Les scripteurs des événements qui jalonnent le parcours de l'humanité retiendront de l'année 2007 en République démocratique du Congo quelques faits majeurs, notamment la détermination du Président Joseph Kabila à pacifier de manière durable, la partie Est du pays, en proie à l'insécurité due à la guerre de Nkunda et aux actions de divers groupes armés. Tout en maintenant la pression militaire sur les insurgés, le Président de la République vient en effet d'initier une conférence pour la paix, la sécurité et le développement dans le Nord et Sud-Kivu, dont l'ouverture est prévue, le 06 janvier 2008 à Goma. Cette initiative, bien accueillie par le peuple congolais, confirme l'adage selon lequel « même en cas de victoire militaire, la consolidation de la paix se fait toujours autour d'une table ».
Les mêmes scripteurs des événements s'arrêteront, en outre, sur un constat : les initiatives diplomatiques prises par la RDC pour prévenir des conflits, ou régler ceux déjà ouverts. Ces initiatives ont jeté les bases d'une solution pacifique du litige frontalier avec l'Ouganda autour de l'île Rukwanzi et de la controverse sur le tracé de la frontière entre l'Angola et la RDC aux abords du territoire de Kahemba.
Ces actions diplomatiques procèdent de la conviction que la RDC doit assumer le leadership dans la quête d'une solution durable aux différentes crises. Ce leadership s'exerce déjà effectivement aujourd'hui, comme en témoigne l'adoption, par les partenaires internationaux du plan mis au point par la RDC et qui sert dorénavant d'unique feuille de route pour la résolution de la crise créée par la présence des groupes armés incontrôlés dans l'Est du pays.
L'année 2007 a aussi vu la République Démocratique du Congo consolider les acquis de la stabilité macroéconomique sous l'œil vigilant du Fonds monétaire international (FMI) qui croit désormais en la capacité de Kinshasa d'accéder au point d'achèvement de l'initiative PPTE (Pays pauvres très endettés), avec comme toile de fond l'effacement de la dette congolaise à plus de 90 %.
A la fois tempête de sable et mer tranquille, 2007 laisse sur le cadran de l'histoire la trace d'espoirs constamment crucifiés par le nombrilisme du personnel politique auquel s'offre, cette année, la chance d'accorder enfin ses professions de foi aux vraies aspirations du peuple souverain.
En effet, profondément attaché à l'humanisme et soucieux de la dignité du peuple, le Chef de l'Etat a, dans son discours sur l'état de la nation le 6 décembre 2007 devant le parlement réuni en congrès, conforté les Congolais quant à leur avenir qu'il voit sous de meilleurs auspices.
Selon le Président de la République, l'année 2008 qui commence, augure des lendemains meilleurs pour le peuple congolais. La voie pour mette en œuvre et réussir le programme de reconstruction nationale est désormais balisée. « Notre pays se trouve à un virage déterminant de son histoire », a affirmé le Chef de l'Etat, convaincu que, « Unis comme un seul homme », les Congolais changeront ce pays et mettront fin à la pauvreté.
Ainsi en 2008, le Congo doit bannir sur son parcours « l'indiscipline et le cauchemar d'échec ».
Le peuple congolais est interpellé dans sa conscience pour qu'il se prenne en charge face aux phénomènes dévastateurs que sont la corruption, la dépravation des mœurs, le défaitisme et le scepticisme. Il faut donc que l'année 2008 soit celle de tous les espoirs et qu'elle s'ouvre sur de meilleures perspectives, tant il est vrai que le passé instruit le présent et nourrit l'avenir.
ACP


