Sensibiliser les soldats des brigades mixées à adhérer au processus de brassage, tel a été le but du séjour à Goma (Nord-Kivu), du général Gabriel Amisi, chef d’état-major de la force terrestre des FARDC.
La visite effectuée à Goma, du 8 au 11 août, par le général Gabriel Amisi, chef d’état-major de la force terrestre des FARDC, a eu des échos favorables. Peu après son départ, plusieurs réactions positives ont été enregistrées parmi les éléments des brigades mixées.
Il s’y était rendu en vue de sensibiliser les troupes mixées et non mixées à accepter le brassage, « non comme une punition, mais comme un passage obligé pour tout soldat congolais de l’armée nationale unifiée ».
L’on peut dire que l’objectif poursuivi a été atteint dans la mesure où, radiookapi.net a annoncé qu’« un capitaine et son unité composée de 26 éléments, ont quitté la brigade mixée Bravo suite à l’appel lancé la semaine dernière par le général Amisi ».
Selon la même source, cet officier a appelé le reste de sa compagnie à le rejoindre. Le capitaine qui a requis l’anonymat a affirmé qu’il n’est pas facile de quitter cette brigade pour le brassage car, certains chefs sont encore réticents.
« Dès que le chef d’état-major de la force terrestre des FARDC a lancé cet appel, j’étais impressionné et finalement obligé de démobiliser mes soldats les plus proches, à l’insu de mes chefs. Il est difficile de joindre ceux qui sont éloignés du groupe. Sinon, je serai arrêté et obligé de remettre mes éléments », a-t-il déclaré.
A rappeler qu’au cours du dernier point de presse de la Monuc, son porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Jean-Frédéric a soutenu que « plusieurs nouveaux témoignages de déserteurs des rangs des forces de Nkunda et des brigades mixées qui ont cherché refuge auprès des Casques bleus ont révélé que le commandants de certains bataillons des brigades mixées, continuent à intimider les hommes de troupes et de renforcer les mesures visant à empêcher les candidats à la démobilisation ou au brassage de quitter les rangs et de rendre soit à la Monuc, soit à la 8ème Région militaire.»
Le général Gabriel Amisi a expliqué au cours d’une conférence de presse tenue à Goma que «les troupes intégrées étaient en train de suivre des entraînements avec des Casques bleus de la Monuc en vue de possibles opérations conjointes futures.»
Par E.S. |