honoré NGBANDA. Revenez au meilleur sentiment alors qu'il est encore temps.
snc TAMBA KUMA PYSOL tambakuma@hotmail. fr
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| mardi 24 mars 2009, a 09:00 |
| John Numbi, le bras armé de Kabila |
L'inspecteur
général de la police a été l'un des artisans de la récente opération
militaire menée dans le Kivu par les armées rwandaise et congolaise.
Enquête sur un homme de l'ombre, dont l'influence s'étend jusqu'à
Kigali. C'est devenu presque une habitude. Chaque fois que
l'inspecteur général de la police congolaise, le général John Numbi,
accomplit une mission en rapport avec la crise qui mine les provinces
de l'est de la RD Congo, il déchaîne les passions. Ce fut le cas en
janvier 2007 lorsque, sous les auspices du Rwanda, il rencontrait
secrètement Laurent Nkunda à Kigali. L'entrevue avait abouti au fameux
processus de « mixage », dont l'objectif était d'intégrer les
combattants du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) à
l'armée régulière. Très décriée, l'entreprise fit long feu. Deuxième
tempête, celle provoquée par l'opération Umoja Wetu (« Notre unité »,
en swahili). Négociée secrètement par John Numbi, elle s'est traduite
par des actions conjointes des armées congolaise et rwandaise au
Nord-Kivu, officiellement pour traquer les membres des FDLR (Forces
démocratiques de libération du Rwanda). Mais les dommages collatéraux
de cette opération dont il a assuré la coordination sont importants,
notamment au sein de la majorité présidentielle. Bien qu'il ait agi au
nom du chef de l'État, l'inspecteur général de la police est la cible
de vives critiques émanant de la classe politique. À ses détracteurs,
le général répond, lapidaire : « Je ne me préoccupe pas des rumeurs. Il
y a des choses qui relèvent du secret défense. Quand il s'agit d'un
plan pour sauver le pays, on ne peut y associer tout le monde. »
Numbi, « c'est le militaire le plus puissant du pays après le chef
de l'État, tout comme l'est Katumba Mwanke, l'éminence grise du
président, sur le plan politique. Il traite directement avec Kabila »,
explique l'un de ses compagnons d'armes. Fidèle parmi les fidèles, il
appartient au premier cercle des collaborateurs du numéro un congolais,
ce groupe que l'on qualifie à Kinshasa de « gouvernement parallèle ».
Né en 1962, il est originaire du Haut-Lomami (Nord-Katanga). En 1983,
il décroche un diplôme en électronique à l'Institut supérieur
pédagogique technique de Likasi. Selon lui, sa première rencontre avec
les Kabila, père et fils, remonte à 1989, à Pweto. À cette époque, le
Katanga s'appelle encore Shaba. Laurent-Désiré Kabila, rebelle errant
depuis les années 1960, n'imagine pas un seul instant qu'il prendra un
jour le pouvoir. Mais ce n'est qu'à l'occasion d'une nouvelle
rencontre, en 1992, que John Numbi sympathisera avec le jeune Joseph
Kabila.
À Kinshasa, le président Mobutu Sese Seko a décrété la
démocratisation de son régime depuis avril 1990. La scène politique est
en ébullition. Au Shaba, toutes les dérives sont permises : les
« autochtones », sous la houlette principalement de l'Union des
fédéralistes et des républicains indépendants (Uferi), le parti de Nguz
a Karl-i-Bond, se livrent à une épuration ethnique. Principales
victimes, les Kasaïens, priés de rentrer « chez eux ». Ceux qui ont
vécu ces événements se souviennent de John Numbi, l'un des « activistes
les plus fous » de la jeunesse de l'Uferi. Il aurait exécuté de « sales
besognes ». Ce que l'intéressé réfute : « J'ai toujours dit que si une
seule famille kasaïenne a été endeuillée à cause de moi, qu'elle se
fasse connaître. Jusqu'à ce jour, je n'ai vu personne. » En 1996,
soupçonné d'entretenir des liens avec les adversaires du régime
zaïrois, il est arrêté à Lubumbashi et emmené à Kinshasa. Mais il
réussit à échapper à ses geôliers et à se réfugier dans l'enclave de
Cabinda, où sont établis des gendarmes katangais – issus de l'armée de
Moïse Tshombe constituée lors de la sécession de 1960 – avec lesquels
il est en contact. C'est avec ce groupe que Numbi entrera à Kinshasa en
mai 1997 par Kitona (ouest), après la chute du régime zaïrois.
Laurent-Désiré Kabila s'installe au pouvoir grâce à ses parrains
rwandais et ougandais.
Sous Laurent-Désiré Kabila – comme c'est le cas avec son
successeur –, John Numbi se montre opportuniste. Une de ses vieilles
connaissances résume : « Audacieux, il a toujours agi sans réserve. Il
sait s'attirer les bonnes grâces du chef. C'est Kabila père qui a fait
de lui un militaire. » Petit à petit, il se fraie un chemin : chargé de
la communication dans une compagnie, puis dans une brigade, Numbi se
retrouvera directeur des transmissions de l'armée du nouveau pouvoir et
même commandant de la 50e brigade chargée de la sécurité de la ville de
Kinshasa. Ses relations avec James Kabarebe, officier rwandais qui
était alors le patron de l'armée congolaise, remontent à cette époque.
Mais en 1998, à la suite d'un renversement d'alliances, Rwandais et
Ougandais attaquent le Congo. Nommé commandant opérationnel à Kindu,
dans le Maniema, il ne peut empêcher la prise de la ville par l'ennemi.
En décembre 2000, alors qu'il doit assurer avec Joseph Kabila la
défense de la localité de Pweto, au Katanga, celle-ci tombe entre les
mains des Rwandais. Furieux, Laurent-Désiré Kabila le décharge de ses
fonctions. Quelques semaines plus tard, le 16 janvier 2001, alors qu'il
est au Zimbabwe pour suivre une formation militaire, Numbi apprend que
Laurent-Désiré Kabila a été assassiné.
Le temps d'apprendre
De retour à Kinshasa, il est nommé, en mars 2001, chef d'état-major
de l'armée de l'air par le nouveau président, Joseph Kabila. Mais les
officiers de carrière ne le considèrent pas comme un « vrai »
militaire. L'un d'eux explique, sarcastique : « Les militaires se
reconnaissent par écoles et par promotions. Nous ne connaissons pas les
siennes ». Mais Numbi ne se contente pas d'être promu : il prend aussi
le temps d'apprendre. Et il apprend vite, à travers les différents
séminaires qu'il organise dans le cadre de ses fonctions.
Parallèlement, celui qui est devenu un homme du sérail se voit confier
les missions les plus délicates, notamment en matière de maintien de
l'ordre. « Avec brutalité », affirment ses détracteurs. « Il est
autoritaire, mais pas dur », rectifie un de ses collaborateurs. C'est
lui, par exemple, qui s'illustre en mars 2007 lors du conflit entre le
président Kabila et l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba. Ses
hommes ont, en effet, pilonné la résidence de ce dernier au moment où
il recevait des diplomates étrangers. Un observateur constate : « Pour
Numbi, il n'y a pas d'équivoque : les ennemis de Kabila sont ses
ennemis. » En juin 2007, il est nommé inspecteur général de la police
congolaise. C'est à lui que revient la tâche de réprimer les
manifestations du mouvement religieux Bundu dia Kongo, dans la province
du Bas-Congo. Une opération qui fera de nombreuses victimes.
Si certains n'apprécient pas ses méthodes, ils reconnaissent
toutefois à John Numbi une indéniable qualité : le sens de l'ordre et
de l'organisation. Il a ainsi amélioré les infrastructures des services
dont il a eu à s'occuper. Les officiels rwandais, avec lesquels il
s'entend bien, le considèrent comme « un homme ouvert au dialogue, qui
va droit au but, sait se montrer blagueur et taquin ». Tout en
soulignant l'un de ses « défauts » : « Il a tendance à vouloir tout
faire lui-même. » Marié, père de six enfants, John Numbi n'a pas
beaucoup de loisirs. Mais quand il quitte sa tenue de général trois
étoiles, il aime consacrer du temps à sa ferme de Lubumbashi. À moins
qu'il n'écoute ses musiques favorites. En particulier, celle de son
idole : le maître de la rumba congolaise, Luambo Makiadi.
Source : JA
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| dimanche 22 mars 2009, a 12:46 |
| Qui de Kabila et de Kamerhe a fait qui ? |
Auteur de l'ouvrage < Pourquoi j'ai choisi Kabila ? >, Vital Kamerhe vient d'user de son devoir d'ingratitude
en engageant un bras de fer avec son parti et sa famille politique dont
l'initiateur attitré – il l'a toujours proclamé - est Joseph Kabila, le
Président de la République.
Dans
cet ouvrage – dont la relecture est maintenant vivement recommandée –
le président de l'Assemblée nationale relate le contexte de ses deux
premiers contacts avec le futur chef de l'Etat. D'abord à l'aéroport de
Ndjili, en pleine guerre du 2 août 1998, lors de la prise manquée de
Kinshasa par un Rcd porté à bout de bras par le Rwanda. Ensuite à la
Cité de l'Union africaine, après que le lieutenant-général Didier
Etumba, alors général, l'eût amené en janvier 2001.
Quel aura été alors le parcours de Vital Kamerhe, depuis la dernière rencontre ?
Joseph Kabila l'avait fait le délégué au Dialogue intercongolais, pour le compte de la composante < Gouvernement >.
Joseph Kabila l'avait fait ministre de l'Information et Médias dans le premier Gouvernement <1+ 4 >.
Joseph Kabila l'avait fait secrétaire général du Pprd.
Joseph Kabila l'a fait < directeur visible > de sa campagne électorale.
Joseph Kabila l'a fait candidat à la députation nationale.
Joseph
Kabila l'a fait président de l'Assemblée nationale alors qu'il aspirait
devenir Premier ministre avant l'avènement de l'Amp en juin 2006.
Pour
la petite histoire, ambitionnant d'investir la primature avec Joseph
Kabila chef d'Etat (le partage de l'Exécutif entre l'Est et l'Ouest
importait peu à ses yeux), Vital Kamerhe n'avait pas voulu de la mise
sur pied d'une coalition élargie aux autres forces politiques et
sociales, estimant le Pprd suffisamment outillé pour remporter les
élections présidentielle et législatives nationales au 1er tour ! D'où l'ébruitement de toutes les stratégies qui se peaufinaient à Procoki pour cette coalition.
Dieu
merci : Kabila ne l'avait pas suivi dans ce schéma. D'ailleurs, lors de
la sortie de l'Amp, il avait revendiqué l'initiative de l'ouverture du
Pprd aux forces extérieures.
Pour
peu donc qu'il ait été homme d'honneur, Vital Kamerhe devrait se gêner
de briguer un mandat soutenu par la coalition Amp-Palu-Udémo dont il
n'avait pas voulu la création.
Pourtant,
il a osé réclamer le poste de président de l'Assemblée nationale ; la
primature ayant été cédée au Palu en prévision du Second tour.
C'est encore Joseph Kabila qui va lui donner le poste disputé avec Tshiongo.
Mais,
il a continué d'exiger le poste de Premier ministre. Notamment en se
portant candidat à la succession d'Antoine Gizenga en septembre 2008 !
On
se souvient de la sortie < médiatique > de quelques députés
nationaux originaires de l'Est qui ont soutenu la thèse, saugrenue,
d'une primature revenant à un ressortissant l'Est, sous prétexte que
seul un oriental maîtrise mieux les enjeux de la guerre !
C'est
bien la preuve – si besoin est – que Vital Kamerhe ne se sentait pas ou
plus à l'aise au perchoir de l'Assemblée nationale et qu'il
ambitionnait de changer d'institution.
Serait-ce là l'origine de sa fronde ?
Qu'il
en soit ainsi ou non, la vérité qui importe d'être soulignée
aujourd'hui est la suivante : c'est par Joseph Kabila que Vital Kamerhe
est devenu l'acteur politique majeur qu'il est devenu.
Avec la crise actuelle, il vient d'user de son devoir d'ingratitude.
Dès lors, la bienséance plaide pour sa démission.
On n'a pas à redouter le déluge.
Au
demeurant, tous ceux qui brandissent la menace du déluge résultant de
leur déchéance finissent de la même manière : ils ne remontent jamais à
la surface !
Notre correspondant : NDL
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| jeudi 19 mars 2009, a 18:32 |
| 7 fautes politiques de Vital Kamerhe |
IL y a comme un consensus au niveau
de la conférence des présidents : Kamerhe doit quitter le poste. Ils affirment
qu'ils coupent la poire en deux entre ceux qui défendaient la légalité
(kamerhe et ceux qui affirment qu'il fallait démissionner à la plénière)
et l'Amp qui voudrait que Kamerhe démissionne en dehors de la plénière.
Apparemment c'est une décision de Kamerhe
lui-même suivant "son souci
de préserver le chef de l'Etat et sa famille politique du piège de l'inconstitutionnalité
et de sauvegarder la jeune démocratie du caractère illégal"
Kamerhe a commis 7 fautes :
- une faute d'éthique politique : quand
on n'est pas d'accord avec le parti on démissionne. Si on ne démissionne
pas du parti du moiins des postes qu'il gère. Pcq la démocratie c'est la
dictature des partis.
- faute de sociologie politique : pour
l'heure aucun fait ne lui donne raison sur terrain. Tant et si bien que
même dans la population du SK les voix ne s'élèvent pas pour prendre sa
cause. On est avec toi mais on ne peut te soutenir pcq on va croire que
nous condamnons l'opération conjointe ; donc nous sommes pour les
Fdlr : or une des critiques du rwanda c'est que les congolais travaillent
avec les Fdlr (et donc pour la déstabilisation du Rw.)
les députés ont assuré le président
de la république de leur soutien aux opérations qui sont menées pour le
retour des FDLRs dans leur pays. Selon un membre du bureau de l'assemblée
provinciale, le chef de l'Etat leur a aussi garantie que ces opérations
pourront se faire sans intervention des troupes étrangères.
- Kamerhe qualifie d'illégalité le fait
qu'on lui ai demandé de démissionner avant la session : il aurait annoncé
sa volonté de démissionner par les médias ou par une conférence de presse
ou écrit a son parti pour l'annoncer (gage) et puis le "handover et
le check-out " allaient s'ensuivre... Ehud Olmert a démissionné il
y a plus de 4 mois mais il est encore là... jusqu'à la remise et reprise
avec son successeur. C'est donc un faux problème.
- Ramener le débat au niveau de l'institution
afin d'avoir une crise institutionnelle autour de sa personne : c'est aussi
exposer la jeune démocratie à des épreuves dont nous avons vécu une partie
avec le bras de fer qu'il y a eu. Ainsi aurait-il pu poser en plénière
le problème avec la possibilité de gagner au vote et de devenir de fait
un président indépendant comme Kengo. Le président ayant perdit la majorité
dirigera dans une situation de conflit. On a connu Mobutu-Tshisekedi et
ce à quoi cela a abouti : la guerre venue de l'extérieur dans un pays totalement
affaibli et une population démobilisé par des actions de paralysie chronique.
- acculé le président pourrait ainsi
envisager de dissoudre le parlement après probablement quelques mois d'un
gouvernement d'union nationale qui aura essayé de sauver l'essentiel. Il
relancera alors un autre gouvernement d'union nationale au moment où il
dirigerait par décrets et ordonnances jusqu'à des hypothétiques élections.
- Le fait d'accepter le principe de
démissionner tout en demeurant reconnaissant à JK ou même en se reconnaissant
Kabiliste : après avoir fait perdre des plumes à sonn parti c'est donc
JK lui-même qu'il aura écorché. La meilleure façon c'est de s'assumer et
d'annoncer les couleurs de son propre avenir politique. A moins qu'il attende
produire l'effet de surprise.
- Kamerhe fait paraître l'assemblée
nationale ou la constitution comme des entités sui generis. Et pourtant
on sait que c'est au prix de négociations et accords qui constitutent les
ressorts et équilibres du jeu politique actuel. Son jeu risque de casser
ces équilibres. Le Pprd ou l'Amp pourrait corrompre et débaucher des gens
comme Yves Kisombe càd en rupture de banc avec leurs partis. Alors que
tout en restant député il a l'obligation de ne pas trahir.
Claude BUSE Misambo
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| jeudi 12 mars 2009, a 13:10 |
| De Joseph Kasa-Vubu à Joseph Kabila, Pourquoi les Congolais s’acharnent-ils sur leurs Présidents? |
Répondre à cette question exige de passer au peigne fin, la politique menée par les différents dirigeants depuis l'accession du pays à l'indépendance.Les premières impressions étant souvent les plus naturelles, le discours d'investiture de chaque chef de l'Etat livre ses aspirations et ses ambitions politiques profondes. Il jette ainsi les premiers jalons de son programme d'action.
Le président Kasa-Vubu a hérité du colonisateur, une situation économique très favorable à l'indépendance. Mobutu lui, a reçu en héritage une situation socio-économique et politique qu'il a qualifié lui-même de lamentable. Quant à Mzee Kabila, celui-ci a trouvé un Etat sans âme et Joseph Kabila un pays en lambeaux qu'il cherche à colmater.
En dépit d'un certain nombre des réalisations positives, le poids de tous les ratés et échecs de différents pouvoirs depuis l'indépendance, pèse sur Joseph Kabila en sa qualité de président en exercice. Les infrastructures socio-économiques et de communication détruites d'une façon soit délibérée, par des guerres, par l'incivisme ou par l'ignorance, constituent encore à ce jour, une des charges que Joseph Kabila a le devoir d'assumer pour la continuité de l'Etat.
Nos compatriotes qui se disent opposants et surtout ceux de la diaspora ont pris un plaisir injustifié d'injurier à longueur des journées sur le net, le président de la République tout en lui attribuant des noms les plus ridicules oubliant qu'ils sont en train de montrer à la face du monde, une certaine « petitesse d'esprit » car aucun peuple, aucun citoyen sérieux ne peut gaspiller ainsi autant de temps précieux à présenter une image aussi sombre de son propre pays en lieu et place de contribuer à son épanouissement et à son développement. Ceci démontre que, malgré les 49 ans d'indépendance, le congolais n'a pas encore compris le rôle qu'il doit jouer.
· De Kasa-Vubu à Mobutu
Si le Président Mobutu avait dénoncé la gestion de Kasa-Vubu, c'est parce que la situation était réellement chaotique. La question que l'on est tentée de se poser est celle de savoir si c'est parce que Kasa-Vubu était mauvais gestionnaire qu'il y avait eu mauvaise gestion. Les députés et les sénateurs tous élus et venus de la masse n'ont pas fait mieux. Avec Mobutu, la situation est allée de mal en pis. Aucune de ses promesses sur le redressement de la situation du pays n'a été tenue. Sa gestion a été la plus anarchique ce qui a ruiné irrémédiablement le pays. Ce qu'il faut épingler est que le président Mobutu n'a pas non plus travaillé seul, il a puisé ses collaborateurs dans le même peuple dont nous taisons les noms pour les plus en vus. Les résultats ont été simplement catastrophiques.
· De Mzee Kabila à Joseph Kabila
Le Président Laurent'Désiré Kabila, malgré sa bonne foi, n'a pas pu faire mieux. Il avait même fait appel aux intellectuels universitaires de proposer des voies de sortie. Mais les résultats n'ont pas suivi.Sa mort tragique ne lui a pas permis d'aborder les autres aspects de la réalisation de son plan nationaliste fondé sur l'auto-prise en charge par le travail et l'organisation d'une gestion saine et responsable. Ilavait compris qu'il fallait d'abord initier localement des activités de production pour garantir à la population l'autosuffisance alimentaire. Sa préoccupation majeure était axée sur le développement du pays pour pouvoir réduire sensiblement la pauvreté. Malheureusement, pendant son règne, il a été victime des critiques acerbes de la part surtout de ses compatriotes.
Le Président Joseph Kabila en pleine démocratie instaurée avec les institutions issues des élections est en train de démontrer une autre façon de gérer qui, avec l'adhésion de la population, pourra atteindre des résultats inimaginables.
Quand les Congolais auront pris conscience de leur rôle d'accompagner le Chef de l'Etat dans ses actions ; quand ils auront uni toutes leurs forces et leurs intelligences dans un élan nationalisteautour du Président de la république, ils auront gagné énormément pour les générations actuelles et futures. Joseph Kabila a démontré qu'il est l'homme de la parole donnée. Le Congolais qui aime encore ce vaste et beau pays doit éviter de s'afficher toujours en négativiste ou en ennemi conscient ou inconscient de son pouvoir.
Le problème de la République Démocratique du Congo se pose en termes d'hommes et de culture. Le sens de la nation n'a pas encore trouvé de place dans le vécu des Congolais. C'est la culture de la facilité comme à l'âge de la cueillette qui pourchasse l'homme congolais en général, qui veut tout avoir du Congo sans travailler, c'est aussi l'esprit de la jalousie de l'autre. L'homme congolais veut qu'il soit le seul à réussir, pas son frère. Et là, il se comporte comme un chef coutumier. Intellectuel et non intellectuel congolais semblent se comporter de la même manière. Pour eux, c'est toujours la faute de l'autre.
Maintenant que les institutions élues démocratiquement sont en place, le moment est venu pour reconstruire un pays pillé durant plusieurs décennies de mauvaise gestion et d'une mauvaise politique de coopération. Les cinq chantiers de la République ont été lancés par le chef de l'Etat Joseph Kabila exactement pour la reconstruction du pays dans tous les domaines.
L'acharnement aveugle et sans raison sur Joseph Kabila ne fait qu'aggraver le sous-développement du pays car, comment peut-on comprendre cela autrement si l'intellectuel congolais n'a que l'injure et le mensonge comme argument de son savoir.
Les Congolais qui ont choisi d'aller vivre à l'étranger pour plusieurs raisons et ceux qui sont restés au pays devraient s'arrêter, s'interroger et trouver ensemble ce qui est à la base de la débâcle dans tous les domaines en s'attaquant systématiquement aux problèmes latents qui minent le pays tels que la corruption, les guerres … et apporter tout leur savoir-faire en soutenant le Président pour un bien-être collectif. Car, affirmer que Joseph Kabila est responsable des maux que connaît notre pays comme essaient de le faire croire certains sites et blogs sur le net, serait une erreur grave pour tout Congolais conscient.
Charles Bukassa Kadiata
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| jeudi 05 mars 2009, a 11:21 |
| Accueil chalereux du RAISI à Benie |
Treize heures de route carrossable au volant de son véhicule, temps pris par le président Joseph Kabila parti mardi de Kisangani pour atteindre Beni où il a été chaleureusement accueilli avant d'y déployer d'intenses activités, notamment un tête-à-tête à Kasase avec son pair ougandais Yoweri Museveni.
Le chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila est arrivé mercredi à Beni. Au volant de sa voiture, il a roulé sur la route nationale n° 4 abandonnée il y a 20 ans, route qu'il vient de réhabiliter. On peut donc rouler sur cette route à du 100 km à l'heure. Il a quitté Kisangani mardi à 5 heures du matin et a atteint Beni à 18 heures. A la demande de la population, il a fait plusieurs escales, notamment à Bafwasende, Niani, Epulu, Mombassa et à Bomanda. Partout, il a été follement ovationné par la foule en liesse. Dès qu'il est arrivé à Beni, il a fait 700 mètres à pied jusqu'à la Place de l'Indépendance. Il était accompagné du gouverneur de province, M. Autsai.
