| vendredi 29 septembre 2006, a 17:06 |
| Pourquoi Jean Pierre Bemba ment-il toujours ? |

Le 20 Août dernier, Jean-Pierre bemba a tenté de s’emparer du pouvoir par la force. Et cela tout le monde le sait. Des policiers, des militaires, ont été blessés, violentés et tués par la milice de Bemba afin que l’accès au pouvoir lui soit assuré par la terreur. La télévision a montré les images de la terreur imposée par Bemba en cette journée de dimanche 20 Août 2006. Personne, y compris Bemba, n’a nié les faits. Plus tard, l’escorte de l’Ambassadeur Swing passant sur le boulevard du 30 juin essuie les tirs nourris de la milice de Bemba au niveau du cimetière de la Gombe, en face de sa résidence privée. Cela tout le monde le sait aussi. Mais personne ne le dit. Aucun journal ne le mentionne. Aucune radio ne le rapporte. Même pas Radio Okapi ! Et pourtant le véhicule de l’Ambassadeur Swing a bien l’impact des balles. Le lundi 21 Août 06, le Palais de la Nation où travaille le Chef de l’Etat et ses collaborateurs, a été attaqué. Tout le monde le sait également. Mais personne ne le dit ! Bemba, lui, dit que Joseph Kabila veut sa peau tout. Et pourtant la violence qui a secoué Kinshasa le jour de la proclamation par la commission électorale indépendante des résultats du 1° tour de la présidentielle et les jours qui ont suivi ainsi que les conséquences qui en ont résulté ont bel et bien été préméditées..
Les affrontements violents qu’à connu la ville de Kinshasa du dimanche 20 août à mardi 22 août 2006 sont présentés dans les médias, particulièrement la RFI et quelques Sites Internet, comme ayant été l’initiative de la Police Nationale Congolaise et de la Garde Républicaine, donc du camp du Chef de l’Etat. Cette situation devrait être corrigée, également dans les médias, car en réalité ces affrontements n’ont été que le résultat des préparatifs et de l’exécution des actes de violence dans la ville de Kinshasa par le Mlc de Jean-Pierre Bemba.
DES PRÉPARATIFS
Pendant la campagne électorale, Bemba et ses proches n’avaient cessé d’affirmés que la guerre civile éclaterait en Rdc au cas où le Mlc perdait les élections. Cfr. Meeting de Bemba lui-même à Tshikapa dans le Kasaï-Occidental le 08 juillet 2006. Propos relayé par Radio Okapi dans son édition de 7 heures du matin, heure de Kinshasa, du 09 juillet 2006. Cfr. Manifestation du Mlc le 27 juillet 2006 à l’occasion de laquelle des actes de barbarie ci-après ont été perpétrés par la milice et les sympathisants du Mlc : - 4 Policiers tués et brûlés vifs ; - Pillage des sièges de la Haute Autorité des Médias (HAM) et de l’Observatoire National des Droits de l’Homme ; - Une femme mariée travaillant à la HAM brutalisée et violée ; - Les églises des Pasteurs NGALASI et SONY KAFUTA pillées et brûlées ; - Le lieu de répétition du groupe Musical « Wenge –Musica Maison Mère » mis à sac. Cfr. Meeting du Mlc au Stade Tata Raphaël à Kinshasa le même 27 juillet 2006 au cours duquel M. François MWAMBA, Secrétaire Général du Mlc, avait lancé que si on osait priver Bemba de la victoire aux élections, on verrait. Cfr. Plusieurs déclarations des partisans du Mlc et alliés sur Canal Kin Tv, CCTV, et sur Radio Liberté proférant les mêmes menaces à l’encontre : - du processus électoral ; - de la CEI ; - de la personne de l’Abbé Apollinaire Malu Malu ; - de la paix en Rdc ; - de l’union Européenne et de la Communauté Internationale, jugées à priori par les partisans du Mlc comme favorables au Chef de l’Etat ; - et de la personne du Chef de l’Etat lui-même, Injurié sans retenues à longueur des journées. Après les élections, les mêmes menaces ont continué de façon virulente dans les médias proches du Mlc. Avant la publication des résultats, le dimanche 20 août 2006, Radio Liberté annonçait à partir de 11 heures, heure de Kinshasa, que : « les résultats attendus allaient consacrer la victoire du Candidat des Occidentaux, celui avec lequel les Occidentaux entendaient signer des Contrats léonins sur les dos du peuple congolais, en privant Bemba de sa victoire ». La même Radio demandait au Peuple congolais de se tenir prêt aux sacrifices. Pour leurs parts, CCTV et Canal Kin ne cessaient de surchauffer les esprits dans le même sens en s’en prenant cette fois-ci par des injures de tout genre à la personne du Chef de l’Etat. C’est dans cette foulée et suite à la répétition de ces dérapages que Radio Liberté a été fermée. Personne n’a donc été surprise de constater, à partir de 12 heures le dimanche 20 août, le déploiement massif des éléments de la milice du Mlc devant le Building ex-Comcel et le long de l’avenue du Port, du Boulevard du 30 Juin jusqu’au Rond Point Forescom, qui empêchaient à tout élément de la Police et de l’Armée Nationale de fréquenter les lieux ainsi investi.
DE L’EXÉCUTION DES ACTES DE VIOLENCE : Le samedi 19 août 2006-09-12
Enlèvement et séquestration jusqu’à ce jour du chef de Bureau M. NSEY NTIAR, Matriculé 92-01917 par la milice du Mlc à hauteur du Building de la RECONSTRUCTION (cfr. Rond Point Forscom) au motif qu’il serait espion parce qu’étant Agent de l’ANR, Service dont pourtant le numéro 2, M. Alain MUNANGA, Administrateur général adjoint, est issu du Mlc. Le dimanche 20 août 2006 Empêchement de la publication des résultats des élections à 21 heures précises comme prévu à Sainte Anne à la Gombe, par des tirs lointains des éléments du Mlc non loin du siège de la CEI, ce qui a occasionné un retard de deux heures. Arrestations brutales de trois éléments non armés de la Police spéciale de roulage à 18 heures 10’ et de plusieurs autres Policiers qui gardaient les installations situées dans les périmètres du Building ex-Comcel et amenés au siège national du Mlc dans le même Building. Attaque instantanée et non justifiée des Jeeps de la PIR dont les éléments venaient s’enquérir de la situation qui prévalaient sur l’avenue du Port. A cette occasion, une Jeep de la Police a été saisie par la milice du Mlc. Plusieurs Policiers ont été grièvement blessés. Un mini-bus « RAM de couleur bleue, marque « DODGE » de la PIR emportée jusqu’à ce jour par cette milice. Ainsi, le débordement de la Police a justifié, aux environs de 19 heures, l’intervention musclée et dissuasive d’une branche de l’Armée Nationale, la Garde Républicaine.
Le lundi 21 août 2006
Enlèvement, aux environs de 14 heures, de deux éléments de la Garde républicaine par la milice du Mlc à bord d’un mini bus de transport en commun qu’elle a amené et séquestré à la Résidence officielle du Vice-président Bemba sise Boulevard du 30 juin en face du Cimetière de la Gome. Tirs nourris, aux environs de 16 heures, des éléments du Mlc en direction du Palais de la Nation, à partir de la Place CADECO, pendant que leur chef Bemba était en réunion avec le CIAT à sa résidence privée au bord du fleuve. Agression armée de la milice du Mlc par deux tirs à la roquette aux environs de 17 heures 15’, d’une Jeep de marque TOYOTA N° 007 de la PIR qui est tombée dans le caniveau sur le Boulevard du 30 juin à hauteur du Building TATA, et qui était encore visible à l’endroit de l’attaque au soir du mardi 22 août 2006. Une Jeep TOYOTA HILUX, couleur blanche n°001 de la l’Inspection Provinciale de la Police Kinshasa emportée par cette milice et récupérée encore par la Police. Tous ces incidents ont amplement justifié l’intervention musclée de la Garde Républicaine en direction du lieu d’où venaient les tirs vers le Palais de la Nation, où étaient séquestrés les deux éléments de la Garde Républicaine, ainsi qu’en direction de la Résidence privée du Vice-président Bemba, d’où manifestement venaient les ordres d’agression. Tirs sur le convoi du Représentant spécial du Secrétaire général, l’Ambassadeur William Lacy Swing à hauteur du Cimetière de la Gombe par les éléments du Mlc commis la protection de la résidence de Bemba.
Le mardi 22 août 2006
Pillage ciblé des Services et propriétés suivants : - Les installations de l’Institut de Sécurité Sociale, INSS en sigle ; - Pillage de l’ONG PAREC du Pasteur Daniel NGOY MULUNDA ; - Domicile du Français PHILIPE JAUREY sis Boulevard du 30 juin ; - Domicile du Français MICHEL BOURGEOIS, sis avenue Comité Urbain n°19, commune de la Gombe. 2 Jeeps dont une Mercedes ML et une SUZUKI VITARA sont emportées ; - Au petit matin du même jour, les six (6) éléments de la Police commis à la protection de la Cour Suprême de Justice située au croisement des avenues LEMERA et Justice sont froidement abattus par la milice du Mlc ; - Tentative d’attaque de la Résidence du Général Jhon NUMBI, sise avenue des Orangers, commune de la Gombe, tentative ayant soldé par un mort, un élément de la Force aérienne ; - Ces pillages ciblés des propriétés des Expatriés sont l’_expression d’une haine distillée par le Mlc contre les proches du Président de la République, ainsi qu’à l’encontre des Occidentaux accusés à tort de soutenir le Chef de l’Etat.
Le jeudi 24 août 2006
Entretien et alimentation de deux foyers de tension, par Bemba et sa milice, notamment devant le Building ex-Comcel et devant la résidence située en face du Cimetière de la Gombe. Devant le Building Comcel, s’est déployé un Peleton d’éléments armés dont la majorité en tenue civile qui incitait un groupe de badauds aux pillages de Résidences préalablement ciblées. A l’arrivée de deux véhicules blindés de l’EUFOR, accompagnés de la Police Nationale des coups de feu, dont l’origine est à déterminer, ont retenti créant ansi la panique au Centre ville jusqu’au grand marché. Le même scénario s’est répété mutatis mutandis devant la Résidence de Bemba située en face du Cimetière de la Gombe où les badauds entourant les miliciens de Bemba sont restés de 11 heures00’ à 15 heures00’ sous prétexte d’attendre la tenue de la conférence de presse du chef du Mlc.
FALSIFICATION DES FAITS DANS LES MÉDIAS
Il convient de souligner qu’à ce jour, il a été relevé que les éléments de la Police Nationale Congolaise et de la Garde Républicaine n’ont ni tué, nie pillé un seul Congolais civil parce qu’étant proche du Mlc encore moins un seul Expatrié. Les préparatifs et l’exécution des actes de violence par le Mlc dont description ci-dessus semblent curieusement être ignorés par RFI et les autres médias. L’incitation sur la place publique à la haine ethnique contre les swahiliphones, au meurtre contre la personne de l’Abbé Malu Malu, aux troubles et à la révolte, ainsi que l’outrage au Chef de l’Etat devenue quotidien, par des injures à répétition sur CCTV, Canal Kin et Radio Liberté, ne sont évoqués par personnes. Le bilan de 11 Policiers sur 16 tués par cette milice du Mlc atteste à suffisance le caractère prémédité de cet assaut. Contre toute attente, et malgré la véracité de tout ce qui précède, les médias ont présenté les partisans du Chef de l’Etat comme ayant initié les affrontements
Et donc, après avoir allumé le feu, Bemba se dit victime de son succès électoral. Dans le dernier numéro de Paris Match, sous le titre « Élection présidentielle au Congo Kinshasa »JP Bemba affirme que les ambassadeurs venus chez lui le lundi 21 août 06 ont souhaité s’entretenir avec lui de « l’incident de la veille… » Mais que diable! De quel incident s’agit-il ? On sait que la veille, le dimanche 20 Août 06, des policiers en uniforme et en service ont été grièvement blessés, d’autres tués par sa milice. Ces faits graves se sont déroulés non loin de son Quartier général abritant aussi les locaux de sa chaîne de télévision jouxtant presque les bureaux de la police chargée de la circulation routière. Bemba le sait. Autre chose, dans la même interview accordée à Paris Match, Bemba reconnaît que Joseph Kabila est fils de Laurent Désiré Kabila. Et pourtant, dans ses media de la haine rappelant le 3° Reich de Goebbels, Bemba traite sans vergogne JKK (Joseph Kabila Kabange) d’étranger. Ah! si le mensonge pouvait tuer…
KUDURA KASONGO - Porte-parole du Chef de l'Etat |
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| vendredi 29 septembre 2006, a 17:06 |
| Pourquoi Jean Pierre Bemba ment-il toujours ? |
Le 20 Août dernier, Jean-Pierre bemba a tenté de s’emparer du pouvoir par la force. Et cela tout le monde le sait. Des policiers, des militaires, ont été blessés, violentés et tués par la milice de Bemba afin que l’accès au pouvoir lui soit assuré par la terreur. La télévision a montré les images de la terreur imposée par Bemba en cette journée de dimanche 20 Août 2006. Personne, y compris Bemba, n’a nié les faits. Plus tard, l’escorte de l’Ambassadeur Swing passant sur le boulevard du 30 juin essuie les tirs nourris de la milice de Bemba au niveau du cimetière de la Gombe, en face de sa résidence privée. Cela tout le monde le sait aussi. Mais personne ne le dit. Aucun journal ne le mentionne. Aucune radio ne le rapporte. Même pas Radio Okapi ! Et pourtant le véhicule de l’Ambassadeur Swing a bien l’impact des balles. Le lundi 21 Août 06, le Palais de la Nation où travaille le Chef de l’Etat et ses collaborateurs, a été attaqué. Tout le monde le sait également. Mais personne ne le dit ! Bemba, lui, dit que Joseph Kabila veut sa peau tout. Et pourtant la violence qui a secoué Kinshasa le jour de la proclamation par la commission électorale indépendante des résultats du 1° tour de la présidentielle et les jours qui ont suivi ainsi que les conséquences qui en ont résulté ont bel et bien été préméditées..
Les affrontements violents qu’à connu la ville de Kinshasa du dimanche 20 août à mardi 22 août 2006 sont présentés dans les médias, particulièrement la RFI et quelques Sites Internet, comme ayant été l’initiative de la Police Nationale Congolaise et de la Garde Républicaine, donc du camp du Chef de l’Etat. Cette situation devrait être corrigée, également dans les médias, car en réalité ces affrontements n’ont été que le résultat des préparatifs et de l’exécution des actes de violence dans la ville de Kinshasa par le Mlc de Jean-Pierre Bemba.
DES PRÉPARATIFS
Pendant la campagne électorale, Bemba et ses proches n’avaient cessé d’affirmés que la guerre civile éclaterait en Rdc au cas où le Mlc perdait les élections. Cfr. Meeting de Bemba lui-même à Tshikapa dans le Kasaï-Occidental le 08 juillet 2006. Propos relayé par Radio Okapi dans son édition de 7 heures du matin, heure de Kinshasa, du 09 juillet 2006. Cfr. Manifestation du Mlc le 27 juillet 2006 à l’occasion de laquelle des actes de barbarie ci-après ont été perpétrés par la milice et les sympathisants du Mlc : - 4 Policiers tués et brûlés vifs ; - Pillage des sièges de la Haute Autorité des Médias (HAM) et de l’Observatoire National des Droits de l’Homme ; - Une femme mariée travaillant à la HAM brutalisée et violée ; - Les églises des Pasteurs NGALASI et SONY KAFUTA pillées et brûlées ; - Le lieu de répétition du groupe Musical « Wenge –Musica Maison Mère » mis à sac. Cfr. Meeting du Mlc au Stade Tata Raphaël à Kinshasa le même 27 juillet 2006 au cours duquel M. François MWAMBA, Secrétaire Général du Mlc, avait lancé que si on osait priver Bemba de la victoire aux élections, on verrait. Cfr. Plusieurs déclarations des partisans du Mlc et alliés sur Canal Kin Tv, CCTV, et sur Radio Liberté proférant les mêmes menaces à l’encontre : - du processus électoral ; - de la CEI ; - de la personne de l’Abbé Apollinaire Malu Malu ; - de la paix en Rdc ; - de l’union Européenne et de la Communauté Internationale, jugées à priori par les partisans du Mlc comme favorables au Chef de l’Etat ; - et de la personne du Chef de l’Etat lui-même, Injurié sans retenues à longueur des journées. Après les élections, les mêmes menaces ont continué de façon virulente dans les médias proches du Mlc. Avant la publication des résultats, le dimanche 20 août 2006, Radio Liberté annonçait à partir de 11 heures, heure de Kinshasa, que : « les résultats attendus allaient consacrer la victoire du Candidat des Occidentaux, celui avec lequel les Occidentaux entendaient signer des Contrats léonins sur les dos du peuple congolais, en privant Bemba de sa victoire ». La même Radio demandait au Peuple congolais de se tenir prêt aux sacrifices. Pour leurs parts, CCTV et Canal Kin ne cessaient de surchauffer les esprits dans le même sens en s’en prenant cette fois-ci par des injures de tout genre à la personne du Chef de l’Etat. C’est dans cette foulée et suite à la répétition de ces dérapages que Radio Liberté a été fermée. Personne n’a donc été surprise de constater, à partir de 12 heures le dimanche 20 août, le déploiement massif des éléments de la milice du Mlc devant le Building ex-Comcel et le long de l’avenue du Port, du Boulevard du 30 Juin jusqu’au Rond Point Forescom, qui empêchaient à tout élément de la Police et de l’Armée Nationale de fréquenter les lieux ainsi investi.
DE L’EXÉCUTION DES ACTES DE VIOLENCE : Le samedi 19 août 2006-09-12
Enlèvement et séquestration jusqu’à ce jour du chef de Bureau M. NSEY NTIAR, Matriculé 92-01917 par la milice du Mlc à hauteur du Building de la RECONSTRUCTION (cfr. Rond Point Forscom) au motif qu’il serait espion parce qu’étant Agent de l’ANR, Service dont pourtant le numéro 2, M. Alain MUNANGA, Administrateur général adjoint, est issu du Mlc. Le dimanche 20 août 2006 Empêchement de la publication des résultats des élections à 21 heures précises comme prévu à Sainte Anne à la Gombe, par des tirs lointains des éléments du Mlc non loin du siège de la CEI, ce qui a occasionné un retard de deux heures. Arrestations brutales de trois éléments non armés de la Police spéciale de roulage à 18 heures 10’ et de plusieurs autres Policiers qui gardaient les installations situées dans les périmètres du Building ex-Comcel et amenés au siège national du Mlc dans le même Building. Attaque instantanée et non justifiée des Jeeps de la PIR dont les éléments venaient s’enquérir de la situation qui prévalaient sur l’avenue du Port. A cette occasion, une Jeep de la Police a été saisie par la milice du Mlc. Plusieurs Policiers ont été grièvement blessés. Un mini-bus « RAM de couleur bleue, marque « DODGE » de la PIR emportée jusqu’à ce jour par cette milice. Ainsi, le débordement de la Police a justifié, aux environs de 19 heures, l’intervention musclée et dissuasive d’une branche de l’Armée Nationale, la Garde Républicaine.
Le lundi 21 août 2006
Enlèvement, aux environs de 14 heures, de deux éléments de la Garde républicaine par la milice du Mlc à bord d’un mini bus de transport en commun qu’elle a amené et séquestré à la Résidence officielle du Vice-président Bemba sise Boulevard du 30 juin en face du Cimetière de la Gome. Tirs nourris, aux environs de 16 heures, des éléments du Mlc en direction du Palais de la Nation, à partir de la Place CADECO, pendant que leur chef Bemba était en réunion avec le CIAT à sa résidence privée au bord du fleuve. Agression armée de la milice du Mlc par deux tirs à la roquette aux environs de 17 heures 15’, d’une Jeep de marque TOYOTA N° 007 de la PIR qui est tombée dans le caniveau sur le Boulevard du 30 juin à hauteur du Building TATA, et qui était encore visible à l’endroit de l’attaque au soir du mardi 22 août 2006. Une Jeep TOYOTA HILUX, couleur blanche n°001 de la l’Inspection Provinciale de la Police Kinshasa emportée par cette milice et récupérée encore par la Police. Tous ces incidents ont amplement justifié l’intervention musclée de la Garde Républicaine en direction du lieu d’où venaient les tirs vers le Palais de la Nation, où étaient séquestrés les deux éléments de la Garde Républicaine, ainsi qu’en direction de la Résidence privée du Vice-président Bemba, d’où manifestement venaient les ordres d’agression. Tirs sur le convoi du Représentant spécial du Secrétaire général, l’Ambassadeur William Lacy Swing à hauteur du Cimetière de la Gombe par les éléments du Mlc commis la protection de la résidence de Bemba.
Le mardi 22 août 2006
Pillage ciblé des Services et propriétés suivants : - Les installations de l’Institut de Sécurité Sociale, INSS en sigle ; - Pillage de l’ONG PAREC du Pasteur Daniel NGOY MULUNDA ; - Domicile du Français PHILIPE JAUREY sis Boulevard du 30 juin ; - Domicile du Français MICHEL BOURGEOIS, sis avenue Comité Urbain n°19, commune de la Gombe. 2 Jeeps dont une Mercedes ML et une SUZUKI VITARA sont emportées ; - Au petit matin du même jour, les six (6) éléments de la Police commis à la protection de la Cour Suprême de Justice située au croisement des avenues LEMERA et Justice sont froidement abattus par la milice du Mlc ; - Tentative d’attaque de la Résidence du Général Jhon NUMBI, sise avenue des Orangers, commune de la Gombe, tentative ayant soldé par un mort, un élément de la Force aérienne ; - Ces pillages ciblés des propriétés des Expatriés sont l’_expression d’une haine distillée par le Mlc contre les proches du Président de la République, ainsi qu’à l’encontre des Occidentaux accusés à tort de soutenir le Chef de l’Etat.
