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* La nouvelle a produit l'effet d'une bombe, et il a fallu l'intervention, au journal télévisé de la Rtnc à 13 h 30, de l'ambassadeur Théodore Mugalu, chef de la Maison civile du Chef de l'Etat, pour que les esprits se calment * A analyser l'information telle que rendue par l'Afp, la source première qui apparaît est la police, sans que les services concernés n'aient été cependant identifiés. Mais, la même dépêche cite l'ong « La Voix des Sans Voix », « Vsv » en sigle. * Pour la petite histoire, c'est à partir des installations de cette organisation que le fameux Etienne Kabila avait lancé en 2001 pour la première fois des accusations contre Joseph Kabila, avant de faire une sortie ratée à Sun City en 2002. Des investigations en cours vont certainement déterminer des ramifications insoupçonnées…
Sous le titre « Une demi-sœur du président Kabila assassinée à Kinshasa », l'Agence France Presse (Afp) a rapporté une information recueillie de source policière. « Aimée Kabila Mulengela, une des filles de Laurent-Désiré Kabila, père et prédécesseur de l'actuel président, a été abattue par des hommes armés, dont l'un portait un uniforme de la Garde présidentielle, a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme la Voix des sans voix (VSV) dans un communiqué », relève cette dépêche qui signale que c'est le mercredi dernier vers 1h00 du matin que « des hommes armés se sont introduits dans la résidence de la victime, dans le quartier de Mont-Ngafula, sur les hauteurs de Kinshasa ». Les agresseurs, selon les témoignages obtenus par cette ong, ayant exigé « sans succès de l'argent, avant de s'emparer de téléphones portables, d'un ordinateur et d'une caméra ». La dépêche signale qu'effrayée, l'intéressée se serait repliée dans sa salle de bain, et c'est là qu'elle a été abattue « à bout portant dans la poitrine ». L'un des assassins portait l'uniforme de la Garde républicaine. La dépêche se poursuit en ces termes : « Tuée sept ans après son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001 par un de ses gardes du corps, Aimée Kabila, âgée d'une trentaine d'années, se sentait « menacée « et avait à plusieurs reprises alerté la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), rappelle la VSV. La Monuc a confirmé que la victime avait fait part de ses craintes pour sa sécurité et que sa section des droits de l'Homme était intervenue il y a deux ans quand elle avait été interpellée sans motif officiel par les Services spéciaux de la police de Kinshasa et détenue illégalement pendant plusieurs semaines. Selon des sources sécuritaires et selon la VSV , Mme Kabila revendiquait depuis des années la restitution des biens personnels de son père et était en conflit avec certains membres de la famille présidentielle. ‘ Mais au stade actuel, rien ne permet de dire s'il s'agit d'un règlement de compte ou d'un crime crapuleux, comme il en arrive toutes les nuits à Kinshasa dans ces circonstances similaires', a indiqué à l'AFP une source sécuritaire congolaise, s'exprimant sous couvert d'anonymat ». Rfi en a fait également sienne, si bien que dans ses journaux d'hier matin, sa spécialiste-RDC l'a traitée dans son style habituel. Naturellement, la nouvelle a produit l'effet d'une bombe, et il a fallu l'intervention, au journal télévisé de la Rtnc à 13 h 30, de l'ambassadeur Théodore Mugalu, chef de la Maison civile du Chef de l'Etat, pour que les esprits se calment.
Ramifications insoupçonnées
Dans un communiqué lu sur les antennes de la chaîne officielle et remis à la presse , la Maison civile « renseigne que contrairement aux rumeurs répandues par une certaine presse, Madame Aimée Mulengela Koko, faussement présentée au nom de Aimée Kabila, n'est pas de la famille de Mzee Laurent-Désiré Kabila ». Des informations à sa disposition et recueillies du premier mari de la victime, le commissaire Jules Mazangala de la Police nationale congolaise, il ressort – le communiqué faisant foi – que Aimée Mulengela Koko est des tribus Bahunde (Nord-Kivu) et Mbuza (Equateur). Mariée en 1992 à Kipushi – la dot ayant été perçue par son père Mulengela – elle s'est remariée avec Alain Barracuda Mayemba. La Maison civile souligne, dans son communiqué, que « la famille Laurent Désiré KABILA n'a jamais été et ne sera jamais le siège d'un quelconque conflit d'héritage et Laurent Désiré KABILA a éduqué ses enfants dans la dignité et le principe de l'auto-prise en charge ». Déplorant « la perte tragique d'une vie humaine » et présentant « ses condoléances aux familles MULENGELA, MAZANGALA et MAYEMBA », la Maison civile du chef de l'Etat dit se réserver « le droit de poursuivre en justice Madame Ghislaine DUPONT » de Rfi. A analyser l'information telle que rendue par l'Afp, la source première qui apparaît est la police, sans cependant que les services concernés n'aient été identifiés. Mais, la même dépêche cite l'ong « La Voix des Sans Voix », « Vsv » en sigle. Pour la petite histoire, c'est à partir des installations de cette organisation que le fameux Etienne Kabila avait lancé en 2001 pour la première fois des accusations contre Joseph Kabila, avant de faire une sortie ratée à Sun City en 2002. Les investigations en cours vont certainement déterminer les ramifications insoupçonnées.
Omer Nsongo die Lema |