| lundi 18 septembre 2006, a 22:54 |
| Incendies à CCTV et Canal Kin :Acte criminel ou d'hara kiri politique |
Décidemment il se passe des choses graves dans le camp du chairman du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo. Après les tragiques événements du mois d’août dernier, consécutifs à la publication des résultats du premier tour des élections présidentielles, et qui avaient soulevé une forte mobilisation des énergies tant au niveau national qu’international, revoici Kinshasa, la capitale congolaise, plongée à nouveau dans la stupeur et la consternation ce lundi 18 septembre 2006 en début d’après-midi. Contre toute attente, les studios abritant les trois médias appartenant au Vice-président de la République ont pris feu, coupant une fois de plus le signal de ces médias, CCTV, Canal Kin et Radio Liberté. Selon des sources proches du MLC, l’incendie de cet après-midi serait identique à celle ayant saccagé la résidence de Jean-Pierre Bemba le 27 juillet dernier, lors de son retour à Kinshasa après une longue tournée de campagne électorale dans le Congo profond. Les Bembistes, en cette circonstance, ne peuvent que pointer un doigt accusateur envers ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis acharnés, à savoir le camp présidentiel, sans être à mesure d’apporter la moindre preuve de leur accusation. A en croire certains observateurs, ces incidents illustreraient une certaine débandade observable dans le camp du chairman depuis que la majorité parlementaire lui a échappé. Le ralliement de N’zanga Mobutu et d’Antoine Gizenga à Joseph Kabila semble avoir sonné le glas pour le Vice-président dont la défaite au second tour des présidentielles se dessine ouvertement. « Il s’agit d’un incendie provoqué délibérément par le MLC pour tenter par la suite de jeter le discrédit sur le camp présidentiel, » estime un observateur qui a requis l’anonymat. Ce hara-kiri politique se justifierait par la détermination qu’affiche l’homme fort du MLC de neutraliser le processus électoral en provoquant des troubles à Kinshasa et à travers le pays, question de réfuter de la manière la plus coriace la victoire pressentie et déjà acquise de Joseph Kabila aux présidentielles. Il faut donc, pense cet observateur, que le Gouvernement congolais exige une enquête internationale afin d’établir toute la lumière sur cette ténébreuse affaire qui risque, si on n’y prête garde, de porter un coup dur au processus électoral en cours. Privé des médias acquis à sa cause, Jean-Pierre Bemba aura complètement perdu la tête au point qu’il serait à mesure de surprendre par une réaction brutale et violente de nature à recréer un climat de tension politique au pays, à quelques 50 jours du sprint final pour les présidentielles.
Lokunga Mala ne-kengo |
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