Le jeudi 24 août 2006
Entretien et alimentation de deux foyers de tension, par Bemba et sa milice, notamment devant le Building ex-Comcel et devant la résidence située en face du Cimetière de la Gombe. Devant le Building Comcel, s’est déployé un Peleton d’éléments armés dont la majorité en tenue civile qui incitait un groupe de badauds aux pillages de Résidences préalablement ciblées. A l’arrivée de deux véhicules blindés de l’EUFOR, accompagnés de la Police Nationale des coups de feu, dont l’origine est à déterminer, ont retenti créant ansi la panique au Centre ville jusqu’au grand marché. Le même scénario s’est répété mutatis mutandis devant la Résidence de Bemba située en face du Cimetière de la Gombe où les badauds entourant les miliciens de Bemba sont restés de 11 heures00’ à 15 heures00’ sous prétexte d’attendre la tenue de la conférence de presse du chef du Mlc.
FALSIFICATION DES FAITS DANS LES MÉDIAS
Il convient de souligner qu’à ce jour, il a été relevé que les éléments de la Police Nationale Congolaise et de la Garde Républicaine n’ont ni tué, nie pillé un seul Congolais civil parce qu’étant proche du Mlc encore moins un seul Expatrié. Les préparatifs et l’exécution des actes de violence par le Mlc dont description ci-dessus semblent curieusement être ignorés par RFI et les autres médias. L’incitation sur la place publique à la haine ethnique contre les swahiliphones, au meurtre contre la personne de l’Abbé Malu Malu, aux troubles et à la révolte, ainsi que l’outrage au Chef de l’Etat devenue quotidien, par des injures à répétition sur CCTV, Canal Kin et Radio Liberté, ne sont évoqués par personnes. Le bilan de 11 Policiers sur 16 tués par cette milice du Mlc atteste à suffisance le caractère prémédité de cet assaut. Contre toute attente, et malgré la véracité de tout ce qui précède, les médias ont présenté les partisans du Chef de l’Etat comme ayant initié les affrontements
Et donc, après avoir allumé le feu, Bemba se dit victime de son succès électoral. Dans le dernier numéro de Paris Match, sous le titre « Élection présidentielle au Congo Kinshasa »JP Bemba affirme que les ambassadeurs venus chez lui le lundi 21 août 06 ont souhaité s’entretenir avec lui de « l’incident de la veille… » Mais que diable! De quel incident s’agit-il ? On sait que la veille, le dimanche 20 Août 06, des policiers en uniforme et en service ont été grièvement blessés, d’autres tués par sa milice. Ces faits graves se sont déroulés non loin de son Quartier général abritant aussi les locaux de sa chaîne de télévision jouxtant presque les bureaux de la police chargée de la circulation routière. Bemba le sait. Autre chose, dans la même interview accordée à Paris Match, Bemba reconnaît que Joseph Kabila est fils de Laurent Désiré Kabila. Et pourtant, dans ses media de la haine rappelant le 3° Reich de Goebbels, Bemba traite sans vergogne JKK (Joseph Kabila Kabange) d’étranger. Ah! si le mensonge pouvait tuer…
KUDURA KASONGO - Porte-parole du Chef de l'Etat |
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| jeudi 28 septembre 2006, a 07:32 |
| COMME MOBUTU, JEAN PIERRE BEMBA DIVISE L'UDPS |
Bomanza et Dindo, des taupes du Mlc à l’Udps. *Découverts en flagrantes manœuvres de déstabilisation de Tshisekedi, les deux traîtres sont à la porte de sortie. Les fondateurs Zéphyrin Diayikwa et Raymond Mukoka en passe de créer une aile de l’Udps membre de l’UN et qui ferait partie du gouvernement si Bemba créait le miracle pour se faire élire et se doter d’une majorité parlementaire. Les quatre membres de l’Udps ne sont que des bras armés, le commanditaire de l’opération étant JP Bemba. *On s’attend maintenant à la récupération par le Mlc de tous ceux qui pensent que le Kasaï aurait tout perdu à cause du radicalisme de Tshisekedi.
Etonnante répétition de l’histoire à l’Udps. Quand un cadre de ce parti politique fait montre d’un zèle débordant au point de faire que le parti politique s’identifie à lui, il y a déjà anguille sous roche. On a vu Gaston Dindo débarquer on ne sait d’où, occuper l’espace médiatique. Il s’investit particulièrement pour démontrer que le processus électoral était faussé. De quelle manière ? C’est l’homme qui a fait croire que les kits étaient obsolètes. On l’a vu dans les médias brandir des documents qui n’ont jamais été présentés à la presse écrite pour attester que les kits étaient réellement obsolètes. Au rythme de ses interventions dans la presse audiovisuelle, on peut dire que c’est lui qui avait poussé l’Udps au mépris et de la Cei et du processus électoral dans son ensemble. Aujourd’hui, tout le monde en parle, Gaston Dindo qui se présente à qui voulait l’entendre comme directeur de campagne de Tshisekedi, s’était lui-même enrôlé.
Que dire de cela ? La position de Dindo aujourd’hui fait réfléchir. N’avait-il pas pour mission de pousser le leader de l’Udps au boycott afin de « disponibiliser » son électorat en faveur de JP Bemba ? Car, au même moment, on a vu le Mlc battre campagne pour les élections tout en soutenant Tshisekedi qui boycottait le processus électoral. Les dirigeants et les militants de l’Udps n’ont pas perçu cette ambiguïté. Comment l’auraient-ils fait lorsque Bomanza dans le rôle du fidèle des fidèles de Tshisekedi, faisait également la ronde des médias pour confirmer que ce que Dindo disait était bien l’édit du roi. Pour cela, le porte parole de l’Udps portait plutôt sa propre voix. Au lieu de rendre compte de ce que le parti disait, il prenait des initiatives. Il a fait voir à tout le monde que la politique de l’Udps était basée sur l’injure. L’homme qui était jusqu’à un avenir récent membre simple du parti s’est vu nommé au poste de chargé de la presse. Aussitôt, il a pris plus de pouvoir que les statuts du parti ne lui reconnaissaient. Pour l’avoir laissé faire, voilà aujourd’hui JB Bomanza se permettre d’affronter deux organes statutaires du parti à savoir le Conseil national et le secrétariat général. Comme tout manipulateur, il a réussi à mettre deux fondateurs dans le coup. Et la partition a été jouée.
Comme on le voit, Dindo et Bomanza ont préparé de longue date leur coup contre Tshisekedi. JP bemba serait élu au premier tour ou qu’il aurait eu la majorité parlementaire pour former le gouvernement, Bomanza et Dindo en feraient partie sans le consentement de leur leader. Que les deux se retrouvent avec Eve Bazaiba autour de JP Bemba, cela étaie davantage la thèse de complot ourdi de longue date. On croit aujourd’hui à l’information que le journal avait reçue à l’époque selon laquelle, Eve Bazaiba avait agi avec la bénédiction de Bomanza et Dindo. Ces derniers avaient d’ailleurs fait preuve de peu d’ardeur dans la condamnation du geste posé par l’ex- dame de fer de l’Udps. Ce parti politique était donc infiltrée depuis longtemps. La stratégie consistait à renforcer la position de l’Udps afin que JP Bemba courtise son électorat. Sans cela, même le secrétaire général du Mlc, François Mwamba aurait sué eau et sang pour se faire élire député à Kabeya Kamwanga. Il faut dire qu’une partie de la stratégie a réussi, parce que JP Bemba a franchi l’étape du premier tour de la présidentielle. Mais comme on dit, en toute chose, il faut considérer la fin. Est pris qui croyait prendre. La stratégie du Mlc est mise à nu. Qui peut ne pas comprendre que s’il y a des gens qui ont travaillé méthodiquement pour l’Udps soit hors course, le Mlc est de ceux-là. ?
Comme à l’époque de Mobutu et comme Mobutu, JP Bemba a divisé l’Udps. Il s’est servi de quelques membres de ce parti politique pour fragiliser Etienne Tshisekedi. C’est une technique bien connue. Elle a été abusivement utilisée par Mobutu. L’appât, c’est le pouvoir. Aujourd’hui encore, c’est pour le pouvoir que les taupes Bomanza et Dindo ont donné le baiser de Judas à Tshisekedi. Aujourd’hui, tout le monde est d’avis que Bomanza et Dindo ont signé leur exclusion de l’Udps. Mais, comme on dit, lorsque le bras a failli, on punit la tête. Bomanza et Dindo ne sont que des bras armés. Le commanditaire de ce coup contre le « leader maximo », c’est JP Bemba. Tshisekedi a son tort, c’est de ne pas réagir à temps lorsque des opportunistes s’agitent ou injurient des gens en son nom. Il y a longtemps qu’il devrait agir en voyant Bomanza et consorts mettre l’Udps au service du Mlc et Tshisekedi en position de demandeur du pouvoir devant le leader du Mlc. Ce dernier avait même osé promettre à Tshisekedi le poste de premier ministre. Ce qui se dégage comme impression, c’est que Tshisekedi a fui le pouvoir par la grande porte afin de le solliciter à genoux devant JP Bemba.
Mais quelle sanction les militants de l’Udps réservent-ils contre le candidat du Mlc ? C’est la question qui est sur toutes les lèvres. Le premier tableau est joué avec la presse pro-Tshisekedi. Apparemment, le moindre mal pour eux qu’était JP Bemba est en passe de devenir le diable. Il reste maintenant que la base réagisse. Voilà une réaction dont on doit parler au lieu de chercher des poux sur le crâne de Gizenga très en symbiose avec sa base. La base de l’Udps a le choix de suivre Bomanza et Dindo ou de se souder autour de Tshisekedi.
Les fondateurs Zéphyrin Diayikwa et Raymond Mukoka se préparent à lancer une nouvelle aile de l’Udps si cela n’est pas encore fait. Cette Udps se retrouvera au gouvernement si JP Bemba est élu. Que leur point de presse ait eu lieu ailleurs qu’au siège du parti, c’est un signe qui ne trompe pas. Si les dirigeants du Mlc étaient étrangers à ce coup de force, ils se seraient méfiés surtout que cela est intervenu après la mise au point des organes plus habilités que le Collèges des Fondateurs. Si les dirigeants du Mlc étaient sincères avec Tshisekedi, ils ne se contenteraient pas d’une déclaration faite à la sauvette. Ils auraient dû entrer en contact avec le président national de ce parti politique. Ce n’est pas un tort que de faire remarquer que l’Udps plante ses racines les plus profondes dans une base sociologique située au Kasaï. On constate que dans le groupe de ceux qui ont déclaré la guerre à Tshisekedi, à moins de se tromper, est essentiellement composé des non kasaïens. C’est banal dans la mesure où les deux qui avaient signé la première déclaration ne sont pas Kasaïens non plus. Mais l’intérêt de la dernière déclaration, c’est que non seulement elle défie Tshisekedi, mais aussi et surtout elle risque d’opposer personnellement François Mwamba au leader de l’Udps. Le secrétaire général du Mlc va, si cela n’est pas encore fait, rassembler tous les mécontents qui estiment que le Kasaï aurait tout perdu à cause du radicalisme de Tshisekedi. C’est une question de grignoter l’électorat de Tshisekedi afin de lui trouver un dauphin en dehors de l’Udps. Sincèrement, une guerre est engagée entre l’Udps et le Mlc. Son issue dépendra de l’issue des élections. Voilà une alliance qui tourne au vinaigre. C’est le prix de la manipulation, du mensonge et de la mégalomanie.
L’Avenir
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| mercredi 27 septembre 2006, a 12:38 |
| A L'EST DE LA RDC : DES VICTIMES DE VIOLS DENONCENT EN VAIN L'IMPUNITE DE LEURS BOUREAUX |
Une femme victime
(AFP) - 27/09/2006 09h43 - Depuis qu'elle a été violée par des rebelles hutus rwandais en 2000, Marie-Donatienne Nyakasane ne cesse de réclamer justice pour elle-même et pour les milliers de femmes violées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
Installée à Goma (Nord-Kivu, est) pour fuir le regard des habitants de son village de la province voisine du Sud-Kivu, elle a crée une association, Mamans organisées pour le développement et la paix (MAODE), qui milite contre l'impunité dont bénéficient les auteurs de viols, pour la plupart des rebelles hutus rwandais, des miliciens locaux Maï Maï ou des soldats de l'armée régulière.
Le combat de Mme Nyakasane, 34 ans, a commencé une nuit de janvier 2000 lorsque son village du territoire de Walungu (Sud-Kivu) a été attaqué par des "Interahamwe", des miliciens extrémistes hutus rwandais, accusés par Kigali d'avoir activement pris part au génocide rwandais de 1994 et installés depuis dans l'est congolais, voisin du Rwanda.
"J'étais la fille du roi, ils m'ont dit que j'avais un physique de tutsie, ils m'ont violée devant mon mari, Jonas, qui a eu le coeur percé à jamais", raconte Marie-Donatienne, issue d'une lignée royale de l'ethnie shi, une des plus importantes communautés ethniques du Sud-Kivu.
La même nuit 11 autres femmes du village ont été violées, dit-elle.
"Au village, après les viols ont nous pointait du doigt, nous avons dû partir". Son mari, "traumatisé", a fui avant de lui imposer plusieurs tests VIH pour consentir à reprendre la vie commune. "Tu as de la chance que j'ai accepté de revenir vers toi, qui a été connue par des hommes sales", lui a-t-il lancé à son retour.
La militante a de plus en plus de mal à parler. "Depuis six ans, nous témoignons sans cesse et il ne se passe rien", dénonce-t-elle avec colère. "Les autorités connaissent les lieux des campements (des rebelles), ils ne font rien. La loi existe, elle n'est pas appliquée".
Mme Nyakasane n'a pas même pu obtenir l'ouverture d'une information judiciaire sur son viol. Un magistrat lui a réclamé 200 dollars pour cette démarche. Elle ne les a pas. On lui a aussi demandé de l'argent pour "le carburant du véhicule qui devait aller chercher les violeurs".
Séréphina, 26 ans, a été violée par neuf Maï Maï dans une forêt où elle s'était réfugiée avec ses parents en 2003 près de Kindu (Maniema, centre-est). Soignée dans un hôpital privé de Goma pour des fistules et une cicatrice infectée au ventre, elle n'a jamais osé porter plainte. "Ils me tueront si je fais çà, ils sont encore là", dit-elle terrorisée. "Personne ne me protégera".
Désiré Balume, avocat et président de la commission de lutte contre les violences sexuelles du Nord-Kivu, créée en 2003, dénonce pêle-mêle la "corruption", le "manque de volonté politique" et "l'attitude hypocrite des communautés qui protègent les violeurs et stigmatisent les victimes".
Une enquête menée par cette commission début 2006 a dénombré 13.000 cas de violences sexuelles, dont 5.000 à l'encontre de victimes ayant moins de 14 ans, au Nord-Kivu depuis 1996. A Goma, la capitale, seuls 23 condamnations ont été prononcées dont cinq contre des militaires, selon Me Balume.
"Nous ne récupérons jamais, même partiellement, les amendes de 500 à 3.000 dollars infligées aux violeurs", souligne-t-il.
Soldats et groupes armés relèvent de la justice militaire, difficilement appliquée, mais, selon l'avocat, c'est "la justice civile qui est la plus corrompue". M. Balume cite le cas récent d'un infirmier, accusé du viol d'une fille de 14 ans et relaxé après avoir versé 500 dollars au magistrat.
"Les femmes souffrent de l'impunité. Marie-Donatienne ne supporte pas d'entendre que sa procédure n'aboutira pas, mais c'est la vérité", dit-il.
La président de MAODE a pourtant une idée très précise du sort qu'elle souhaiterait à ses violeurs. "Je voudrais qu'ils soient pendus", lâche-t-elle, "au stade".
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| lundi 25 septembre 2006, a 21:01 |
| L'Udps dénonce le trafic de son drapeau par l'Union pour la Nation de BEMBA |

La direction de l’Udps ne reconnaît pas avoir négocié avec J.P. Bemba. N’étant pas partie prenante dans le processus électoral, l’Udps ne se contredit-elle pas en se faisant membre d’une plate-forme électorale ? L’Union pour la Nation ressemble à une association des déçus qui ont échoué aux élections. Les journalistes chassés sans ménagement à la sortie officielle de la plafe-forme de J.P. Bemba. Les militants de ce mouvement crachent sur une consoeur de l’Afp et jettent des projectiles sur sa voiture. Stuc lève sa mesure de ne pas laisser prêter ses bus aux politiciens. 45 bus ont circulé à Kinshasa pour remplir une salle de conférence de la Fikin qui ne compte que 800 places.
La salle de conférence de la Foire Internationale de Kinshasa a servi de cadre, samedi 23 septembre 2006, à la sortie officielle d’une nouvelle plate-forme que ses initiateurs qualifient de « méga ». Ce regroupement ressemble à une association des candidats malheureux et désespérés du premier tour de la présidentielle. Comme bouée de sauvetage, le soutien à la candidature de J.P. Bemba au deuxième tour de la présidentielle, prévue le 29 octobre prochain.
L’Union pour la Nation remplace le Regroupement des Nationalistes Congolais (Renaco). C’est une répétition. Car, la répétition, c’est aussi faire la même chose autrement. Et pourtant c’est sur cette nouvelle coalition électorale que Jean-Pierre Bemba Gombo s’appuie pour espérer gagner le second tour du scrutin présidentiel face à Joseph Kabila.
Outre les membres du Renaco (Regroupement des Nationalistes Congolais), l’Union pour la Nation est composée du gros des candidats qui ont échoué aussi bien à la députation qu’au premier tour de la présidentielle. Il s’agit entre autres, de Joseph Olenghankoy, des Fonus (candidat malheureux, 1 député), Catherine Nzuzi wa Mbombo (Mpr fait-privé (candidate malheureuse, aucun député), Christophe MBoso Nkodia Pwanga, (candidat malheureux, aucun député), Roger Lumbala, (candidat malheureux à la présidentielle, élu député), Justine M’Poyo Kasa-Vubu, (candidate malheureuse, zéro député), et Wivine Landu, (candidate malheureuse, aucun député).
Le drapeau de l’Udps trafiqué
D’autres figures de l’opposition dite radicale y étaient également présentés comme Franck Diongo (député élu) et Jean Claude M’Vuemba (député élu), Eva Bazaiba candidate non élue, sans oublier les rejetés pour une raison ou une autre au scrutin : Gabriel Mokia, Paluku Masire ainsi que le pasteur Théodore Ngoy. Une représentante de l’Urec d’Oscar Kashala avait rejoint les autres en pleine cérémonie à l’instar du professeur Vunduawe.
En ce qui concerne l’Udps, aucun mot d’ordre officiel n’a été donné pour participer à ce regroupement. Conséquence, cette réaction des milieux de l’Udps qui ont fait savoir que seuls Valentin Mubake et Rémy Massamba sont habilités à parler au nom de ce parti politique. Eve Bazaiba a été exclue du parti alors que Bomanza utilise le label Udps pour courir en solitaire au secours d’un frère de province.
Ainsi donc, le drapeau de l’Udps d’Etienne Tshisekedi qui avait été brandi était trafiqué. Pour l’Udps, il n’y a jamais eu la moindre démarche de J.P. Bemba vers les instances du parti. Car, il est de notoriété publique que l’Udps n’est pas partie prenante au processus électoral. La mêler dans une plate-forme électorale, c’est démentir l’option prise par ce parti de se mettre à l’écart du processus. En clair, il n’est pas question de faire partager à l’Udps l’échec visible de J.P. Bemba au deuxième tour de la présidentielle.
(FP)
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| samedi 23 septembre 2006, a 20:05 |
| TOUS ENSEMBLE POUR VOTER JOSEPH KABILA |
La paix
Sur le chemin de la reconstruction nationale, la Paix retrouvée garantit des lendemains de travail, de liberté, de démocratie et de justice !
Joseph Kabila a réussi le pari de pacifier le pays, après huit années de guerres fratricides et d’agression extérieure. Le combattant de la paix a réuni toutes les tendances de la classe politique et de la société civile congolaise autour d’un nouvel ordre institutionnel et politique fédérateur d’un Etat de droit. Cette tâche lui a été rendue possible grâce de par sa grandeur d’esprit et d’une vision concrète et réaliste sur la lourde responsabilité lui confiée par le destin, celle de rebâtir, tout jeune, un état morcelé et meurtri.
La restauration de l’autorité de l’Etat
Joseph Kabila a mis un terme à l’impuissance qui a caractérisé l’Etat au cours de notre évolution depuis une décennie et demie et a œuvré infatigablement pour la restauration de son autorité anéantie par des querelles de légitimité sans issue.
Avec Joseph Kabila, nous avons enterré définitivement le vieux Congo repu de malheurs et d’humiliations. Aussi avons-nous opté pour un pays nouveau de lumière et d’espoir en toute saison où l’autorité de l’Etat consolide l’unité nationale et la survie d’un grand pays où règne l’ordre pour assurer la dignité et l’égalité des chances à tous.
La croissance économique
Demain, que dis-je, aujourd’hui même, par la volonté de son peuple, le Congo peut se lever d’un seul mouvement, faire face à son infortune, affronter l’adversité qui l’accable encore en ce début de siècle.
Dotée du riche potentiel économique qui est le sien et qu’elle doit s’engager à mettre en valeur dans l’intérêt de ses populations, la République démocratique du Congo a l’obligation de faire de la bonne gouvernance le point central, l’exigence constante de sa gestion sociale globale, le moteur la relance économique.
La lutte contre la pauvreté
Notre peuple a perdu sa force, sa fierté et sa dignité, à ses propres yeux comme aux yeux de l’étranger qui le considère avec commisération.
Nous devons mettre fin au scandale inadmissible des populations vivant dans la misère sur des ressources naturelles fabuleuses, convoitées par le monde entier, pillées et exploitées par quelques uns au préjudice des habitants de ce pays de Cocagne, au détriment d’une économie que nous voulons voir debout, restaurée, forte, au service d’un pays à nouveau uni, juste et fraternel, fort et prospère.
Les routes
Les routes ont un rôle irremplaçable à jouer, celui de servir comme infrastructures de base pour la relance économique de la République Démocratique du Congo et des pays qui l’entourent.
