| jeudi 20 septembre 2007, a 13:57 |
| Les 8 milliards Us qui menacent la vie de Joseph Kabila |
A Bruxelles où il se rend en principe ce 21 septembre, Joseph Kabila va se trouver en terrain miné. Non pas par les braillards Congolais de la diaspora, mais bien par les partenaires en développement de la RDC. Bruxelles – capitale de la Belgique et de l’Union européenne – est, en effet, en colère contre le Président congolais. Et cela ne date pas d’aujourd’hui.
Depuis la fin du processus électoral, l’Europe a manifesté une ferme volonté de maintenir une mainmise sur la jeune démocratie congolaise qu’elle a aidée à se mettre en place. On se rappelle déjà que quelques mois après la fin des élections, les diplomates occidentaux se plaignaient de ne plus être reçus comme d’habitude par le Chef de l’Etat congolais. A la même période, et jusqu’à ce jour, ils lui reprochent de se retourner vers l’Asie, particulièrement la Chine.
Kabila en danger de mort
Aujourd’hui, des indications claires font état d’une sérieuse menace contre même l’intégrité physique du Chef de l’Etat congolais qui, aux yeux des européens, a commis le crime de signer un contrat de coopération de Usd 8 milliards avec la Chine. 8 milliards, c’est le trois cinquième du budget pour la réalisation des cinq chantiers du Président de la République.
A défaut d’éliminer physiquement Kabila fils après avoir eu la tête de son père, l’Union européenne est déterminée à lui mener la vie dure, déjà avec la multitude des conditionnalités pour les appuis en coopération.
Le chantage à la coopération
En effet, Bruxelles subordonne la lance de cette coopération post élection par la résolution politique du cas Bemba. De même elle formule plusieurs exigences quant aux ajustements politiques et institutionnels à opérer, alors que Joseph Kabila a été le premier à en exprimer la nécessité. Et à l’allure où vont les choses, on ne s’étonnerait pas que le FMI recale de nouveau Kinshasa sur la voie de l’initiative PPTE qui devrait permettre l’apurement de 90% de sa dette pour apporter des financements nécessaires aux 5 chantiers.
Plusieurs cas existent pour illustrer ces pressions presqu’enfantines sur la RDC.
Cas de la réfection de la Nationale n°1 sur le tronçon Kasangulu-Kisantu
L’Union européenne a financé la réfection de la Nationale n°1 sur le tronçon Kasangulu-Kisantu. A la suite de l’augmentation des accidents, le Gouvernorat du Bas-Congo a initié une démarche auprès de l’Union européenne pour placer des dos d’âne aux abords des villages afin de ralentir les véhicules, mais la délégation de l’Union européenne à Kinshasa n’a fait que tergiverser. L’autorité provinciale s’est alors tournée vers l’entreprise Forrest qui a débuté les travaux. C’était un crime de lèse majesté, car l’UE a fait retentir une vive protestation en demandant que l’on ne touche pas à « son » tronçon.
Cas de la route de l’hôpital de la rive qui relie Kintambo Magasin à Kinsuka.
Un autre cas est celui de la route de l’hôpital de la rive qui relie Kintambo Magasin à Kinsuka. Les travaux de sa réfection devaient aussi être financés par l’UE. Les fonds pour ce faire ont été mobilisés, mais jusqu’à ce jour, il ne se manifeste aucun début de travail alors que des informations sures démontrent que cet argent a été dilapidé dans les méandres des structures de l’Union.
Que meurt Kabila, un autre naîtra pour continuer la lutte
Ainsi donc, pour ses propres intérêts, l’Europe se donne le droit d’hypothéquer le bien-être de tout un peuple à travers d’odieux chantage à la coopération. Mais qu’on se le dise : si Joseph Kabila meurt aujourd’hui comme son père à cause de sa détermination à sortir son peuple de la misère, il se trouvera toujours un autres Congolais patriote pour prendre la relève et poursuivre l’œuvre.
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