Ce matin, il rencontre son homologue ougandais, Yoweri Museveni à Kasindi en territoire congolais à 75 km de Beni.
A Beni, il doit donner le coup d'envoi des travaux d'asphaltage de la route de grande importance qui reliera la Province Orientale au Grand nord, à savoir la province du Nord-Kivu jusqu'à Goma. Le chef de l'Etat congolais, profitant de son déplacement par route, inspecte l'état de la route entre Kisangani et Beni afin de se faire une idée plus ou moins claire des travaux à effectuer. Le voyage de Joseph Kabila dans cette partie de la Rdc intervient après la fin de la guerre consécutive à l'intégration des anciens rebelles dans l'armée nationale et surtout au retour des soldats rwandais qui étaient venus sur le territoire congolais en vue de participer aux opérations conjointes avec l'armée nationale congolaise pour rapatrier les rebelles hutu rwandais des Fdlr.
Voyage par route, preuve du retour de la sécurité
La présence de Joseph Kabila sur cette parie jadis troublée et le fait qu'il fasse de longues distances par route est une preuve du retour de la sécurité. Joseph Kabila saisira l'opportunité pour rencontrer son homologue ougandais à Kasindi, une localité congolaise située à la frontière de deux pays. Les deux chefs d'Etat vont évaluer les opérations conjointes menées entre les deux pays alliés à l'armée du Sud Soudan. A ce jour, tout le monde est d'avis que les opérations ont donné des résultats positifs dans la mesure où les éléments de Lra ont été dispersés dans la nature. Le souhait de l'Ouganda, on le sait, était de voir ces opérations se poursuivre jusqu'à la neutralisation totale de Lra. Il nous revient que les rebelles ougandais de Lra poursuivent les exactions contre les populations civiles dans la région de Dungu et de Faradje.
Les inquiétudes de la Société civile de la Province Orientale
Selon les sources proches de la mission de l'Onu en Rdc, les éléments de Lra auraient fait des victimes le samedi dernier. Un homme aurait été tué. La victime aurait rencontré les Lra sur la route qui mène vers Ariwara dans la province Orientale. La chefferie Malingindo aurait également été mise à sac par les rebelles ougandais de Lra. Au niveau de la société civile de la Province Orientale, contrairement au discours politicien, ces exactions risquent de s'intensifier si les soldats ougandais se retirent. Cette question va certainement figurer au menu des entretiens entre Joseph Kabila et Yoweri Museveni. Cette inquiétude de la société civile de la Province Orientale est compréhensible, mais, il n'est pas normal de faire croire qu'il n'y aurait que l'armée ougandaise pour mettre fin aux exactions de Lra. Le souhait de tout le monde, qui devrait être celui de la société civile de la Province Orientale, c'est celui de voir le gouvernement congolais prendre des dispositions afin que le Lra ne puisse plus se réorganiser afin de poursuivre des exactions contre les populations civiles.
Poser le problème en terme de la prolongation de la présence des soldats ougandais en territoire congolais peut contrarier le Chef de l'Etat congolais. De même, si l'Ouganda se met dans une espèce de chantage afin que la Rdc se trouve forcée de prolonger la présence de ses troupes sur le territoire congolais, cela peut faire penser à un agenda caché. Car, en effet, les officiers ougandais l'avaient fait remarquer, le Lra opérant sur le territoire congolais, c'est ce pays qui a intérêt à insister sur la poursuite des opérations avec des armées des pays voisins. Il n'empêche que cette question s'invite aux entretiens de ce mercredi entre Joseph Kabila et Yoweri Museveni. Il n'est pas exclu que Joseph Kabila qui est sur le terrain puisse aller dans le sens de rencontrer le souhait de Kampala. Il a été démontré que la coopération entre les pays voisins dans le but de nettoyer les poches d'insécurité aux frontières communes vaut mieux que d'attendre la solution au niveau des pays qui ne vivent pas et ne sentent pas au quotidien les effets de cette insécurité.
Sonder les voies de la coopération ougando-congolaise
Outre l'évaluation des opérations militaires conjointes contre le Lra, Joseph Kabila et Museveni vont sonder les voies de la coopération entre les deux pays dans les domaines autres que la guerre. Museveni est en fait demandeur de cette rencontre. On se souvient qu'il avait émis le souhait de rencontrer Joseph Kabila dans une localité frontalière congolaise ou ougandaise lors du dernier déplacement de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Mbusa Nyamwisi en Ouganda. A cette époque, la guerre faisait rage au Nord-Kivu et Museveni estimait que les autorités congolaises depuis Mobutu ne comprenaient pas qu'il s'agissait d'une guerre économique. Il voulait par conséquent rencontrer son homologue congolais pour en parler.
Homme à ne pas céder au chantage, Joseph Kabila n'avait pas sauté sur l'occasion que lui offrait Museveni. Aujourd'hui, la donne a changé. La paix est revenue au Nord-Kivu, même s'il faut attendre que les dernières convulsions cessent. Il serait plus aisé pour Joseph Kabila d'aborder cette question sans pression. Si aujourd'hui, entre le Rwanda et la Rdc on peut parler d'autre chose que de la guerre et des Fdlr, Kampala doit en faire autant. Attendre que le Lra soit mis hors d'état de nuire avant de parler économie. Il faudra également que les autorités ougandaises apprennent que faire la guerre aux voisins pour atteindre des objectifs économiques n'est pas une stratégie dont on peut se vanter. Si donc le Lra continue des exactions en vue de permettre la prolongation des opérations conjointes, Kinshasa ne pourra pas s'engager sur cette voie et usera de tous les moyens pour défendre son territoire et protéger sa population.
Les cinq chantiers réalité en province
Au même moment qu'il continue avec la diplomatie de paix qui est à la base de la situation que l'on vit maintenant dans la partie Est du pays, Joseph Kabila ne perd pas le temps pour relancer les cinq chantiers dans les provinces. C'est ainsi qu'il avait annoncé la réhabilitation de l'aéroport de Kisangani. Avant même qu'il quitte le chef-lieu de la province Orientale, les experts de la Rva sont déjà à pied d'œuvre. C'est le sens du déplacement de l'Administrateur délégué général de la Régie des Voies Aériennes (RVA) à Kisangani où Jean Acisse, est arrivé le dimanche dernier. Aujourd'hui, ce sera le tour de la route dont Joseph Kabila lance les travaux. Lorsqu'on sait que Joseph Kabila est encore dans cette partie du pays, on découvrira au fil des visites des différents projets dont l'exécution n'attendait que la fin effective de la guerre. Selon l'Adg se la Rva, les travaux de la réhabilitation de l'aéroport se terminera à la fin de cette année. Il a même précisé que ce sera avant Noël 2009.
Aujourd'hui, on saura les détails techniques et la durée des travaux de la route que Joseph Kabila inaugure à Beni. Au niveau de Goma, il sera sans aucun doute question de la réhabilitation de l'aéroport endommagé par l'irruption volcanique. Il y aura sans aucun doute d'autres projets. Le plus important de tous, c'est ce projet de paix qui permet aux habitants de Goma en particulier et ceux de la province du Nord-Kivu en général, de vivre, de dormir de se réveiller et de travailler sans la psychose du crépitement d'armes. De Goma.
Escale significative à Bafwasende
Arrivée à 8h30 au chef lieu du territoire de Bafwasende, le Président de la République est monte dans sa jeep à 9 h00 après une marche à pieds sur environ 500 m au centre commercial.
Accueilli à la stèle érigé jadis par le MPR de triste mémoire, le Président Kabila a pris d'abord la direction du bureau du territoire jusqu'au niveau du bureau de la Police pour faire demi tour et reprendre la nationale N° 4, en longeant la tribune, le centre commercial posant des questions à l'Administrateur du territoire Idris sur la situation sociale et sécuritaire pour monter à bord de sa jeep au bas de la colline où est érigée l'église catholique.
L'Administrateur du territoire a fait la synthèse des préoccupations de la population dans un rapport qui lui a été déposé. Le manque criant d'infrastructures scolaires au niveau primaire, secondaire et instituts supérieurs, routes de desserte agricole, appui aux agriculteurs, des dizaines de ponts qui rendent l'évacuation des produits agricoles difficiles, pont Avakubi sur la rivière Ituri, l'insécurité à Opienge, sont autant de préoccupations exprimées au Président Kabila.
Bien avant son arrivée des équipes d'avance avaient palpé les nombreux problèmes qui bloquent le développement de Bafwasende : Absence d'énergie électrique, pas d'eau potable (Regideso), les femmes violentées pendant la période trouble allongée. Telle est la liste des problèmes qui bloquent le rayonnement de Bafwasende.
Les grandes attentes
Plusieurs mémos déposés par les filles et fils de Bafwasende à la Présidence attendent des réactions depuis quelques années. Peut-on croire qu'avec le passage de Rais lui-même sur plus de 200 km, de 122 km au-delà de 310 km sans une activité économique de grande envergure, mais plutôt la forêt dense, le territoire de Bafwasende regroupe pourtant d'immenses richesses dans son sol et sous sol non encore exploitées.
Les investisseurs sont donc attendus pour transformer les richesses potentielles en richesses réelles. La paix qui s'installe à petit feu pourra peut être servir de leitmotiv pour le développement de cette partie de la République, soutient oubliée.
(PKF)
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| lundi 02 mars 2009, a 12:23 |
| Opérations militaires combinées RDC-Rwanda-Ouganda : Ba Ki-moon conforte la position de Kabila |
Joseph Kabila, en séjour de travail à Kisangani après Mbandaka, a reçu le samedi 28 février 2009 le secrétaire général de l'Onu, en tournée en Afrique depuis le 24 dernier, tournée commencée par l'Afrique du Sud et le Zimbabwe pour se poursuivre par le Rwanda, le Kenya et l'Egypte.
C'est du chef-lieu de la Province Orientale que Ba Ki-moon est descendu à Goma en fin de journée avant de visiter, le lendemain, le centre d'accueil des déplacés de guerre à Kibati, à une douzaine de km de la capitale provinciale.
Au cours du point de presse tenu à Goma juste après son arrivée, le secrétaire général des Nations Unies s'est évidemment prononcé sur les échanges qu'il a eu avec le chef de l'Etat congolais, opérations militaires combinées Fardc/Updf et Fardc/Rdf incluses.
<< …le président Kabila et moi-même avons évalué la situation actuelle ; nous pensons que c'est une opportunité que la situation actuelle est bien meilleure que ce qu'on a vu >>, a-t-il avant d'ajouter : << Nous avons essayé de réfléchir sur comment maintenir et améliorer les Fardc >>.
Ayant exprimé au président Kabila sa satisfaction à la suite des progrès constatés sur le terrain des opérations militaires, Ba Ki-moon s'est réjouit également << de l'amélioration des relations avec le président Kagame du Rwanda >>. Il croit que les deux chefs d'Etat << pourront travailler ensemble afin d'avancer le rapprochement…>> enclenché au travers de l'opération << Umoja Wetu >>.
Se prononçant à ce sujet, il a estimé que << l'opération conjointe congolo-rwandaise (…) de ces deux dernières semaines a eu un aboutissement positif >>.
S'agissant particulièrement des Fdlr, sa position est claire : << Nous devons nous assurer que les Fdlr ne se réorganisent pas et qu'elles ne reviennent pas au niveau auquel elles étaient >>, a-t-il dit. Il s'est voulu convaincant en précisant que << Dans le contexte du mandat qui lui a été attribué par le Conseil de sécurité, la Monuc est en train de faire tout son possible pour assister les autorités congolaises, et en particulier l'armée nationale congolaise, avec l'appui logistique, l'appui technique et (…) également un appui d'entraînement, et nous allons continuer de travailler dans cette direction >>.
Ba Ki-moon a certes relevé << les limites en capacités et en ressources >> de la Monuc, mais il a aussi fait observer que celle-ci << fait des efforts pour soutenir l'armée congolaise et protéger les civils >>.
Il a saisi l'opportunité pour dire combien il était heureux de cette occastion lui ayant permis << de discuter avec le président Kabila de la nécessité d'une coopération étroite entre le gouvernement et la population de RDC et l'Onu >>, considérant au passage qu'<< Une étroite collaboration entre le gouvernement et la Monuc est particulièrement importante pour stabiliser l'est et protéger la population >>.
Exclusion, puis inclusion !
Quel enseignement peut-on tirer de la rencontre Kabila-Ba Ki-moon de Kisangani au lendemain de la fin de l'opération << Umoja Wetu >> ?
D'abord, la Monuc est aujourd'hui mise devant ses responsabilités. Car, il a été malheureusement constaté que la mission onusienne agit plus sur le terrain politique que sur le terrain militaire. Au demeurant, un expert indépendant, Jason Stearns pour ne pas le citer, est d'avis que << Le problème, c'est que la Monuc a toujours eu plus de succès sur le plan politique que militaire. Alors que son rôle principal est la protection des civils, elle n'a pas très bien rempli cette fonction…>>.
Mais, la réalité – continuellement escamotée – est que l'Accord de Lusaka (duquel la mission onusienne tient son existence) charge de la Monuc de procéder au rétablissement de la paix en RDC et, parmi les mécanismes prévus, il y a au chapitre 8 le désarmement des groupes armés étrangers au nombre desquels (selon le chapitre 9) la Lra (Ouganda) et les ex-Far/Interahamwe confondus aux Fdlr (Rwanda).
Les observateurs avertis ont le loisir de constater qu'en dix ans bientôt d'opérationnalité, la Monuc n'a jamais réussi à désarmer un seul groupe armé étranger cité dans l'Accord de Lusaka, encore moins traduit en justice auprès du Tribunal pénal international un seul chef rebelle alors que les atrocités attribuées notamment à la Lra et aux Fdlr sont évidentes !
C'est probablement en raison de cette carence que les présidents Kabila, Museveni et Kagame, encouragés par les Américains et les Européens, ont opté pour des opérations militaires combinées n'impliquant pas directement la Monuc.
On se souviendra comment, au lendemain de ces opérations, la mission onusienne s'est empressée de se plaindre de son exclusion avant de proposer ses bons offices.
Ce n'est donc pas sans surprise qu'à l'occasion de la parade militaire organisée le 24 février dernier dans le cadre du retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, le << retour >> de la Monuc dans lesdites opérations a été mis en exergue par les officiels de la RDC et du Rwanda présents à Goma. Autant que les ministres de la Défense, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont annoncé la poursuite des opérations anti-Fdlr au Sud-Kivu par une action concertée Fardc/Monuc pendant que les Fardc et la Pnc vont entreprendre le ratissage au Nord-Kivu.
Déduction
En rappelant, au cours de sa conférence de presse de samedi dernier à Goma, que << Le mandat de la MONUC est de soutenir l'action des autorités et institutions congolaises, pas de s'y substituer >> tout en précisant que << La MONUC travaille à étendre l'autorité de l'Etat et à établir l'état de droit, qui sont les seules garanties de la paix et de la stabilité dans la région >>, Ba Ki-Moon incite les observateurs à déduire de cette déclaration que cette fois-ci, la mission onusienne entend jouer concrètement et pleinement le rôle militaire pour lequel elle avait été montée !
Kabila, Museveni et Kagame l'y ramènent.
C'est en cela que, dans le contexte politique actuel dominé par la crise institutionnelle, Ba Ki-moon conforte la position du premier cité.
Omer Nsongo die Lema
(en reportage à Goma)
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| mercredi 25 février 2009, a 11:19 |
| Le président Joseph Kabila très prochainement à Goma |
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Le
Chef de l'Etat compte marquer de sa présence la fin des opérations
conjointes RDC-Rwanda de traque des rebelles rwandais en se rendant à
cette occasion à Goma où est également prévu dans la foulée la tenue du
prochain conseil des ministres
Les
opérations militaires conjointes RDC-Ouganda-Sud Soudan et RDC-Rwanda
à l'Est de la RDC seraient au centre du calendrier du chef de l'Etat
congolais cette semaine. Joseph Kabila pourrait parachever ce qu'il
avait commencé pour le Nord-Kivu et consolider le rapprochement avec
Kampala. Ce qui serait justement au cœur de son déplacement en Ouganda
via Kisangani et à Goma. Mais, auparavant, le Raïs est annoncé dans la
ville de Mbandaka, chef-lieu de la province de l'Equateur. Le président
congolais, Joseph Kabila, pourrait faire le déplacement de la ville de
Mbandaka ce mercredi sauf changement de dernière minute.
Dans tous les cas, ce serait cette même semaine, indiquent des sources dignes de foi.
Dans le chef-lieu de la province de l'Equateur, la visite du chef de
l'Etat de la Rd.Congo aurait pour objet de réconforter les populations
victimes de la catastrophe survenue il y a plusieurs jours à la suite
des pluies diluviennes qui se sont abattues à Mbandaka. Il est tout à
fait normal qu'un président de la République vole au secours de son
peuple en proie à une calamité naturelle.
L'Equateur, faut-il le rappeler, est une province que le Raïs connaît
très bien pour y avoir séjourné pendant longtemps dans le cadre de ses
fonctions de chef d'état-major en charge de la force terrestre
autrefois. Mais, le déplacement de Mbandaka, bien qu'important et prévu
au calendrier présidentiel, ne servira que de transit, nous a-t-on
confié lundi soir.
Joseph Kabila attendu à Kampala et à Goma
Après MbandaKa, c'est la ville de Kampala, capitale de la République
ougandaise, qui figurerait ainsi dans l'agenda du Raïs. II y serait
question de la consolidation des relations entre Kinshasa et Kampala,
surtout en cette période où les opérations militaires conjointes
RDC-Ouganda-Sud-Soudan se déroulent en Province Orientale pour traquer
les rebelles de LRA (armée de résistance du seigneur) qui ont longtemps
contribué à instaurer un climat d'insécurité dans plusieurs contrées de
la Province Orientale.
La paix qui renaît dans cette partie de la RDC ne peut, de l'avis de
plusieurs observateurs que jouer en faveur de la consolidation des
relations qui existent déjà entre la RDC et l'Ouganda dont le
rapprochement est salué par les deux pays. L'axe RDCOuganda
fonctionnerait donc bien au regard de divers enjeux en présence.
Le clou du calendrier de Joseph Kabila reposerait, sans nul doute, sur
son séjour à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. A en croire
nos sources, une parade militaire serait à l'ordre du jour pour saluer
la fin des opérations militaires conjointes RDC-Rwanda sur la traque
des FDLR. Peut-être qu'à cette occasion, le retour des militaires
rwandais à Kigali serait scellé au terme des opérations ci-haut
évoquées.
Il sera également question, pour le Raïs congolais, de réconforter les
populations victimes des affres de la guerre et de rassurer les
nombreux déplacés. Cette visite, indiquent certaines sources, serait
très attendue par les populations qui ont passé des moments difficiles
et qui ont grandement besoin de réconfort pour se réarmer moralement et
vaquer à leurs occupations habituelles.
Comme pour couronner le tout, question de donner des assurances fermes
aux populations du Nord-Kivu et du Kivu dans l'ensemble, le prochain
Conseil des ministres du Gouvernement central serait prévu ce vendredi
à Goma.
Déjà, dès ce mardi, des délégations ministérielles quittent Kinshasa
pour le chef-lieu de la province du Nord Kivu comme pour confirmer et
la présence du chef de l'Etat à Goma et la tenue du conseil des
ministres.
Ce qui fera de cette ville la capitale de la RDC ce week-end et d'où
partiront les décisions qui découleront de la tenue du Conseil des
ministres.
(DN/Ern./GW/Yes)
M. M./Forum des As
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| samedi 21 février 2009, a 17:40 |
| Joseph kabila a raison : les troupes rwandaises quittent la Rdc |
Lors
de son dernier point de presse, le chef de l'Etat, Joseph Kabila avait
annoncé que les troupes rwandaises devront quitter le Congo au plus
tard le 28 février.
Ceux
qui doutaient de la sincérité du Rwanda de respecter ses engagements au
sujet du retrait de ses troupes en Rdc doivent à l'heure qu'il est
revoir leurs analyses. En effet, selon le porte- parole de l'armée
rwandaise, le commandant Jill Rutaremara, cité par l'agence britannique
Reuters, les soldats rwandais se retirent de la province du Nord-Kivu.
Débuté ce samedi 21 février, le retrait des troupes rwandaises sera
achevé d'ici la semaine prochaine. Le gouvernement congolais ne
confirme pas que les militaires rwandais se retirent dès ce samedi,
mais évoque une cérémonie prévue le 25 février pour marquer un retrait
prévu à la fin du mois.
Faut-il le rappeler, lors de son dernier point de presse, le chef de
l'Etat, Joseph Kabila avait annoncé que les troupes rwandaises devront
quitter le Congo au plus tard le 28 février. Beaucoup d'analystes
politiques ne l'avaient pas cru. Les plus pessimistes ont même affirmé
que Kigali avait un agenda caché. Bien que le gouvernement se fût fort
de relayer les propos du président de la République, bon nombre
d'observateurs demeuraient pessimistes. Ils seront, d'ailleurs,
réconfortés dans leur sentiment par le fait que l'Assemblée nationale
du Rwanda avait demandé la prolongation de la durée des opérations
militaires conjointes Fardc – Rdf pour réduire la capacité de nuisance
des Fdlr. Avec le retrait des militaires rwandais avant le délai prévu,
ces craintes ne se justifient plus.
Selon le porte-parole de l'armée rwandaise, les objectifs des
opérations militaires conjointes ont été atteints même si les rebelles
des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) n'ont pas
été complètement annihilés. Sur les milliers de rebelles FDLR, quelques
centaines ont regagné le Rwanda. Les Fdlr ont vu, par ailleurs, leurs
quartiers généraux détruits.
Les soldats rwandais sont entrés au Nord-Kivu, le 20 janvier 2009, dans
le cadre d'une opération de traque conjointe avec l'armée congolaise
des rebelles hutus rwandais réfugiés en Rdc.
Théodore Ngangu/MMC
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| vendredi 20 février 2009, a 11:47 |
| Opération militaire conjointe Fardc/Dfr : Et si Kabila avait raison ? |

L'opération militaire conjointe « Forces armées de la République
Démocratique du Congo » (Fardc) et « Forces armées de la
République du Rwanda » (Dfr) suscite un déchaînement des
passions ayant le mérite de souligner tout l'intérêt de la
question « ex-Far/Interahamwe/Fdlr » dans les relations entre
les deux pays, mais aussi dans la sous-région des Grands Lacs.
Montée par les Etats-majors généraux respectifs, sous la
responsabilité évidente des gouvernements congolais et rwandais,
cette opération est pourtant mal perçue par bon nombre d'acteurs
politiques et sociaux, principalement ceux du Nord-Kivu et du
Sud-Kivu, au point de créer même une crise au sein de la
Majorité. L'Opposition s'en frotte les mains...
