| jeudi 31 août 2006, a 07:28 |
| Antoine Gizenga rejoint Kabila, le duo gagnant au 2e tour |
H
*Le suspens est tombé, Antoine Gizenga a rencontré Joseph Kabila. *Le
duo gagnant du 2ème tour de la présidentielle se dessine. *Comme en
1960, on va vers une coalition gagnante des nationalistes lumumbistes.
*Le patriarche lumumbiste est sorti de sa résidence pour la première
fois à la rencontre d’un président de la République. *A cette occasion,
Antoine Gizenga a félicité Joseph Kabila pour la première place occupée
au premier tour. *Homme de principe, quand Gizenga se déplace, c’est
qu’il y a une avancée significative.
La situation de la présidentielle au
deuxième tour se dessine. Il n’y aura pas de coup de théâtre. La
rencontre d’hier entre Antoine Gizenga et Joseph Kabila augure une
répétition heureuse de l’histoire du Congo. Les deux personnalités sont
bien parties pour une conjugaison d’efforts au deuxième tour de la
présidentielle pour arracher la victoire finale.
Pour marquer l’intimité et le caractère
privé pour ne pas dire partisan de la rencontre, elle a eu lieu à la
résidence du chef de l’Etat. C’était l’occasion pour le patriarche
Antoine Gizenga de féliciter Joseph Kabila pour la place qu’il a
occupée au premier tour de la présidentielle. Ceux qui s’étonnaient des
distances que le leader du Palu observait vis-à-vis de ceux que l’on
considère à juste titre comme étant de sa lignée politique ont compris
qu’à chaque chose son temps. Antoine Gizenga est un politicien averti
qui ne fait rien au hasard. S’il avait jusque-là gardé ses distances,
ce n’est ni par stratégie ni par méfiance. Tout pour lui est fonction
d’opportunité et de démarche. Sous Mzée Laurent Désiré Kabila, avec
Yerodia comme directeur de cabinet, des contacts avaient été pris entre
les deux des survivants des nationalistes lumumbistes. Mais à l’époque,
Gizenga suivait une logique implacable. Il n’était pas question de
pourparlers avec le camp Kabila tant que les activités des partis
politiques restaient suspendues. Car, estimait-il, il ne pourrait aller
à ces pourparlers que comme secrétaire général du Palu. Après Mzée
Laurent Désiré Kabila, l’actuel chef de l’Etat pensait bien rencontrer
le patriarche. Mais quelle en serait l’opportunité lorsqu’on sait que
Gizenga refuse la parlote. Il ne s’engage que dans des choses qu’il
juge conduire à du concret. Pour Gizenga donc, il fallait se soumettre
à la légende de la chenille chère à son parti politique. Il n’était pas
question de toucher à la chenille tant qu’elle était couchée par le
dos. Il fallait attendre qu’elle se retourne pour savoir de quelle
chenille il s’agit. On peut donc la toucher sans danger. La chenille ne
donnant plus le ventre, les militants du Palu vont saisir l’opportunité
de remettre les nationalistes aux affaires avec plénitude du pouvoir.
Leçon de l’histoire
Le Congo est bien un pays curieux. Il
est très difficile d’y appliquer les théories jugées ailleurs comme
vérifiées et irréversibles. En matière politique, la pratique ne cesse
de contredire les théories. Mais, lorsque les choses se répètent
heureusement, c’est un événement. Un homme d’Etat américain s’étonnait
de voir Mzée Laurent Désiré Kabila réussir la pacification du Congo à
quelques semaines seulement de la prise du pouvoir, alors que selon la
théorie que cet Américain enseignait depuis des décennies, l’après
régime totalitaire est suivi nécessairement d’un chaos indescriptible.
Quelques heures après, c’était le tour de Mzée de s’étonner de la
réplique de cet Américain. Le chef de l’Etat lui répondit que
connaissant ses compatriotes, il avait estimé qu’il fallait à tout prix
suspendre les activités politiques, le temps de mettre de l’ordre dans
la boutique. Mais voilà qu’une fois rentré chez lui, l’Américain
demandera avec insistance à Mzée de libéraliser les activités
politiques.
Il y a dans cette attitude la mauvaise
appréciation de la situation congolaise par certains milieux de la
communauté internationale. Il faut donc laisser les Congolais créer un
espace politique capable de leur apporter la paix. Gizenga avec Joseph
Kabila, ce sera la rigueur et la bonne gouvernance. On doit le
comprendre. Vouloir le contraire, c’est jouer contre le Congo. Une
fois, on peut croire à une erreur, deux fois à une méprise, mais trois
fois, il y a lieu d’y voir une mauvaise foi.
Attention au groupe de Binza new look
En 1960, la vague des indépendances
embrasse le Congo. Alors qu’ailleurs l’indépendance ouvrait une heure
d’auto développement, au Congo il sera suivi d’un chaos indescriptible,
confirmant ainsi la théorie de l’Américaine Albritgh. Le pays ne
respirera qu’avec le régime totalitaire de Mobutu qui avait pris la
place du totalitarisme colonial. On peut dire, au regard de cette
expérience, que Kasa-Vubu et Lumumba auraient eu pour péché, le
maintien des institutions démocratiques.
Pourquoi ne pas croire jusque-là qu’il
n’y aurait la paix au Congo que sous un totalitarisme à la Mobutu ? Il
y aurait, semble-t-il, des Congolais qui regretteraient Mobutu et qui
seraient prêts à introniser celui qui se présenterait comme le plus
grand émule du Maréchal du Zaïre. Beaucoup de politiciens congolais
avaient manifesté une haine viscérale contre Mzée Laurent Désiré Kabila
parce qu’il tenait mordicus aux élections et rejetait les combines
politiciennes auxquelles on l’invitait dans le but de se partager le
pouvoir. Il a payé pour ses convictions sans que ceux, à l’extérieur du
Congo se font passer pour apôtres de la démocratie, lui témoignent
davantage de sympathie. On ne veut pas voir ressusciter le groupe Binza.
Jouer le jeu jusqu’au bout
Certains Congolais entonnant le refrain
sur la démocratie plus pour plaire à une certaine opinion
internationale, lui donnant l’occasion de justifier son mépris
vis-à-vis d’un homme Mzée Laurent Désiré Kabila, dont le seul péché est
d’avoir appris aux Congolais à compter avant tout sur leurs propres
forces, ont pris les armes soi-disant pour instaurer la démocratie dans
ce pays. Les voilà devant l’occasion de jouer le jeu démocratique.
Chassez le naturel, il revient au galop. On a vécu une campagne
électorale sans discours démocratique. A la place, on a fait recours au
sinistre Honoré Ngbanda pour raconter des histoires à faire dormir
debout. En lieu et place de projet de société, on s’est mis à aboyer
avec la rue sur la vente des rivières, sur la vente des marchés, sur la
vente des cartes d’électeurs, sur la vente du vent... Prenant le peuple
congolais pour imbécile, on croyait avoir mis tout le pays sous sa
coupe en trompant quelques Kinois. On est surpris par les résultats.
Non seulement celui qu’on voulait vouer aux gémonies a distancé tout le
monde, mais aussi, son parti politique va allègrement vers une majorité
parlementaire confortable. Même dans les circonscriptions où le chef de
l’Etat avait réalisé un petit score, son parti politique et dans une
certaine mesure sa plate-forme, l’Amp glane des sièges. Ce résultat,
même s’il faut attendre le dernier affichage par la Cei, démontre que
Joseph Kabila n’avait pas besoin de fraude pour s’imposer. Ce qu’on
peut du reste reprocher au Pprd et à l’Amp, c’est d’avoir oublié que la
fraude existe. Même si elle ne les tente pas, mais rien ne dit que
l’adversaire n’en fera pas usage. C’est ce qui est arrivé
malheureusement. Certains candidats doivent leur score à des actes peu
recommandables dans une démocratie, même naissante.
Pour être premier ministre, il faut être dans la majorité
Beaucoup de personnes ne suivent pas la
publication des résultas des législatives. Ou ils suivent, mais se
contentent de telle ou telle autre personne connue qui est élue. Ils ne
réalisent pas l’implication qu’aura le fait d’aligner plusieurs
députés. Puisqu’ils ignorent jusqu’à la procédure qui conduit à la
nomination d’un premier ministre que certains électeurs se sont fait
prendre au piège du mensonge. On leur a dit que leur leader, dont le
parti politique est non partant, sera nommé Premier ministre. C’est
possible. Mais qu’attendront les partis qui apporteront quelques
députés dans la coalition qu’on pourrait leur proposer s’ils savent que
le jeu est fait d’avance ? Le moment venu, lorsque le chef de l’Etat va
nommer le premier ministre dans la majorité parlementaire, des langues
vont se délier pour crier à l’injustice ou à l’exclusion. Cette
majorité, comme on l’a dit plus d’une fois, se dessine entre Antoine
Gizenga et Joseph Kabila.
Beaucoup de Congolais refusent de
savoir que la démocratie a ses règles. On doit se défaire des pratiques
des nominations sentimentales. Les Congolais doivent également savoir
que dans une démocratie, qui veut être premier ministre, doit le
prouver dans les urnes. Ceux qui se croient investis de la mission
divine d’être premier ministre en dehors du jeu démocratique doivent
apprendre à voir les choses comme elles sont.
C’est le moment pour ceux qui veulent
la paix de vulgariser auprès de leurs militants le fonctionnement de la
démocratie. Joseph Kabila a été accrédité de 44,80% des voix, plus que
tous les 33 candidats engagés dans cette course. Il n’a pas été le
choix de tout le monde, certes. C’est normal dans une démocratie. Mais,
il a besoin d’une majorité pour gouverner tous les Congolais. Il en est
de même de celui qui sera nommé premier ministre demain. Ce ne sera pas
une faveur ni une manipulation. |
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| jeudi 31 août 2006, a 01:04 |
| Il n'existe qu'une seule et unique RDCONGO de Lumumba |
A lire les écrits sur
l’internet et à écouter les
déclarations sur les
antennes des radios
étrangères de certains
congolais de la diaspora,
l’on croirait qu’il y a deux
Républiques Démocratiques du
Congo. Celle dont les
habitants se battent sur le
terrain depuis le lâche
assassinat de Patrice Emery
Lumumba pour l’unité dans la
riche diversité du pays pour
en construire un véritable
Etat de droit démocratique.
L’autre virtuelle dans
laquelle certains
[congolais] notamment ceux
dont la plupart résident à
l’étranger. Ces derniers ne
maîtrisent plus les
réalités qui prévalent
sur
le terrain au pays, non
seulement prennent leurs
rêves pour réalités mais
également se prétendent
être plus intelligents et
plus expérimentés que leurs
frères et sœurs vivant au
pays. Plus grave est de
constater qu’ils sont au
service des gouvernements
des pays de leurs
résidences contre les
intérêts du Congo patrie
chère à Patrice Emery
Lumumba. Pour cette
catégorie des [congolais]
partis du pays pour les
raisons économiques ou à
cause des crimes de guerre
et ou économiques dont ils
sont auteurs impunis, sont
facilement manipulables par
qu le veut moyennant
quelques billets de banque.
Ces congolais-là, s’ils le
sont encore, car, la plupart
ayant opté librement pour
la nationalité du pays
d’accueil, pensent et
croient que les congolais du
terrain ne font rien de
constructif pour le
développement de la
République Démocratique du
Congo.
Pour illustrer notre propos,
nous avons relevé de leurs
écrits entre 2003 et 2006
ces quelques exemples :
L’applicaton des accords
issus des négociations
politiques inter
Congolaises de Sun City
ne sera pas respectée
par les parties
signataires ;- Les
institutions de la
Transition ne seront pas
mises en œuvre ;
Le processus électoral
entamé le 20 juin 2005
ne connaîtra jamais une
issue heureuse;
Le vote référendaire de
la nouvelle Constitution
sera un échec total,
L’organisation en 2006
des élections générales
en R.D. Congo sera
impossible ;
Les 520 parlementaires
qui ont voté la nouvelle
Constitution ne sont pas
intelligents. Ils
auraient mieux fait de
copier la constitution
du Canada, ou de
l’Allemagne ou des USA
ou de la France, etc…
Dans leurs pays de
résidence, ils se laissent
mener par n’importe quel
politicien en mal de
positionnement et en fuite,
et acceptent bêtement des
postes ministériels d ans un
gouvernement du Congo
démocratique virtuel. Ils
n’ont même pas honte de
distribuer leurs cartes de
visite avec leurs fonctions
ministérielles imaginaires !
Oh,
si
le ridicule pouvait tuer,
les cimetières à l’étranger
seraient remplis de corps de
nos compatriotes de la
diaspora !
La République Démocratique
du Congo virtuelle n’existe
pas. Que ceux qui vivent
dans ce Congo virtuel
cessent de rêver. Les
rdcongolais qui luttent
depuis longtemps sur le
terrain pour l’avènement
d’un Etat de droit
démocratique, qui sacrifient
leurs vies pour l’unité dans
la riche diversité
culturelle et linguistique,
sont plus patriotes que les
traîtres congolais de la
diaspora. Nous félicitons
cependant les autres
congolaises et congolais de
l’étranger qui y vivent
temporairement pour les
raisons de leur sécurité et
qui continuent à aider par
leurs conseils les frères et
sœurs restés au Pays. Cette
catégorie de congolais de la
diaspora est constituée
souvent des cadres de grande
valeur. Ils mettent à profit
leur séjour à l’étranger
pour soit, pour parfaire
leurs formations dans les
universités et centres de
recherche, soit prestent
leurs services dans les
institutions et industries
des pays d’accueil pour que,
plus tard aller faire la
même chose au Congo pour
contribuer à son
développement harmonieux.
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| jeudi 31 août 2006, a 00:53 |
| Présidentielle : Maître RUBERWA réclame l’annulation des résultats |
Quatre affaires en matière de contentieux des résultats
des élections figuraient à l’extrait de rôle de la Cour suprême de
justice hier mercredi 30 août 2006. Il s’agit notamment du Mouvement du
17 mai (M 17), des Forces novatrices pour l’union et la solidarité
(FONUS) de Joseph Olengankoy, de Démocratie chrétienne (DC) d’Eugène
Diomi Ndongala et du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD)
d’Azarias Ruberwa. Le RCD a pu plaider sa cause par la bouche de Me
Matadi Nenga Gamanda. Au cours de cette audience très houleuse, le
représentant du parti d’Azarias Ruberwa a sollicité de la haute cour
l’annulation totale des résultats de l’élection présidentielle ou, à
défaut, l’annulation partielle des résultats de certains bureaux où il
y a eu des fraudes. Pour lui, les 5 millions de bulletins en surplus
présentés à un certain moment comme devant servir de support
stratégique ont, en réalité, servi à l’alimentation des bureaux fictifs.
La composition de la Cour suprême de justice comprenant le président
Kisaka-kia-Ngoy, les conseillers Nzangi Badudu et Lilolo Mangope a
statué hier sur le recours exercé par le RCD en ce qui concerne
l’élection présidentielle. Au nom du requérant, Me Matadi Nenga, membre
du RCD, a pu avancer les moyens sur lesquels ce parti s’est basé pour
fonder ladite requête. Et selon lui, le premier moyen était articulé
sur la présence de 5 millions de bulletins dits supplémentaires. S’adressant à la Cour, l’avocat du RCD a soutenu qu’il était
incontestable que ces bulletins supplémentaires du stock stratégique
devant servir en cas de catastrophe, à des agents de la Fonction
publique en mutation ou en fonction, ainsi qu’aux observateurs
nationaux et aux témoins, ont plutôt servi à autre chose. Il a argué
qu’il s’agisse des catastrophes de Mweka ou de Mbujimayi, la Commission
électorale indépendante (CEI) n’a pas puisé plus de 300.000 bulletins
dans ce stock. Mais la comptabilité de ces bulletins est restée dans
une nébulosité absolue. D’autre part, Me Matadi Nenga a fait voir à la Cour que dans
certains bureaux répertoriés en termes d’échantillons, le nombre de
votants a été le double de celui d’enrôlés. Admettre que ces millions
de bulletins ont été utilisés par les témoins, les agents de l’Etat en
mission ou les observateurs nationaux est une hypothèse mathématique
irrecevable, a dit Me Matadi Nenga. Car pour lui, il fallait au minimum
25 millions de votants ; et la CEI donne officiellement le chiffre de
17 millions. Dans ses calculs, l’avocat du RCD a estimé qu’il restait 8
millions de bulletins à additionner aux 5 millions de bulletins
supplémentaires. Evoquant l’article 75 de la loi électorale, le requérant a
déclaré que la CEI aurait dû annuler les votes à cause des
irrégularités constatées. Pour lui, vu que les 8 millions de bulletins
restants n’ont pas été brûlés devant les témoins nationaux et
internationaux, il faut avouer que cette élection est entâchée d’une
fraude massive. Exhibant quelques bulletins de vote, Me Matadi Nenga
s’est exprimé en ces termes : « Ces bulletins sont censés n’être pas
avec moi, ils devraient se trouver dans les urnes de la CEI, mais que
font-ils dans la rue ? » Et lui-même de répondre : « C’est la preuve
qu’on a violé la loi de méchante façon en ce qui concerne le candidat
n° 32 Azarias Ruberwa à Kalemie, à Bunia, à Kolwezi et un peu partout
». Me Matadi Nenga a aussi révélé à la Cour qu’à l’Est de la
République démocratique du Congo, les Interhamwe ont non seulement
voté, mais dirigé des bureaux de vote avec menace. Parlant des bureaux fictifs, il a trouvé génial l’idée de la
CEI qui avait installée 520 bureaux de vote, mais qui, au moment de la
publication des résultats, a commencé de parler de 570 bureaux. Après cette intéressante plaidoirie, le président de la Cour
suprême de justice Kisaka-kia-Ngoy a voulu savoir si Me Matadi Nenga,
qui est premier vice-président du bureau de l’Assemblée nationale en sa
qualité de membre du RCD, comparaissait en tant qu’avocat ou organe du
parti. A cette préoccupation de la Cour, ce dernier a répondu qu’il
comparaissait en tant qu’avocat à la Cour suprême. Prié de donner le nom des bureaux incriminés, Me Matadi Nenga
a dit qu’il y en a une centaine dont celui du centre de Bapita à
Kalemie, dans le district de Tanganyika où il y a eu 2.400 votants sur
1.200 enrôlés. Donc pour lui, il y a eu bourrages, bulletins falsifiés,
bulletins détruits et bureaux fictifs. A la question de savoir comment il avait obtenu le bulletin
se trouvant dans ses mains, il a donné la réponse que voici : « Je l’ai
ramassé à la cité. C’est plein sous les lits. » Appelé à éclairer la Cour sur certains points, un expert de
la CEI, du nom de Dominique Tambwe, a dit que le nombre de votants pour
l’élection présidentielle était de 17.931.238. Quant au sort réservé
aux bulletins restants, il a affirmé qu’ils gisaient dans les entrepôts
de la CEI. Mais à la vue des bulletins présentés par Me Matadi Nenga et
qui étaient éparpillés dans la nature, cet expert a évoqué l’article 89
de la loi électorale qui stipule qu’est punie d’une peine de huit mois
à cinq ans toute personne qui soustrait un bulletin de vote. Termes
corroborés par Me Franck Mubenda de la CEI. En clair, ils estimaient
qu’aux termes de la loi, le RCD devrait être poursuivi pour avoir été
en possession de ces bulletins qui sont une propriété de la CEI. Mais
rétorquant, Me Matadi Nenga a dit que cet article était d’application
avant et pendant le processus électoral. Donnant son avis, le procureur général de la République a
opté pour l’irrecevabilité de cette requête, au motif que selon les
statuts du RCD, c’est son comité exécutif national qui est habilité à
engager le parti, mais non son président Azarias Ruberwa. A ce sujet,
il faudrait noter que l’article 73 de la loi électorale stipule que
seul un candidat indépendant ou son mandataire, un parti politique ou
un regroupement politique peut introduire une requête. L’avocat de la société congolaise, en l’occurrence le
ministère public, a aussi fait remarquer qu’il appartenait au requérant
d’apporter des preuves sur le cas des Interhamwe. Il a aussi estimé que
les bulletins apportés à la Cour ne pouvaient pas influencer le vote.
Sur ce, la Cour a pris l’affaire en délibéré pour se prononcer dans le
délai de la loi.
Le Ministère public renvoie le M-17, la D.C et les Fonus pour défaut de qualité
Le Mouvement du 17 mai de Kikukama Augustin, la Démocratie
chrétienne de Diomi Ndongala, les Forces novatrices pour l’union et la
solidarité (Fonus) d’Olenghankoy Joseph, ont été également au programme
hier mercredi 30 août des audiences publiques fixées au rôle législatif
de la Cour suprême de justice (CSJ). Seul le secrétaire général du M-17
a défendu sa saisine sur les irrégularités des élections présidentielle
et législatives organisées hors délai de la transition. Une question de principe qui n’a pas ému la cour qui ne
jurait que par le défaut de qualité d’autant plus que le M-17 n’a pas
aligné un candidat à l’élection présidentielle pour se constituer
contestataire en vertu de l’article 73 de la loi électorale. Celle-ci
stipule : « Seul un candidat indépendant ou son mandataire ou encore un
parti politique ou un regroupement politique ayant dressé la liste des
candidats est habileté à introduire une requête en cette matière ». Malgré tout l’argumentaire évoqué par le requérant et son
conseil sur la nécessité de ce problème susceptible d’entacher le
processus à cause de l’illégitimité des élus, la cour est restée
indifférente. Elle est demeurée sourde même à un de ses arrêts qui a
servi de cas de jurisprudence lorsqu’elle avait proclamé l’Accord
global inclusif comme texte prépondérant sur la Constitution de la
transition. A ce raisonnement, les membres de la composition de la cour
ont répliqué par la préoccupation du moment : « Notre préoccupation
actuelle n’est pas le principe général de l’organisation des élections.
Nous recevons exclusivement les contestations relatives aux résultats
du premier tour de l’élection présidentielle. Même si elle a été
couplée avec les législatives, il est prématuré de s’en occuper
actuellement ». D’où l’avis consultatif du procureur faisant office du
ministère public est tombé pour renvoyer le M-17 en raison d’un défaut
de qualité. Quant à la cour, elle a clos les débats et pris la cause en
délibéré. La décision finale sera rendue dans 48 heures à compter de la
date de l’audience d’introduction. Malgré cela, Augustin Kikukama a
promis de revenir avec la même cause lors de la proclamation des
résultats des législatives. « Ce problème soulevé sur l’organisation
des élections au-delà du calendrier officiel par la seule volonté de
l’abbé Malumalu sans accord du Parlement demeure », a-t-il souligné
visiblement déçu. Les Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus)
de Joseph Olenghankoy et la Démocratie chrétienne de Diomi Ndongala,
deux partis d’opposition qui avaient introduit des recours pour
dénoncer les irrégularités, ont été tous les deux absents aux audiences
prévues hier à 13H00. Bien que régulièrement signifiés, les requérants
n’ont pu être là à temps. Ils n’ont même pas été représentés. La cour,
après avoir longuement attendu, a retenu le défaut, tour à tour, aux
requérants absents. D’après l’avis du ministère public, puisque les
statuts de ces partis n’ont pas été versés au dossier, pour savoir si
les mandataires ont qualité de rester en justice, les requêtes
devraient être déclarées irrecevables pour défaut de qualité.
H.K.
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| mercredi 30 août 2006, a 16:22 |
| L’autopsie de l’échiquier politique en RDCongo |
Depuis le départ du président Mobutu, bien des choses ont changé, sauf peut-être la mentalité congolaise. Habitué
aux responsables bon bavards mais moins travailleurs, le congolais,
plus particulièrement le kinois, a acquis un comportement particulier,
celui de ne jamais accepter la personne qui n’agit pas comme lui. Nous
devons comprendre que le temps de Na sakola, sakola, naloba, loba
est révolu et il faut désormais orienter nos efforts vers le travail
pour sortir notre Congo du sous-développement. On ne peut pas rester
très longtemps nostalgique de ces passé et ces dirigeants qui autrefois
véhiculaient des mensonges maquillés par des fausses vérités.
Une haine injustifiée
« Kabila, un rwandais », « Kabila doit partir », « Tout sauf Kabila » ! Un lot de slogans qui indisposent d’autres congolais! Pourquoi tant d’acharnement contre ce jeune président? Est-ce pas la
jalousie ou simplement une haine déréglée et sans fondement qui
caractérise l’état d’esprit de ceux qui la diffusent et l’entretiennent
en apportant, en outre, aucune moindre preuve de ce qu’ils avancent?
En
tant que facteur central du système politique congolais pendant la
transition, il était prévisible que Kabila soit la cible privilégiée de
tous ses adversaires politiques, dont certains, sans vergogne, ont fait
de ces slogans ci-dessus leur fond de commerce pour tromper les
congolais, annihiler leur bon sens et les tirer vers le bas!
Ces diffamateurs, réduits à
lancer des slogans autour de sa nationalité, n’ont jamais avancé des
critiques sur la manière dont il a géré la transition. Ce n’est ni de
la flatterie ni quoique ce soit qui va dans ce
sens parce que tout congolais honnête reconnaît que Joseph Kabila a
prouvé que, dans un pays comme la RDCongo, il est possible de faire une
promesse politique et de la réaliser. En
fait, Il y a de cela cinq ans qui pouvait croire qu’un jour, la RDCongo
connaîtrait cette étape de la démocratie au regard des velléités
belliqueuses qui caractérisaient les groupes rebelles ?
Du sadisme politicien en RDCongo: Nuire pour nuire! Faire du mal pour le plaisir! Le président Joseph Kabila
paie-t-il aujourd’hui le prix de son silence, du respect des autres et
des règles du jeu établies au profit de la paix en ayant accepté de
réunir autour d’une même table tous les belligérants?
Traité
injustement de rwandais ou d’enfant adoptif,… il a subi en silence les
injures les plus immondes, les calomnies les plus abjectes qu’un homme
normal et bien dans sa tête ne peut jamais adresser à son
semblable, des diffamations délirantes propres aux psychopathes.
Même s’il se dit être vacciné contre ces genres de diffamations, Joseph Kabila
connaît pourtant des moments difficiles d’agressivité de tous les
côtés. N’oublions pas que ceux qui souffrent beaucoup de cette ‘’chasse
à courre’’ contre Joseph Kabila, ce sont ceux là qui l’ont vu
naître et grandir. Ils ne comprennent pas cet acharnement. Ils sont
dépassés parfois par les événements. Ils n’arrivent plus à comprendre
comment ces mensonges fabriqués de toutes pièces sont devenus
«réalités pour certains», créant ainsi une haine diabolique contre leur
enfant, leur frère et neveu.
On
ne peut pas le nier, avec les élections, ces mensonges ont pris une
dimension telle que des campagnes d’intimidations ont été menées contre toute personne ou organisation osant dire, en toute honnêteté, du bien de Joseph Kabila: menaces de mort, insultes, traités de corrompus… ! Certains mêmes ont vu leurs biens détruits ou encore pillés.
Oui,
à force de matraquer et de tourner en boucle constamment les mêmes
mensonges, certains esprits faibles ont fini par s’approprier de ces
délires comme leurs vérités. Cette manipulation psychologique a pu
s’imposer parce qu’elle n’a pas trouvé du répondant pour lui faire
face.
L’entourage du président : indolence et incompétence?
Au
regard de ce qui précède, d’aucuns s’interrogent si le président Joseph
Kabila est un homme seul ! Le premier tour des élections
présidentielles est révélateur de certaines défaillances d’ordre
qualitatif dans son entourage, en l’occurrence d’ordre humain qui, sans
conteste, ont été à la base des résultats négatifs dans la province
capitale Kinshasa et les environs. La mobilisation sur cette partie du
pays n’a pas été en mesure des enjeux, avec pour conséquence de privée
au président de l’emporter au premier tour ! En tout état de cause,
les mensonges ont, à chaque fois, balayé la vérité lorsque celle-ci
apparaissait. Ne rencontrant pas de contre, une partie de la population
s’est forgée une vraie barrière psychologique pour ne rien entendre sur
la nationalité congolaise de son président. Ces faiseurs de mensonges,
devenus très habiles, n’ont jamais hésité à faire tourner la planche aux mensonges pendant que ceux qui sont chargés et payés pour faire face instantanément
à cette fronde ont fait preuve d’indolence sinon d’incompétence avérée
en continuant à ronfler sur leurs oreillets ou en jouant la sinécure
par des réunions interminables.
A
titre d’illustration : Certains, au lieu de procéder à des enquêtes
sérieuses enfin d’établir de façon claire les origines congolaises du
président Kabila, ils ont d’abord sous-estimé la situation et encore
plus, ils n’ont pas hésité à mettre l’huile sur le feu en publiant des
biographies mal élaborées et travaillées à la hâte, créant ainsi plus
des doutes et polémiques autour de la nationalité du président. Leur
manquaient-t-ils les moyens de le faire ? Non ! Ou bien attendaient-ils
que le président puisse apporter lui-même les éclaircissement sur ses
propres origines? Alors pourquoi ce silence autour de la nationalité
du président pendant si longtemps? Pourtant, tous les éléments
convaincants sur ses origines congolaises pouvaient être mis à leur
disposition d’autant plus qu’il ne s’agissait pas ici de développer une
thèse de doctorat pour faire ce travail mais d’être animé simplement
d’un sentiment altruiste pour confondre ces menteurs.
Nous ne faisons pas un procès d’intention, mais nous nous rendons compte, à juste titre, qu’autour du président Joseph Kabila, l‘intérêt personnel, la flatterie et autres tares comme au temps de Mobutu se
sont installés par certains individus qui s’y sont infiltrés pour
accomplir leur sale besogne de soutirer de l’argent pour un résultat
nul. En plus, telle que les choses évoluent, la qualification
d’amateurisme politique de la part de ceux qui sont sensés aider le
président justifie le fait que le président apparaît comme un homme seul. Plus grave encore, certains manifestent même des doutes sur les origines du président Kabila.
Ils ont un pied dedans et un pied dehors et se préparent à changer de
camp« au cas où les choses iront mal » disent-ils sous la table. Le président a besoin des hommes et des femmes compétents, fidèles et sincères.
Le nouveau instrument incontrôlé de la démocratie, négligé Il
est vrai que l’internet est devenu désormais le moyen le plus rapide de
communication écrite sans censure, pour ne pas dire un instrument
incontournable de la démocratie galopante. Grâce à cet outil, les
faiseurs des mensonges sont devenus très fort et très populaires. Ils
ont su simplement exploiter cet outil de communication. Pourtant, nous constatons que l’internet n’a jamais été pris à sa vraie valeur par ceux là sensés aider
le président. Il n’a jamais été exploité d’une manière profitable mais
surtout relégué au second rang laissant la place aux diverses réunions
journalières qui n’en finissent pas. A ce niveau, nous avons considéré
qu’il était inconcevable d’être autant démuni, fait préjudiciable à la
capacité d’évaluation de la réalité nationale et internationale, au
sommet de l’état. Ainsi
donc, en faisant semblant d’ignorer ce nouveau system de
communication, ils se retrouvent souvent déphaser par rapport à la
réalité et agissent souvent en retard. Si c’est au travers
l’internet que les mensonges sur la nationalité du président, sur les
premiers faux résultats des élections, sur le soit-disant vente de
l’uranium et le prétendues injures contre les kinois ont pu atteindre
une grande partie de la population congolaise, c’est également à partir
de cet outil que devrait circuler la vérité pour combattre avec
efficacité le mensonge. Les faiseurs de mensonges ne dorment pas. Ils
récupèrent tout pour mentir partout. Et, tant que leurs batteries ne
seront pas déchargées, ils continueront à exercer leurs activités
nuisibles à la démocratie.
