Bomanza et Dindo, des taupes du Mlc à l’Udps. *Découverts en flagrantes manœuvres de déstabilisation de Tshisekedi, les deux traîtres sont à la porte de sortie. Les fondateurs Zéphyrin Diayikwa et Raymond Mukoka en passe de créer une aile de l’Udps membre de l’UN et qui ferait partie du gouvernement si Bemba créait le miracle pour se faire élire et se doter d’une majorité parlementaire. Les quatre membres de l’Udps ne sont que des bras armés, le commanditaire de l’opération étant JP Bemba. *On s’attend maintenant à la récupération par le Mlc de tous ceux qui pensent que le Kasaï aurait tout perdu à cause du radicalisme de Tshisekedi.
Etonnante répétition de l’histoire à l’Udps. Quand un cadre de ce parti politique fait montre d’un zèle débordant au point de faire que le parti politique s’identifie à lui, il y a déjà anguille sous roche. On a vu Gaston Dindo débarquer on ne sait d’où, occuper l’espace médiatique. Il s’investit particulièrement pour démontrer que le processus électoral était faussé. De quelle manière ? C’est l’homme qui a fait croire que les kits étaient obsolètes. On l’a vu dans les médias brandir des documents qui n’ont jamais été présentés à la presse écrite pour attester que les kits étaient réellement obsolètes. Au rythme de ses interventions dans la presse audiovisuelle, on peut dire que c’est lui qui avait poussé l’Udps au mépris et de la Cei et du processus électoral dans son ensemble. Aujourd’hui, tout le monde en parle, Gaston Dindo qui se présente à qui voulait l’entendre comme directeur de campagne de Tshisekedi, s’était lui-même enrôlé.
Que dire de cela ? La position de Dindo aujourd’hui fait réfléchir. N’avait-il pas pour mission de pousser le leader de l’Udps au boycott afin de « disponibiliser » son électorat en faveur de JP Bemba ? Car, au même moment, on a vu le Mlc battre campagne pour les élections tout en soutenant Tshisekedi qui boycottait le processus électoral. Les dirigeants et les militants de l’Udps n’ont pas perçu cette ambiguïté. Comment l’auraient-ils fait lorsque Bomanza dans le rôle du fidèle des fidèles de Tshisekedi, faisait également la ronde des médias pour confirmer que ce que Dindo disait était bien l’édit du roi. Pour cela, le porte parole de l’Udps portait plutôt sa propre voix. Au lieu de rendre compte de ce que le parti disait, il prenait des initiatives. Il a fait voir à tout le monde que la politique de l’Udps était basée sur l’injure. L’homme qui était jusqu’à un avenir récent membre simple du parti s’est vu nommé au poste de chargé de la presse. Aussitôt, il a pris plus de pouvoir que les statuts du parti ne lui reconnaissaient. Pour l’avoir laissé faire, voilà aujourd’hui JB Bomanza se permettre d’affronter deux organes statutaires du parti à savoir le Conseil national et le secrétariat général. Comme tout manipulateur, il a réussi à mettre deux fondateurs dans le coup. Et la partition a été jouée.
Comme on le voit, Dindo et Bomanza ont préparé de longue date leur coup contre Tshisekedi. JP bemba serait élu au premier tour ou qu’il aurait eu la majorité parlementaire pour former le gouvernement, Bomanza et Dindo en feraient partie sans le consentement de leur leader. Que les deux se retrouvent avec Eve Bazaiba autour de JP Bemba, cela étaie davantage la thèse de complot ourdi de longue date. On croit aujourd’hui à l’information que le journal avait reçue à l’époque selon laquelle, Eve Bazaiba avait agi avec la bénédiction de Bomanza et Dindo. Ces derniers avaient d’ailleurs fait preuve de peu d’ardeur dans la condamnation du geste posé par l’ex- dame de fer de l’Udps. Ce parti politique était donc infiltrée depuis longtemps. La stratégie consistait à renforcer la position de l’Udps afin que JP Bemba courtise son électorat. Sans cela, même le secrétaire général du Mlc, François Mwamba aurait sué eau et sang pour se faire élire député à Kabeya Kamwanga. Il faut dire qu’une partie de la stratégie a réussi, parce que JP Bemba a franchi l’étape du premier tour de la présidentielle. Mais comme on dit, en toute chose, il faut considérer la fin. Est pris qui croyait prendre. La stratégie du Mlc est mise à nu. Qui peut ne pas comprendre que s’il y a des gens qui ont travaillé méthodiquement pour l’Udps soit hors course, le Mlc est de ceux-là. ?
