
Les autorités actuelles n'ont-elles pas marqué des points? Les étudiants tout comme les parents ont admiré le geste du gouvernement.
Avant hier, c’était le délire aux universités et instituts supérieurs étatiques, notamment au campus de Kin et à l’Isc. Les étudiants finalistes qui n’en croyaient pas leurs yeux, ont enfin touché les 30 Usd leur promis par le gouvernement en guise de bourse d’études au point de faire des jaloux parmi les anciens . Ce règlement est en fait la première tranche des arriérés de 3 mois de bourse d’études que le gouvernement leur avait promis. L’on se rappelle encore leur joie bien compréhensive lors de l’annonce leur faite à l’Unikin par le président de l’Assemblée Vital Kamerhe. Cette bourse de 30 Usd par mois tombe à pic, selon certains étudiants et étudiantes car elle leur permettrait de s’acheter l’uniforme pour leur collation et couvrir également d’autres frais annexes. Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Le gouvernement Gizenga est décidé de rétablir l’état de droit que tant d’autres ont connu avant eux.
Le 1er Ministre Gizenga qui a été autrefois enseignant connaît parfaitement bien la charge que cette absence de bourse faisait peser aux parents en lieu et place de l’Etat, pourtant premier employeur de cette élite de demain. C’est don une obligation d’assistance qui est désormais rétablie et on l’espère pour longtemps. Aussi, après avoir si longtemps serré la ceinture pour que leurs enfants étudient un tant soit peu, les parents vont enfin pouvoir se délester de cette charge. Celle-ci était devenue insupportable avec la déliquescence du pouvoir d’achat du citoyen moyen au point que certains parents avaient consenti que leur progéniture reste à la maison en attendant des jours meilleurs.
Un gouvernement responsable, a-t-on souvent entendu, devrait prendre en mains la formation de son élite. Ce qui est fait restera marquée d’une pierre blanche dans la mémoire de cette jeunesse dont la plupart ne sait même pas le sens d’une bourse ni à quoi elle sert et encore moins comment la gérer. Gérer restera le maître mot de l’affaire pour des personnes pleines d’envies ou aigries quand justement certains confondraient cet acte de toucher de l’argent de la bourse au salaire alors qu’ils n’ont pas encore commencé à travailler. Ils devraient savoir que cet argent que l’Etat consent à leur donner n’est ni pour le téléphone portable Vip, ni pour le dernier pagne ou la robe en vogue, ce n’est pas non plus l’argent pour faire la fête et se gaver de shawama et autres folies. Enfin les parents qui ont tant peiné à payer les frais scolaires de leur grands enfants devraient ne pas considérer cet argent comme une pactole qui vient les soulager des prévisions culinaires de la maison. Mais tous autant que les concernés, ces étudiants et étudiantes qui ont jubilé avant-hier, et qui risquent de pleurnicher demain sinon au pire recommencer à vendre leurs charmes contre quelques dollars avec la justification morale " c’est pour payer mes cours "…, ils devraient donc tous autant qu’ils sont revisiter ces versets de la bible qui déclarent : " vous ne recevez pas parce que vous demandez mal, vous ne demandez que pour satisfaire vos convoitises !! " Gare donc à la dilapidation de la bénédiction de Dieu qui pourvoit à tous les besoins de ses saints ; de peur que cette pécule gouvernementale ne fonde comme boule de neige et soit à nouveau reléguée aux calendes grecques !
Bolenge Ngbanzo
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