| mardi 30 janvier 2007, a 21:01 |
| Mauvais gestionnaire, Mbungani, Consul général de la RDC à Anvers, sous menaces de poursuites judiciaires |
Mentez, mentez, il en restera toujours. La sagesse des hommes trouve toujours des prétextes pour se justifier. Ce qui se passe au Consulat de la RDC à Anvers en est un cas des plus illustratifs. Après une année d’obscurantisme faite de mauvaise gestion, le Consul général, le Dr Jan Jacques Mbungani Mbanda, tente de se positionner en perspective des nouvelles mises en place dans la diplomatie, à la faveur du nouvel ordre politique issu des élections.
Fidèle lieutenant extérieur de JP Bemba, Mbungani
Jusque là affidé du MLC, s’était distingué par un comportement léger qui ternissait l’image des diplomates congolais à travers le monde. Ses frasque et ses mondanités avaient finie faire le tour des salons diplomatiques de la Belgique jusqu’à se répandre dans l’espace schengen.
En une seule année, et au nom du système politique 1 plus 4, l’homme a géré la mission diplomatique comme un bien privé, centralisant toutes les activités et soumettant toutes les décisions à sa volonté discrétionnaire. Le personnel assistait impuissant à cette dérive, tandis qu’à Kinshasa, ses parrains politiques, qui bénéficiaient de ses largesses sur le compte des actes consulaires payants, fermaient les yeux.
Pire encore, Mbungani avait pris la tête d’une bande de Congolais qui s’est spécialisée dans le dénigrement des autorités congolaises, le Président de la République en tête. Tout leur était permis, en effet, de la construction et l’entretien des sites Internet hostiles à la trac des politiciens et autres artistes musiciens réputés proches du chef de l’Etat, en passant par une terreur aveugle sur la communauté congolaise de l’Europe, notamment à travers des tracts à Matonge, à Bruxelles, était l’un des hauts lieux d’inquisition sous la conduite de Mbungani.
Las de ce comportement anti patriotique, les autorités de tutelle, à savoir le ministère des Affaires étrangères et la Direction générale des migrations, en sont arrivées à prendre des mesures conservatoires. Rappelé plusieurs fois à l’ordre par son ministre de tutelle, Ramazani Baya, qui est de sa famille politique, l’homme a cru bon de faire la sourde oreille jusqu’à se faire sanctionner lourdement,
Signature abusive des visas
Au même moment, la DGM a décidé de lui retirer la signature des visas pour l’octroyer à un autre cadre du Consulat.
Depuis, Mbungani est aux abois. Criblé de dettes et après avoir signé abusivement des visas qui seront par la suite rejetés par les compagnies aériennes, l’homme ne sait plus où donner de la tête. Ses nombreuses victimes, informées des nouvelles dispositions administratives sur les visas, sont, d’ailleurs, en instance d’intenter des procès contre lui pour escroquerie.
Cependant, sentant le vent tourner dangereusement, Mbungani tente de politiser l’affaire et lance une campagne de délation et de dénigrement contre ses autorités de tutelle. En même temps, et sans vergogne, il initie des appels de pied à la majorité au pouvoir pour se positionner. Comme cet apôtre de Jésus qui le renia avant le chant du Coq, Mbungani semble oublier jusqu’au nom d’un certain Jean Pierre Bemba qu’il a chanté et vénéré et pour qui il a traqué ses propres compatriotes jusqu’au point de mettre leurs vies en péril à cause des divergences politiques.
Franchement, si la révolution mentale dont a parlé Joseph Kabila doit commencer quelque part, le Dr Mbungani est le prototype de ceux qui peuvent en constituer l’échantillon expérimental. La nouvelle classe politique qui monte n’a pas de place pour ce genre de cadres qui ont vendu leur âme au diable au nom d’intérêts personnels et au détriment de leur patrie.
Mapamitiba |
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