Ministre de la Communication et Médias, Lambert Mende a beau
dire qu'il s'agit d'une invitation lancée à l'armée rwandaise «
qui est venue avec des officiers de renseignements » ; il a beau
rassurer que « C'est ça leur mandat », personne n'y croit. A
commencer par certaines notabilités du Kivu frontalier. L'Etat-major
de l'armée rwandaise a, lui aussi, beau affirmer que son
contingent est placé sous commandement de l'Etat-major de
l'armée congolaise, rien n'y fait. La méfiance s'accentue.
C'est ainsi que le mardi 20 janvier 2009, une Déclaration dite
des Communautés du Nord-Kivu a été rendue publique, sous la
signature de MM. Balinande (pour les Nande), Jean Sekabuhoro
(pour les Hutu), Hubert Dunia Bunda (pour les Walikale) et
Anicet Demba (pour les Hunde).
Constatant, « avec surprise et indignation l'entrée massive de
l'armée rwandaise en République Démocratique du Congo » depuis
le dimanche 18 janvier 2009, la population du Nord-Kivu,
soutiennent les signataires, y dénonce « le caractère illégal et
inconstitutionnel de l'opération, engagée par des personnes non
habilitées et ne figurant ni dans les Actes d'engagement signés
par nous tous à Goma, ni dans le Communiqué conjoint de Nairobi,
ni par les Recommandations de l'Union Européenne, ni dans les
Résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l'ONU, ni dans
ce qui était présenté comme agenda officiel des récentes
négociations de Nairobi ». Ceci au point 1.
Au point 2, il est constaté « L'inversion des priorités de la
République » en ce que « Les Congolais du Kivu, qui
s'attendaient à voir tous les déplacés et réfugiés congolais
retourner dans leurs milieux d'origine se voient plutôt imposer
une nouvelle guerre entre étrangers sur notre sol, synonyme de
nouvelles atrocités, de nouveaux génocides, de la poursuite de
l'extermination des populations locales en vue d'un dépeuplement
systématique ».
Au point 3, est constatée « L'absence d'un accord cadre
déterminant les termes de référence, les limites spatiales et
temporelles, le rôle de chaque intervenant, les conditions
d'arrêt et surtout le chronogramme du retrait rapide et
obligatoire des militaires étrangers et ce, au mépris des
populations, des élus, des notables et des Institutions de la
République ».
Au point 4, il est fait état de « L'absence totale de mesures de
protection des populations au cours des opérations à venir, au
regard des graves faiblesses observées par les opérations menées
contre les rebelles de la LRA au détriment de nos compatriotes
de la Province Orientale ».
Tandis qu'au point 5, est relevée « L'absence totale de toute
implication de la Communauté Internationale et nos partenaires
régionaux (SADEC, Union Africaine, CEAC, MONUC, UNION EUROPEENNE)
alors que ces derniers ont, selon les accords de Goma, la
responsabilité de la garantie de bonne fin du processus en cours
».
C'est en raison de ces constats que viennent des « sanctions »
dont la première est la condamnation de « cette trahison » ; les
communautés du Nord-Kivu se réservant « le droit d'user de tous
les moyens à leur disposition pour faire échec à ce plan
diabolique dont la finalité manifeste est de matérialiser la
balkanisation de la République Démocratique du Congo ».
Outre l'exigence du retrait sans délai de l'armée rwandaise,
ordre est intimé aux « filles et fils du Nord-Kivu se trouvant
dans les institutions » d'accorder au gouvernement « 48 heures
pour mettre un point final à la présence rwandaise en RDC ».
Sinon, préviennent les signataires, « les ministres,
vice-ministres tant nationaux que provinciaux, les députés
provinciaux et nationaux, les sénateurs, les mandataires publics
de l'Etat devront faire le constat de la haute trahison et se
retirer en vue de rejoindre le peuple qui doit se prendre en
charge ».
Tout en demandant à la RDC, « en cas d'opération nécessitant des
interventions étrangères, de s'abstenir d'utiliser le voisin
problématique et de se tourner plutôt vers d'autres partenaires,
tels que la SADEC qui devront alors opérer sous mandat
international », les signataires font une proposition « à la
communauté internationale d'inciter le Rwanda à organiser un
dialogue inter rwandais pour mettre fin à se contradictions
internes et non les exporter indéfiniment en RDC ».
Les signataires lancent en direction des Congolais « originaires
de toutes les provinces, où qu'ils se trouvent de part le monde,
de se souder comme un seul homme pour sauver la patrie en danger
».
La déclaration se termine par la demande faite « à l'ONU, à
l'Union Africaine, à la SADEC, à l'Union Européenne, d'user de
toutes formes de pression pour arrêter la dérive du pouvoir en
pic à Kinshasa qui, manifestement, ne respecte ni la
constitution, ni ses lois, ni l'intégrité de son territoire, ni
même la vie de ses citoyens ».
Cette déclaration est reproduite dans la Presse parue le
mercredi 21 janvier 2009, notamment « Le Potentiel » dans sa
livraison n°4527.
Mauvaises prémisses
A elle seule, cette prise de position résume les contradictions
dans lesquelles s'enferme le leadership congolais,
contradictions dont tirent naturellement profit les puissances
étrangères.
En effet, les signataires ne disent même pas en quoi l'opération
militaire conjointe Fardc/Dfr est illégale et
anticonstitutionnelle, et en quoi, en plus, elle est engagée par
des personnes non habilitées du simple fait de ne pas figurer
dans les documents officiels cités au point 1.
Si, par illégalité et anticonstitutionnalité, ils entendent le
fait que le sujet n'ait pas été débattu publiquement, on ne peut
que se plaindre de l'amateurisme du leadership congolais.
Pour prendre l'exemple, tout récent, de l'opération militaire
menée par l'armée israélienne à Gaza, personne ne peut démontrer
qu'elle ait été au préalable discutée publiquement dans une
structurelle formelle (cas du Parlement) ou informelle (cas du
Congrès mondial juif). Il est, du reste, de ces opérations qui
requièrent discrétion pour en préserver l'efficacité. Surtout
quand il est question d'opérations militaires.
En outre, estimer que seules les personnes figurant dans les
Actes de Goma sont censées être impliquées dans toutes les
décisions à prendre pour telle opération politique ou telle
opération militaire, c'est réduire les prérogatives régaliennes
du Gouvernement, car cela signifie que plus rien ne peut se
faire dans cette partie du pays sans leur quitus. L'opinion se
rendra d'ailleurs compte que l'on n'a ni vu ni entendu ces
signataires réclamer leur participation aux préparatifs des
opérations conjointes Fardc/Monuc pour faire face aux offensives
du Cndp !
Par rapport au point 2, les signataires présagent déjà de
nouvelles atrocités, de nouveaux génocides, de la poursuite de
l'extermination des populations locales et du dépeuplement
systématique du Nord-Kivu pendant qu'aucune action sur terrain
n'est encore entreprise !
Au demeurant, au point 3, ils avouent ne pas connaître les
termes de référence de ladite opération par rapport aux limites
spatiales et temporelles, au rôle de chaque intervenant, aux
conditions d'arrêt et, « surtout », par rapport au chronogramme
du retrait des forces rwandaises.
Au point 4, alors qu'ils viennent de faire l'aveu de ne rien
connaître desdits termes, ils concluent à l'absence de totale
des mesures de protection des populations.
Bien entendu, ce qui doit arriver arrive au point 5 lorsque,
ignorant toujours tout des termes de références, ils font le
constat de l'absence de toute implication de la Communauté
internationale.
Au regard de toutes ces carences, on peut comprendre la nature «
sanctions » fondées sur de mauvaises prémisses. C'est de
sanctions pour le moins irrationnelles ! Et c'est dangereux pour
un leadership se voulant avisé…
Pareille garantie ne se médiatise pas
Visiblement, cette déclaration vient de quelque part.
Probablement des cercles périphériques du Pouvoir qui tirent
profit du statu quo ! Elle ressemble à cette autre déclaration
faite par quelques honorables de l'Est au sujet de la primature
qui devrait être retirée de l'Ouest sous prétexte que seul un
oriental méritait de la fonction !
Il y a lieu de relever déjà que dans trois mois – c'est-à-dire
en avril 2009 - la présence des ex-Far/Interahamwe en territoire
congolais entre dans sa quinzième année. Quinze ans au cours
desquels toutes les solutions ont été préconisées, dont le
désarmement et le rapatriement volontaires, mais aussi le
désarmement et le rapatriement forcés. Des opérations ont été
montées tantôt avec, tantôt sans le concours de la Monuc. Le
résultat est connu.
Au cours de ces mêmes 15 ans, la constante dans la présence des
ex-Far/Interahamwe/Fdlr est, d'abord, la perpétration des
violences dont sont victimes les communautés locales, entre
autres les Nande, les Hutu, les Walikale et les Hunde, ensuite
le pillage systématique des ressources naturelles locales, au
nombre desquelles le fameux coltan. Le résultat est également
connu.
Finalement, on se doit de se demander qui, des populations et de
leurs leaders, souffrent le plus desdites violences et dudit
pillage ! Ce ne sont pas les seconds !
De même, on se doit de se demander qui, des populations et de
leurs leaders, bénéficient d'une manière ou d'une autre du
pillage ! Ce ne sont pas les premières, de toutes les façons !
On peut, dès lors, pour paraphraser la Dynamique de l'Est lors
de la guerre de libération, déduire « Mort au peuple, Vie aux
leaders », car personne ne peut croire que le coltan et la
cassitérite exploités dans le Kivu, au vu et au su des Kivutiens,
et « exportés » au Rwanda soit l'oeuvre des populations
martyrisées par les « ex-Far/Interahamwe/Fdlr ».
Quand on part de cette évidence – et on ne peut qu'en partir –
on réalise que toute action visant à mettre fin à la présence de
ces derniers au Kivu a pour conséquence logique d'arrêter
l'exploitation illégale de ces ressources. Donc de conduire au
tarissement d'une source d'enrichissement rapide et illicite sur
fond du sang des populations kivutiennes.
La conclusion à tirer est qu'après que l'on ait essayé toutes
les solutions au problème « ex-Far/Interahamwe/Fdlr », la
question de fond devient celle de savoir pourquoi continuer à
retarder la solution qui est constamment préconisée par la
communauté internationale, à savoir une action concertée des
armées gouvernementales de la RDC et du Rwanda !
Pour peu que l'on soit lucide, on ne peut, un seul instant,
croire que pareille opération militaire conjointe ait été montée
sans nécessairement que l'on prenne les dispositifs sécurisants
pour les populations, dispositifs bénéficiant de la garantie
internationale !
Pareille garantie ne se médiatise pas. Ses effets se constatent.
Alors, attendons les effets, non sans nous poser cette question
de bon sens : « Et si Kabila a raison ? ».
Yvon RAMAZANI
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| vendredi 20 février 2009, a 11:40 |
| Atouts de succès du pari risqué de Joseph Kabila pour ramener la paix à l’Est de la RDC |
Hormis
le débat idéologique, si le Rwanda et l'Ouganda quittent la RDC, que la
paix s'installe, que les échanges commerciaux démarrent, l'initiative
de paix prise par le président Joseph Kabila sera bien une success
story à reconnaître indiscutablement
D'emblée,
n'ayons pas peur de mots : Il y a aujourd'hui dans notre pays au moins
quatre éléments de crise. 1. Le premier élément a trait à l'entrée
officielle – autorisée – des armées rwandaise et ougandaise. Au départ,
s'agissant des APR-RDF rwandaises, le plus officiellement, le
Gouvernement avait annoncé l'entrée d'officiers du renseignement. Par
la suite, il n'a plus été question d'officiers du renseignement. Il
sera question de la présence sur notre sol de 4 à 6.000 hommes des
troupes. Certains parlent d'un nombre plus ahurissant de soldats
rwandais présents en RDC : 10.000.
L'opposition – c'est dans son rôle – et des membres de la majorité
donnent de la voix et réclament explications et interpellation du
Gouvernement. Sur pied de l'art. 116 de la Constitution, une pétition
lancée par une Coordination revendique 262 adhésions au sein de la
Chambre basse. Soit plus qu'il n'en faut. Il est question de convoquer
une session extraordinaire de la Chambre en vue de débattre de cette
présence des forces étrangères. Si cette convocation n'est pas
automatique, la crise est réelle.
Cette affaire a lieu au lendemain des déclarations du président
français Nicolas Sarkozy qui font monter le soupçon. 2. C'est le
deuxième élément de crise. Qu'a dit Nicolas Sarkozy ? Lors de la
traditionnelle cérémonie de présentation des vœux au corps
diplomatique, au Palais de l'Elysée – la résidence du Chef de l'Etat
français –, Nicolas Sarkozy a, vendredi 16 janvier 2009, ces mots dans
son discours et à sa bouche : il veut, lui mettre fin au conflit qui
ravage l'est de la RdC, et qui oppose le Rwanda et la RDC. Il veut « un
dialogue non seulement conjoncturel, mais aussi structurel », qui
inclue « le partage de l'espace et des richesses ».
Dans ce registre où il excelle, Nicolas Sarkozy décrit le Rwanda comme
un « pays à la démographie dynamique et à la superficie petite », la
RDC « un pays à la superficie immense » avec une organisation étrange
des richesses frontalières. Les propositions de Nicolas Sarkozy
tournent autour de trois axes, d'après ce qu'en rapporte le très
sérieux quotidien français de Monde » (éd. datée 20 janvier).
Premièrement, mise en place d'une coopération pacifique fondée sur des
projets telle l'exploitation, par la RDC et le Rwanda, des ressources
minières du Nord Kivu, objet de toutes les convoitises. Deuxièmement,
mise en place d'une initiative sur la question foncière, au coeur,
pose l'Elysée, des tensions intercommunautaires dans le Nord Kivu en
raison d'une longue histoire de déplacements de populations.
Troisièmement, le président veut demander aux belligérants du conflit
de travailler sur les problèmes de statut pour les minorités en RDC. Il
encourage la représentation politique de la minorité tutsie au niveau
local. Et – pourquoi pas ? – autre. Sarkozy explique qu'il va soumettre
ces propositions aux Chefs d'Etat africains lors d'un voyage qu'il
envisage en mars en RDC, au Congo-Brazzaville et au Niger.
Ce plan Sarkozy pour la paix en RDC tombe dans un contexte de
rapprochement inattendu entre Paris et Kigali dont les relations depuis
une décennie sont restées brouillées par des accusations réciproques
de crime de génocide et des émissions réciproques des mandats d'arrêt
internationaux.
L'un de ces mandats était émis par le juge anti-terroriste français
Jean-Louis Bruguière contre une personnalité clé de l'entourage du
président Paul Kagame. Rose Kabuye, directrice du protocole d'Etat du
régime rwandais, directrice d'un passeport diplomatique, est arrêtée
fin 2008 à sa descente d'avion à Francfort, en Allemagne la justice
allemande. Extradée en France, elle est remise en liberté avec promesse
de se présenter devant un juge chaque fois que nécessaire. Rose Kabuye
passe les fêtes de Noël et de Nouvel An à Kigali avec son mari et ses
enfants. Elle est revenue à Paris où, avec sa famille, elle réside dans
un hôtel de luxe !
En RDC, on est surpris d'une justice aussi généreuse face à une
personne, officier à la retraite de l'armée rwandaise APR-RDF, visé par
un mandat d'arrêt délivré par la justice française, soupçonnée d'avoir
encadré le commando qui a abattu à Kigali en avril 1994 1'avion de
Juvénal Habyarimana, provoquant la mort de 12 personnes, déclenchant
le génocide anti-Tutsi dans lequel la RDC est empêtrée, mise en examen
pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs...
3. Troisième élément de crise : il vient de l'éclatement de la bulle
immobilière aux USA avec ses répercussions dans le monde. En premier,
le crash boursier suivi chez nous par la fermeture de la
quasi-totalité des entreprises minières au Katanga, le chômage, la
récession, la misère plus grande et plus menaçante.
Si on rappelle que la législature en cours s'est bâtie sur la promesse
des 5 chantiers et si cette promesse ne peut être tenue, il faut pour
la majorité présidentielle construire un discours pour 2011. Nous
appelons à « une nouvelle analyse stratégique, une redéfinition de la
pensée politique nationale » face à un « déplacement de couche
stratosphérique » (Le Soft International n° 979, du 10 février 2009,
voir pages 4 et 5).
Dans son rôle d'arbitre impartial et de garant de l'intérêt général, le
Chef de l'Etat nous paraît en passe de « retisser le tissu national ».
Face au péril majeur qui nous englue, le devoir de tout dirigeant est
d'opérer un plus « vaste rassemblement des hommes et des femmes » « le
Soft International, op. cit ».
4. Enfin, quatrième élément de crise. C'est l'accumulation de ces
crises sur l'opinion publique. La présence des troupes étrangères a
mis le feu à la Chambre qui vient sanctionner le Gouvernement. La
Coordination des Députés pétitionnaires a reçu appui. La Société
civile et la puissance Eglise catholique rallient la thèse.
Dans un « Message des Evêques aux fidèles catholiques, aux hommes et
aux femmes de bonne volonté » daté du 12 février 2009, la CENCO, la
Conférence Episcopale Nationale du Congo, s'adresse au Parlement. Elle
le presse d' « exercer sans complaisance son pouvoir de contrôle du
Gouvernement et d'arrêter des mesures susceptibles de garantir une
gestion honnête et transparente de la République ».
Elle estime, sur « la présence des armées étrangères dans l'Est et
dans le Nord-Est », que « le Parlement doit se donner les moyens de
suivre les opérations militaires en cours, de s'assurer qu'elles
contribuent à la paix véritable en sauvegardant la souveraineté
nationale et l'intégrité territoriale du pays ».
Au Gouvernement, les Evêques le prient de défendre au mieux les
intérêts du peuple congolais et de promouvoir son bien-être et son
développement, d'assumer ses fonctions régaliennes (Paix, Sécurité des
personnes et des biens, Justice). « Nous ne rappellerons jamais assez
que l'absence d'une armée républicaine est préjudiciable à la paix dans
le pays. La réforme de notre armée s'avère prioritaire et urgente. Nous
attendons de notre Gouvernement qu'il fasse preuve d'un leadership
visionnaire et responsable qui ne subit pas les événements, mais les
anticipe en prenant des initiatives qui s'imposent ; qu'il réorganise
et redynamise la représentation diplomatique sur l'échiquier
international. Il est impérieux que la RD Congo retrouve sa place dans
le concert des nations avec des hommes formés et acquis an service de
la nation ».
« A la Communauté internationale : sachant que les Forces
Démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) sont entrées en RD
Congo sur sa demande, qu'elle s'implique effectivement afin que leur
retour ainsi que celui des combattants de l'Armée de Résistance du
Seigneur (LRA) dans leurs pays respectifs s'effectue dans le respect
des lois internationales ».
« Au peuple congolais et aux organisations de la société civile en
particulier : d'être vigilants pour démasquer tout plan ourdi contre
notre pays et de s'opposer par tous les moyens légaux et pacifiques à
toute tentative de balkanisation et à toute exploitation illicite de
nos ressources. Autant rappeler que l'intégrité territoriale et la
souveraineté nationale sont intouchables et non négociables sous
quelque prétexte que ce soit. Le Congo nous appartient, il n'est pas un
pays sous tutelle à vendre ».
En somme, les Evêques écrivent : « Nous voulons la paix. Nous la
voulons dans l'amour. Cette paix que nous recherchons doit être fondée
sur la vérité, la justice et la liberté. Car autant la paix est
nécessaire autant la cause des victimes doit être défendue. Nous
comptons sur la force du droit pour résoudre les conflits sans devoir
sacrifier le Congo, les Congolais et leurs ressources ».
Les déclarations du président français ont fait déverser les 13 et 14
février devant le Palais Bourbon – siège de l'Assemblée nationale
française – des membres de la diaspora de RDC à l'appel – c'est nouveau
– de l'ancien Mobutiste Honoré Ngbanda Nzambo-ko-Atumba autrefois
appelé « Terminator » pour le rôle qu'il a joué dans le massacre des
Chrétiens un 16 février 1992. Très critiqué pour sa politique vis-à-vis
des Noirs de discours de Dakar, la gestion du dossier Rama Yade, la
crise des Antilles, etc., alors que son ministre des Affaires étrangère
Bernard Kouchner est au centre d'une polémique pour son rôle joué à
Brazzaville et à Libreville et est accusé de « cosmopolitisme
anglosaxon », Nicolas Sarkozy sent l'onde choc.
Le 16 février, en réponse à des questions que lui ont fait parvenir
quatre quotidiens de RDC, Sarkozy se rebiffe. « Les polémiques n'ont
pas lieu d'être et les procès qui nous sont faits sont sans fondement
Je voudrais souligner quelques idées simples. Il y a des principes
sacrés : la souveraineté de la RDC, le respect de son intégrité
territoriale, l'intangibilité de ses frontières. La France s'est
toujours battue pour ces principes. Ce n'est pas avec moi que cela
changera ».
Puis : « Il y a aussi une évidence : la RDC, c'est le cœur même de
l'Afrique, autour duquel le continent s'articule. Ses richesses
potentielles sont immenses et pourtant, les Congolais n'en profitent
pas, ou pas assez. Je suis désolé de vous le dire, mais quelque chose
ne tourne pas rond ! Ma conviction, c'est que le retour de la paix
doit s'accompagner d'un dialogue de fond. Regardez ce que nous avons
fait en Europe : nous avons surmonté nos déchirures et nos divisions,
cicatrisé les blessures si profondes de trois guerres entre la France
et l'Allemagne en particulier, pour construire, à partir des projets
concrets et dans le strict respect des Nations qui la composent, une
Europe de paix et de prospérité. Bien sûr, cela nous a pris du temps.
Mais cela nous a permis la reconstruction; cela nous a apporté une
prospérité sans égal et l'essor de nos économies ; cela nous a apporté
aussi la stabilité et la paix. Alors, au nom de quoi les pays autour
des Grands Lacs seraient-ils condamnés à la répétition des guerres et
au malheur ? Ne peuvent-ils pas surmonter cette fatalité que, pour ma
part, je refuse ? Je veux croire en l'avenir ».
Puis : « L'intérêt des Congolais et des pays de la région, c'est de
susciter des projets qui fédèrent plutôt que subir des appétits qui
divisent, de couper à leurs racines les causes de la rivalité, de la
désunion et du malheur. Des institutions existent déjà, comme la
Communauté Economique des Pays des Grands Lacs. Alors, il faudrait la
revivifier, et peut-être même aller plus loin. C'est dans cet esprit
que je voudrais lancer quelques idées : les pays de la région, de
l'Angola au Burundi, et pourquoi pas à la Tanzanie aussi, pourraient
travailler ensemble, comme nous l'avons fait en Europe, pour structurer
leurs marchés, organiser des filières agricoles, commerciales et
industrielles, introduire davantage de transparence et de régies,
développer les ressources énergétiques y compris par des micro-projets,
assurer la sécurité alimentaire et sanitaire, faciliter l'accès à l'eau
potable, protéger le patrimoine naturel, bâtir des infrastructures
régionales pour créer de nouvelles opportunités et multiplier les
débouchés ».
