Le président Kabila plastronne. C’est le cas de le dire à voir l’explosion du net au sujet de sa dernière interview à Jeune Afrique. Quelle que soit la nature des différents propos, il fait la une des écrivailleurs du net terrés dans un faux exil politique qui, en réalité, est une fuite alimentaire. Et plus le temps passe, plus ils perdent des arguments et sombre dans des démentis de leurs propres propos.
Du cas Bemba, par exemple, on considère que Joseph Kabila veut se venger de lui en préférant laisser la justice suivre son cours. Hier, pourtant, ce sont les mêmes qui affirmaient que c’est Kabila qui avait attaqué. Si donc il veut se venger, on conclue que le provocateur, c’était Bemba.
Dans ce cas, pourquoi est-ce que tous ces scribouillards qui jouent du stylo et du clavier s’agitent-ils lorsque l’on demande que Bemba s’explique avec la justice de son propre pays ? Le Congo va-t-il demeurer dans la logique négociationniste à perpétuité ?
N’en déplaise aux détracteurs qui font de la contrediction par principe et non pas nécessairement pour des besoins de débat qui éclair, l’intervention de Kabila démontre que chaque jour l’homme s’améliore et sa sagesse ne fait que se révéler au grand public. En effet, présentée comme "des vérités crues de Joseph Kabila ", l’interview du président de la République à " Jeune Afrique " est une manifestation de sa lucidité politique en face des problèmes qui se posent dans son pays. L’homme que certains journalistes qualifient parfois volontiers de mystique, est aussi capable de cracher la vérité en souriant, ce qui déconcerte souvent les observateurs et les protagonistes qui se retrouvent au cœur de "l’enjeu congolais", écrit encore le journal qui ajoute qu’en fait Joseph Kabila allie le mysticisme d’un homme de foi à la force tranquille d’un homme de responsabilité. La RDC est un pays qui peut faire vaciller le plus habile des politiciens. Joseph Kabila le sait et profite de sa jeunesse pour donner à ce pays continent le meilleur de lui-même avant de quitter les devants de la scène politique au bon moment.
Congo yetu
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