Comme à l’époque de Mobutu et comme Mobutu, JP Bemba a divisé l’Udps. Il s’est servi de quelques membres de ce parti politique pour fragiliser Etienne Tshisekedi. C’est une technique bien connue. Elle a été abusivement utilisée par Mobutu. L’appât, c’est le pouvoir. Aujourd’hui encore, c’est pour le pouvoir que les taupes Bomanza et Dindo ont donné le baiser de Judas à Tshisekedi. Aujourd’hui, tout le monde est d’avis que Bomanza et Dindo ont signé leur exclusion de l’Udps. Mais, comme on dit, lorsque le bras a failli, on punit la tête. Bomanza et Dindo ne sont que des bras armés. Le commanditaire de ce coup contre le « leader maximo », c’est JP Bemba. Tshisekedi a son tort, c’est de ne pas réagir à temps lorsque des opportunistes s’agitent ou injurient des gens en son nom. Il y a longtemps qu’il devrait agir en voyant Bomanza et consorts mettre l’Udps au service du Mlc et Tshisekedi en position de demandeur du pouvoir devant le leader du Mlc. Ce dernier avait même osé promettre à Tshisekedi le poste de premier ministre. Ce qui se dégage comme impression, c’est que Tshisekedi a fui le pouvoir par la grande porte afin de le solliciter à genoux devant JP Bemba.
Mais quelle sanction les militants de l’Udps réservent-ils contre le candidat du Mlc ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres. Le premier tableau est joué avec la presse pro-Tshisekedi. Apparemment, le moindre mal pour eux qu’était JP Bemba est en passe de devenir le diable. Il reste maintenant que la base réagisse. Voilà une réaction dont on doit parler au lieu de chercher des poux sur le crâne de Gizenga très en symbiose avec sa base. La base de l’Udps a le choix de suivre Bomanza et Dindo ou de se souder autour de Tshisekedi.
Les fondateurs Zéphyrin Diayikwa et Raymond Mukoka se préparent à lancer une nouvelle aile de l’Udps si cela n’est pas encore fait. Cette Udps se retrouvera au gouvernement si JP Bemba est élu. Que leur point de presse ait eu lieu ailleurs qu’au siège du parti, c’est un signe qui ne trompe pas. Si les dirigeants du Mlc étaient étrangers à ce coup de force, ils se seraient méfiés surtout que cela est intervenu après la mise au point des organes plus habilités que le Collèges des Fondateurs. Si les dirigeants du Mlc étaient sincères avec Tshisekedi, ils ne se contenteraient pas d’une déclaration faite à la sauvette. Ils auraient dû entrer en contact avec le président national de ce parti politique. Ce n’est pas un tort que de faire remarquer que l’Udps plante ses racines les plus profondes dans une base sociologique située au Kasaï. On constate que dans le groupe de ceux qui ont déclaré la guerre à Tshisekedi, à moins de se tromper, est essentiellement composé des non kasaïens. C’est banal dans la mesure où les deux qui avaient signé la première déclaration ne sont pas Kasaïens non plus. Mais l’intérêt de la dernière déclaration, c’est que non seulement elle défie Tshisekedi, mais aussi et surtout elle risque d’opposer personnellement François Mwamba au leader de l’Udps. Le secrétaire général du Mlc va, si cela n’est pas encore fait, rassembler tous les mécontents qui estiment que le Kasaï aurait tout perdu à cause du radicalisme de Tshisekedi. C’est une question de grignoter l’électorat de Tshisekedi afin de lui trouver un dauphin en dehors de l’Udps. Sincèrement, une guerre est engagée entre l’Udps et le Mlc. Son issue dépendra de l’issue des élections. Voilà une alliance qui tourne au vinaigre. C’est le prix de la manipulation, du mensonge et de la mégalomanie.
L’Avenir
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