Puis : « Il y a tant de richesses à créer ou à mettre en valeur. Cela
suppose de la confiance en ce dialogue structurel auquel j'ai fait
référence. Cela suppose aussi la coopération qui interdit la prédation
ou l'exploitation. Et je souhaite insister sur ce point. Le Président
Kabila a dit que les décisions doivent être prises à Kinshasa, et nulle
part ailleurs. Il a raison. C'est aux Congolais eux-mêmes de trouver
des solutions. C'est vrai aussi à l'échelle de toute la région : c'est
aux Etats et aux populations de discuter, et disons-le, de coopérer
pour régler les problèmes et retrouver de la confiance. La confiance,
c'est fondamental. La paix ne peut jamais être imposée de l'extérieur ».
Le crash boursier suivi de la crise financière internationale va encore
faire reculer la RDC et retarder -bloquer - le projet phare de la
législature. Nul ne peut dire que le pays soit aujourd'hui dans une
situation idéale pour aborder ses problèmes de développement.
Il y a très peu de gens qui aimeraient être dans la situation de
Joseph Kabila Kabange. Face aux urgences, comment aborder le conflit
dans les Kivu dans un contexte incongru de position de négociation
internationale ? La question n'est pas de savoir comment nous en
sommes arrivés là. La question est que nous en sommes précisément là.
Un Nkunda ou un autre « Seigneur de guerre » soutenu par un Rwanda
soutenu par une nébuleuse anglo-saxonne rejointe désormais par Paris
met l'homme d'Etat dans une situation peu enviable. On reparle du
complot international ourdi contre notre pays, mieux, le piège dans
lequel notre pays est tombé. Nul ne peut écarter l'hypothèse d'un
consensus selon lequel la RDC est incapable de se gouverner et, de ce
fait, de laisser l'Humanité jouir des bienfaits de l'Humanité, à
savoir, les richesses dont regorge ce pays et dont le monde doit tirer
meilleur profit pour son plein épanouissement.
Toutes les crises sont nées de la volonté de l'homme de se mouvoir
librement partout dans le monde pour son complet développement, à
commencer par celui des échanges commerciaux. Eclatée en 1956, la
guerre de Suez a mis l'Egypte face à une alliance secrète, le protocole
de Sèvres, formée par Israël, la France et le Royaume-Uni, à la suite
de la nationalisation unilatérale du canal de Suez par l'Egypte.
L'alliance répondait à des intérêts communs : l'Europe avait des
intérêts, politiques, économiques et commerciaux dans le canal de Suez
et Israël réclamait l'ouverture du canal à son transport maritime.
Israël a justifié son intervention militaire contre l'Egypte comme
réponse aux attaques des Fédayins lancées sur son territoire.
Etat néant, la Somalie vit présentement sous un régime de terreur
assuré par des pirates qui prennent en otage des navires marchands sur
la mer Rouge qu'ils connaissent : ils savent où attaquer et où se
cacher après leur fuite. Avec la mondialisation, 97% de marchandises
et 60% de produits pétroliers circulent par la mer. Une résolution
n°1846 du Conseil de sécurité des Nations unies, co-parrainée par
dix-neuf Etats, réprime les actes de piraterie dans les eaux
territoriales somalienne. A Pékin, un porte-parole du ministère des
Affaires étrangères Liu Jiánchao, déclare lors d'une conférence de
presse que la Chine, à qui l'Occident a confié la « garde » et la
« gestion » de l'Afrique « envisage activement d'envoyer des navires
militaires dans le Golfe d'Aden pour participer aux opérations de
protection des voies maritimes ». Au large de la Somalie, sur la route
du pétrole, une guerre mondiale contre ces nouveaux pirates se
prépare. La Somalie, pays sans Etat, à l'Humanité de s'assumer et
d'assurer la sauvegarde de l'Humanité... C'est le sens du discours de
Nicolas Sarkozy sur la région des Grands lacs qui prolonge celui de
l'Américain Cohen
Si Si ? De la forme et du fond
Si les initiatives du Gouvernement n'ont pas toujours brillé par leur
visibilité faisant monter inutilement la tension dans le pays d'Eglise
catholique très écoutée par de peuple dont elle est solidaire « veut
savoir », « veut s'assurer » presse le Parlement « d'exercer sans
complaisance son pouvoir de contrôle (...) » !
Si le système de communication pose problème (d'experts du renseignement militaire, on en est à 4 ou 10.000 soldats rwandais
- qui ont envahi par deux fois la RDC, sans parler des Ougandais
- qui ont envahi par deux fois la RDC ; quant au sort de Laurent Nkunda
(Batware) Mihigo, les couacs ne se comptent plus) ! Si, malgré les
maladresses, le Rwanda et l'Ouganda quittent la RDC au terme
généralement annoncé, que la paix vient à s'installer dans la
sous-région, que les échanges commerciaux démarrent entre nos pays !
Si Nkunda et Ntaganda sont livrés, le premier au Gouvernement de RDC,
le deuxième au procureur de la CPI, qui les réclament activement !
Si, si, si!... Est-on fondé de condamner une initiative certes osée et
qui a surpris les spécialistes, irrité face à des déclarations
contradictoires dans les trois Capitales et le courage -l'audace - dont
des dirigeants de la sous-région ont fait montre ? Mis à part le débat
de procédure qui ne manque pas du piquant, ne serait-on pas face à une
success story susceptible de mettre ses artisans en mesure de réclamer
reconnaissance pour la paix retrouvée ? Les grands que les manuels
d'histoire nous apprennent à longueur de journée ont été souvent mal
compris et non reconnus par leurs contemporains en phase avec des
événements souvent inintelligibles en premier lieu la contre
propagande. L'Histoire - elle - les a élevés.
(DN/Milor/GW/Yes)
Tryphon Kin-Kiey M./Le Soft/International
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| mercredi 18 février 2009, a 13:09 |
| Concertation en vue entre les présidents J. Kabila et Y. Museveni pour évaluer les opérations de traque des rebelles ougandais en RDC |
La
prolongation controversée des opérations conjointes des armées
congolaise et ougandaise de traque contre les rebelles de la LRA
retranchés dans la partie Est de la RDC nécessite une urgente
concertation du président J. Kabila avec son pair Y. Museveni de
l'Ouganda.
La
question de la durée de la présence militaire sur le sol congolais de
l'armée ougandaise engagée dans l'opération conjointe à côté des
troupes des Fardc et celles du Sud-Soudan lancée depuis deux mois dans
le Haut-Uélé, dans la province Orientale contre l'armée de résistance
du seigneur, Lra, est au centre du débat. Initialement annoncé pour le
samedi dernier, le départ des forces ougandaises n'a pas eu lieu. Cela
suscite des questions de la part d'une certaine opinion qui, pour une
raison ou une autre, assimile cette présence à une «occupation» qui
répondrait à un agenda caché.
Kampala justifie la poursuite de la présence des éléments de son armée
par la persistance du danger que représente pour sa sécurité les
rebelles ougandais évoluant dans cette partie de la Rd Congo. De son
point de vue, il s'agit d'une considération spécifiquement militaire et
non d'une quelconque obstination ou refus à demeurer sur le territoire
congolais contre le gré du gouvernement congolais. Les déclarations du
ministre ougandais de la Défense appuyant ce point de vue ont été
balayés par son homologue congolais, Mwando Nsimba qui ne reconnaît
nullement qu à ce propos qu'il ait eu des pourparlers avec la partie
gouvernementale congolaise.
Selon lui, 90 % des objectifs assignés à l'opération ayant été
atteints, il n'y a plus de raison pour que des troupes ougandaises
restent sur place. Dans ce cadre, il a annoncé la destruction du
quartier général de Lra dirigé par Joseph Kony dans le parc de la
Garamba, leur mise en déroute, l'arrestation de plusieurs de ses
éléments et dépendants dont l'une des femmes du chef rebelle ougandais.
En donnant son feu vert au déclenchement de cette opération conjointe,
estime un observateur, Kinshasa entendait crever l'abcès dans une
région du pays où règne depuis plusieurs années l'instabilité.
Définir une nouvelle orientation
En attendant la résolution de l'équation Lra, Kinshasa et Kampala
poursuivent des contacts en vue d'évaluer, à chaque étape, la situation
sur le terrain. Dans ce cadre, il est prévu avant fin février une
rencontre au sommet entre le président congolais, Joseph Kabila
Kabange, et son homologue ougandais, Yoweri Museveni. L'annonce en a
été faite par le ministre de la Communication et des Médias et
porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga.
Dans l'entretemps, les deux chefs d'Etat se félicitent des progrès
réalisés au cours des opérations de traque des rebelles ougandais dont
les principaux camps ont été détruits dans le parc de la Garamba. Il
est évident qu'au cours d'importants entretiens qu'auront les
présidents congolais et ougandais dont les troupes sont engagées sur le
terrain des combats à Faradje, Dungu et autres localités, l'occasion
leur sera donnée de faire le point de la situation dans la perspective
de définir une nouvelle orientation tenant compte des réalités
actuelles.
Ces futures concertations revêtent une importance particulière dans la
mesure où elles contribueront à baliser la voie, à renforcer les
relations entre les deux pays qui avaient jadis connu une nette
détérioration. En rapport avec la mise en déroute des éléments de Kony,
le débat sur la durée de l'opération conjointe déclenchée dans la
Province Orientale contre les rebelles ougandais de la Lra, procède
désormais, selon un observateur, de la volonté commune de deux
gouvernements.
Aller jusqu'au bout
Dans la situation actuelle marquée par des avancées remarquables des
troupes de la coalition face à l'ennemi affaibli et déboussolé,
Kinshasa réaffirmera sans doute l'option déjà annoncée de voir des
forces ougandaises regagner sitôt leur pays en vue de permettre aux
Fardc de parachever la mission de pacification du Haut-Uélé et, au
besoin, avec l'assistance de la Monuc dont le renforcement des troupes
décidé dernièrement par le Conseil de sécurité des Nations unies est
réclamé à cor et à cri par l'Ong américaine Human rights.
Les succès enregistrés par cette opération conjointe sont fondés en
dépit de nombreuses tueries des populations et l'enlèvement d'enfants
enregistré à Dungu et à Faradje. On ne prendra pour preuve que la
reddition que le numéro 2 de la Lra est en train de négocier avec le
gouvernement ougandais. N'eut été la forte pression militaire et les
pertes subies, les compagnons de Joseph Kony n'en seraient sans doute
pas là. Ce conflit vieux de plus de vingt ans ne pourrait trouver son
dénouement que par la manière forte mais aussi en poussant l'armée de
résistance du seigneur à signer l'accord de paix négocié avec Kampala
mais chaque fois repoussé par les rebelles lorsqu'il faut passer à la
concrétisation.
Dans cette épreuve militaire, la Rd Congo a un important rôle à jouer
d'autant plus que ce conflit a un impact dans l'insécurité sur le
territoire congolais aussi bien qu'au Sud-Soudan et en Centrafrique. La
liquidation totale de cette rébellion aura, en définitive, l'avantage
d'apporter la paix dans une région où les populations n'aspirent qu'à
son retour.
(DN/PKF)
Ndong.M.N./La République
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| mercredi 31 décembre 2008, a 13:06 |
| Procès Jean-Pierre Bemba alias Baimoto : l’audience fixée du 12 au 15 janvier 2009 |
Le
président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme, ligue qui
avait porté plainte contre Jean-Pierre Bemba Gombo, est mort samedi
dans un accident de circulation. Selon les informations en notre
possession, il est allé au nord de la RCA en vue de recueillir d'autres
témoignages sur le dossier des exactions contre les populations
centrafricaines, lorsque sa voiture a heurté un gros véhicule de
marchandises. Le chauffeur du gros véhicule est aux arrêts. Une enquête
est ouverte.
Qui a tué Me Goungaye et quelle est la conséquence de cette mort sur le dossier JP Bemba Gombo.
La date du lundi 29 décembre 2008 était prévue comme celle à laquelle
la Cour devrait fixer l'opinion sur l'audience de confirmation des
charges contre le sénateur congolais, JP Bemba. La décision est tombée
effectivement lundi. L'audience de confirmation des charges aura lieu
du 12 au 15 janvier 2009. Sans doute que l'un des juges retenus pour
des raisons familiales aura fini ses vacances. Au moment où on
attendait beaucoup de son principal accusateur, Me Goungaye Wanfiyo, le
président de la ligue Centrafricaine des droits de l'homme, ce dernier
vient de mourir dans un accident de circulation. Le décès du président
de la ligue centrafricaine est intervenu samedi soir, dans un accident
de voiture.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de
ce drame. Me Goungaye Wanfiyo présidait depuis quatre ans aux destinées
de la ligue centrafricaine des droits de l'homme. L'homme était connu
pour son franc parler et ses prises de positions à l'encontre des
exactions commises par divers groupes armés sur la population au
nord-ouest du pays. Sa ligue est à la base de la plainte contre le
sénateur congolais, JP Bemba, leader du Mlc qui est actuellement écroué
à la Haye dans une des prisons de la Cour pénale internationale. Il
nous revient que Me Goungaye s'était rendu au nord de la Rca en vue de
recueillir davantage de témoignages sur les exactions que les soldats
centrafricains et les hommes du Mlc avaient fait subir aux populations
de cette partie de la République centrafricaine. C'est donc en plein
travail, en prévision de la prochaine audience, l'avocat centrafricain
s'activait au point que la mort l'a surpris.
Qui a tué Goungaye ?
Comme on devrait s'y attendre, cette mort est suspecte. On apprend que
le chauffeur du grand véhicule contre lequel la voiture dans laquelle
se trouvait le président de la ligue centrafricaine des droits de
l'homme est allée se heurter mortellement est mis aux arrêts. C'est la
preuve que les enquêteurs centrafricains eux aussi soupçonnent un
accident criminel. La question que l'on se pose dans cette éventualité
c'est celle de savoir qui pouvait en vouloir à l'avocat au point de lui
vouloir la mort.
Lorsqu'on sait que l'homme n'est pas en odeur de sainteté avec le
pouvoir de son pays qu'il dérange, le doigt accusateur est vite pointé
vers le pouvoir centrafricain. On part du fait qu'il y a quelques jours
seulement, l'avocat était interpellé pour ses attaques contre le régime
Bozize. L'autre élément qui milite en faveur de l'accusation des
autorités centrafricaines, c'est que beaucoup de personnes du côté du
président Bozize se sentiraient menacées par l'activisme du président
de la ligue centrafricaine des droits de l'homme.
Rappelons que lors de la première intervention des hommes du Mlc pour
secourir le régime Patassé, l'actuel chef de l'Etat était chef d'Etat
major de l'armée centrafricaine.
A ce titre, ses hommes, aux côtés des hommes de JP Bemba, auraient
participé aux exactions que l'on dénonce et sur lesquelles l'avocat et
président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme enquêtait.
Lorsqu'on sait qu'après JP Bemba, une certaine opinion commençait à
s'impatienter en voyant que les auteurs centrafricains de ces exactions
n'étaient pas encore inquiétés.
Le dialogue centrafricain, pense-t-on, en vue de la réconciliation
nationale, a motivé la décision du président de la ligue à rouvrir,
sinon à dépoussiérer le dossier des auteurs centrafricains des
exactions. Cela peut paraître comme une provocation. Pas étonnant que
Me Goungaye soit sacrifié à l'autel de la réconciliation nationale
centrafricaine. Il semble que lorsqu'on doit sacrifier une poule ou un
mouton, on choisit toujours le mouton ou la poule rebelle. Par ce fait,
pense-t-on, on se débarrasse de l'élément perturbateur de la paix
sociale.
Un vrai accident c'est aussi possible
En Afrique, il n'y a pas de mort sans cause. C'est pourquoi, après
chaque décès, on organise le « kinzonzi » pour chercher et trouver la
cause de la mort et en déterminer les auteurs. C'est une occasion pour
les vivants de prévenir d'autres occasions de décès. La pratique est de
mise même dans la vie politique moderne. Lorsqu'un dignitaire du régime
meurt, c'est Dieu qui le punit pour ses crimes et ses injustices contre
la population. Si c'est un opposant qui meurt, c'est le pouvoir qui l'a
tué. C'est comme si, s'il n'y avait pas de pouvoir, les opposants -
dans le cas où ils pouvaient exister en dehors de l'existence du
pouvoir – ne mourraient jamais.
C'est
pour dire que l'accident dans lequel est mort le président de la ligue
centrafricaine des droits de l'homme peut être - sauf si l'enquête
prouve le contraire - un accident ordinaire comme on en connaît sur des
routes africaines. C'est malheureusement difficile à faire accepter.
Même si une enquête est diligentée, il y a peu de chance que ses
conclusions soient acceptées. Sauf, dans une certaine mesure, si on
fait appel à des enquêteurs extérieurs au pays du crime et de la
victime.
Dans ce genre d'enquête généralement, il y a plus de supposition,
d'équilibrisme et d'accusations en demi mots qui laissent l'opinion
dans le doute (nuisible au pouvoir en place) que qui aident à
l'éclatement de la vérité attendue. Même après enquête, les suspicions
continueront à peser sur le pouvoir en place. Car, sur ce continent,
même si tout le monde aspire au pouvoir, on développe un curieux
sentiment selon lequel le pouvoir serait « diabolique » et l'opposition
ne serait que « saint ».
Quelle conséquence sur le dossier JP Bemba ?
Comme souligné plus haut, la ligue centrafricaine des droits de l'homme
est un d'importants accusateurs de JP Bemba. On peut dire que la ligue
centrafricaine des droits de l'homme est une personnalité morale. La
disparition de son président peut être sans conséquences pour le procès
JP Bemba. Cependant, il faut tenir compte d'une réalité selon laquelle,
Me Goungaye avait fait de cette affaire contre le sénateur congolais,
une affaire personnelle. A ce titre, on ne voit personne d'autre
s'investir dans ce dossier avec la même passion. Le fait qu'il soit
mort est un élément important pour réduire les ardeurs d'un éventuel
successeur.
On peut donc dire que le dossier Bemba pourrait connaître une évolution
sensible en faveur du sénateur, leader du Mlc. On est en droit de le
croire dans la mesure où, lors du procès, l'accusation aurait besoin de
tous témoins et surtout de tous les témoignages. Le président de la
ligue centrafricaine des droits de l'homme apporte dans la tombe un bon
nombre d'éléments de ce dossier. Les avocats de JP Bemba n'ont jamais
cessé de faire remarquer que le dossier de leur client était vide.
Est-ce pour cela que le président de la ligue centrafricaine des droits
de l'homme était-il obligé d'aller chercher d'autres témoignages ? Même
à ce sujet, personne ne rassure qu'effectivement Me Goungaye était à la
recherche d'autres témoignages.
La rumeur avait à certain moment fait état de l'intention de la ligue
de se rebiffer après que, selon la même rumeur, on ait pris son
président en possession des éléments falsifiés sur base desquelles il
aurait porté plainte contre le leader du Mlc. Lorsqu'on sait que
l'arrestation des JP Bemba était de nature à servir d'écran de fumée
qui empêcherait de voir les auteurs centrafricains de ces crimes, il y
a des gens qui seraient dans tous leurs états contre tout ce qui
pouvait innocenter JP Bemba. Encore une fois, il revient aux avocats de
JP Bemba de prendre en compte cette donne. L'audience du 12 au 15
janvier prochain est donc d'importance. La Cour va-t-elle confirmer les
charges ou élargir le leader du Mlc ? La question reste posée. Elle
s'ajoute à cette autre interrogation de savoir s'il était juste que
dans ce dossier, JP Bemba puisse être seul à en porter la
responsabilité ?
(SL/PKF/GW/Yes)
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| mardi 30 décembre 2008, a 13:18 |
| une opération Chirurgicale contre Joseph Kabila en faveur de Léon Kengo wa Dondo |
De
plus en plus, les Etats occidentaux ne méditent que sur ce scénario
macabre et sur les moyens de sa réussite en Rdc surtout qu'ils y
manipulent des troupes un peu partout, aussi bien dans les Institutions
de la République que dans l'opposition politique, la société civile et
au sein de la population en douceur, en misant sur les possibilités de
la Monuc à quadriller, avec ses moyens énormes, le pays, surtout la
ville de Kinshasa.
L'opération
Chirurgicale en question consistait, comme son adjectif l'indique,
pour ces puissances, à abattre le Chef de l'Etat Congolais élu
démocratiquement ou à l'éliminer physiquement, en douceur, comme elles
ont réussi à le faire à son défunt père Laurent Désiré KABILA ; une
opération en douceur C'est-à-dire sans susciter ou provoquer des
troubles, encore moins une réaction quelconque de la part de ses
fidèles, en vue d'installer Léon KENGO WA DONDO comme Président
intérimaire.
En effet, nul n'ignore que l'organisation des élections générales en
RDC ont totalement été financée par les pays occidentaux. De ces
éléments, est sorti le candidat Joseph KABILA comme le Chef de l'Etat
congolais devant diriger la 3e République tant attendue et comme le
tout premier Président choisi démocratiquement au pays, depuis 1960.
Mais, dès que ce nouveau Chef de l'Etat ait tenté, en toute
souveraineté, de diversifier la coopération de son pays avec le monde
extérieur, les nations occidentales, partenaires traditionnels, se
mirent à s'opposer à sa démarche pourtant salutaire pour son peuple,
jusqu'à lui tourner le dos, comme elles ont fait hier au Maréchal
MOBUTU.
Il saute donc aux yeux qu'avec leur attitude, elles s'insurgent
énergiquement contre les contrats signés dernièrement entre le
Gouvernement congolais et la Chine et sont par conséquent déterminées
à maintenir la RDC dabs leur système traditionnel d'exploitation et de
sous développement, par respect à l'esprit de « Berlin ».
Ce qui fait que face à l'obstination du pouvoir de Kinshasa à réaliser
coûte que coûte ses cinq (5) Chantiers dans le cadre de ces contrats,
tout en laissant aussi l'ouverture à tout autre partenaire à investir
au Congo, pour se démarquer de ce système, les nations occidentales se
sont alors, comme piquées par des abeilles, engagées à lui mettre le
bâton dans la roue, en pérennisant à l'Est de ce pays, la rébellion de
KUNDA qu'elles ont initiée.
De cette rébellion, les belligérants (Pouvoir et Rébellion) devaient,
ont –elles planifier, se mettre autour d'une table pour discuter des
modalités d'une nouvelle transition, devant préparer de nouvelles
élection générales en RDC. Ainsi, les rencontres successives entamées
en décembre 2008, entre le Gouvernement MUZITU et le CNDP de NKUNDA à
Nairobi au Kenya, ne sont là que le début d'exécution de ce plan
mijoté depuis.
Mais, comme ces négociations semblent, selon ces nations nanties,
patauger, d'autres scenarii pour nuire au Pouvoir en Place à Kinshasa,
sont déjà projetés, et, parmi ces scenarii, il y a l'opération
chirurgicale la plus peaufinée contre le Président de la République
Joseph KABILA. Certes, des sources concordantes, ce sont donc les
Etats-Unis d'Amérique et la Grande Bretagne qui seraient en Tête de
cette Opération sous la couverture du Rwanda et de CNDP en vue
d'installer Léon KENGO WA DONDO comme Président intérimaire, ayant
déjà des ramifications à Kinshasa, après avoir réussi à faire les yeux
doux à la France et à la Belgique.
