
La direction de l’Udps ne reconnaît pas avoir négocié avec J.P. Bemba. N’étant pas partie prenante dans le processus électoral, l’Udps ne se contredit-elle pas en se faisant membre d’une plate-forme électorale ? L’Union pour la Nation ressemble à une association des déçus qui ont échoué aux élections. Les journalistes chassés sans ménagement à la sortie officielle de la plafe-forme de J.P. Bemba. Les militants de ce mouvement crachent sur une consoeur de l’Afp et jettent des projectiles sur sa voiture. Stuc lève sa mesure de ne pas laisser prêter ses bus aux politiciens. 45 bus ont circulé à Kinshasa pour remplir une salle de conférence de la Fikin qui ne compte que 800 places.
La salle de conférence de la Foire Internationale de Kinshasa a servi de cadre, samedi 23 septembre 2006, à la sortie officielle d’une nouvelle plate-forme que ses initiateurs qualifient de « méga ». Ce regroupement ressemble à une association des candidats malheureux et désespérés du premier tour de la présidentielle. Comme bouée de sauvetage, le soutien à la candidature de J.P. Bemba au deuxième tour de la présidentielle, prévue le 29 octobre prochain.
L’Union pour la Nation remplace le Regroupement des Nationalistes Congolais (Renaco). C’est une répétition. Car, la répétition, c’est aussi faire la même chose autrement. Et pourtant c’est sur cette nouvelle coalition électorale que Jean-Pierre Bemba Gombo s’appuie pour espérer gagner le second tour du scrutin présidentiel face à Joseph Kabila.
Outre les membres du Renaco (Regroupement des Nationalistes Congolais), l’Union pour la Nation est composée du gros des candidats qui ont échoué aussi bien à la députation qu’au premier tour de la présidentielle. Il s’agit entre autres, de Joseph Olenghankoy, des Fonus (candidat malheureux, 1 député), Catherine Nzuzi wa Mbombo (Mpr fait-privé (candidate malheureuse, aucun député), Christophe MBoso Nkodia Pwanga, (candidat malheureux, aucun député), Roger Lumbala, (candidat malheureux à la présidentielle, élu député), Justine M’Poyo Kasa-Vubu, (candidate malheureuse, zéro député), et Wivine Landu, (candidate malheureuse, aucun député).
Le drapeau de l’Udps trafiqué
D’autres figures de l’opposition dite radicale y étaient également présentés comme Franck Diongo (député élu) et Jean Claude M’Vuemba (député élu), Eva Bazaiba candidate non élue, sans oublier les rejetés pour une raison ou une autre au scrutin : Gabriel Mokia, Paluku Masire ainsi que le pasteur Théodore Ngoy. Une représentante de l’Urec d’Oscar Kashala avait rejoint les autres en pleine cérémonie à l’instar du professeur Vunduawe.
En ce qui concerne l’Udps, aucun mot d’ordre officiel n’a été donné pour participer à ce regroupement. Conséquence, cette réaction des milieux de l’Udps qui ont fait savoir que seuls Valentin Mubake et Rémy Massamba sont habilités à parler au nom de ce parti politique. Eve Bazaiba a été exclue du parti alors que Bomanza utilise le label Udps pour courir en solitaire au secours d’un frère de province.
Ainsi donc, le drapeau de l’Udps d’Etienne Tshisekedi qui avait été brandi était trafiqué. Pour l’Udps, il n’y a jamais eu la moindre démarche de J.P. Bemba vers les instances du parti. Car, il est de notoriété publique que l’Udps n’est pas partie prenante au processus électoral. La mêler dans une plate-forme électorale, c’est démentir l’option prise par ce parti de se mettre à l’écart du processus. En clair, il n’est pas question de faire partager à l’Udps l’échec visible de J.P. Bemba au deuxième tour de la présidentielle.
(FP)
|