Les voies routières que nous sommes appelés à construire, suivant les normes de la modernité, seront porteuses des germes de cohésion nationale et d’intégration économique. Elles sont plus que jamais nécessaires pour accélérer le processus de la réunification économique de notre pays, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et de son désenclavement au niveau de l’Afrique centrale, australe et orientale.
Les hôpitaux
Il est important d’abord de se convaincre que la nouvelle république à bâtir placera le social au cœur des enjeux nationaux pour le bien-être de notre peuple.
Beaucoup reste à faire dans le domaine de la santé. L’objectif majeur que nous devons viser consiste à garantir l’accès équitable aux soins de santé à tout citoyen congolais, en construisant dans les provinces, dans les grandes villes du pays, et dans chaque territoire des infrastructures sanitaires dotées des équipements modernes, d’un personnel hautement qualifié et des médicaments à la portée de toutes les bourses.
L’Ecole
Le pays doit impérativement attacher une importance toute particulière à l’enseignement.
L’un des résultats attendus de notre action dans ce domaine est la généralisation de l’enseignement sur tout l’ensemble du territoire national par la promotion des mécanismes favorisant sa gratuité au niveau du primaire et de la formation technique et professionnelle. Un plan national visant la construction des écoles pour combler le déficit de formation observé sera mis sur pied.
L’Eau et l’Electricité
L’un des pays du monde les mieux dotés en ressources énergétiques de toute espèce, la République Démocratique du Congo doit relever le défi de retrouver son rang de puissance énergétique dans le concert des nations.
Les projets les plus divers allant de l’électrification et de l’adduction d’eau potable pour les populations congolaises à la commercialisation de l’eau et du courant électrique produits dans notre pays seront exploités et soutenus au regard de notre vision de grandeur pour la reconstruction nationale.
L’Agriculture
Nous devons cultiver un désir ardent, profond et pressant de développer une agriculture au service du développement économique de notre pays.
Face à ce défi, il nous faut une politique agricole qui nous permet d’une part, d’accéder à l’autosuffisance alimentaire pour notre peuple, et d’autre part de rendre nos produits agricoles compétitifs sur le marché international. Le Gouvernement encouragera les efforts des communautés de base par l’octroi des micro-crédits agricoles et par d’autres mesures innovantes de soutien à la production agricole.
Congo Mon Amour
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| jeudi 21 septembre 2006, a 22:32 |
| ANTOINE GIZENGA, APPELLERA A VOTER POUR KABILA AU DEUXIEME TOUR |
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Selon AFP, Le Parti lumumbiste unifié (Palu) de l'opposant Antoine Gizenga, troisième force politique de République démocratique du Congo, a annoncé jeudi son soutien à la candidature du président Joseph Kabila au second tour de la présidentielle.
"Le Palu va soutenir la candidature de Monsieur Joseph Kabila au deuxième tour de la présidentielle. (...) Il donnera des consignes de vote dans ce sens à ses militants (...) et à ses sympathisants", déclare le Palu dans un texte signé de M. Gizenga.
Avec 13% des suffrages exprimés, M. Gizenga est arrivé en troisième position au premier tour de la présidentielle du 30 juillet, derrière M. Kabila (44,8%) et le vice-président Jean-Pierre Bemba (20%), en lice pour le second tour.
Le PALU s'est en outre imposé comme la troisième force politique du pays en raflant à lui seul 34 sièges (sur 500) aux législatives du 30 juillet, derrière les plate-formes des deux présidentiables.
Fort du soutien clair d'un parti dont les militants sont réputés disciplinés, Joseph Kabila, 35 ans, est plus que jamais le favori du scrutin du 29 octobre.
Le Palu annonce également qu'il rejoint, dans le cadre d'une coalition parlementaire, l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) de Joseph Kabila, pour dégager un "groupe majoritaire qui sera constitué dès l'entrée en fonction de l'Assemblée nationale le 22 septembre".
Il justifie le choix de l'AMP "en vue de la mise au point d'un programme commun de gestion du pays, véritablement conçu pour une bonne gouvernance de la Nation, et dans le but de garantir une stabilité suffisante et nécessaire aux institutions étatiques à mettre en place".
"Pour le pilotage et la mise en oeuvre de ce programme, le Palu entend occuper et jouer les rôles de tout premier plan", souligne le texte.
Le parti historique d'opposition à tous les gouvernements qui se sont succédés depuis fin 1960, après l'éviction du Premier ministre Patrice Lumumba, affirme qu'il s'est déterminé après "consultation de sa base" et avec "la seule prise en compte de l'intérêt de la Nation qui, en tout premier lieu, est la non balkanisation du Congo".
Selon l'entourage de M. Gizenga (80 ans), ce dernier a obtenu "l'assurance" de décrocher le poste de Premier ministre en cas de victoire de M. Kabila à la présidentielle.
L'électorat du Palu est essentiellement concentré dans la province du Bandundu et à Kinshasa (ouest).
Ce soutien de poids pour Kabila s'ajoute au récent ralliement parlementaire de l'Union des démocrates mobutistes (Udemo) de Nzanga Mobutu, fils du dictateur zaïrois, dont 8 des 9 députés ont été élus dans la province de l'Equateur (nord-ouest), fief de Jean-Pierre Bemba.
Mukulumania
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| mercredi 20 septembre 2006, a 09:52 |
| AMP: Bataille serrée pour diriger l’Assemblée et la Primature |
Sans attendre la conclusion des consultations avec diverses parties, l’AMP se fait une certaine idée de personnalités susceptibles, selon ses calculs, d’être portées à la présidence de deux chambres du Parlement ainsi qu’au poste de Premier ministre. On peut en dire autant du Renaco qui met toute son énergie en jeu pour rallier le maximum de partis et députés.
Dans le camp de l’AMP, les stratèges supputent sur les jokers que sont Vital Kamerhe du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (111 députés), Antoine Gizenga du Parti lumumbiste unifié (34 députés), Pierre Lumbi Okongo du Mouvement social pour le renouveau (27 députés), Olivier Kamitatu des Forces du renouveau (26 députés), et Nzanga Mobutu de l’Union des démocrates mobutistes (9 députés).
De son côté, le MLC (Mouvement de libération du Congo), soutenu par le Regroupement des nationalistes congolais (116 députés), veut ratisser large, ciblant la Codeco (25 députés) et les 135 députés élus hors alliance déclarée
La bataille du leadership se situe, en premier lieu, au niveau de l’Assemblée nationale (500 députés), deux camps rivalisant de stratégie pour réunir la majorité parlementaire (251 sièges), en vue de pouvoir désigner le Premier ministre, chef du gouvernement.
L’AMP, constituée autour du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), ne cache pas sa satisfaction d’avoir déjà obtenu l’adhésion de Nzanga Mobutu. Celui-ci apporte une dot constituée de 9 députés de l’Udemo au mariage de raison contracté avec le candidat de l’AMP (224 députés).
En outre, avec un poids électoral de 4,77 %, au premier tour de l’élection présidentielle, ses nouveaux partenaires politiques attendent de lui des consignes de vote à ses électeurs. Dans l’affirmative, cet apport significatif améliorerait le score (44,81 %) réalisé le 30 juillet par Joseph Kabila. Il contrarierait, dans la foulée, un éventuel succès du président national du MLC à l’Equateur et dans la province Orientale.
DIFFICILE REPARTITION
L’AMP ne dissimule pas, non plus, sa satisfaction d’avoir réussi à susciter l’intérêt du patriarche Antoine Gizenga (13,06%), dont le Palu s’est révélé aux législatives comme étant la 3ème force politique (34 députés) du pays, derrière le MLC (64 députés) et le PPRD (111 députés).
De son côté, le MLC cherche à combler le retard qu’accuse sa plate-forme, le Renaco (116 députés), en contactant avec plus ou moins de chance la Codeco de Pierre Pay-Pay, candidat malheureux à la présidentielle, mais qui a su personnellement rebondir en se faisant élire député national.
Quant à la centaine d’élus indépendants, leur adhésion à l’une ou à l’autre plate-forme devrait se monnayer au prix fort : soit des portefeuilles au gouvernement et dans les entreprises publiques, soit des pièces sonnantes et trébuchantes.
Au niveau de la répartition de trois postes clés, les observateurs rappellent que l’ancien président de l’Assemblée nationale aurait, avant les scrutins du 30 juillet dernier, reçu l’assurance du chef de l’Etat sortant de le nommer Premier ministre.
Mais, avec la nouvelle configuration de l’Assemblée nationale, où la majorité parlementaire dépend des modalités d’adhésion du Palu à l’AMP, le nom de Gizenga a commencé à être cité comme Premier ministre, alors que le PPRD ferait prévaloir son poids électoral pour occuper le même poste. En fin de compte, les dernières indications feraient état d’une ébauche de mise en place préssentant Olivier Kamitatu au perchoir de la Chambre basse du Parlement, Gizenga au Sénat et Vital Kamerhe en qualité de Premier ministre.
Pour sa part, le Renaco, qui hésite encore à révéler son grand jeu dans la distribution des rôles, imagine des cas de figure alliant l’intérêt supérieur de la nation, les ambitions des ténors du MLC et celles des responsables de partis épousant le même idéal.
EVITER LA BALKANISATION
Il faut dire que le Rassemblement congolais pour la démocratie (15 députés), les Forces novatrices pour l’union et la solidarité (2 députés), l’ensemble des partis politiques ayant obtenu des sièges à l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidentiables figurent sur la longue liste des contacts du MLC.
En séjour à Bruxelles (Belgique), le secrétaire général du MLC a dévoilé jeudi l’existence de «contacts quotidiens» entre son parti et le leader charismatique de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.
François Mwamba a aussi annoncé la formation d’une alliance élargie à «d’anciens candidats et candidates à la présidence, de partis politiques et de personnalités de la société civile» pour soutenir le candidat du Renaco, appelant tous les abstentionnistes (environ 8 millions d’électeurs) à appuyer Jean-Pierre Bemba.
Le premier test, grandeur nature, entre l’AMP et le Renaco, aura lieu dans quelques jours, à l’occasion de la formation du Bureau de l’Assemblée nationale, à partir du 22 septembre 2006 conformément aux prescrits de la Constitution en cette matière.
« La décision que le Parti lumumbiste unifié doit prendre quant au choix à faire entre les deux candidats restés en course pour le deuxième tour ainsi que la philosophie de mise en place des Institutions qu’il va suggérer, tiendra compte de l’unique considération majeure qui consiste à éviter de devenir tôt ou tard l’artisan involontaire de la balkanisation du Congo, notre pays», a déjà averti Antoine Gizenga.
L’avertissement du Palu est clair. Son interprétation aussi. Il doit désormais être retenu cette évidence : quel que soit le président de la République qui sera élu le 29 octobre prochain, les impératifs de l’unité et de la réconciliation nationales commandent que la classe politique – présidence et parlement – tienne compte de l’équilibre géopolitique dans la division du travail.
Il ne serait pas sage, par boulimie de pouvoirs, d’alimenter les rêveries de ceux qui pensent creuser un fossé artificiel entre les provinces de l’Est, du Centre et de l’Ouest. Car, où qu’elles vivent et malgré l’adversité, les populations congolaises ont plus d’une fois démontré à la face du monde leur volonté inébranlable de vivre ensemble. Dans un pays appelé République démocratique du Congo.
Le potentiel |
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| lundi 18 septembre 2006, a 22:54 |
| Incendies à CCTV et Canal Kin :Acte criminel ou d'hara kiri politique |
Décidemment il se passe des choses graves dans le camp du chairman du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo. Après les tragiques événements du mois d’août dernier, consécutifs à la publication des résultats du premier tour des élections présidentielles, et qui avaient soulevé une forte mobilisation des énergies tant au niveau national qu’international, revoici Kinshasa, la capitale congolaise, plongée à nouveau dans la stupeur et la consternation ce lundi 18 septembre 2006 en début d’après-midi. Contre toute attente, les studios abritant les trois médias appartenant au Vice-président de la République ont pris feu, coupant une fois de plus le signal de ces médias, CCTV, Canal Kin et Radio Liberté. Selon des sources proches du MLC, l’incendie de cet après-midi serait identique à celle ayant saccagé la résidence de Jean-Pierre Bemba le 27 juillet dernier, lors de son retour à Kinshasa après une longue tournée de campagne électorale dans le Congo profond. Les Bembistes, en cette circonstance, ne peuvent que pointer un doigt accusateur envers ceux qu’ils considèrent comme leurs ennemis acharnés, à savoir le camp présidentiel, sans être à mesure d’apporter la moindre preuve de leur accusation. A en croire certains observateurs, ces incidents illustreraient une certaine débandade observable dans le camp du chairman depuis que la majorité parlementaire lui a échappé. Le ralliement de N’zanga Mobutu et d’Antoine Gizenga à Joseph Kabila semble avoir sonné le glas pour le Vice-président dont la défaite au second tour des présidentielles se dessine ouvertement. « Il s’agit d’un incendie provoqué délibérément par le MLC pour tenter par la suite de jeter le discrédit sur le camp présidentiel, » estime un observateur qui a requis l’anonymat. Ce hara-kiri politique se justifierait par la détermination qu’affiche l’homme fort du MLC de neutraliser le processus électoral en provoquant des troubles à Kinshasa et à travers le pays, question de réfuter de la manière la plus coriace la victoire pressentie et déjà acquise de Joseph Kabila aux présidentielles. Il faut donc, pense cet observateur, que le Gouvernement congolais exige une enquête internationale afin d’établir toute la lumière sur cette ténébreuse affaire qui risque, si on n’y prête garde, de porter un coup dur au processus électoral en cours. Privé des médias acquis à sa cause, Jean-Pierre Bemba aura complètement perdu la tête au point qu’il serait à mesure de surprendre par une réaction brutale et violente de nature à recréer un climat de tension politique au pays, à quelques 50 jours du sprint final pour les présidentielles.
Lokunga Mala ne-kengo |
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| lundi 18 septembre 2006, a 00:00 |
| Jean Pierre Bemba en Route vers la CPI |

1.Cannibalisme
2.Vols de café et Vols de bois (cfr. Rapport Panel de l’ONU sur le pillage des ressources naturelles de la RDC)
3.Condamnation de l’Ouganda (son allié militaire) par la Cour Internationale de Justice
4.Reniement de son père qu’il considère comme mort (cfr. Son livre « Le Choix de la Liberté »)
5.Crimes de guerre
6.Crimes contre l’humanité
7.Assassinats des policiers (27 juillet, 20, 21, et 22 août 2006)
8.Faillite des sociétés familiales (SCIBE ZAIRE, COMCELL, FNMA)
9.Utilisation du carburant de l’Etat pour sa campagne électorale
10. Détournement de la logistique militaire (cas de Kanyabayonga)
11.Non paiement des frais aéroportuaires lors de l’investiture du Président MUSEVENI
12.Condamnation à un an de prison en Belgique avec sa concubine pour trafics d’êtres humains et esclavagisme
13Recel de l’avion de Charles Taylor
14Profanation des tombes de la famille Mobutu
15Profanation de l’Eglise Crypte Marie la Miséricorde de Gbadolite
16Confiscation du Palais présidentiel de Gemena
17.Mort du Général Nsau
18.Confiscation du terrain de BAMANISA (son beau-frère) à Maluku
19.Pillage de la Banque Centrale de Centrafrique (des millions des dollars emportés)
20.Viol des femmes à la Haute Autorité des Médias
21.Saccage de la Haute Autorité des Médias
22.Mise à sac de l’Observatoire National des Droits de l’Homme
23.Pillage de Vodacom, de Sofide, de Parec
24.Saccage de Zamba Playa de Wenge Maison Mère
25.Mise à sac et profanation de l’Eglise Armée de l’Eternel du Pasteur Sony Kafuta
26.Viol suivi du décès de l’épouse du Directeur de Cabinet du Président Ange Félix Patassé (Cfr. Procès pendant en Belgique)
27.Condamnation de Bemba Saolona en Belgique pour fabrication de faux dollars
29.Bradage de la plus grande mine de cuivre du Congo de Tenke Fungurume (17 % seulement pour le Congo. Cfr. Lettre d’injonction à la Gécamines)
30.Fraudes fiscales, douanières et usurpation des avions d’Air Zaïre (Lignes Aériennes Congolaises).
Congo Mon Amour
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| samedi 16 septembre 2006, a 07:30 |
| NZANGA MOBUTU COUP L'HERBE SUR LES PIEDS DE J.P. BEMBA |
*Selon le porte parole de l’Amp, cette plate-forme a déjà réuni 269 députés qui ont pris l’engagement de participer à la majorité parlementaire. *Cependant, il ne détourne pas le regard fixé sur le Palu. *Pendant que l’on attendait Gizenga, c’est Nzanga Mobutu qui se pointe. *Le leader de l’Udemo jette le pavé dans la marre en coupant l’herbe sous les pieds de JP Bemba. *Pour beaucoup d’observateurs, ces ralliements enlèvent à JP Bemba son ambition de leader de l’Ouest. *Nzanga Mobutu a exprimé son opinion dans une interview à Reuters
Le fils du maréchal Mobutu, Nzanga Mobutu vient de couper l’herbe sous les pieds du leader du Mlc JP Bemba. Arrivé quatrième au premier tour de la présidentielle, Nzanga Mobutu a également étonné aux législatives. Alors que les partis politiques plus anciens et plus connus ont broyé du noir avec un seul ou zéro député, l’Udemo de Nzanga Mobutu s’est classé parmi les dix premiers partis au nombre des sièges réunis. Avec ses neuf députés, Nzanga avait un rôle à jouer dans la majorité parlementaire. Dans une certaine opinion, on le voyait composer avec JP Bemba, pour des raisons idéologiques. Car, pour beaucoup d’observateurs le Mlc de JP Bemba se classe dans l’héritage politique mobutiste. L’autre raison qui faisait croire que Nzanga Mobutu pouvait s’allier à JP Bemba, ce sont des liens de famille. En effet, faut-il le rappeler, Nzanga Mobutu a épousé une sœur de JP.Bemba.
Nzanga Mobutu s’est classé parmi les dix premiers partis au nombre des sièges réunis. Avec ses neuf députés, Nzanga avait un rôle à jouer dans la majorité parlementaire. Dans une certaine opinion, on le voyait composer avec JP Bemba, pour des raisons idéologiques. Car, pour beaucoup d’observateurs le Mlc de JP Bemba se classe dans l’héritage politique mobutiste. L’autre raison qui faisait croire que Nzanga Mobutu pouvait s’allier à JP Bemba, ce sont des liens de famille. En effet, faut-il le rappeler, Nzanga Mobutu a épousé une sœur de Jp Bemba. On pensait que les élections seraient l’occasion pour les deux beaux-frères de fumer le calumet de la paix. Nzanga Mobutu vient de prendre une belle revanche sur le leader du Mlc. Il refuse de jouer le rôle de commun diviseur dans ce que d’aucuns appellent fracture Est-Ouest. Apparemment, le leader de l’Udemo enfourche le même cheval que Antoine Gizenga du Palu. JP Bemba qui voulait asseoir un certain discours électoral sur le clivage Est-Ouest, sera obligé de réviser ses calculs. Si la main tendue de Nzanga Mobutu intéresse l’Amp, elle réunira 278 députés en attendant le Palu.
L’abondance des biens ne nuit pas, dit-on. En ce qui concerne la majorité parlementaire, mieux on a des groupes plus on s’expose à des crises internes pouvant amener à la révision de la majorité et pourquoi pas la dissolution du parlement afin de renvoyer les partis politiques aller à la quête d’une autre majorité. Dans le cas du Congo, la venue de Nzanga et de Gizenga permettra, à l’avantage du gouvernement et du pays, d’éviter le chantage. Comme pour le cas de Antoine Gizenga, Nzanga Mobutu estime qu’il doit participer au gouvernement afin de réaliser les promesses faites à la population. Il n’y a pas meilleure façon de faire comprendre à la population que les carottes sont cuites pour le leader du Renaco. S’il comptait en secret obtenir de composer avec l’Amp après avoir échoué au deuxième tour, afin d’être récupéré pour jouer le rôle de chef du gouvernement, il doit oublier cela.
269 députés enregistrés à l’Amp
Chaque jour qui passe apporte son lot de changement dans la recherche de la majorité parlementaire. Hier, on avait annoncé 256 députés. Le même jour à 18 heures, selon le porte parole de cette plate-forme, le nombre a atteint la barre de 269 députés. A cette allure, le combat n’aura pas lieu faute de combattants.
Le clan politique de Joseph Kabila sera très à l’aise le 22 septembre prochain au cours de la session ordinaire de l’Assemblée nationale. Avec les députés du Palu qui ne tarderont plus à rejoindre la majorité parlementaire, on dépassera la barre de 300 sur 500.
Il ne restera dans l’opposition qu’une minorité de moins de 200 lorsqu’on tient compte du fait qu’il y aura des centristes qui choisiront les occasions de vote de certaines lois pour s’allier à la grande majorité. Avec ces derniers résultats, en attendant les autres ralliements, l’opposition du Renaco se réduit comme une peau de chagrin. En attendant le dernier round de la présidentielle, les espoirs pour le leader du Mlc de gouverner ce pays s’évanouissent.
Face à cette dure réalité, le mensonge et la manipulation démontrent leurs limites. Tel est le cas de cette nouvelle capable qui fait croire, sous forme d’un ballon d’essai, la possibilité d’une alliance entre le Renaco de JP Bemba et l’Amp de Joseph Kabila. Telle alliance n’aurait rien de démocratique et n’entre pas dans le projet de l’Amp. La seule alliance naturelle que l’Amp attend, c’est celle envisagée avec le Palu. Le Renaco, on l’attend dans l’opposition. On lui souhaite bonne chance.
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| vendredi 15 septembre 2006, a 09:11 |
| AMP vers une majorité écrasante |
En attendant le Palu, et au regard de la liste des députés qui ont déjà signé à l’Amp, Joseph Kabila réunit 256 sièges. *Avec ces résultats, l’Amp va vers une majorité parlementaire confortable et écrasante. *Le candidat de l’Amp au deuxième tour de la présidentielle est bien parti pour également gagner ce dernier round. *A l’instar de Joseph Kabila, jamais aveuglé par le succès, tout le clan politique doit taire les ambitions personnelles et les querelles intestines pour ne voir que l’intérêt général.