Et, suivant leur plan machiavélique, les nations occidentales s'arrangent pour que cette opération intervienne :
- Soit, lors du voyage du Président Congolais à bord de son avion. En
ce moment là, cet appareil serait abattu en plein vol, pour causer la
mort de Joseph KABILA, comme ce fut le cas du Président Rwandais
Juvénal HABIARIMANA et de son Homologue Burundais en 1984 ;
- Soit dans sa résidence où il serait visé par un ou des tireurs
d'élite, dans des conditions similaires que celles vécus par son défunt
père ;
- Soit encore, lors d'une cérémonie officielle où il serait criblé des
balles, comme le pauvre Président SADATE de l'Egypte, au cas où il y
prenait part.
De plus en plus, les Etats occidentaux ne méditent que sur ce scénario
macabre et sur les moyens de sa réussite en RDC surtout qu'ils y
manipulent des troupes un peu partout, dans les Institutions de la
République que dans l'opposition politique, la société civile et au
sein de la population en douceur, en misant sur les possibilités de la
MONUC à quadriller, avec ses moyens énormes, le pays, surtout la ville
de Kinshasa. Et, les forces européennes, leurs propres forces qu'ils
refusent de constituer et de dépêcher jusqu'à ce jour à l'Est de la
RDC, à la demande du Gouvernement MUZITU, seraient déployées à la ville
ou pendant leur opération chirurgicale dans ce pays, en appui à la
MONUC.
Jusqu'à quant les occidentaux vont-ils laisser la RDC évoluer par ses
propres ailes, sur base de son propre projet de société, même si elle
est depuis confrontée avec eux dans des contentieux du genre
Belgo-Congolais, non encore apurés ?
La présente analyse n'est qu'une sonnette d'alarme dirigé à l'endroit
du pouvoir en place pour se rendre compte qu'il est menacé à la «
maison » et qu'il doit se réveiller pour réajuster le tir, question de
sa survie. En effet, par cette analyse, l'on en fait qui dénoncer cette
menace à des finalités de sang savamment entretenue par l'occident,
laquelle risque d'entamer à la vie du Président Joseph KABILA et par
ricochet d'ébranler le processus démocratique en cours en RDC, si rien
ne fait pour sauver les meubles.
Pour l'heure, l'on n'a qu'un seul devoir, celui de demander au Chef de
l'Etat Congolais de prendre toutes ses responsabilités pour devancer
ces programmeurs du mal, de manière à éviter le pire. Aussi, est il
appelé sans ambages :
- à restructurer de fond en comble les services de sécurité, l'armée et
la Police Nationale en y nommant à des postes de responsabilité des
éléments éprouvés compétents et capables de faire face à toute
manœuvres sordide en vue et en octroyant à ces différents corps des
moyens conséquents de leur politique ;
- à tout mettre en œuvre pour susciter et forger au pays, un «
répondant » aux attitudes et actions peu responsables de nations
nanties, de manière à les ramener aux bons sentiments ;
- à tout faire, sans avoir peur de qui ou de quoi que ce soit, pour
amener les partenaires Chinois à s'investir dans les contrats signés
avec la RDC. Car, en politique, il y a un adage qui dit : « Qui risque
rien, n'a rien » tirer, la Belgique a osé et est par conséquent sortie
de la domination hollandaise, les « Etats-Unis d'Amérique (les 13
colonies), du joug Britannique, la Chine de MAO, de l'impérialisme
soviético-occidental.
(SL/CL/Yes/PKF)
Hassan Coulibali/Presse vérité Ghana
Attention : Au Congo, il aura aussi un capitaine Baracuda pour la prise du pouvoir par la force.
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| dimanche 28 décembre 2008, a 11:33 |
| ENFIN, Six officiers des Fardc en prison pour détournement de salaire des militaires |
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Après
le coup de filet de la capture des entrepreneurs européens et du S.G.
au Budget, la série d'inculpés dans la traque des inciviques se
poursuit cette fois dans l'armée où 6 officiers dètourneurs de la solde
des militaires viennent d'être appréhendés.
Il
n'y aura plus d'intouchables au sein de l'armée nationale, indiquait un
conseiller du ministre de la Justice Luzolo Bambi alors que ce dernier
récupérait des jeeps en passe d'être de tournées. Et ceux qui ont bu à
la coupe de la corruption doivent déjà s'inquiéter car l'épée de
Damodes a commencé de sévir. Après Mbuji-Mayi ou quelques hauts grades
ont été mis en prison pour détournement des soldes des militaires,
c'est maintenant le tour des six officiers de la vile de Matadi qui
ont été cueillis depuis le début de cette semaine dans la base
militaire de Kitona, à plus de 210 kilomètres de Matadi.
D'après des sources de l'auditorat général de Kinshasa, ils sont
accuses d'être impliqués dans le détournement des soldes destinées aux
militaires du Bas Congo. Ces officiers seraient charges de la gestion
du personnel militaire dans la province.
Il s'agit d'un officier militaire du territoire de Mbanza-Ngungu deux
officiers de Matadi dont un officier supérieur, ainsi que de trois
officiers de la base militaire de Kitona : informe une source
militaire. Ces officiers sont détenus à la ase militaire de Kitona en
attendant leur transfert à Kinshasa, a indiqué, une source qui a
requis l'anomymat. D'après cette source, il y aurait des preuves
irréfutables attestant des cas de détournement de la solde destinée
aux militaires des contrées citées ci-haut. Aucune précision n'a été
donnée sur la somme qui aurait disparu et sur la période qui concerne
ce détournement. Selon la même source, ce détournement n'a pas porté
préjudice sur la paie des militaires de Bas Congo pour ce mois de
décembre. Les enquêtes se poursuivent encore, précise la même source.
Signalons, qu'il ne s'agit du premier coup de filet depuis la prise
des fonctions par le nouveau Chef d'Etat-major et le nouveau ministre
de la Défense nationale. Il y a quelques jours, quatre officiers ont
été également arrêtés à Mbuji-Mayi pour la même cause. Il y a lieu de
croire dans les jours qui viennent, d'autres têtes vont encore tomber
surtout dans les provinces de l'Est où l'affairisme de nos hommes en
armes a été mis en exergue ces derniers temps par tous les observateurs
tant nationaux qu'internationaux.
L'opinion se souviendra que lors de sa visite éclair dans l'Est
aussitôt après son investiture. Le Premier ministre a ramené des
cartons de ration destinés aux militaires au front mais retrouvés en
vente dans les magasins de Kisangani. Adolphe Muzito qui a remis ces
témoignages à l'Auditeur général voulait mettre ce dernier devant ses
responsabilités pour traquer tOus Ies officiers qui ont choisi de
s'enrichir facilement sur le sang de nos compatriotes plutôt que de
défendre la nation jusqu'au sacrifice suprême comme ils l'ont juré.
Aujourd'hui, on peut comprendre que la série d'arrestations des
officiers inscrit dans le cadre de cette lutte contre l'impunité
annoncée par le président de la République qui a promis d'ouvrir les
protes des prisons aux malfaiteurs. Le Premier ministre Muzito a
entrepris aussitôt après son investiture une visite dans les provinces
agitées de Est de la République pour se rendre compter lui-même de la
situation de terrain. Ayant reçu des instructions du Chef de l'Etat
pour gérer avec rigueur les affaires de l'Etat, Il n'a pas cache sa
volonté de curer en premier lieu les rangs des FARDC de toutes les
brebis galeuses afin de permettre au gouvernement de briser cette
humiliation que Nkunda impose à la RDC. Le nouveau Chef d'état-major a
émis aussi le voeu de restaurer la discipline qui est la mère des
armées des FARDC.
On ose croire qu'après Mbuji-Mayi, Matadi, l'état-major général et
l'auditorat général vont s'appesantir sur la gestion des fonds
destinés à l'effort de guerre dans le Nord et le Sud Kivu. Beaucoup de
congolais souhaiteraient voir également que le gouvernement diligente
une enquête sur les immeubles en construction à Kinshasa, lesquels
sont pour la plupart attribués à des officiers de l'armée qui ne
gagnent officiellement que moins de 500 USD.
(SL/Milor/GW/PKF)
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| jeudi 18 décembre 2008, a 15:30 |
| Le Président Joseph Kabial répond aux députés par une lettre adressée au Président de l’Assemblée nationale |
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Le président de la République vient d'adresser une lettre au président de l'Assemblée nationale dans laquelle le Chef de l'Etat répond aux préoccupations exprimées par les différents groupes parlementaires qu'il a reçus à tour de rôle dernièrement
Le Président de la République, Joseph Kabila, dans son souci de collaborer avec la chambre basse, a envoyé hier à l'Assemblée nationale un nouveau message. Toutes les préoccupations des élus du peuple ont été abordées avec une rare sincérité. Cette lettre montre aux yeux de la communauté tant nationale qu'internationale, la détermination de Joseph Kabila de reconstruire et le pays et la nation congolaise.
Ci-dessous l'intégralité du message de Kabila à l'Assemblée nationale...
Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Du 8 au vendredi 12 décembre 2008, j'ai accordé une série d'audiences aux Députés et Sénateurs regroupés par province dans le cadre des consultations d'usage qu'impose le devoir de ma charge, plusieurs préoccupations ont été soulevées à cette occasion par mes hôtes en rapport avec aussi bien des besoins sociaux de base de nos populations et l'état dégradé des infrastructures dans leurs différentes provinces. Je vous prie d'assurer les honorables Députés que je viens de transmettre l'ensemble de leurs mémorandums déposés au cours de ces entretiens à M. le Premier ministre avec des instructions précises que le gouvernement étudie les voies et moyens de donner progressivement satisfaction à chacune des préoccupations spécifiques exprimées au niveau de chaque province, district ou territoire, en étroite collaboration avec les gouverneurs de province.
De manière générale, certaines de ces préoccupations sont déjà prises en compte par le gouvernement dans le cadre de son programme à travers les projets repris dans le tableau en annexe. Pour la bonne fin de ces derniers, tout comme pour le règlement des questions sécuritaires sur l'ensemble du territorial national, j'ai instruit le Premier ministre d'essayer à ce que le gouvernement mobilise les moyens requis à cet effet.
Cependant, je vous prie de confirmer aux Honorables Députés que, grâce aux efforts déjà mis en œuvre, les matériels ci-après ont été commandés et sont en voie d'être livrés. 700 tracteurs à affecter par province, commande à renouveler chaque année, pour assurer la mécanisation de l'agriculture. 120 bacs et plusieurs ponts métalliques à répartir à chaque province, engins des travaux publics destinés à équiper une brigade d'Office des Routes par province. Equipements d'adduction et de purification d'eau. Un million de houes, bêches et machettes pour les paysans.
S'agissant de quelques préoccupations spécifiques d'ordre politique soulevées par les Députés de quelques provinces au cours de ces entretiens, je réitère ma disponibilité à œuvrer dans le sens de la cohésion nationale et de l'intérêt supérieur de nos populations tout en demeurant dans les limites fixées par notre loi suprême. C'est dans cet ordre d'idées que j'ai, à titre d'exemple, réaffirmé la nécessité de respecter les principes de la décentralisation prescrits actuellement par la Constitution, en réponse à la préoccupation des élus du Bas-Congo en rapport avec le fédéralisme.
Par contre, les efforts demeurent en cours s'agissant de l'amélioration de la représentation de toutes les provinces dans les institutions. Informez les Députés de Kinshasa de ma disponibilité à recevoir l'opposition politique très prochainement pour débattre de toutes les questions politiques d'intérêt national. Portez à la con naissance des Députés de la province Orientale, en rapport avec la question de « Mbororo ». Un plan était en cours en vue d'identifier ces derniers, de les recenser, de les rassembler en coordination avec le Hcr pour les ramener en Rca ou au Sud Soudan d'où ils sont venus. Dans le même ordre d'idées, les opérations militaires conjointes avec l'Ouganda et le Sud Soudan sont déjà en cours pour déloger la Lra du parc de la Garamba au cas où Joseph Kony ne signait pas l'accord de paix avec le gouvernement ougandais au 25 décembre 2008.
Rassurez les Députés de l'Equateur que ce n'est ni la politique, du gouvernement, ni celle de l'armée, encore moins celle des services de sécurité de s'acharner contre les ressortissants de l'Equateur par des arrestations et autres détentions intempestives étant donné, par ailleurs, que les mêmes plaintes avaient été formulées par les Députés des autres provinces comme le Sud-Kivu, le Nord-Kivu, la province Orientale dont un grand nombre de ressortissants faisaient, du reste, l'objet des poursuites.
Est-il qu'il était du devoir des Députés d'inciter les ministres respectifs de la Défense nationale et des Anciens Combattants ainsi que celui de l'Intérieur et Sécurité, en vue d'apporter la lumière sur cette question et que d'ores et déjà, j'ai pris l'engagement de clarifier cette situation avec mon Conseiller spécial et les services de sécurité. Réaffirmez aux Députés du Nord-Kivu et ceux du Sud-Kivu, la politique du gouvernement face à la guerre ou à l'insécurité dans ces deux provinces vise à mettre fin aux souffrances de populations et qu'il importe que tout le monde s'implique, à l'instar de ce qui s'est fait au Nord Katanga où les parents, sensibilisés sur leur responsabilité vis-à-vis de leurs enfants qui avaient pris les armes, avaient fait leur part et la paix était revenue.
Pour toutes les questions liées aux tracasseries administratives et policières, j'ai recommandé aux Députés, au cours de leurs vacances parlementaires, d'inviter les autorités civiles et militaires provinciales afin qu'elles jouent pleinement leur rôle. Au niveau du gouvernement central, les ministres concernés ont déjà reçu des instructions appropriées. Enfin, j'ai exprimé aux Députés tout mon engagement dans la lutte amorcée contre la corruption et l'impunité et sollicité leur ferme soutien aux efforts déployés actuellement par le gouvernement en vue de l'éradication de ces fléaux.
En formulant les vœux de bonheur à vous même et à chacun des Députés au seuil des fêtes de Nativité et de Nouvel An, je vous prie d'agréer, Monsieur le président de l'Assemblée nationale, l'assurance de ma parfaite considération.
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| lundi 24 novembre 2008, a 13:29 |
| UCDP ET APARECO : MÊME JEU ! |
A l'Apareco, on est aux anges en voyant, enfin, l'Ucdp franchir le Rubicon !
On se souviendra de l'invite, sous forme de boutade, faite par le mouvement de Ngbanda dès que la structure de Kalama, jusque-là pro-Kabila, a commencé ses attaques contre les Kabilistes de Joseph. « Encore un peut d'effort », lui a lancé l'Apareco.
C'est désormais chose faite.
En effet, ces temps derniers, c'est sous la signature inodore et incolore « Info Ucdp » que l'Ucdp s'en prend à Joseph Kabila et à son entourage. Toutes les décisions du Raïs, voire toutes les audiences qu'il accorde à des personnalités congolaises et étrangères sont analysées pour être tournées en dérision.
L'Ucdp – dont on a du mal à situer la nature exacte par rapport à des partis politiques, des asbl, des ong, des syndicats ou des médias - met ses « talents » au service des Afdélistes qui poussaient Laurent-Désiré Kabila à développer une intransigeance de laquelle même les panafricanistes les mieux lotis ont commencé à s'éloigner à la faveur de la perestroïka.
M'Zee en est mort de la manière la plus choquante et dramatique : l'assassinat.
A ce propos, il importe de rappeler que la quasi-totalité des pays progressistes du continent ont compris le non sens de pareille intransigeance dans un monde de plus en plus unipolaire ; la crise financière mondiale actuelle en étant l'illustration parfaite puisqu'elle frappe avec la même intensité, la même dureté autant les Occidentaux que les Orientaux.
En Afrique, des pays comme l'Angola, la Namibie, la Tanzanie, l'Ouganda, le Congo-Brazzaville, le Bénin, le Mali, l'Algérie, l'Egypte et la Libye, réputés progressistes, ont saisi la nécessité du dialogue permanent avec les décideurs (Occidentaux) en lieu et place de l'affrontement. Résultat : ils avancent…
Vraisemblablement, l'Ucdp n'a jusque-là rien compris de cette dynamique alors qu'elle opère chez les mêmes Occidentaux. Ouvrons la parenthèse pour relever que l'un des drames du Congo au cours de ces vingt dernières années, c'est d'avoir le verbe chez les communistes-socialistes apparentés aux nationalistes purs et durs, mais le ventre chez les capitalistes que l'on dénonce comme « pilleurs des ressources naturelles congolaises ».
Venons-en aux faits.
Qu'a-t-on constaté dans les « Lettres de l'Ucdp » de la semaine du 17 au 22 novembre 2008 ?
Cette organisation prend à partie, avec une délectation insolite, Joseph Kabila qu'il rend responsable des malheurs qui s'abattent sur le pays à la suite des événements du Kivu.
D'abord, elle lui fait le reproche d'avoir nommé Alexis Thambwe Mwamba au poste de ministre des Affaires étrangères. Pour cette structure, ATM ne le mérite pas pour la bonne et simple raison qu'il était du Rcd, alors mouvement politico-militaire prorwandais !
Pourtant, l'Ucdp aurait été conséquente avec elle-même en rappelant que cet homme a été aussi membre du Mlc et ministre du Plan sous le « 1+4 ». C'est sous son mandat que le pays s'est doté du Dscrp dont le candidat « mwana mboka » Jean-Pierre Bemba a tenté de transformer en programme de gouvernement de son parti une fois, une fois élu président de la République.
En plus, elle aurait dû ajouter que ATM député national élu du Maniema.
Croit-elle alors, en s'en prenant de façon si ouverte à cette personnalité, qu'elle ne touche pas à la sensibilité des Maniemiens ?
Voilà comment, sans peut-être le savoir, l'Ucdp fait le jeu des puissances occidentaux et du Rwanda prêtes à la balkanisation de la RDC.
Pourtant, à bien réfléchir, le choix d'ATM aux Affaires étrangères peut se révéler payant en ce que l'homme n'a pas de contentieux réel avec Kigali, encore moins avec Kampala. Donc, il peut être un interlocuteur valable pour le Rwanda et l'Ouganda. On imagine, tout de même, si un « M'Zeeiste » dur à cuire avait pris les fonctions ! Ce serait le cabrage garanti.
Faut-il encore souligner que le passage de Thambwe Mwamba au Plan a grossi assurément son carnet d'adresses remontant à l'époque Mobutu. Il peut ouvrir des portes qui peuvent être favorables à la RDC.
L'encre de sa lettre n'avait pas encore séché que l'Ucdp va encore s'en prendre à Joseph Kabila pour avoir reçu en audience lord Mallock Brown, ministre britannique des Affaires étrangères. Considérant cette visite comme « de la poudre aux yeux pour aveugler et distraire les congolais », cette structure « classe le gouvernement britannique comme ennemi du peuple congolais ! ». Elle avance comme raison les faits que Tony Blair, Premier ministre sortant, soit le « co-commanditaire de la guerre d'agression contre notre pays par le Ruanda, l'Ouganda, le Burundi » et soit devenu le « conseiller spécial d'un obscur petit fuhrer africain d'un tout petit pays (Ruanda) Paul Kagame qui utilise les moyens d'Etat pour mener des actes terroristes en RDCongo ! ».
L'Ucpd aurait dû prendre le courage d'allonger la liste avec les Américains, les Canadiens, les Belges, les Allemands etc.
Elle devrait, dès cet instant, se poser la simple question suivante : que doit faire le Grand Congo devant une telle coalition des puissances mondiales résolues à le balkaniser ? Aller à l'affrontement, comme elle le suggère ?
Tout esprit posé soutiendra le contraire : il faut négocier, négocier, ne jamais se fatiguer de négocier, surtout ne jamais cesser de négocier.
C'est ce que Joseph Kabila fait avec le Rwanda et l'Ouganda ; c'est ce qu'il fait avec les Belges, les Français, les Américains, les Britanniques.
Au final, il a raison.
L'une des preuves est que si la guerre de Laurent Nkunda était survenue en trouvant un Congo sans Institutions ni Constitution issues des urnes, on en serait déjà à envisager un Dialogue intercongolais bis. Or, qui ont amené les Congolais aux élections ? Ce sont bien les Occidentaux, en ces les Britanniques, cela est vrai. Mais l'Histoire va devoir retenir pour la postérité que de tous les candidats vertébrés pour la présidence de la République en 2006, seul Joseph Kabila s'était opposé à toute négociation susceptible de retarder le calendrier électoral, donc de prolonger indéfiniment la Transition !
Faut-il alors commettre l'impair de pousser Kabila à éconduire les Occidentaux qui viennent au pays pour échanger sur la guerre de l'Est ?
C'est ici que l'on se pose cette petite question à Kalama : à quel jeu joue l'Ucdp ? Il n'est pas exclu que ce soit le jeu subtil de l'Apareco consistant à dénoncer une balkanisation dont elle appelle secrètement l'avènement de tous vœux, conscient du peu de chances qu'il a de diriger un Congo uni, ce après avoir longtemps diabolisé les Kasaïens et les Bandundois sous Mobutu, les Katangais et les Kivutiens sous M'Zee et le Raïs.
Par : Mapamitiba
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| samedi 08 novembre 2008, a 09:16 |
| Angola : nouvelle donne dans la crise en RDC |
Un soutien militaire de la part de la France et de l'Angola à la RDC n'est pas à exclure. Une éventualité envisagée devant l'échec prévisible du sommet de Nairobi qui s'est tenu hier vendredi dans la capitale kenyane. Paris et Luanda dialoguent déjà à ce sujet pour soutenir Kinshasa.
Dans un article publié dans le journal Le Monde, paraissant à Paris et sous la plume de Natalie Nougareyde, il n'est pas exclu que Paris et Luanda interviennent aux côtés de Kinshasa pour rétablir la paix dans l'Est du pays et éviter une catastrophe humanitaire déjà en cours. Il est vrai qu'une Opération Artémis II a été proposée. Mais les Européens ont décidé de ne pas envoyer de troupes en République démocratique du Congo, préférant s'en remettre à la force de l'Onu présente sur le terrain. Aussi, face à l'échec prévisible du sommet de Nairobi qui vient de se tenir dans la capitale et n'a proclamé qu'un " cessez-le-feu immédiat ", l'Elysée a relancé au début de cette crise ses contacts avec l'Angola. Un pays qui était intervenu militairement dans les années 1990 au Congo, et avec lequel Nicolas Sarkozy s'est employé à nouer cette année une relation de coopération.
La France a suggéré que l'Angola envoie en RDC des éléments armés pour porter secours au pouvoir de Kabila, ainsi que ce dernier en a formulé ? "Les Angolais ont dit qu'ils étaient prêts à le faire, mais ce n'est pas à nous de les encourager. Si les Nations unies le demandent, pourquoi pas ?", commentait, voici quelques jours, un responsable diplomatique français. Depuis les années 1990, "l'Angola est un acteur vigilant auprès de Kinshasa", ajoutait-il, selon le journal Le Monde.
POSITION DELICATE
Lors de la guerre de 1998-2002, l'Angola avait dépêché des troupes en RDC, où étaient également impliqués le Rwanda et l'Ouganda. La guerre se régionalisait, dans un scénario que beaucoup redoutent aujourd'hui. Alors que les combats ont repris, des informations, difficiles à vérifier, font actuellement état de la présence sur le terrain des soldats venus d'Angola. Le pouvoir angolais n'a pas fait de commentaire à ce sujet.
