| samedi 03 février 2007, a 09:40 |
| Envoyé du Chef de l’Etat au Bas-Congo : Le ministre de l’Intérieur a apporté la paix à la population |
Denis Kalume Numbi a séjourné au chef-lieu du Bas-Congo à la demande du chef de l’Etat pour s’enquérir de la situation créée par les adeptes de Bundu dia Kongo. Se confiant à la presse, le ministre de l’Intérieur a fait savoir qu’il y a eu sept morts à Boma, tous agents de l’ordre dont un policier décapité. A la base de cette situation, l’intention des adeptes de Bundu dia Kongo d’aller installer de force Fuka Unzola comme gouverneur de la province, pourtant battu aux élections.
C’est dans la matinée d’hier jeudi que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a dépêché le ministre de l’Intérieur, le Général Dénis Kalume Numbi, dans le Bas-Congo s’enquérir de la situation qui prévalait dans cette partie du pays à la suite de l’élection des gouverneurs de province. De retour à Kinshasa le même jour vers 17 heures, le Général s’est entretenu avec la presse à l’aérodrome de N’Dolo. Dans son entretien avec les journalistes, le ministre de l’Intérieur a souligné que le problème vient du fait que le Vice-Gouverneur Fuka Unzola compte parmi les candidats malheureux à l’élection de Gouverneur et vice gouverneur de la province de Bas-Congo. A l’issue du vote de grands électeurs au sein de l’Assemblée provinciale et conformément à la loi, Fuka Unzola avait introduit un recours auprès de la Cour d’Appel de Matadi. Cet organe de la loi devait aussi conformément à la loi, se prononcer hier jeudi sur la recevabilité de cette requête.
Curieusement, pendant que tout le monde attendait l’issue de ce recours, des tracts circulaient déjà dans tout le Bas-Congo appelant la population à observer des journées ville morte de lundi à jeudi. Entre-temps, les services de sécurité ont observé un afflux d’adeptes de Bundu dia Kongo vers la résidence d’un haut cadre de ce mouvement. Ces adeptes venaient de quatre coins de la province, voire de Kinshasa. Les services signalent qu’ils étaient munis d’armes à feu et d’armes blanches. Raison pour laquelle, la police, dans sa mission de prévenir des troubles de l’ordre public, avait décidé de perquisitionner tous les quartiers où étaient supposés se concentrer ces partisans de Bundu dia Kongo. Ceux-ci, ne voulant pas fléchir, ont réagi violement en tirant des coups de feu à balles réelles. Ce qui a amené la police à tirer en l’air et user de gaz lacrymogène pour disperser les militants de Bundu dia Kongo, un mouvement politico-religieux encré dans la province du Bas-Congo. Il faut rappeler que le candidat malheureux, Fuka Unzola avait comme candidat vice gouverneur, Muanda Nsemi, chef de ce mouvement Bundu dia Kongo. Il faut signaler que tous ces événements se déroulaient simultanément à Kasangulu et à Songololo. La motivation, renseigne la même source, était d’aller installer de force Fuka Unzola comme Gouverneur et Muanda Nsemi comme vice gouverneur de la Province du Bas-Congo. Arrivé dans la province du Bas-Congo, le ministre de l’Intérieur s’est entretenu avec le Gouverneur en fonction, Mbadu ainsi qu’avec différentes autorités administratives de la province. Il a également rencontré un représentant de Bundu dia Kongo. « Nous avons apporté les conseils du Chef de l’Etat qui se résument en un message de paix.
Si les membres de Bundu dia Kongo représentent une force, ils devront le démontrer dans les urnes en remportant tous les sièges à pourvoir pendant lors des élections locales à venir ». Poursuivant sur la même lancée, le ministre de l’Intérieur a épinglé le rôle du gouverneur de cette province. Pour lui, « le Gouverneur doit jouer non seulement son rôle de coordonnateur, mais aussi celui d’encadrement de la population. Il est vrai que la loi autorise les marches, mais celles-ci doivent se faire dans le strict respect de la loi. Car, a poursuivi Denis Kalume, s’il y a des tracts qui circulent, l’autorité compétente doit tout faire afin de décourager les actions projetées ».
Le ministre de l’Intérieur a affirmé qu’à Boma, la situation était très grave. Car, on avait enregistré un bilan de 7 personnes morts dont 2 soldats des FARDC, 4 policiers et un technicien de la SNEL. Plusieurs autres dégâts ont été constatés à l’instar de l’incendiée de la mairie de Boma sans oublier celui du siège de la CEI. On signale également qu’une maison de territoire a été saccagée ainsi que le commissariat de police de Muanda.
L’Avenir
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