Il y a quelques semaines, la Cei a rendu publics les résultats provisoires des législatives. En attendant que la Cour suprême de justice statue sur les différents recours qu’elle a reçus, l’Assemblée nationale se réunira le 22 septembre prochain en session ordinaire. Celui qui présidera la séance est déjà connu, c’est Joseph Mbenza Thubi, le doyen d’âge des parlementaires élus.
La loi donne à la Cour Suprême de justice deux mois pour rendre le verdict. Cela n’empêche pas les formations politiques à s’affairer dans le jeu des coalitions dans le but de se doter d’une majorité parlementaire. Tout le monde avait le regard tourné vers le Palu qui joue, selon la volonté des électeurs, le rôle d’arbitre. En dehors du Palu, les regroupements politiques se sont mis à ratisser large. Selon les informations d’une source crédible, l’Alliance de la majorité présidentielle réunit déjà 256 députés qui ont fermement pris l’engagement de gouverner avec Joseph Kabila. Dans ce décompte, les sièges du Palu ne sont pas encore comptabilisés. Cela démontre clairement que Joseph Kabila va vers la majorité écrasante. C’est le seul objectif qui reste à finaliser avec le Palu dont la dernière déclaration a levé toutes les équivoques. En ce qui concerne la majorité parlementaire, Joseph Kabila est tranquille. Il peut désormais, sans beaucoup de soucis, se consacrer à la campagne pour le deuxième tour de la présidentielle. Comme nous l’avions écrit dernièrement, en attendant d’être élu, Joseph Kabila, en sa qualité de chef du groupe majoritaire à l’Assemblée nationale, a déjà la primature. Le moment venu, comme cela s’était passé avec Patrice Emery Lumumba, J. Kabila aura le choix. Lumumba avait choisi de gouverner en estimant que Joseph Kasa-Vubu grognerait. C’était sans compter avec l’interprétation des textes constitutionnels, domaine dans lequel les Congolais savent mettre leur génie au service du mal.
Le hasard de l’histoire fait qu’encore une fois, c’est un nationaliste lumumbiste qui doit choisir. Il va de soi que pour une cohabitation apaisée au sommet de l’exécutif, Joseph Kabila tirera les leçons de l’histoire. Il choisira un homme qui, en plus du fait qu’il apportera une certaine crédibilité à son gouvernement, contribuera aussi dans la paix à relever les défis de la bonne gouvernance et du développement. Il est également question de réhabiliter le clan des nationalistes lumumbistes qui, pour la deuxième fois, reçoivent le mandat du peuple. Il leur revient cette fois à ne plus avoir droit à l’erreur.
L’autre enjeu de cette majorité, c’est le deuxième tour de la présidentielle. Joseph Kabila, candidat du peuple, voudrait cette fois ratisser large. Car, l’objectif que les nationalistes et patriotes congolais s’étaient fixés, c’est d’abord de faire élire Joseph Kabila et ensuite de le doter d’une confortable majorité parlementaire. La majorité dont Joseph Kabila est déjà sûr, ne doit nullement le distraire des autres enjeux. Il faut que demain, réunissant une légitimité nationale, le chef de l’Etat puisse gouverner sans beaucoup de problèmes. Il faudra à tout prix réduire l’agitation sociale et politique. Pour ce faire, Joseph Kabila aura besoin de leaders politiques ayant des assises réelles dans l’opinion nationale. Le clan politique doit avoir à l’esprit tous ces enjeux et ne pas laisser le succès lui monter à la tête. Il est vrai que cette fois, le pouvoir est à la portée de la main. L’objectif qui reste et qui devra sous-tendre tout l’exercice du mandat, c’est de conserver le pouvoir au-delà du mandat actuel. Après, même si Joseph Kabila devra se soumettre aux prescrits de la constitution après deux mandats, il faudra qu’il ait un dauphin afin que les nationalistes et patriotes congolais aient le temps matériel de construire tout ce que le mobutisme a détruit pendant plus de trois décennies.
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| samedi 09 septembre 2006, a 16:11 |
| Amp : 14 sièges, pour remporter la majorité absolue |
*Le regroupement qui soutient J.Kabila a 227 sièges contre 114 au Renaco de JP Bemba. *Il ne reste à l’Amp que 14 sièges au moins pour remporter la majorité absolue. *Il suffit de composer avec le Palu pour que le jeu soit fait et largement. *Pour une majorité sécurisante, l’Amp peut même associer la Codeco. *Pour le salut de la démocratie et afin de ne pas introduire le ver dans le fruit, le Renaco doit rester dans l’opposition. *Le Msr et Forces du Renouveau, véritables phénomènes et révélation des législatives.
Les résultats des législatives du 30 juillet dernier rendu public avant hier par la Cei, donnent la mouvance de la majorité présidentielle qui soutient la candidature de Joseph Kabila en tête avec 227 sièges sur les 500 que compte l’Assemblée nationale.
Son poursuivant le Renaco qui soutient JP Bemba a presque la moitié des résultats de l’Amp soit 114 sièges. Tous ces calculs ne sont pas formels. Il faut attendre que les bureaux des différents regroupements politiques livrent les listes des personnes et organisations politiques qui ont effectivement signé chez eux. Les calculs actuels ont été faits sur base des évidences. Si ces calculs sont clairs en ce qui concerne les formations politiques, les indépendants doivent encore se prononcer de façon formelle. On connaît le cas d’un indépendant de Songololo mis sur la liste du Renaco et qui n’a pas tardé à protester pour se dire plutôt de l’Amp. Il en est de même de l’actuel ministre du Développement rural Pardone Kaliba, qui a battu campagne pour Joseph Kabila, mais qu’on a mis sur la liste du Renaco. Beaucoup d’autres partis politiques comme l’Upnac proches de Joseph Kabila n’ont pas signé dans l’Amp. Il va de soi qu’il faudra compter avec eux dans le décompte des sièges. C’est un petit travail à faire avant de penser aux grandes alliances.
Il ne reste au regroupement de la majorité présidentielle que 14 sièges pour obtenir la majorité absolue. Les regards sont tournés vers le Palu du patriarche Antoine Gizenga. Avec le seul Palu, le jeu est fait. Mais si les autres peuvent venir, la porte ne leur sera certainement pas fermée devant la nécessité d’un gouvernement d’ouverture qu’exige la conjoncture actuelle. Mieux vaut cette coalition avec la Codeco, l’Udemo, pourquoi pas, plutôt qu’introduire le ver dans le fruit en composant avec ceux qui seront perdants au deuxième tour.
Amp : 227 Renaco : 114 Codeco : 34 Palu : 34
Les partis politiques les plus populaires Au regard des résultats des législatives, le Pprd est le seul parti politique qui a eu au moins un siège dans chaque province du pays. Par contre, son concurrent direct le Mlc est totalement absent du Maniema et du Sud-Kivu. Ces résultats démontrent également l’exagération selon laquelle il y aurait la fracture Est-Ouest. Cette exagération avait donné l’occasion à certaines personnes de se positionner comme possédant tout l’Ouest du pays. La seule façon d’établir ce fameux clivage, était de se fier au jugement du peuple. Pour les électeurs congolais, le Congo est unique et uni. Les résultats à l’Est, à l’Ouest et au Centre se présentent comme suit :
A l’Ouest : Pprd : 17 sièges Mlc : 37 sièges Palu : 31 sièges
A l’Est : Pprd : 80 sièges Mlc : 11 sièges
Au Centre : Pprd 14 sièges Mlc : 16 sièges Palu : 3 sièges
Les partis qui ont eu au moins un siège dans les provinces Ces résultats des législatives du 30 juillet ont également permis de se rendre compte de la représentativité des partis politiques à travers les provinces.
Il est vrai qu’il y a des partis politiques fortement implantés dans certaines provinces que d’autres. Le caractère national vient du fait qu’il n’y a pas un seul parti qui ne serait que dans une province. Kinshasa est la province où on trouve une grande concentration des partis politiques. On comprend comment le caractère cosmopolite de la ville-province, a favorisé l’éclatement des voix.
Kinshasa
Mlc, Palu, Camp de la Patrie, Pprd, Msr, Abako, Acdc, Cadeco, Cpd, Adeco,Rcpc, Dc, Pcb, Ccd, Ccu, Unadec, Fonus, Mlp, Udr, Opeka
Bandundu
Palu, Mlc, Pprd, Crd, Arc, Cdc, Force du Renouveau, Pdc, Ucc, Msr, Marc-Ptf, ,Ucrj, Camp de la Patrie, Codeco, Pdsc, Cnap, Sodena
Bas-Congo
Pprd, Mlc, Mdd, Force du Renouveau, Pdc, Rec-Les-Verts, Cdc, Msr, Codeco, Acdc, Mpcr, Arren
Equateur
Mlc, Udemo, Pdc, Pprd, Msr, Renaissance Pe, Unadec, Camp de la patrie, Puna, Prm, Mpr, Gr, Radeso,Rcd-N, Dcf-Cofedec
Province Orientale
Pprd, Force du Renouveau, Msr, Mlc, Upc, Rcd, Camp de la Patrie, Codeco, Cdc, Udemo, Renaissance Pe, Fsdd
Nord-Kivu
Pprd, Force du Renouveau, Dcp, Cofedec, Rcd, Msr, Mlc, Panadi, MMM,Cdc, Uprdi
Sud-Kivu
Pprd, Msr, Uprdi, Pcbg, Panu, Maï-Maï, Prp, Prm, Dcf-Cofedec, Ccu, Cvp, Upnac
Maniema Pprd, Msr, Panu
Katanga
Pprd, Unafec, Mlc, Unafec,Prm, Codeco, Rsf, Msr, Pdsc, Fsir, Adeco, Prp,Cdd, Ccu
Kasaï-Oriental
Mlc, Pprd, Cdc, Rcd-N, Adeco, Rcd, Ulcd, Fonus, Ccu, Panu, Panap, Codeco, Msr, Fis, Force du Renouveau, Msdd
Kasaï-Occidental
Mlc, Pprd, Rcd, Palu, Force du Renouveau, Umr, Cnrp, Codeco, Sodena, Frodeco, Rcd-N
Msr et Forces du Renouveau, des phénomènes
Lorsqu’on parle des partis politiques, on a en tête quelques noms. Ce sont les noms des formations politiques dont les dirigeants font beaucoup de bruit. Logiquement, on attendait ces partis politiques aux législatives. Ceux qui, pour parler de grands partis politiques du pays demandaient qu’on attendent les élections avaient raison. Si le Pprd, le Mlc et le Palu ont sauvé leur réputation de grands partis politiques, il n’en est pas le cas du Rcd de Azarias Ruberwa, du Mpr fait privé, des Fonus, du Pdsc, et autres qui ont fait la pluie et le beau temps aux différentes négociations politiques notamment à Sun City. Par contre, ces élections ont révélé deux formations politiques jusque-là inconnues, membres de l’Amp. Il s’agit du Msr et de Forces du Renouveau. Ces deux formations peuvent être considérées comme de véritables phénomènes. Non seulement elles ont des élus dans un grand nombre de circonscriptions, mais aussi elles se placent en bonne position contribuant ainsi à la réussite de leur plate-forme |
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| vendredi 08 septembre 2006, a 04:52 |
| L’APARECO cherche la conversion de Monsieur Yvon RAMAZANI |
Monsieur Yvon
RAMAZANI,
Bonjour,
Merci pour votre
envoi. Nous percevons et nous pensons ne pas nous tromper, un besoin de votre
part, d’avoir des relations cordiales avec vos semblables, malgré les
voies qui nous opposent et les choix diamétralement différents qui nous
distinguent.
Ceci est tout en
votre honneur. Si c'est le cas sachez que nous n'y voyons aucune objection car
nous sommes d'abord et avant tout des chrétiens, fils de DIEU comme vous et des
patriotes Congolais comme vous, qui ne refusent nullement le dialogue avec les
leurs, ni les rapports fraternels et amicaux qui pour nous constituent le socle
nécessaire à une bonne évolution au sein de la société des hommes.
Par contre, ce
qui nous rebute profondément, c'est lorsque, vu la gravité de la problématique
en RDC, l'on tente de nous distraire par des diatribes de basses cours contre
l'APARECO et son leader dans le but unique de nous détourner de notre
combat pour le peuple Congolais qui n'a rien fait pour mériter ce qu'il endure
aujourd'hui et pour être manquant de plus de 5 000 000 de ses semblables. Le
sang des nôtres, massacrés, qui a coulés dans des conditions atroces, ne doit
pas l’avoir été en vain.
Nous savons tous
comment fonctionnait la deuxième république et personne mieux que "Honoré
NGBANDA" n'a jusqu'à présent informé les Congolais que nous sommes, de ses
fonctions sous la dictature de MOBUTU et de ses fautes et de ses
erreurs d'antan, avoués qui plus est (Ainsi sonne le glas).
Il est donc inutile de nous ressasser les oreilles constamment avec le passé
d’un fils du pays qui a reconnu ses responsabilités avec humilité, le peuple en
ayant pris bonne note, alors que nous avons besoin d'avenir pour tous les
Congolais, de l’intérieur comme de la diaspora.
D'un autre côté,
il serait temps, ndeko, nous sommes nombreux à le penser, qu’après bientôt dix
ans qu'il n'est plus, d'oublier un peu le "maréchal du Zaïre",
qui n'a plus de compte à rendre aux hommes mais à l' "ETERNEL DES
ARMEES", seul, comme ce sera le cas pour nous tous,… un jour. La
Bible dit : « Que celui qui n'a jamais péché, lui jette la
première pierre. »
« Mon but
premier, aujourd'hui et maintenant, au sein de l'APARECO ma
formation politique, c'est la libération totale et inconditionnelle de la RDC
et pour se faire, je me refuse à tout conflit entre Congolais. Notre linge
sale nous le laverons assurément mais, après, en famille, chez
nous, entre nous, dans la vérité, la justice du souverain primaire qui aura
récupéré son pouvoir et la réconciliation avec notre créateur tout puissant.
C'est ce que "Honoré NGBANDA" et l'APARECO ont toujours clamé haut et
fort. Voilà aussi une des nombreuses raisons d’ailleurs qui justifient mon
adhésion à l'APARECO et ma confiance envers l'homme. »
Confiance qui va
crescendo au fur et à mesure que, non seulement nous le fréquentons, mais aussi
que dans son combat sans concession contre les ennemis du Congo, il apporte les
preuves irréfutables et irréfutés, du complot contre notre nation par les
tenants actuels du pouvoir. Ceci prouve à suffisance sa disponibilité
totale dans la lutte, comme il l'avait promis aux Congolais. Notre peuple
soufre injustement et Joseph KABILA est un mensonge qui n’aime pas les fils et
les filles du Congo.
Tout ce qui sort
du raisonnement qui précède, est à classer, en ce qui nous concerne, dans
le cadre de la diversion apportée par une occupation propre à délasser notre
esprit en l'amusant. Hors nous savons vous et moi, en tant que fils de ce pays,
le Congo, notre peuple, notre pays, nos frères et nous même traversons une
période qui nous interdit toute distraction. Telle est la rigueur affichée
par l’APARECO et son leader.
Alors pour
terminer, afin de ne pas être prolixe, ne voyez pas en mes propos, un désir de
faire de l'apologie. Mais, si vous comprenez notre position et la vision qui
nous motive, alors soyez le bienvenu, car votre approche est à prendre en
exemple pour tous les Congolais, afin qu'ensemble, enrichis de nos différences,
nous puissions construire un pays ou demain, il fera bon vivre, oui...demain.
Fraternellement
et paix chez vous ndeko.
Rolain MENA (APARECO)
A l’attention de Yvon RAMAZANI.
Pour l’Amour du Congo.
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| vendredi 08 septembre 2006, a 04:45 |
| Les 500 députés, enfin connus par le public |
Les
partis politiques ont un peu oublié les présidentielles. Ils font très
peu attention aux provinciales qui pourtant, sous d’autres démocraties,
à l’instar de la démocratie française, mobilisent les énergies. Dans le
cas du Congo, on se demande si tous les partis mettront les moyens pour
que leurs candidats battent campagne conformément aux enjeux de cette
élection.
Pendant que le deuxième tour de la
présidentielle est un peu mis au frigo, les énergies se mobilisent
autour des résultats des législatives.
L’agitation créée autour de ces
résultats tient avant tout aux possibilités d’alliances. La presse qui
reçoit de la Cei, des résultats à compte-goutte, s’est permis de faire
quelques regroupements qui place la plate-forme qui soutient Joseph
Kabila en tête.
D’aucuns ont parlé d’une voie ouverte à
la majorité parlementaire. Jusque dimanche, le Pprd à lui seul,
réunissait près de 92 députés élus. Dans la gibecière de l’Amp, on
constate le travail de fourmis abattu par le Msr que dirige Pierre
Lumbi.
Ce parti politique, à lui seul, apporte
plus d’une vingtaine de sièges. Le Msr démontre ainsi qu’il est une
force avec laquelle il faudra compter à tout prix. L’autre phénomène à
l’Amp, ce sont les Forces du renouveau. Il apporte lui aussi des sièges
dont le clan politique a besoin.
Il y a aussi un grand nombre d’indépendants. Ces derniers, jouissant de
leur indépendance, seront très sollicités. Si les résultats ne semblent
pas contestables, c’est le décompte pour chaque clan politique qui est
au cœur de la polémique.
Dans la presse d’hier, le Mlc réclamait
sa chance de gagner la majorité parlementaire. A part les cent députés
qui, selon les milieux du Mlc, participent à la majorité que recherche
JP Bemba. Cette liste du Mlc s’est visiblement voulue comme un démenti
à ceux qui accordaient la majorité à l’Amp. Mais on n’est pas avancé.
C’est pourquoi il fallait attendre la publication des résultats
provisoires par le président de la Cei.
Aussitôt cette liste rendue publique,
certaines voix se sont élevées pour dire qu’ils n’ont jamais participé
de loin ou de près, à la plate-forme politique de JP Bemba. Quatre
députés, en l’occurrence Pardonne Kaliba Mulanga de PRM (Fizi),
Kanyengere Luaboshi Samuel de Maï-Maï (Uvira), Bunda Bitendwa Jeanne de
Maï-Maï (Walikale) et Paka Mulundama Indépendant (Songololo). Sur une
cinquantaine de résultats des indépendants, le Mlc ne revendique que 12
députés d’entre eux.
Après la publication de la plupart des
résultats provisoires de cette élection législative dans les provinces,
et pour permettre à nos lecteurs d’avoir une idée sur la configuration
de la prochaine Assemblée nationale, nous complétons ci-dessous la
liste de ces députés avec les élus de Kinshasa.
KINSHASA I : 14 Députés
Mlc : Luhaka Losendjola Thomas
Kisombe Bisika Yves
Bombole Intole Adam
Pprd : Moleka Ndolo Wivine
Independant : Chalupa Pierre Jacques
Mcp : Diongo Shamba Franck
Camp de la patrie : Kayeke Muadianvita Serge
Abaco : Ndumbi Mbadu Flory
Palu : Luzitu Sipaka Jacques
AncPrp : Kuzunda Mutangizi Anicet
Cdc : Ndombe Sita Hélène
Acdc : Dibenga Tshibundi Pierre
Pcb : Mbuya Mukuva Daniel
Crd : Mavungu Mbunga André
KINSHASA II : 14
Mlc : Bolenge Yoma Pitchou
Mlc : Kabongo Ngoy Eugene
Independent : Lumande Manda Liévin
Camp de la patrie : Ingele Ifoto
Force du renouveau : Chomba Tondu Colette
Udr : Yanga Kidiamene Yvon
Pprd : Kalombo Tambua Francis
Codeco : Dimandja Ambowa Feza Elysée
Fonus : Kamba Mandungu Pascal
Abaco : Kimasi Bakili Francine
Msr : Mbalu Kikuta Jean-Baptiste
Cdc : Dianzenza Mayasilua Annie
Dc : Kisolokele Lukelo Léon
Palu : Kutudia Ponda Jean-Pierre
KINSHASA III : 13 Députés
Rcd : Ejiba Yamapia Evariste
Msr : Mbenza Kunietama Philippe
Rcpc : Kiziamina Kibila Jean Oscar
Ancc : Dembo Olama Marie-Thérèse
Forces du renouveau : Midi Giamany Zoz Ambroise
Acdc : Mazhunda Zanda Marcel
Unadec : Mbungu Mputu Néron
Camp de la patrie : Kimbayi Cimbumbu Denis
Pprd : Muabilu Mbayu Muka Pius
Cdc : Lisanga Bonganga Jean-Pierre
Palu : Mayobo Mpwene Ngantient Gode
Mlc : Mudizp Musengo Didier
Mlc : Kabengele Ngoy Dominique
KINSHASA IV : 17 Députés
Mlc : Babala Wandu Fidele
Independant : Ditu Monizi Blaise
Pprd : Lukiana Mufuankolo Dialukenga Marie-Ange
Abaco : Simba Lutete Esaïe
Opeca : Luemba Buela François
Adeco : Nzazi Muana Louise
Palu : Gizenga Buyandiga Cléophase
Ancu : Katikati Mundele Léone
Mcr : Kingotolo Munyanga Christophe
Codeco : Nguala Bananika Victor
Acdc : Mbenza Tubi Joseph
Rcd : Matadi Nenga Gamanda
Ccu : Mputu Bokenda Faustin
Camp de la patrie : Makengo Ngombe Matota Charles
Forces du renouveau : Wanga Kipangu Arthur
Palu : Kahusu Makuela Jean
Palu : Atu
Buhimba Arthur .
L’Avenir |
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| jeudi 07 septembre 2006, a 22:18 |
| L’Eufor ne veut plus entendre le langage des armes à Kinshasa |
« Plus jamais ça. » C’est la grande leçon que la Force de
l’Union européenne (Eufor) en République démocratique du Congo tire des
affrontements sanglants des 20, 21 et 22 août 2006 ayant opposé les
éléments de la garde républicaine à ceux de la garde rapprochée du
vice-président de la République, Jean-Pierre Bemba, challenger du chef
de l’Etat, Joseph Kabila, à la magistrature suprême. Le porte-parole de
l’Eufor, le lieutenant colonel, Thierry Fusalba, l’a fait remarquer au
cours de la conférence de presse hebdomadaire qu’il a co-tenue, hier
jeudi 7 septembre 2006 à la Halle de la Gombe, avec le commandant Eric
Mariel, responsable de la coopération civilo-militaire.