Alors que les rebelles congolais tutsi étaient aux portes de la ville de Goma, M. Sarkozy avait téléphoné le 31 octobre dernier au président angolais, Eduardo Dos Santos, pour évoquer la situation en RDC. Ils ont, selon un communiqué de l'Elysée "partagé la même analyse de la crise" et "apporté un plein soutien politique et diplomatique" à M. Kabila.
La crise en RDC place la France, pays exerçant la présidence de l'Union européenne, dans une position délicate. Tout en mobilisant sa diplomatie, et en accroissant son aide humanitaire, Paris ne peut pas se permettre d'envoyer des troupes dans la région, constatent de nombreux diplomates et experts. Les capacités de médiation françaises seraient en outre relatives. Cela tient à la "connotation pro-Kabila et anti-Kagamé" que "porte la France", dit un diplomate, en allusion notamment aux accusations portées contre Paris à propos de son rôle lors du génocide rwandais de 1994.
C'est pour contourner ce problème d'image et de positionnement que, lors de sa récente tournée dans ces régions d'Afrique, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, était accompagné de son homologue britannique, David Miliband. Le Royaume-Uni a tissé avec le Rwanda une relation étroite depuis le génocide. Mais il n'empêche que le soutien de la France à la RDC pourrait également relancer cette " guerre d'influence anglo-saxonne et francophone " en République démocratique du Congo.
En attendant, face aux faiblesses conjuguées de la mission de l'Onu en RDC (Monuc) et de l'armée congolaise, l'Elysée semble ouvert à l'idée que l'Angola pese dans l'équation militaire. Cependant, Bernard Kouchner semble beaucoup moins convaincu. Son entourage met en garde contre l'entrée en jeu de forces "qui compliqueraient la situation", ajoutant que "moins on régionalise, mieux ce sera".
TROUPES ANGOLAISES EN RDC: L'ONU DEMENT
Un haut responsable de l'Onu a démenti vendredi que des troupes angolaises combattaient aux côtés de celles de l'armée gouvernementale congolaise dans l'Est de la République démocratique du Congo, comme l'a affirmé la rébellion de Laurent Nkunda.
"Nous pouvons affirmer avec confiance qu'il n'y a pas de troupes angolaises, ni d'autre nationalité, en territoire congolais à l'heure actuelle", a déclaré à la presse Edmond Mulet, sous-secrétaire général de l'Onu pour les opérations de maintien de la paix.
Relevant que des rumeurs circulaient non seulement sur la présence de troupes angolaises mais aussi de troupes zimbabwéennes, dans l'Est de la RDC, M. Mulet a affirmé: "Ce n'est pas vrai."
"La force de l'Onu en RDC (Monuc) n'a pu recueillir aucune preuve d'une telle présence", a-t-il ajouté. Il a suggéré que la confusion provenait peut-être du fait que "des membres des forces régulières congolaises ont été entraînés en Angola".
Ces éléments des FARDC "sont mieux organisés, plus disciplinés et certains parlent le portugais", a affirmé M. Mulet. La rébellion de Laurent Nkunda a affirmé vendredi que des troupes angolaises combattaient en soutien de l'armée gouvernementale congolaise dans l'Est de la RDC, au nord de la ville de Goma. "Il y a des troupes angolaises sur le terrain. Tout le monde les a vues. Tout le monde les a entendues", a affirmé le porte-parole de la rébellion, Bertrand Bisimwa, joint de Kinshasa par l'AFP. Ces soldats angolais, dont il n'a pas précisé le nombre, "portent des uniformes congolais et parlent portugais. On les entend au Motorola" (marque de talkie-walkie), a-t-il assuré.
Sommet de Nairobi : déception
Rien d'extraordinaire dans ce sommet extraordinaire international de Nairobi sur la crise en République démocratique du Congo. A moins d'une volonté politique exprimée dans les coulisses par Kinshasa, Kigali et l'Onu, le sommet de Nairobi est demeuré dans le boulevard des vœux pieux et des condamnations verbales. Du-déjà-entendu. Pour preuve, au moment où le sommet se tenait à Nairobi, les combats avaient repris au nord de Goma, alors que l'on massacrait des populations civiles à Kiwanja.
Aucune décision importante et dissuasive n'a été prise à Nairobi, lors du sommet extraordinaire international convoqué par l'Organisation de Nations unies. L'exhortation du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, à l'endroit des chefs d'Etat des Grands Lacs « à se mobiliser pour endiguer la crise en République démocratique du Congo qui porte le risque d'enflammer toute la région », ne constitue rien d'autre qu'un vœu pieux. Comme on en a déjà entendu aux termes de la réunion de Lusaka, de l'Accord de Washington, de la Tripartite plus 1, de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, de l'Accord de Nairobi, de la Conférence de Goma. Aucune condamnation ferme. Seule une invitation à « contraindre le général rebelle Laurent Nkunda à mettre un terme à ses offensives dans l'Est du pays et à lui couper tout soutien ». Une reconnaissance tacite que le Rwanda appuie la démarche militariste de Nkunda. Sans plus.
Maigre consolation pour Kinshasa. Cette condamnation verbale ne rejoint nullement les préoccupations du peuple congolais qui s'attendait à une condamnation ferme pour enlever cette épine de ses pieds : les FDLR. Kinshasa a-t-il mal défendu le point de vue de la population congolaise d'enlever tout prétexte à Kigali et de remettre le « colis encombrant » que sont les FDLR à la Communauté internationale qui les a fait venir du Rwanda ?
Jusqu'à preuve du contraire, Nairobi II n'apporte aucun message d'espoir. C'est du-déjà-entendu. Pour preuve : les massacres de Kiwanja et la reprise des combats autour de Goma. Bien plus, Nkunda vient de minimiser cette rencontre internationale : « Il ne s'agit que d'un sommet régional. Cela n'a aucune influence sur nos exigences », a-t-il déclaré en réponse à une question de l'Agence Reuters sur le déroulement de ce sommet international.
LE CONTEXTE ECONOMIQUE
La plus grande déception, c'est que le sommet de Nairobi n'a pas abordé les problèmes de fond. Que Nkunda et les FDLR ne sont qu'instrumentalisés et que les vrais acteurs demeures cachés. Il fallait aborder les questions de fond pour les dénicher de manière à mettre définitivement fin à cette guerre.
En effet, il ne faut rien attendre des chefs d'Etat des Grands Lacs pour « contraindre Nkunda à mettre un terme à ses offensives ». Ni Museveni, l'allié naturel du Rwanda, ni Pierre Nkurunziza dont le pays connaît les mêmes problèmes que le Rwanda, moins encore le Kenyan Moi Kibaki qui appartient à la Communauté de l'Afrique de l'Est avec la Tanzanie, l'Ouganda, le Rwanda, et le Burundi ne se permettront ce luxe d'exercer une influence sur Nkunda. Pas d'illusions. Quel est alors ce chef de l'Etat des Grands Lacs qui exercera une pression sur le CNDP ?
Ce serait également une erreur d'attendre quelque chose du président tanzanien, Jakaya Kikwete, actuellement président en exercice de l'Union africaine. Il doit jouer au « rassembleur ». Certes, il a déclaré qu'il est « temps que les accords sur le désarmement, la démobilisation et le rapatriement ou la relocation des FDLR soient appliqués à la lettre ». Déclaration de bonnes intentions qui demeure sur le boulevard des vœux pieux pour autant que cela fait quatre ans que le programme DDRRR existe. Mais rien n'y est fait. Tout s'arrête là. Alors, trêve de plaisanterie et de comédie de mauvais goût pendant que des millions de Congolais sont tués.
Louis Michel s'est distingué en demandant de « replacer le problème dans un contexte économique et politique ». Déclaration intéressante pour autant que le Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire reconnaît tout aussi tacitement que la « RDC est riche en coltan, un minerai recherché qui sert à la fabrication des téléphones portables et que ses richesses sont pillées systématiquement ». Où vont ses richesses ? Qui les contrôle et par où transitent-elles ? C'est là le noeud du problème : le nerf de la guerre à l'Est de la RDC.
C'est dans ce contexte économique et politique que se cachent les « multinationales qui tirent le ficelles et embrasent l'Est de la RDC ». Pourquoi n'a-t-on pas évoqué publiquement les enquêtes de l'Onu sur le pillage des ressources congolaises pour traquer tous ces criminels économiques au même titre que les forces négatives ? La duplicité de la communauté internationale se situe à ce niveau.
Au demeurant, Nairobi II n'a apporté aucune solution miracle. Un échec programmé auquel s' attendaient les Congolais avertis. Ainsi, la République démocratique du Congo n'est pas encore sortie de l'auberge.
Le sommet de Nairobi appelle à un «cessez-le feu immédiat»
Le sommet, auquel participaient notamment les présidents de RDC, Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame, exige «le respect d'un cessez-le-feu immédiat par tous les groupes armés et les milices dans le Nord-Kivu», selon la déclaration finale des travaux, lue devant la prese.
Le sommet international sur le conflit dans l'Est de la RDC a exigé vendredi à Nairobi «un cessez-le-feu immédiat» des groupes armés dans le Kivu et l'ouverture d'un corridor humanitaire face à une crise qui menace l'Afrique des Grands Lacs d'une nouvelle tragédie humaine.
Dans sa déclaration finale, le sommet - auquel participaient les présidents de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame - a appelé tous les «groupes armés et milices» à respecter un «cessez-le-feu immédiat» et décidé «la mise en place d'un corridor humanitaire (...) pour permettre d'apporter une réponse (...) à la tragédie humanitaire».
Le sommet a par ailleurs exigé la mise en oeuvre «immédiate» des accords existants sur le désarmement des groupes armés. Le respect des conclusions de la réunion dépendaient cependant du bon vouloir des groupes armés du Kivu, absents du sommet de Nairobi. Et la rébellion de Laurent Nkunda, principale menace pour la sécurité de la zone, a confirmé sa position de derniers jours en jugeant que la réunion avait été «un autre sommet pour rien».
«Ce sommet prend des mesures avec retard», a ainsi ironisé le porte-parole des rebelles Bertrand Bisimwa. «Nous avons déjà décrété un cessez-le-feu (unilatéral le 29 octobre) et on a déjà décidé la création de couloirs humanitaires (le 30 octobre). J'espère que ce message était destiné au gouvernement», a-t-il encore dit à l'AFP.
M. Ban Ki-moon a également pris la défense de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), accusée vendredi par Kinshasa d'inaction lors de «tueries» perpétrées, selon le président Joseph Kabila, par les rebelles. Il a estimé «que la capacité de la Monuc (était) arrivée à sa limite, malgré les efforts actuels de reconfigurer ses forces qui sont engagées face à des groupes armés dans tout l'Est de la RDC». Le sommet lui a demandé «de renforcer le mandat» de la Monuc et «de fournir des ressources appropriées». Par ailleurs, une équipe de la force onusienne s'est rendue à Kiwanja (80 km au nord de la capitale du Nord-Kivu, Goma) pour «vérifier les informations sur les massacres», selon l'ONU.
«C'est uniquement au niveau politique, ici, dans votre région, que des solutions durables peuvent être trouvées», a lancé Ban Ki-moon aux chefs d'Etat africains. MM. Kabila et Kagame n'ont pas eu d'entretien en tête-à-tête à Nairobi, ont indiqué des participants.
«La récente offensive du CNDP a radicalement aggravé la situation, elle conduit à de sévères conséquences humanitaires et a précipité une fois de plus l'Est de la RDC dans une phase de crise», a déploré M. Ban. «Nous devons laisser le cycle de violence derrière nous».
«La décennie passée, plus de cinq millions de Congolais ont perdu la vie à cause de la guerre, de la faim, de maladies et des déplacements de populations. Cela a été une des pires tragédies humaines de notre époque», a-t-il rappelé.
BELGA |
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| vendredi 07 novembre 2008, a 11:01 |
| Pour avoir plongé Rutshuru dans le noir : Jules SMPENZWA récompensé par Nkunda |
Le CNDP on les sait bien, est entrain d'installer son administration illégale tant civile que militaire dans les territoires qu'il occupe au Nord Kivu. C'est dans ce cadre qu'il a procédé à la formation de son gouvernement constitué de commissaires. C'est aussi dans ce contexte, que Nkunda Batware vient de désigner l'administrateur du territoire de Rutshuru, en la personne de Jules SIMPENZWA, hutu originaire de Jamba.
Qui est Jules SIMPENZWA ?
Mes chers compatriotes, Jules SIMPENZWA, est un Ex-technicien du barrage Mundo GUISTO de Rutshuru. Il avait profité de l'une des incursions du Nkunda et son CNDP à Rutshuru pour plonger dans le noir, plusieurs semaines durant, cet important centre du Nord-Kivu, ainsi que le centre voisin de Kimanja. Ce qui aura pour effet de priver autant les unités productives et commerciales que les formations médicales du courant électrique et, tout naturellement, d'occasionner des pertes en vies humaines.
Véritable crime de guerre contre l'humanité, la pratique d'interruption délibérée d'électricité en temps guerre n'est pas sans rappeler aux populations de Kinshasa et Bas-Congo l'occupation, en Août 1998, du barrage d'Inga.
Plusieurs semaines durant, privées de courant électrique, ces populations avaient vécu les pires moments de leurs existence avec de nombreuses pertes en vies humaines dans les formations médicales, pendant que les unités productives et commerciales comme des chambres froides, des alimentations, des boulangeries, des brasseries etc.. avaient été mises systématiquement aux arrêts.
Il y a lieu de signaler qu'à l'époque de l'occupation du barrage d'Inga, Nkunda Batware évolué déjà au sein de RCD.
Jules SIMPENZWE censé être conscient de la nature criminelle de l'acte d'interruption volontaire du courant électrique en temps de guerre, se voit récompensé de la traîtrise.
Il va bien falloir, le moment venu, qu'il en réponde……………………………
MAPAMITIBA |
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| mercredi 05 novembre 2008, a 22:26 |
| Nkunda bientôt à la CPI |
Le Procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno dénonce notamment le déplacement forcé des populations, les meurtres , les viols et les pillages perpétrés lors des affrontements armés récents dans la province du Nord- Kivu.
La situation à l'Est de la RDC a été marquée par de nombreux cas de violation des droits de l'homme. Le procureur de la Cour pénale internationale qui a déjà eu à parler des sévisses subis par la population de cette partie de la République, est monté hier sur ses quatre chevaux.
Luis Moreno Ocampo a exprimé son inquiétude sur la situation dans les Kivu et rappelé que son bureau suivait de très près les informations convergentes sur des attaques menées contre la population civile, selon un communiqué de la CPI.
Le procureur dénonce notamment « le déplacement forcé des populations, les meurtres, les viols et les pillages perpétrés lors des affrontements armés récents dans la province du Nord-Kivu ».
« Les crimes doivent cesser. La population des deux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu n'a que trop souffert. Les viols et les déplacements forcés sont des crimes graves qui ne sauraient rester impunis », a affirmé le procureur.
Selon le communiqué, le procureur de la CPI s'est déjà penché sur « des crimes qui auraient été commis dans les deux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ces dernières années » par toutes les parties belligérantes. « Il va annoncer très prochainement l'orientation de son enquête », ajoute le communiqué.
Les enfants sont des cibles faciles pour le recrutement forcé dans l'Est de la Rdc où les combats ont entraîné le placement de quelque 100.000 personnes, dont 60% d'enfants, selon l'Unicef. Unicef et Amnesty international ont aussi dénoncé le recrutement d'enfants soldats, pour certains récemment démobilisés, par les parties en conflit.
Entre-temps, la section Protection de l'enfant de la Monuc a écrit le 18 février 2008 au gouvernement sur les cas des enfants du Nord-Kivu interpellés. Elle a fait état de 31 mineurs. De ces enfants, 16 sont Rwandais, 14 Congolais et 1 Burundais.
La Monuc rappelle à ce propos que l'article 114 de la loi N°023/ 2002 du 18 novembre 2002 portant code judiciaire militaire congolais, stipule que les juridictions militaires ne sont pas compétentes à l'égard des enfants de moins de 18 ans. En plus, ajoute-elle, la RDC reconnaît que les enfants soumis au recrutement sont avant tout victimes.
Pour conclure, la Monuc affirme compter sur la collaboration du gouvernement afin que des mesures immédiates soient prises pour la libération de ces 31 mineurs afin que la Monuc, en coopération avec les partenaires, puisse procéder au rapatriement et à la réunion des familles et enfants rwandais, burundais et congolais dans les plus brefs délais.
C'est sur le gouvernement congolais que la Monuc fait pression. Mais elle ne dit rien sur les auteurs du recrutement des enfants pour servir dans les combats. Encore une politique de deux poids, deux mesures.
Il est facile de déduire que soit les enfants ont été recrutés par le Rwanda et mis à la disposition du CNDP soit alors c'est ce dernier qui recrute les enfants pour les emmener dans les zones de conflit.
Il sied de rappeler que le CNDP se trouvait dans le collimateur de la CPI depuis août 2006 quand elle avait émis un mandat d'arrêt contre le chef d'état-major de Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda. Mais Nkunda a fait obstruction à la démarche de la CPI.
Quatre Congolais sont actuellement détenus par la CPI. Les chefs de milices Thomas Lubanga, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo sont accusés pour leur rôle dans le conflit ayant déchiré l'Ituri, une région voisine des Kivu, depuis 2002.
Quant à l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba Gombo, arrêté en mai à Bruxelles, est inculpé pour des crimes commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003.
Ci-dessous la liste de 31 enfants-soldats récupérés par le gouvernement congolais, leur âge et leur nationalité :
- BISORE BIZIMANA : 14 ans, CONGOLAISE ;
- BIZIMANA MUNGU IKO : 16 ans, CONGOLAISE ;
- SERUSHAGO BONHEUR : 15 ans, RWANDAISE ;
- GIRENGANYA ALFRED : 14 ans, CONGOLAISE ;
- NDABAGE FAUSTIN : 16 ans RWANDAISE ;
- SEBIMANA CLALUE : 14 ans, CONGOLAISE ;
- BASEME DIEUDONNE : 15 ans, RWANDAISE ;
- KABUNGU FRANCIS : 12 ans, CONGOLAISE ;
- SENGA RUK1NEZA : 15 ans, CONGOLAISE ;
- DADAKOBINDE MATIEBU : 14 ans, CONGOLAISE ;
- RAHATINGABIRE : 15 ans, RWANDAISE ;
- NGABOZIZA JEAN-CLAUDE : 16 ans, CONGOLAISE ;
- BARAKA INNOCENT : 15 ans, RWANDAISE ;
- MANIFACHE PLACIDE : 15 ans, CONGOLAISE ;
- MUNGU IKO KAGUMA : 16 ans, RWANDAISE ;
- MISHUMA ALPHONSE : 15 ans, BURUNDAISE ;
- TUMISEME JEAN-CLAUDE : 16 ans, RWANDAISE ;
- NIMOBONA ALEXIS : 17 ans, RWANDAISE ;
- NZABARINDA ELISA : 15 ans, RWANDAISE ;
- NKUSI WILSON : 17 ans, CONGOLAISE ;
- TULEZIHIMA NA GASAZE : 17 ans, RWANDAISE ;
- IMANIFIDELE : 17 ans, CONGOLAISE ;
- BIZIMUREMU JEROME : 17 ans, CONGOLAISE ;
- KADAHIZA CHRISTIAN : 16 ans, RWANDAISE ;
- HABIMANA GERARD : 17 ans, RWANDAISE ;
- MOYOBOKE DEOGRATIAS : 16 ans, RWANDAISE ;
- NIBAKURE ETIENNE : 17 ans, CONGOLAISE ;
- MANIRAHO ERIC : 16 ans, RWANDAISE ;
- HAKIZIMANA GEREDI : 17 ans, RWANDAISE ;
- RUG WEFRAKE MOISE : 16 ans, RWANDAIS ;
- MUHETO JEAN-CLAUDE : 17 ans, RWANDAISE.
(SL/Ern./GW/Yes)
Le Palmarès
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| jeudi 30 octobre 2008, a 09:35 |
| Démission du Général Vicente Diaz de Villegas de la Monuc : les dessous des cartes |
La démission du Général Vicente Diaz de Villegas du Commandement en chef des Forces de la Monuc est un fait insolite. Elle risque de provoquer un électrochoc au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies. Mais être également révélatrice de beaucoup de choses qui se cachent derrière cette guerre de l'Est qui est en train de livrer ses secrets.
La guerre du Kivu est en train de prendre un autre tournant avec la démission du général espagnol Vicente Diaz de Villegas, alors commandant en chef des forces de la Monuc. Nommé, il y a de cela deux mois en remplacement du général sénégalais Babacar Ndiaye, fin mandat, le général Vicente n' a eu juste que le temps de parcourir les premiers dossiers avant de décider de déposer sa démission.
Officiellement, pour des « raisons personnelles ». Mais le prétexte est beau pour être vrai. Dans les milieux diplomatiques ainsi que dans les couloirs de l'Onu, l'on fait savoir qu'il a démissionné, faute de moyens pour faire face à la situation sur le terrain.
Cette raison est plausible dans la mesure où, déjà du temps de Kofi Annan, alors secrétaire général de l'Onu, il avait proposé au Conseil de sécurité de renforcer le dispositif militaire de la Monuc. Il s'en est allé sans une réponse positive.
Pas plus tard que le 3 octobre, lors de la 63ème session de l'Assemblée générale de l'Onu, Alan Doss, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu et responsable de la Monuc, a transmis un rapport allant dans ce sens en insistant sur la gravité de la situation sur le terrain. La réponse se fait attendre, jusqu'à ce jour. Elle risque aussi de ne pas être positive.
Une fois sur le terrain, le général Vicente s'est effectivement rendu compte de la réalité et des besoins qu'il fallait pour permettre à la Monuc de bien accomplir sa mission. Les moyens sont insuffisants, susceptibles de faire de la Monuc la cible facile. Il a reconnu que la Monuc était incapable de faire cesser les combats et imposer le cessez-le-feu. Il a préféré démissionner.
Bien avant qu'il ne prenne cette décision, la Belgique, par le canal de son ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, avait souligné la nécessité d'un « mandat fort » à la Monuc en ce qui concerne la guerre du Kivu.
Les non-dits
Cependant, les observateurs s'imposent une analyse approfondie autour de cette démission du général espagnol. En effet, en arrivant en RDC, il est supposé qu'il connaissait parfaitement l'état de la logistique et l'effectif militaire de la Monuc. Militaire de carrière, il avait certainement une idée exacte de ce qu'il attendait. Pourquoi s'est-il soudainement rebiffé pour déposer sa démission ?
Les mêmes observateurs sont convaincus que le général espagnol a découvert « quelque chose » qui l'a choqué et allait à l'encontre de sa mission. L'on parle des réseaux « pas du tout corrects » qui affecteraient l'objectif de la Monuc, réseaux « maffieux », diraient certains, dont les tentacules seraient dans toutes les parties prenantes à ce conflit.
Militaire, homme de principe et d'honneur, il était convaincu qu'il allait échouer devant toutes « ces entraves » qu'il venait de découvrir. Pour éviter qu'on lui fasse porter le chapeau, il a préféré, en âme et conscience, démissionner pour ne pas se salir les mains.