En
définitive, nous congolais voulons la paix et le travail pour subvenir
à nos besoins élémentaires de la vie et non d’être gavé des mensonges
et des promesses déjantées des vendeurs d’illusions qui, nostalgiques
devant Satan et les hommes, se promettent de faire rentrer l’ambiance
des 32 ans de dictature où ils étaient les maîtres et le peuple
congolais des esclaves.
Le temps est à la reconstruction du Congo. Pour cela, le pays a besoin des dirigeants
crédibles, travailleurs et capables de présenter avec respect ce grand
pays sur la scène internationale. Le train de l’histoire doit prendre
le départ et non rester sur place à cause des discussions inutiles sur
les sexes des anges.
Georges Motingia |
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| mercredi 30 août 2006, a 08:04 |
| Patassé condamné à 20 ans de travaux forcés par contumace à Bangui et reste ses collabo de la RDC |
L'ex-président centrafricain
Ange-Félix Patassé a été condamné par contumace mardi à 20 ans de
travaux forcés pour "faux et usage de faux" par la Cour criminelle de
Centrafrique, qui a disjoint le dossier de détournement de deniers
publics le concernant. "La
Cour déclare Ange-Félix Patassé et (son ex-conseiller) Luis Sanchez
coupables de faux et usage de faux" et les condamne "à 20 ans de
travaux forcés et à 6 millions de francs CFA (9.100 euros) d'amende",
selon le verdict rendu en audience publique. Les
deux hommes sont également condamnés solidairement à payer 7 milliards
de francs CFA (10,7 millions d'euros) de dommages et intérêts à l'Etat
centrafricain. La Cour "retient"
également la culpabilité de M. Patassé et d'un autre ancien conseiller
Michel Banguet-Tandet, concernant le détournement de deniers publics,
mais ordonne la disjonction du dossier, jugé insuffisamment instruit,
et le confie à un juge d'instruction qui a deux mois pour le clôturer. La
Cour les déclare coupables "mais en l'absence d'informations détaillées
sur cette affaire se réserve de rendre une décision immédiatement", a
expliqué un juriste à l'AFP. La Cour
condamne également l'ancien ministre délégué aux Finances de M.
Patassé, Lazare Doukoula, à 20 ans de travaux forcés pour détournement
de deniers publics, ordonne la confiscation de tous ses biens "meubles
et immeubles" et le condamne à 15 millions de francs CFA (22.900 euros)
d'amende et à verser 2 millions de francs CFA (3.000 euros) de dommages
et intérêts à l'Etat centrafricain. MM. Patassé, Sanchez et Doukoula sont en outre privés de leurs droits civiques. Les
quatre accusés étaient jugés par contumace. Le procès s'est résumé à la
longue lecture par la Cour de l'acte d'accusation et de renvoi, qui a
pris plusieurs heures. Le tribunal, qui siégeait en l'absence de jurés
conformément à la procédure de la contumace, s'est ensuite retirée pour
délibérer et a rendu son verdit après seulement 30 minutes. Le
cas d'un cinquième accusé, Simon Kouloumba, le seul présent en
Centrafrique où il est incarcéré, a été disjoint. Cet autre
ex-conseiller de M. Patassé devrait être jugé début septembre. La
justice estime à au moins 70 milliards de francs CFA (106 millions
d'euros) les sommes détournées au détriment du Trésor public par les
accusés. Le produit de la vente de
55.000 tonnes de carburant données en 1999 par la Libye à Bangui, alors
alliée du président Patassé, avait notamment disparu, selon la justice. Selon
l'accusation, M. Patassé et ses collaborateurs ont également détourné
la moitié d'un prêt de 6,6 milliards FCFA consenti par la Libyan Arab
Bank en 2000, pour le paiement des arriérés de salaires, bourses et
pensions, de même que les montants des hypothèques de certains
immeubles appartenant à l'Etat et devant servir au remboursement du
prêt. M. Patassé, élu en 1993 et réélu
en 1998, a été renversé le 15 mars 2003 par le général François Bozizé,
depuis élu président en mai 2005. Interrogé
par l'AFP à Lomé, où il vit en exil depuis sa destitution, l'ancien
président a "récusé" dimanche la Cour criminelle, estimant qu'"elle n'a
ni qualité, ni compétence". "Je suis
un président légitime et légal. Nous ne pouvons éventuellement être
jugés que par la Haute Cour de justice pour haute trahison. Or
l'Assemblée nationale actuelle, issue d'un régime hors-la-loi et
putschiste, n'a pas qualité pour siéger en la demeure", a-t-il estimé. En
avril, la Cour de cassation centrafricaine a renvoyé M. Patassé devant
la Cour pénale internationale (CPI) pour divers crimes et exactions
commis en Centrafrique contre des civils centrafricains et tchadiens
par les forces loyalistes, lors de la répression d'une première
tentative de coup d'Etat du général Bozizé, venu du Tchad, en octobre
2002. |
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| mercredi 30 août 2006, a 07:19 |
| Rencontre sous l’égide de la Monuc : J. Kabila - JP Bemba, tout se joue aujourd’hui |
*Contrairement à ce que d’aucuns pensent, il n’est pas question de
faire rencontrer J.P Bemba et J.Kabila en tant que Chef de l’Etat. *Le
rencontre commencée hier et qui se poursuit aujourd’hui, met face à
face deux candidats au deuxième tour de la présidentielle. *Pour le
clan politique de Joseph Kabila, les questions liées aux événements du
20 au 22 août 2006 ne peuvent être résolues que dans le cadre des
institutions de l‘Etat. *La rencontre doit amener le Mlc à abandonner
la voie de la violence et à s’inscrire dans le jeu démocratique
A la suite des événements malheureux
qui ont endeuillé la capitale de la Rdc, il a été décidé d’une
rencontre entre Joseph Kabila et JP Bemba. L’inopportunité de telle
rencontre a finalement été reconnue par tout le monde. Tout ce qu’on
peut faire, puisqu’il ne pourrait être question d’occulter les
problèmes réels qui se posent au pays, c’est de favoriser la rencontre
entre deux candidats retenus pour le deuxième tour de la
présidentielle. Cette rencontre aura pour but de faire en sorte que les
mêmes causes produisent les mêmes effets. En termes clairs, au cours de
cette rencontre, il faut amener les deux candidats à respecter les
règles du jeu. Tout le monde est d’avis que le premier tour s’est passé
dans la pagaille. Beaucoup de Kinois particulièrement sont allés voter
dans la peur sinon dans la manipulation. Pour beaucoup de jeunes qui
n’avaient jamais voté, il était difficile de comprendre si ce que les
militants du Mlc faisaient était autorisé.
Le Mlc doit respecter les règles
Alors que la campagne électorale était
officiellement clôturée le 28 juillet à minuit, le Mlc l’a poursuivie
jusque dimanche 30 juillet, jour du scrutin. Comme cela ne suffisait
pas on avait vu des militants du Mlc aux coins des bureaux de vote,
chercher à parler à tous ceux qui venaient voter. Certains avaient même
reçu de l’argent pour voter pour le candidat numéro 2. Tel est le cas
de l’épouse d’un journaliste de la Rtga dans la commune de Lemba. Elle
avait reçu 3.500 Fc. Au moment où elle voulait en parler à son mari,
les agités du Mlc sont venus menacer le confrère. Ce dernier, de peur
de se voir agressé, voire de retrouver avec l’accusation de corrupteur,
n’a pas eu de choix que de sauter le mur. Il a ainsi échappé aux agités
du Mlc. Ces scènes, on les a vécues partout à travers la ville de
Kinshasa.
En plus de cela, les militants du Mlc
se sont donnés le rôle de justicier. Ils ont eu recours à la justice
expéditive. C’est ainsi que le dancing « Le Champion » a été incendié
parce que les militants du Mlc ont confondu la prime des témoins qu’un
dirigeant du Pprd distribuait et la corruption des électeurs. Du
n’importe quoi. Même si quelqu’un avait effectivement tenté de
corrompre les électeurs, est-ce une raison d’incendier le bar ? On
avait vécu la même situation à Kingabwa. Il y a eu même mort d’hommes.
Dans la province de l’Equateur comme dans le Bas-Congo, les électeurs
qui pensaient autrement étaient menacés de mort. En plus, qui avait
donné aux militants du Mlc et autre la mission de rendre justice là où
ils devraient seulement constater et saisir les organes spécialisés ?
Tout le monde avait également été
témoin de la destruction des calicots d’autres candidats que JP Bemba.
Le candidat Joseph Kabila était le plus particulièrement visé. Ceux qui
portaient pagnes et T.Shirts à l’effigie de Joseph Kabila ont été
violentés. On se rend bien compte que le Mlc s’était inscrit dans la
logique de la violence. Il faut ajouter à cela le discours de la haine.
Le Mlc est le parti politique qui avait préparé des fous du roi pour
insulter à longueur de journées le président de la République en
fonction. Autre acte de tricherie, c’est la démagogie. On ne peut pas
construire une démocratie sur base de la désinformation. Le Mlc a fait
croire aux Congolais que son leader, en sa qualité de vice-président de
la République, n’avait aucune décision. C’est selon lui, Joseph Kabila
qui faisait tout. Mais, dans son bilan, le leader du Mlc se dit avoir
stabilisé la monnaie et stabiliser la macro économie. Au-delà de la
réunion de ce mercredi, les deux délégations doivent se rappeler ces
anti-valeurs et le Mlc doit s’engager à n’y plus faire recours. De
toutes les façons, la délégation de famille politique du candidat
Joseph Kabila ne doit pas s’attendre à ce que JP Bemba vire à 90 degrés
en abandonnant la seule stratégie qui lui avait permis de réaliser le
score de 20% au premier tour.
Pas question de dialogue avec le chef de l’Etat
Il revient au professeur Samba Kaputo
et autres de dire au Mlc que cette fois, on ne le laissera pas faire.
S’il veut que la paix règne dans ce pays, le parti politique de JP
Bemba doit respecter les règles du jeu. Si la Monuc, le reste des
hommes de bonne volonté ne sont pas attentifs à cela, ce qui est arrivé
le 20 août on le vivra avant terme, c’est-à-dire pendant les opérations
de vote.
Il nous revient que pour le compte du candidat Joseph Kabila, la
délégation est conduite par le professeur Samba Kaputo, conseiller
spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité. Il sera accompagné
par le général Kalume, conseiller du chef de l’Etat en matière
militaire. Quant à la délégation du Mlc, elle est composée de Sesanga,
Directeur de cabinet, de Thomas Luhaka, président du bureau de
l’Assemblée nationale et de François Muamba, secrétaire général du Mlc
et ministre du Budget .
Si on est arrivé à ce résultat, c’est
tout simplement parce qu’il ne peut être question de bipolariser la
scène politique à la manière du faux clivage Est-Ouest qui a pris corps
dans un discours d’un candidat. Si les deux délégations ne se mettent
pas d’accord sur ces points essentiels sans qu’on élabore une nouvelle
constitution, mieux vaudrait que cette rencontre n’ait pas lieu.
Ci-dessous le communiqué intégral de la Monuc
Communiqué de presse MONUC/PIO/CP45/2006
Ouverture ce mardi des travaux de la
Commission Mixte sur les événements de Kinshasa « Kinshasa, le 29 août
2006 ». La session d’ouverture de la Commission Mixte mise sur pied,
sous l’égide de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en RD
Congo (MONUC), suite aux événements survenus à Kinshasa du 20 au 22
août 2006, a eu lieu ce mardi 29 août. Cette première rencontre entre
les délégations des états-majors politiques des deux candidats au
second tour de l’élection présidentielle s’est déroulée dans un climat
constructif. Elle avait pour but de valider les termes de référence de
la Commission Mixte.
Les délégués (trois pour chaque groupe) ont décidé de la création de
deux Sous-commissions : une Sous-commission d’enquête indépendante, qui
sera chargée d’établir les faits sur les événements du 20 au 22 août
dernier à Kinshasa, et une autre Sous-commission qui aura pour tache de
définir les règles de conduite afin que la campagne électorale pour le
second tour de l’élection présidentielle et la période post-électorale
se
déroulent dans le calme, conformément à la volonté des Congolais qui se
sont massivement déplacés le 30 juillet 2006 pour aller voter.
Les deux parties ont par ailleurs
promis pleine collaboration à la Commission d’enquête indépendante et
se sont engagées à œuvrer pour la poursuite du processus électoral,
conformément à l’Accord Global et Inclusif.
A cette fin, les deux Sous-commissions commenceront leurs travaux le
mercredi 30 août 2006.
Avenir
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| mardi 29 août 2006, a 08:21 |
| Jean Pierre BEMBA bloque le gouvernement |
*Justifiant
son absence à la réunion de l’espace présidentiel, le leader du Mlc dit
n’avoir pas été contacté. *Faux, peut-on lui rétorquer. Car, non
seulement, le secrétaire général du gouvernement avait actionné les
mêmes mécanismes pour informer tous les membres de l’espace
présidentiel, mais aussi, W.L. Swing s’était déplacé personnellement
pour convaincre JP Bemba à venir à la réunion. *Pour lui permettre à
participer à tout prix à cette réunion, les deux autres vice-présidents
avaient même exigé de retarder la réunion pour permettre au leader du
Mlc d’y prendre part. *Mais, JP Bemba a dit niet et par ce refus, il
entend bloquer le gouvernement. *Le fait que le Mlc ment sur toute la
ligne dans ce dossier, est une preuve qu’il a un agenda caché.
*Ci-joint la chronologie des faits par le chef d’Etat major des Fardc
qui n’est pas un membre de parti politique.
L’oubli est une qualité, mais en ce qui
concerne les événements que Kinshasa a vécus du 20 au 22 août dernier,
toute mémoire courte devient un vice. C’est ce que le Mouvement
Conscience verte tient à faire comprendre par le rappel des faits. De
façon systématique, les dirigeants du Mlc déforment les faits, occultes
ceux trahissent leurs projets cachés.
Doit-on se taire se contenter du calme
relatif survenu après ces événements sanglants ? Non ! Voici bientôt
dix jours que la ville de Kinshasa a été mise à feu et à sang par la
volonté délibérée d’un parti politique et de sa « milice » armée ayant
pour unique et seul répondant le vice-président de la République
Jean-Pierre Bemba. Jamais dans les annales de la Transition issue du
Dialogue intercongolais incidents meurtriers sur fond de pillages n’ont
connu une fuite de responsabilité aussi généralisée que ceux du
dimanche 20, du lundi 21 et du mardi 22 août 2006.
A défaut de condamner ceux par qui la
perturbation est arrivée, on s’acharne plutôt à tirer sur le chef de
l’Etat et la Garde républicaine quand on ne distribue pas les mauvais
points aux deux parties, et cela indistinctement.
Paradoxe : dix jours après, le Mlc n’arrive toujours pas à présenter
une version des faits qui tienne la route. Sur Rfi, dimanche 27 août
dernier, on a entendu son secrétaire général François Mwamba situer le
début des incidents vers 18h30. Pourtant, le déploiement des éléments
armés du Mlc vers le rond-point Forescom d’où une partie s’est dirigée
vers le Bureau provincial de la Cei et l’autre la Place Ubc pendant
qu’un troisième groupe investissait le poste de la Police de roulage
sur le Bld du 30 juin a commencé, selon le lieutenant-général Kisempia
Sungilanga Lombe, vers 17h00 ! La chronologie ci-dessous telle que
rendue par le chef d’Etat-major général des Forces Armées de la
République Démocratique du Congo en fait foi. C’est bien la preuve que
François Mwamba ignorait tout de ce qui se passait dans le périmètre du
siège de son parti depuis une heure et demi.
Peut-on dire que son président ne le
savait pas non plus, alors qu’il s’apprêtait - comme l’a soutenu sur
Rfi le secrétaire général - à prendre acte des résultats provisoires du
scrutin présidentiel ?
Du moment où le déploiement des
éléments Mlc a eu pour effets d’entraînement la panique survenue au
centre de presse installé à Sainte Anne, centre à partir duquel le
Bureau de la Cei devait rendre publics ces résultats, tout porte à
croire qu’il s’agissait d’une action préméditée. L’opinion avertie
l’aura au moins constaté : le Mlc n’a ni donné sa version des faits, ni
sollicité une enquête censée établir les responsabilités. Espérons que
cette enquête aura bel et bien lieu.
Arrêt du fonctionnement de l’Etat !
En attendant, force est de constater
plusieurs zones d’ombre dans la narration des incidents surtout par
plusieurs médias. Exemples : pourquoi ne dit-on rien des attaques dont
a été l’objet le Palais de la Nation pendant que le Vice-président
Bemba échangeait avec les membres du Ciat en sa résidence secondaire
située non loin de là ? Pourquoi ne dit-on rien des attaques portées
respectivement contre le cortège du coordonnateur du Ciat et chef de la
Monuc William Swing et du cortège du coordonnateur du Comité des Sages
Joachim Chissano ? Il y a lieu de noter que ces trois attaques ont eu
lieu le même lundi 21 août 2006. Pourquoi, alors qu’il devait tout de
même savoir que sa milice venait de transformer sa résidence privée en
geôle, cela en y enfermant deux éléments de la Garde présidentielle, le
vice-président Bemba a-t-il laissé les mêmes membres du Ciat y
pénétrer ? Pourquoi ne dit-on rien du massacre systématique des
policiers qui se trouvaient dans le périmètre rond-point Mandela,
triangle Cadeco, Cour suprême de justice et Bld du 30 juin à la hauteur
du Golf de Kinshasa ? Pourquoi ne dit-on rien ou pas grand-chose du
pillage tout aussi systématique des biens publics et privés y
localisés ? On constate plutôt que le débat est, à la vitesse de
l’éclair, déplacé de l’établissement des responsabilités à la rencontre
« Kabila - Bemba ». Et même à ce sujet, la manipulation de l’opinion
continue. Samedi 26 août 2006, l’Espace présidentiel s’est réuni au
Palais de la Nation sur initiative du Président Joseph Kabila. Le
secrétaire du Gouvernement, le Prof. Tumba Luaba, a actionné les mêmes
mécanismes par lesquels il avertit les vice-présidents de la
République. Il a saisi officiellement Jean-Pierre Bemba. Mieux, William
Lacy Swing s’est personnellement déplacé pour la résidence actuelle du
vice-président en charge de l’Ecofin. Deux fois mieux, les
vice-présidents Ruberwa et Z’Ahidi ont fait retarder d’une heure la
réunion pour convaincre leur collègue de les rejoindre. Quatre fois
contactés pour la même séance, quatre fois Bemba a dit non !
Pourquoi dans ce cas s’acharner à
déclarer à l’opinion qu’il n’a pas été officiellement invité à cette
occasion et soutenir en plus qu’il n’attend que le tête-à-tête avec
Kabila ? Or, les incidents qui se sont produits la semaine passée sont
tout, sauf un conflit entre deux partis politiques ou deux composantes
ou deux candidats. C’est une affaire d’Etat, donc du Gouvernement. Et,
aux termes des dispositions transitoires de la Constitution promulguée
le 18 février 2006 et qui régit aujourd’hui le Congo, c’est au niveau
de l’Espace présidentiel que l’on arrête l’objet du jour du conseil des
ministres. Dès lors, le retour de Bemba à l’Espace présidentiel
s’inscrit dans le schéma institutionnel. Il y a lieu de retenir que
plusieurs dossiers importants attendent le Gouvernement, au nombre
desquels - par exemple - la rentrée scolaire.
Boycotter les réunions à ce niveau
revient à bloquer le fonctionnement du Gouvernement et, par ricochet,
de l’Etat ! Ainsi, après avoir tenté de perturber le processus
électoral, Jean-Pierre Bemba voudrait arrêter le fonctionnement de
l’Etat... C’est étonnant qu’une certaine classe politique congolaise
n’appréhende pas cette évidence et se plaise plutôt à soutenir
l’insoutenable. Et à justifier l’injustifiable. C’est dans le souci de
rappeler JP Bemba au bons sentiments , cela dans l’intérêt supérieur de
l’Etat que le Mouvement de Conscience verte (Mcv), à la suite de toutes
les bonnes volonté, en appelle à la vérité des faits. La paix en Rd.
Congo en dépend.
L’Avenir |
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| lundi 28 août 2006, a 22:13 |
| Le Prof. Venant Kinzonzi s’est éteint hier dimanche |
La République démocratique du Congo vient de perdre l’une de ses sommités intellectuelles. En effet, le professeur Venant Kinzonzi Mvutukidi Ngindu Kogbia s’est éteint hier dimanche 27 août 2006 à 1 heure du matin des suites d’une crise cardiaque, a-t-on appris.
Chercheur infatigable qui a encadré de nombreux d’étudiants pour leurs travaux de mémoire, le professeur Kinzonzi passe pour le père du Plan comptable zaïrois. Il a été le tout premier responsable du Cpcz (Conseil permanent de la comptabilité au Zaïre) qui, plus tard, deviendra le Conseil permanent de la Comptabilité au Congo dont il a créé les structures actuelles.
Le professeur Venant Kinzonzi fut aussi un artiste de talent depuis ses études universitaires. Quelques-unes de ses œuvres continuent de faire fureur dans les discothèques de la capitale dont « Bolingo ya téléphone ». C’est à ce titre qu’il a fait partie du Conseil d’administration de l’Umuco (Union des musiciens du Congo). Sa disparition est une perte incommensurable pour le monde universitaire congolais.
Dans nos prochaines éditions, nous donnerons la riche biographie de cet éminent universitaire congolais. Le Groupe L’Avenir présente ses condoléances les plus attristées au corps professoral, aux artistes ainsi qu’à la famille éprouvée.
L’Avenir |
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| dimanche 27 août 2006, a 13:05 |
| Bemba fils Mobutu |
Au lendemain de la proclamation des résultats du 1er tour de la Présidentielle de R-dC qui ont confirmé JPBG comme challenger du deuxième tour, «le Soft International» cerne au plus près l’homme qui a fait une impressionnante campagne électorale de séduction basée sur le «nationalisme congolité».
Qui est ce challenger?
Jusqu’à la caricature, il a tout pris du vieux Léopard sauf l’humanité. Sa férocité n’a d’égale que sa fureur de domination.
Il adore autant qu’il déteste Mobutu. Comme lui, il affectionne le pouvoir et la domination autant que le métier des armes qu’il pratique depuis 1991.
Le Président avait un fort besoin de compagnie en même temps que d’un homme qui puisse faire le pont entre lui et le reste du monde afin de le sortir de l’ostracisme.
Il lui arrivait d’atterrir sur un aéroport d’Europe aux commandes d’un avion en tenue de commandant avant de dévaliser les supermarchés de produits d’Ardennes.
À Port-Louis, en marge d’un Sommet, le fils Mobutu et le fils Bemba faillirent en venir aux mains en public dans une ténébreuse affaire liée au financement de sa firme Comcell.
Là où il repose, le vieux Léopard doit se mordre les doigts: cet enfant Bemba qui faillit être le sien, a tout pris de lui et a tout bâti sur lui. En le reniant publiquement.
Pour JPBG qui ne sait ce que état d’âme veut dire, la page est à jamais tournée pour les Mobutu qui doivent venir moudre à son moulin. Sauf à accepter de disparaître.
***
Dans les derniers jours de sa vie au pouvoir, Mobutu ne le quitta pas d’une petite semelle. Comme deux tourtereaux, on les voyait à Kawele, le nouveau palais présidentiel de marbre érigé à Gbado-lité par son ami sénégalais, l’architecte Goudiaby, comme dans de petits coins du monde, éloignés de tous, en confidents absolus.
On peut désormais dire pourquoi.
Il avait une adoration infantile de l’Europe et de tout ce qui est blanc. Le Léopard aimait à voyager et à découvrir le monde.
Quand l’Occident le frappa d’ostracisme, dégoûté d’un pouvoir décadent, il vécut cela comme une déshérence. Pour survivre, il recourut à des succédanés. Dont le fils Bemba constitua la pièce maîtresse.
***
À la veille du Congrès international de l’Uijplf qui se tenait à Kinshasa, il voulut savoir, alors que l’Afdl et Laurent-Désiré Kabila déferlaient dans l’Est du pays, si les préparatifs allaient bon train et si le pays serait en mesure de relever le défi: celui de la tenue dans la Capitale d’un Congrès international de la presse de langue française - le premier du genre - qui réunirait une centaine de journalistes, Belges et Français compris, alors que le territoire national était ravagé par une rébellion soutenue par la Communauté internationale.
Entre deux voyages, le Président me reçut, introduit par son fils Nzanga dans son complexe immobilier de Roquebrune-Cap-Martin, sur la Côte d’Azur, entre Monaco, le Cap-Martin et Menton, acquis à prix d’or auprès de son ami, le milliardaire saoudien Adnan Kashoggi.
Devant l’écran télé installé en son bureau, une petite pièce au rez-de-chaussée attenante au vaste salon, alors que la télévision française montre des fonds sous-marins, Mobutu se prend à rêver.
Avant de s’émerveiller: «Et on nous raconte que le monde pourra un jour mourir de faim!» Le Léopard était déjà atteint de la maladie qui l’emportera quelques mois plus tard et revenait d’une de ces visites médicales secrètes à Lausanne, en Suisse.
IL S’Y PERDAIT INCOGNITO. La télévision montrait ces multiples poissons qui traversaient l’écran de part en part. Mobutu interminablement les fixait des yeux. Comme un bébé, incapable de s’en détacher...
Roquebrune-Cap-Martin, département des Alpes-Maritimes, région Provence-Alpes-Côte d’Azur qui ouvre son site Internet avec une phrase de Louis Nucera: «Le Monde, dit-on, est une pensée de Dieu. Quand il pensa Roquebrune-Cap-Martin, le Tout-Puissant devait être bien luné. Conscients de ce privilège, les habitants, semble-t-il, se sont évertués à ne pas briser l’harmonie des commencements».
Avant que l’éloge de la commune française ne poursuive: «Il existe une élégance et un raffinement que l’on ne retrouve que dans l’harmonie des couleurs et des lignes. Roquebrune-Cap-Martin vous en offre le plus parfait exemple».
Puis: «Ici, se conjuguent avec originalité tons lumineux et colorés, sculpture des formes, architectures audacieuses. Le soleil verse des gouttes d’or sur la richesse de la végétation, face à la mer sur fond de palmiers».
Puis: «Roquebrune-Cap-Martin a toujours aimé et attiré les têtes couronnées et les artistes, ambassadeurs d’un style de vie qui marie détente et délicatesse».
Puis: «À Roquebrune-Cap-Martin, le mythe ne meurt pas, la légende est toujours vivante».
Attiré par ce romantique bourg médiéval que la mer et des falaises enveloppent, Mobutu n’avait pas acquis une maison. Sur cette cime de colline, ce sont plusieurs maisons, de vrais chefs-d’oeuvre architecturaux bâtis face à la Méditerranée qu’il a acquis et légués par testament à l’un de ses petits-fils, qu’il chérissait le plus, et dont il chérissait autant le père, le fils Niwa.
Sur cette riviera française, à un jet de pierre du pays du casino Monaco, le Président aimait à jouer au milliardaire en dollars. Le méchant film «Mobutu Roi du Zaïre» du réalisateur belge Thierry Michel le montre avec des membres de la jet set, de la haute finance et des hommes politiques européens de premier ordre, en tête, l’ancien Premier ministre français Raymond Barre venus à l’anniversaire de son épouse, Mama Bobi Ladawa.
Au sommet de sa puissance, l’homme se prenait pour Louis XIV. Il offrait de somptueux repas comme le monarque français à ses innombrables convives.
Il avait rêvé s’y éteindre.
Interdit de séjour en Europe, surpris que la France ne lui ouvre souverainement pas ses portes, il ne put avoir le droit d’y venir quand l’Afdl le poussa à fuir la Capitale et le pays. Il erra au Togo, puis termina sa course à Rabat, au Maroc. Où son corps repose.
***
À la nuit tombée, le vieux Léopard avalait les petites ruelles escarpées de Roquebrune-Cap-Martin et de ses environs, faisait la battue des restos dont en fin gourmet il connaissait par coeur les tables et les caves.
Incognito, le Président s’y perdait en de nombreux endroits avec Jean-Pierre, le fils du millionnaire Jeannot Bemba Saolona, le patron des patrons zaïrois, à la tête d’une société holding qu’il monta, dit-on, avec des fonds de Mobutu.
À deux, ils s’y terraient longtemps sans que personne ne sache les dénicher.
La famille du Président prenait ombrage de cette compagnie qui occupait tant le mari et le papa. Elle ne cachait plus sa mauvaise humeur et fit souvent fermement éconduire l’intrus comme lors de cette soirée familiale très fermée dans le night club de la maison de Mama Kosia, la soeur jumelle de Mama Bobi, l’une des épouses Mobutu.
***
Que pouvait Jean-Pierre?
Directeur général de la société holding de son père Scibe Zaïre (Société commerciale et industrielle Bemba), il aurait voulu rester à Kinshasa, à son poste de commandement où il avait coutume de passer des journées entières, se nourrissant d’un simple pot de yaourt, au premier étage, le long du fleuve, sur la route des poids lourds ou au centre-ville, dans l’ex-immeuble Comcell qui abrite aujourd’hui son empire des medias où le Berlusconi des bords du fleuve Congo a aménagé au premier étage un niveau pour son seul bureau, ou au volant de son tout terrain Land Rover Discovery en connectivité, qui lui permettait, grâce à ses multiples portables et à ses talkies-walkies, de donner des ordres aux employés de ses différentes sociétés.
Aucun avion de l’impressionnante flotte de Scibe Airlift, la compagnie aérienne familiale construite avec des avions indûment pris à la compagnie nationale Air Zaïre, ne décollait sans qu’il n’assiste à son départ.
Ses journées commençaient tôt le matin, et se terminaient tard le soir.
Organisé, il aurait pu réussir honnêtement dans les affaires.
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«As-tu le choix quand c’est le Chef de l’État qui t’appelle et qui te dit, de sa voix de baryton et comme un ordre: «Jean-Pierre, demain on décolle!»», me dit dans son bureau de Vice-président de la R-dC, le «Chairman» du MLC.
Jean-Pierre Bemba Gombo venait de décider de s’ouvrir à moi, des heures durant, à son cabinet de travail qui fut le bureau du Premier ministre Patrice Lumumba, comme jadis quand il me retenait dans ses bureaux des Poids lourds ou de l’ex-Comcell, ou dans sa villa de Rhode-saint-genèse, convaincu de l’amitié que me porte son beau-frère, François Joseph Nzanga Mobutu Ngbawale, le fils aîné du défunt chef de l’État resté en vie, et avec qui il est en conflit dont il dit ne pas connaître très bien les tenants et les aboutissants.