Thierry Fusalba a noté que, « dans cette affaire, le perdant, c’est
le peuple congolais. Qui, pourtant, a rempli sa part de contrat en
s’exprimant le 30 juillet 2006 », date à laquelle il choisissait en
même temps ses représentants à l’Assemblée nationale et le président de
la République au premier tour. Déterminés à ne plus revivre une telle
désolation, les éléments de la Force européenne patrouillent non
seulement en véhicule, mais aussi à pied, a-t-il signalé, avant
d’ajouter que c’est « ce qui permet aux soldats d’aller vers la
population. » L’Eufor, a également fait observer que son porte-parole,
« participe toujours aux équipes mixtes de vérification des accords de
cessez-le-feu » et au briefing matinal quotidien qui a lieu au QG de la
Brigade Ouest de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc). Et de
préciser que des officiers de la Monuc et de l’Eufor ainsi que les
représentants de la garde républicaine et du Mouvement de libération du
Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba expriment leurs inquiétudes et
souhaits respectifs. « Le représentant de la Monuc fixe l’itinéraire et
les points à vérifier », a dit le colonel Thierry Fusalba. Qui a
soutenu que, « pour l’instant, aucune violation grave n’a été constatée
et, par ce biais, les représentants de deux candidats se parlent
directement ; ce qui peut faciliter le règlement des problèmes et
permet de couper court aux rumeurs et de restaurer la confiance entre
tous les acteurs. » VISITE-ECLAIRE DU GENERAL DE CORPS AEREIN DE L’EUFOR
L’hôte
de la presse kinoise a aussi parlé du report de la mission de
reconnaissance (prendre contact avec les autorités locales et vérifier
la nature des infrastructures sur place) de la Force de l’Union
européenne prévue du 6 au 9 septembre 2006 à Lubumbashi et Kolwezi.
Raison avancée : « contraintes techniques et opérationnelles
momentanées. » L’Eufor espère mener cette mission toujours au courant
de ce mois de septembre. Aussi, pour ce faire, le porte-parole Thierry
Fusalba a-t-il annoncé la visite-éclair qu’effectuera, du samedi 8 au
dimanche 9 septembre 2006 à Kinshasa, le général de corps aérien, Carl
Heinz Viereck, commandant de l’opération Eufor depuis Postdam en
Allemagne. Sans oublier la conférence de presse que tiendra, le 12
septembre prochain au QG de l’Eufor à Ndolo, le Haut représentant de
l’Union européenne pour la politique étrangère et la sécurité commune,
Javier Solana qui est en tournée dans . Par ailleurs, sur le volet humanitaire, le commandant Eric
Mariel a fait remarquer que « la cellule de coopération
civilo-militaire de l’Eufor a pour mission d’une part d’assurer la
liaison avec l’ensemble des acteurs civils de la RDC : les
organisations gouvernementales, non gouvernementales et
internationales. Et de justifier l’engagement de l’Eufor dans
l’assistance humanitaire : « Notre Force est une force militaire mais
qui est attentive aux difficultés de la population et qui, par chance,
a quelques moyens pour lui venir en aide. » L’Eufor ne peut donc pas
rester insensible à ce qu’elle voit dans la rue, a renchéri Thierry
Fusalba. Si tout a bien commencé, notamment avec la réfection des
écoles, l’aide accordée gratuitement aux hôpitaux de Kinshasa a été
suspendue, fait savoir l’Eufor. Motif : l’exigence faite « aux docteurs
européens de s’inscrire à l’Ordre des médecins congolais avant de
poursuivre leurs actions en faveur de malades humanitaires » |
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| jeudi 07 septembre 2006, a 07:00 |
| Le patriache Antoine Gizenga, pourrait se décider cette semaine |
Le leader du Palu joue à la plus belle fille vu village, très
courtisée. Heureusement on a affaire à un homme qui n’est pas un
maître chanteur, qui ne décide que suivant l’intérêt national. * Le
patriarche lumumbiste a joué un rôle stabilisateur dans l’opposition
depuis 1990, mais cette fois on l’attend jouer ce rôle dans les
institutions. *Pendant que les dirigeants du Palu attendent le meilleur
moment, notamment la publication des résultats des législatives, ses
militants de Tembo ont choisi J.Kabila. *Pour eux, les dernières images
entre Gizenga et les deux candidats, ont tranché. Joseph Kabila s’étant
montré plus chaleureux et plus respectueux vis-à-vis du patriarche.
Ce jeudi, la Cei va rendre publics les
résultats provisoires des législatives. Même si les choses sont claires
que la Majorité présidentielle (Amp) caracole en tête avec presque la
majorité déjà acquise, l’intérêt politique de ces résultats reste
intact. Le leader du Palu attend la publication des résultats de ces
élections dans les circonscriptions de ce qu’on considère comme son
fief naturel. Ils lui permettront de mesurer sa taille afin d’envisager
plus clairement la possibilité d’alliance. Il est vrai que le Palu à
partir de la précieuse troisième place occupée par son leader à la
présidentielle est déjà le point d’attraction pour les deux rescapés
pour le deuxième tour. Tout le monde l’a dit et personne ne peut le
contester, celui qui composera avec Gizenga se permettra une victoire
aisée au deuxième tour. En cette matière, la base très politisée du
Palu est en avance de leur parti politique. A Kinshasa comme à
l’intérieur du pays, il fallait d’abord que les militants du Palu se
rendent compte que leur leader n’était plus engagé dans la course
présidentielle. Le comportement fair-play de leur leader leur a permis
de prendre les choses de bon côté.
Ainsi, les militants du Palu, en
attendant le mot d’ordre de leur leader, passent au peigne fin les deux
candidats au deuxième tour. Selon les informations en notre possession,
les seules images entre le chef du Palu et les deux candidats au
deuxième tour leur ont permis de se déterminer.
Il nous revient qu’au Bandundu,
particulièrement à Tembo où les images ont fait sensation, les
militants du Palu estiment que Joseph Kabila s’était montré le plus
affectueux, le plus chaleureux et surtout le plus respectueux vis-à-vis
du patriarche lumumbiste. Pour eux donc, c’est l’homme qui pourra
travailler avec Gizenga sans beaucoup de problèmes et dans la grande
dignité. Ces militants n’attendent plus que le mot d’ordre de leur
parti politique. En attendant, ils ont opté pour Joseph Kabila au
deuxième tour.
La campagne d’intox
Pendant qu’au Palu on attend réunir
tous les paramètres d’une alliance pour se prononcer, certains
individus, se réclamant faussement du Palu, des individus qu’on voit
dans les manifestations de l’Udps, particulièrement aux réunions des
parlementaires débout, essaient de désorienter les vrais militants du
Palu. Ces individus qui ne connaissent rien ni de l’idéologie ni de
l’organisation du Palu, tentent une rébellion contre le leader du Palu.
Ils racontent à qui veut les entendre que si Gizenga signe des
alliances, cela ne concernera que sa personne. Eux, disent-ils, ne le
suivront pas. Ils oublient que les militants du Palu ne vont jamais
chercher l’information dans la rue. Ils ont des cellules disposées à
donner toutes les informations venant du parti. Ils vont également
auprès de ces cellules pour se faire l’opinion des événements
politiques du pays. Il est donc difficile, pour ne pas dire impossible
que cette campagne de désorientation aboutisse. Il va de soi, malgré
tout cela, que le Palu a intérêt certes de ne faire de la
précipitation, mais aussi de ne pas se perdre dans les atermoiements.
C’est pourquoi, avec la publication des résultats des législatives ce
jeudi, la semaine en cours devient intéressante.
Deux enjeux différents
Si le Palu a préféré attendre les
résultats des législatives avant de se prononcer, c’est parce que
Antoine Gizenga voit dans cette affaire deux enjeux différents. Le
premier, c’est qu’arrivé en troisième position à la présidentielle du
30 juillet 2006, Gizenga, comme nous l’avons dit, peut donner la
consigne de vote moyennant quelques postes au gouvernement. Mais tout
change lorsqu’il s’agit également d’apporter ses sièges pour une
majorité parlementaire. A ce point, le Palu entend se considérer comme
participant à un programme commun de gouvernement. Il était donc
important pour lui d’attendre ces résultats afin de savoir sur quel
pied danser. Tous les paramètres indiquent qu’il n’y aura pas de coup
de théâtre de la part du Palu. On sait que le Palu n’est pas un parti
politique qui s’offrirait au premier venu pour quelques postes au
gouvernement. Mais, il n’est pas non plus de ces partis politiques dont
les caprices prenant la place des stratégies politiques, serait prêt à
sacrifier l’intérêt national. Antoine Gizenga sait aujourd’hui qu’un
gouvernement stable au cours de cette première législature de la
troisième république est un gage de sécurité et de paix dans ce pays.
Hier, le Palu a joué le rôle stabilisateur sur la scène politique
congolaise en jouant franc jeu dans l’opposition. Par ses prises de
positions indépendantes, inspirées par le seul intérêt national, le
Palu a fait qu’une certaine opposition ne devienne pas destructrice. Il
y a un temps pour tout. Aujourd’hui, c’est au sein des institutions que
l’on attend l’expérience et l’expertise du Palu. C’est à ce sujet qu’il
doit se permettre certains calculs.
Le Pprd et l’Amp bien partis
A ce jour, en attendant les recours qui
ne pourront avoir des effets que plus tard, pendant que le parlement
lui, sera en place et se réunira en session extraordinaire dès le 22
septembre au plus tôt, le jeu d’alliances sera fait. C’est pourquoi,
les partis politiques intéressés par ces alliances n’attendront pas les
recours à la Cour suprême de justice. Le Pprd et ses alliés ont déjà
plus de 200 sièges sur les 500 que compte l’Assemblée nationale. Il y a
beaucoup de chance qu’il gagne cette majorité nécessaire pour former le
premier gouvernement de la troisième république. Le souhait de tous est
que l’on retrouve dans cette majorité des partis disciplinés. Il faut
éviter les sièges qu’apportent certains singletons qui pourraient d’un
moment à l’autre provoquer une crise en mettant en mal la majorité
parlementaire. L’alliance entre le Palu et l’Amp n’aura pas pour enjeu
que la majorité parlementaire en vue de la formation du gouvernement.
Il y a aussi la réparation de cette fausse fracture entre l’Est et
l’Ouest. On a parlé de certains leaders de l’Ouest, c’est l’occasion de
démontrer que cette notion est fausse. Car, s’il y a bien un leader de
l’Ouest, c’est bien le secrétaire général du Palu. Même si le Pprd
avait sa majorité sans le Palu, il devrait l’associer pour faire
disparaître cette fausse impression de fracture entre l’Est et l’Ouest.
L’Avenir |
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| mercredi 06 septembre 2006, a 23:33 |
| Chambardement en perspective au sein du gouvernement |
Les
états-majors des partis et regroupements politiques de même que des
candidats indépendants travaillent d’arrache-pied. Dans un avenir
immédiat, il faudra faire face à la réalité de la mise en place de
l’Assemblée nationale, prémisse d’un chambardement imminent au sein de
certaines institutions de la transition, notamment le gouvernement.
Certes, l’attention est encore captivée par des négociations en
dents de scie entre les camps Kabila et Bemba sous la méditation de la
Monuc en vue du second tour de l’élection présidentielle. Cela
n’offusque pas pour autant les tractations politiques de
l’après-élection. C’est ce jeudi que seront connus officiellement les noms des
candidats à la députation nationale. Cette proclamation devrait
intervenir le 5 septembre. Mais à la suite d’une situation désagréable
résultant de l’acte incivique posé par quelques agents électoraux pour
falsifier les résultats des législatives, la CEI a pris la sage
décision de procéder à une nouvelle vérification. Conformément à l’article 114 de la Constitution, l’Assemblée
nationale élue devra tenir sa première session extraordinaire 15 jours
après la publication des résultats. Dans le cas d’espèce cette échéance
tombe le 22 septembre. Face à cette situation, les états-majors des
partis et regroupements politiques devront se comporter en conséquence.
En d’autres termes, tous les ministres, vice-ministres,
gouverneurs de province et mandataires publics proclamés élus, doivent
démissionner. Quand bien même il ne s’observerait pas une certaine hâte
à ce sujet, l’article 97 de la Constitution s’applique aux nouveaux
élus : « Les fonctions de membre du gouvernement sont incompatibles
avec l’exercice de tout mandat électif, de tout emploi public, civil ou
militaire et de toute activité professionnelle à l exception des
activités agricoles, artisanales, culturelles, d’enseignement et de
recherche ». Les termes de cette disposition constitutionnelle sont
clairs.
CHAMBARDEMENT
Partant de ce fait, la déduction est
facile à faire : le chambardement au sein de l’éxécutif est inévitable.
Il est même imminent. Car, il faudra pourvoir aux postes vacants
libérés par des heureux élus. La «petite transition » devra prendre
forme en attendant la mise en place des autres institutions de la
République. Vraisemblablement en janvier 2007, après les élections
provinciales. Le choix des personnes s’impose pendant la petite transition.
Il devra répondre à un certain critérium : faire appel à des hommes
compétents, tout en maintenant l’équilibre géopolitique et
sociologique. Il faudra faire toujours appel à des hommes compétents, mais
en maintenant l’équilibre. Pour ne prendre que l’exemple des provinces
du Bas-Congo, Kinshasa, Kasaï occidental … pour ne parler que d’elles
avec l’élection des gouverneurs actuels à la députation nationale, les
états-majors des alliances doivent surtout tenir compte de cet
équilibre sociologique. Par équilibre, il y a lieu de faire appel à des
oiseaux rares, originaires des mêmes provinces en s’appuyant sur un
système rotatif. Au Bas-Congo, il ne serait pas mauvais de chercher
dans d’autres sous-régions que celle du Bas Fleuve. A Kinshasa, songer
à d’autres groupes sociologiques ayant une idée exacte de la Ville de
Kinshasa. Au Kasaï Occidental, les ressortissants du district du Kasaï
ne verraient aucun inconvénient si l’un d’eux succédait à l’actuel
gouverneur. Nous en dirions autant des autres provinces si ceux qui
sont en poste ont été élus. S’agissant du gouvernement, la proposition du Ciat ne devrait
pas être minimisée. A ce niveau, un effort doit être accompli pour se
dépouiller de la logique du « partage des responsabilités ». La petite
transition doit obéir aux impératifs de l’heure. C’est-à-dire gérer le
pays de façon efficace, sans pression des composantes et entités afin
de préparer le passage vers la IIIè République. Décidément, la machine vers la mise en place des institutions
de la nouvelle République est en marche. L’important est de se placer
déjà dans l’après-élection afin d’éviter des tergiversations inutiles.
Dans notre dernière livraison, nous avions souligné l’importance de la
fonction du Premier ministre. Des ambitions légitimes peuvent
s’exprimer au regard des défis à relever. Le chambardement, inévitable, attendu dans les prochains
jours doit s’inscrire dans cette logique d’efficacité et d’efficience.
C’est ainsi que nous apprenons qu’au sein de l’Alliance de la
majorité présidentielle, AMP, des options auraient été levées pour
parer à cette situation. Il nous revient qu’une décision aurait été
prise pour que tous les élus de cette plate-forme rejoignent
l’hémicycle du Palais de la Nation.
Potentiel
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| mercredi 06 septembre 2006, a 21:53 |
| Une tentative de falsification détectée à la Cei |

*
Initialement prévus pour le lundi 4 septembre 2006, les
résultats des législatives ont du être retardés pour jeudi
prochain, à cause d’une affaire de falsification. Selon M.
Mirimo, rapporteur de la Cei, il y a au total 10 agents qui
ont été arrêtés après être soupçonnés d’avoir falsifié des
actes en faveur d’un candidat du RCD aux élections
législatives dans une circonscription de Kinshasa. Ce qui a
obligé, a-t-il dit, la CEI à revoir le contrôle de 25 autres
circonscriptions au niveau national afin de vérifier
certains détails.
* En attendant le résultat de la présidentielle prévu pour
mardi 5 septembre, force est de constater que sur un total
de 323 députés déjà élus, il y a 84 députés élus pour le
PPRD , 40 pour le MLC et 1 pour le PALU, les trois candidats
qui ont obtenus le plus grand nombre de votes au premier
tour de l’élection présidentielle. Une cinquantaine de
candidats indépendants ont été élus ainsi qu’une trentaine
des femmes, soit - jusqu’au présent - moins de 10% de
représentation féminine dans la nouvelle Assemblée
nationale.
En rapport avec la publication des résultats provisoires des
élections législatives initialement prévue pour hier lundi
04 Septembre 2006 dans le calendrier, la Commission
Électorale Indépendante (CEI) a tenu à informer l’opinion
tant nationale qu’internationale de son report à ce jeudi 07
septembre 2006. Cette institution d’appui à la démocratie a
avancé que ce report est dû pour des raisons techniques
entre autres à la suite de la falsification des résultats
détectée au niveau des systèmes de contrôle mis en place par
la Cei.
Selon le rapporteur de la CEI, Dieudonné Mirimo Mulongo, les
présumés agents électoraux concernés dans cette affaire
auraient opéré ce forfait au profit d’un candidat à la
députation pour le compte du RCD. L’orateur s’est toutefois
réservé d’avance un autre développement de cette affaire de
falsification laissant à la justice d’apporter la lumière à
l’issue de l’enquête en cours.
Les précisions de la Cei
Ce report s’explique par le coup de filet réalisé ce lundi
04 septembre dernier dans les CLCR de Kinshasa où 10
personnes (agents électoraux) ont été interpellées pour
falsification des résultats. Ceci a amené la CEI à procéder
à une révérification des données pour les 3 circonscriptions
qui restent à savoir Kinshasa 1, Kinshasa 2 et Kinshasa 4.
« Cette situation nous amène à maintenir vigilance à tous
les niveaux des opérations électorales », précise le
Rapporteur de la Cei, Dieudonné Mirimo.
Pour cette institution, à l’heure actuelle s’opère le
contrôle de conformité des résultats de 25 circonscriptions
électorales de l’arrière pays. Ces opérations sont en cours
de traitement au Centre National de Compilation des
Résultats.
La CEI tient par ailleurs à rappeler à l’opinion ce
changement de programme d’annonce des résultats des
législatives aura aucune incidence sur le calendrier du
deuxième tour de la présidentielle et des élections
provinciales.
En ce qui concerne la ville-province de Kinshasa, la CEI
annonce à l’opinion que l’affichage des résultats de
Kinshasa 3 est imminent.
Des séjours fructueux
D’autre part, le Président de la CEI, l’Abbé Apollinaire
MALU MALU a pris part du 28 au 31 août derniers, à la 8ème
Assemblée Générale du forum des commissions électorales de
la SADC au Swaziland. Étant la commission électorale cadette
de la région, ces assises ont présenté un grand intérêt pour
la République Démocratique du Congo.
D’après le Rapporteur de la CEI, son institution a saisi
cette occasion pour remercier toutes ces commissions qui
l’ont soutenues dans les domaines de la formation et de la
logistique. Dans le même registre, elles ont félicité la CEI
pour le travail accompli et manifesté un grand intérêt pour
le reste des opérations ainsi que leur disponibilité à
appuyer techniquement la Commission Électorale Indépendante,
selon les besoins.
Le 2ème tour de la présidentielle en gestation
En outre, la rapporteur de la Cei a informé l’opinion qu’une
mission de la Commission Électorale Indépendante conduite
par le deuxième Rapporteur adjoint, Charles TSHIBI TSHIBI,
superviseur de la commission spéciale chargée du déroulement
des scrutins et collecte des résultats, a séjourné du 28
août au 1er septembre 2006 en Afrique du Sud afin de
vérifier et valider les maquettes des bulletins de vote pour
le deuxième tour de l’élection présidentielle et des
élections provinciales. L’impression des bulletins de vote
pour le deuxième tour de la présidentielle n’interviendra
qu’après la publication des résultats définitifs du premier
tour par la Cour Suprême de Justice.
L’impression des bulletins de vote pour les élections
provinciales et des fiches des résultats est déjà lancée,
précise la même source.
La Commission Électorale Indépendante ne ménage aucun effort
pour garantir la régularité des scrutins électoraux. Grâce
au mécanisme mis en place, toute personne ou organisation
qui tente d’influencer les résultats est attrapée et déférée
devant les juridictions compétentes, a tenu à rappeler
Dieudonné Mirimo Mulongo à la lumière de ce coup de filet
dans la machine de la Cei.
St. Hervé M’Buy
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| mercredi 06 septembre 2006, a 21:48 |
| Nzanga Mobutu ne crache pas sur l’AMP, Mais....................... |

Le
jeune homme politique place un nombre de député surprenant pour une
campagne électorale aussi discrète et s’affirme comme un des leaders
incontestables de la province de l’Equateur, désormais.
En
attendant le second tour de la présidentielle fixée au 29 “ octobre
2006 par la Commission Electorale Indépendante (CEI), la lutte pour le
contrôle du parlement de la IIIème République bat son plein et ça
négocie tous azimuts dans le microcosme politique national. Comme pour
la présidentielle, le camp du président de la République sortant,
Joseph Kabila Kabange, creuse déjà un écart quasi irrattrapable avec
celui de son challenger au second tour, le Renaco (Rassemblement des
Nationalistes Congolais) de Jean-Pierre Bemba Gombo.
Plusieurs heures avant la publication des résultats provisoires des
législatives du 30 juillet 2006, les résultats par circonscription
publiés par la CEI indiquent que l’AMP flirtait déjà, toute seule, avec
la majorité absolue (251/500). Sur les 65 % de sièges à pourvoir
l’Alliance de la Majorité Présidentielle avait déjà raflé une bagatelle
de 161 sièges sur 324 selon les résultats disponibles jusque samedi 2
août 2006.