Le gouvernement interpelle
Cette hypothèse rejoint toutes les rumeurs autour de cette guerre du Kivu. Une guerre aux enjeux divergents. Une affaire « de gros sous » pour autant que certaines personnalités, tant nationales qu'étrangères, en ont fait leur fonds de commerce. Le général Vicente a sûrement découvert le « pot aux roses ».
Incontestablement, le Conseil de sécurité a été mis devant ses responsabilités. Il s'agit d'une première dans les annales de cette organisation. L'on est convaincu que cette démission provoquera un électrochoc à l'Onu et que l'on tirera sûrement les leçons utiles pour la crédibilité de l'Onu.
Entre-temps, il revient au congolais de tirer également, de son côté, les enseignements de cette démission. De l'approfondir pour maîtriser les causes internes de ce que l'on qualifie déjà « d'échec », et adopter une attitude conséquente et non narcissique. La paix est primordiale. Elle est voulue et demeure avant tout une affaire des Congolais.
Dès lors que l'on observe la reprise du ballet diplomatique depuis 48 heures, il faut saisir cette opportunité pour faire avancer le train de la paix au moment où les choses se compliquent au Nord-Kivu. A Kinshasa, le Premier ministre s'est entretenu lundi avec Alan Doss de la Monuc, lequel à son tour a réuni les ambassadeurs du groupe de contact. Hier mardi, les mêmes diplomates se sont entretenus avec le président de la République. Il s'agit principalement des représentants de la France, de la Belgique, des Etats-Unis, de l'Afrique du Sud.
Entre-temps, Louis Michel, Commissaire européen en charge du Développement et de l'Aide humanitaire, est attendu ce mercredi à Kinshasa. L'un des volets de son voyage concerne la situation de guerre à l'Est du pays. Il a été dépêché par la Commission européenne.
(SL/Ern./GW/Yes)
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| mercredi 22 octobre 2008, a 14:46 |
| Le Maniema berceau de l'Islam en RDC |
A deux reprises, j'ai eu l'occasion de visiter la province du Maniema. L'ouvrage de Chanfi Ahmed, "les conversions à l'islam fondamentaliste" le cas de le Tanzanie et du kenya, m'a poussé à plancher sur l'implantation de l'islam en République Démocratique du Congo. Cet Islam est-il fondamentaliste ? Qu'est-ce qui explique son implantation dans le Maniema ? Le Maniema pâtit d'un désintérêt général depuis son élévation au statut de province en 1988, et singulièrement depuis le début du conflit en République démocratique du Congo. Le nom même de « Maniema » est largement inconnu à l'étranger, à la différence de ces voisins les Kivu, Katanga et Kasaï, sans parler du médiatique district d'Ituri. Les exactions quotidiennes perpétrées dans toute la province par de multiples bandes armées sont ignorées en raison de son enclavement quasi-hermétique. De tous les maux dont souffrent aujourd'hui les habitants du Maniema, l'enclavement géographique est unanimement invoqué en tête des préoccupations. Isolée des autres provinces par l'état désastreux du réseau routier, la région est également cloisonnée. Chaque localité est isolée de ses voisines, le temps moyen de déplacement entre un village et son chef-lieu de territoire avoisine deux jours. Les véhicules à quatre roues sont aujourd'hui pratiquement inconnus sur l'étendue de la province et le passage d'une moto dans un village constitue un événement. Le statut de Kindu, comme ville ne s'est pas fait accompagner d'un transfert de patrimoine ou d'un investissement public digne d'un chef lieu de province donnant à Kindu l'allure d'un "grand village". Maniema,berceau de l'islam en RDC, la réflexion du prêtre Pontien Tata Kahenga " pour une cohabitation pacifique entre chrétiens et musulmans au diocèse de Kasongo-Maniema nous éclaire, mais c'est à chacun d'étayer sa réflexion.
Le 19 mars 2003, le diocèse de Kasongo, en République démocratique du Congo, célébrait, dans le contexte de la guerre, le premier centenaire de son évangélisation par des missionnaires d'Afrique (Pères Blancs), lesquels fondèrent en mars 1903 la première mission catholique (Sainte Pauline) à Kasongo-Lamba située sur la rive droite du fleuve Congo.
Quarante années avant l'arrivée des premiers missionnaires catholiques, Kasongo était occupé par des Zanzibarites, arabisés de souche omanienne ou yéménite métissés, dont les pères avaient épousé des femmes autochtones de la côte orientale africaine et spécialement de Zanzibar. Ils pénétrèrent vers 1860 dans l'Est de l'actuelle République démocratique du Congo et bâtirent de grandes cités telles que : Kasongo, Kabambare, Nyangwe, Kisangoni, Ubundu et Lomami.
Leur couleur noire facilitait leur intégration auprès des populations autochtones et leur mariage avec les femmes locales ajoutait un plus à leur implantation dans la région. Et les populations de cette région orientale du Congo furent ainsi engagées, de gré ou de force, dans un processus d'acculturation au sein d'une nouvelle Communauté dont la religion était l'islam et la langue le swahili, de souche bantoue mais intensément arabisée pour de nombreux termes de culture.
L'une des principales raisons qui poussèrent Mgr. Victor ROELENS, premier évêque du Vicariat Apostolique du Haut Congo, à envoyer des missionnaires pour fonder la mission de Kasongo, fut la lutte contre l'islam, sa civilisation et des diverses influences.
Mais au terme du premier centenaire de l'évangélisation de l'Eglise particulière de Kasongo, tirant les leçons de l'expérience du passé et annonçant les priorités pastorales pour la seconde étape de l'évangélisation de Kasongo, l'actuel évêque de Kasongo, Mgr. Théophile KABOY écrivait ceci : « Le diocèse de Kasongo ne saurait vivre en ignorant l'islam du fait de l'importance numérique des musulmans qui sont majoritaires à Kasongo même et dans la partie sud, du fait aussi qu'au cours de l'histoire des rapports entre catholiques et musulmans ont connu des hauts et des bas et qu'aujourd'hui il s'est instauré un climat d'estime et de respect mutuel ...
Dans le souci pastoral du dialogue entre croyants et à l'exemple de Jean Paul II pour ses rencontres d'Assise, le diocèse de Kasongo aura à se pencher encore davantage sur la question de chercher « les clés » pour savoir, pour comprendre et pour vire avec l'islam » Le présent travail répond à cette préoccupation pastorale de l'évêque de Kasongo. Bien de raisons nous ont poussés à nous y engager.
Il y a tout d'abord la découverte de l'islam que l'étude de cette religion à l'ISTR nous a permis de faire.
Il y a ensuite le constat des efforts menés par l'Eglise de France pour mieux connaître et mieux vivre avec la Communauté musulmane qui devient de plus en plus importante dans ce pays tout comme en Europe et en Amérique.
Il y a enfin notre propre implication dans le vivre-ensemble entre chrétiens et musulmans au sein de notre terroir. En effet, prêtre du diocèse de Kasongo, nous sommes issu d'une famille musulmane convertie au catholicisme et qui a toujours vécu dans l'entente et le respect avec les autres membres de famille demeurés dans l'islam.
Cette expérience familiale de tolérance et de cohabitation pacifique montre qu'il est possible de l'étendre à une échelle plus vaste. De nombreux chrétiens de Kasongo vivent avec des parents musulmans, se marient avec des musulmans, étudient dans des écoles où les musulmans sont parfois majoritaires, etc... Ce travail est par conséquent destiné aux diocésains de Kasongo : prêtres, religieux, religieuses et tous les chrétiens de ce diocèse qui vivent au quotidien avec les musulmans sans vraiment les connaître. Et il en est de même des musulmans.
Permettre la connaissance mutuelle entre les fidèles de ces deux traditions religieuses c'est ouvrir une nouvelle page de l'histoire et favoriser la compréhension réciproque et le dialogue fructueux. Un tel contexte socio-religieux appelle l'Eglise concernée à s'interroger sur l'esprit évangélique qui Les amis de l'ISTR Page 2/18
doit la caractériser dans cette ère nouvelle post conciliaire où la mission se définit par l'écoute fraternelle de l'homme et du monde créé par Dieu ainsi que le dialogue avec les autres croyants, notamment ceux de l'islam. Le présent travail veut s'articuler autour de trois principaux axes : L'axe rétrospectif qui consiste à mieux appréhender l'islam de Kasongo dans sa spécificité et ses rapports passés avec le christianisme ; L'axe de l'état actuel de l'islam : sa nouvelle vitalité, ses stratégies ainsi que l'attitude actuelle des évêques de Kasongo envers la communauté musulmane.
Enfin, les deux éléments dicteront l'axe prospectif de la mission de l'Eglise à savoir comment construire des rapports interreligieux positifs et constructifs avec des personnes et des Communautés de diverses croyances, afin d'apprendre à se connaître et à s'enrichir les uns les autres, tout en obéissant à la vérité et en respectant la liberté religieuse de chacun.
L'appréhension exacte et totale de la réalité islam dans la région de Kasongo dépasse de beaucoup la seule dimension religieuse. En effet, avant d'être un fait religieux, l'islam à Kasongo a d'abord été un phénomène social, politique, économique et culturel nouveau dont l'aboutissement est ce que nous pouvons appeler l'arabo-swahilisation de Kasongo et Kabambare (le Sud-Maniema).
Dans cette partie, nous nous attacherons à établir la spécificité de l'islam à Kasongo, à savoir : L'islam comme arabo-swahilisation L'islam et son prosélytisme ayant engendré les réactions des autorités coloniales et des missionnaires catholiques.
I. L'Arabo-swahilisation du Sud - Maniema
L'islamisation du Sud-Maniema (Kasongo et Kabambare) dans la seconde moitié du XIXème siècle commence avec la présence, dans cette région, des arabo-swahili, population métissée arabo-africaine de la côte orientale du continent.
A partir de 1875, Kasongo devint l'une, sinon la principale base militaire et commerciale de ce qui est devenu un empire arabo-swahili dont le principal bâtisseur fut le célèbre Hamed Ben Mohamed Ben Yuma Ben Rajab El Murjebi, généralement connu sous son sobriquet africain de Tippo-Tip (onomatopée de bruits de fusils qu'il utilisait pour conquérir des territoires et soumettre des peuples).
Les premiers européens ayant visité la ville de Kasongo à ce temps-là sont unanimes pour exprimer leur étonnement devant l'Suvre réalisée par ce bâtisseur d'empire d'un type peu commun ».
L'objectif de cette occupation fut la recherche de l'ivoire et, liés à l'ivoire, les hommes pour le transport de cette marchandise précieuse jusqu'à la côte orientale de l'Afrique. C. Young estime à 20.000 le nombre d'ivoires exportés annuellement et à 70.000 le nombre d'hommes et de femmes qui, chaque année, étaient emportés en esclavage. Ce commerce ayant attiré d'énormes capitaux des Etats-Unis, de la Grande Bretagne et de la France, les prix avantageux qui en résultaient poussèrent ainsi les marchands arabo-swahili soit à s'installer eux-mêmes, soit à ouvrir des comptoirs dans différents coins du Maniema et à la tête desquels furent progressivement placés des hommes de confiance qui étaient soit des swahilis, soit des chefs locaux gagnés ou simplement vaincus et obligés de remettre régulièrement ces butins.
Ainsi, du projet commercial originaire naquit un dessein politique : occuper, soumettre par la force la population et organiser administrativement et socialement toute la partie orientale de l'actuelle République démocratique du Congo. Une nouvelle Communauté prit naissance et fut caractérisée par : un nouveau type de pouvoir politique un nouveau système économique une nouvelle langue Un nouveau type de pouvoir politique Il s'agit d'un pouvoir centralisé et étendu sur un territoire vaste, alors que l'unité politique naturelle de la population autochtone était constituée du clan ou du lignage. Le nouveau pouvoir regroupa des hommes et des femmes appartenant à des tribus différentes.
Par ailleurs, la violence exercée par les conquérants (razzias, recrutements forcés, esclavage, etc...) entraîna des rapports socio-politiques nouveaux entre occupants et occupés et les populations autochtones se mirent à rechercher un nouveau positionnement par rapport aux nouveaux maîtres. Il s'ensuit l'institutionnalisation de la nouvelle stratification socio-politique suivante : à la tête de la société nouvelle il y a les métis venus de Zanzibar, Bunyamwezi et Bagamoyo ensuite des « Batonge » : collaborateurs, auxiliaires, lieutenants chargés de collecter l'ivoire et de faire exécuter les ordres des maîtres viennent après la classe de « Watumwa » dérivé du mot swahili « Kutuma » (envoyer) et signifiant au départ personne garçon de courses et finalement esclave
il y a aussi les « Wajakazi » : personnes qui s'amenaient d'elles-mêmes auprès des arabo-swahilis pour demander du travail dans les plantations des « Watwana » ou garde personnelle des maîtres avec référence à la taille et à la corpulence. Ils furent aussi les gardiens des harems des arabo-swahilis
enfin la catégorie des « Wapagazi » personnes incorporées de force dans les caravanes et astreintes à transporter des marchandises et spécialement l'ivoire.
Ainsi la nouvelle organisation socio-politique aboutit à la triple strate :
celle des gouvernants ou chefs
celle des collaborateurs ou auxiliaires
celle enfin des serviteurs et esclaves exécutants des travaux décidés et supervisés par les chefs ou leurs collaborateurs
Un nouveau système économique Alors que l'époque pré-arabo-swahili fut dominée par l'économie de subsistance, l'avènement des arabo-swahilis dans le Sud-Maniema introduisit l'économie de traite caractérisée par l'échange entre produits locaux très prisés (ivoire, perroquets, etc...) contre les articles désormais recherchés par les populations autochtones (fusils, habits, sel, etc...) Conséquence : attirés par le nouveau mode de consommation, les autochtones se sont mis à réajuster leur outillage mental afin d'accéder à ce nouveau monde créant un nouveau type d'homme.
Une nouvelle langue La langue swahili, sans être imposée, s'est taillée progressivement sa place dans la société autochtone à partir de trois foyers :
le foyer commercial Pour acheter ou vendre, il fallait marchander. Et la langue commerciale qui s'imposait à tous était le swahili ou plutôt le Kingwana, mélange du swahili de la côte avec des éléments des idiomes locaux. le foyer des « Boma » (places fortifiées des arabo-swahilis) Tous ceux qui habitaient avec les arabo-swahilis devaient parler le swahili à la fois pour se faire comprendre mais aussi comme mot de passe distinguant les vrais habitants des places fortifiées d'éventuels intrus et espions.
le foyer du nouveau savoir-vivre et savoir-être Ce fut principalement le domaine de l'acculturation et de l'imitation par les autochtones. Ceux-ci se mirent presque spontanément à utiliser les termes de la langue swahili ou arabe pour la salutation (salaam-aleikum) et pour la réponse polie (naam) en même temps qu'ils adoptaient le nouvel habillement (kanzu, kilemba), le sens de la propreté des pieds par le port des sandales en bois appelées « mikalabanda », ou l'aménagement des toilettes où l'on utilisait l'eau pour se purifier (msalani), la préparation de la jeune fille au mariage à travers une sorte d'école appelée « umwali », l'usage abondant de l'anthroponymie pour pérenniser des événements importants ayant coïncidé avec la naissance de tel ou tel enfant :
Machozi : enfant né à une époque de souffrance d'un parent de la famille souvent on fait allusion aux larmes de la mère
Vumilia : nom incitant à supporter quelque épreuve
Mwavita : né durant une période de conflit ou de guerre
Ramazani : naissance au cours du mois de ramadan, etc...
Ce phénomène d'acculturation était si fort que la connaissance de la langue swahilie ou l'adoption de bonnes manières de vivre issues des arabo-swahilis constituèrent pour les autochtones les critères de reconnaissance de l'homme civilisé (Musilimu avec racine islam) ou du non-civilisé (Mushenzi).
Faisant le bilan de cette présence arabo-swahili dans le Maniema en général et la région de Kasongo en particulier, J.I.ABEMBA relève les éléments suivants : 1 Les faiblesses et servitudes de l'Etat arabo-swahili avec les particularités de ses fondateurs (trafiquants d'ivoire) sans ambition politique au départ.
Seule la complexité des problèmes rencontrés pour la recherche et le transport de l'ivoire les ont amenés à exercer ici et là une certaine intervention du type politico-militaire en soumettant des populations ou en démettant des notables locaux hostiles à leurs activités et en promouvant ceux qui leur étaient favorables.
Il faut ajouter aussi les ambitions de l'Etat Indépendant du Congo sur la région, lesquelles ambitions créèrent un climat de concurrence et finit par déclencher le conflit qui fut fatal aux arabo-swahili.
2 Mais il y a eu grandeur et apports de l'Etat arabo-swahili dans la région de Kasongo : l'exercice des activités commerciales ont donné naissance au phénomène d'échange jusque là inconnu dans la vie intra et inter-tribale des populations de la région de Kasongo. Ensuite, l'occupation arabo-swahili a permis un essor économique dans le domaine de l'agriculture (manguiers, goyaviers, orangers, citronniers, riz, etc....).
Il existe encore maintenant à Kasongo et à Nyangwe des vestiges importants de cette période.Puis, il y a eu aussi l'essor des villes (Kasongo avec 30000 habitants et Nyangwe au bord du fleuve avec autant d'habitants). Enfin, tout ce développement a entraîné une nouvelle mentalité en particulier le sentiment d'appartenir à une nouvelle communauté multi tribale et n'ayant que très peu d'attache ethnique particulière avec comme signe nouveau une nouvelle langue qui a vite supplanté toutes les autres.
Ce sont là les éléments non religieux qui sous-tendent la réalité de l'islam à Kasongo. Voyons à présent comment l'islam comme religion s'est implanté à Kasongo.
II. Le prosélytisme musulman et les réactions coloniales
1 - Les pionniers du prosélytisme islamique à Kasongo Après leur défaite par les Belges, les arabo-swahilis et leurs disciples se sont soit réfugiés en Tanzanie et au Burundi soit tout simplement soumis au nouveau pouvoir politique belge. Celui-ci les regroupa dans des quartiers que l'on baptisa du nom de « quartiers arabisés ».
Entre ceux qui avaient fui à l'extérieur et les quartiers arabisés, les contacts suivis furent noués et un certain trafic de livres, d'objets religieux ou d'idées fut établi par le canal des commerçants pakistanais qui reliaient la côte orientale de Kasongo ainsi que les visites de certains chefs musulmans en provenance de l'Est africain.
Par ailleurs, beaucoup de jeunes originaires de Kasongo et Kabambare ont réussi à rejoindre la Tanzanie et y ont suivi la formation dans les écoles coraniques ou à côté des maîtres de Confréries. A leur retour dans la région de Kasongo, ils s'installèrent dans leur village natal où ils furent bien accueillis par leurs familles et entreprirent le travail de prosélytisme musulman en ouvrant des écoles coraniques et des mosquées. Ces femmes « Walimi » (maîtres) constituèrent le premier noyau de l'élite islamique autochtone et l'islam prit une extension populaire importante.
On cite habituellement les grands noms de ces pionniers : Amisi Mupara, Useni Kitela, Hilalli Muselem, Mwalimu Saleh, Omar Kalombwe, Heradi Pene Sura, etc.. Ajoutons aussi cet autre élément qui a servi de pilier au prosélytisme musulman : la création de groupements arabisés. Ces groupements ont favorisé les contacts avec le monde musulman extérieur et, bien plus, ont permis à l'islam d'avoir une assise institutionnelle.
Le territoire de Kasongo comptait cinq groupements arabisés (Pene Senga, Makonga, Kapaya, Earahani et Muyenga). Le mode de gouvernance de ces groupements était fondé sur le Coran et les tribunaux fonctionneront à partir des prescriptions de l'islam.
Bien plus, le pouvoir colonial belge utilisera certains descendants des arabo-swahilis comme cadres dans l'appareil administratif et judiciaire, légitimant ainsi la capacité des musulmans à exercer une influence notoire dans l'exercice du pouvoir politique.
2 - Le rôle majeur joué par la Confrérie « Mulidi » La confrérie Mulidi a joué le rôde de la radicalisation politico-religieuse dans l'évolution de l'islam à Kasongo. La Confrérie Mulidi s'est voulue une famille islamique. Pour y entrer, le postulant s'engageait à :
ne plus boire d'alcool
ne plus fumer de cigarette
ne plus commettre l'adultère
abandonner la superstition, la magie, la divination demeurer au service d'Allah et du Mulidi jusqu'à la fin de sa vie A l'occasion de la mort d'un membre de la Confrérie, la solidarité oblige tous les autres membres à apporter sa cotisation.
La Confrérie Mulidi possédait sa hiérarchie :
Le Shierah est le chef suprême. Il était inconnu à Kasongo car son siège était à Bagdad. L'Akida : fut le responsable de la Confrérie au niveau régional du Maniema
Le Kalifa préside la cérémonie d'adhésion, supervise toutes les activités de la Confrérie.
Il y a un maître spirituel local qu'on appelle « Babumulidi »
Halalimashauri), le secrétaire (Mwandishi) et le Kishawishi ou bien Kombaynlu : garçon de courses, chargé de percevoir les contributions des membres et d'égorger les animaux, selon le rite mulidi.
Le Mulidi a fini par installer une véritable religion populaire qui a porté l'islam à son point culminant et dont les causes du succès sont :
Le caractère communautaire et solidaire de cette Confrérie, un des facteurs de son inculturation dans le milieu et qui cadrait bien avec la vision du monde bantoue. (prise en charge des frais de funérailles d'un membre, préoccupation pour les pauvres, les veuves et les orphelins etc.)
La qualité des propagateurs de la Confrérie : ils étaient des lettrés de haut niveau et de grande réputation dans l'Afrique orientale d'où ils provenaient. Leur engagement était également attractif et convainquant.
La didactique Mulidi était attrayante pour les enfants et les jeunes. Le Mulidi encadrait ces derniers en association de jeunes chanteurs (Wana makasida) qui véhiculaient à travers des chants bien rythmés des messages et un certain enthousiasme conquérant. Et ces enfants finissaient par avoir une forte aversion envers l'école missionnaire où régnait la passivité.
Finalement, la Confrérie Mulidi se présenta comme un islam ayant une coloration politico-religieuse de contestation et d'antagonisme à l'ordre colonial établi.
Les adeptes du Mulidi commencèrent à se proclamer et à se réclamer de l'Islam devant certaines exigences du pouvoir colonial : les ouvriers des plantations ne travaillaient plus le vendredi, les prisonniers musulmans exigeaient un régime alimentaire spécial conforme à leur religion, les enfants musulmans étaient interdits de fréquenter les écoles non musulmanes, etc....
D'où les réactions du pouvoir colonial et des missionnaires catholiques.
III. Réactions du pouvoir colonial et des missionnaires catholiques
Dans la mesure où le bouillonnement de la Confrérie Mulidi contrevenait aux projets civilisateurs et aux intérêts des coloniaux, des réactions coloniales étaient prévisibles. Elles se présentèrent sous la forme d'oppression exercée sur les musulmans :
interdiction aux visiteurs musulmans étrangers venant de la côte orientale africaine de sillonner la région de Kasongo ; relégation des « walimu » (maîtres) déjà installés dans la région.
