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CONGO MON AMOUR
lundi 19 novembre 2007, a 19:30
Voici l'Homme fidéle et loyale au commande de l'AMP
 

 

C'est le Joséphiste du plus pur style qui conduit désormais la Grande coalition au pouvoir dans le pays. Augustin Katumba Mwanke, 44 ans (né à Pweto, Katanga), le 5 octobre 1963, marié et père de trois enfants, tous des filles, a donc été nommé par le Chef de l'État Joseph Kabila Kabange - «l'Autorité Morale de l'Amp» - pour diriger la structure politico-administrative de l'Alliance.

L'Amp est formée des deux composantes: d'une part, des partis politiques au nombre d'une trentaine dont treize représentés dans les Chambres parlementaires nationales par au moins trois membres et qui siègent au Comité Politique et, de l'autre, des Personnalités Politiques Indépendantes, élues et non élues, celles élues ont un siège à la Conférence des Membres et certaines de ces Personnalités ont été nommées intuite personnae par le Chef de l'État au Comité Politique.

Ingénieur Mécanicien diplômé de l'Université de Kinshasa, le nouveau Chef de l'Amp a débuté sa vie dans la banque où il devient directeur en Afrique du Sud - de là son image d'homme de l'ombre - mais c'est surtout un homme de terrain qui a évolué dans le secteur minier dans le pays de Nelson Mandela d'où coulent style austère et pragmatisme anglosaxon.

Une rencontre avec une compatriote, une condiscipline d'université, originaire de la province du Bandundu, et du Kwilu et de Bulungu, est telle qu'il l'a fait venir en Afrique du Sud, où, catholique convaincu, elle l'épouse devant Dieu et qui lui a donné à ce jour ses trois filles.

«MUTOTO YANGU WENDE KU KATANGA».
Un jour au deuxième semestre de 1997, il débarque à Kinshasa où il prend un poste de conseiller économique au ministère des Finances quand l'Afdl s'installe au pouvoir dans la Capitale.

Il a alors pour ministre Mawapanga Mwanananga qu'il avait rencontré à Lubumbashi quand le puissant S-g de l'Afdl se charge des Finances de l'ex-rébellion et que l'Afdl fait une halte au Katanga lors de sa marche victorieuse vers le pouvoir.

Au départ de Mawapanga, Tala Ngai, le nouveau pensionnaire de l'un des «ministères du 30-juin», vide tout le cabinet de son prédécesseur mais reconduit dans ses fonctions Katumba qu'il renforce encore plus.

La confiance qui s'établit entre ce ministre, originaire du Bas-Congo et le jeune ressortissant de l'ethnie Bemba né à Pweto, dans le lointain Katanga, est telle que rien désormais ne franchit le seuil de la porte matelassée du ministre sans le visa du jeune conseiller venu d'Afrique du Sud.

Comme cela arrive souvent, Katumba Mwanke est vite remarqué par le Chef de l'État, le «Mzee» Laurent-Désiré Kabila, étonné par «l'expertise, l'analyse et la pertinence des dossiers du ministère des Finances» et auprès de qui un collaborateur a vendu la mêche.

Le «Mzee» demande de rencontrer «ce jeune» et, après une brève interview qui fait mieux découvrir Katumba, fait dicter illico presto un décret de nomination comme gouverneur du Katanga mais Augustin Katumba Mwanke traîne à accepter le poste, faisant montre de réserve vis-à-vis de la politique et se demande ce qu'il est venu faire au Congo et s'il ne doit pas repartir par le premier avion en Afrique du Sud, assuré d'une brillante carrière dans les mines.

C'est le «Mzee» qui finalement l'y pousse par sa séduction habituelle («Vas-y mon petit», «Mutoto Yangu, Wende Ku Katanga») et le fait convoyer spécialement jusqu'à Lubumbashi où il est présenté au public, à la légendaire place de la Poste, expliquent au «Soft International» des proches.

À la mort du Chef de l'État, son fils Joseph Kabila Kabange le fait revenir à Kinshasa où il fait de lui son ministre à la Présidence en charge du Portefeuille de l'État. Katumba Mwanke devient plus tard ambassadeur itinérant puis secrétaire général du Gouvernement à l'annonce du régime 1+4 à l'avènement duquel il a joué pleinement notamment lors du Dialogue inter-congolais de Sun City, Afrique du Sud.

Cité avec tant d'autres dans un rapport onusien fort controversé du nom de Kassem - comme cela arrive lorsque des fonctionnaires internationaux se contentent des déclarations de périphérie ou de gens qui ont intérêt à noircir d'autres (on parle de mandataires démis de leurs fonctions pour indélicatesse) - Katumba accepte de se mettre à l'écart de toute vie publique.