Le Renaco n’affichant jusque-là que 45 sièges, le reste étant attribué
aux indépendants et autres partis et plates formes politiques. Selon
une source dans la famille politique de Joseph Kabila, qui s’est
confiée à nos rédactions sous le sceau de l’anonymat, le cap de 220
sièges est quasiment acquis et atteindre les 250 reste possible pour
l’AMP, même dans les provinces qui avaient majoritairement préféré
Jean-Pierre Bemba au président de la République sortant. « L’AMP rafle
des sièges dans la quasi-totalité des agglomérations urbaines,
qu’il faut ajouter les performances des leaders politiques de notre
camp dans les circonscriptions rurales », explique-t-il. De fait, dans
la province du Bas-Congo par exemple, où Jean-Pierre Bemba vient en
tête du premier tour de la présidentielle, la plupart des leaders AMP
ont su tirer leur épingle du jeu.
Cela n’empêche pas les négociations d’aller bon train. Antoine Gizenga,
le vieux lumumbiste qui a presque surpris en s’adjugeant la 3ème place
au terme du 1er tour de la présidentielle, est sorti de sa tanière de
Limete la semaine dernière pour rendre visite aux deux candidats au
second tour. Au-delà de l’aspect protocolaire de la démarche du
« Vieux », il demeure que le Parti Lumumbiste reste plus proche du camp
de Joseph Kabila que de celui de Jean-Pierre Bemba.
Des
sources rapportent que Antoine Gizenga conditionne son alliance à
l’un ou à l’autre protagoniste du second tour par l’obtention de la
fonction de 1er ministre du prochain gouvernement. Le weekend dernier,
Gizenga a réuni nombre de ses collaborateurs à cet effet et leur a
demandé de consulter la base du parti sur les possibilités d’alliance
avant de l’en informer avant la huitaine.
Selon une source proche de la direction du Palu, beaucoup parmi les
dirigeants du parti prônent un vote réaliste qui mette un terme à plus
de 4 décennies d’opposition et prépare l’avenir. Aucune réaction de la
famille politique du Chef de l’Etat où le Pprd semble pouvoir apporter
le plus grand lot de députés attendus et donc peser de tout son poids
électoral, n’était encore connue à la fin du week-end dernier.
Autre acteur important du second tour de la présidentielle et dans la
lutte pour le contrôle du futur parlement, Nzanga Mobutu. Le jeune
homme politique place un nombre de députés surprenant pour une campagne
électoral aussi discrète et s’affirme comme un des leaders
incontestables de la province de l’Equateur, désormais. Plutôt sobre,
le dernier des fils du Maréchal Mobutu discret que soigneux dans ses
relations politiques.
Selon des sources au sein de l’Union des Mobutistes (UDEMO), Nzanga
Mobutu vient de conseiller à ses élus de lui adresser des propositions
d’alliance objective ... « en tenant compte non d’on ne sait quelles
affinités mais uniquement des intérêts politiques ». Pour ceux des
observateurs que nos rédactions ont interrogé sur cette recommandation
apparemment des plus neutres, il est assez clair que l’Udemo s’alliera
au camp le plus proche de l’exercice du pouvoir politique dans la
IIIème République.
Jean-Pierre E. Mukuna/La tribune de la Nation
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| mercredi 06 septembre 2006, a 01:33 |
| Pprd-Mlc, Les délégués de Jean-Pierre Bemba ont claqué la porte des négociations |

Les délégués de Jean-Pierre Bemba ont claqué la porte des négociations. Le contentieux CCTV et CKTV à la base du divorce. Le Phare s’est fait hier l’écho de la menace du Mouvement de Libération du Congo de suspendre sa participation aux travaux de la Commission Mixte avec le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie qui se déroulent au siège de la Monuc depuis le mardi 29 août 2006. Hier, ce que l’on craignait est arrivé. Aucun représentant de Jean-Pierre Bemba ne s’est pointé sur le « terrain », alors que le rendez vous pris la veille entre les négociateurs était annoncé pour 16 heures.
C’est après une longue et vaine attente qu’un message émanant du Secrétariat général du MLC a informé les médiateurs de la Monuc du refus de ce parti de poursuivre le dialogue.
Selon les informations parvenues au Phare, François Mwamba et sa suite exigeaient de la famille politique de Joseph Kabila le rétablissement, au plus tard hier lundi 04 septembre, du signal des médias privés proches du vice-président Jean-Pierre Bemba, à savoir Canal Congo Télévision et Canal Kin Télévision comme premier geste de bonne volonté de la part de leurs interlocuteurs. La situation des médias du MLC n’ayant pas changé, ses négociateurs ont décidé de sécher les réunions de la Monuc jusqu’à nouvel ordre.
Des cahiers de charges aux divergences glissantes
Le Phare s’inquiétait déjà dans sa livraison d’hier de la présence, sur la table des négociations, des cahiers de charges aux divergences glissantes. Le quotidien de l’avenue Lukusa signalait, du côté de Jean-Pierre, les doléances relatives à la privatisation de la RTNC (chaîne audiovisuelle publique), au parti pris du ministre de la Presse et Information, la diabolisation du MLC, à la coupure du signal de CCTV et CKTV, au déploiement généralisé de la Garde Présidentielle et à leur refus du brassage, à la privatisation des forces de l’ordre et des services de sécurité, à la démilitarisation des sites non concernés par la sécurité du Chef de l’Etat, au dédommagement de l’hélicoptère détruit de Jean-Pierre Bemba, etc.
Pour sa part, la délégation de Joseph Kabila se plaint de la campagne de haine distillée contre son chef de file dans les médias du MLC, du non respect du code de bonne conduite adopté par les partis politiques dans le cadre de la campagne électorale, le non respect des textes légaux en rapport avec la sécurisation des principaux acteurs de la transition, de la non intégration dans l’armée des unités et de l’arsenal du MLC retranchées à Gbadolité et Gemena, de la pléthore des effectifs de la garde rapprochée de Bemba (350 au lieu de 108), etc..
A la fin de la semaine dernière, chaque protagoniste réclamait des garanties de confiance dans toutes les matières qui fâchent. Quant à savoir qui devait faire le premier pas, les deux camps semblaient s’offrir un round d’observation.
Compte tenu du large fossé séparant les « frères ennemis », il appartient à la Monuc d’imaginer une nouvelle stratégie de médiation pour renouer les fils coupés du dialogue. Si la mission onusienne a réellement de l’emprise sur eux, elle devrait les contraindre aux concessions mutuelles dans le meilleur délai.
Entre-temps, les jours passent, mettant davantage les Congolais en face d’une dure réalité, à savoir le caractère près l’inconciliable des positions et le risque d’hypothèque du second tour de la présidentielle.
Kimp.
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| mercredi 06 septembre 2006, a 01:15 |
| Accusé de tricherie aux législatives, Le RCD rejette les accusations de la CEI |
Le secrétaire général du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), Hubert Kabasubabo Katulondi, a tenu un point de presse hier mardi 05 septembre au siège du parti à Gombe. Deux points ont figuré au menu de cet entretien avec les chevaliers de la plume. Il s’agit de la tricherie survenue à la Commission électorale indépendante (CEI) concernant les élections législatives et le recours en annulation des résultats de la présidentielle du 30 juillet dernier déposé par le RCD à la Cour suprême de justice.
S’agissant du premier point, le secrétaire général du RCD a rejeté les accusations selon lesquelles son parti a initié la fraude en faveur d’un de ses candidats aux élections législatives du 30 juillet dernier.
La tricherie est réelle, mais on ne doit pas perdre de vue que l’infraction est individuelle. Au niveau du parti, des sanctions seront prises contre l’auteur de cet acte, a fait remarquer Hubert Kabasubabo. Mais vouloir imputer cela au RCD est incorrecte. Nul n’ignore que le parti cher à Azarias Ruberwa est le premier mouvement politique à avoir dénoncé les irrégularités qui ont entaché les élections à travers l’étendue du territoire national, a-t-il indiqué.
Avant d’exiger que des enquêtes soient menées afin de faire la lumière sur ce dossier qui tend à ternir l’image du RCD. Parti qui a joué le rôle de sentinelle du processus du début jusqu’à la fin. « Accuser le RCD de tricherie, c’est une moquerie », a martelé son secrétaire général.
Hubert Kabasubabo a rappelé à l’opinion tant nationale qu’internationale que la CEI a des comptes à rendre au sujet du supplément (cinq millions) de bulletins de vote imprimés sans avoir au préalable informés les autres candidats à l’élection présidentielle. La même institution doit justifier les 8.000.000 de bulletins de non votants sur les 25 millions d’électeurs enrôlés, a-t-il fait remarquer. Ruberwa a qualité d’engager le RCD
Dans son allocution, Hubert Kabasubabo a précisé qu’il existe des bulletins non dépouillés qui jonchent encore le sol de certains centres de compilation. Concernant le recours déposé par le président du RCD à la Cour suprême de justice sur les différents cas de fraude enregistrée lors du déroulement des élections, Me Moïse Nyarugabo a indiqué que le RCD a adressé une requête à la Cour suprême de justice à propos de la fraude dont elle a été victime. Il semble que tous les recours déposés ont été rejetés pour un problème de qualité de ceux qui les ont déposés.
A en croire Me Nyarugabo, si la Cour suprême de justice estime que le candidat président de la République Me Azarias Ruberwa n’a pas qualité d’engager son parti alors qu’il est à la fois président du parti et président du Comité exécutif du RCD. Tout figure dans les statuts que le parti a déjà déposés à la Cour suprême de justice. « Que la Cour suprême de justice se déclare seulement incapable de supprimer les scrutins, soit totalement, soit partiellement », a-t-il conclu.
Potentiel |
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| lundi 04 septembre 2006, a 23:41 |
| La lettre d’un démocrate de l’APARECO à Monsieur RAMAZANI |
Réponse ouverte à monsieur Yvon
RAMAZANI,
Monsieur,
Vraiment, nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes. Dans
votre mission de discréditer l'APARECO et son leader, vous pataugez dans
l'amalgame total.
Toutefois, je vous remercie pour votre réponse, mais force est de
constater que vous n'avez pas saisi l'essence de mon propos. Permettez moi
de vous éclairer
Vous définissez la démocratie comme étant l'aptitude à
respecter ou lire les opinions des autres et bien que cette définition
m'apparaisse très limitée, je vous trouve hors sujet et milles lieux de
ma préoccupation première qui était je vous le rappel, le
besoin "personnel" de ne plus recevoir vos mails et rien
que les vôtres, car ils n'apportent rien de bon à mon moulin qui ne
fonctionne que par l'énergie émanant des patriotes qui luttent avec ABNEGATION
pour un meilleur devenir du peuple Congolais, sans ce soucier des seines de la
corruption, de la calomnie, des diatribes grossières ou de la distraction. Ces
techniques d’un autre temps, n'ont aucune emprise sur eux car ils sont, pour
votre gouverne, absolument tourner vers l’avenir et non obtus sur le passé dont
nous avons tous tirer les enseignements nécessaires.
Je n'ai pas ressenti toutes ses valeurs dans votre fanatisme
à peine voilé, en faveur du pouvoir en place. D'ou ma demande, tout
simplement, de ne plus recevoir vos écrits monsieur.
Vous avez fait un choix qui est différent du mien c'est votre
droit le plus strict et personne ne vous le renie. Mais cher monsieur, si vous
permettez, ne prenez pas le rejet, de ma part, de votre unique cas, pour une
généralité. Allons Ils existent comme vous le savez de très nombreux patriotes
qui combattent vaillamment au sein d’autres formations que l’APARECO, avec
lesquels, même si nous ne sommes pas toujours d’accord, j’entretien en parfait
gentleman, des relations d’excellentes courtoisies.
Dans l’APARECO, nous sommes ouvert et à l’écoute de toutes les
Congolaises et de tous les Congolais, quelle que soit leur obédience politique
ou religieuse, alors qu’il existe des
atomes crochus entre nous, dont pour l’essentiel, le soucis du peuple Congolais
et par projection directement proportionnelle évidente, la libération du Congo
de la main mise étrangère
Tout ce que je vous demande, si cela rentre dans votre
appréciation de la démocratie, c'est de donner une suite favorable à ma
requête car nous sommes dans une période déterminante de notre histoire qui
nous impose, du moins au niveau de l'APARECO et des autres composantes frères, pour
ne pas dire de tous les véritables patriotes Congolais, de travailler dans le
sens de ce que le peuple attend de nous et de ne pas nous laisser distraire par
les incohérences qui pleuvent de toutes parts. C'est tout.
Pour le reste, ma foi, si vous approuvez l’envie de débattre, je
suis certain que dans votre entourage vous trouverez les personnes appropriées.
Quant à la fraternité, je pense qu'il s'agit de la fraternité
en CHRIST et là , je vous rejoins. C'est pour cela que, joignant le geste
à la parole, je vous réponds, en clôturant ici définitivement mon
adresse, laissant au souverain primaire la possibilité d'apprécier à qui
de vous autres ou de nous autres, il accordera, demain, sa confiance. C'est la
que les Congolais verront qui disaient la vérité sur le Congo.
Paix chez vous.
Rolain MENA (APARECO)
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| lundi 04 septembre 2006, a 09:17 |
| J.Kabila - JP Bemba, qui doit demander pardon à qui ? |
Que
faut-il faire pour réconcilier les milices du Mlc au peuple congolais ?
*Des voix s’élèvent pour dire que la réconciliation passe par la
condamnation ferme du Mlc pour les tueries aveugles du 27 juillet et
celles du mois d’août 2006. *Le leader du Mlc doit reconnaître sa faute
et demander pardon aux familles des victimes ainsi qu’au peuple
congolais. *Tant que le Mlc ne reconnaîtra pas qu’il est l’initiateur
de la situation malheureuse du 20 au 22 août 2006, aucune
réconciliation ne pourra se bâtir sur le mensonge.
Ceux qui s’inquiètent et versent des
larmes sur le sort du Congo ont raison. Il est vrai, dit un adage
africain, la cruche peut se casser juste à la porte de la maison après
l’avoir transportée de très loin. Le processus démocratique connaît des
avancées. Dans quelques semaines, le pays connaîtra ceux qui vont
représenter le peuple au parlement. Au mois d’octobre prochain, le chef
de l’Etat sera connu.
Le processus électoral aura tenu ses
promesses. Il ne pourrait en être autrement lorsqu’on connaît toutes
les dispositions prises, tout l’engagement humain et financier de la
communauté internationale. Les réclamations des politiciens congolais,
l’agitation politique, devraient faire comprendre à la communauté
internationale qu’il y a un problème. Et ce problème ne réside pas dans
l’organisation des élections. Personne ne doute que pour garantir la
transparence des élections, on n’aurait pas trouvé mieux que ce qu’on a
fait dans le cadre de la Cei. On n’aurait pas trouvé une autre
organisation pour organiser les élections que la Cei. William Swing,
les ambassadeurs du Ciat, les représentants des organismes de l’Union
européenne, de l’Onu, tous ceux qui ont suivi le processus de la
transition du Congo d’abord et ensuite le processus électoral, savent
que les politiciens congolais donnent un travail inutile à la Cour
Suprême de justice. Cela ne veut nullement dire qu’il n’y a pas de
problèmes. Le problème, c’est justement le politicien congolais. Est-il
prêt à s’engager dans un système démocratique de gestion du pouvoir ?
Du refus de signer le Pv à l’empêchement de la proclamation des résultats
Après la publication des résultats du
premier tour, apparemment, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter
dans la mesure où on est revenu à la case départ. Les deux candidats
rescapés du premier tour avaient toutes les chances de refaire
l’exercice en corrigeant les erreurs du passé. Pourquoi a-t-on vécu des
scènes sanglantes que la capitale a connues du 20 au 22 août 2006. Tout
est parti de la contestation des résultats avec le refus de la première
vice-présidente de la Cei, membre du Mlc de signer le Pv des résultats
du premier tour de la présidentielle. On ne peut pas se poser des
questions sur les événements du 20 août sans se demander si cette dame
avait raison de contester ce Pv, pendant que, selon le secrétaire
général du Mlc, JP Bemba se préparait à accepter le verdict des urnes.
Il était même en réunion avec les siens pour préparer un discours à
prononcer. Comment le leader du Mlc se préparait-il à accepter le
verdict des urnes au moment où son représentant à la Cei avait refusé
d’en signer le Pv ? Tout le scénario autour de la proclamation des
résultats renferme la fausse énigme des événements que Kinshasa a
connus pendant trois jours. Qui avait obligé le président de la Cei à
délocaliser le lieu de la proclamation des résultats ? Logiquement,
c’est la personne qui contestait les résultats qui avait intérêt à ce
que cette proclamation n’ait pas lieu. En ce qui concerne le Mlc, il
avait toutes les raisons de boycotter notamment par la force, la
publication de ces résultas dont le Pv n’était pas signé par la
vice-présidente issue de ce parti politique. La question sur l’identité
de celui qui avait déclenché les événements du 20 au 22 août 2006
ressemble à se poser la question sur le sexe d’un chien qui pourtant ne
porte pas de culotte.
Le Mlc à la base des événements du 20 au 22 août 2006
Il semble que le pays, avec la
communauté internationale qui devrait affûter les armes pour préparer
le deuxième tour, sont occupés à réconcilier les deux principaux
soi-disant protagonistes de ce nouveau conflit créé de toutes pièces.
C’est ici que surgit la notion pernicieuse de la réconciliation entre
Joseph Kabila et JP Bemba. Pour que cela paraisse faisable, on fait une
confusion délibérée entre le chef de l’Etat et le candidat. Comme
candidat, Joseph Kabila et JP bemba n’ont pas à se réconcilier dans la
mesure où ils ont le peuple comme arbitre. Le 29 octobre, ce peuple
aura à choisir qui de deux doit le diriger. Ce qu’on peut demander aux
deux candidats, et c’est à cela que la démarche de la communauté
internationale s’explique, c’est qu’ils acceptent le jugement du
peuple. C’est le hic. Le problème aujourd’hui, ce n’est pas un
quelconque conflit entre Joseph Kabila et JP Bemba. Le problème, c’est
le refus de se plier aux résultats. Il est donc important que les
parties s’engagent à respecter le dernier verdict des urnes et non à se
réconcilier. C’est de un. De deux, Joseph Kabila est le chef de l’Etat
qui est une institution républicaine, le garant constitutionnel de
l’ordre dans tout le pays. Comme démontré ci-haut, le 20 août, les
milices du Mlc, à la suite de la vice-présidente de la Cei, membre de
ce parti politique, on tenté d’empêcher la proclamation des résultats
de la présidentielle pour le 1er tour.
L’ordre public a été troublé. Des
éléments de la garde présidentielle sont attaqués, des policiers tués,
même ceux sans armes, chargés de la circulation routière. Leur péché,
c’est d’avoir des bureaux à proximité du siège du Mlc. Ces événements
se sont poursuivis jusqu’au 22 août parce qu’on avait pris la police
pour cible juste pour l’empêcher de faire leur travail. Il fallait à
tout prix, actionner toute la chaîne de sécurité. Les Fardc ont été
appelées au secours, puis la Monuc qui n’a pas à son tour hésité à
appeler l’Eufor à la rescousse. Il y a une certaine exagération dans la
mise en place de cette chaîne de sécurité. Cela se comprend lorsque la
Monuc se mettra en tête que dans ce pays, il n’y avait que des milices
qui seraient d’un côté au service de J.Kabila et de l’autre à celui de
JP Bemba. On aurait laissé les Fardc opérer, elles auraient maîtrisé la
situation. Mais, on ne regrette pas l’intervention de la Monuc et de
l’Eufor qui, tout en participant au rétablissement de l’ordre, ont été
des témoins de la situation. Dans le cas contraire, on n’aurait pas les
moyens d’arrêter l’intox.
JP Bemba passible du grief de la haute trahison
Il est cependant exagéré de dire que ce
jour-là, deux candidats s’affrontaient. La vérité, c’est que les
services de sécurité du pays ont été déployés pour maintenir
conformément à la Constitution, article 188 : « Les forces armées sont
républicaines. Elles sont au service de la Nation toute entière. Nul ne
peut, sous peine de haute trahison, les détourner à ses fins propres.
Elles sont apolitiques ». Jusqu’à la preuve du contraire, la garde
présidentielle fait partie intégrante des Fardc et obéit aux ordres du
chef d’Etat-major général. Ce dernier a démontré qu’il était en contact
avec les éléments de la garde républicaine lorsque le Palais de la
Nation, bureau du chef de l’Etat, est attaqué. Il a donné des ordres
qui ont été respectés. D’autre part, le chef d’Etat-major général des
Fardc l’a dit, il n’a pas été écouté du côté des hommes armés de JP
Bemba. Preuve de plus qu’on avait affaire à une milice qui recevait des
ordres ailleurs qu’à l’Etat-major général des Fardc. Au Mlc, on
continue à faire croire que ces éléments faisaient partie de l’armée.
Dans ce cas, ce parti politique tombe dans le coup du deuxième alinéa
de l’article 188 interdisant toute utilisation de l’armée à des fins
personnelles.
A ce sujet, on n’a pas à s’en douter.
Le 27 juillet, les images prises ce jour du retour du candidat JP Bemba
à Kinshasa, montrent ces éléments en tenues militaires s’en prendre aux
policiers, donnant ainsi un coup de main aux militants du Mlc qui
pillaient et réglaient des comptes aux adversaires politiques de JP
Bemba. Cela ignore la clause constitutionnelle selon laquelle, les
Forces armées sont apolitiques. On devrait en toute logique impliquer
JP Bemba de haute trahison. Mais on a passé l’éponge. Le leader du Mlc
n’a même jamais demandé qu’on ait la pensée pieuse en mémoire de ces
victimes de la violence aveugle. Ni pardon au peuple, ni indemnisation
des familles des victimes de ces crimes signés Mlc.
Faut-il indemniser aussi les victimes du 27 Juillet 2006 ?
