| samedi 28 avril 2007, a 00:09 |
| FIN DE LA GREVE PARLEMENTAIRE DE L'OPPOSITION |
Affaiblie, l’opposition perd le nord
L’opposition est sortie de sa « grève parlementaire » en ordre dispersée. Pire encore, ses membres ont failli en venir aux mains après avoir gravement divergé sur les options à lever par rapport à la réaction du Chef de l’Etat et du Gouvernement suite à son mémorandum. Ces divergences dénotent d’une absence de vision sur le Congo d’aujourd’hui et de demain, chacun se battant finalement pour ses propres intérêts en faisant commerce de la misère du peuple congolais.
La bataille de l'opposition
Et comme on dit, les grands esprits discutent sur les idées, les esprits moyens sur les événements, et les esprits inférieurs sur les hommes. Dans le fond de sa bataille, l’opposition cherche faire dédouaner Jean-Pierre Bemba qui est coincé, comme par un sabot de Denver, par la justice. Et en voulant politiser l’affaire pour faire intervenir le Chef de l’Etat, elle cherche à induire celui-ci en erreur, car on ouvrirait là une crise sur la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la magistrature.
Kabila d'aujourd'hui n'est plus celui de la transition
Joseph Kabila se laissera-t-il faire ? Personne ne le pense, même si on entend déjà d’ici les récriminations sur son implication personnelle pour régler des comptes avec Bemba. Là encore, l’opposition ferait preuve d’une cécité de vision, car le Joseph Kabila d’aujourd’hui n’est plus celui de 1+4 coincé par les obligations de compromis.
Aujourd’hui Kabila est résolument tourné vers l’avenir
Entre lui et l’opposition, on sait bien distinguer qui est réellement nationaliste. Voyons ça : jeudi 26 avril 2007, tout Kinshasa savait qu’il avait Conseil des ministre, et que c’est, selon la Constitution, le Chef de l’Etat qui le présidait. Au Conseil des ministres, comme on le sait, on parle des problèmes de la Nation. Pourtant c’est en ce moment là que l’opposition a estimé d’aller installer ses pénates au sommet de l’Etat pour être reçue par le Chef de l’Etat. Celui-ci a su choisir l’utile, mais en gentleman, il a mis ses collaborateurs à la disposition de ses hôtes, ne fût-ce que pour qu’ils ne rentrent pas bredouilles et ne se battent pas de nouveau. Enfin, parce qu’elle se dit républicaine, pourquoi cette opposition a-t-elle peur de faire droit au nouvel ordre juridique et institutionnel en laissant la justice faire son travail ?
Mapamitiba |
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