Il connaît ainsi sa traversée du désert. Il reste quatre ans loin de toute fonction politique officielle avant d'être élu Député national PPRD de la circonscription électorale de Lubumbahi.

En réalité, «l'Ambassadeur» - ainsi que ses proches l'appellent affectueusement - est l'initiateur d'une Dynamique D05 (Dynamique 2005) qui, dans l'ombre, organise des brainstorming sessions et prépare les échéances électorales. C'est cette D05 qui est le QG de ténors des personnalités proches de Joseph Kabila Kabange, l'antichambre de la future Amp alors Alliance électorale pour la conquête de l'une majorité en faveur du Chef de l'État en fonction, Joseph Kabila Kabange.

Le but de cette Amp coordonnée par l'ancien ministre des Finances PANU André-Philippe Futa, consiste à préparer et à gagner les échéances électorales.

L'Amp se fait alors un point d'honneur: faire élire son candidat Joseph Kabila Kabange dès le premier tour, sinon, au second tour. Au lendemain de ces scrutins et d'autres batailles politiques tout aussi épiques, notamment dans les Chambres législatives, cette Amp peut dire: «mission accomplie».

Elle a donc passé le témoin à une «Amp restructurée» ou Amp nouvelle formule portée sur les fonts baptismaux lors de la réunion du resto l'Étoile du GHK. Depuis, on attendait que l'Autorité Morale» en désigne les animateurs. C'est chose faite désormais.

S'il est effacé et «peu bavard» - comme il se décrit lui-même - Augustin Katumba Mwanke est en revanche un organisateur de premier ordre, qui déploie une force de caractère, une capacité d'écoute, de synthèse et d'anticipation.

C'est André-Philippe Futa, le Coordonnateur qui déclare: «Au départ de l'Amp, j'avais de bonnes raisons de m'inquiéter. L'Amp était alors un conglomérat de personnalités de diverses expériences. À l'arrivée, vous me voyez tout en joie: nous sommes désormais un bloc soudé, structuré. L'Autorité Morale a choisi chacun de nous par rapport à sa compétence, sa qualité, à son expérience. Le sentimentalisme n'a pas eu place dans ces nominations. Nous avons désormais toute la force morale pour servir le pays, dans le sens de l'intérêt général».

L'Alliance majoritaire se lance un défi à elle-même: garder le pouvoir. Pour cela, répondre aux attentes des Concitoyens. C'est encore Futa qui le dit: «Il nous faut inventer notre système. Il nous faut inventer les hommes et les femmes de ce pays. C'est la seule façon de gagner».

Avant de poursuivre: «Nul ne peut exclure quiconque de nulle part. Exclure est la négation de la réconciliation».

C'est Duhamel qui écrit: «il faut défier l'avenir si l'on ne veut pas être réduit à le redouter».
D. DADEI.



Avec Augustin Katumba Mwanke, «la politique rime avec la discrétion»
MISE EN LIGNE 13 NOVEMBRE 2007 | LE SOFT INTERNATIONAL N°926 DATÉ 12 NOVEMBRE.
Katumba Mwanké allie plusieurs valeurs humaines: clairvoyance, rigueur, nationalisme, réserve, discrétion, fidélité, loyauté, sérieux, humanisme, humilité, goût du beau, moralité.

Clairvoyant, l'homme traite minutieusement les affaires publiques, qui passent par ses mains, dans un écrémage comme le ferait un ingénieur assis dans son laboratoire. Il s'attire les ennuis de ceux qui espèrent filtrer dans les nominations à coups d'influence, de clientélisme ou d'injections financières.

Rigoureux, la rudesse du bleu-Jean qu'il arbore et dont il s'était dépouillé pour s'accommoder aux habitudes vestimentaires liées aux nouvelles fonctions élevées qu'il occupe, renforçait sa dureté.

Lorsque les prétentieux se butent contre sa fermeté, ils jonglent avec la rhétorique du dénigrement. Il ne faut pas compter sur lui dans le tripatouillage des dossiers d'une fine délicatesse. Un étranger devenir banquier dans le pays de Mandela n'est pas un Nobel qu'on décerne à un rongeur des coffres forts.

Son retour au pays, pour contribuer à son redressement, n'a pas été suivi d'affiches, genre wanted, comme, c'est le cas de plusieurs congolais qui font frémir les cheveux chaque fois qu'ils franchissent leur frontière.

Dans sa recherche de l'équité, les abuseurs crient à la rancune. Sur ses épaules repose l'espoir de toute une communauté. Épris de justice, il n'hésite pas à frapper. Certains racontent que les mandataires démis de leurs fonctions avaient glissé son nom sur la liste de Kassem qui cherchait à se débarrasser des interlocuteurs poilus pour remettre le Congo sous la manipulation internationale.