A la suite des événements de ces trois
journées folles, on ne parle pas seulement de la réconciliation, mais
aussi des conditions imposées au gouvernement pour que le pays retrouve
la paix. Compte tenu des événements impunis du 27 juillet et du cahier
de charges de JP Bemba après les événements du 20 au 22 août, on
constate qu’on est en train de mettre le pays sous le joug du Mlc. Non
seulement, le Mlc a fait ce qu’il a fait le 27 juillet et on a estimé
que c’est son droit, mais aussi, il a récidivé le 20 août. Pour ces
derniers événements, on considère que le gouvernement n’avait pas le
droit d’empêcher JP Bemba de faire ce qu’il voulait, on doit le
dédommager. On doit payer l’hélicoptère de combat qu’il gardait à sa
résidence et qui a fait les frais de la folie des milices du Mlc. Comme
quoi, les éléments de l’armée nationale qui gardaient le Palais de la
nation n’avaient d’autre droit que de laisser les milices du Mlc
détruire le bureau du chef de l’Etat. Certains observateurs se
demandent même si réellement l’hélicoptère avait été détruit par la
garde républicaine. Des gens qui avaient réuni les ambassadeurs au
moment où ils attaquaient le Palais de la Nation hésiteraient-ils à
détruire un hélicoptère dans la même politique de s’offrir des
occasions de revendication dans le but de contourner les élections.
La congolité
Les incidents du 20 au 22 août
resteront à jamais gravés dans la mémoire des Congolais même si aucun
d’eux ne voudrait assister à leur répétition. Les politiciens devront
apprendre que lorsqu’on n’a pas su battre campagne, on ne doit pas s’en
prendre à ceux qui ont convaincu le peuple au point de lui arracher des
suffrages. Certains partis politiques, certains leaders dont ceux du
Mlc, ont passé outre le code de bonne conduite signé avec des
partenaires politiques. Ils ont également ignoré les recommandations de
la communauté internationale qui demandait aux acteurs politiques
congolais de ne pas recourir aux thèmes de l’exclusion. Tel est le cas
de la « congolité ». Le « Mwana mboka » a été le refrain de la campagne
du Mlc.
Par contre, la famille politique de
Joseph Kabila est restée constante, respectueuse des règles de jeu. Et
pourtant, ce ne sont pas des arguments qui leur manquaient. Selon les
milieux proches de l’Amp, en matière de congolité, le Mlc n’est pas
mieux loti. Bien au contraire. Le Sg du Pprd l’a plus d’une fois dit en
demi-mots. Joseph Kabila l’avait également dit haut et fort « plus
Congolais que moi, n’existe pas ». Mais jamais, un seul membre de ce
clan politique n’a osé faire de la congolité son thème de campagne.
Joseph Kabila a montré qu’il a la tête sur les épaules et ne pense qu’à
sauver le processus électoral.
L’Avenir |
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| dimanche 03 septembre 2006, a 00:35 |
| AMP EN TÊTE DES ELECTIONS LEGISLATIVES. |
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La plate-forme politique du président de la
République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila est en tête des
élections législatives du 30 juillet, selon les résultats partiels
affichés samedi par la commission électorale et portant sur 65% des 500
sièges à attribuer. L'Alliance
de la majorité présidentielle (AMP) obtient 161 des 324 sièges pour
lesquels les résultats ont été publiés sur le site internet de la
Commission électorale indépendante (CEI) et compilés par l'AFP. En
deuxième position, arrive le Rassemblement congolais pour la démocratie
(Renaco), une alliance de partis qui soutient le vice-président
Jean-Pierre Bemba et qui décroche 45 sièges. Les sièges restants sont attribués à des indépendants et plusieurs autres formations politiques. La
CEI doit annoncer lundi la totalité des résultats provisoires des
législatives, a confirmé samedi à l'AFP le rapporteur de la Commission,
Dieudonné Mirimo. Les Congolais ont
voté le 30 juillet pour départager 9.707 candidats aux législatives.
Ces élections à un seul tour étaient combinées avec le premier tour de
la présidentielle, où M. Kabila et M. Bemba sont arrivés en tête avec
respectivement 44,8% et 20% des suffrages exprimés. Les deux hommes se
retrouveront au second tour prévu le 29 octobre. Ces élections étaient les premiers scrutins libres et démocratiques en plus de quarante ans dans l'ex-Zaïre. Parmi
les résultats des législatives encore attendus, figurent notamment ceux
de la capitale Kinshasa, où 58 sièges sont à pourvoir, et ceux de la
province du Bandundu (ouest), où 43 sièges n'ont pas encore été
attribués. A Kinshasa, M. Bemba était arrivé en tête lors du premier tour de la présidentielle. Dans
le Bandundu, le vieil opposant Antoine Gizenga, qui a décroché la
troisième place de la présidentielle, s'était illustré en arrivant
premier. Jusqu'à présent, sa formation, le Parti lumumbiste unifié
(Palu), n'a obtenu qu'un seul siège aux législatives. Un
mode de scrutin complexe a été retenu pour les législatives: dans un
tiers des 169 circonscriptions, où un seul siège est à pourvoir, a été
choisi le scrutin majoritaire simple. Dans
toutes les autres circonscriptions, il s'agit d'un scrutin
proportionnel de listes ouvertes: l'électeur a voté pour un seul
candidat de son choix, quelle que soit sa position dans la liste. Les
mandats sont ensuite attribués aux listes ayant obtenu le plus de voix,
la première bénéficiant d'une "prime majoritaire". Les sièges obtenus
sont accordés aux candidats qui ont obtenu individuellement le plus
grand nombre de suffrages. Quelques
heures avant l'annonce des résultats du premier tour de la
présidentielle, le 20 août, des affrontements avaient éclaté à Kinshasa
entre troupes de MM. Kabila et Bemba. Les violences avaient duré trois
jours et fait au moins 23 morts. Depuis, la situation est calme mais
reste tendue dans la capitale. Ces
élections sont placées sous très haute sécurité: plus de 17.500 Casques
bleus sont déployés dans le pays, ainsi qu'un millier de militaires de
la force européenne en RDC (Eufor). |
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| samedi 02 septembre 2006, a 15:50 |
| HENRY HOCKINS KIDIEBWE PARLE DE NGBANDA ET BANA CONGO |
Henri Hockins Kadiebwe : « Tout
Congolais qui a combattu l'action salvatrice de Laurent-Désiré Kabila
est un traître à la nation »
Henri
Hockins Kadiebwe est l'un de ces Congolais que l'on appelle les doyens.
Il arrive en Belgique en 1958, deux ans avant l'accession de son pays,
l'actuelle République démocratique du Congo, à l'indépendance. Il a, à
l'époque, à peine 14 ans. Il fait naturellement ses classes en
Belgique. Etudes secondaires, sciences sociales à l'université libre de
Bruxelles, mais pour des raisons inexpliquées, le pouvoir mobutiste
décide de lui retirer la bourse d'études. Il doit désormais bosser dur
pour financer ses études, mais la vie n'est pas facile et il décide
d'arrêter. Les temps sont durs. Il a une épouse et un enfant dans les
bras et il faut les faire vivre. Il se lance dans les affaires et
rachète la célèbre boite de nuit le « MAMBO » qui deviendra le
rendez-vous de tous les noceurs et mobutistes en vadrouille en Europe.
Petit à petit, il apprend à connaître cette race de flambeurs; certains
d'entre eux deviendront même ses confidents, le temps d'une soirée bien
arrosée. Les Mokolo wa Pombo, Ngbanda, Atenda, Niwa Mobutu et autres y
installeront leurs pénates. De façon permanente. Le vieux Henri du
« MAMBO », lumumbiste de première heure, a décidé de parler politique
et de dénoncer les vendus.
Question :
Dans quelques mois, le peuple congolais sera appelé à choisir ses
futurs dirigeants dans un scrutin libre et indépendant. Mais certains
politiciens, sous divers prétextes, appellent la population à boycotter
et à saboter l'opération «identification et enrôlement ». Quelle est
votre opinion par rapport à ce comportement ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Il s'agit de quelques individus en mal de positionnement politique. Ces
gens qui parlent au nom du peuple congolais dans sa globalité sont en
réalité en quête de postes et abusent du concept « peuple ».
Actuellement , le pays a un problème crucial : le système un président
et quatre vice-présidents. Un système compliqué mais voulu par ceux qui
ne veulent pas voir le Congo se relever. D'où, les couacs prévisibles
que connaît le processus de transition. Mais curieusement, il y a un
acharnement sur le seul président Joseph Kabila; tout le monde ou
presque prétend qu'il n'est pas Congolais sans apporter la moindre
preuve de cette grave accusation. Ce qui est malhonnête et vicieux,
c'est que personne ne pointe du doigt Azarias Ruberwa, par exemple,
dont on nous dit qu'il est tantôt Rwandais, tantôt Burundais. Il y a
donc certains partis politiques qui veulent créer la confusion et le
doute dans l'esprit des Congolais pour les empêcher de se faire
identifier et de s'enrôler. Un Congolais authentique doit, à mon avis,
se faire identifier et enrôler pour qu'on sache exactement qui il est.
Et quand il donnera sa voix, celle-ci aura une valeur.
Question :
Parmi ceux qui mènent cette croisade contre le gouvernement de
transition et le processus électoral, il y a l'ancien mentor de
Mobutu : Ngbanda Nzambo Ko Atumba. Croyez-vous à sa profession de foi
selon laquelle il serait l'homme qui instaurerait l'Etat de droit, la
bonne gouvernance et réconcilierait les Congolais ?
« Ngbanda était l'un des dirigeants des services de sécurité dont la réputation fait froid au dos »
Herni Hockins Kadiebwe :
M. Ngbanda a travaillé pour Mobutu et son régime criminel pendant plus
ou moins vingt ans. Il était l'un des dirigeants des services de
sécurité dont la réputation donne froid au dos. Il a même été surnommé
« Terminator ». M. Ngbanda a écrit deux livres « Ainsi sonne le glas »
et « Crimes organisés en Afrique centrale : révélations sur les réseaux
rwandais et occidentaux ». Il a plus ou moins parlé de tout le monde,
sauf de lui-même. Il faudra qu'il nous dise un jour sa part de
responsabilité dans le gâchis congolais dont nous subissons aujourd'hui
les terribles conséquences, au lieu d'accuser seulement ses collègues
du système.
Question : Et pourtant, vous l'aviez rencontré…
Henri Hockins Kadiebwe :
Après la condamnation de Kalume et ses collègues à mort et l'assassinat
de Kanyonga, les activités de notre parti, le MARC (Mouvement d'action
révolutionnaire pour la république) avaient connu un véritable coup
d'arrêt. Le MARC était très affaibli et nous étions complètement
désorientés, car le grand meneur avait brusquement disparu. Ngbanda a
cru certainement que le moment était venu pour tenter de me récupérer.
Il m'a proposé, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, de
travailler pour ses « services ». J'ai bien entendu dit non. J'avais à
l'époque ma boite le « Mambo » et tout le monde savait que j'étais un
anti-régime Mobutu. Dépité par mon refus, Ngbanda dira textuellement à
Niwa : « Tala bolole ya Muluba oyo : voyez-moi cet idiot de Muluba ».
Il a fait de mon refus une affaire des Baluba. Mon refus n'a pourtant
rien à voir avec mon appartenance tribale. Je suis Congolais,
lumumbiste et très fier de l'être. Trahir mon pays et mes compatriotes,
c'est me trahir moi-même, voilà pourquoi j'ai dit non et je dirai
toujours non à la trahison des intérêts de mon pays. Mon ami Pierre
Kanyonga (co-fondateur du parti de l'opposition le MARC : Mouvement
d'action révolutionnaire pour la république) venait d'être assassiné
(1978) ici à Bruxelles au même moment où Ngbanda trônait comme chef
d'antenne de la sécurité à l'ambassade. Il peut écrire tout ce qu'il
veut, je n'achèterai jamais ses livres.
Question : Où et dans quelles circonstances la proposition de travailler pour les « services » vous était-elle faite ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Niwa Mobutu fréquentait le « Mambo » et l'une de mes cousines était sa
copine. C'est de cette façon que se sont noués nos rapports.
Marie-Antoinette Mobutu envoyait de l'argent au « Mambo » et c'est là
que Niwa venait le chercher. Il y en avait pour 300 à 500.000 francs
belges qu'il flambait en quelques jours et le scénario recommençait.
Ngbanda m'a donc reçu par l'intermédiaire et l'insistance de Niwa,
juste après l'assassinat de Kanyonga. Mais malgré les assurances de
Niwa, j'avais peur, car l'homme n'inspirait pas confiance. Avant d'y
aller, j'ai informé le ministère belge des Affaires étrangères, et à
cette époque c'est M. Simonet qui était ministre. La rencontre s'est
déroulée au 9 ème étage de l'hôtel Hilton. Comme je vous l'ai déjà dit,
j'ai refusé de travailler pour un pouvoir criminel et corrompu. La
preuve est là : nous subissons aujourd'hui l'humiliation de la part des
peuples qui craignaient autrefois le Congo à cause justement de leur
gestion calamiteuse du pays pendant trois décennies.
Question :
Pouvez-vous dire à l'opinion congolaise ce que Ngbanda avait mené comme
actions à l'époque où il fut chef d'antenne de la sécurité à
Bruxelles ?
« C'est lorsque Ngbanda trônait comme chef d'antenne de la sécurité à l'ambassade à Bruxelles que Kanyonga a été assassiné »
Henri Hockins Kadiebwe :
En peu de temps, notre parti le MARC avait tout bousculé et Mobutu
avait réellement senti que son régime était menacé. Mobutu étant devenu
trop arrogant vis-à-vis de la Belgique, les dirigeants belges de
l'époque cherchaient quelqu'un pour secouer le régime, si pas remplacer
carrément le potentat. Le MARC était donc devenu très important, ses
dirigeants reçus partout et surtout par les médias, notamment la RTBF.
Pierre Kanyonga faisait de grandes déclarations et pour tout dire, nous
étions très bien organisés, et du point de vue politique nous
travaillions sérieusement. A l'époque, Luambo Makiadi est venu à
Bruxelles avec une trentaine de musiciens. Parmi eux, il y avait des
gens qui n'avaient rien à voir avec la musique. C'est pendant cette
période que Kanyonga a été assassiné. On me demandera des preuves; la
Belgique elle-même n'a jamais mené une enquête sur cet odieux
assassinat. Je dis bien qu'il n'y a jamais eu d'enquête.
Question :
Quelques semaines avant cet assassinat, vous aviez été suivis par des
agents des services de sécurité zaïrois jusqu'à Paris. Ces derniers
avaient, dites-vous, mission de vous assassiner, Pierre Kanyonga et
vous-même. Pourquoi ne sont-ils pas passés à l'acte ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Certains agents des services de sécurité zaïrois gérés à Bruxelles par
Ngbanda m'ont avoué un jour au « Mambo » qu'ils nous avaient filés lors
d'un voyage en France avec mission de nous abattre. C'est la présence
de mon épouse belge dans la voiture qui nous a sauvé la vie. Après un
verre de trop, ces agents me diront que notre voiture étaient encadrée
par deux voitures, l'une devant l'autre derrière. Comme ils
l'avoueront, nous n'avions aucune chance de leur échapper. Ils nous
auraient tiré dessus là où l'autoroute donnait sur un ravin et auraient
précipité la voiture pour camoufler le crime. Ils me l'ont froidement
dit au « Mambo », un soir. Les agents avaient demandé à l'ambassadeur
de l'époque, M. Inonga Lokonga Lome, ce qu'ils devaient faire. Ce
dernier leur a demandé à son tour : à combien sont-ils dans la
voiture ? Les agents ont répondu que nous étions à trois : Kanyonga,
mon épouse et Henri du « Mambo », c'est-à-dire moi. La présence de mon
épouse belge a dissuadé l'ambassadeur et il a décidé de stopper la
machine mortelle. C'est de cette façon que nous avons eu la vie sauve.
Malheureusement, deux mois plus tard, Kanyonga a été assassiné.
Question : Avez-vous une idée de la façon dont le crime a été commis ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Pierre Kanyonga était armé. Il avait sur lui un pistolet en permanence.
Mais la question est de savoir s'il était capable de se défendre contre
des agents si bien formés. Cette nuit-là, il a dormi chez sa maîtresse,
Irène, une métisse. Elle était enceinte. Etait-il attiré dans un
traquenard ? Je n'en sais rien. Toujours est-il que nous l'avions
cherché pendant toute la journée sans savoir où il était et ce qu'il
avait fait pendant la journée. Quelques jours auparavant, j'ai eu un
grave incident au « Mambo ». Pendant que je dansais avec la copine de
Niwa Mobutu qui est venue fêter son anniversaire, un malabar m'a planté
un revolver sur la tempe avec injonction d'arrêter la danse, sinon il
me descendait sans autre forme de procès. C'est la fille qui m'a sauvé
la mise en intimant l'ordre à cet affreux de déguerpir. Le lendemain,
il était renvoyé à Kinshasa, m'a-t-on dit.
Question :
Vous décrivez là un climat de terreur. Peut-on dire que cela était lié
à la présence particulière de Ngbanda, ou était-ce la terreur
habituelle qui caractérisait le régime ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Le régime a commencé par frotter les manches aux étudiants avec des
bourses octroyées de façon discriminatoire. Avec le temps, on s'est
rendu compte qu'entre ce que Mobutu disait et ce qu'il faisait il y
avait un gouffre énorme. L'UGEC (Union générale des étudiants
congolais) est née et les protestations contre la gestion calamiteuse
du pays ont commencé. Pour casser l'UGEC, Mobutu a d'abord créé le CVR
(Corps des volontaires de la république), et ensuite la JMPR (Jeunesse
du mouvement populaire de la révolution). Tous les étudiants devaient
faire partie de cette structure étroitement contrôlée par les sbires du
pouvoir. Mais certains étudiants ont refusé d'en faire partie. Les
rebelles créeront le MARC.
Question : Avez-vous personnellement vécu une violence particulière ?
Henri Hockins Kadiebwe :
L'assassinat de Kanyonga, les agressions physiques dont étaient
victimes ceux qui n'avaient pas adhéré à la JMPR étaient courantes à
Bruxelles. La situation s'est effectivement aggravée avec l'arrivée de
Ngbanda comme chef d'antenne de la sécurité à l'ambassade à Bruxelles,
c'est évident. Il faut avouer que nous étions traqués.
Question : Cela se passe quand exactement ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Particulièrement pendant les années 77-78-79-8O. C'était le règne de
Ngbanda. C'est lui qui s'occupait des étudiants, c'est-à-dire des
bourses d'études. Il occupait le Centre culturel qui était la
couverture de l'antenne de la sécurité.
« Les agents déguisés en musiciens qui ont sans aucun doute assassiné Kanyonga ont reçu l'ordre de quelqu'un, n'est-ce pas ? »
Question : Peut-on parler de l'implication directe de Ngbanda dans la terreur ambiante à l'époque à Bruxelles ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Quand on conçoit et on donne l'ordre d'appliquer, on s'impliquer, non?
Y a-t-il pire qu'un concepteur et donneur d'ordre dans ce genre de
situation ? Al Capone et Mobutu n'ont jamais commis de leurs mains les
crimes qu'on leur reproche, mais ils en sont les véritables auteurs
pour les avoir commandités. Ngbanda a joué le rôle de chef d'antenne :
concevoir et faire appliquer. Les agents déguisés en musiciens qui ont
assassiné Kanyonga ont reçu l'ordre de quelqu'un, n'est-ce pas ? Qui
donnait les ordres aux agents exécutants ici à Bruxelles?
Question : Vous aviez été condamné à mort par contumace dans le procès Kalume-Panubule. Quel lien aviez-vous avec le major Kalume ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Le major Kalume était un ami d'enfance. En 1978, ils étaient de passage
à Paris avec le général Likulia en partance pour l'Argentine. Il m'a
téléphoné de Paris et c'est lors de ce voyage avec Kanyonga et mon
épouse que nous étions filés par les sbires du pouvoir. L'un d'eux, un
Mutetela, m'avait avoué que nous l'avions échappé belle grâce à la
présence de mon épouse belge. De l'Argentine, le major Kalume m'a
appelé pour m'annoncer qu'il passera par Bruxelles. Une fois à
Bruxelles, il a demandé à voir l'opposant Monguya. Nous sommes allés à
Liège rencontrer Monguya. Ensemble avec ce dernier, nous sommes allés
visiter la Fabrique Nationale (FN), l'usine belge qui fabrique les
armes à Herstal. A la FN, on a offert un cadeau au général Likulia par
l'intermédiaire du major Kalume : une mitraillette. Le major a même été
arrêté à l'aéroport Charles de Gaulle à cause de cette arme; le général
Likulia est intervenu en disant que l'arme était à lui. Arrivés à
Kinshasa, Kalume et les autres ont été arrêtés. Lors du procès, nous
nous sommes tous retrouvés sur la liste des complices de Kalume. Mais
trois jeunes officiers dont Kalonda ont été tués pour rien ; leurs noms
se sont retrouvés dans l'agenda de Kalume pour des raisons autres que
cette affaire. Le colonel Kalonda était juste le parrain de l'un des
enfants de Kalume. Je me souviens avoir rencontré, cette même année
1978 à Paris à l'hôtel Carlton, le général Likulia, leur chef de
mission; il avait le livre de Jules Chomé (L'ascension de Mobutu : du
sergent Joseph-Désiré au général Sese Seko) interdit au Zaïre. J'ai
compris après que Kalume et ses compagnons étaient piégés. Il faut
dire que les « services » fonctionnaient à plein régime à cette époque
(1997-1998-1999) à Bruxelles.
« Au téléphone, Mobutu m'a dit que nous intervenions trop tard : Kalume et ses compagnons avaient été exécutés à l'aube »
Question : Vous aviez été associé dans la tentative de sauver Kalume et ses compagnons d'infortune…
Henri Hockins Kadiebwe :
Le ministre belge des Affaires étrangères, M. Simonet, a fait appel à
Niwa afin qu'il intervienne auprès de son père en faveur des
condamnés. Les dirigeants belges estimaient que ces jeunes officiers,
des techniciens et ingénieurs parmi les meilleurs formés ici, ne
méritaient pas ce terrible sort. Ils demandaient qu'ils soient
condamnés à 15, 20 ans de prison par exemple. Niwa est venu me voir et
m'a demandé d'associer ma voix à la sienne. Je suis allé à l'ambassade
avec mon épouse belge sous la couverture du ministère belge des
Affaires étrangères. Il y avait là l'oncle Litho, l'ambassadeur Inonga,
Niwa, mon épouse et moi. Niwa a même demandé à Litho de parler à Mobutu
en Ngbandi. Et puis est venu mon tour. Mobutu me dira que c'était trop
tard, les condamnés avaient été exécutés à l'aube. Quand M. Simonet l'a
appris, il est entré dans une grande colère. Il n'a pas supporté cet
acte barbare. Mobutu de son côté a demandé le départ de Simonet du
gouvernement. Je vous avoue que j'ai vécu un moment terrible.
