| mercredi 13 décembre 2006, a 17:19 |
| Le MLC veut prendre le contrôler de l’ambassade de la RDC à Paris |
Contrairement à l’engagement de son président national qui a promis de mener une opposition forte et républicaine, le MLC tient mordicus à avoir une mainmise sur la gestion de la chose publique. Si, au parlement, ses députés n’ont pas encore désarmé quant à leur demande de gérer des commissions, ailleurs, au sein du Gouvernement qui expédie pourtant les affaires courantes, la lutte pour le placement des cadres du parti dans l’administration publique semble bien prospérer. Et ce n’est pas Mme Mpasi Kanga, membre du MLC, qui en serait ingrate à l’endroit du ministre des Affaires étrangères, le MLC Ramazani Baya.
Cette dame, fonctionnaire de l’Unesco pour compte du ministère congolais de l’enseignement primaire et secondaire, s’est retrouvée au personnel d’appoint de l’ambassade de la RDC en France. Lorsque Jean de Dieu Moleka est nommé ambassadeur, il opère une mise en place dans laquelle la dame se retrouve chancelière, un poste rêvé par tant de diplomates.
Les choses se déroulent ainsi au nom du cloisonnement 1+4 où chacun croit bien servir sa Nation en servant ses partisans sans garanties de compétence dont bénéficierait le pays.
Lorsque le vent de la démocratie souffle pour imposer un nouvel ordre issu des élections, tout le monde passa à la vitesse supérieure. A Kinshasa, Ramazani Baya prend un arrêté en date du 29 novembre 2006 par lequel Mme Kanga Mpasi est bombardée ministre conseiller. Administrativement, c’est un grade qui la met en bonne posture en perspective du rappel de Moleka pour une nouvelle mise en place. En clair, le MLC espère, par cette pirouette, garder la mainmise sur la stratégique mission diplomatique de Paris. Seulement, la hargne de contrôler le pouvoir est telle que la démarche est entachée d’irrégularités.
Fonctionnaire de l’enseignement primaire, Mpasi Kanga n’a jamais bénéficié d’un transfert vers le ministère des Affaires étrangère pour commencer à y bénéficier des promotions en grade.
En situation manifestement irrégulière, le numéro matricule qui figure sur son arrêté de nomination est un numéro d’emprunt. Moralité, soit c’est une unité fictive dans l’administration, soit c’est un cas litigieux bien intéressant pour la cellule de réforme de l’administration arrivée en phase de finalisation de l’apurement des excédents de personnel.
Pas plus tard qu’en début de semaine, le Directeur de cabinet du chef de l’Etat, léonard She Okitundu, a publié une circulaire signifiant aux ministres et mandataires qu’ils expédient les affaires courantes et, donc, n’ont plus qualité pour engager la Nation, même par un mouvement de personnel. Il s’agit là, manifestement, une prévention bien professionnelle qui doit empêcher de laisser les rênes de la Nation sous l’emprise de l’odieux système 1+4.
Les urnes ayant parlé, le MLC doit arrêter de continuer à dribbler l’administration pour des intérêts partisans. Et Ramazani Baya, connu pour son élégance et le raffinement de ses manières, a intérêt à ne pas suivre le chant des cygnes. |
|