Sans rien me dévoiler de son plan, je soupçonne qu’il pense que je peux faire le relais ou tenter de passer une autre version de ce conflit...
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Les enfants, Mobutu en a eus de plusieurs lits. Au point d’en constituer, s’il le voulut, des équipes de foot. Nul n’est pourtant en mesure d’en donner le nombre.
Longtemps durant, plusieurs mois après sa disparition, l’Internet grouillait de revendications liées à la filiation. Des personnes traitées de plaisantins juraient couler dans leur sang l’ADN du feu Maréchal. L’héritage a été difficile à gérer.
DÉCOUVERTE DU SUD. «Assis devant lui, autour d’une petite table, dans un petit resto d’une rue obscure de Menton, pendant des heures, je l’écoutais longtemps se plaindre de tout: de sa famille, de ses enfants, de son beau-frère (ndlr l’atypique Fangbi Popolipo) et je n’avais le moindre commentaire... Je percevais toute la douleur qui perçait cet homme...», me confie le Vice-Président, voici plusieurs mois.
Le roi Léopard n’avait jamais été vraiment fier de ses proches.
À un moment, il n’avait que du dégoût pour tous: sa famille, son entourage professionnel, militaire comme politique.
Il supportait mal le poids qu’il portait. Il avait besoin de parler mais ne trouvait personne avec qui parler.
Il s’était bruyamment séparé de ses plus proches collaborateurs, son ancien bras droit Seti Yale - l’homme de l’ombre de tous les temps - mais aussi celui qu’il nomma trois fois Premier ministre Léon Kengo wa Dondo.
Son brillant directeur de cabinet, Me José-Patrick Nimy Mayidika Ngimbi, l’homme qui parle comme un marteau donne des coups, l’a quitté sur la pointe des pieds et a rejoint l’exil. Avant d’animer à l’étranger des conférences anti-Mobutu.
Le Président lui a conservé du respect...
J’ai assisté à Kawele par un concours de circonstances à une rencontre qu’il lui accorda un matin lors d’un petit déjeuner au jambon de Parme et pâté de foie qu’il dévorait sur l’herbe alors que Nimy vivait déjà son exil.
La veille, un jet privé Challenger, propriété des Bemba que Kengo et Alexis Thambwe Mwamba alors tout puissant patron des Douanes voulurent clouer au sol à N’Djili pour fraude douanière avérée, avait décollé du petit aéroport parisien Le Bourget. Destination: Gbadolité. À son bord un seul objet: un énorme gâteau d’anniversaire pour les Mobutu.
Le Léopard avait aussi perdu son intendant français Buisine, un homme de très petite taille mais de grande vertu, fort dévoué, qui rendait tous les services, gérait le harem de femmes et les groupes des hommes tel l’actuel Vice-président Arthur Z’Ahidi Ngoma, frais, émoulu et démuni de l’Unesco.
Mobutu s’était éloigné de son ami de tous les temps, son financier Mukamba Kadiata Nzemba, ancien ambassadeur en Angleterre à qui il avait confié la gestion des stratégiques mines de diamant de Bakwanga, à Mbuji-Mayi, et avec qui il avait conclu un pacte portant élimination de Lumumba.
Le Léopard qui affectionnait la compagnie était soudain livré à lui-même.
En même temps, ses capacités manoeuvrières sensiblement réduites du fait du tarissement de ses ressources financières le rendaient vulnérable.
Finalement, il avait résolu de retourner dans sa tanière de Kawele-Gbado-Lité, ne mettant plus jamais les pieds à Kinshasa où les femmes Luba, furieuses de ses relations désastreuses avec son opposant Étienne Tshisekedi wa Mulumba lui montraient leur nudité en signe de malédiction à chacun de ses passages sur le boulevard.
Depuis Gbado-Lite, le Léopard négociait douloureusement tout: argent en vue de survivre physiquement et politiquement, amitiés politiques, contacts avec les chancelleries, etc. Les temps n’étaient plus à l’amitié fraternelle, rien ne lui était offert...
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Mobutu avait un fort besoin de compagnie en même temps que d’un homme qui puisse faire le pont entre lui et le reste du monde.
Introduit dans la cour présidentielle comme par effraction par Georges Bundu-te-Litho, fils du richissime oncle de Mobutu, l’ancien ministre des Finances Litho Moboti, Jean-Pierre se tenait sur ses gardes.
Le renard faisait mine de se contenter de voir, d’écouter et s’imposait le silence. C’était pour lui l’unique façon de durer.
Il en avait grand besoin. Il savait le Léopard d’une férocité imprévisible et ignorait quand arriverait son heure de disparaître. Il essayait de repousser le temps autant qu’il pouvait.
En attendant, Jean-Pierre Bemba Gombo a conquis le coeur du félin.
Peu à peu, il réussit à s’introduire dans le saint des saints. Apparaissant à la fois comme intendant, chef de la maison civile, chef de la maison militaire, conseiller privé et financier.
La Conférence nationale souveraine pro-démocratie fait rage. À sa tête, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, elle menace de révoquer le Maréchal. Alors, des stocks d’argent entrent en scène via son nouveau bras droit.
Au mieux qu’il peut, pour demeurer en place, le Président organise une farouche résistance. Contre espèces sonnantes et trébuchantes distribuées à tour de bras à tout ce qui représente une influence quelconque: personnalités politiques, membres de la société civile, ceux du clergé, fonctionnaires internationaux, journalistes nationaux et étrangers, chefs coutumiers, etc.
«Un véhicule Unimog faisait des va-et-vient journaliers entre la Banque du Zaïre et le bureau de Jean-Pierre», se souvient un proche de la famille.
«Ce sont des billets de Zaïres qu’il fallait changer contre des dollars pour le compte du Président. Souvent, le Président faisait venir des politiciens qu’il faisait servir auprès de son nouveau conseiller. Si certains y trouvèrent leurs comptes, la suspicion était totale».
Il y avait même des fonds à Tripoli, chez le colonel Kadhafi provenant des commissions sur le pétrole. C’est le nouveau conseiller qui avait la charge de la question. Il y faisait des va-et-vient. Le réseau libyen et les contacts avec Kadhafi remontent à cette date.
Manda fut le premier à s’offusquer d’un tel père. L’enfant comprenait mal que son père fasse garder le trésor amassé ou à amasser par un autre que par un sien propre.
Avec femme et enfants, le fils aîné de Mobutu alors en vie déserta le toit paternel et ne put réapparaître que quand il devint évident que Mobutu était cliniquement mort.
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Mobutu adulait à ce point l’homme blanc et l’Europe que quand on lui parla d’Afrique du Sud ou de l’île Maurice, il bondissait: «Vous pensez donc!»
CAISSIER PILOTE. On lui proposa de s’y faire soigner de sa maladie de la prostate. «Il y a là d’excellents médecins et d’excellentes cliniques spécialisées. Vous pourriez même en acquérir une...», lui dit-on.
Le Maréchal écouta poliment.
Il ignorait que ces deux pays avaient atteint un stade de développement comparable à celui de nombre de pays d’Europe.
Mais quand il découvrit Port-Louis à l’occasion du Sommet France-Afrique quand Mitterrand décida de lui griller la politesse en le recevant en présence de ses deux jeunes frères du Congo-Brazzaville et du Rwanda, Sassou Nguesso et Juvénal Habyarimana, Mobutu se paya quelques jours de vacances dans ces bungalows en paille qui portent des noms prestigieux et où le confort le dispute à celui des palaces de Londres.
Il se promenait de longues heures sur ces plages idylliques d’un pays construit sur la seule richesse du pays, la canne à sucre, alors que son pays qui regorge de tout, il n’a su lui faire prendre le départ. Il passait à regarder comme un artiste surveille son sujet une mer de Paradis qui change de couleur en plusieurs fois par jour.
Le fils Bemba toujours là.
À Port-Louis, iI avait fait la démonstration de sa puissance en prenant en location une énorme Mercedes blanche dans une ville où règnent des petites japonaises et alors que les Chefs d’État et le président Mitterrand se déplaçaient à bord des Renault Safrane.
*** Puis vînt l’Afrique du Sud. Le fils Bemba toujours là.
«Là, pendant quatre jours, nul ne savait où se trouvait le Président. Nous y étions à deux. Au deuxième jour, le général Nzimbi (ndlr le chef de la redoutable DSP) parvînt à me localiser au téléphone. Il me pressa de questions, me menaça, invoquant des questions de sécurité, le danger pour la vie du Président! Il voulait que je lui dise où se trouvait le Président».
- «Vous vous rendez compte? Si quelque chose arrivait, nous serions sans réaction! Et c’est toi qui porterait la responsabilité!», tempêta le redoutable général.
Mais la consigne avait été stricte: le fils Bemba ne put révéler le secret de l’antre.
Ni membre de famille, ni collaborateur quelconque ne sut où Mobutu se terrait.
«J’étais seul à savoir. J’étais avec lui, en Afrique du Sud. Mais où?», se satisfait JPBG.
Peu avant sa disparition tragique dans le Katanga, à Dilolo, l’ancien ministre devenu ambassadeur, Maximilien Sampassa Kaweta Milombe me raconte dans les salons d’un aéroport la scène à laquelle il assista alors qu’il était en poste à Ottawa, au Canada.
La Première Dame littéralement prise de rage face à l’un de ses fils.
- «Vous vous rendez compte! Vous avez abandonné votre père entre les mains de Jean-Pierre! Qu’attends-tu pour le rejoindre et aller évoluer à ses côtés, te pénétrer de son intelligence? Comment peux-tu avoir si peur de ton propre père?»
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De tous les fils connus de Mobutu, la population retient les noms de Niwa, Konga, Manda, Kongulu. Tous disparus. Il y a Nzanga, Giala, Ndokula du lit de Bobi Ladawa. Et d’autres... Puis d’autres.
Celui qu’il chérissait le plus est Niwa. Mobutu tenta d’en faire un homme digne, respecté. Peut-être son dauphin. Bien avant la mode qui déferle sur le Continent...
Au point d’en faire un membre du Gouvernement. Il voulait qu’il apprenne sur le tas aux côtés des diplomates chevronnés! Mais Niwa qui fut ambassadeur itinérant de son père avant de devenir vice-ministre aux Affaires étrangères avait des limites théoriques intellectuelles trop évidentes. Si son désir de progresser était réel, souvent, il n’offrait que sa bonne foi.
Puis surgit la mort qui brisa le rêve du père...
C’est le fils Bemba qui ramena d’Europe le corps et rendit service aux obsèques. Le Président apprécia.
Pilote de Boeing, détenteur d’un passeport brésilien - du fait certainement de son épouse congolaise Lilya Mbombo Texeira mais brésilienne de père -, Jean-Pierre Bemba Gombo pouvait aller et venir alors que Mobutu et les siens étaient frappés de refus de visa et que même les Bemba étaient indexés en Belgique et en France à la suite d’une rocambolesque affaire de faux dollars saisis avec des tas de papier monnaie découpé et des machines à fabriquer l’argent lors d’une descente en force de la police belge, et filmée en live par toutes les télévisions belges, non à la résidence familiale de Lasne, mais dans une maison prise en location et pour cause à Rhodes St Genèse!
L’ex-coach de foot Nozy Mwamba, notable contrefacteur aujourd’hui retiré en Afrique du Sud où il gère une boîte de nuit «le Sankaï» dans le quartier de Rosebank, était cité. Il fit la prison à Saint Gilles avant de s’évader spectaculairement peu de temps après.
Il brigue aujourd’hui un mandat de député national.
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Il arrivait à Jean-Pierre d’atterrir sur un aéroport d’Europe aux commandes d’un avion en grande tenue de commandant de bord. Il tirait profit d’une réglementation de l’IATA, l’Association internationale des transporteurs aériens, qui déleste certains équipages, sur certaines destinations, à certaines conditions du port de visa à la frontière.
Le caissier de Mobutu transformé en pilote de ligne pouvait ainsi passer la frontière, faire la rafle de fines bouteilles de vin dans les supermarchés d’Europe, remplir ses caddies de produits d’Ardennes dont le Président raffolait.
Au passage, il faisait le tour de quelques vieux et derniers amis et plaidait la cause du Maréchal qui en avait grand besoin.
Le vieux Léopard édenté appréciait.
Il n’y avait pourtant pas un membre du pré carré familial pour lui en donner le change...
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Et Konga est mort. Il restait Manda et Kongolu. Mobutu voulut en faire des militaires, pour les punir d’une jeunesse truculente. Malgré le recours au fer, il ne réussit à les redresser.
DIPLÔMÉ DE L’ICHEC. Les deux enfants se reconvertirent dans les affaires, dans la douane, dans la maffia...
Un Libanais ou quelque Indo-pakis avait-il maille à partir avec la police des frontières? Il n’avait qu’à faire appel à l’un d’eux et, via quelques gros bras, l’affaire était réglée.
Tous les coups perpétrés à Kinshasa en ces années-là étaient signés d’eux.
Telle cette affaire de la BZCE, la Banque Zaïroise du Commerce Extérieur, reprise par Manda et son complice Aimé Atembina étêté et calciné dans son véhicule sur une autoroute en France par le réseau corse dans une affaire d’achat d’armes dans une République de l’ex-URSS. Cela les éloigna de la population et les fit se détester du Père.
Peu avant, il avait, avec Jean-Pierre Bemba Gombo, mené une attaque contre le Premier ministre déchu, le général d’armée Norbert Likulia Bolongo piégé dans le lobby de l’hôtel de l'aristocratie française Le Crillon à proximité de la Présidence française, le Palais de l’Élysée à Paris.
Devant Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Atembina, officier d’armée, venait de promettre la mort au général ex-Premier ministre. Pendant la guerre de l’Afdl, les deux hommes avaient assidûment collaboré dans l’achat d’armes aux Républiques ex-soviétiques.
Quand la question fut posée à Jean-Pierre par un proche joint immédiatement au téléphone par Likulia qui s'en sentait déconsidéré, il expliqua, en riant, comme un gangster après un coup, s’y être trouvé par hasard...
Pourtant, les deux amis faisaient ensemble la route vers Bruxelles, à bord d’une Mercedes 500 conduite par le fils Bemba lui-même, qui comptait même une Porsche dans son parking bruxellois.
Le général Likulia est convaincu que les deux hommes avaient fait le voyage pour l'agresser...
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Nombre de témoignages rapportent l’échec familial du Président.
Ancien directeur de cabinet de Mobutu, le professeur Félix Vunduawe Te Pemako me murmure à l’oreille sur l’aéroport de N’Djili avant d’embarquer: «Le Chef s’était tellement consacré à son pays qu’il négligea l’éducation de ses enfants».
Il en serait resté mortifié.
Il tenta de confier la tâche à un collaborateur, ministre de l’Éducation nationale. La rumeur publique raconte que le chèque en blanc signé par le Léopard sur un compte en Suisse prit une autre direction. Mobutu en fit malade et pourchassa jusqu’à la fin de ses jours l’ex-collaborateur indélicat.
Avait-il trouvé en Jean-Pierre Bemba Gombo l’enfant qu’il aurait voulu avoir?
Jean-Pierre me raconte: «Un jour, dans un restaurant à Cape-Martin, il se lâche. Soliloquant, il tempête sur tout ce qui l’entoure: voilà celui-ci! Voilà celui-là! Eh bien, tous des demeurés!»
Puis, le Léopard de poursuivre: «Jean-Pierre! Oui. Oui...». Il hocha de la tête...
Diplômé de l’ICHEC, l’Institut catholique des hautes études commerciales, très certainement le must de Belgique dans le domaine, à Montgomery, Wollumé-st-Lambert, ancien stagiaire à la Citibank-Kinshasa, Jean-Pierre qui a compté comme condisciples et amis, l’ancien président de l’Assemblée nationale Olivier Kamitatu Etsu et le patron de la Citibank-Congo Michel Losembe, écoutait.
Et comme à son habitude, il faisait mine de ne rien entendre.
En réalité, il a beaucoup appris de cette période.
Son ex-rébellion du MLC à l’Équateur, montée à partir des soldats Tutsis Banyamulenge ayant fait défection du RCD à Kisangani pour mieux garantir la traçabilité, grouille d’indicibles histoires de cruautés qui poussent ses compagnons d’hier à lui barrer la route à tout prix aujourd’hui.
Il faillit égorger lui-même un collaborateur accusé d’être trop bien habillé à ses yeux. Un autre eût la surprise d’apprendre qu’il avait à s’expliquer sur l’origine d’une somme de 1.000 dollars qu’il était supposé avoir.
Un visiteur, de retour de Gbado, se fit arrêter à Bangui et conduit dans une prison souterraine, accusé de fomenter un coup d’État en Centrafrique contre l’ancien président, Ange-Félix Patassé, qui considéra Jean-Pierre comme son fils après l’avoir combattu.
Son côté dictateur féroce, sa capacité de broyer lui-même ses adversaires de ses propres mains - même son beau-frère Jean Bamanisa dont il vient de confisquer sans ménagement un terrain aux bords du fleuve à Maluku pour y ériger un palais semblable à celui de Kawele -, le plaisir quasi sexuel que l’exercice lui procure.
«Rien ne lui fait tant plaisir que la souffrance humaine», témoigne un ex-ami.
Son penchant militaire, homme carré qui cherche à tout régler par les armes.
En 1991 déjà, il enfile un treillis et s’entraîne à Kasangulu, dans les environs de Kinshasa. Il ne se déplace désormais qu’à la tête d’un détachement des commandos DSP, la Division spéciale présidentielle.
Nzimbi le surprend jubilant, ses prisonniers dans le coffre arrière de son énorme limousine Mercedes, les promenant dans les rues de la Capitale. Le général s’en émeut et tient informé Mobutu.
Le Léopard commence à prendre froid de cet enfant. Il s’en confie publiquement auprès de ses visiteurs.
«Ça, c’est encore le coup de cet enfant Jean-Pierre...», pleurniche-t-il sur un autre chapitre quand une religieuse est attrapée avec de faux dollars au marché, que Mobutu a fait remettre lui-même!
Anéanti par la Communauté internationale, Mobutu ne poursuit pas moins ses courses avec ce fils Bemba, qui tire très grand profit de cette compagnie.
«Pour être resté si longtemps aux côtés de lui, il ne pouvait être un simple financier. Il devait être maître dans l’art de la jonglerie. Comme son père, il a bu Machiavel jusqu’à la lie...», me confie un proche parent.
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Ses relations avec Nzanga qui épouse en 1994 sa soeur Cathy demeurent mystérieuses. Les deux hommes se regardent comme chien et chat.
À Port-Louis, ils faillirent en venir aux mains en public dans une ténébreuse affaire liée à la firme Comcell alors que Nzanga décide de rejoindre son père esseulé et de tenter d’organiser son image à la suite de Niwa.
Une garantie d’État de plusieurs millions de dollars aurait été arrachée au ministre des Finances après que le patron de Comcell eût invoqué le nom de Nzanga. Informé, Mobutu se jeta littéralement sur ce fils qui s’était juré de porter dignement son nom et le menaça de le renvoyer à l’étranger reprendre les études.
LAVER L’HUMILIATION. L’affaire lui était restée en travers de la gorge.
À la veille de la campagne électorale, Nzanga accusa son beau-frère d’avoir stocké à Gbado-Lité, dans l’Équateur, dans les anciens entrepôts de Coca-Cola, la concession familiale, un arsenal de guerre. Le fils Mobutu poussa son hostilité au point d’écrire à l’ambassadeur William Lacy Swing, le représentant de Koffi Annan en R-dC, avec copie conforme à toutes les autorités gouvernementales, dont le Président de la République, les quatre Vice-présidents - y compris Jean-Pierre Bemba Gombo, le ministre de la Défense.
L’annonce de son entrée en campagne pour la Présidentielle est comprise comme une réponse à ce qu’un Mobutu peut effectivement faire de valeureux.
Les Mobutu - Nzanga en premier qui porte bien le nom de son père et l’assume jusque dans l’appellation de son parti UDEMO, Union des Mobutistes - estiment que Jean-Pierre leur a volé leur nom. Il s’est bâti une notoriété sur les terres des Mobutu.
À leurs yeux, la montée en puissance de ce Bemba a été un malheureux malentendu qu’ils se sont jurés de combattre comme action de grande cause familiale. Là où l’ex-Zaïre attendait un Mobutu, il a vu surgir un Bemba. Même force physique, même langue châtiée, même capacité de séduction...
Si l’occasion lui était donnée, Nzanga serait ce Mobutu qui en aurait lavé l’humiliation.
Avec les consultations électorales, sa décision est prise.
Mais c’est encore le fils Bemba qui l’en empêchera.
Pour financer sa campagne, Nzanga espérait beaucoup de l’immense patrimoine immobilier familial sur lequel l’OBMA, le fameux Office des biens mal acquis mis en place par l’Afdl, détient des droits. Mais c’est la redoutable ÉCOFIN, la Commission économico-financière du Gouvernement, qui en disposait les clés.
Or, celle-ci est présidée par le fils Bemba.
Lors d’une rencontre à Faro, la côte balnéaire du sud du Portugal, où Bemba et les Mobutu ont acquis des propriétés, le patron de l’ÉCOFIN fait des promesses à la veuve Mobutu.
Présent à la rencontre appelé par sa mère, Nzanga prête mal l’oreille. Il se méfie du fils Bemba et tente de dissuader sa mère. Il n’a pas tort. Bemba n’aurait réalisé que la promesse de faire livrer par l’administration publique des passeports diplomatiques via son ministre MLC des Affaires étrangères Raymond Ramazani Baya. La veuve et les enfants Bobi lui en savent gré mais n’ont rien vu venir d’autre.
Si Nzanga a fait le voyage de Kinshasa sur insistance de sa mère après qu’il fit partir Cathy travailler aux États-Unis où elle vit avec leurs trois enfants, il n’a pu récupérer qu’une maison dans le quartier des ambassadeurs, le long du fleuve, à la Gombe où il a installé son gîte.
Le fils Mobutu n’y mène pas grand train de vie. Bien au contraire, comme à son habitude. Mais ce n’est pas faute d’y avoir pensé!
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Les temps sont durs, très durs. Tant pis.
Nzanga n’a donc rien non plus trouvé pour la campagne électorale pour la Présidentielle qu’il voulait à l’américaine. Il misera sur le nom, sur le mythe. Il aurait voulu faire plus...
À l’impossible, nul n’est tenu.
Trop prudente, Mama Bobi Ladawa a conseillé son fils - et avec elle des membres de famille, en tête les Litho et donc le pragmatique Jean Lambert Segbia, le patron de l’ex-Sozal - de baisser la garde, de regarder les choses en face et de mettre fin à la guerre insensée qu’il livre, depuis de longues années, à son désormais puissant beau-frère. ils pensent que Nzanga et Jean-Pierre, c’est David et Goliath, deux catégories de ring différentes...
Ce n’est pas l’avis de Nzanga.
«S’il faut tailler notre chemin dans le roc, nous le taillerons dans le roc», aime-t-il à répéter, paraphrasant jusque dans l’accent son père de Maréchal défunt.
Si Nzanga voue de l’adoration pour sa mère «Maman Présidente» et a juré devant Mobutu en vie d’être aux côtés d’elle, aussi longtemps qu’il en aura les forces, entre la mère et l’enfant, les divergences sont trop profondes quand il s’agit de Jean-Pierre Bemba Gombo.
De guerre lasse, la veuve n’a eu qu’un choix: refuser à ce fils les moyens de déclencher une nouvelle bataille contre son beau-frère.
Nzanga fut privé du chèque pour la campagne qu’il espérait et n’a pu, hormis un DVD, communiquer.
INVOQUER LE LÉOPARD. Là où JPBG se déplaçait en jet privé, Nzanga n’a même pu affréter un avion.
Les temps sont durs, très durs!
Il n’empêche! Ses résultats provisoires ne sont pas dérisoires.
Cité en tête des sondages dans l’Équateur, le bastion des Mobutu, s’il a cédé du terrain face à la déferlante médiatique de son beau-frère, ses résultats sont honorables.
Signe que s’il avait disposé de moyens, Nzanga aurait fait très mal. Signe que les Mobutu sont loin d’être morts. Sans avoir battu campagne, il fait des scores dans tout le pays au point de se classer quatrième sur la liste des 33 avec 4,77% des votes exprimés.
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Certes, il ne sera pas du combat de second tour. Nzanga a été éliminé. Il le sait depuis le 20 août. Il ne se faisait déjà aucune illusion... Mais il sait et le monde sait ce qu’il pèse. Désormais!
Aux Législatives, son frère Giala a battu sans coup férir Bundu-te-Litho.
La soixantaine passée, Bundu avait eu le toupet d’affronter son petit cousin, qui se trouve être fils Mobutu. Giala venait de débarquer d’Europe et n’avait guère besoin de battre campagne. Il est Mobutu.
Face à Georges Bundu-te-Litho, Giala s’est maintenu ferme dans la petite ville coquette de jadis avec son aéroport en forme de sombrero mexicain. Avec lui, toute la petite tribu Mobutu unie et réunie.
Elle n’a pas la mémoire courte. Elle sait que c’est Bundu qui a fait traverser au fils Bemba le périmètre sacré familial. Et a commis le crime de lèse-majesté. C’est lui qui est à la base des déconvenues des Mobutu de ces dernières années. Jusqu’à la profanation de leurs tombeaux. Ils avaient juré de le lui faire payer comptant. Ils y sont parvenus.
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À Gbado-Lité, on n’a pas oublié que la ville du nord du pays, proche de la Centrafrique, est un miracle sorti de la terre argileuse par Mobutu et par Mobutu seul.
Jean-Pierre Bemba sait très clairement désormais.
Là où il repose, le Léopard doit être fier de ses fils restés en vie. Ils ont osé et réussi.
Même le MPR, parti-État qui refusa à Nzanga de jouer un rôle de leadership, en a eu pour son compte. Malgré l’appareil du parti, malgré l’auréole de la fonction ministérielle, sa cheffe, Cathérine Nzuzi wa Mbombo obtient moins que rien...
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Mobutu aimait les coups d’éclat, les démonstrations de force. Là où il se trouve, il doit jubiler. Comme il le fut vivant lorsque Kongulu, à la tête d’une bande de fidèles, réussit le coup de maître de faire évader un proche d’un tribunal...
Là où il repose, le Léopard doit se mordre les doigts: cet enfant qui faillit être le sien, a tout pris de lui et a tout bâti sur lui. En le reniant publiquement.
À qui il voulait, le fils Bemba disait: «Ceux-là, ils vont voir ce qui va leur arriver, ce qui va leur tomber dessus»!
Déjà et Mobutu en vie!
Le fils Bemba fut le premier à dégarnir Kinshasa en retrouvant sa niche de Rhode-saint-genèse, dans la banlieue de Bruxelles. L’Afdl était déjà dans les Kivu!
Cela faisait longtemps qu’il commerçait avec Kampala et avec le président ougandais Yoweri Museveni qui prit une part active dans la fin de Mobutu, aux côtés d’autres puissances régionales. Officiellement, il ne s’agissait que du transport vers l’Europe des tilapia péchés dans le lac Victoria, non loin d’Entebbe. Il ne pouvait s’agir de politique...
Lui, se gardait de faire de politique! Du moins, le disait-il. Il était homme d’affaires... Nul pourtant ne l’a vu au cimetière catholique de Rabat, lors des obsèques du Léopard où le félin repose encore.
Pour Jean-Pierre Bemba Gombo qui ne sait ce que état d’âme veut dire, la page est à jamais tournée pour les Mobutu qui doivent venir moudre à son moulin. Sauf à accepter de disparaître. Ce n’est pas l’avis de Nzanga...
Dans l’Équateur, la pression des anciens sera pesante. Mais Nzanga aura beau rôle d’affirmer sa phrase fétiche: «Tous savent que le Maréchal a consacré sa vie à l’unité de son pays». Nzanga choisira le camp qui symbolise le mieux l’unité de l’ex-Zaïre de son père défunt.
Sauf compromis historique, il ne saurait oublier que lors des années rébellion, il se fit interdire le séjour à Gbado-Lité, la ville de son père, sa ville, alors que les Kivu et la province Orientale lui ouvrirent leurs portes et que des Mobutistes nostalgiques versèrent de chaudes larmes, des Mamans étendant leurs pagnes sur son passage.
Nzanga avait loué une chambre au Sofitel à Bangui d’où il pouvait voir la ville de Zongo, de l’autre côté du fleuve, à près de 100 kms de Gbado-Lité. Informé, le fils Bemba, alors maître à Gbado-Lite, se prit de rage. Il menaça de descendre d’une roquette l’établissement hôtelier centrafricain.
Il haït à ce point les Mobutu!
François Joseph Mobutu Nzanga Ngbangawe se fera mieux entendre de ses contemporains fort de sa nouvelle position dans le pays.
T. KIN-KIEY MULUMBA |
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| samedi 26 août 2006, a 16:00 |
| Kabila-Bemba, il faut jouer franc jeu |
*La communauté internationale doit éviter la complaisance vis-à-vis des manœuvres de JP Bemba. *Si on interpelle la communauté internationale, c’est parce qu’elle est la première à voir Joseph Kabila agir en candidat et non en chef de l’Etat. *Par ce jugement, la communauté internationale ne reconnaît pas l’existence des institutions au Congo dont les animateurs ne seraient que des chefs de factions. *Si on ne dit pas la vérité au leader du Mlc, on prépare d’autres événements. *On a trop laissé faire le Mlc : le 27 juillet, pendant le vote, on a ainsi préparé l’après vote.
Le calme est revenu à Kinshasa. Le calme exigé par tout le monde est respecté. Le souhait de tout le monde est que cela dure. Mais, il faut reconnaître que les derniers événements ont planté une dangereuse graine de violence. Le retour au pillage comme moyen de pression politique, voilà qui inquiète. Quoi que l’on en pense, pour rétablir l’ordre, il faudra un peu de manière forte. En ce moment là, les pseudo démocrates qui se taisent aujourd’hui, sortiront de leur réserve.
Pendant les trois journées folles, on a cherché en vain les guerroyeurs des ondes. Ni Mokia, ni quelques autres de ses semblables ni dans les médias ni dans la rue. Ce sont ceux qui ne parlent pas qui ont payé de leur vie. Si ce qui s’est passé pendant ces trois jours a laissé quelques séquelles politiques, JP Bemba sera seul à les payer. Et pourtant, il est également celui qui avait, qui a encore un quelconque avenir politique à préserver, qui ne serait pas réduit à la mendicité en attendant les prochaines élections. Il va de soi que le leader du Mlc n’aurait pas cette meute autour de lui, il agirait avec mesure. Malheureusement, ce sont ces gens sans moindre idée ni pouvoir ni de la nation, des gens qui réduisent tout à leurs petits intérêts du moment qui poussent les leaders à des actions extrêmes. On attendait également que l’Observatoire des médias qui accusait L’Avenir de donner des informations sans fondement sur les préparatifs de guerre à Kinshasa par le Mlc se montre humble. Et reconnaisse dans un communiqué qu’il avait de façon désinvolte accusé le quotidien L’Avenir d’avoir alerté l’opinion sur des préparatifs de guerre en pleine ville de Kinshasa par le Vice-président JP Bemba.