Nationaliste, il déteste le confinement tribal. Son parcours semble être tiraillé dans la difficile conciliation entre les appels des proches et l'exigence d'une justice distributive. Certaines associations culturelles, qui voulaient le transformer en simple caisse de résonances des intérêts séparatistes, trouvent en lui un repoussoir dégoûtant alors que ceux qui passent à l'avant-plan de leurs actions, l'intérêt national, le trouvent fascinant. Augustin n'est sincère que lorsqu'il confesse avoir agi pour l'intérêt supérieur de la nation.

Réservé, il a gardé jalousement l'exactitude de la mesure. Une denrée précieuse en politique. Puisqu'elle traite des matières sensibles et des grandes décisions impliquant la vie et la destinée des hommes, la politique marche avec la discrétion. Un simple mot suffit pour agiter toute une nation. Cette qualité lui a valu la confiance de ses supérieurs et la jalousie de ses pairs parmi lesquels se recrutent parfois ses plus grands bousculeurs.

Fidélité et loyauté. C'est ici où il tire le bénéfice de son capital enfoui dans sa réserve. Comme il parle peu, il consacre beaucoup d'efforts à tenir sa promesse, remplir le devoir et concrétiser un projet.

Ici vient à son secours un autre atout: la sincérité. Un homme à qui il avait promis assistance ressassait à la sortie de son bureau: «ah, celui-là, c'est un blanc».

On dit de lui qu'il est sérieux. Doté d'une forte personnalité et d'une haute estime de soi, il renvoit souvent ses hôtes qui traînent tribut et aumône à l'occasion d'un anniversaire ou d'une fête de fin d'année. Cette attitude gonfle malheureusement l'effectif de ses ennemis qui, affublés, par cette incongruité malencontreuse, parlent de mépris ou d'orgueil.

Humaint il rest profondément et possède des faiblesses. Malheureusement c'est plus ce qu'il ignore qu'on lui attribue la responsabilité. On fait passer son extrême prudence pour de la méfiance, l'orgueil ou la solitude.

Le goût du beau. L'élégance de son bureau de Kinshasa élève l'admiration de tout visiteur vers le sublime. Il avait transformé le gouvernorat du Katanga en un joyau. Pensif, probablement que son pragmatisme se fond dans l'idéalisme traduit par le motif abstrait du tableau perché sur le mur de son bureau.

Autour de la moralité, il peut réunir l'unanimité même de ses transfuges les plus farouches. Il semble qu'il fait exception dans sa tribu laquelle (simple humour plaisantin lancé par d'autres tribus) accuse des performances alcooliques.

Assidu, calme, tempéré, équilibré, réceptif, hospitalier et respectueux. il draine toute la noblesse de la culture bemba. Valeur indéniable pour le développement du Katanga et du Congo.

Dénigré injustement dans le rapport Kassem dont tout le monde connaît les véritables motivations, c'est plutôt le sketch de Nzembela qui tranche. Mis en face, l'action de l'élite dirigeante et les intérêts internationaux devant le projet économique nationaliste de Mzée Kabila, la scénette dévoile le rapport malaisé entre le Congo et l'ONU.

La parole imitée à Mobutu rappelle ses derniers aveux: chaque fois qu'une partie sera. en dehors des enjeux. elle parlera du pillage des ressources naturelles de la République Démocratique du Congo. L'humour comme l'a si bien dit Freud dans Les mots d'esprit et leur rapport avec l'inconscient permet de dévoiler la vérité enfouie dans la communauté qui la refoule dans le rire en présence d'une réalité contraignante qu'on n'accepte pas. Et pour reprendre le Roland Barthes de l'Analyse structurale du récit: les productions culturelles, à l'instar du théâtre populaire ou du récit de vie d'Evelyne, reflètent les pensées collectives.
Extraits, Richard Lubembo Kabéké, De son jeune gouverneur Katumba Mwanke, le Katanga se souviendra, Mémoires d'Évelyne Natacha, Éd. Convergences, 2006, MédiasPaul, Kinshasa.

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commentaire(s)
on ne peut pas enterrer un homme poltique avant sa mort physique. fabien (30/11/2009 21:14)

slt, invite a allez ...

Le géneral Sony Kafuta accuse "On a voulu m'éliminer physiquement" celio (30/11/2009 14:55)

bonjour Pasteur Sony...

Ngbanda qualifie les Kinois de « déchets » vivant dans Kin-la-poubelle ! masivi (22/11/2009 17:22)

cette prophetie n´es...

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