 Ces derniers temps, plus qu’avant,
Ngbanda Wa Mvene multiplie des attaques et de fausses accusations contre les
nouvelles autorités et les institutions issues des élections. Ici, sur ce même
espace de re-conscientisation de nos compatriotes, nous ne cessons de dénoncer
ces manigances qui, disons-nous régulièrement, n’ont pour but que de chercher à
discréditer la nouvelle autorité essentiellement aux yeux de la communauté
internationale de laquelle la nouvelle RDC attend des appuis pour sa relance
après que le régime mobutiste eût mis le pays par terre tout en minant son
avenir par des conflits transnationaux qui ont eu notre pays comme théâtre
d’implosion. Ces manœuvres, dans sa stratégie de manipulation dont il a
intériorisé les préceptes grâce aux formations qu’il en avait formellement
reçue par sa propre initiative dans des académies de renseignements,
particulièrement dans les pays de l’Est à l’époque de la guerre froide, ces
manœuvre disons-nous se déploient spécialement à des moments politiques et diplomatiques
importants comme actuellement avec le ballet diplomatique qui s’observe à
Kinshasa avec la venue d’importantes personnalités telles que Condoleezza Rice
ou Nicolas Sarkozy qui vont bientôt fouler le sol congolais. Bref, Ngbanda a
peur que d’autres réussissent là où, 32 ans durant, son régime n’eut pour
exploit que la paupérisation du peuple congolais. Cette réussite, il faut le
savoir, est de nature à sonner le glas du combat de Ngbanda qui, partant,
n’aurait plus de raison de séjourner à l’étranger. Alors, il prend en otage des
compatriotes avec des discours diabolisateurs qui entretiennent un certain
Congo-pessimisme et découragent ceux des Congolais qui veulent rentrer chez eux
ou des étrangers qui veulent venir investir au Congo.
En
suggérant de jeter à la mer les actuels dirigeants, Ngbanda dit-il aux
Congolais qui il veut voir prendre le pouvoir sinon lui-même ? Dans ce
cas, qu’aurait-il à apporter qu’il n’a pas réalisé pendant 32 ans de
pouvoir ? Dans sa
démarche, Ngbanda Wa Mvene n’a pas beaucoup de difficultés à trouver des
astuces, car, très généralement, il tente de se projeter sur la nouvelle
autorité en voulant lui coller ses propres pratiques comme dans une démarche où
il dit : « Sous notre régime voici ce que nous faisions. Comme nous sommes
Congolais, le nouveau pouvoir le fait aussi ». C’est alors que dans son
imagination, alimenté par son propre passé et certainement par une lecture
excessive de romans policiers, il découvre des assassinats à chaque levée du
soleil, des spoliations des ressources naturelles, des trafics de drogue, etc.
Il y a quelques années, un ancien agent des renseignements sous le
même régime que Ngbanda, avait publié une lettre ouverte qui, aujourd’hui
encore, permet de montrer le vrai visage de l’homme pour que les Congolais dont
il prend l’esprit en otage s’en inspire et se fassent une opinion plus
objective afin d’opérer le choix de l’avenir. Car leur pays est résolument
tourné vers l’avenir. A preuve, tous ces anciens mobutistes, même ceux qui
furent plus puissants et influents que Ngbanda, sont rentrés, ont récupéré
leurs biens et sont même des acteurs politiques soit dans la majorité, soit
dans l’opposition. A preuve aussi ce frémissement économique qui voit des fils
du pays se lancer dans des investissements aux côtés de nombre de partenaires
extérieurs. L’Occident si frileux en matière de sécurité, de démocratie et des
droits de l’homme peuvent-ils laisser leurs compatriotes s’aventurer dans un
bourbier tel que le décrit Ngbanda dans ses diatribes ? Redécouvrons
plutôt l’image de l’homme à travers ces morceaux choisis de l’ancien collègue
flic de Wa Mvene Terminator. Détournement de
l’argent des étudiants boursiers à Bruxelles
Par vos manipulations et manigances habituelles, vous vous accaparez du Centre
Culturel, une section du Ministère de l’Education Nationale, chargée de gérer
les fonds du Ministère pour les paiements des étudiants boursiers du
gouvernement zaïrois en Belgique. Vous poussez dans l’ombre le responsable du
Ministère de l’Education chargé du Centre Culturel accrédité à Bruxelles. Pour
bien arracher le pactole, vous affirmez comme chef d’antenne de Sécurité à
l’Ambassade que c’est par la gestion du Centre Culturel que vous pouvez
contrôler la colonie estudiantine zaïroise au sein de laquelle grouillent,
d’après vos mensonges, des opposants étudiants payés avec l’argent du régime
qui les nourrit. Durant tout votre séjour en Belgique, vous détournez
méthodiquement et tranquillement l’argent des bourses des pauvres étudiants.
Vous provoquez même un état terrible d’une grogne dans la colonie des étudiants
zaïrois, privés de leur argent. Mais, vous vous en moquez. En même temps, vous
affichez surtout une opulence outrancièrement provocante. Voilà comment vous
forciez les étudiants zaïrois à gagner les rangs de l’opposition au régime
Mobutu. Pour preuve, bon nombre de témoins (anciens étudiants et anciens
diplomates de cette époque) sont encore en vie. Vous n’allez pas nier ces faits
devant eux.