Tout le monde avait laissé faire le Mlc
Le calme est revenu. Mais, si aucune précaution n’est prise pour empêcher la répétition de tels actes demain , on aura bâti sur du sable mouvant la paix pour laquelle la communauté internationale a dépensé et dépense encore beaucoup d’argent, sans oublier le sacrifice humain de certains soldats du monde qui croient à la paix dans ce pays.
Quelles sont les précautions à prendre aujourd’hui ? Sous prétexte qu’ils se sentiraient en insécurité, les chefs rebelles ont demandé et obtenu de conserver leurs armées. Lorsque ce problème est posé, certains responsables de la communauté internationale faussent les débats en mettant le chef de l’Etat sur le même pied d’égalité. Puisque Joseph Kabila a une garde, tout le monde doit avoir une garde. Cette complaisance coûte chère aujourd’hui au pays. Il aurait coûté très chère à la communauté internationale. Car, pour atteindre leur but, les hommes du Mlc sont capables de sacrifier n’importe qui, si cela doit enlever quelques lustres à J.Kabila et donner à JP Bemba quelque avantage politique ou diplomatique. Les 14 ambassadeurs avaient risqué gros. La communauté internationale, on ne le dira jamais assez, aurait sa grande part de responsabilité dans ce drame. Tout peut encore arriver. On ne sait pas à quelle autre astuce diabolique le leader du Mlc va recourir. Tout le monde est étonné et pourtant, JP Bemba n’avait en aucun moment caché ses intentions. Mettre le Congo à feu et à sang a été un thème de campagne aussi bien à Kinshasa, à Tshikapa que dans la province de l’Equateur. Pour avoir la paix, il fallait voter pour JP Bemba. Le contraire, on l’a vécu pendant trois jours dans les rues de la Gombe. Quand le mot d’ordre de violence était donné de bouche à l’oreille, publiquement, voire dans les médias, tout le monde s’est tu oubliant que qui ne dit mot consent. Les organisations de défense des droits de l’homme préfèrent être à la défensive. Personne n’a anticipé contre ce discours en dépit des effets qu’il avait produits le 27 juillet 2006. Vivant dans la terreur, ces organismes n’ont pas osé dénoncer les actes posés par les militants du Mlc. Ils ont attendu la réplique des forces de sécurité pour condamner les actes des uns et des autres. A la place, faute de courage de leur action, ces organisations feraient mieux de se taire.
La Haute Autorité des médias, en dépit du travail important qu’il a abattu, s’est montrée très complaisant face à un certain discours. C’est avec peine qu’on a constaté que la défense de Ghislaine Dupont par exemple, a préoccupé plus les organisations de régulation et d’auto régulation, et même le service de la Monuc chargé des droits de l’homme plus que le sort des Congolais. Si le Mlc s’était arrêté à la violence de dimanche soir, si, pendant les trois jours, la garde de JP Bemba s’était promenée dans les rues de Kinshasa réglant des comptes à tout ce qui semblait proche de Joseph Kabila sans la moindre réplique des services de l’Etat chargés de la sécurité des personnes et des biens, l’affaire n’aurait pas eu la même ampleur qu’aujourd’hui. L’exemple du 27 juillet 2006 est là pour corroborer nos propos. Que faut-il penser par là ?
Le Mlc sera contré dans ses manœuvres manipulatrices
On ne règlera jamais la situation congolaise dans la complaisance. Il est clair que Joseph Kabila n’avait aucune intention d’insécuriser un seul de ses adversaires sinon en leur promettant un KO en règle aux élections. Si les autres, les anciens chefs rebelles avaient besoin de leurs milices en dépit de la protection leur proposée par la Monuc, c’est à des fins semblables à ce qui est arrivé à Kinshasa depuis dimanche 20 août dernier. Les résultats qui ont été à la base des échauffourées de dimanche ne sont que ceux du premier tour. Quelle sera l’attitude de JP Bemba lorsqu’il saura qu’il est battu et qu’il n’a plus de chance de se représenter, sinon d’attendre cinq ans après ?
Le Mlc a dénoncé des irrégularités, a accusé la Cei dans laquelle il siégeait à travers son représentant qui occupe le poste de premier vice-président de cette institution. Le parti de Bemba, préparant ce qui est arrivé dimanche, a injustement fait croire que la Cei était au service de Joseph Kabila. Cela ne l’a pas empêché de mener largement à Kinshasa et n’a pas empêché Joseph Kabila de réaliser des mauvais scores à l’Ouest où il y avait la même Cei dirigée par le même Abbé Malumalu.. La communauté internationale impliquée de plus près dans le travail de la Cei, sait que tout cela n’est que manœuvre dilatoire. Mais, elle n’a pas rappelé le leader du Mlc à l’ordre. On l’a laissé faire croire que les élections étaient organisées contre lui jusqu’à la dernière manœuvre de son représentant de se mettre en opposition contre tous. Tout cela parce que le Mlc ne savait plus expliquer les accusations contre la Cei alors que son représentant y siégeait dans la première loge. Elle a attendu la fin du scrutin et la connaissance des résultats affichés dans différents bureaux pour se mettre en opposition et accuser le recrutement des membres des bureaux de vote.
Attention après le verdict de la Cour suprême de justice
Si la communauté internationale ne le sait pas, même si les observateurs l’ont fait savoir, le Mlc a intimidé les électeurs à Kinshasa. Des groupes des badauds étaient plantés aux abords des bureaux pour obliger les électeurs à voter pour le candidat numéro 2. Les autres partis politiques ont laissé faire. Il va de soi qu’on ne laissera pas le parti de JP Bemba se comporter comme au premier tour. Il faut s’attendre aux échauffourées si le Mlc ne comprend pas qu’il faut jouer franc jeu. Tel que se présente la configuration des résultats, à moins d’un miracle, on ne voit pas JP Bemba gagner au deuxième tour. Il faut même s’attendre à ce qu’il obtienne un score humiliant. Car, plus personne ne le laissera manipuler les chefs des bureaux de vote comme il l’avait fait à Kinshasa et à l’Equateur. Connaissant cela, la communauté internationale doit prendre des dispositions pour éviter que le Mlc cherche à bloquer les choses à partir déjà du verdict de la Cour suprême de justice.
L’Avenir a souvent mauvaise langue, mais on lui donne toujours raison un ou deux mois après. Pourquoi toutes ces interpellations à l’endroit de la communauté internationale ? C’est tout simplement parce que si Joseph Kabila intervient pour rétablir l’ordre, la même communauté internationale qui pense qu’il n’existe plus d’institutions au Congo, y verra l’intervention du candidat Kabila et non du chef de l’Etat, garant de la sécurité des hommes et des biens. Comme quoi, un homme averti en vaut deux.
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| vendredi 25 août 2006, a 13:54 |
| Piégés par JP Bemba, les Ambassadeurs, ont échappé à l’holocauste |

Qu’est-ce que les Ambassadeurs sont allés faire chez Bemba ? Pourquoi cet empressement alors qu’ils étaient passifs lors des évènements du 20 août 2006. Pourquoi tirer sur le bureau du Président pendant que les ambassadeurs sont reçus par J.P Bemba ? Qui avait intérêt à tuer J. Kabila ? * La stratégie du pouvoir pour le pouvoir a marché. * Alors qu’il recevait les ambassadeurs, sa garde a tiré sur le Palais de la Nation. * Par cet alibi, il voulait réussir à présenter J.Kabila comme partie prenante à la violence. * Au lieu de se demander pourquoi le Mlc avait ouvert les hostilités le dimanche alors que le pays entier attendait la proclamation des résultats, la communauté internationale se charge de ménager le chou et la chèvre. *Si on ne stigmatise pas le fauteur de troubles, il y a lieu que la rencontre Kabila-Bemba appelée de tous les vœux soit un langage des sourds. * Pour réprimer des milices qui attaquent Kinshasa, J.Kabila ne doit-il agir que comme candidat ou comme chef de l’Etat ?
La ville de Kinshasa a vécu trois journées chaudes. Un véritable thermomètre pour démontrer que beaucoup de Kinois parlent de guerre, mais ils sont incapables d’en supporter les effets. Rappel des faits. A 19 heures, invitation était faite aux journalistes de se retrouver au centre de presse de circonstance pour la soirée électorale.
Les confrères qui ne voulaient pas rater l’événement sont sur les lieux déjà à 18 heures. La proclamation des résultats était attendue à 20 heures. Mais vers 18 heures 40 minutes, des coups de feu retentissent dans le périmètre du siège de Canal Kin, et Canal Congo, deux chaînes de télévision appartenant au vice-président de la République JP Bemba, candidat président de la République. Ce qu’on croyait être un fait particulier devient grave lorsqu’on assiste à des tirs nourris créant la panique au centre ville de Kinshasa.
La rumeur court selon laquelle, il y aurait eu des éléments de la police au niveau du siège de ces deux chaînes de télévision. Information prise, il y avait un véritable dispositif de guerre. Des éléments armés proches du vice-président de la République se sont déployés très loin de la résidence de celui qu’ils avaient la mission de défendre. Le rond point Forescom jusque derrière l’ex-Sozacom, juste en face du centre de presse érigé par la Cei. Ce déploiement militaire devant le lieu prévu pour la proclamation des résultats de la présidentielle, cache à peine l’intention à la base.
Les confrères qui ne voulaient pas rater l’événement sont sur les lieux déjà à 18 heures. La proclamation des résultats était attendue à 20 heures. Mais vers 18 heures 40 minutes, des coups de feu retentissent dans le périmètre du siège de Canal Kin, et Canal Congo, deux chaînes de télévision appartenant au vice-président de la République JP Bemba, candidat président de la République. Ce qu’on croyait être un fait particulier devient grave lorsqu’on assiste à des tirs nourris créant la panique au centre ville de Kinshasa.
La rumeur court selon laquelle, il y aurait eu des éléments de la police au niveau du siège de ces deux chaînes de télévision. Information prise, il y avait un véritable dispositif de guerre. Des éléments armés proches du vice-président de la République se sont déployés très loin de la résidence de celui qu’ils avaient la mission de défendre. Le rond point Forescom jusque derrière l’ex-Sozacom, juste en face du centre de presse érigé par la Cei. Ce déploiement militaire devant le lieu prévu pour la proclamation des résultats de la présidentielle, cache à peine l’intention à la base.
La détermination des éléments de la garde de JP Bemba a créé une véritable panique dans la ville. Quiconque savait lire les signes de temps, devait s’en inquiéter. Tel n’a malheureusement pas été le cas. On a jugé bon de délocaliser la proclamation. Personne n’a osé interpeller le commanditaire de l’opération de ce dimanche soir. La communauté internationale qui assure la grosse part dans la sécurisation électorale a cru à un simple malentendu qu’il fallait lever par des rencontres avec JP Bemba et J.Kabila. Première erreur des représentants de la communauté internationale.
Alors des miliciens occupent certains coins de la capitale, empêchent la proclamation des résultats des élections présidentielles. On pense vite à une belligérance entre Kabila et Bemba. Comme quoi, la communauté internationale a du mal à sortir de sa logique de la non existence de l’Etat. Lorsque les milices du Mlc attaquent Kinshasa, Kabila ne peut réagir que comme adversaire de Bemba et non comme chef de l’Etat. C’est dans cette logique que le service de presse de la Monuc parle de la « milice de Kabila » même lorsqu’on a vu l’implication du chef d’Etat-major des Fardc, qui se serait battu contre celle du Mlc.
Tous les policiers abattus alors qu’ils gardaient les institutions du pays ne représentent autre chose pour la Monuc que la « milice de Joseph Kabila ». Si cela ne peut pas être appelé moquerie, c’est du mépris pour les Congolais et leurs institutions.
Le lundi 21 août, malgré les appels au calme, les milices du Mlc qui avaient ouvert les hostilités sont sur le pied de guerre. On pouvait les voir devant la résidence de leur leader bandeau rouge autour de la tête. Sur les chaînes de télévision Canal Kin et Cc Tv, c’était la guerre verbal.
La communauté internationale est distraite. Aucun communiqué clair pour dénoncer jusque-là des actes meurtriers qui ont fait que des Congolais aient perdu la vie. On a la nette impression que tant que le fauteur de troubles est connu, les instances de la communauté internationale éprouvent des difficultés pour le dénoncer.
Il fallait attendre l’occasion pouvant impliquer une autre partie pour multiplier des communiqués mi-figue, mi-raisin. Des appels à la violence par les médias (Radio des mille collines, entre autre) qui avaient mis le feu au Rwanda n’ont pas eu raison de la courte mémoire de certains organismes de l’Onu.
C’est seulement dans l’après midi que les ambassadeurs du Ciat sont réveillés de leur sommeil pour aller « prêcher » la paix à Jp Bemba car le pire était là dans la capitale congolaise. Selon certaines sources, c’est à la demande de JP Bemba que les ambassadeurs se déplacent.
Mais à en croire le communiqué du Ciat relayé par Rfi, c’est à leur propre initiative que les ambassadeurs s’étaient déplacés. Une autre source soutient que c’est à l’insistance du chef de l’Etat. Qu’à cela ne tienne. Il avait fallu ce déplacement pour s’engouffrer dans le piège du leader du Mlc pour que la communauté internationale se rende compte des enjeux et du danger que courrait tout le monde. On a des frayeurs à l’idée que les 14 ambassadeurs auraient pu être offerts en holocaustes pour des ambitions politiques d’un politicien congolais. Il fallait à tout prix démontrer que J.Kabila n’est pas l’artisan de paix dont le comportement forcerait l’admiration de la communauté internationale.
Pendant que JP Bemba reçoit les 14 ambassadeurs, sa garde tire sur le Palais de la Nation. L’alibi avait suffi pour que les ambassadeurs alertent leurs agences de presse. Sans chercher à connaître l’autre son de cloche, l’opinion internationale est informée, voire matraquée. Même ceux qui n’avaient jamais félicité Joseph Kabila pour sa qualité de « bon encaisseur » se sont vus dans l’obligation de s’inquiéter du fait que cet acte nuise à sa réputation.
Comment comprendre tout cela ? Si la communauté internationale ne s’attendait pas à ce qui est arrivé, c’est qu’elle avait amené l’Eufor pour rien. C’est ici qu’il faut faire la part de choses. Il y a les instances internationales qui décident et il y a des individus qui appliquent. Des humeurs personnelles sont souvent à la base des situations déplorables en Afrique. Le Congo aurait pu glisser sur les traces du Rwanda. Rien n’est encore gagné.
Le 27 juillet, le Congo a vécu une situation inacceptable dans un Etat moderne. Mais, le manque de réactions au niveau international a servi de caution. Dès lors, on devrait s’attendre à ce qui est arrivé pendant trois jours à Kinshasa. Ce qui est arrivé au niveau des militaires pouvait se faire au niveau de la population. Alors, on pourra mobiliser Police, Fardc, Monuc, Eufor, le pire sera difficile à empêcher. Certains agents des organisations internationales doivent le savoir.
Le mardi, à cause de la complaisance de deux jours précédents, en dépit de l’accord survenu entre JP Bemba et Joseph Kabila, les milices du Mlc ont continué à piller les infrastructures du pays surtout celles jugées proches de Joseph Kabila. La communauté internationale a démontré qu’elle ne s’est pas remise de cette maladie que l’on peut appeler la « accorticicose » qui est la manie de faire faire signer des accords sur des bases fantaisistes.
Pour rappel, alors que le Congo est agressé par le Rwanda et l’Ouganda, la communauté internationale a fait signer un accord inter congolais. Conséquence : la guerre a continué jusqu’aux accords séparés de Pretoria et de Luanda. Comment expliquer un accord entre Kabila et Bemba comme si en ouvrant les hostilités le 20 août dernier, le leader du Mlc visait Joseph Kabila et non l’Etat congolais.
La Cei contre laquelle fulmine JP bemba, n’est pas, à ce que l’on sache, une structure du Pprd ou de l’Amp. La communauté internationale est encore une fois tombée dans le piège de JP Bemba. Il veut à tout prix bipolariser les débats, entraîner et Joseph Kabila et la communauté internationale dans son jeu. Ce mardi, le siège du Parec a été pillé, de même que le siège de la Croix rouge du Congo, la chaîne de télévision Congo Web, le siège de la Fecofa, la station service du 24 Novembre,... ont été pillés sauvagement.
La rencontre entre JP Bemba et J.Kabila que tout le monde demande est également une parade. Car, en effet, elle ne conduira à rien tant que JP Bemba ne dit pas pourquoi il avait ouvert les hostilités le dimanche 20 août dernier.
Jusque-là, le Mlc parle des irrégularités. Ceux qui font signer les accords entre Kabila et Bemba savent que c’est la Cei qui organise les élections. Comment la rencontre entre Kabila et Bemba va-t-elle apporter une solution aux irrégularités ? Du côté de Joseph Kabila, c’est le Mlc qui est accusé de mettre le feu au pays partant des allégations sans fondement. Le Congo n’étant pas une propriété de Joseph Kabila, le Mlc n’a pas affaire au seul candidat Joseph Kabila.
Si on veut rendre service au Congo, on doit savoir pourquoi JP Bemba est mécontent. S’il se plaint des fraudes électorales, il faut lui demander pourquoi ne suit-il pas la procédure normale qui conduit à la Cour suprême de justice ? La fameuse rencontre que d’aucuns considèrent à tort comme une voie de sortie, risque de ressembler à un langage des sourds. Qu’est ce qui dit que l’entretien entre les deux personnes améliorera les performances de la Cei ?
Tout porte à croire qu’une certaine communauté internationale veut une démocratie de parade au Congo. Et si la finalité de cette démarche est d’arriver au constat que sans les deux prétendus « belligérants actuels » dans les sillages du pouvoir, il n’y aura pas la paix au Congo, par conséquent, il faut partager le pouvoir. Si c’est à cela qu’on veut nous amener, alors, qu’on laisse ce pays embrasser un autre Mobutu et demain un parti-Etat.
Mieux cela qu’une démocratie pour rire.
L’Avenir |
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| jeudi 24 août 2006, a 10:45 |
| Pas de schéma de Brazzaville à Kinshasa, martèle Olivier Kamitatu commentant les affrontements de dimanche à mardi |

L’ancien président de l’Assemblée nationale Olivier Kamitatu est catégorique sur les affrontements déplorés dans la capitale congolais après la proclamation des résultats du premier tour de la présidentielle : un chaos post-électoral prémédité par les assoiffés de violence ne passera pas. M. Olivier Kamitatu, président du parti de l’Alliance pour le renouveau du Congo (ARC), et Secrétaire permanent de l’Alliance de la majorité présidentielle (Amp) commente dans l’interview exclusive ci-après qu’il a accordée mardi à l’équipe de Digitalcongo.net la nouvelle donne politique congolaise créée par les événements malheureux du début de la semaine. Son appréciation de la situation ne cède curieusement pas au pessimisme. Ce battant du renouveau de la RDC, expression qu’il chérit et sur laquelle il revient continuellement, présente au contraire des raisons d’espérer à la condition d’un sursaut réel de rectification de tir en faisant résolument respecter par tout le monde les institutions démocratiques que le peuple tient absolument à instaurer. Voici le texte intégral de l’interview concerné. M. Kamitatu, président du parti ARC et Secrétaire permanent de l’Alliance de la majorité présidentielle Amp, quelle lecture faites-vous des événements qui viennent de se dérouler ces trois derniers jours à Kinshasa ?
Eh bien les événements dramatiques appellent d’abord une vive condamnation de tous ceux qui croient encore que les armes peuvent se substituer aux bulletins de vote. Aujourd’hui à Kinshasa, il n’est pas utile de dénombrer le nombre des victimes, de morts et des blessés, il est beaucoup plus utile de décompter le nombre de bulletins dans les urnes. Nous avons cru que c’était un schéma du passé qui ne reviendrait plus. Donc nous condamnons vivement ceux qui croient que l’on peut encore recourir aux armes pour trouver raison alors que le peuple s’est exprimé.
Le deuxième sentiment, c’est celui de profond regret par rapport, bien entendu à des observateurs, les ambassadeurs étrangers qui ont été impliqués, malgré eux, dans ce déferlement de violence. Enfin, c’est un sentiment de satisfaction en dépité de ceux qui ont cru quelque part qu’ils pourraient inciter à la haine, à la violence, à un soulèvement, à une insurrection populaire, qu’ils pourraient soulever la population, eh bien la population est restée à la maison. Elle a peut-être compris que le temps des armes est passé, et qu’aujourd’hui nous sommes en phase de la renaissance de la République démocratique du Congo par le processus électoral qui doit se poursuivre. Donc, bref condamnation, regret mais également satisfaction de la maturité du peuple congolais qui n’a pas cédé aux appels insurrectionnels, aux appels à la violence.
Le contexte qui a prévalu avant la proclamation des résultats des élections indiquait bien que les amateurs du chaos préméditaient les incidents survenus, est-ce que vous vous êtes bien attendus aux violences concrétisées ?
Eh bien, il faut s’attendre en toutes circonstances quand il y a des acteurs qui croient que les armes peuvent être une finalité à une démarche, il faut s’attendre, effectivement, que le chaos puisse encore être un phénomène de séduction. Mais je crois que nous devons tout à fait éviter le syndrome d’une répétition générale. Comme si le décor était planté, les acteurs étaient connus et que tout d’un coup nous avons fait une grande répétition avant la première qui serait le résultat définitif des élections, il faut absolument éradiquer toute forme de violence et ne pas tomber dans ce schéma en disant : voilà, ils ont commencé, ils vont poursuivre. Il faut trouver des solutions dans le sens d’un apaisement et dans le sens de remettre le processus à niveau, parce que ce processus appartient au peuple congolais qui est le souverain primaire et qui s’est déjà exprimé.
Il est difficile de croire que, avant les élections, vous qui êtes dans l’Alliance de la majorité présidentielle, vous n’avez pas dû prévoir ces situations. N’avez-vous pas programmé des stratégies pour contrer ces événements ?
Comme vous le savez, des stratégies ont été mises en place. Nous avons tenu contre vents et marées à ce que la police, l’armée demeurent des instruments au service du processus et donc des instruments qui s’intègrent dans un ordre républicain, ce qui a été fait. Il faut féliciter la police et les forces armées. D’accord, nous n’avons rien fait pour démanteler les milices, les groupes armés. Et aujourd’hui précisément on ne peut pas mettre sur un même pied d’égalité les instruments de l’ordre républicain avec les milices et les bandes armées.
De l’escalade verbale à l’escalade de violence
Il est donc grand temps aujourd’hui, si nous voulons envisager la poursuite du processus vers le deuxième tour dans l’apaisement général que toutes les milices soient désarmées, je crois que le Chef d’Etat-major général s’est exprimé d’une manière très claire, à savoir que : l’armée et la police restent l’Eglise au milieu du village mais il appartient donc à ceux qui ont encore des milices qu’ils veulent instrumentaliser et faire de Kinshasa ce qu’a été Brazzaville, nous refusons ce schéma. Eh bien, il est clair que nous allons maintenant aller de l’avant, pour nous permettre de choisir en toute liberté de conscience, le président de la République qu’il faut pour consolider la paix, pour consolider ce processus qui vient d’être loin.
Un tel programme de désarmement qui n’a pas pu être réalisé tout au long du processus de transition peut-il l’être dans le délai de deux mois qui restent avant le deuxième tour de l’élection présidentielle ?
Je ne me fais pas d’illusion. Ce qu’on n’a pas accompli en trois ans, on ne va pas le faire en soixante jours. Une volonté politique doit être manifestée. Je crois qu’un des grands enseignements de ce qui s’est passé ces derniers jours, c’est que nous avons vu qu’il y avait une préméditation, qu’il n’y a pas eu d’improvisation du camp des milices. Tout cela était bien programmé, bien préparé. Nous sommes partis d’une escalade verbale à une escalade de violence physique qui a abouti le 27 juillet au massacre des policiers. En direct on les a vus à la télévision se faire lyncher. Nous avons vu des sanctuaires se faire piller. Nous savons que des femmes ont été violées. Tout cela n’a conduit à aucune enquête, à aucune sanction. Nous avons cru que c’était de la frénésie électorale, et donc nous avons fermé les yeux. Nous avons tous été coupables de ne pas avoir réagi quand il fallait réagir.
Maintenant, le 20, 21 et 22 août, il faut tirer les conséquences : c’est que l’absence de réaction a amené maintenant à une espèce d’impunité généralisée. On a cru pouvoir poursuivre. Le président de la République a donné un discours républicain en remettant en place les institutions qui doivent assurer l’ordre et la sécurité publique. Il appartient maintenant qu’elles agissent. Une des premières actions, c’est bien entendu le cantonnement des militaires. Le chef d’Etat-major général a pris les décisions. A-t-il autorité sur des milices qui appartiennent à des gardes privées ? Des milices qui sont là pour sécuriser des individus ? Eh bien là maintenant il faut qu’il étende cette mission à ces milices qui doivent être désarmées, car on ne peut pas cantonner d’un côté des hommes qui sont là pour faire respecter la sécurité et l’ordre républicain, et de l’autre laisser les milices qui appartiennent à des individus perpétrer et se commettre dans les pillages, dans les viols, dans les violences à travers la capitale.
L’appel à l’apaisement toujours attendu de Jean-Pierre Bemba
Donc maintenant, il nous appartient de relever que le processus est menacé non par les institutions républicaines, non pas par les instruments de l’ordre public, mais menacé par ceux qui utilisent des milices. Le Chef d’Etat-major général l’a répété dans son interventions de mardi. La haute trahison pour tous ceux qui utilisent des milices et qui veulent ruiner la République, eh bien c’est la sanction qui devra être appliquée si on continue à divaguer et à utiliser des Congolais armés pour liquider, pour massacrer, pour commettre des violences sur d’autres compatriotes.
Et vous croyez vraiment, vous qui avez évolué dans le milieu des responsables mis en cause, qu’il leur sera facile des suivre les recommandations qui vont dans ce sens ?
Il y a une volonté politique à faire prévaloir. Le peuple congolais maintenant témoin de ceux qui veulent la bonne poursuite de ce processus, il est clair qu’il faut saluer l’engagement du 30 juillet, tout le monde s’est exprimé dans la paix, dans la sécurité, tout le monde a été sécurisé, tout le monde a pu voter dans la plus grande transparence et dans le calme. Il appartient que le peuple congolais conserve cette victoire sur lui-même d’abord, parce que comme l’a répété le président de la République, c’est une victoire du Congo, des Congolais, ce n’est pas la victoire de Joseph Kabila candidat qui a obtenu un score extraordinaire, c’est la victoire de tout le peuple congolais. Il en est maintenant le dépositaire, il doit la garder jalousement pour que nous consolidions cela et que nous donnions au pays un président de la République légitime tel que la Constitution en dispose, je crois qu’aujourd’hui c’est un geste de volonté politique, le président de la République l’a exprimé clairement dans son allocution qui ponctuait le premier tour de la présidentielle. Nous attendons des adversaires qu’ils aient également une démarche républicaine.
Est-ce dans cet ordre d’idées qu’il faut comprendre le mutisme de Jean-Pierre Bemba jusqu’à ce jour ?
Je ne peux pas me substituer à un candidat. Tout ce que je peux dire, c’est que nous attendons la manifestation et un appel républicain à l’apaisement. Le président de la République est garant de la bonne marche du pays, il est garant du bon fonctionnement des institutions, il s’accomplit dans ce rôle, nous attendons que tout le monde puisse suivre cette marche : l’apaisement, pour qu’il y ait un deuxième tour qui respecte les dispositions constitutionnelles et qui permette au peuple congolais d’avoir toutes les institutions, y compris et surtout le président de la République élu.
Nous savons qu’à partir du 4 septembre nous aurons l’Assemblée nationale qui sera installée le 19 septembre, c’est une première institution légitime forte, c’est une première base de légitimité. Maintenant il faut donner un président de la République, et cela est un deuxième tour. Nous y sommes préparés, mais il faut que la population puisse voter dans la paix et la sécurité. Je crois que l’exemple donné par les milices depuis quelques jours est un très mauvais exemple qui n’appelle pas que nous soyons optimistes pour l’avenir.
Une autre crainte émise par la population au regard des malheureux incidents survenus est le glissement vers le manichéisme, c’est-à-dire la fraction du pays en deux tendances rageusement opposées, soit qu’on voit rouge ou vert… croyez-vous que c’est dans une telle ambiance que l’on pourra parvenir à un deuxième tour d’élection présidentielle dans la sérénité ?
Nous avons constaté qu’il y a une disparité dans le vote des Congolais. Effectivement les chiffres parlent d’eux-mêmes et il ne faut pas s’en cacher. Il ne faut pas faire la politique d’autruche et ne pas voir un Congo dans sa réalité. Mais je ne veux pas croire ici qu’il y ait deux Républiques démocratiques du Congo : la république de l’Est et la république de l’Ouest. Il y a des attentes, il y a des expressions d’une volonté populaire. Une partie de la population a exprimé des doutes, elle doit être rassurée par le président de la République. Il a commencé par rassurer par un discours très fort, très républicain au terme duquel Joseph Kabila, le candidat président de la République, garant des institutions, a bien dit à la population : « Je vous ai compris, j’ai compris vos attentes ».
Maintenant il appartiendra à la faveur de la campagne électorale d’aller plus loin, et lorsque le président sera élu, il appartiendra à la majorité parlementaire au sein de laquelle seront désignés ceux qui vont gouverner de répondre ces attentes, sans négliger, bien entendu, une grande partie du pays qui ne comprend pas cette dichotomie, ce clivage. Maintenant nous devons tout faire pour analyser s’il y a réellement une fracture. Je ne le crois pas. Je crois qu’il y a eu une fronde momentanée, je crois qu’il appartient aux gouvernants de se mettre tous ensemble pour consolider la cohésion nationale, et je cois que là, bien entendu, vous trouverez des acteurs qui sont déterminés à mieux intégrer les attentes des populations dans leurs programmes d’actions politiques.
Comment l’Alliance de la majorité présidentielle entend-elle aller au deuxième tour ? Quelles sont les stratégies éventuelles que vous allez déployer pour convaincre le plus grand électorat de Kinshasa ?
L’électorat de Kinshasa est un électorat extrêmement sensible aux médias. C’est un électorat sur-médiatisé. Je dirais que le taux de performance politique des Kinois est un taux de performance extraordinaire. Parce qu’ils ont à juger la qualité des acteurs politiques au regard et sous le prisme de beaucoup de médias, des télévisions, des journaux. Et c’est une population impatiente, extrêmement jeune, à qui il faut un discours particulier, mais qui s’intègre dans un espace national. Une voix d’un Congolais de Kinshasa équivaut à une voix d’un Congolais de quelles que soient son origine et sa province d’origine. Donc je crois que là il appartiendra qu’il y ait des politiques particulières, mais qui s’intègrent dans un espace national.
