Est-ce, enfin, l'occasion pour lancer le vieux projet de construction d'un port en eaux profondes à Banana ? C'est, en tout cas ce que les Congolais souhaitent de tous leurs vœux.
Ce projet, a indiqué le Directeur de cabinet adjoint du ministre des Infrastructures, travaux publics et reconstruction (ITPR), Léopold Mavinga, qui a accueilli ces experts fait partie du programme d'intégration économique dans la sous-région de l'Afrique centrale, mais aussi des pays de la SADC.
On se souvient, en effet, que dans le cadre des programmes d'intégration au sein de la CEEAC, la RDC et la République du Congo-Brazzaville ont conclu un accord de principe pour la construction d'un pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville.
Un accord qui a provoqué une levée de boucliers, surtout dans le Bas-Congo où l'opinion s'est inquiétée du sort des recettes générées par les ports de Matadi et Boma par rapport à celui de Pointe Noire qui, craignait-on, allait absorber le trafic maritime au détriment de la RDC.
Plusieurs experts se sont succédés pour rassurer l'opinion congolaise. Et les nouvelles perspectives avec le port de Banana ne peuvent que relancer l'espoir. Il est, en effet, une réponse aux difficultés que connaît, notamment, le port de Matadi pour l'accueille et le déchargement de gros navires.
Banana devra aussi permettre d'accueil le trafic maritime en provenance de Lobito en Angola et de la Namibie.
Bref, Banana devient subitement un important pôle de développement qui facilitera l'accélération de l'acheminement des marchandises à l'importation comme à l'exportation.
Il restera alors à lever l'hypothèque qui existerait encore sur le site même qui doit accueillir le port à Banana. Depuis l'année dernière, une polémique avait vu le jour entre la Beltexco et l'Organisation pour l'équipement de Banana-Kinshasa (OEBK).
Cette dernière revendiquait la propriété du site visé, tandis que la Beltexco aurait finalisé et bouclé son budget de construction d'un grand port ou plusieurs petits ports sur le site querellé.
Les dernières nouvelles à ce sujet indiquaient que l'Assemblée provinciale du Bas-Congo et le Gouvernement central étaient parvenus à dénouer le dossier au mieux des intérêts des uns et des autres.