Le trafiquant de drogue, modèle historique de Georges Masudi
Oui! En poste en Belgique, vous étiez à la recherche d’un enrichissement rapide
sans nom. Se croyant intouchable, vous avez opté un choix risqué qui vous a
finalement perdu: «le trafic de chanvre». Vite, vous montez votre propre réseau
de trafic à l’aide des étudiants ngbandi “mouchards” que vous contrôlez au
Centre Culturel à Bruxelles. De Kinshasa, vous vous faites livrer du chanvre
dans des malles sur lesquelles sont inscrites “Présidence de la République” comme
service expéditeur. Elles sont censées contenir des uniformes et brochures
d’éducation civique et politique pour la Jeunesse du Parti-Etat (JMPR). Elles arrivent
dans la soute des avions Hercule C.130 des FAZA et de vols réguliers de l’Air
Zaïre. L’affaire de chanvre a bel et bien laissé des traces judiciaires à
Bruxelles. Rappelez vous encore, Mr Honoré Ngbanda, de ce début janvier 1979,
aux petites heures d’une matinée de l’hiver quand la Police Judiciaire
Belge munie d’un mandat de perquisition a effectué une fouille minutieuse du
coffre de votre voiture et de fond en comble chaque pièce de votre villa de
fonction à Overijse, dans la banlieue flamande de Bruxelles. Nous y reviendrons
en détails avec des documents à l’appui prochainement.
Persona non grata sur le territoire belge
Malgré l’immunité diplomatique qui vous couvrait, la décision tombe en 1979. Le
ministère belge des Affaires Etrangères notifie à l’Ambassade du Zaïre la
décision de déclaration de persona non grata sur le territoire belge prise à
l’encontre de Mr Ngbanda Nzambo Ko Atumba (Honoré). La queue entre les pattes,
vous rentrez au pays avec trois dossiers : le fameux dossier de trafic de
chanvre, le détournement de l’argent des étudiants boursiers, ainsi que la très
regrettable affaire du détournement de l’argent destiné aux médecins de la Clinique Genoulier.
A votre arrivée à Kinshasa, vous trouvez une lettre de révocation signée par
votre ennemi et chef Seti Yale.
L’escroc international comme Masudi
A la touche sans fonction, Honoré Ngbanda, vous commettez des actes indignes
d’escroquerie. Voici deux cas parmi tant d’autres :
Affaire épouse Molebe :
Vous Mr Honoré Ngbanda avec votre ancien condisciple de séminaire, Nzangbe,
agent du Département Extérieur (DDE) commettez une escroquerie d’un très
important lot de diamants. Malheureusement, le lot de diamants appartient à
l’épouse Molebe, le frère aîné de Mr Edouard Mokolo wa Mpombo, votre ancien
patron. Madame Molebe crie au voleur. Une rapide enquête aboutit à
l’arrestation de l’agent Nzangbe qui tait votre nom en promesse de le faire
sortir de là assez rapidement. Pendant ce temps, vous courez vite vendre le lot
à Brazzaville et abandonnez le pauvre Nzangbe à son propre sort.
Affaire Pierre Lungu :
Votre condisciple Pierre Lungu vous remet quelques carats de diamants pour les
lui vendre à Brazzaville (Rép du Congo). En tant qu’un ancien agent de la Sûreté, vous ne risquez pas
d’être fouillé au beach Ngobila. Vous revenez de Brazzaville avec une nouvelle
désagréable pour votre ami Pierre. Des bandits vous auraient braqué à la sortie
du Comptoir d’achat de diamants. L’affaire se révélera plus tard être pur
mensonge.
Le sanguinaire flic manipulator
Sous votre direction, l’AND devient une vraie machine destinée à réduire au
silence toute velléité d’opposition au pays. Les enlèvements nocturnes, les
tortures, les liquidations sommaires et les opérations punitives constituent
l’essentiel de vos activités. La lutte contre les opposants se poursuit comme
par le passé, mais avec des nouvelles méthodes plus fines. Des disparitions de
personnalités politiques surtout de moindre importance se font secrètement dans
les sinistres cachots souterrains de la
Cité de l’OUA ou dans le fleuve Congo à la hauteur des chutes
de Kinsuka. Les étudiants originaires des régions de l’Est fichés
contestataires, activistes ou meneurs seront nuitamment enlevés sur les campus
des universités et des instituts supérieurs, par des opérations chirurgicales
indolores, sans attirer l’attention de leurs camarades. Vous avez une très mauvaise
presse auprès des organismes de défense des droits de l’homme.
Expulsions des opposants politiques zaïrois demandeurs d’asile à
Bruxelles
Dès 1985, vous nouez des contacts informels avec Mr Morell, Directeur de
Cabinet du Ministre belge de la
Justice, Mr Jean Gol, pour faciliter les expulsions des
opposants politiques zaïrois installés à Bruxelles. Le contact aura lieu par un
dîner en tête-en-tête dans un restaurant de la place Sainte Catherine à
Bruxelles. A cause de vous beaucoup de nos compatriotes furent déportés comme
des mal propres au pays sur votre demande. Bon nombre d’entre eux se sont
retrouvés au bas de la passerelle à l’aéroport de Ndjili accueillis par vos
agents de sécurité et conduits avec des brutalités indescriptibles dans les fameux
cachots de l’AND. Des années après, le Sénateur belge écolo Germais Dufour
dénonce le fait que les demandeurs d’asile zaïrois soient livrés aux agents de
services de sécurité dirigé par Mr Ngbanda grâce aux listings de passagers
produits par la Sabena. Les
refoulés sont fichés sous trois appellations différentes: les Inad (ceux qui
sont refoulés dès leur arrivée à la frontière belge), les Depa (les déportés
accompagnés de policiers) et les Depu (les déportés non accompagnés). Certaines
victimes sont encore en vie pour vous confondre.
Gilbet
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