Majorité parlementaire avec l’Amp !
Vous m’avez posé une question sur les stratégies de l’Amp. Nous allons d’abord vérifié la consistance de l’Amp dans l’Assemblée nationale. La majorité parlementaire que représente l’Amp, j’en ai la conviction, aura maintenant à développer des politiques orientées de manière très pragmatique vers les attentes des populations, y compris les populations de Kinshasa. L’Amp n’est pas un fait virtuel, maintenant elle va se consolider par un nombre d’élus qui seront bien identifiés et qui vont siéger à l’Assemblée nationale. Eh bien, le président de la République, qui est le président de l’Amp dispose déjà d’une majorité parlementaire, et vous savez combien depuis le début de l’indépendance en 1960 les cohabitations ont été néfastes pour la République démocratique du Congo, je ne veux peux rappeler entre Kasa-Vubu et Lumumba, entre Mobutu et Tshisekedi.
Il y a maintenant une majorité parlementaire qui sera bien identifiée et qui relève en partie de l’Amp, eh bien le président de la République qui est le président de l’Amp, nous souhaitons qu’ensemble nous puissions construire un projet d’avenir qui intègre toutes les préoccupations des Congolais, qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest, parce qu’il n’y a pas deux Congo, il n’y a qu’une République démocratique du Congo qui est indivisible.
M. le président, il y a une caractéristique fort significative dans ces élections, c’est que l’attention était trop focalisée sur l’élection présidentielle un peu au dépens du scrutin législatif. Ne croyez-vous pas que cela soit pour quelque chose dans les dérapages aux conséquences déplorés dès le premier scrutin vécu ?
Je crois qu’il est clair que nous avons accepté de combiner les scrutins. N’oublions pas qu’au début de ce processus, nous nous étions engagés à commencer par les élections locales, ensuite les provinciales, les législatives et de terminer le processus par l’élection présidentielle. Faute de temps, faute moyens, nous avons pris un raccourci. Combiner les scrutins, raccourci dangereux, parce que nous n’avions pas vu qu’il y avait deux niveaux du pouvoir, deux niveaux de responsabilité. Nous avons fait un amalgame. Certains électeurs étaient parfois pris dans ce paradoxe de choisir un député dont la famille politique n’était pas celle du candidat qu’ils ont choisi comme président de la République.
Plus d’amalgame de choix au 2ème tour de la présidentielle
Maintenant nous voulons que cet amalgame, que ce paradoxe disparaisse, qu’on établisse pleinement pour toutes le choix du président de la République au deuxième tour. Le président Joseph Kabila a obtenu près de 45 %, maintenant nous allons lui donner une majorité claire. Il y aura une majorité et il aura une légitimité forte qui lui permettre de donner le meilleur de lui-même ainsi que les parlementaires pour l’avenir, pour le bonheur de la République démocratique du Congo.
Une dernière question, M. le président : nous avons constaté que la pression de la communauté internationale dans le règlement de la crise autour des incidents du début de la semaine a été efficace. Quel rôle la Monuc et l’Eufor ont-ils joué dans ce règlement ?
Un rôle éminemment important ! Il faut bien saluer la présence de la Monuc et de l’Eufor. Il est clair, comme je l’ai dit plus haut, qu’il y a des regrets que les ambassadeurs aient été impliqués, bien malgré eux, dans ce cycle de violences, puisqu’ils ont été la victime. Nous le regrettons profondément. Mais je crois que le rôle plus que jamais de la Monuc est de vérifier d’où partent les tirs, de sanctionner, mais surtout de permettre au peuple congolais d’accomplir sereinement la poursuite du processus qui l’amène vers la renaissance de la République démocratique du Congo.
Merci
C’est moi qui vous remercie.
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| jeudi 24 août 2006, a 00:27 |
| 4 défis au futur Président de la RDC |
Les Congolais auront bientôt un nouveau Président. Malgré la kermesse, les nuages obscurcissent davantage l’horizon économique. Il y a quatre questions à poser au Président élu : (1) Y a t il une philosophie de développement en place? (2) Quelle mesure va-t-il adopter pour accélérer la transformation structurelle? (3) Y a t il en place des mesures pour la formation des capitaux ? (4) Quelles reformes préconise-t-il pour améliorer la performance de l’administration et les finances publiques ?
Rationalisme économiqueLes pays dits « industrialisés » soutiennent la thèse selon laquelle seul, le rationalisme économique, la pensée philosophique du capitalisme, promet la formation des entreprises, la création des emplois et la prospérité. Cette philosophie est basée sur l’individualisme; le contrôle de la nature et des hommes en vue de produire des biens matériels; les actions de type rationnelle, et l’efficacité; la croyance selon laquelle les événements du monde sont considérés comme le pur produit de forces physiques, dont la compréhension est, en principe, toujours accessible à l’homme; et la finalité de l'existence est le travail dans le cadre d'une profession bien définie. Cette philosophie politique va non seulement à l’ encontre de nos valeurs traditionnelles, mais ne cadre pas bien avec la religiosité fiévreuse et avilissante des Congolais. La recherche de l’idéologie de travail doit être une autre préoccupation du Président élu. Réaliser les idéales du rationalisme économique dans notre milieu culturel risquera d’aboutir à l’échec de la Deuxième République. Il faut former et informer la population.
Transformation structurelle
Le rationalisme économique favorise la transformation structurelle, la formation des entreprises à des buts lucratifs, la création des emplois rémunérant et la prospérité d’une nation. En des termes précis, il s’agit de transformer le petit commerce à des agro-industrielles, c'est-à-dire encourager les fermiers à mettre en boite des produits tropicaux (bananes, oranges, mangues, etc.) destinés aux marchés internationaux; motoriser les pécheurs à produire en masse des boites à conserve et des eaux minérales, etc.; transformer l’artisanal à des industries minières, c'est-à-dire pousser, par exemple, les « trafiquants des diamants » à se formaliser et rivaliser un jour Gecamines, MIBA, ou Kilo-Moto; transformer le secteur des services à des industries, c'est-à-dire, encourager, par exemple, les musiciens à épargner leurs profits dans le but de créer des supermarchés, des chaînes d’hôtels, et tant autres petites et moyennes entreprises. Pour y arriver, il faut (a)l’encadrement des entrepreneurs, particulièrement dans le secteur informel : Cela exige la reforme de l’enseignement primaire et secondaire aussi bien que des universités, et la création des écoles techniques. Cette stratégie vise à encourager l’esprit de créativité et d’aventure dans le domaine commercial. Le gouvernement a besoin d’un partenariat avec les universités; cela dans le noble but de les transformer à des catalyseurs permettant aux entrepreneurs indigènes de maîtriser des techniques de travail et des technologies étrangères;
(b) le financement des entrepreneurs : Le schéma de développement, parfois, exige l’encadrement des élites des entrepreneurs, c'est-à-dire des hommes d’affaires congolais ayant démontrés une capacité d’opérer au delà du seuil de rentabilité, et à des échelles de production beaucoup plus larges. L’expansion économique de l’Inde était l’œuvre d’un homme d’affaires répondant au nom de Sri Jamshedji Tata; il avait décidé de créer une sidérurgie. C’était l’aventure commerciale d’un homme convaincu que le développement n’est pas l’affaire des étrangers mais des nationaux. Son courage avait motivé toute une génération des entrepreneurs indiens à rivaliser l’Europe, et voir les Etats Unis d’Amérique. Il ne s’agit pas seulement de présenter les médailles de mérite aux entrepreneurs performants, mais de les dissuader à s’engager à des secteurs à haut rendement, par exemple, les mines. Il faut une détermination visant à élever progressivement un compatriote au statut de Rockefeller, Tata, Suzuki, Hyundai ou Ford. Peut-on envisager une pareille chose dans cinq ou dix ans ?
(c) l’indentification des marchés internationaux favorable aux produits ou services indigènes.
Etant donné le rôle capital de la transformation structurelle dans la formation des entreprises indigènes, la création des emplois, et la prospérité de la nation congolaise, certains milieux intellectuels militent pour l’organisation d’une Conférence Nationale sur le Développement Economique (CNDE). Cette conférence doit se pencher sur la stratégie à mettre en place pour dynamiser le secteur minier en vue de le transformer à un moteur de développement des autres secteurs de l’économie nationale. Est-ce qu’une pareille initiative peut-elle devenir la priorité du Président élu?
Formation des capitaux
L’hypertrophie des marchés financiers est une contrainte à l’autofinancement des opérations économiques. Le faible taux des épargnes nationales, et la corruption renforcent la dépendance financière du gouvernement au FMI et la Banque Mondiale. Il ne faut pas surtout utiliser la pauvreté comme étant à la base du dédain manifesté par les Congolais à l’égard des banques et des épargnes. Les pauvres et mêmes les enfants épargnes dans les pays occidentaux. Pourquoi les Congolais ne peuvent pas en faire autant ?
La faillite et la mauvaise gestion des entreprises publiques empêchent le cumul des épargnes. L’accent donné sur les investissements étrangers encourage les transferts des profits à l’étranger, créant parfois des effets négatifs sur la balance des paiements et les réserves en devises. Les critiques des investisseurs étrangers, particulièrement dans le secteur minier, déplorent le ‘pillage’ des minerais au profit des étrangers.
L’engagement financier limité de la communauté internationale au processus du développement du Congo suggère une chose: le Plan Marshall n’existe pas. Que doit-on faire pour assurer l’autofinancement de l’économie nationale? Cette question remet en cause la question de la CNDE. Il ne s’agit pas d’écarter le FMI et la Banque Mondiale dans le processus en cours; il s’agit surtout d’une question de « ownership » (ou appropriation) de la vision de développement par les Congolais. Le paternalisme ne les engage pas à fonds dans les programmes de développement à long terme. Les Congolais ne voient pas la vision de développement, les programmes en cours et ses bénéfices, dans leurs propres yeux. Ainsi, ils les considérèrent comme étant des préoccupations des agences internationales. Cette attitude est acceptable parmi les pays de Sahel, mais pas au Congo.
Reformes financières et administratives
La corruption tient lieu de l’existence des structures administratives catalyseurs. Le paternalisme, par contre, reflète l’inadéquation de la fonction publique et de son professionnalisme. En ce qui concerne la fonction publique, l’Australie, par exemple, présente un modèle copié par les autres pays industrialisés. S’il faut réaliser ce modèle, le Président élu doit (a) introduire le principe de « travail consciencieux » ; (c) exiger des critères de performance individuelle ; (d) imposer la promotion d’un groupe des valeurs auquel appartient le mérite (l'apolitisme, la non-discrimination, les normes éthiques les plus élevées, la responsabilisation, la réceptivité, la prestation des services, un leadership de qualité élevée, des relations coopératives en milieu de travail, un bon milieu de travail, la recherche de résultats, l'équité en matière d'emploi, l'accès à l'emploi dans la fonction publique, l'impartialité, la bonne communication, des conditions de travail sécuritaires, l'équité, des possibilités d'améliorer ses capacités individuelles, l'absence de harcèlement et de discrimination en milieu de travail, des procédures disciplinaires pertinentes et des mécanismes de recours équitables) ; et (d) octroyer aux fonctionnaires le droit à la formation.
Pour combattre la corruption dans les ministères et les établissements publiques, le gouvernement fédéral de l’Australie exige la mis en place d’un plan de performance couvrant l'ensemble des activités gouvernementales ; demande aux ministères d’établir des objectifs mesurables, de décrire les moyens de les atteindre, de définir les indicateurs de suivi, les outils d'évaluation et de révision; responsabilise les Ministères titulaires de remettre au Ministère des Finances un bilan annuel de mise en oeuvre du plan de performance établi douze mois plus tôt (en cas d'échec dans la réalisation de certains objectifs, les agences doivent en rechercher les causes, et présenter des nouvelles idées; commercialise les services de la fonction publique dans un processus par lequel les coûts des services sont attribués, les prix sont déterminés et un marché est établi pour les biens et services du secteur public.
Ces mesures visent à amener le personnel à se sentir responsable des résultats des programmes; à fournir un cadre d'information accepté par tous; à établir des structures de programme dans les organismes, à présenter un énoncé plus clair des objectifs des organismes et des programmes et l'établissement des indicateurs valables de rendement; et à optimiser les ressources.
Est-ce que le Président élu aura la détermination d’adopter une reforme draconienne dont l’objectif est de remédier aux problèmes de l’administration publique?
A la fin de cette analyse, la prospérité du Congo semble être étroitement liée à un facteur capital: «détermination ». En considérant la transition, on ne peut plus mettre en doute cette détermination congolaise à répondre à des défis de développement d’une manière efficace. Ayant parvenu à créer l’espace politique, à instaurer la pluralité politique, à préserver l’unité nationale et à aller vers les élections sans hésitation, les Congolais ont fait preuve d’une détermination ferme. Cette détermination doit animer les intentions du Président élu dans son élan vers le processus visant à surmonter les quatre défis de son mandat. Les Congolais doivent être vigilant. Les manifestations politiques dans les rues et les actes de sabotage risqueront d’alimenter les verbiages constitutionnels et juridiques au dépends d’un développement durable, et digne.
Boke Landu Nkoy
Un Congolais de la Diaspora |
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| mercredi 23 août 2006, a 11:27 |
| L'Onu appelle à une rencontre entre Kabila et Bemba |
Karel De Gucht et Louis Michel appellent au sens des responsabilités des deux vainqueurs de l'élection. Les ressortissants belges à Kinshasa sont invités à rester chez eux et à se montrer prudents.
Le «patron» de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), William Lacy Swing, a appelé mardi à une réunion urgente entre le président Joseph Kabila et son rival au second tour de l'élection présidentielle, le vice-président Jean-Pierre Bemba. Le diplomate américain, qui cumule les fonctions de chef de la Monuc et de représentant spécial du secrétaire général de l'Onu en RDC, a lancé cet appel avant de se rendre chez le président Kabila avec les ambassadeurs du Comité international d'Accompagnement à la Transition (CIAT).
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, s'est déclaré particulièrement préoccupé par la dégradation du climat politique à Kinshasa. «La démonstration de force (de lundi soir autour de la résidence du vice-Président Bemba) est inacceptable», a-t-il insisté dans un communiqué. Lui-même et le Premier ministre Guy Verhofstadt ont eu lundi soir des contacts avec Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. «Ils ont fait appel au sens des responsabilités des deux candidats dans la perspective du deuxième tour des élections présidentielles. Ils les ont exhortés au calme et les ont invités à éviter toute provocation», a souligné le ministère belge des Affaires étrangères. Karel De Gucht a salué l'intervention commune de la Monuc et de l'Eufor.
Le commissaire européen à l'Aide humanitaire, Louis Michel, dans un communiqué également publié mardi, a «appelé tous les partis à faire preuve de modération afin que le processus électoral, dans lequel le peuple congolais a investi son espoir et son engagement, puisse se poursuivre dans le respect des normes démocratiques». S'exprimant au nom de la Commission européenne, M. Michel a appelé «les deux candidats à faire preuve de retenue dans leur propos et à s'engager dans un dialogue apaisé et constructif qui tienne compte de la volonté exprimée par la population lors du scrutin du premier tour de l'élection présidentielle».
Consignes de prudence
Le ministère français des Affaires étrangères a, de son côté, exprimé sa «grave préoccupation» devant les «affrontements violents» à Kinshasa. «La situation ce (mardi) matin n'étant pas encore complètement stabilisée, des consignes de prudence ont été données aux ressortissants de la communauté française à Kinshasa», a déclaré le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères.
Des consignes du même ordre ont été données aux ressortissants belges à Kinshasa (2097 inscrits à l'ambassade pour Kinshasa et la juridiction; quelque 3 000 présents, selon les estimations). Le «système pyramide» a été activé, qui permet de transmettre les recommandations de l'ambassade à tous les membres de la communauté belge. Celles-ci sont de rester chez soi et de faire preuve d'une extrême prudence. Le ministère belge des Affaires étrangères déconseille aussi à tout ressortissant de se rendre au Congo pour le moment.
© La Libre Belgique 2006 |
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| mercredi 23 août 2006, a 11:18 |
| reprise progressive de la circulation dans le centre |
La circulation reprenait progressivement mercredi matin à Kinshasa, où la nuit a été calme après 36 heures de tension et d'affrontements à l'arme lourde dans le centre de la capitale de République démocratique du Congo (RDC), ont constaté des journalistes de l'AFP.
Sur le Boulevard du 30 juin, principale artère de la ville, dans la commune de la Gombe - centre des affaires - où des blindés de l'Onu étaient encore positionnés, mini-bus et voitures individuelles circulaient à nouveau.
Les échoppes des commerçants étaient encore fermées au grand marché de la ville, également situé dans la commune de la Gombe où les affrontements ont été les plus nourris lundi et mardi entre partisans du président Joseph Kabila et ceux du vice-président Jean-Pierre Bemba.
Les camps de MM. Kabila et Bemba, arrivés en tête du premier tour de la présidentielle avec respectivement 44,8% et 20% des suffrages, ont signé mardi soir un accord de retrait de leurs troupes respectives du centre de Kinshasa.
Dans les quartiers populaires de l'est et centre-ouest de la capitale, de nombreux magasins commençaient à ouvrir vers 7H30 GMT et les habitants s'apprêtaient à aller travailler.
"On ne peut pas rester un jour de plus sans travailler. Comment on va nourrir nos familles? Il faut que tout cela cesse, qu'on puisse travailler", a déclaré à l'AFP Jean-Paul, un vendeur ambulant d'une trentaine d'années qui quittait son domicile de Lemba (est) pour gagner le port fluvial de la capitale, dans le centre.
Dans le même quartier, Marie, vendeuse de légumes, était soulagée de pouvoir sortir de chez elle.
"Je n'ai pas mangé depuis deux jours, mes enfants non plus et mon mari ne travaille pas", a-t-elle dit, expliquant que sa famille était restée "enfermée pendant deux jours, par peur de sortir parce que les gens menaçaient de piller des dépôts de ciment et des magasins dans le quartier".
De nombreux Kinois sont ainsi restés cloîtrés chez eux, les violences et l'impossibilité de nourrir les siens ravivant la peur des pillages à grande échelle qui ont ravagé la capitale en 1991 et 1993.
Plusieurs habitants des quartiers de Lemba (est), Bandalungwa, Lingwala
(centre) ont témoigné de leur soulagement de voir cesser les violences dans le centre de la ville et souhaité que le second tour de la présidentielle, prévu le 29 octobre, puisse se tenir dans "un climat de paix".
Les Congolais se sont massivement rendus aux urnes le 30 juillet pour élire leur président et les 500 députés de la future Assemblée nationale. Le taux de participation a dépassé les 70% pour ces premiers scrutins libres et démocratiques en plus de 40 ans dans l'ex-Zaïre.
AFP |
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| mercredi 23 août 2006, a 01:08 |
| accord Kabila/Bemba pour consigner leurs troupes |
- Après deux jours de tirs à l'arme lourde, le calme est revenu mardi après-midi à Kinshasa, où les camps du président congolais Joseph Kabila et du vice-président Jean-Pierre Bemba ont signé mardi soir un accord de retrait de leurs troupes respectives de la capitale.
Cet accord, obtenu sous haute pression internationale, prévoit, avec "effet immédiat", la "consigne de toutes les troupes des FARDC (forces armées congolaises) déployées dans la capitale à leur position initiale en vue du rétablissement du statu quo ante".
Dès avant la signature de cet accord, les troupes des deux camps avaient entamé leur retrait du centre de Kinshasa, où aucun tir n'avait plus été signalé depuis 12H00 GMT.
Dans les rues désertes de la Gombe, commune du centre où se sont concentrés les affrontements à l'arme lourde lundi après-midi et mardi matin, un journaliste de l'AFP a vu trois corps de militaires de la garde présidentielle.
Outre ces cadavres, abandonnés depuis des heures à quelques mètres de blindés de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), des témoins ont rapporté à l'AFP avoir vu les corps de "plusieurs civils" près de l'église de la Gombe.
Ni la Monuc ni la force européenne Eufor, qui est intervenue pour la première fois lundi sur le sol congolais en déployant des blindés de légion espagnole, ne disposaient de bilan des affrontements de lundi et mardi.
Dimanche, au moins cinq personnes avaient été tuées et une dizaine blessées lors d'échanges de tirs dans le centre de la ville alors que tombaient les résultats du premier tour de la présidentielle du 30 juillet, donnant MM. Kabila et Bemba en tête, selon un bilan de la Monuc.
Les deux camps se sont mutuellement accusés d'avoir été à l'origine de "provocations" ayant dégénéré en affrontements à l'arme lourde dans les rues de la capitale.
L'accord signé mardi soir prévoit "la mise en place de deux équipes mixtes de vérification" pour s'assurer de l'effectivité du cantonnement des troupes et replace la police nationale, "seule en charge de l'ordre public", au coeur du dispositif sécuritaire, avec l'organisation de patrouilles conjointes avec la Monuc et Eufor dès mardi soir.
Plus tôt dans la journée, le président Joseph Kabila avait appelé au cantonnement des belligérants, s'engageant de son côté à la consigne stricte de la garde républicaine et exigeant de la communauté internationales des garanties que son adversaire en ferait autant avec ses troupes.
"Tout ce qui importe pour l'instant, c'est que la situation redevienne normale à Kinshasa (...) Pour cela, la garde républicaine (garde présidentielle), comme tous les éléments armés du vice-président Bemba, doivent regagner leurs positions, immédiatement", a déclaré mardi M. Kabila, dont les propos ont été rapportés par son directeur de cabinet Léonard She Okitundu.
Les troubles menaçaient alors de gagner les communes populaires de l'est de la capitale où la police tiré en l'air pour disperser des jeunes qui voulaient piller des échoppes à Limete. Des tirs sporadiques d'armes automatiques ont aussi été entendus dans les communes de Masina et de Ndjili (est), non loin de l'aéroport international.
Dans le centre-ville, la Monuc avait repris en fin de matinée le contrôle du boulevard du 30 juin (la principale artère de Kinshasa) et ses principaux carrefours, et continuait de sécuriser les abords de la résidence de M. Bemba au bord du fleuve Congo, visée lundi soir et mardi matin par des tirs nourris de la garde présidentielle.
Devant la poursuite de ces accrochages, la force européenne (Eufor), chargée d'intervenir en cas de dérapage du processus électoral, a reçu mardi des renforts: trois hélicoptères et une cinquantaine de soldats français, portugais et suédois des forces spéciales depuis le Gabon, ainsi que 180 soldats allemands et néerlandais.
La communauté internationale a multiplié mardi les appels au calme, enjoignant les deux camps au respect du processus électoral après les premiers scrutins libres et démocratiques en plus de 40 ans dans l'ex-Zaïre.
"Il est impératif que les affrontements cessent immédiatement et que les deux candidats à l'élection présidentielle se rencontrent de toute urgence pour le bien du processus démocratique et surtout pour la population congolaise qui à déjà trop souffert des conflits armés", a ainsi déclaré le chef de la Monuc William Swing.
L'église catholique de RDC a pour sa part mis en garde mardi contre les risques de "guerre civile" et a appelé les belligérants de la dernière guerre (1998-2003) au "dialogue".
Le trafic sur le fleuve Congo entre Kinshasa et Brazzaville, la capitale du Congo voisin, était nul depuis lundi, selon des témoins, et les commerces de Kinshasa était restés fermés mardi.
Plusieurs vols internationaux à destination de Kinshasa ont été annulés depuis lundi, alors que l'aéroport de la capitale congolaise restait néanmoins officiellement ouvert, a-t-on appris de source aéroportuaire. |
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| mardi 22 août 2006, a 00:20 |
| Tirs à l'arme lourde à kinshasa : De la fumée s'élève de la résidence de Jean-Pierre Bemba. |
KINSHASA (AFP) - 21/08/2006 22h13 - Des tirs à l'arme lourde ont visé lundi la résidence à Kinshasa du vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, entraînant la première intervention de la force européenne Eufor, au lendemain de la proclamation des résultats du 1er tour de l'élection présidentielle congolaise.
Quatorze ambassadeurs membres du Comité international d'accompagnement de la transition (Ciat) dans l'ex-Zaïre, qui se trouvaient chez M. Bemba lorsque sa résidence a été la cible de tirs, ont été extraits de la villa et conduits par un convoi de blindés de la Mission de l'Onu en RDC (Monuc), appuyés par Eufor, jusqu'au siège de la Monuc.
Le vice-président Bemba n'a pas été évacué par les Casques bleus, a précisé un des porte-parole militaires de la Monuc, le major Hans Reichen.
"Il y a eu des tirs à l'arme lourde, probablement au canon, au lance-roquettes ou à la mitrailleuse lourde", a déclaré à l'AFP une source diplomatique, précisant que les ambassadeurs s'étaient "réfugiés dans la cave de la villa" située au bord du Congo.
Selon une source militaire occidentale, les tirs contre la résidence ont été effectués par des militaires de la garde républicaine (garde présidentielle).
Les ambassadeurs, dont ceux des Etats-Unis, de France, de Grande-Bretagne, d'Afrique du Sud, de Belgique et d'Angola, étaient en réunion avec M. Bemba au moment des tirs "afin de chercher une solution pour décrisper la situation" après des tirs nourris qui ont fait au moins cinq morts dimanche soir à Kinshasa, selon Jean-Tobie Okala, porte-parole adjoint de la Monuc.
L'opération d'extraction des diplomates a donné lieu à la première intervention d'Eufor sur le sol congolais.
La force européenne a déployé une compagnie d'intervention rapide de la légion espagnole, avec 150 hommes et une dizaine de blindés, pour "sécuriser l'opération et contribuer au retour au calme", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel Thierry Fusalba, porte-parole de la force.
"Les tirs ont cessé, puis il y a eu un retrait progressif des deux parties, avec le départ des chars de l'armée congolaise, ce qui a fait baisser la pression", a-t-il ajouté.
Eufor, qui dispose d'un millier d'hommes à Kinshasa et autant en réserve au Gabon, est une force militaire européenne à vocation essentiellement dissuasive qui ne devait intervenir qu'en cas de "troubles graves" et de dérapage du processus électoral en RDC.
"Nous allons rester en position encore un peu pour voir comment les choses évoluent", a précisé le porte-parole d'Eufor.
De son côté, la Monuc a prévu de maintenir un dispositif de sécurité renforcé dans la capitale et notamment aux abords de la villa de M. Bemba.
Les résultats provisoires du premier tour de la présidentielle du 30 juillet, publiés dimanche par la Commission électorale indépendante (CEI), placent le chef de l'Etat sortant en tête avec 44,8% des suffrages, devant l'ex-rebelle Bemba (20%), qui s'opposeront donc dans un second tour le 29 octobre.
Le taux de participation à ce premier scrutin libre et pluraliste depuis plus de 40 ans dans l'ex-Zaïre, et qui doit mettre un terme à la fragile transition politique amorcée en 2003 en RDC après une guerre régionale de près de cinq ans, a dépassé les 70%.
Les résultats de la CEI doivent encore être validés par la Cour suprême de justice.
Des affrontements à l'arme automatique, qui ont opposé des militaires fidèles aux deux vainqueurs du premier tour, avaient éclaté dimanche soir dans les rues de la capitale, peu avant la proclamation de ces résultats, faisant au moins cinq morts et une dizaine de blessés, selon un bilan provisoire.
Lundi après-midi, "ce sont des militaires de la garde républicaine (garde présidentielle)" qui ont tiré sur la résidence de M. Bemba, a affirmé à l'AFP une source militaire occidentale.
Un proche de M. Bemba a accusé, sous couvert d'anonymat, le camp Kabila de chercher à déstabiliser les institutions. "Nous allons au second tour. Nous n'avons aucun intérêt au désordre. Et nous ne lancerions sûrement pas une attaque contre des diplomates", a-t-il ajouté.
Le ministre congolais de l'Information Henri Mova Sakanyi, proche du président Kabila, a quant à lui accusé les partisans de M. Bemba d'être à l'origine des violences.
"Pour rétablir l'ordre, les services (de sécurité) ont dû entrer en action en répliquant à tous les actes de provocation que beaucoup de diplomates ont vécus par eux-mêmes", a affirmé M. Mova.
Le vice-président Bemba ne s'était pas encore exprimé lundi soir, ayant renoncé à une première déclaration la veille en raison de l'insécurité dans la capitale.
De son côté, M. Kabila a remercié dès l'annonce des résultats les "électeurs qui l'ont placé "en première position" et invité les Congolais à "rester sereins et à attendre dans le calme" la proclamation des résultats définitifs, affirmant sa "détermination à poursuivre le processus électoral jusqu'à son terme". |
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| lundi 21 août 2006, a 09:18 |
| Il y aura un deuxième tour et A. Gizenga virtuel Premier ministre |
Le verdict est tombé. Hier tard dans la nuit, le président de la Commission électorale indépendante, CEI, a rendu publics les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle du 30 juillet dernier. Aussi, par décision n° 03 du 20 août 2006, les candidats à l’élection présidentielle, Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, ont réuni le plus grand nombre de voix aux suffrages exprimés. Ils ont respectivement recueilli 7.590.495 voix, soit 44,81% des suffrages exprimés contre 3. 958.675 voix, soit 20,03%.
Aussi, conformément à la loi organique relative au processus électoral, ces deux candidats sont admis au second tour de l’élection présidentielle. Et ce après examen des résultats par la Cour suprême de justice.
Auparavant, le Rapporteur de la CEI, Dieudonné Mirimo, a lu le rapport général. Il a évoqué les défis enregistrés tout au long de ce processus, rappelé le chemin parcouru depuis le début, par l’enrôlement, l’ organisation du référendum constitutionnel et l’ élection du 30 juillet. Il s’est attardé sur les contraintes inhérentes à ce genre d’exercice avant d’affirmer que nonobstant ces faits réels, la Commission électorale indépendante s’est engagée résolument à accomplir sa mission. Il a saisi cette opportunité pour rendre un vibrant hommage au peuple congolais qui vient de prendre en mains son destin. Certes, a-t-il reconnu des perturbations. Mais grâce à la détermination de toutes les parties, le processus électoral n’a pas été affecté. Une réussite que l’on doit également à l’implication et à la contribution de la Communauté internationale qui a apporté un appui considérable tant sur le plan matériel que financier.
GIZENGA : VIRTUEL PREMIER MINISTRE.
Alors que le président de la CEI venait d’annoncer les résultats provisoires, nous apprenions des sources concordantes que les états-majors des partis politiques des candidats avaient déjà une longueur d’avance dans le domaine des négociations. Des initiatives pour la reformulation des alliances vont bon train en prévision du deuxième tour, au-delà sur la formation du futur gouvernement.
Aussi, compte tenu du bon résultat réalisé par le secrétaire général de Palu, Antoine Gizenga se présente aujourd’hui comme virtuel Premier ministre. Des contacts fermes ont été noués pour que des engagements pris soient respectés par les uns et les autres. Si cette nouvelle se confirmait, Gizenga sera, pour la deuxième fois Premier ministre. Déjà en 1960, alors que Lumumba venait d’être neutralisé, Gizenga s’était rendu à Kisangani pour installer le gouvernement de Lumumba, assumant ainsi les fonctions de Premier ministre, alors qu’il était jusque-là vice-premier ministre. Il a toujours défendu cet ordre politique qui, pour lui, serait un retour à la légalité. L’histoire est-elle en train de se réécrire ?