De 1936-1940 le Père Lazzarato compte 12 walimu envoyés en relégation. Cette mesure fut levée en 1940 : une partie des walimu rentrèrent à Kasongo et à Kabambare, d'autres moururent en exil.
De leur côté, les missionnaires menèrent un combat acharné pour réduire l'influence de l'islam dans la région : interdiction de construire des mosquées et destruction de certaines d'entre elles prohibition de faire fonctionner des écoles coraniques et obligation faite à tous les musulmans d'envoyer leurs enfants aux écoles missionnaires.
Les musulmans n'y obéirent pas toujours et il s'en suivit une véritable guerre de religions (les musulmans démolissant à leur tour des lieux de prière pour chrétiens construits dans leur village ainsi que des écoles des missionnaires).
Au niveau du pouvoir colonial belge, il surgit une divergence de vue entre socialistes et catholiques concernant l'attitude à adopter à l'égard des musulmans du Maniema. La parution du livre du professeur Armand ABEL « Les Musulmans noirs du Maniema » en 1958 fut un effort conjoint de l'Université libre de Bruxelles et du Ministère des Colonies (socialiste) d'acquérir une meilleure connaissance des problèmes spécifiques des musulmans du Maniema.
Cet effort fut relayé par l'initiative courageuse de Mgr. Richard Cleire, Evêque de Kasongo, de faire venir à Kasongo un missionnaire d'Afrique spécialiste de l'islam qui entreprit d'engager un dialogue avec les musulmans de Kasongo.
Lors de l'accession du Pays à son indépendance, le 30 juin 1960, l'opposition entre chrétiens et musulmans devint plus vive. Les chrétiens qui avaient reçu la formation dans les écoles missionnaires constituèrent l'élite dirigeante (administration publique, enseignement, infirmiers, etc....) et occupèrent tous les postes sociopolitiques.
Les musulmans, quant à eux, suite à leur auto marginalisation vis-à-vis de l'école et de tout l'apport de la civilisation occidentale et chrétienne, se retrouvèrent au second plan et comme mis à l'écart dans la gestion des affaires publiques.
Ils trouvèrent cependant l'occasion de prendre leur revanche en exploitant deux situations pour se mettre au devant de la scène du pouvoir : les partis politiques préparatoires à l'indépendance et la rébellion de 1964-1965.
Parmi les partis politiques qui s'implantèrent au Sud-Maniema, les musulmans s'inscrirent dans les partis nationalistes et radicaux (MNCL et CEREA) tandis que les catholiques se retrouvèrent majoritairement dans le parti modéré (PNP).
Le clivage chrétiens-musulmans se retrouva ainsi politiquement entre partis nationalistes et partis modérés. La victoire des partis nationaliste propulsa, au lendemain de l'indépendance, les leaders musulmans sans formation suffisante.
Quant à la rébellion muleliste de 1964 ; elle fut déclenchée par les nationalistes qui avaient été écartés du pouvoir après l'assassinat de Patrice Lumumba en 1961. Dans la région conquise par cette rébellion, et ce fut le cas pour le Sud-Maniema, l'on massacra une grande partie de l'élite politique chrétienne.
Mais lors de la reprise par le régime modéré, il y eut des règlements de compte qui plongèrent la région du Sud-Maniema dans un climat malsain de vendetta. Tel est le contexte de la genèse de l'Islam dans la région de Kasongo et de son émergence mouvementée dans ses rapports du passé avec le christianisme missionnaire. Un nouveau climat semble s'instaurer actuellement entre chrétiens et musulmans tout comme l'islam lui-même s'organise de plus en plus pour se présenter comme un partenaire respectable.
Le Maniema pâtit d'un désintérêt général depuis son élévation au statut de province en 1988, et singulièrement depuis le début du conflit en République démocratique du Congo. Le nom même de « Maniema » est largement inconnu à l'étranger, à la différence de ces voisins les Kivu, Katanga et Kasaï, sans parler du médiatique district d'Ituri.
Jusqu'en 2002 les exactions quotidiennes perpétrées dans toute la province par de multiples bandes armées se produisaient, étaient ignorées en raison de son enclavement quasi-hermétique.
De tous les maux dont souffrent aujourd'hui les habitants du Maniema, l'enclavement géographique est unanimement invoqué en tête des préoccupations. Isolée des autres provinces par l'état désastreux du réseau routier, la région est également cloisonnée.
Chaque localité est isolée de ses voisines, le temps moyen de déplacement entre un village et son chef-lieu de territoire avoisine deux jours. Les véhicules à quatre roues sont aujourd'hui pratiquement inconnus sur l'étendue de la province et le passage d'une moto dans un village constitue un événement.
Le statut de Kindu, comme ville ne s'est pas fait accompagner d'un transfert de patrimoine ou d'un investissement public digne d'un chef lieu de province donnant à Kindu l'allure d'un "grand village".
1.Superficie
D'une superficie totale de 101,295 km² (soit une densité de 2,19 hab/km²), Kindu est située de part et d'autre du fleuve Congo et s'étend du Nord au Sud sur environ 9,5 km et sur 10 km de l'Est à l'Ouest.
La commue la plus vaste de la ville est celle de Kasuku (46,295 km²) suivi de celle de Mikelenge (30km²) et de celle de d'Alungili (25km²).
2.Situation, limites et accès
Kindu occupe une position de carrefour sur le territoire national, sur le continent Africain et sur les routes aériennes, car la ville est située au croisement des axes Nord-Ouest/Sud-Est et Sud-Ouest/Nord-Est. Situé dans le territoire de Kailo à 497m d'altitude, le point le plus bas de la ville est la commune d'Alunguli (470m) et son point le plus haut est la commune de Tokolote.
Limité du Nord à l'Ouest et au Sud par la collectivité de Bangueguele et à l'Est par la collectivité de Wasongola, quatre voies d'accès mènent à Kindu et permettent d'y sortir.
En effet, le fleuve Congo, qui traverse le Maniema du Nord au Sud en passant par Kindu permet de se rendre dans la Province Orientale, Kisangani et Kibombo et dans le Katanga, Kogolo, Kabalo et Lubumbashi, grâce notamment à des barges qui accostent dans des installations portuaires, fonctionnelles jadis sur les deux rives du fleuve.
Aussi, la voie ferrée va vers Kalemie, Kamina et Kananga puis Likasi, Lubumbashi, la Tanzanie, la Zambie, le Botswana, l'Afrique du Sud et Maputo. Mais de nos jours, l'arrivée du train est irrégulière à Kindu et l'événement reste prisé par les habitants qui délectent en attroupement.
Des routes non asphaltées, dont l'état laisse souvent à désirer, traversent la ville, permettant ainsi d'aller dans toutes les autres provinces du pays. La Nationale 1 va vers Kisangani, la Nationale 2 vers Kalima, Bukavu en passant par Shabunda et la Nationale 3 vers Moba, Mbuju-Mayï, Kamina, Kananga, Kinshasa etc. Il existe aussi une route menant à Kasongo, Kongolo et au Katanga.
Kindu dispose également d'un aéroport moderne avec une piste asphaltée et balisée de 2 200 m de long et de 45 m de large pouvant accueillir des avions à réaction "moyen courrier".
3.Patrimoine
La ville de Kindu ne possède pas de site touristique mais le patrimoine ci-dessous fait la fierté de ses habitants :
• La colline Obeta (Office Belge de tourisme en Afrique) 497m de haut située dans la commune de Mikelenge
• La grande stèle, monument symbolisant la paix (en fait ancien monument du Mouvement Populaire de la Révolution, en sigle MPR) situé à la place de la tribune.
• La gare et le port sont des constructions de style belge gothique ;
• Le cercle SNCC est un bâtiment de style gothique;
• Les quatre îlots au milieu et le long du fleuve (visibles à partir de la colline Obeta) font rêver mais sont non exploités.
• Le petit séminaire, les chapelles (St Esprit et St Gaston) et les cathédrales (St Pierre et St Paul);
• Le beach central qui relie les deux rives de la ville est une curiosité pour les non habitants;
• La salle Champagnat, en mémoire de Marcelin Champagnat (fondateur de la congrégation religieuse Mariste) est un charme.
4.Habitants
La population de Kindu est de 221 084 habitants (d'après le recensement 2003 de l'hôtel de ville de Kindu) soit 54 178 femmes, 44 415 hommes, 58 827 garçons et 63 664 filles. Kusuka est le quartier le plus peuplé de la ville (57 583 habitants) avant Tokoloké (dans la commune de Mikelenge : 31 816 habitants) et Magobo (commune d'Alunguli: 24 535 hab.). La population de Kindu est hétérogène, cependant, sa rive gauche est considérée comme le fief des Bakusu et sa rive droite celui des Balega.
Il faut cependant relever que la population de Kindu a évolué en fonction des périodes d'affrontements militaires qu'a connu la région.
5.Titre administratif
Située au centre de la République Démocratique du Congo, la province du Maniema couvre une superficie de 132.250 km². Elle est limitée au nord par la Province Orientale, au sud par le Katanga, à l'est par le Nord Kivu et le Sud Kivu et à l'ouest par le Kasaï Oriental.
Elle est l'une des trois provinces issues du découpage territorial de l'ancien Kivu en 1988. A l'instar de deux provinces soeurs (Nord Kuvu et Sud Kuvu), le Maniema n'est pas subdivisé en districts. Il compte seulement 7 territoires (Kibombo, Kasongo, Pangi, Punia, Lubutu, Wamaza et Kaïlo) et la ville de Kindu.
Kindu est le chef lieu de la province du Maniema et une entité administrative décentralisée à statut de ville et subdivisé en trois communes: le centre ville (habité jadis par les colons), Mikelenge (la cité), situées sur la rive gauche du fleuve Congo, et Alunguli (essentiellement agricole) située sur la rive droite du fleuve. Les trois communes de Kindu, situées dans le territoire de Kailo, sont subdivisées en neuf quartiers.
6.Activités socio-économiques
La rive droite de Kindu n'a jamais bénéficié des infrastructures collectives dont disposent la rive gauche. Mais d'une manière générale, à part la gare, le port et l'aéroport national, la ville ne dispose pas d'infrastructure collective pouvant contribuer efficacement à son développement économique.
Les populations de Kindu pratiquent l'agriculture périurbaine (produits maraîchers). La ville est approvisionnée par son hinterland en produit agricoles divers et par les autres provinces (venant de Kinshasa, Goma et Lubumbashi) en produits alimentaires. Kindu approvisionne à son tour les provinces en produits agricoles et son hinterland en article de traite et en produits fini. Cette redynamisation des activités économiques est due à la reprise des activités du train et de la navigation dans le port de la ville.
La ville n'est pas approvisionnée en eau courante et en électricité. Ce qui explique pourquoi les petites industries telles que les rizières, huileries, décortiqueuses de café ainsi que les petites industries de transformation des produits de la pêche et de l'élevage fonctionnent de manière artisanale avec des groupes électrogènes, donc pas à leur pleine capacité. Cette situation n'encourage pas non plus l'implantation d'activités industrielles. La ville exporte cependant de l'huile de palme, du riz et de l'arachide, venant de son hinterland vers Kinshasa, Goma et Lubumbashi d'où elle importe des produits finis pour son hinterland.
C'est ainsi qu'après le couché du soleil, la ville est généralement plongée dans l'obscurité à l'exception de quelques organisations et particuliers fortunés possédant des groupes électrogènes et des panneaux solaires.
Par ailleurs, il n'y a pas de service de voirie, les routes de desserte sont dans un état très défectueux entraînant beaucoup de poussière en saison sèche avec son corollaire de maladies hydriques et respiratoires.
Il n'est pas possible de capter des stations de télévision à Kindu si l'on ne dispose pas d'une antenne parabolique. Cependant, la Radio Okapi très bien implantée est la plus écoutée des radios. RTNC et RAGA émettent de manière sporadique en raison de problèmes électriques et de difficultés techniques.
Les maisons à Kindu ont généralement des clôtures en haies basses, dévoilant l'architecture des bâtiments qui sont souvent construits de brique de terre rouge cuite ou non et des toitures en tuiles ou en paille selon les moyen dont dispose le propriétaire.
Le transport urbain est inexistant. Même si quelques ONG et organisations internationales utilisent des voitures, les habitants de Kindu se déplacent généralement à pied ou à vélo sur des routes en terre jaune. Le vélo n'est pas un moyen de transport en commun mais il peut être loué pour transporter ses bagages ou des marchandises.
En plus de tous ces problèmes, la ville souffre de l'inondation de ses deux rives, toutes les décades.
Kindu, de part sa population croissante, son extension urbaine et son développement, ressemble de plus en plus à une ville. Il existe une société privée fournissant l'accès Internet grâce à un groupe électrogène et une parabole pour la réception et la transmission de données.
Hôtels/Hébergement
La ville de Kindu dispose officiellement de 21 hôtels non classés, d'une capacité d'accueil de 210 chambres et 57 appartements mais leur état laisse à désirer car ils ne disposent ni d'électricité ni d'eau courante. Les seuls encore fonctionnels sont le "Relais" (le seul à une étoile mais sans électricité ni eau courante), "Lusa", "Luanda", "Guest house", "hôtel du Marché Mwachane" et l'"hôtel Moderne".
La seconde cause de souffrance de la population est l'insécurité générée par les hommes armés et les membres des services dits « de sécurité ». L'insécurité dans un endroit donné est proportionnelle aux effectifs locaux de ces individus.
Généralement diffus, le danger se fait plus aigu dans les zones fortement militarisées. Celles-ci coïncident singulièrement avec les régions minières, où l'extraction artisanale des matières précieuses (or et diamant surtout) est synonyme d'argent facile pour quiconque a un pouvoir de contrainte.
Les zones les plus touchées actuellement sont les régions de LUBUTU, KASESE et NAMOYA. Le comportement globalement nuisible des fonctionnaires sensés protéger la population, tout comme l'anarchie qui règne dans l'activité minière, avec son cortège de détresses sociales, sanitaires et économiques, est du ressort du seul politique.
Au premier plan des besoins humanitaires du Maniema figure aussi l'enseignement. La faillite du système scolaire au Maniema est totale.
La situation de l'enseignement dans certaines parties de la province comme la région de KABAMBARE est spécialement grave et requiert à notre avis une intervention de toute urgence.
Parmi les priorités identifiées dans la province se trouvent enfin l'accès à l'eau potable, problématique sur toute l'étendue du territoire, et l'accès aux soins médicaux qui reste extrêmement difficile pour une majorité d'habitants du Maniema.
REGIONS PRIORITAIRES : Autant que la mission ait pu en juger, il apparaît que les territoires réclamant l'aide humanitaire la plus importante sont d'abord celui de KABAMBARE, suivi du Territoire de KIBOMBO et du Territoire de PANGI. De plus il est souhaitable que l'axe Kindu – Rivière Lomami, très mal connu, fasse l'objet d'une enquête ; Enfin le Territoire de Lubutu ne mérite pas d'être délaissé par l'aide humanitaire comme il l'est aujourd'hui.
Les maux qui frappent les zones de Lubutu, Punia, Kasese, Namoya, voire Kampene, proviennent pour l'essentiel de l'exploitation anarchique du diamant et du minerai d'or, celleci ayant été autorisée par le régime de Mobutu. Outre les questions d'insécurité que nous venons d'évoquer, voici quelques-unes des conséquences de cette activité : Des élèves et des professeurs quittent leurs écoles pour venir tenter leur chance dans les foyers miniers, spécialement au sud-est Maniema. Des mères de famille de localités éloignées abandonnent leurs enfants aux grands-parents dans l'espoir de s'enrichir dans les foyers miniers. Là elles tombent fréquemment dans la prostitution. Il en va de même de nombreuses jeunes filles. Les enfants ainsi laissés au village souffrent souvent de malnutrition car leurs grand-mères sont incapables de subvenir à leurs besoins.
Des hommes abandonnent aussi femme et enfants pendant de longs mois pour aller creuser. Le tissu familial et social est rompu. Le SIDA et d'autres maladies vénériennes progressent dans ces milieux, où règne la dépravation sexuelle. Les fonctionnaires accourent de tous les horizons pour prendre leur part du gâteau, et la corruption est à son comble. Ils harassent les creuseurs, les commerçants et toute personne susceptible de détenir quelque argent.
En dépit de la richesse indéniable provenant de la vente de ces matières, la misère frappe un grand nombre d'habitants. Et le coût de la vie est élevé. La nourriture est inabordable pour les indigents.
Histoire Les migrations venues de l'Est ont vue des populations d'origine bantoue occuper le Nord et le centre de la région. Il s'agit des Balega, Balengola, Bakumu-Babira et Wasongola orientaux qui se sont métissés avec les pygmées qu'elles y trouvèrent.
Les migrations venues de l'Ouest et du Nord ont concernées les Mongo (Bakela, Bamelo, Bakusu, Bahombo, Ankutshu, Basongo-Meno, Bakela, Bambelo, Bakutu, Nkunda, Ekonda, Baluba et Balubaïse).
Les migrations venues du Sud comprennent les Basonge, Wazura, Wagenia, Balungu, Mamba, Kasenga, Nonda, Bakwange, Wazimba, Babuyu, Bangubangu, Banyamikebwe, Bahemba, Wazura et Bahombo.
C'est vers 1860 que les commerçants Arabe-swahili s'installent d'abord à Nyangwe et créent plus tard d'autres sites de transit pour le commerce de l'ivoire et d'esclaves, apportant ainsi à la région, la culture Swahili: religion musulmane, mode d'habillement, architecture et pratiques agricoles et laissant un vestige important : le chemin de la caravane, qui jadis permettait aux Arabes d'acheminer de l'or et de l'ivoire en direction de Zanzibar et Udjidi à travers le Lac Tanganika.
De nos jours, les pratiques de l'Islam sont toujours respectées à Kindu et des vestiges de la présence arabe sont toujours visibles à travers les ruines d'anciennes constructions comme les mosquées faisant de Kindu, un poste avancé de l'Islam en pleine forêt équatoriale.
Ces grands mouvements migratoires ont permis à la ville de se développer à partir d'un petit village de pécheurs, de la tribu Wasongola, dénomé Kindo (expression qui signifie bruits de pas), du nom de la petite rivière qui le traverse.
Ce développement a été accentué pendant la période coloniale, lorsque le Baron Édouard EMPAIN, (Beloeil , 20.09.1852 - Woluwé , 22.07.1929), collabora avec le roi Léopold II au développement économique du Congo, notamment par la création de la Compagnie des chemins de fer des Grands Lacs africains et de ports. Ce partenariat a permis la création, à Kindu, d'un port et d'une gare, reliant Kindu, par voie ferrée au Katanga et par voie maritime à la Province orientale. Ces deux infrastructures ont permis le désenclavement de Kindu et cela a entraîné un afflux de population vers la zone. C'est ainsi que Kindu est désigné chef lieu du district du Maniema (district de la province du Grand Kivu avec Kindu comme chef lieu de district et Bukavu comme Chef lieu) et est communément appelé " Kindu port Empain"
Freddy
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| dimanche 12 octobre 2008, a 22:48 |
| La présence de l’armée rwandaise au Congo se confirme |
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L'armée rwandaise est belle et bien au Nord-Kivu et elle a laissé des plumes à Rumangabo comme on peut le voir sur les photos ci-dessous émanant du commandant des Fardc au Nord-Kivu.
L'attaque de Rumangabo de ce mois d'octobre 2008 est la réplique de celle de Mushaki en novembre 2008. Elle s'est passée au vu et au su de la Monuc qui n'offre ses bons offices qu'après le fait accompli de défaite pour les Fardc.
Le message de la Monuc aux congolais est clair: sans moi, vous ne pouvez rien faire! Mais comme prendre le Nord-Kivu militairement serait mal vu sous certains cieux, la Monuc espère que Nkunda peut prendre le Nord-Kivu par un accord bidon, une table ronde, etc... pour lui donner une certaine légitimité. Plus cet accord tarde à venir, plus les alliés de Nkunda s'impatientent. Ces derniers étaient en reunion à Gisenyi au Rwanda le jeudi 9 octobre 2008. D'après nos sources de Gisenyi, l'assaut sur Goma se ferait en meme temps que celui Bukavu, Uvira, et Bunia... A suivre!
D'après les sources militaires du Nord-Kivu, l'attaque contre les positions de l'armée à Rumangabo a été menée par un bataillon du CNDP appuyé par des militaires de l'armée rwandaise. "Face à la supériorité numérique des assaillants composés d'Erythréens, des Somaliens, des Ougandais et des Ethiopiens, voire des Ouest Africains), les FARDC ont été contraintes à se retirer du camp", a expliqué à l'AFP un responsable militaire engagé dans les opérations au Nord-Kivu.
Avec ces preuves, la R.D. Congo doit déployer son armée à la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda. La population congolaise est déjà sensibilisée a la cause nationale et elle l'a démontre pendant les élections de 2006 et a la table ronde de Goma. Le temps des tables rondes est révolu. Le peuple congolais a déjà bien joué son rôle pour la pacification du pays. C'est plutôt le gouvernement qui n'a jamais bien joué son rôle de gouverner, de sécuriser les congolais et leurs biens, d'organiser la guerre contre le Rwanda et l'Ouganda. Les congolais attendent voir entrer en action l'armée nationale et les élus congolais investis du pouvoir de gouverner et de défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale de la R.D. Congo. Quand l'intégrité territoriale d'un pays est violée, les responsables du pays victime ne vont pas d'abord pleurnicher à l'ONU mais organisent immédiatement la défense de leur territoire et la sécurisation de leurs citoyens. Aucun pays du monde qui se respecte ne va d'abord à l'ONU pour se défendre. C'est le cas des USA après les attaques terroristes sur le World Trade Center. La Russie après les attaques de la Géorgie sur l'Ossétie du Sud, etc. Pourquoi la R.D. Congo se donne-t-il la peine de respecter une institution que les autres pays du monde ne respectent plus ?
Devant la nième flagrance de la présence de l'armée rwandaise en R.D. Congo, le peuple congolais attend ce qui suit du gouvernement congolais :
Primo :
Déclarer la guerre au Rwanda et déployer l'armée nationale au Kivu et en Ituri qui doivent être déclarés zones opérationnelles.
Secundo :
Exiger le départ de la Monuc de la R.D. Congo et la remplacer avec une force dissuasive composée des troupes des pays amis a la R.D.Congo.
Tertio :
Profiter du remaniement du gouvernement pour nettoyer l'armée nationale, la police nationale ainsi que toutes les écuries de Kinshasa de rwandais qui financent Nkunda avec l'argent des contribuables congolais et qui affaiblissent de l'intérieur les institutions nationales congolaises.
Quarto :
Nettoyer le Kivu des rebelles de Nkunda et des troupes rwandaises, ramener les deux millions des déplacés dans leurs villages, assurer la securité des personnes et de leurs biens sur toute l'étendue du
territoire national, etc. Le gouvernement de Kinshasa n'a plus d'autre choix que d'agir. Devant la flagrance des faits, l'inaction de Kinshasa serait un signe tangible de complicité avec les ennemis de la R.D. Congo.
Beni-Lubero Online

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| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
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