Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a autorisé le sénateur Jean-Pierre Bemba à prolonger son séjour au Portugal "jusqu'au 31 juillet 2007", a déclaré le rapporteur de la chambre haute du parlement, Modeste Mutinga.
"A la suite d'une requête que Jean-Pierre Bemba a adressée au bureau pour prolonger son séjour médical au Portugal jusqu'au 31 juillet 2007, le Sénat a accédé à sa demande", a affirmé le rapporteur de la chambre haute dont la session ordinaire a été clôturée vendredi.
Dans sa lettre datée du 12 juin, l'ex-vice-président congolais se dit "prêt à regagner le pays pour participer à la consolidation de la démocratie" mais évoqué "les problèmes d'ordre sécuritaire" liés à son retour.
Le Sénat s'est déclaré "incompétent" quant à sa requête sur les conditions de sa sécurité, a souligné M. Mutinga.
En quittant Kinshasa, sous escorte de blindés de l'ONU dans la nuit du 10 au 11 avril, trois semaines après des combats sanglants entre sa garde rapprochée et l'armée régulière, M. Bemba avait assuré qu'il ne partait que "quelques semaines" pour faire soigner une vieille fracture à une jambe dans une clinique de Lisbonne.
M. Bemba avait pu quitter la RDC après avoir obtenu du Sénat une autorisation de sortie du territoire "pour raisons médicales" de 60 jours, qui a expiré le 11 juin.
Le chef de l'ex-rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) s'était réfugié le 22 mars dans une résidence de l'ambassade d'Afrique du Sud à Kinshasa, au premier jour des affrontements entre sa garde rapprochée et l'armée.
Les combats à l'arme lourde au coeur de la capitale avaient fait entre 200 et 500 morts, selon des sources diplomatiques, et les troupes fidèles à l'ex-chef rebelle avaient été totalement défaites.
Elu sénateur en janvier, M. Bemba avait refusé de voir les soldats affectés à sa garde du temps où il était vice-président d'un gouvernement de transition (2003-2006) intégrer les rangs de l'armée régulière, estimant que sa sécurité n'était pas garantie.
© 2007 AFP |