KABILA : « UNE GRANDE VICTOIRE DU PEUPLE ».
Aussitôt, après l’annonce officielle des résultats provisoires, le président de la République, Joseph Kabila a adressé un message à la Nation. Dans son adresse, il a tenu à souligner le caractère historique de ces élections qui se sont déroulées de façon libre, démocratique et transparente. « Nous venons de franchir une étape importante », a-t-il dit avant de rendre un hommage mérité au peuple congolais qui a pris une part active à ce processus et a voté dans la paix, la tolérance et la discipline. « Il s’agit d’une grande victoire, votre victoire », s’est exprimé ainsi le chef de l’Etat.
Aussi, en prévision du deuxième tour, il a invité le peuple congolais à se mobiliser davantage pour consolider, ensemble, cette victoire pour que ne soient pas remises en cause les valeurs républicaines : la paix, l’unité, la solidarité et la cohésion nationale. En sa qualité de garant de la Nation, il s’est engagé à faire respecter la loi et la Constitution et que toutes les dispositions sont prises pour que le deuxième tour se déroule dans de meilleures conditions.
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| dimanche 20 août 2006, a 22:10 |
| Des tirs entendus dans le centre ville de Kinshasa |
- Des tirs ont été entendus dans le centre de Kinshasa peu après 17H30 GMT, à moins de deux heures de l'annonce prévue des résultats du premier tour de la présidentielle en République démocratique du Congo, selon plusieurs journalistes de l'AFP.
Un policier a été blessé par balle, a-t-on indiqué de source policière, sans indiquer dans quelles circonstances.
Des journalistes de l'AFP ont entendu des coups de feu, sans qu'il soit possible d'en déterminer l'origine, près du siège du Mouvement de libération du Congo (MLC), le parti du vice-président Jean-Pierre Bemba, qui arrive en deuxième position derrière le président Joseph Kabila dans la course à la présidence, selon des résultats partiels publiés par la Commission électorale indépendante (CEI).
Des policiers ont tiré en l'air à plusieurs reprises, près du siège du MLC, mais aussi dans le quartier central de la Gombe, sur le boulevard du 30 juin, la grande artère de Kinshasa, près du siège de la CEI et dans plusieurs rues adjacentes.
Selon plusieurs sources policières et diplomatiques, des tirs auraient été échangés entre des militaires affectés à la garde de M. Bemba et des policiers.
"Il y a eu des tirs près du rond-point Forescom (près du siège du MLC), sur le grand boulevard et à Kin-Mazière (près du siège de la police, à quelques kilomètres à l'ouest)", a-t-on indiqué de source policière.
Vers 18H15, des tirs étaient encore entendus près du rond-point Forescom, a-t-on indiqué de source policière.
"Il est très difficile de dire qui tire et pourquoi les tirs ont commencé.
Plusieurs versions circulent. On parle d'échauffourées avec des shégués (enfants des rues, ndlr), de provocation de militaires dont on ne sait pas s'ils sont affectés à la garde présidentielle ou à celle de Bemba", a indiqué à l'AFP une source proche de la direction de la police, sous couvert d'anonymat.
Selon plusieurs experts électoraux, la tenue d'un second tour à la présidentielle entre MM. Kabila et Bemba est "inéluctable", le président sortant étant sous la barre fatidique des 50% des suffrages exprimés.
"Le camp Kabila accepte très mal la perspective d'un second tour. Un second tour, c'est l'inconnu, cela fait peur", a déclaré à l'AFP un expert électoral, qui a lui aussi témoigné de "tirs nourris" dans le centre de la capitale.
AFP
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| dimanche 20 août 2006, a 18:27 |
| Udps Edmond Ngoy MOUKENDY appelle la population au calme après la publication de résultats et non Udps Tshisekedi |
Après la publication des résultats dans certains centres, devant la menace des troubles que font peser certains politiciens, différents acteurs politiques choisissent la moindre occasion pour appeler la population au calme aux politiciens de se soumettre au verdict des urnes. C’est ce que le président de l’Udps a fait dans une déclaration déposée à L’Avenir.
L’UDPS salue et félicite le peuple Congolais pour son courage et sa maturité politique, en répondant à l’appel lancé par le Camarade Joseph KABILA d’aller voter massivement, a compris et privilégié l’institution d’un nouvel ordre politique par la tenue d’un vote libre, transparent et démocratique lui permettant ainsi, en sa qualité de souverain primaire, de se choisir librement ses dirigeants et présider à sa destinée.
L’ UDPS salue aussi la Communauté Internationale qui n’a épargné aucun effort pour aider le Congo à parachever son processus électoral. Nous tenons à cet effet au nom du collège des fondateurs historiques, la Haute Autorité Morale du Parti a réaffirmé la fierté de l’UDPS qui a lutté pendant presque trois décennies pour l’avènement de la démocratie qui est entré de se concrétiser aujourd’hui. L’UDPS attire l’attention du peuple congolais, de ne pas accorder foi aux mensonges, aux dilations, aux déclarations médiatiques faisant croire à la victoire à la Présidence de la République d’un candidat qui aurait gagné les élections en lieu et place de la Commission Electorale Indépendante et de la Cour Suprême de Justice. Des mensonges qui sont devenues de mode de vie consolatoire et somnifère des certains politiciens congolais. L’UDPS qui a adhéré à tous les prescrits démocratiques et qui prône la non violence comme méthode de lutte, mettant l’homme au centre de son action condamne l’envoie de peuple congolais à la mort par des procédés violents et barbares, occasionnant : casse, pillage et destruction instaurant ainsi -le banditisme politique. Ces méthodes barbares, anti-démocratiques décrites ci - haut, ne sont pas de l’UDPS moins encore des nationalistes, elles sont celles du club de BINZA, qui a commence’ avec le limogeage et l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA et qui refont surface pour une fois encore réprimer la démocratie et le processus électoral enfin d’obtenir le pouvoir par des voix des concertations et négociations. L’UDPS dit plus jamais ça au Congo Démocratique. Devant de nombreuses provocations, injures et menaces proférées à l’endroit du Président National Edmond NGOY MOUKENDY par certains compatriotes n’ayant pas pris part au processus électoral en cours et ayant choisi et privilégie librement la voie des négociations et concertations comme mode d’accès au pouvoir, l’UDPS tient à préciser :
Du temps fort de la dictature de MOBUTU, elle n’a pas fait le reculons et ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va baisser le bras. Le processus électoral étant en cours, l’on peut se rattraper en alignant ses candidats aux élections municipales et locales. Que la culture de la tolérance doit tous nous animer et fonder l’essentiel de notre action politique. « UDPS compatit avec toutes les familles qui ont perdu un de leur à cause de l’intolérance et de la boulimie du pouvoir pendant la période de la Campagne Electorale et demande toutes affaires cessantes l’ouverture d’une enquête pour que les auteurs de ces crimes, des commanditaires et de ceux qui ont occasionné le viol de femmes, les casses et le pillage soient déférés devant la justice.
L’UDPS invite le peuple congolais, qui a prouvé sa maturité en allant aux urnes massivement le 30 juillet dernier à rester calme en attendant la publication des résultats des urnes par la Commission Electorale Indépendante et de n’est pas prêté oreille ni foi aux champions de j’intox, des mensonges, des demi-verités et ies contre-verités L’UDPS rappelle qu’il est la sentinelle du peuple et qu’il demeure toujours la sentinelle du peuple.
L’Avenir |
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| dimanche 20 août 2006, a 17:13 |
| Nord-Kivu: Serufuli dit non au discours tribal de Laurent Nkunda à Masisi |

Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Eugène Serufuli a demandé jeudi à la population de Masisi de ne pas considérer le discours tribal du général déchu Laurent Nkunda ni la nomination de ses propres administrateurs. Il l’a dit au cours d’un meeting tenu au marché de Muheto près de Nyakariba, où le général déchu s’était adressé à la population sur un terrain de la place, le 05 Août dernier «Nous avons besoin d’un pouvoir issu des élections», a notamment déclaré la gouverneur du Nord-Kivu. Il faisait ainsi allusion à la nomination par le général déchu Laurent Nkunda d’un autre administrateur du territoire de Masisi, Nzabirinda. Serufuli a présenté le vrai administrateur, Justin Mukenya, avant de demander à la population de pardonner à Nzabirinda, qui a suivi un mauvais chemin.
A l’occasion, la population de Muheto et ses environs a exprimé ses inquiétudes quant à la présence de nombreux militaires non brassés. Ce à quoi, le gouverneur et le commandant de la 8e région militaire ont répondu affirmant que le processus d’intégration de l’armée est en cours et se poursuit. Eugène Serufuli a tenu à dire à la population de cette localité que Laurent Nkunda n’administre aucun territoire. «Vous savez qu’une partie de la 83e brigade est déjà au centre de Rumangabo pour le brassage. Ceux qui sont restés sont sous le commandement de la 8e région militaire. Il n’y a pas un espace pour Laurent Nkunda. Il faut préciser cela. Il ne faut pas dire qu’il existe une localité de Laurent Nkunda. Tout le monde sait que Laurent Nkunda existe. Il s’est retiré dans un village qu’on appelle Bwizi et tout le monde sait qu’il est là. Son problème est connu», a expliqué le gouverneur du Nord-Kivu.
Radiookapi
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| dimanche 20 août 2006, a 01:19 |
| Election Présidentielle : Un duel en perspective ? |
En R.D.C, l'avenir s'annonce comme un duel, avec ou sans fleurets mouchetés, entre les deux têtes d'affiches électorales, Kabila et Bemba, que rien ne prédispose à se contenter du statut de principal opposant.
Joseph Kabila n’a d’autres ambitions aujourd’hui que de rester à la tête de la République démocratique du Congo, lui qui n’a jamais vraiment rien décidé pour son propre avenir jusqu'à être propulsé à la tête de ce gigantesque pays livré au pillage de ses ressources naturelles et à la guerre civile. Désigné à la succession de son père assassiné le 16 janvier 2001, Joseph Kabila l'a reçue sans pour autant assumer l'héritage de l'action politique paternelle.
Kabila et l'héritage de la rébellion
Timide et discret, il a plutôt donné l’impression d'être un homme de paille chargé d’exécuter les choix de certains réseaux d’influence, étrangers et nationaux aux intérêts convergents. L’homme sans ambitions et sans assise populaire semblait tout désigné pour masquer l’assassinat de son père, incontrôlable depuis qu’il avait assis son pouvoir à Kinshasa en 1998. Mais, paradoxalement, Joseph Kabila a trouvé dans le statut «d’enfant manipulable» dont on l’affublait quelques cartes pour reprendre le jeu à son compte. Les intérêts des uns ont nourri ses ambitions. Et, pour ces mêmes raisons ses parrains devaient naturellement «soutenir» sa candidature et pourquoi pas le faire triompher aux élections.
Le schéma est clair et infaillible. Alors Joseph Kabila, crée son propre mouvement politique qui n’est pas l’émanation d’une rébellion : le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD). Mais la machine électorale a été bâtie autour de l’Alliance pour la majorité présidentielle (AMP). Ce mouvement de 33 partis présente également des candidats à la députation qui pourraient assurer au président de la République une majorité confortable à l’Assemblée nationale. Kabila et ses alliés ont donc adhéré à un pacte patriotique de «refondation» de la nation congolaise, élaboré autour de son programme «Ma vision pour un Congo nouveau». L’usage de la première personne du singulier est aussi nouveau chez Joseph Kabila qui se voit de plus en plus dans l’étoffe d’un homme d’Etat.
Bemba et la nostalgie de Mobutu
Son adversaire le plus menaçant, Jean-Pierre Bemba, vice-président, et chef du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) ex-rébellion, a connu un parcours contraire. Après des études de commerce en Belgique le solide gaillard de 1,90 mètre s’est lancé dans les affaires en créant plusieurs entreprises de téléphonie, de fret aérien et de communication. L’homme s’est enrichi et très vite s’est opposé à son père Jeannot Bemba Saolona, richissime homme d’affaires, ancien président du patronat zaïrois devenu ministre sous Laurent-Désiré Kabila. Après avoir combattu militairement Kabila père, à la tête de son Mouvement de libération du Congo (MLC) implanté en Equateur, Jean-Pierre Bemba a obtenu l'un des quatre fauteuils de vice-président dans la transition que les scrutins de juillet ont refermée. Pour combattre politiquement Kabila fils dont il convoite le fauteuil présidentiel, Bemba s'est efforcé de rallier tous les nostalgiques de l’ère Mobutu. Son quartier général est d’ailleurs à Gbadolite, le fief de Mobutu. Dans le camp adverse, Joseph Kabila se rappelle au bon souvenir du héros national congolais, Patrice Lumumba.
Sur le terrain politique Joseph Kabila, est le principal bénéficiaire de l’accord de paix qui lui a permis de continuer à siéger à Kinshasa avec titre de chef de l'Etat, en attendant les premières élections libres au Congo. Pour l’affaiblir Jean-Pierre Bemba a fait feu de tout bois, se saisissant notamment de certaines imprécisions dans son curriculum vitae. «Je n’ai pas l’intention de placer ma campagne sur le terrain du dénigrement. Mais je n’ai pas honte de dire que je suis congolais, que j’ai des diplômes, que je suis marié», a-t-il ainsi perfidement lancé pendant la campagne électorale. Certains détracteurs affirment en effet que Joseph Kabila serait «seulement» l’enfant adoptif de Laurent-Désiré. Pendant les années de maquis de son père, Joseph - alias Hyppolite Kanambe - et sa sœur jumelle, Jeannette, ont été scolarisés dans une école française de Dar-es-Salam, en Tanzanie. Bilingue (anglais-français), il n’a pas pu poursuivre les études universitaires de droit auxquelles il se prédestinait, son père l’ayant rappelé à ses côtés pour qu’il s’occupe de quelques entreprises familiales, notamment une pêcherie sur les bords du lac Tanganyika.
Finalement, Laurent-Désiré Kabila avait préféré donner à son fils une formation militaire, dans la perspective de la rébellion de 1996. Joseph avait alors été pris en charge par l’armée rwandaise, à l'époque pilier de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) qui a chassé Mobutu de Kinshasa en mai 1997. Cadre sans grade bien défini au sein de la nouvelle administration militaire congolaise, Joseph Kabila avait été envoyé en Chine en 1998, pour un stage de formation d’officier. Mais une fois encore, il avait dû quitter prématurément cette formation pour rejoindre son père qui venait de se fâcher avec ses parrains d’hier, le Rwanda et l’Ouganda. Ces derniers avaient alors alimentés des rébellions lors d'une nouvelle guerre au Congo qui a vu l'Ouganda se quereller avec le Rwanda, par Bemba interposé.
Kabila l'emporte à l'Est, Bemba à Kinshasa
Elevé au rang de général-major, Joseph Kabila avait assumé de hautes fonctions dans la hiérarchie militaires des Forces armées congolaises (FAC) jusqu’à l’assassinat de son père qu’il a remplacé à la tête de l’Etat, le 16 janvier 2001. Son entourage qualifie toutes les attaques et rumeurs sur sa nationalité et sa formation professionnelle de «dérisoires». Il avait toutefois conseillé au jeune président de se marier pour être fin prêt aux élections, ce qu'il a fait le 1er juin 2006 en convolant en justes noces avec Olive Lembe di Sita.
Auparavant, Joseph Kabila avait fait de nombreux appels du pied à l'Est du pays où il a fait le plein des voix au scrutin présidentiel, de Kivu en Katanga. Mais à Kinshasa (12% du corps électoral), Jean-Pierre Bemba lui a damé le pion, faisant baisser son score en dessous de la barre des 50% nécessaire pour être élu au premier tour. Les résultats définitifs se faisant attendre, le suspense continue. Et cela, non seulement sur la question du deuxième tour, mais aussi sur le fair-play du futur perdant.
par Didier Samson |
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| samedi 19 août 2006, a 11:30 |
| L’Udps appelle la population au calme après la publication des résultats |
Après la publication des résultats dans certains centres, devant la menace des troubles que font peser certains politiciens, différents acteurs politiques choisissent la moindre occasion pour appeler la population au calme aux politiciens de se soumettre au verdict des urnes. C’est ce que le président de l’Udps a fait dans une déclaration déposée à L’Avenir.
L’UDPS salue et félicite le peuple Congolais pour son courage et sa maturité politique, en répondant à l’appel lancé par le Camarade Joseph KABILA d’aller voter massivement, a compris et privilégié l’institution d’un nouvel ordre politique par la tenue d’un vote libre, transparent et démocratique lui permettant ainsi, en sa qualité de souverain primaire, de se choisir librement ses dirigeants et présider à sa destinée.
L’ UDPS salue aussi la Communauté Internationale qui n’a épargné aucun effort pour aider le Congo à parachever son processus électoral. Nous tenons à cet effet au nom du collège des fondateurs historiques, la Haute Autorité Morale du Parti a réaffirmé la fierté de l’UDPS qui a lutté pendant presque trois décennies pour l’avènement de la démocratie qui est entré de se concrétiser aujourd’hui. L’UDPS attire l’attention du peuple congolais, de ne pas accorder foi aux mensonges, aux dilations, aux déclarations médiatiques faisant croire à la victoire à la Présidence de la République d’un candidat qui aurait gagné les élections en lieu et place de la Commission Electorale Indépendante et de la Cour Suprême de Justice. Des mensonges qui sont devenues de mode de vie consolatoire et somnifère des certains politiciens congolais. L’UDPS qui a adhéré à tous les prescrits démocratiques et qui prône la non violence comme méthode de lutte, mettant l’homme au centre de son action condamne l’envoie de peuple congolais à la mort par des procédés violents et barbares, occasionnant : casse, pillage et destruction instaurant ainsi -le banditisme politique. Ces méthodes barbares, anti-démocratiques décrites ci - haut, ne sont pas de l’UDPS moins encore des nationalistes, elles sont celles du club de BINZA, qui a commence’ avec le limogeage et l’assassinat de Patrice Emery LUMUMBA et qui refont surface pour une fois encore réprimer la démocratie et le processus électoral enfin d’obtenir le pouvoir par des voix des concertations et négociations. L’UDPS dit plus jamais ça au Congo Démocratique. Devant de nombreuses provocations, injures et menaces proférées à l’endroit du Président National Edmond NGOY MOUKENDY par certains compatriotes n’ayant pas pris part au processus électoral en cours et ayant choisi et privilégie librement la voie des négociations et concertations comme mode d’accès au pouvoir, l’UDPS tient à préciser :
Du temps fort de la dictature de MOBUTU, elle n’a pas fait le reculons et ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va baisser le bras. Le processus électoral étant en cours, l’on peut se rattraper en alignant ses candidats aux élections municipales et locales. Que la culture de la tolérance doit tous nous animer et fonder l’essentiel de notre action politique. « UDPS compatit avec toutes les familles qui ont perdu un de leur à cause de l’intolérance et de la boulimie du pouvoir pendant la période de la Campagne Electorale et demande toutes affaires cessantes l’ouverture d’une enquête pour que les auteurs de ces crimes, des commanditaires et de ceux qui ont occasionné le viol de femmes, les casses et le pillage soient déférés devant la justice.
L’UDPS invite le peuple congolais, qui a prouvé sa maturité en allant aux urnes massivement le 30 juillet dernier à rester calme en attendant la publication des résultats des urnes par la Commission Electorale Indépendante et de n’est pas prêté oreille ni foi aux champions de j’intox, des mensonges, des demi-verités et ies contre-verités L’UDPS rappelle qu’il est la sentinelle du peuple et qu’il demeure toujours la sentinelle du peuple.
L’Avenir
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| vendredi 18 août 2006, a 00:20 |
| LA FRANCE ET SES IMMIGRES |
Policiers bloquant l'accès du squatt le 17 août 2006
La police a évacué jeudi le plus grand squat de France, un ancien bâtiment universitaire de Cachan (Val-de-Marne) occupé depuis trois ans par des centaines d'Africains, une opération dénoncée par des associations de défense des mal-logés et sans-papiers comme un "coup de force" de Nicolas Sarkozy.
L'évacuation du bâtiment, une barre vétuste de cinq étages située sur le campus de Cachan et appartenant au Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous), a commencé à 09H00 et se poursuivait toujours aux alentours de 17H00. Elle a mobilisé 800 policiers.
Le préfet du Val-de-Marne, Bernard Tomasini, l'a justifiée en mettant en avant "la sécurité des personnes et notamment des enfants".
"49 personnes en situation irrégulière ont été interpellées (et) ont vocation à être reconduites dans leur pays d'origine", a fait savoir en fin d'après-midi le ministère de l'Intérieur, qui a précisé qu'en tout 508 personnes avaient été évacuées pour "éviter un drame humain".
Une centaine d'irréductibles refusaient, en fin d'après-midi, de monter dans les cars et ont décidé d'organiser un campement.
Soutenues par plusieurs associations et des élus du Val-de-Marne, ces familles, parmi lesquelles de nombreux enfants, s'apprêtaient à passer la nuit dans un campement de fortune.
Les 300 chambres étaient occupées depuis avril 2003 par plusieurs centaines de personnes --un millier, selon les squatters--, principalement des Ivoiriens et des Maliens, pour la moitié des sans-papiers.
Le préfet a rappelé qu'"un certain nombre de concertations avaient été menées et n'avaient pas abouti" avec les squatters depuis la décision d'évacuation prononcée le 14 avril 2004 par le tribunal de Melun. Il a en particulier déploré que les squatters aient "radicalisé leur position en demandant un logement et la régularisation pour tous".
Plusieurs associations ont immédiatement protesté contre l'opération, mise en parallèle avec la fermeté affichée mardi soir par le ministre de l'Intérieur qui a redit son opposition à toute régularisation massive des sans-papiers.
Pour Richard Moyon, porte-parole du Réseau Education sans frontières (RESF), l'évacuation du squat "est d'abord une opération médiatique" de Nicolas Sarkozy "destinée à souligner sa fermeté à l'égard de la question de l'immigration".
Selon Pablo Krasnopolsky, de RESF Val-de-Marne, quelque 200 enfants vivaient dans le squat mais tous, a-t-il souligné, n'étaient pas scolarisés.
Selon des témoignages recueillis par l'AFP, l'évacuation s'est déroulée dans le calme. Les habitants ont été conduits pour la plupart en autocar vers des hôtels réquisitionnés en Ile-de-France.
Plusieurs associations, dont RESF et la Cimade (Centre oecuménique d'entraide), ont affirmé que l'opération avait été "longuement préparée" et que des chambres d'hôtels avaient été réquisitionnées et des places en centres de rétention "dégagées".
Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade, seule association habilitée à être présente dans les centres de rétention pour étrangers, a assuré que 60 places avaient été "libérées" dans les centres du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne) et de Vincennes, mais aussi à Oissel (Seine-Maritime), près de Rouen.
Au ministère de l'Intérieur, on expliquait que l'évacuation avait été décidée parce que "toutes les négociations en amont avaient échoué" et que "les conditions étaient réunies".
Yves Jego, secrétaire national de l'UMP, a ajouté que "personne ne devrait avoir oublié les drames survenus il y a un an maintenant dans les squats parisiens", en faisant allusion aux incendies meurtriers survenus dans des hôtels vétustes de la capitale..
L'extrême-gauche et les Verts ont condamné l'opération. "La décision de recourir à la force publique, sans engager une procédure de relogement pérenne ni une régularisation est une véritable provocation", a affirmé le PCF dans un communiqué, tandis que la Ligue communiste révolutionnaire dénonçait un "nouvel épisode de la guerre aux pauvres et de la chasse aux sans-papiers". |
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| jeudi 17 août 2006, a 17:18 |
| Nzanga Mobutu bouscule Jean-Pierre Bemba Gombo à l’Equateur |

Kinshasa, 17/08/2006 / Politique
Ce serait le cas à Bolomba (avec 25.466 voix pour Nzanga contre 20.767 pour Bemba), à Bokungu (53.772 contre 7.762), à Yakoma (43.599 contre 24.172), à Bosobolo (47.686 contre 17.784)… Chaque jour qui passe, nous nous approchons de la publication complète des résultats provisoires de l’élection présidentielle par la Commission électorale indépendante. Cela avant la sanction finale par la Cour suprême de justice le 31 août prochain. En attendant, les observateurs épinglent le bon score du candidat Mobutu Nzanga qui contrebalance Jean-Pierre Bemba à l’Equateur et dans le Bandundu, deux provinces sensées rapporter beaucoup de voix à ce présidentiable.
Nul ne croyait que l’héritier du Maréchal Mobutu pouvait jouir d’un soutien aussi nombreux lors de ces scrutins. Mais, les résultats affichés jusqu’à présent dans les centres de compilation alignent Mobutu Nzanga dans le carré de cinq meilleurs présidentiables, juste derrière Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba, Oscar Kashala, Antoine Gizehga.
Mais, les bons scores réalisés par le président de l’Udemo ont une influence réelle sur les tendances des provinces de l’Equateur et du Bandundu considérées à tort ou à raison comme les fiefs du Mlc Bemba et du Palu Antoine Gizenga.
En effet, dans beaucoup de territoires de ces deux provinces, Nzanga Mobutu a systématiquement raflé des voix à ses poursuivants parmi lesquels le candidat favori pour la province de l’Equateur, Jean-Pierre Bemba. C’est le cas de Bolomba (25.466 pour Nzanga contre 20.767 à Bemba), Bokungu (53.772 contre 7.762), Yakoma (43.599 contre 24.172), Bosobolo (41.172 contre 17.784)…
Comme dans l’espace kasaïen où la candidature d’Oscar Kashala a perturbé les calculs du Mlc, à l’Equateur, les bons scores de Mobutu Nzanga mettent à mal les chances de Jean-Pierre Bemba de remporter au premier tour. Plutôt, ils creusent l’écart entre les candidats Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, écart renforcé par les bons résultats de l’initiateur de l’AMP dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Province Orientale, Maniema et Katanga.
Certes, la Cei n’a compilé jusqu’à présent que 40% de bulletins de votes exprimés, mais les premières tendances si elles se confirment vont trancher pour une victoire de l’un des candidats au premier tour.
Sur le terrain, il faut reconnaître que chacun des candidats a joué de son mieux pour faire des alliances stratégiques et surtout pour occuper les différents territoires. Forum des As
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| mercredi 16 août 2006, a 16:27 |
| Le Ne-Kongo en deuil,L’ancien ministre Roger Nimy est décédé mardi à Bruxelles en Belgique |

Décès à Bruxelles de l’ancien ministre Roger Nimy à la surprise générale au pays en pleine fièvre d’attente des résultats des élections pour lesquelles le défunt a battu campagne de son parti, le Mlc, à la tête de la fédération provinciale du Bas-Congo. La nouvelle du décès mardi à Bruxelles de l’ancien ministre Roger Nimy est tombée à la surprise générale au pays où l’on apprendra que l’infortuné avait été admis en soins médicaux une semaine auparavant dans un hôpital de la capitale belge où il avait été transféré d’urgence. Le regretté président fédéral du parti Mlc pour la province du Bas-Congo a donc succombé à la maladie qui l’a terrassé au lendemain des élections du 30 juillet pour le succès desquelles pour son parti il a battu une campagne électorale particulièrement musclée.
La disparition de ce chaud partisan du Mlc au lendemain des élections, pendant que le pays vit encore intensément la fièvre d’attente des résultats des consultations populaires concernées, en ajoute à la surprise de cette mort, au point que des proches de Roger Nimy ont laissé entendre que ce dernier serait victime d’un empoisonnement, sans en indiquer les commanditaires ni l’intérêt poursuivi dans cette suspecte élimination d’un adversaire politique.
Deux fois ministre sous la transition
Roger Nimy est de notoriété publique connu pour la fougue de son engagement dans le combat politique du Mlc. Ce brillant avocat affiché conseiller politique du leader Jean-Pierre Bemba depuis la rébellion s’est fait remarquer par ses prises de position aux négociations politiques du dialogue intercongolais après les accords duquel il comptera parmi les représentants du Mlc au premier gouvernement de transition en qualité de ministre du Tourisme. Il perdra peu après son poste, contraint qu’il fut à la démission, suite à des propos fracassants et désobligeants qu’il s’est permis à l’endroit du président de la République.
Roger Nimy parrainé par son chef du parti sera rappelé au gouvernement à la faveur d’un réaménagement opéré de l’équipe de l’exécutif de la transition après s’être réconcilié avec le chef de l’Etat auquel il a fit une expresse amende honorable. Le cabinet des Sports et loisirs lui reviendra cette fois, mais en repartira apparemment pour aller préparer la campagne électorale dont il n’a pas négligé la préparation. L’efficacité de la stratégie de propagande concoctée par un Nimy ne fait l’ombre d’aucun doute. Elle est attestée par la prestance notoire du Mlc aux élections, particulièrement celle de son chef de file le Vice-président Jean-Pierre Bemba dans la course présidentielle où il talonne le favori incontesté, le ci-devant président sortant Joseph Kabila.
Roger Nimy n’aura malheureusement pas de chance d’évaluer le travail abattu en cassant inopinément la pipe avant même que ne soient publiés les résultats des élections. Ce perspicace acteur politique qui a souvent débordé d’ardeurs comme le non rétif cheval Pégase de la légende au point de choquer beaucoup des pairs aussi bien des camps adverses que celui de son appartenance n’a pas manqué de charmer d’autres pour la loyauté de son engagement, puisque c’est cela la qualité de la méritocratie en politique, et non son contraire : la trahison. Pour cela, Roger Nimy ne pourra pas seulement être adulé par ses amis, mais aussi par ses adversaires dont il n’était séparé que par le choix et non par l’idéal.
Dans le choc de la fraîche nouvelle de décès de ce combattant du Mlc, rien n’est encore annoncé sur le programme de deuil qui pourra être organisé pour honorer la mémoire de l’ancien ministre Roger Nimy, le petit frère de l’autre Nimy, José celui-là, l’ancien directeur de cabinet de feu maréchal Mobutu.
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| mardi 15 août 2006, a 23:41 |
| Au-delà des promesses électoralistes, l’amélioration du vécu quotidien des Congolais |
Les promesses mirobolantes, faites par les acteurs politiques candidats aux récentes élections présidentielle et législatives, doivent absolument être transformées en des actes liés au vécu quotidien des populations vivant en République démocratique du Congo.
Qu’ils soient à la magistrature suprême, au parlement ou au gouvernement, les élus du 30 juillet 2006 ont l’obligation de finaliser, en priorité, trois des cinq objectifs que les institutions de la transition n’ont pas été en mesure d’atteindre.
PREMIERS OBJECTIFS
Les prochains gouvernants sont appelés à réaliser, hormis les élections suivies de la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique en RDC, les principaux objectifs que l’Accord global et inclusif avait impartis aux institutions de la transition.
Il s’agit de la réconciliation nationale, la formation d’une armée nationale restructurée et intégrée, la réunification, la pacification, la reconstruction du pays, la restauration de l’intégrité territoriale et le rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. « Nous n’avons que faire des gens incapables de protéger le territoire contre son occupation par des rebelles rwandais et ougandais, d’assurer notre sécurité et notre pouvoir d’achat », a menacé un électeur au sortir d’un bureau de vote à Kinshasa. Ce sentiment est partagé par la plupart des Congolais qui se sont exprimés à travers divers médias.
Au plan sécuritaire, la poursuite des tueries et des massacres de populations civiles dans l’Est du pays n’est pas pour apaiser les esprits. Différentes milices locales (Ituri et Nord-Katanga) et forces négatives (Interahamwe rwandais, rebelles ougandais et burundais dans les provinces du Kivu) pillent, violent et terrorisent dans les territoires sous leur contrôle sans que les forces loyalistes et onusiennes ne parviennent à les neutraliser.
Et, pour couronner le tout, des miliciens Maï-Maï viennent inexplicablement de reprendre les armes dans la province Orientale alors que le général mutin Laurent Nkunda et ses hommes tiennent toujours, depuis juin 2004, le Masisi ( Nord-Kivu) et ses populations à leur merci.
A Kinshasa et dans plusieurs autres agglomérations du pays, des personnes sont soit assassinées, soit abattues lors des manifestations publiques sans que les autorités compétentes aient réussi à faire aboutir généralement les enquêtes diligentées à des sanctions pénales.
Tout cela, parce que le pays n’a pas réussi à réunifier les différents services de sécurité et à se constituer une véritable armée nationale. Seules 13 brigades ont été intégrées, avec quelque 50.000 soldats, sur les 18 prévues (une soixantaine de milliers d’hommes).
Si des officiels parlent généralement de 100.000 soldats constituant aujourd’hui l’armée congolaise et d’autant de démobilisés, le mystère demeure toujours entier sur les 140.000 autres hommes de troupes ayant fait partie des anciennes composantes (ex-gouvernement, RCD, MLC) et entités (RCD/N, RCD/K-ML, Maï-Maï) et comptabilisés au Trésor public au début de la période de transition.
Les prochains dirigeants du pays devront aussi s’attaquer à l’actuelle inversion des valeurs. La corruption à grande échelle, le détournement des deniers publics, la délation, la spoliation du patrimoine national, l’impunité dont jouissent les auteurs de crimes économiques ou de sang sont, en effet, autant de tares à extirper de la société congolaise.
Des rapports d’enquête, établis par des experts internationaux (onusiens et européens) et congolais sur le pillage des ressources naturelles et des richesses de la RDC, n’ont pas visiblement ému les animateurs des institutions de la transition. A preuve, la présence de certaines personnalités, citées, dans les rouages de décision du pays.
AMELIORER LE VECU QUOTIDIEN
« La situation économique et sociale que traverse notre pays est plus que désastreuse (...). Le taux de chômage a atteint son paroxysme et l’infime minorité de la population, qui dispose encore d’un emploi, touche souvent un salaire dérisoire sinon de misère », avait déploré l’Assemblée nationale à son installation au Palais du peuple en 2003.
Trois ans plus tard, rien n’a changé. La scolarisation des enfants, l’accès aux soins de santé appropriés et à l’alimentation tant de base que de qualité sont encore, à ce jour, des casse-têtes pour l’ensemble du peuple congolais.
L’Accord de Mbudi, initié en 1999 et conclu en février 2005, n’a pas satisfait aux promesses qu’il contient, notamment l’octroi d’un salaire de 208 dollars américains à l’huissier et de 2.080 Usd au secrétaire général de l’Administration publique pour une enveloppe salariale estimée à plus de 300 millions Usd par mois.
Près de 600 mille agents et fonctionnaires de l’Etat, payés par le Trésor, sont passés sous les fourches caudines des opérations de recensement sans que le ministère de la Fonction publique n’ait pu identifier tous les agents fictifs et l’ensemble de ceux dont l’Administration a réellement besoin.
Ce n’est qu’en remettant l’outil de production en marche et les Congolais au travail, en révisant tous les accords jugés léonins, en rétablissant l’Etat dans tous ses droits et en améliorant le vécu quotidien du peuple que les élus du 30 juillet 2006 ainsi que ceux des provinciales pourront effectivement mériter la confiance que le corps électoral aura placée en eux.
Le potentiel |
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| mardi 15 août 2006, a 12:24 |
| Résultat des élection en RDC |
Je vous recommande l’exploitation du lien suivant : http://www.cei-rdc.cd/clcr/index.html |
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| mardi 15 août 2006, a 07:17 |
| Survivances d’un dangereux passé : Votez vert, démocratie de parade |
*On a fait croire aux Congolais que le pays allait s’embraser si la victoire revenait à une autre personne que le leader du Mlc. *Les Congolais font un rapprochement avec le « votez vert » qui signifiait voter pour la paix en opposition au « votez rouge » qui signifiait l’embrasement du pays. *Le votez vert et le votez rouge s’accompagnent des autres signes du mobutisme dont les Kinois parlent, c’est le cas de l’envoûtement de la population. *Heureusement pour le pays, le peuple comprend de plus en plus que pour devenir président de la République, il ne faut pas seulement être élu à Kinshasa. *Et les Kinois, gagnés par le réalisme, se disent désormais que quiconque gagnera, sera notre président l’essentiel étant qu’il réponde aux aspirations des Congolais
Le plus en plus, les urnes rendent leur secret. Dans l’opinion, l’agitation semble céder la place au réalisme. Il n’est pas étonnant d’entendre les Kinois regretter certains choix et même soutenir que certains politiciens avaient envoûté la capitale afin de forcer les Kinois à porter leur choix sur eux. Certains dénoncent même une hystérie démoniaque qui avait entouré le vote dans la capitale. Faut-il y croire ? A chacun sa foi. Mais là où c’est plus remarquable, c’est lorsque de plus en plus de Kinois ne comprennent pas pourquoi la non élection d’un candidat serait synonyme de trouble de la paix dans le pays. Et l’envoûtement et les conséquences d’un certain vote contre un autre considéré comme obligatoire, permettent aux Congolais de se remémorer certains moments de leur histoire qu’ils ne voudront, pour rien au monde revivre. Il semble que Mobutu tienne le peuple congolais sous sa coupe pendant plus de trois décennies, les témoignages de ses proches ont fait état des pratiques fétichistes. Il a été dit, notamment à la Conférence nationale souveraine que l’eau de la Rgideso et même le drapeau du pays avaient servi d’objets d’envoûtement du peuple congolais. Pourquoi ces vieux souvenirs reviennent-ils à la surface. Le danger de voir l’histoire se répéter serait imminent ? On ne doit rien minimiser dans la mesure où la soif du pouvoir peut conduire à tout. Il revient au peuple congolais d’avoir présent à l’esprit les étapes de l’histoire de son pays et faire en sorte qu’une certaine histoire ne puisse pas se répéter.
Le réalisme gagne les Kinois
Les Kinois, essentiellement eux, commencent à comprendre qu’une élection ne peut pas être une question de vie ou de mort dans le cas où on se veut démocrate. Il n’est pas étonnant d’entendre le discours selon lequel, quel que soit la personne qui gagnera ces élections, l’essentiel pour les Congolais c’est qu’ils prennent en compte les nombreuses préoccupations du peuple. A ce jour, le chômage, la pauvreté, la scolarisation des enfants, la sécurité et la paix durable figurent parmi les aspirations profondes des Congolais.
On avait dit aux Congolais qu’il n’y avait qu’une seule personne qui serait capable de permettre au peuple de réaliser ses aspirations. Comme cette personne n’avait jamais géré, il fallait cette fois lui donner l’occasion. Dans une certaine euphorie, certains Congolais ont cru à ce discours. On leur a donc mis en tête que si cette personne n’était pas élu, c’est que les élections n’auront pas été transparentes. Dans ce cas, la Cei présentée comme composée de Malumalu seul, aurait organisé la tricherie contre le candidat deus ex machina. Dans ce cas, il aurait nécessairement du sang pour protester contre le « vol » de la victoire du peuple.
Les Kinois envoûtés
Ce discours comme celui de l’envoûtement fait penser à une époque. Ils font penser à certaines élections monopartites. L’on se souviendra que Mobutu, pour la bonne raison qu’il était seul porteur des espoirs du peuple, était le seul candidat. Mais pour soi-disant respecter la liberté démocratique du peuple, on lui laissait le choix entre le bulletin vert qui symbolisait la paix et le bulletin rouge symbole du sang. Les Congolais devraient choisir entre la paix et le sang. Même si le vote était secret, il n’était pas exclu que les services et même les militants zélés exercent la justice expéditive sur les audacieux qui osaient voter pour le sang.
On a assisté aux actes semblables lors du dernier scrutin. Les effigies d’autres candidats que celui qui représenterait les espoirs du peuple congolais ont été détruites. On a également dit de la manière la plus officielle que si ce candidat ne passait pas, le sang allait couler dans ce pays. Destin ou simple coïncidence, mais cette pratique ressemble au voter rouge.
Malgré la multiplication des récriminations fantaisistes contre la Cei et le scrutin, le bon sens n’a pas quitté le peuple congolais. Au fur et à mesure les résultats tombent, le réalisme gagne les Congolais. On avait voulu faire comprendre aux Congolais que les Kinois auraient plus de droit que les Congolais des autres provinces. Par conséquent, quiconque aurait été élu par le Kinois serait le candidat de tous les Congolais. Aujourd’hui les urnes démontrent que Kabila, que certains politiciens avaient diabolisé, est en train de l’emporter. Pour l’ensemble des résultats affichés, Joseph Kabila réunit 2.369.813, soit 53,5%. Les Congolais sont de plus en plus certains qu’il n’y aura pas de sang parce qu’on aurait voté rouge. Car, en effet, voter pour Joseph Kabila, c’est vraiment voter pour la paix.
L’Avenir |
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| lundi 14 août 2006, a 23:29 |
| Les Maï-Maï en rébellion à Bafwasende |

En pleine période électorale, Bafwasende bascule dans l’horreur. L’indifférence des autorités paraît suspecte. Les richesses attisent les convoitises. Des affrontements ont opposé, le 12 août dernier, les Maï Maï aux éléments des FARDC cantonnés dans le territoire de Bafwasende dans la province Orientale. Au cours de ces échanges, la cité d’ Opienge est tombée entre les mains des insurgés. Informée de la situation, l’Etat-major de la 9ème Région Militaire à Kisangani était dans l’incapacité d’intervenir faute de munitions, a-t-on appris des sources indépendantes.
Au niveau du territoire de Bafwasende, la population ne sait quoi faire et se lance dans les spéculations. Cela a soulevé des inquiétudes dans les esprits des habitants de ce coin du pays. On peut toutefois signaler que dans cette entité, se trouve le Parc de Maiko où le conservateur a été soupçonné d’entretenir une milice. Selon les sources concordantes, le nombre de Maï Maï ne fait qu’augmenter. Viennent-ils alimenter le réseau maffieux d’exploiter illicitement du diamant et le coltan ?
Au niveau du chef-lieu du territoire de Bafwasende, à 140 Km d’ Opienge, toute la population panique. Les mêmes sources indiquent qu’un colonel répondant au nom de Grégoire Kayobo aurait rejoint le groupe des insurgés. Ainsi la population attend la réaction des autorités congolaises pour ainsi continuer le processus de la pacification du pays après l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes en RDC. A l’heure qu’il est, la population serait dans le calme en train d’observer ce qui se passe.
Rappelons que les Maï Maï ont lancé leurs attaques dans le territoire de Bafwasende depuis le 20 juillet dernier. Tout a débuté à Balombe où deux militaires ont trouvé la mort dans les rangs des Forces Armées Congolaises FARDC. A la date de 30 juillet, ils se sont battus encore à Balombe où il y a eu un mort toujours dans le camp des FARDC. Le 1er août, ils se sont affrontés à Angamapasa où un militaire des FARDC a été encore tué.
L’opinion ne saura oublier que le Territoire de Bafwasende a connu les affres de l’occupation de l’entité RCD/N sans compter de nombreuses exactions des milices et autres groupes des prédateurs qui n’ont cessé d’écumer cette zone. Une fois encore, Bafwasende semble placé en coupe réglée car aucune réaction n’est enregistrée de la part des autorités chargées du maintien de l’ordre. De là à soupçonner collusion et complicité, il n’y a qu’un pas que nous hésitons encore à franchir.
Par ailleurs, les événements se déroulant actuellement à Bafwasende résultent d’une démobilisation mal assurée.
La Monuc est-elle aussi impuissante ?
Beaucoup d’initiatives proposées par les organisations non gouvernementales de cette partie (Quick Impact Projet) pour la pacification, évoluent à pas de tortue. Quant au gouvernement congolais, diverses autorités ne voient que leurs intérêts égoïstes. Les richesses de ce coin contribuent plus à appauvrir les filles et fils de ces territoires. Le taux de déperdition scolaire est le plus élevé de la RDC. Le bois, le coltan, l’or et le diamant intéressent au plus haut les réseaux maffieux qui se recrutent dans divers milieux.
Point n’est besoin de s’étonner de voir les Maï-Maï démobilisés, reprendre les armes pour servir des causes obscures. La population de ce coin regrette qu’elle recoure encore à la fuite dans la brousse après les élections, comme cela se faisait lors des périodes macabres de l’occupation ougandaise avec la complicité du RCD/N. La présence de l’Eufor et de la Monuc à Bafwasende pourra peut-être permettre aux FARDC de réagir promptement.
Agbala/La Référence Plus
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| lundi 14 août 2006, a 09:34 |
| Elections présidentielles : Tous les résultats affichés de 65 villes et centres |
Le peuple congolais est allé aux urnes le 30 juillet dernier. La loi électorale prévoyait que les résultats soient affichés le soir même après dépouillement. Voilà qui devrait apaiser tout le monde. Mais aussitôt après, on a assisté à beaucoup de spéculation. Des politiciens véreux ont saisi cette occasion pour publier à des fins inavouées des résultas qui ne représentaient aucune réalité. Conformément à la loi électorale, la Cei a commencé à publier les résultas par centres de compilation. Jusque hier, 65 villes et centres représentant 7.269.540 inscrits pour 5.206.735 votants, soit un taux de participation de 71,6%.
Deux candidats se sont détachés du lot. Il s’agit du vice-président de la République en charge de l’ Ecofin et Joseph Kabila président de la République en fonction. Pour l’ensemble de 65 villes et centres, Joseph Kabila a récolté 2.589.438 soit un pourcentage de 49,7%. Quant à JP Bemba, il a réuni 987.494 voix soit 19%. Les autres candidats réunissent dans l’ensemble 1.536.239 voix, soit 29,5.
Résultats par province
A ce jour, peut-on constater, la province de l’Equateur a affiché les résultats de 14 centres pour 1.059.476 inscrits pour 724.382 votants soit un taux de participation de 68,4. Dans la province de l’Equateur, JP Bemba a réuni 478.428 voix, soit 66% alors que Joseph Kabila a obtenu dans cette province 13.520 voix soit 1,9%. Les autres candidats réunissent dans l’ensemble 232434 voix soit 32 ,1%.
Au Bas-Congo, dix centres ont affiché, on compte 1.098289 inscrits pour 819197 votants, soit un taux de participation de 74,6%. JP Bemba a récolté 294156 voix soit 35,9% et J.Kabila 100452 soit 12,3%. Les autres candidats 424.589 soit 51,8%.
Quatre centres seulement ont affiché au Bandundu réunissant tous 408145 inscrits pour 268831 votants soit 65,9% de taux de participation. Il y a dans cette province 107165 voix pour JP Bemba, soit 39,1% et 8197 voix pour J.Kabila soit 3%. Les autres candidats ont réuni 153.469 voix soit 57,1%.
Au Kasaï-Occ. Un centre a affiché. On avait inscrit 288.971 électeurs dont 104.376 ont voté, soit un taux de participation de 36,1%. Parmi les voix exprimées, 19.176voix sont allées à JP Bemba, soit 18,4%, 4146 voix sont allées à J.Kabila, soit 4%. Les autres candidats réunissent 81056, soit 77,7%.
Le Kasaï-Oriental a 4 centres qui ont affiché et 298191 soit 139130 votant pour un taux de participation de 46,7%. Dans cette province, JP Bemba a réuni 14175, soit 10,2%, Joseph Kabila 50370 voix soit 36,2%. Les autres candidats ont 74585, soit 53,6 %.
A Katanga, 10 centres ont réuni1.238.978 inscrits pour 822074 soit 66,4%. JP Bemba 23.511 soit 2,9%, Joseph Kabila 606.733 voix, soit 73,8%. Les autres candidats réunissent 191830 voix, soit 23,3%.
Le Maniema a 6 centres qui ont affiché les résultats. On avait inscrit 348471 pour 289349 votants, soit un taux de participation de 83%. JP Bemba a récolté 1.395 voix soit 0,5% tandis que J.Kabila 267.119, soit 92,3%. Les autres candidats20835, soit 7,2%.
Dans la province Orientale, 9 centres ont affiché les résultats et a connu 992.005 inscrits pour 758.515 votants, soit un taux de participation de 76,4%. JP Bemba a eu 40.317 voix, soit 5,3%, Joseph Kabila 579737, soit 76,4%. Les autres candidats ont réuni138.461 voix, soit 18,3%.
Le Nord-Kivu a 6 centres qui affiché et avait 1.412.181 inscrits pour 1.157.510, soit un taux de participation de 82%. JP Bemba a eu 8607 voix,, soit 0,7%, tandis que J.Kabila 857.403, soit 74,1% ; Les autres candidats ont réuni291500, soit 25%.
Enfin, au Sud-Kivu, un seul centre a affiché les résultats pour 124.233 inscrits pour 123369 votants, soit un taux de participation de 99,3%. JP Bemba a réuni 564 voix soit 0,6% et Joseph Kabila a récolté 101.761 voix, soit 82, 6%. Tous les autres candidats ont récolté 21044 voix, soit 17,1%
L’Avenir |
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| dimanche 13 août 2006, a 08:23 |
| Présidentielle en RDC: Kabila toujours en tête |
Le chef de l'Etat sortant de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, est toujours largement en tête de la présidentielle du 30 juillet, devant le vice-président Jean-Pierre Bemba, selon des résultats partiels affichés samedi portant sur 19,9% des inscrits.
Selon ces chiffres publiés et compilés par l'AFP, M. Kabila décroche 55% des suffrages exprimés (1.927.349 voix), contre 17,8% (624.852) pour M. Bemba.
En troisième et quatrième positions, arrivent respectivement Pierre Pay-Pay, ancien gouverneur de la banque centrale, qui recueille 2,2% des suffrages (78.512), et Oscar Kashala, médecin renommé au Etats-Unis, qui obtient 2,1% des suffrages (74.416).
Ces résultats portent sur 47 des 169 circonscriptions du pays et représentent 19,9% des inscrits.
Aucun chiffre n'était encore disponible samedi en début d'après-midi pour la capitale Kinshasa, où M. Kabila n'est pas populaire et qui représente près de 12% des inscrits.
Le taux national de participation n'était toujours pas connu samedi, mais 75,8% des électeurs se sont rendus aux urnes dans les 47 circonscriptions pour lesquelles les résultats ont été affichés jusqu'à présent.
Pour être élu au premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés.
La Commission électorale indépendante (CEI) a prévu d'annoncer les résultats provisoires de la présidentielle au plus tard le 20 août.
Le 30 juillet, les Congolais étaient appelés à élire leurs président et députés lors des premiers scrutins libres et démocratiques en plus de quarante ans dans l'ex-Zaïre. Ces élections doivent mettre fin à une fragile transition amorcée en 2003, après près de cinq années de guerre (1998-2003).
Par ailleurs, les chefs des confessions religieuses en République démocratique du Congo (RDC) ont lancé samedi un appel au calme au peuple congolais dans l'attente des résultats.
Dans une déclaration commune, les chefs de plusieurs confessions religieuses lancent "au peuple congolais tout entier un vibrant appel au calme et lui demandent de manifester encore sa maturité jusqu'à la publication des résultats définitifs".
Ils condamnent "avec véhémence les incitations à la division et les manipulations politiques", selon la déclaration, signée notamment par les responsables de l'Eglise protestante et de la communauté islamique en RDC.
L'Eglise catholique en RDC, qui n'est pas signataire de ce premier texte, a lancé un appel comparable dans une déclaration rendue publique samedi.
"Le peuple a parlé. (...) Seules les personnes librement élues par le souverain primaire sont habilitées à gouverner l'Etat en toute légitimité pendant la prochaine législature", affirment les évêques catholiques.
"A ceux qui seront déclarés élus, nous recommandons de faire preuve d'un sens élevé d'esprit national dans le service de l'Etat par delà les différents courants des partis politiques, ainsi que les tendances et attaches régionales", poursuivent-ils.
Les évêques demandent aussi aux perdants "de faire montre d'esprit démocratique et de contribuer au gouvernement du pays en exploitant toutes les voies légales reconnues à l'opposition politique par la Constitution du pays".
Ils appellent enfin la population congolaise à "éviter, en toute circonstance, des réactions et des actes de violence".
AFP |
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| dimanche 13 août 2006, a 00:28 |
| Résultats partiels de la présidentielle : Joseph Kabila époustouflant à Opala, Fizi, Kabambare, Kipushi, Mahagi, Mambasa, Masisi, Ubundu ... |
 La publication des résultats partiels de la présidentielle par ville ou par territoire affichés dans le site Internet de la Commission électorale indépendante poursuit son bonhomme de chemin. Le dernier lot de ces résultats part favorable à Joseph Kabila. Et comme dans d’autres territoires, le président sortant est toujours collé derrière lui par le candidat présidentiable Jean-Pierre Bemba. Ci-après ces résultats :
Province : Province Orientale. CLCR. : Ubundu. Ville/Territoire : OpalaNombre de BV. Fonctionnels : 139. Nombre de BV. Compilés : 139Electeurs attendus : 78217 Votants : 68753. Taux de participation : 87,90%Nuls : 2452. Bulletins Blancs : 1703. Suffrages exprimés : 64598
BANYINGELA KASONGA 292 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 1454 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU : 224 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 128 ; GIZENGA Antoine : 272 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 271 ; KABILA KABANGE Joseph: 57227 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 310 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 557 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 281 ; LUMBALA Roger : 53 ; LUMUMBA Guy Patrice : 610 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 398 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 171 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 187 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 357 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 170 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 460 ; MOKONDA BONZA Florentin : 130 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 50 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 35 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 26 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph: 206 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 31 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 73 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 45 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 50 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 41 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 161 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 109 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 50 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 107 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 62
Province : Sud Kivu. CLCR. : Uvira. Ville/Territoire : FiziNombre de BV. Fonctionnels : 285. Nombre de BV. Compilés : 285Electeurs attendus : 124233. Votants : 123369. Taux de participation : 99,30%Nuls : 4965. Bulletins Blancs : 720. Suffrages exprimés : 117684
BANYINGELA KASONGA : 219 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 564 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU : 233 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 267 ; GIZENGA Antoine : 596 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 363 ; KABILA KABANGE Joseph : 101761 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 255 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 95 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 92 ; LUMBALA Roger : 74 ; LUMUMBA Guy Patrice : 224 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 153 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 167 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 120 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 340 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 236 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 336 ; MOKONDA BONZA Florentin : 90 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 34 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 36 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 34 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph : 250 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 69 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 168 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 78 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 79 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 103 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 154 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 126 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 735 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 9552 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 81 Province : Maniema. CLCR. : Kasongo. Ville/Territoire : Kabambare.Nombre de BV. Fonctionnels :190. Nombre de BV. Compilés : 190Electeurs attendus : 92935. Votants : 79185. Taux de participation : 85,20%Nuls : 2037. Bulletins Blancs : 27. Suffrages exprimés : 77121
BANYINGELA KASONGA : 80 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 119 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU 107 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 45 ; GIZENGA Antoine : 78 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 151 ; KABILA KABANGE Joseph : 74758 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 125 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 50 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 112 ; LUMBALA Roger : 115 ; LUMUMBA Guy Patrice : 70 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 43 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 29 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 33 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 98 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 139 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 109 ; MOKONDA BONZA Florentin : 17 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 38 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 42 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 128 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph : 54 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 41 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 22 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 14 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 22 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 6 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 22 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 17 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 14 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 408 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 15
Province : Katanga. CLCR. : Lubumbashi. Ville/Territoire : Kipushi.Nombre de BV. Fonctionnels : 138. Nombre de BV. Compilés : 138Electeurs attendus : 74818. Votants : 52738. Taux de participation : 70,49%Nuls : 3455. Bulletins Blancs : 51. Suffrages exprimés : 49232
BANYINGELA KASONGA : 405 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 4349 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU : 437 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 209 ; GIZENGA Antoine : 317 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 461 ; KABILA KABANGE Joseph : 33387 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 243 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 2287 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 76 ; LUMBALA Roger : 108 ; LUMUMBA Guy Patrice : 338 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 2718 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 345 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 243 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 499 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 321 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 533 ; MOKONDA BONZA Florentin : 167 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 66 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 60 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 80 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph : 365 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 84 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 102 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 84 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 108 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 74 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 182 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 101 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 145 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 249 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 89
Province : Province Orientale. CLCR. : Mahagi. Ville/Territoire : Mahagi.Nombre de BV. Fonctionnels : 682. Nombre de BV. Compilés : 682Electeurs attendus : 373049. Votants : 288145. Taux de participation : 77,24%Nuls : 13960. Bulletins Blancs : 1479. Suffrages exprimés : 272706
BANYINGELA KASONGA : 1727 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 5903 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU : 1085 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 1042 ; GIZENGA Antoine : 2635 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 1197 ; KABILA KABANGE Joseph : 241768 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 1170 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 550 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 296 ; LUMBALA Roger : 437 ; LUMUMBA Guy Patrice : 930 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 1032 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 843 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 1042 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 1415 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 878 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 2097 ; MOKONDA BONZA Florentin : 361 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 265 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 202 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 157 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph : 722 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 235 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 316 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 282 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 372 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 198 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 743 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 258 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 1518 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 524 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 506
Province : Province Orientale. CLCR. : Bunia. Ville/Territoire : Mambasa.Nombre de BV. Fonctionnels :158. Nombre de BV. Compilés : 158Electeurs attendus : 89709. Votants : 67256. Taux de participation : 74,97%Nuls : 2612. Bulletins Blancs : 218. Suffrages exprimés :64426
BANYINGELA KASONGA : 415 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 7219 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU : 342 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 182 ; GIZENGA Antoine : 287 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 284 ; KABILA KABANGE Joseph : 50455 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 211 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 224 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 149 ; LUMBALA Roger : 101 ; LUMUMBA Guy Patrice : 464 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 255 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 117 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 113 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 994 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 140 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 384 ; MOKONDA BONZA Florentin : 64 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 48 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 40 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 26 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph : 148 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 29 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 55 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 76 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 67 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 34 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 89 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 58 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 1210 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 107 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 39
Province :Nord-Kivu. CLCR. : Goma. Ville/Territoire : Masisi.Nombre de BV. Fonctionnels : 781. Nombre de BV. Compilés : 781Electeurs attendus : 405024. Votants : 350748. Taux de participation : 86,60%Nuls :19859. Bulletins Blancs : 2191. Suffrages exprimés : 328698
BANYINGELA KASONGA : 1399 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 1482 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU : 1147 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 1055 ; GIZENGA Antoine : 1817 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 1931 ; KABILA KABANGE Joseph : 266136 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 1913 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 656 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 368 ; LUMBALA Roger : 401 ; LUMUMBA Guy Patrice : 1060 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 1428 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 807 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 959 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 1395 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 917 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 2160 ; MOKONDA BONZA Florentin : 517 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 263 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 204 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 248 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph : 1535 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 440 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 514 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 346 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 397 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 398 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 596 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 472 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 1312 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 33737 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 688
Province :Province Orientale. CLCR. : Ubundu. Ville/Territoire : Ubundu.Nombre de BV. Fonctionnels :150. Nombre de BV. Compilés : 150Electeurs attendus : 80829. Votants : 63070. Taux de participation : 78,03%Nuls : 4094. Bulletins Blancs : 453. Suffrages exprimés : 58523
BANYINGELA KASONGA : 330 ; BEMBA GOMBO Jean Pierre : 1327 ; BONIOMA KALOKOLA ALOU : 341 ; DIOMI NDONGALA Eugène : 202 ; GIZENGA Antoine : 926 ; KABATU SUILA Bernard Emmanuel : 242 ; KABILA KABANGE Joseph : 48732 ; KAMANDA WA KAMANDA Gérard : 229 ; KASHALA LUKUMUENDA Oscar : 145 ; LIKULIA BOLONGO Norbert : 184 ; LUMBALA Roger : 93 ; LUMUMBA Guy Patrice : 672 ; LUNDA BULULU Vincent de Paul : 465 ; MATUSILA MALUNGENINE KONGO Pierre Anatole : 235 ; MBOSO N'KODIA PWANGA Christophe : 374 ; MBUSA NYAMWISI Antipas : 650 ; MBUYI KALALA ALAFUELE : 264 ; MOBUTU NZANGA NGBANGAWE François Joseph : 1023 ; MOKONDA BONZA Florentin : 129 ; MOLEKA NZULAMA Timothée : 88 ; M'POYO KASA-VUBU Justine : 54 ; MUKAMBA KADIATA NZEMBA Jonas : 68 ; MUKUNGUBILA MUTOMBO Paul Joseph : 423 ; MUYIMA NDJOKO Osée : 73 ; NGOMA Z'AHIDI Arthur : 369 ; NIEMBA SOUGA Jacob : 89 ; NLANDU MPOLO NENE Marie Thérèse : 104 ; N'LANDU KAVIDI Wivine : 38 ; NZUZI WA MBOMBO Catherine Marthe : 198 ; OLENGHANKOY MUKUNDJI Joseph : 122 ; PAY PAY wa SYAKASSIGHE Pierre : 62 ; RUBERWA MANYWA Azarias : 198 ; THASSINDA UBA THASSINDA Hassan : 74
AFP/LRP/MMC
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| samedi 12 août 2006, a 14:58 |
| Scrutin présidentiel: suite des résultats partiels |

La publication par la Commission électorale indépendante des résultats partiels de l'élection présidentielle du 30 juillet s’est poursuivie vendredi. La liste s’est donc allongée avec les résultats fournis par quelques centres des provinces de Bandundu, de la Province Orientale, du Maniema, du Nord-Kivu ainsi que du Kasaï-Oriental. La CEI insiste une fois encore sur le fait qu’il s’agit toujours de chiffres partiels qui ne donnent pas la situation de l’ensemble du territoire national,
Résultats
I.BANDUNDU
Territoire de Kahemba 1. Antoine Gizemga 80,7% 2. Joseph Kabila 7,2% 3. Jean-Pierre Bemba 3,4% 4. Christophe Mboso Nkodia 1,1% 5. Banyengela Kasonga 0,6%
II. PROVINCE ORIENTALE
Ville-territoire d’Aketi 1. Mobutu Nzanga 40 % 2. Jean-Pierre Bemba 21,7% 3. Joseph Kabila 8,8% 4. Mokonda Bonza 5,4% 5. Lunda Bululu 2,3%
Territoire de Bambesa 1. Joseph Kabila 33, 9% 2. François Joseph Mobutu 22, 9% 3. Florantin Mokonda Bonza 13, 5% 4. Jean-Pierre Bemba 9, 7% 5. Vincent de Paul Lunda Bululu 1, 9%
III. NORD- KIVU
Ville de Butembo 1. Joseph Kabila 75, 9% 2. Pierre Pay Pay 12, 1% 3. Mbusa Nyamwuisi 1, 8% 4. Oscar Kashala 1, 2% 5. Jean-Pierre Bemba 0, 8%
IV. MANIEMA
Territoire de Pangi 1. Joseph Kabila 64, 1% 2. Arthur Z’Ahidi Ngoma 29, 6% 3. Bonyoma Kalukola 0, 5% 4. Vincent de Paul Lunda Bululu 0, 4% 5. Jean-Pierre Bemba 0,4%
Ville-territoire Kibombo 1. Joseph Kabila 92, 8% 2. Oscar Kashala 0, 7% 3. Matsusila 0,6% 4. Olenghankoy 0,5% 5. Antoine Gizenga 0,4%
V. KASAI- ORIENTAL
Territoire-ville de Kabinda 1. Joseph Kabila 51 % 2. Roger Lumbala 9,4% 3. Oscar Kashala 8 % 4. Jean-Pierre Bemba 4, 8% 5. Lunda Bululu 2, 4%
Avec cette publication, la liste des villes et territoires dont les résultats du scrutin présidentiel du 30 juillet sont connus passe à plus de 30. Pour plus de détails, voir sur le site de la CEI, (cei-rdc.org) |
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| vendredi 11 août 2006, a 19:03 |
| Présidence en RDC: "irrégularités massives", selon 15 petits candidats |
KINSHASA (AFP) - 11/08/2006 15h23 - Quinze candidats ayant remporté moins de 4% des voix à l'élection présidentielle du 30 juillet en République démocratique du Congo (RDC) ont dénoncé vendredi des "irrégularités massives" lors du processus électoral dans "un silence complice" de la communauté internationale.
Dans un communiqué publié à Kinshasa, ces 15 candidats ont estimé que "le déroulement des élections du 30 juillet 2006 a été entaché d'irrégularités flagrantes et massives sur toute l'étendue du territoire national, dans un silence complice du Comité international d'accompagnement de la transition (Ciat), de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), (...) ainsi que des observateurs nationaux et internationaux".
Le Ciat regroupe notamment les ambassadeurs en RDC des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu.
"Les élections présidentielle et législatives ne réunissent pas les conditions minimales de transparence (...) et ne peuvent en aucun cas produire un nouvel ordre politique démocratique", ont-ils précisé.
Parmi les "nombreux actes de fraude" répertoriés, les 15 candidats énumèrent les "procès-verbaux élaborés frauduleusement", "les électeurs soudoyés pour voter en faveur de certains candidats" et "le volume incontrôlé des bulletins excédentaires (qui) a permis le (...) bourrage des urnes à Kinshasa".
"Nous déclarons la CEI (Commission électorale indépendante), les pouvoirs publics (...), le CIAT et la Monuc seuls responsables des conséquences dommageables qui en résulteraient", ont-ils conclu.
Ce communiqué a été également signé par deux ministres: Gérard Kamanda, chargé de la Recherche scientifique, et Catherine Nzuzi wa Mbombo, au portefeuille de la Solidarité et des Affaires humanitaires. Guy-Patrice Lumumba, l'un des fils du premier chef de gouvernement du Congo après l'indépendance (1960), est aussi associé à ce texte.
Le 30 juillet, les électeurs congolais étaient appelés à élire leurs président et députés lors des premiers scrutins libres et démocratiques en plus de 40 ans dans le pays.
Les observateurs avaient dans l'ensemble salué le déroulement de la journée du 30 juillet. Cependant, l'Union européenne a déploré mardi "certaines défaillances" dans le processus de récolte et de compilation des résultats.
Le 1er août, le vice-président de RDC et candidat à la présidentielle Azarias Ruberwa avait dénoncé des "fraudes massives" lors des scrutins et exigé un nouveau vote "dans tous les bureaux où des irrégularités graves ont été constatées".
Selon des premiers résultats partiels de la présidentielle, le chef de l'Etat sortant Joseph Kabila est en tête (46,9%), devant le vice-président Jean-Pierre Bemba (25,4%). La trentaine d'autres candidats décrochent moins de 4% des voix. |
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| vendredi 11 août 2006, a 16:00 |
| RESULTATS OFFICIELS DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2006 PAR LA CEI |
l’affichage des listes dans les centres de compilation des résultats du scrutin présidentiel du 30 juillet 2006 ) vingtaine de villes et territoires dont elle a rendu publics les résultats, cliquer sur (cei-rdc.org).
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| jeudi 10 août 2006, a 18:16 |
| Résultats de la présidentielle de quelques villes affichés par la Cei : Joseph Kabila mène devant Jean-Pierre Bemba |

Kinshasa, 10/08/2006 / Politique
De ces résultats partiels, il ressort que Joseph Kabila mène devant ses concurrents avec 395.672 voix. Il est suivi par Jean-Pierre Bemba avec 71.617 voix. Dans la soirée du mercredi 09 août, la Commission électorale indépendante a enfin affiché dans son site Internet les résultats partiels de la présidentielle du 30 juillet. Il s’agit des résultats de quelques centres locaux de compilation des résultats (CLCR) à savoir de Muanda, Boma et Songololo dans le Bas-Congo, de Kalemie, Kolwezi, Mutshasha au Katanga, de Beni dans le Nord-Kivu et de Kindu dans le Maniema. De ces résultats partiels, il ressort que Joseph Kabila mène devant ses concurrents avec 395.672 voix. Il est suivi par J.P. Bemba avec 7l.617 voix. Quant à Oscar Kashala, il pointe à la troisième place avec 25 160 voix. Justine Kasa-Vubu réunit 11.002 voix. Le patriarche Antoine Gizenga s’en sort avec3 905 voix ... Dans tous les cas, en attendant la totalité des résultats, ceux proposés par la CEI donne une idée partielle du scrutin en cours des travaux de compilation.
Pour le reste des résultats des législatives, la CEI rassure qu’ils seront communiqués circonscription par circonscription dès la fin de leur compilation dans les CLCR. Il s’agit ici des résultats déjà disponibles.
Premiers résultats partiels de l’élection président du 30 juillet 2006-08-10
Province : Bas-Congo CLCR. : Boma Ville/Territoire : Boma ville Nombre de BV. Fonctionnels : 151 ; Nombre de BV. Compilés : 151 Electeurs attendus : 82353 ; Votants : 60659 ; Taux de participation : 73,66% Nuls : 2779 ; Bulletins Blancs : 1492 ; Suffrages exprimés : 56388
Banyngela Kasonga :164 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 30018 ; Bonioma Kalokola Alou : 219 ; Diomi Ndongala Eugène : 746 ; Gizenga Antoine : 565 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 184 ; Kabila Kabange Joseph :11111 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 129 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 2004 ; Likulia Bolongo Norbert : 54 ; Lumbala Roger : 75 ; Lumumba Guy Patrice : 200 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 2893 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 340 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 146 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 205 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 128 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 181 ; Mokonda Bonza Florentin : 115 ; Moleka Nzulama Timothée : 199 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 3042 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 42 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 206 ; Muvima Ndjoko Osée : 120 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 252 ; Niemba Souga Jacob : 208 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 226 ; Nlandu Kavidi Wivine : 1088 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 509 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 165 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 643 ; Ruberwa Manywa Azanias : 161 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 50
Province : Bas-Congo CLCR. : Boma Ville/Territoire : Moanda Nombre de BV. Fonctionnels : 171 ; Nombre de BV. Compilés : 171 Electeurs attendus : 92199 ; Votants : 60729 ; Taux de participation : 65,87% Nuls : 5798 ; Bulletins Blancs : 970 ; Suffrages exprimés : 53961
Banyngela Kasonga : 448 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 9105 ; Bonioma Kalokola Alou : 476 ; Diomi Ndongala Eugène : 465 ; Gizenga Antoine : 1011 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 624 ; Kabila Kabange Joseph :10183 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 470 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 17745 ; Likulia Bolongo Norbert : 320 ; Lumbala Roger : 140 ; Lumumba Guy Patrice : 470 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 1723 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 538 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 337 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 551 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 400 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 411 ; Mokonda Bonza Florentin : 220 ; Moleka Nzulama Timothée : 165 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 3389 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 102 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 528 ; Muvima Ndjoko Osée : 225 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 216 ; Niemba Souga Jacob : 226 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 723 ; Nlandu Kavidi Wivine : 1207 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 887 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 162 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 187 ; Ruberwa Manywa Azanias : 179 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 128
Province : Bas-Congo CLCR. : Mbanza-Ngungu Ville/Territoire : Songololo Nombre de BV. Fonctionnels : 194 ; Nombre de BV. Compilés : 194 Electeurs attendus : 99748 ; Votants : 74756 Taux de participation : 74,94% Nuls : 6522 ; Bulletins Blancs : 591 ; Suffrages exprimés : 67643
Banyngela Kasonga : 712 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 28234 ; Bonioma Kalokola Alou : 616 ; Diomi Ndongala Eugène : 2520 ; Gizenga Antoine : 1137 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 541 ; Kabila Kabange Joseph :7173 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 526 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 3925 ; Likulia Bolongo Norbert : 111 ; Lumbala Roger : 68 ; Lumumba Guy Patrice : 878 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 1377 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 687 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 483 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 684 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 363 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 471 ; Mokonda Bonza Florentin : 278 ; Moleka Nzulama Timothée : 185 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 4307 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 134 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 593 ; Muvima Ndjoko Osée : 335 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 258 ; Niemba Souga Jacob : 322 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 1889 ; Nlandu Kavidi Wivine : 5456 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 2050 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 160 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 173 ; Ruberwa Manywa Azanias : 258 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 139
Province : Katanga CLCR. : Kolwezi Ville/Territoire : Kolwezi ville Nombre de BV. Fonctionnels : 272 ; Nombre de BV. Compilés : 272 Electeurs attendus : 135623 ; Votants : 117888 ; Taux de participation : 86,927% Nuls : 5809 ; Bulletins Blancs : 873 ; Suffrages exprimés : 111206
Banyngela Kasonga : 296 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 828 ; Bonioma Kalokola Alou : 273 ; Diomi Ndongala Eugène : 148 ; Gizenga Antoine : 164 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 226 ; Kabila Kabange Joseph : 103308 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 171 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 214 ; Likulia Bolongo Norbert : 54 ; Lumbala Roger : 152 ; Lumumba Guy Patrice : 232 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 969 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 132 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 286 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 984 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 241 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 280 ; Mokonda Bonza Florentin : 181 ; Moleka Nzulama Timothée : 54 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 76 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 66 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 408 ; Muvima Ndjoko Osée : 47 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 191 ; Niemba Souga Jacob : 80 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 108 ; Nlandu Kavidi Wivine : 54 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 190 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 93 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 187 ; Ruberwa Manywa Azanias : 363 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 150
Province : Katanga CLCR. : Kolwezi Ville/Territoire : Mutshatsha Nombre de BV. Fonctionnels : 89 ; Nombre de BV. Compilés : 89 Electeurs attendus : 48494 ; Votants : 40076 ; Taux de participation : 82,647% Nuls : 2501 ; Bulletins Blancs : 136 ; Suffrages exprimés : 37439
Banyngela Kasonga : 325 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 417 ; Bonioma Kalokola Alou : 286 ; Diomi Ndongala Eugène : 155 ; Gizenga Antoine : 208 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 321 ; Kabila Kabange Joseph : 32095 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 185 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 78 ; Likulia Bolongo Norbert : 44 ; Lumbala Roger : 107 ; Lumumba Guy Patrice : 183 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 289 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 109 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 165 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 446 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 234 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 332 ; Mokonda Bonza Florentin : 85 ; Moleka Nzulama Timothée : 42 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 17 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 34 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 298 ; Muvima Ndjoko Osée : 47 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 54 ; Niemba Souga Jacob : 64 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 63 ; Nlandu Kavidi Wivine : 30 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 100 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 51 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 422 ; Ruberwa Manywa Azanias : 78 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 75
Province : Katanga CLCR. : Kalemi Ville/Territoire : Kalemi Nombre de BV. Fonctionnels : 348 ; Nombre de BV. Compilés : 348 Electeurs attendus : 184855 ; Votants : 125073 ; Taux de participation : 67,66% Nuls : 6345 ; Bulletins Blancs : 221 ; Suffrages exprimés : 118507
Banyngela Kasonga : 231 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 320 ; Bonioma Kalokola Alou : 192 ; Diomi Ndongala Eugène : 154 ; Gizenga Antoine : 208 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 397 ; Kabila Kabange Joseph : 111978 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 279 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 257 ; Likulia Bolongo Norbert : 82 ; Lumbala Roger : 70 ; Lumumba Guy Patrice : 163 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 168 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 112 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 116 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 278 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 248 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 329 ; Mokonda Bonza Florentin : 51 ; Moleka Nzulama Timothée : 40 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 61 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 73 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 284 ; Muvima Ndjoko Osée : 64 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 63 ; Niemba Souga Jacob : 76 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 152 ; Nlandu Kavidi Wivine : 71 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 268 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 108 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 390 ; Ruberwa Manywa Azanias : 1134 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 90
Province : Maniema CLCR. : Kindu Ville/Territoire : Kindu Ville Nombre de BV. Fonctionnels : 157 ; Nombre de BV. Compilés : 157 Electeurs attendus : 80899 ; Votants : 66801 ; Taux de participation : 82,57% Nuls : 3147 ; Bulletins Blancs : 647 ; Suffrages exprimés : 63007
Banyngela Kasonga : 89 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 383 ; Bonioma Kalokola Alou : 114 ; Diomi Ndongala Eugène : 88 ; Gizenga Antoine : 131 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 347 ; Kabila Kabange Joseph : 58448 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 110 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 242 ; Likulia Bolongo Norbert : 23 ; Lumbala Roger : 22 ; Lumumba Guy Patrice : 96 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 110 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 57 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 173 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 183 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 143 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 179 ; Mokonda Bonza Florentin : 32 ; Moleka Nzulama Timothée : 14 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 17 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 24 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 131 ; Muvima Ndjoko Osée : 78 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 804 ; Niemba Souga Jacob : 28 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 47 ; Nlandu Kavidi Wivine : 16 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 114 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 51 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 75 ; Ruberwa Manywa Azanias : 613 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 25
Province : Nord-Kivu CLCR. : Beni Ville/Territoire : Beni Ville Nombre de BV. Fonctionnels : 196 ; Nombre de BV. Compilés : 196 Electeurs attendus : 127415 ; Votants : 84625 ; Taux de participation : 66,42% Nuls : 5817 ; Bulletins Blancs : 1577 ; Suffrages exprimés : 77231
Banyngela Kasonga : 484 ; Bemba Gombo Jean Pierre : 2312 ; Bonioma Kalokola Alou : 502 ; Diomi Ndongala Eugène : 518 ; Gizenga Antoine : 481 ; Kabatu Suila Bernard Emmanuel : 377 ; Kabila Kabange Joseph : 61376 ; Kamanda wa Kamanga Gérard : 251 ; Kashala Lukumuenda Oscar : 695 ; Likulia Bolongo Norbert : 92 ; Lumbala Roger : 141 ; Lumumba Guy Patrice : 543 ; Lunda Bululu Vincent de Paul : 416 ; Matusila Malungenine Kongo Pierre Anatole : 210 ; Mboso N’kodia Pwanga Christophe : 274 ; Mbusa Nyamwisi Antipas : 1356 ; Mbuyi Kalala Alafuele : 323 ; Mobutu Nzawga Ngbangawe François Joseph : 432 ; Mokonda Bonza Florentin : 232 ; Moleka Nzulama Timothée : 82 ; M’poyo Kasa-Vubu Justine : 93 ; Mukamba Kadiata Nzemba Jonas : 60 ; Mukungubila Mutombo Paul Joseph : 320 ; Muvima Ndjoko Osée : 156 ; Ngoma Z’ahidi Arthur : 144 ; Niemba Souga Jacob : 211 ; Nlandu Mpolo Nene Marie Thérèse : 186 ; Nlandu Kavidi Wivine : 97 ; Nzuzi wa Mbombo Catherine Marthe : 516 ; Olenghankoy Mukundji Joseph : 122 ; Pay Pay wa Syakassighe Pierre : 3.629 ; Ruberwa Manywa Azanias : 495 ; Thassinda Uba Thassinda Hassan : 105
L’Observateur
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| jeudi 10 août 2006, a 14:30 |
| Le géneral Sony Kafuta accuse "On a voulu m'éliminer physiquement" |
Tout d’un coup, surgit un groupe de gens venant du stade, avec à leur tête, un Monsieur en costume noir
Ce Monsieur était muni d’un appareil talkie-walkie, suivi d’une section de militaires de la sécurité du vice-président Jean-Pierre Bemba, le tout appuyé par 2 jeeps pick-up de couleur blanche. Arrivés devant l’église, ils ont pris position, et tout à coup, les coups de feu ont commencé à se faire entendre de partout tout comme des explosions des grenades lacrymogènes. A travers la fenêtre, nous avons pu constater qu’un officier de la police était tombé et qu’un deuxième venait d’être lapidé et qu’on était en train de le brûler par les manifestants. Après, ils ont également brûlé son véhicule. Un autre policier qui a pu s’échapper, a été rattrapé par les pierres puis jeté dans la rivière Kalamu qui coule devant l’entrée principale de l’amphithéâtre ; ce dernier mourut par la suite. Un autre policier fut maîtrisé par les éléments de la garde rapprochée du vice-président Jean-Pierre Bemba qui le livrèrent après aux manifestants qui le lapidèrent ensuite.
La police qui refusait tout affrontement, décrocha. La garde rapprochée du vice-président Jean-Pierre Bemba prit alors position devant l’église et ordonna le pillage. Après, j’ai fait appel à la légion PIR, la police d’intervention rapide pour venir m’extraire des décombres de l’église qui brûlait. A l’arrivée de la PIR, les éléments de la garde rapprochée du vice-président Jean-Pierre Bemba se replièrent, laissant aux manifestants le loisir de continuer le pillage. Dieu merci que la légion PIR parvint à me faire sortir sans fusillade entre les 2 camps, sinon, je ne serais pas sorti indemne. Après mon extraction de l’église, la garde est revenue à la charge et a continué à encadrer les pilleurs jusque très tard.
MMC : Après le pillage, beaucoup de gens ont prétendu qu’on a retrouvé les armes de guerre, de faux dollars avec la machine de leur impression, et même des préservatifs, qu’en dites-vous ?
G. S. K. : D’abord, je voudrais vous faire remarquer que je bénéficie de la protection de la police nationale et tous ces éléments de la police nationale en détachement, ont un bulletin de service livré par leur hiérarchie. Les manifestants se sont emparés de leurs effets dont les armes à feu et les munitions. D’ailleurs, j’invite tout spéculateur à aller vérifier mes propos auprès de la police nationale. A propos de faux dollars, les manifestants ont cassé le coffre-fort de l’église, emportant ainsi une forte somme destinée à l’achat de la polyclinique des filles de Sarah, et un montant en Francs congolais. Pour les préservatifs, où peut-on les retrouver, sinon dans les propres poches de ceux qui les exhibaient.
Les images montrent d’ailleurs un individu les faisant sortir de ses poches, les portant à sa bouche pour les gonfler avec son souffle. D’autre part, tous les appartements de l’église où logeaient certains frères et sœurs, et nos frères et sœurs visiteurs venus de Brazzaville, ont tous été pillés. Car, vous devez savoir que le matin de ce jeudi 27 juillet, nous sortions d’une retraite de 7 jours à l’église en vue de préparer la grande croisade d’évangélisation « Second souffle », que nous devrions tenir le samedi 29 juillet au terrain Sainte Thérèse dans la commune de Ndjili. La fameuse machine de fabrication de dollars, n’est autre que la machine de plastification des badges pour les membres du protocole qui devaient accueillir l’assistance le samedi à Ndjili, au terrain Sainte Thérèse. L’histoire des bulletins de vote est un faux problème. C’est une arme d’intoxication.
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| jeudi 10 août 2006, a 10:21 |
| Le fou du roi de Rcd déclare la guerre |
 Au moment où le leader du Rcd perd tout espoir de gagner la magistrature suprême du pays, il ne restait que la manifestation de Nkundabatware. *Fou du roi du Rcd, Nkundabatware permet au parti de Azarias Ruberwa de jouer sur le terrain qu’il considère comme celui de sa prédilection, la menace des armes. *Au moment où le Rcd parle d’irrégularités et de la fraude, son témoin est pris en flagrant délit de vouloir faire disparaître un Pv des résultats électoraux dans un bureau de vote à Goma. *Ce Pv serait disparu, le Rcd donnerait cette disparition comme preuve de la manipulation des résultats.
Lui disait que certains leaders congolais avaient pris les armes pour instaurer la démocratie ? L’après élections du 30 juillet dernier démontre que les politiciens congolais dans leur grande majorité parlent du peuple et de la démocratie sans y croire. Personne ne s’attendait à ce que les politiciens congolais démentent la réalité africaine qui veut que les élections soient toujours contestées. Mais, ce qui est particulier, voire criminel en République Démocratique du Congo, c’est le fait que les politiciens cherchent à tricher, notamment en faisant disparaître certains documents afin d’accuser la Commission électorale indépendante d’avoir manipulé ou d’avoir triché pour le compte d’un candidat ou d’un parti politique.
Ce qui est arrivé dans un centre dans la commune de N’Djili où un responsable d’un bureau a brûlé les documents sans en avoir reçu l’ordre préalable de la hiérarchie est un fait qui parle de lui-même. Alors que tous les documents avaient été brûlés, on a trouvé un bulletin de vote qui aurait miraculeusement échappé aux flammes. La manoeuvre est claire. Le bulletin du candidat devait échapper aux flammes afin de savoir quelle est la victime et qui pourrait être le bourreau. Ce qui est arrivé à N’Djili a été confirmé à Goma. Un témoin du Rcd a été pris en flagrant délit de faire disparaître un Pv. Ce document serait disparu, cela serait mis sur le dos de la Cei et appuierait les incriminations du Rcd sur les prétendues irrégularités.
Etonnant est encore le comportement de tous les membres de 1+4 qui font croire que la Cei ne serait composée que des personnes en faveur d’un candidat et d’un parti politique. Curieusement, aucun des vice-présidents de la Cei issu du Mlc et du Rcd ne prend son courage en mains pour démontrer à la face du monde comment le président de cette institution s’impose pour favoriser le candidat et le parti politique de son choix.
Le Rcd et son arme de prédilection
On savait que le Rcd, en dépit des déclarations de son président, candidat malheureux, ne tarderait pas à enfourcher son cheval favori, celui de la menace des armes. On ne s’est jamais fait d’illusions au sujet de Nkundabatware que le parti politique de Azarias Ruberwa utilise comme soupape de sécurité. Tout avait commencé par le refus de Nkundabatware de se joindre à l’armée et de venir œuvrer au sein de l’Etat major intégré sans renoncer aux activités militaires. Ce général, mal à l’aise dans l’armée nationale, s’est toujours présenté comme un défenseur de la communauté rwandophone. Le Rcd ne l’a jamais dénoncé comme il n’a jamais fait effort pour le mettre hors d’état de nuire. Car, le général Nkundabatware vit comme un poisson dans l’eau dans un espace sous contrôle des autorités tant militaires que civiles issues du Rcd.
Comment ne pas comprendre qu’en se battant bec et ongle pour avoir la gestion tant militaire que civile de la province du Nord-Kivu, le Rcd voulait intentionnellement mettre en place un espace où ses hors-la-loi joueraient le rôle des fous du roi en toute situation difficile. C’est chose faite. Il avait suffi que Azarias Ruberwa connaisse un sort pitoyable au scrutin du 30 juillet dernier, que les résultats des différents centres de compilation dans ce qu’on pouvait considérer théoriquement comme fief de l’ex-mouvement rebelle pour que Nkundabatware sorte de sa réserve. Selon une dépêche de Panapress, Nkundabatware a tenu le lundi dernier un meeting populaire dans la localité de Nyamitaba où il a appelé la population à constituer un front commun pour, lutter contre l’armée gouvernementale et ses milices alliées, renseigne Panapress.
Déclaration de guerre
« Nous ne devrons pas demander à quiconque de nous accorder le droit de vivre », a-t-il martelé, invitant la population, essentiellement d’origine rwandaise, à se battre pour sa survie, a déclaré le général dissident avant de poursuivre : « Nos parents et ancêtres avaient longtemps été victimes d’une exclusion organisée par des régimes dictatoriaux qui ont dirigé la RD Congo », a ajouté le général Nkundabatware avant de poursuivre : « la cohabitation pacifique demeure une obligation pour tout le peuple congolais sans discrimination aucune ». Pour Nkundabatware, s’adressant à la communauté rwandophone, « Il est temps de nous lever comme un seul homme pour combattre la dictature du président Joseph Kabila qui continue d’exterminer son peuple », a suggéré l’officier rebelle. Et Nkundabatware de conclure : « Nous avons longtemps souffert d’une discrimination sans précédent. Nous devrons nous solidariser pour parer à cette politique de diviser pour régner instituée par le président Kabila ».
Voilà comment des individus qui se disent Congolais, pays qu’ils prétendent également aimer, s’amusent avec son destin. Au moment où, toute la communauté internationale s’est liguée pour tirer ce pays de la crise qui a failli compromettre pour toujours son unité, des individus pensant avant tout à leurs intérêts personnels, tentent de ramener le pays à la case départ.
Après s’être fait des illusions sur leur popularité et leur notoriété, ils estiment que l’heure a sonné de jeter le pavé dans la marre. Ils ne s’interdisent aucune cabale au point de ressembler aux comédiens, mais alors jouant la comédie de mauvais goût. La seule chance pour le peuple congolais est que la communauté internationale est plus que témoin de ce qui s’est passé le 30 juillet 2006, elle est un acteur dans la mesure où, non seulement elle déployé des observateurs, mais aussi elle a suivi, à travers le Ciat, la mise sur pied de ce processus électoral. A ce titre, elle est autant que les Congolais de bonne foi, scandalisée par certaines prises de position de certains politiciens qui ont démontré qu’ils sont tous, sauf démocrates. Leur donner le pouvoir, c’est préparer un destin incertain pour ce pays.
L’Avenir |
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| jeudi 10 août 2006, a 01:45 |
| Affichage des scores |
Le Centre de compilation de Kinshasa entretient le suspense
Journée quelque peu infructueuse, ce mercredi 9 août 2006. Pas d’évolution significative sur l’affichage des scores liés à l’élection présidentielle. Plus important à signaler les scores réalisés par le président national du MLC. Par contre, toujours rien en ce qui concerne le Centre de compilation pour la ville de Kinshasa. Suspense.
Le Centre local de compilation des résultats pour la ville de Kinshasa n’est toujours pas prêt pour l’affichage des scores partiels. Renseignements pris, appuyés par un communiqué du Pnud, le comptage se poursuit. Et si tout continuait à aller dans le bon sens, le travail sera prêt vendredi matin et l’affichage pourra intervenir le même vendredi dans l’après-midi.
Il est vrai que la ville de Kinshasa étant une circonscription électorale important, le fait que jusqu’à ce jour l’affichage n’ait pas été opéré favorise des spéculations de tous ordres. Ce qui amplifie des rumeurs, même les plus folles, entretenant ainsi le suspense. Comme pour dire que le président de la CEI, plutôt que d’apaiser la tension, ne fait que la rallumer.
Attitude justifiée dans la mesure où la procédure adoptée par la CEI pour permettre justement l’affichage des scores partiels est sujette à de nombreux commentaires. L’on a qualifié cette procédure de « complexe et de longue » quand bien même la CEI affirmerait que cette procédure tient à l’harmonisation des scores. Ainsi, dans des milieux proches de la CEI, c’est en fin d’après-midi d’hier que devraient être connus les noms des centres qui devraient afficher les scores.
En attendant, il importe de signaler le bon comportement de Jean-Pierre Bemba dans certaines circonscriptions électorales. Selon des informations en notre possession, il est en première position dans les centres de compilation de Boma, Songololo, dans la province du Bas-Congo, et Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur où il a réalisé un ras de marée. Il est également en bonne position dans les centres de Kasangulu, Madimba et Luozi.
En effet, à Boma, selon les chiffres transmis à la CEI, JP Bemba a récolté 30.018 voix contre 11.111 à J.Kabila, 3.042 à Justine Kasa-vubu ; 2.893 à Lunda Bululu et 2.004 à Oscar Kashala. A Songololo, Jean-Pierre Bemba accuse 28.234 voix contre 7. 173 à Kabila pendant que Oscar Kabila a enregistré 3.925 voix. A Mbandaka, J.P. Bemba accuse plus de 80% des suffrages exprimés. Ceci dit, il nous revient que pour la journée de mercredi, seuls 7 nouveaux centres de compilation ont été autorisés à afficher les scores.
LE TEMPS PRESSE
La question maintenant est celle de savoir si à cette allure tous les 62 bureaux seront à même d’afficher les résultats avant le 20 août 2006, date retenue par la CEI pour rendre publics les résultats provisoires. Car, tout compte fait, jusque mercredi dans l’avant-midi, 8 bureaux avaient affiché les scores, représentant 5% de quelque 25 millions d’inscrits. Ce qui donnait 68 % à Joseph Kabila et 11% à Jean-Pierre Bemba. Avec les résultats de Mbandaka, le score de Bemba est en train de subir de modifications dans le sens de la hausse.
Par ailleurs, nous apprenons du Centre de compilation de Bandundu qu’il éprouve des difficultés liées à l’infrastructure routière et au manque d’argent pour payer les transporteurs privés. Mardi 8 août 2006, selon Radio Okapi un hélicoptère de la Monuc a pu ramener les plis de Oshwe, du centre de Kisenge Batwa à Bandundu, chef-lieu de la province qui porte le même nom. Quant au centre de Bolobo, seul un pli a été ramené à Bandundu.
Là également, reste à savoir si le bureau central de la CEI à Kinshasa disposera de tous les éléments pour rendre publics les résultats provisoires avant le 20 août 2006. Cette situation risque de s’aggraver avec les difficultés de paiement des policiers et employés de la CEI. Au Maniema, il nous revient que les policiers se sont plaints d’avoir perçu 18 dollars comme prime de prestation alors qu’il a été prévu qu’ils touchent 30 dollars personne.
Une autre forme d’irrégularités qui pourrait avoir des effets d’entraînements sur la sécurité des bulletins de vote, partant affecter le comptage des voix. Or, ce sont les voix qui comptent au stade de l’élection présidentielle. |
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| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
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