Question : Comment fonctionnaient ces services ?
Henri Hockins Kadiebwe :
On achetait les gens. C'était une corruption à grande échelle. Beaucoup
d'étudiants non boursiers faisaient partie des réseaux de
renseignement. C'est de cette façon que ces mouchards arrondissaient
leurs fins de mois. Il y en a qui ne s'en cachaient même pas. J'en ai
connu beaucoup mais je préfère taire les noms.
« Si les Bana Congo travaillent effectivement avec Ngbanda, c'est que ce dernier se sert d'eux et les manipule »
Question : Il semblerait que Ngbanda travaille actuellement avec les « Bana Congo » ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Si telle est la vérité, je plains ces gens. Ils sont sans aucun doute
utilisés sans le savoir. Qui sont les « Bana Congo » ? Des jeunes gens
qui, dans leur majorité, ne comprennent rien à la politique. Certains
sont d'ailleurs des « sans-papiers » qui font beaucoup de bruits pour
attirer l'attention des autorités belges sur eux. On sait que depuis
quelques années, pour les Congolais particulièrement, obtenir les
papiers de séjour est devenu un véritable parcours du combattant dans
ce pays. Certains pensent qu'en faisant des bruits, cela résoudrait
leur problème. Comme beaucoup d'entre eux ne comprennent rien aux
événements, des gens comme Ngbanda en profitent certainement pour les
manipuler et se servir d'eux. Ngbanda a les moyens pour. Que
représentent les « Bana Congo » ? Rien, aucune idée politique, aucune
organisation structurée, à part la grande gueule, les mensonges, les
insultes et la violence gratuite.
Question :
Contrairement à Mobutu qui avait assassiné presque tous les leaders
nationalistes de la rébellion de l'époque, aujourd'hui la RD Congo se
retrouve avec des chefs « rebelles » au sommet du pays. Comment
entrevoyez-vous le futur électoral dont l'opération
« identification-enrôlement » est en cours ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Je suis convaincu que, quoi qu'il arrive, il y aura des élections même
imparfaites. Mais la question est de savoir : est-ce que les élections
vont résoudre les problèmes du Congo ? Selon mon analyse, le problème
fondamental du Congo demeurera entier, pour la simple raison que l'on
fait faire aux Congolais ce qu'ils n'auraient pas fait s'ils devaient
décider seuls et librement de leur destin. Toutes les solutions qu'on a
imposées aux Congolais n'ont qu'un objectif : la sauvegarde des
intérêts étrangers au Congo. Là-dessus, nous ne sommes pas dupes. Les
étrangers ont trimbalé les Congolais partout dans des négociations qui
avaient pour seul but de leur imposer des gens qui ont pour unique
objectif de garantir ces intérêts étrangers, point barre. Bemba et sa
clique de traîtres nous ont été imposés par l'Ouganda et ses parrains,
le RCD de Ruberwa est, comme on le sait, une affaire rwandaise…Où se
trouvent les intérêts du Congo dans cet attelage créé à l'étranger, par
les étrangers ? Y a-t-il des Congolais dedans ? Nous savons que, comme
le « Groupe de Binza » en 1960, ces gens sont des vendus, achetés par
l'étranger. A quoi aspirent les Congolais aujourd'hui ? Que l'intégrité
de leur territoire soit garantie, que leur pays recouvre sa
souveraineté et son indépendance. Mais surtout, que la paix véritable
soit restaurée pour que les gens travaillent et reconstruisent.
Aurons-nous la paix quand Karel De Gucht nous annonce à l'avance que
les perdants aux élections devront faire partie des institutions
post-électorales ? J'en doute, car il est clair que les faiseurs
habituels des malheurs du Congo sont décidés à ne pas laisser notre
pays se relever. Où a-t-on vu, dans un système démocratique et après
des élections libres et démocratiques, les vainqueurs obligés
d'associer les perdants dans l'exercice du pouvoir ? Dans une
démocratie, quand un parti gagne les élections mais n'a pas la
majorité, il s'allie à d'autres partis avec lesquels il partage la même
vision politique et idéologique. Comment voulez-vous associer des gens
avec lesquels vous ne partagez rien en commun : ni la vision politique
et idéologique, ni le programme économique et social ? A quel résultat
peut-on aboutir dans des institutions où certains animateurs passeront
leur temps à contester les autres et à contrecarrer leurs initiatives ?
Ne voit-on pas ce que donne cet amalgame dans les institutions de
transition ? Non, on se moque des Congolais, on nous prend pour des
enfants.
Question :
Quand on écoute les propos de Karel De Gucht, on comprend le genre de
rapports qui lient les pays du Nord aux pays du Sud. Comment
entrevoyez-vous nos futures relations avec la Belgique ?
« Quand
les choses ne marchent pas dans un couple, dans une association
d'intérêts ou dans une alliance, la sagesse commande de se séparer, ne
serait-ce momentanément »
Henri Hockins Kadiebwe :
Quand les choses ne marchent pas dans un couple, dans une association
d'intérêts ou dans une alliance quelconque, la sagesse voudrait que
l'on se sépare, ne serait-ce momentanément. Quand de jeunes gens comme
Karel De Gucht et d'autres se permettent de donner des leçons à des
gens comme Gizenga, Bomboko, Kamitatu…je me dis que les Belges, dans
leur majorité, continuent de prendre les Congolais pour de pauvres
enfants, une quantité négligeable. Je trouve cela scandaleux et les
Congolais doivent en faire leur préoccupation. Les Congolais sont
condamnés à se prendre en charge. C'est une question de vie ou de mort.
Il y a bien sûr des gens qui disent que si le Congo va voir ailleurs,
la Belgique influencera les pays occidentaux et ces derniers nous
fermeront leurs portes. Si tel est le cas, pourquoi ne pas aller voir
ailleurs justement ? Le monde a complètement changé. La technologie, on
peut en trouver partout. En 1960, quand nous sommes arrivés ici, il y
avait des coups d'Etat chaque deux semaines en Amérique latine. Les
Etats-Unis y foutaient le bordel. Aujourd'hui, les pays de l'Amérique
latine sont en train de s'émanciper, et cela ne se donne pas ; il faut
se battre et l'arracher.
Question :
Les mobutistes et ceux qui se disent « opposants » mènent une campagne
où ils veulent faire croire que Kabila serait responsable de la ruine
du pays et de la misère des Congolais. Qu'en pensez-vous, vous qui
l'avez connu et qui l'a vu travailler ?
« Tout Congolais qui a combattu l'action salvatrice de Laurent-Désiré Kabila est un traître à la nation »
Henri Hockins Kadiebwe :
Je le dis et je le maintiendrai contre vents et marées : tout Congolais
qui a combattu l'action salvatrice de Kabila est un traître à la
nation. Je ne dis pas que Kabila était parfait, ni son action
d'ailleurs. Mais de là à combattre l'action qu'il a menée dans un pays
complètement ruiné, détruit, appauvri à l'extrême, c'est un pas que les
vendus ont franchi allègrement comme d'autres en 1960. Quand Kabila est
arrivé, les caisses de l'Etat étaient scandaleusement vides;
l'inflation était, disait-on, de plus de 8000%. Tout le monde s'était
servi et s'en était allé faire la fête en Occident. De ce néant, Kabila
a accompli avec brio une réforme monétaire, ramené l'inflation à 15% et
stabilisé les prix. Il a mis en place un service national, récupéré les
enfants de rue et les a installés au plateau de Bateke. Du jour au
lendemain, ils ont inondé les marchés de Kinshasa en produits frais :
maïs, manioc, riz, légumes, fruits en tous genres et en toutes saisons.
Ces jeunes gens étaient payés et on a vu s'instaurer petit à petit
l'autosuffisance alimentaire, car le maïs, le riz …n'étaient plus
importés comme autrefois. Les salaires des fonctionnaires et des
militaires, bien que modestes, étaient régulièrement payés, alors que
sous Mobutu ces mêmes fonctionnaires alignaient jusqu'à trois ans
d'arriérés de salaire. La ville de Kinshasa devenue Kin-la-poubelle a
commencé à s'embellir grâce aux cantonniers payés par l'Etat. Les gens
ont recommencé à payer leurs impôts, l'eau et l'électricité. Ce sont là
les devoirs d'un citoyen que les Congolais avaient oubliés depuis belle
lurette. Qui aurait fait mieux ? Nous avons vécu tout cela. Il l'a fait
en une année, sans aide extérieure, sans contracter une seule dette.
Question : Où sont alors passés ces acquis ?
Henri Hockins Kadiebwe :
Cette évolution ne pouvait pas plaire aux maîtres du monde. On lui a
fait la guerre en utilisant les Etats mercenaires, le Rwanda, l'Ouganda
et le Burundi, avec la complicité d'éternels traîtres congolais.
L'effort de guerre a naturellement anéanti tous les acquis
économico-sociaux. La propagande anti-Kabila a commencé ici : on a
refusé de lui serrer la main, on le recevait sans le recevoir…Quant à
savoir quel crime Kabila avait commis pour mériter ce traitement,
disons-le, raciste…personne, ici, ne nous l'a encore expliqué. Mais
nous ne sommes pas dupes : ils avaient senti que s'ils laissaient faire
Kabila, le Congo était parti et qu'ils n'auraient plus aucune emprise
sur cette poule aux œufs d'or. Kabila est alors devenu l'ennemi des
Occidentaux et de certains de ses propres compatriotes, des vendus.
Kabila a été assassiné par une main congolaise armée par les
Occidentaux. Comme Lumumba. Et qui a annoncé sa mort ? Le ministre
belge des Affaires étrangères en personne avec une satisfaction à peine
voilée, en disant : « Nous avons la certitude que Kabila est mort ;
nous avons nos agents sur place ». Ceux des Congolais qui pensent que
le développement de ce pays et le bonheur de ce peuple viendront de
l'Occident font montre d'une idiotie et d'une servilité impardonnables.
Propos recueillis par T shimakinda Gervais
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| samedi 02 septembre 2006, a 00:15 |
| « Bana Congo » : patriotisme ou terrorisme intellectuel ? |
Ils manient aussi bien la rhétorique
que le coup de poing, sans oublier menaces et chantages. Les Bana Congo
sont à la pointe du débat politique -certains parleraient à juste titre
d'un débat plutôt politicien- sur la RDCongo. Ils ne lésinent pas, à
cet effet, sur les moyens quand ils s'en prennent à ceux dont les
opinions et les actions ne semblent pas aller, de leur point de vue,
dans le sens des intérêts des Congolais.
VITAL
Kamerhe ou encore le commissaire européen ont pu vérifier la
détermination et la virulence des actions de ces Congolais installés
principalement en Belgique. Le secrétaire général du PPRD, le parti de
Kabila, s'est vu reprocher de collaborer au contrôle du pays par des
étrangers tandis que Louis Michel est consacré néo-colonialiste voulant
imposer à la présidence congolaise Joseph Kabila qui serait Rwandais
selon une thèse largement répandue mais toujours non avérée d'une
manière formelle et irréfutable.
Après les politiques, les Bana Congo s'attaquent
maintenant aux artistes -musiciens congolais coupables « à leurs yeux
d'avoir écrit, composé et interprété des chansons pour soutenir la
candidature de Joseph Kabila. Après Papa Wemba à qui ils auraient
durement reproché son soutien à Kabila, Bana Congo se sont invités
dernièrement dans un hôtel de la place Louise à Bruxelles, où logeait
le chanteur Werrason qu'ils ont vertement tancé pour avoir chanté pour
le président sortant.
Sans se démonter, le Roi de la Forêt s'est défendu
comme il pouvait en faisant allusion à un passé où Luambo et Tabu Ley
chantaient pour Mobutu et même, concernant Tabu Ley, pour Kabila le
père et l'AFDL à leur arrivée au pouvoir avant d'occuper aujourd'hui le
poste de vice-gouverneur de Kinshasa sous la bannière du Rcd-Goma.
Que doit-on penser de ces opérations coup de poing -au
propre comme au figuré- des Bana Congo ? De l'absence totale d'un débat
politique et de franches confrontations démocratiques sous Mobutu,
n'est-on pas en train de passer à une banalisation des dérives drapées
sous un nationalisme qui cache mal une grave intolérance qui veut nous
ramener à l'unanimisme obligatoire d'un temps que nous pensions à
jamais révolu ? Au discours de la haine et de l'exclusion diffusé
depuis Kinshasa par des médias financés par l'argent aux origines
douteuses (Radio TV Digitalcongo, Canal Kin, CCTV), les actions de Bana
Congo en sont, en Belgique, le triste pendant.
Au nom de quoi, se permettent-ils, en effet, de menacer
l'artiste Werrason pour avoir honoré une commande dans le cadre de son
travail ? Et même si c'était le choix du citoyen, de l'électeur Ngiama
Werrason, pourquoi devrait-il le justifier aux Bana Congo ? De quel
droit et au nom de quoi, un groupe et apparemment juste un groupuscule
de Congolais se mettraient-ils à vouloir imposer un point de vue, un
seul, le leur, aux dizaines de millions de Congolais ?
Tant qu'à faire, pourquoi ne pas ressusciter simplement le maréchal... c'était autrement plus efficace !
Botowamungu Kalome © AEM La conscience
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| vendredi 01 septembre 2006, a 22:56 |
| on ne peut pas enterrer un homme poltique avant sa mort physique. |

il fait beau de se rendre compte que le congolais s'interesse bien
à la vie politique de son pays et cela se fait sentir au travers les
parlementaires débout,une marque déposée de l'UDPS qui s'élargie
également au PALU d'Antoine Gizenga, et aussi au travers de
sinterventions sur le NET.Je salue en passant le temps que passe des
dignes fils et filles du pays qui gaspillent de leurs temps pour nous
informer et en passant je citerai le goupe Congo débout,Dr Tshipamba
Mpuila,Yvon Ramazani et j'en passe.Je viens de lire ce matin l'article
de Yvon intitulé "Tshisekedi réfuse de mourir poltiquement".Oui à
encroire tout ce qui se passe on va se rendre compte qu'éffectivement
cet homme réfuse de mourir politiquement car il ne laisse passer aucune
opportinuité pour faire entendre sa voix soit directement soit par
Bomanza et autre interposé.Avant d'aller loin, Tshisekedi doit bien se
mordre le doigt calemement et ne pas cherher le problème là où il
n'est pas sensé être.Au fait même le commun des mortles sait
pértinament bien combien cet homme politique démocrate par surcroit à
réfuser d'embarquer dans le bateau pour les élections et même les
défiles des grands donnateurs pour les élections chez lui ne l'ont pas
amené malheureusement à mettre de l'eau dans son vin.L'homme est resté
de marbre au risque de nous faire voir que lui ne fait la politique que
pour faire obstruction aux autres qui sont au pouvoir.On l'a vu les
quelques fois qu'il a eu à accéder au pouvoir par la magie des
négociations,il s'empressait pour commettre une gaffe afin que Mobutu
le demette de ses fonctions,comme si il a des insuffisances.Cet homme
démeure aux yeux de beaucoup comme un MYSTERE.Avant les élections il a
réclamé les négociations question pour lui revoir les règles de jeu
afin que les résultats qui vont sortir des urens ne soient réfusés par
personne.Et le premier tour seulement qui a vu Kabila gagnant nous a
démontré combien les négociations demandées par Tshisekedi étaient
impérieuses et au moment ou on parle il y a des négociations entre le
camp kabila et le camp Bemba juste pour définir les règles de jeu.Rien
ne nous garanti que les conclusions de ces négociations seront
respectées.A t on oublié qu'Azarias ruberwa garde encore des unités de
choc pour refaire la même chose,mais malheureusement ce dernier ne pas
consulter.les négociations politiques dont la RDcongo a besoin ne doit
pas se limiter sur les deux vainquers du premier tour qui se sont
rentrés dédans par le manque de gestion d'humeur.les ivroiriens sont en
passent de prolonger encore la transition question de se mettre
d'accord avant des élections crédibles acceptables par tout le
monde.Vous avez raison mon frère Yvon de dire que Tshisekedi réfuse de
mourir politiquement et qu'allez vous dire de Lionnel Jospin qui
avait après son échec pris congé de la scène poltique?????la politique
est un ART et doit se faire en poursuivant un idéal.ce qui se passe
avec le MLC et le PPRD est un signe d'amaturisme poltique car ils
avaient accepter la proposition de Tshisekedi le peuple n'allait pas
vivre le spectacle de la honte le jouer même qu'il attendait la
proclamation des érsults du premier tour.Mon frère Yvon doit
savoir,comme l'avait dit François Mitterand,on ne peut pas enterrer un homme poltique avant sa mort physique. Tshisekedi,qu'on
le veuille ou pas a encore beaucoup à donner au pays,mais le comble est
que tout ce qu'il propose n'est pas intercepté à temps et on risuqe de
se retrouver à courrir derrière les évenements.Diriger c'est prévoir et
non subir comme c'est le cas présentement avec les négociations
PPRD-MLC.Les deux camps ne doivent pas en être fiers,mais doivent se
dire au fond qu'ils devaient à son temps saisir la balle du bon
côté.Que Tsisekedi réclame l'élargissement du cercle des négociateurs
ne justifie en rien l'acharnement de mon frère Yvon qui voit pareil
comportement inopportun.Aujourd'hui Kabila accepte de négocier avec
Mbemba juste parce que ce dernier a les armes et lui fait voir combien
kabila lui doit du respect et ne peut pas se permettre de faire
n'importe quoi.Je pense qu'aucun peuple au monde peut dire tout haut
qu'il n'a pas besoin des négociations dans sa vie.Que mon frère Yvon se
calme car les négociations on en aura et au format préconisé par
Tshisekedi car celles du PPRD et MLC ne prendra pas en compte les
desiderata de tout le peuple.N'anticipont pas,mais l'avenir va nous
reveler encore combien il est bon pour l'avenir d'un peuple de se
mettre autour d'une table pour règler le problème.On négociera encore
et toujours.Un homme poltique ne meurt pas et l'important pour lui
s'est d'attendre son IDEAL et je suis de ceux là qui croit que le
peuple congolais finira par mettre à nu le MYSTERE TSHISEKEDI, juste un
peu de patience. Florent Mukonkole
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| vendredi 01 septembre 2006, a 08:12 |
| Tshisekedi refuse de mourir politiquement |

Etienne
Tshisekedi refuse de mourir. Mercredi, en effet, M. Jean-Baptiste
Bomanza, porte-parole de l’Udps, est revenu sur l’épineuse question des
concertations politiques. Mais au nom de qui parle M. Etienne
Tshisekedi lui qui n’a pas reçu mandat du peuple en boycottant les
élections ? C’est le moment des pleurs et grincements des dents.
Les
deux sous-Commissions instituées en vue de l’apaisement de la tension
entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, après les affrontements à
larme à feu survenus entre leurs gardes respectives du 20 au 22 août
dernier, sont déjà à pied d’oeuvre. Dans la journée de mercredi la
première réunion de la Sous-Commission chargée de définir des règles
devant conditionner la suite du processus électoral notamment, la
période de campagne électorale pour la tenue du second tour de la
présidentielle fixée au 29 octobre prochain par la Commission
Electorale Indépendante, a eu lieu. Opposant de part et d’autre, deux
groupes des cadres vertébrés à savoir, Samba Kaputo, Marcellin
Chissambo et Denis Kalume Numbi, pour le camp de Joseph Kabila et,
François Mwamba Tshishimbi, Thomas Luhaka et Delly Sesanga Ipung, pour
celui de Jean-Pierre Bemba Gombo, les discussions ont démarré dans un
climat de parfaite symbiose.
Comme pour dire qu’en fin de compte, les congolais assisteront
incessamment à une séance de réconciliation publique entre les deux
frères que d’aucuns donnaient pour ennemis alors qu’íls ne sont que des
adversaires politiques engagés dans la course pour le tout prochain
fauteuil présidentiel en RD Congo. A en croire les sources de La
Prospérité, votre Quotidien de l’avenue de la justice, cette première
réunion d’une des deux Sous-Commissions s’est limitée à l’échange
d’éléments.
De 10 à 11 heures, les participants ont recueilli ce qu’il est convenu
d’appeler outre mesure comme termes de référence. Elle reprendra ses
travaux le vendredi 1er septembre avant de livrer, au plus tard ce
week-end, les secrets de ses délibérations. L’autre Sous-Commission,
celle chargée d’enquête indépendante, devrait établir les faits
saillants ayant été à la base des affrontements décriés du 20 au 22
août dernier à Kinshasa, la belle.
Entre-temps, la consigne du cantonnement des troupes reste maintenue, a
déclaré William Lacy Swing, le Chef de la Monuc, du Ciat et
Représentant Spécial de Kofi Annan, le Secrétaire Général des Nations
Unies, en RD Congo. Il n’y a pas de sujets tabous au cours de ces
pourparlers, a-t-on appris hier, en fin de la soirée. C’est autant dire
que les questions liées aux médias, au cantonnement des troupes ainsi
qu’à leur brassage éventuel avant le deuxième tour de la
présidentielle, aux garanties sécuritaires et à l’organisation de la
toute prochaine campagne électorale y sont fiévreusement abordées.
Loin
de toute complaisance, les deux parties se livrent, nous a-t-on
rapporté de source digne, à une gymnastique destinée à amener les deux
candidats à se regarder en face dans les meilleurs délais. Question de
sauver la patrie !
Etienne Tshisekedi réclame l’élargissement du cercle des concertations politiques
De son côté, le lider maximo de l’Union pour la Démocratie et le
Progrès Social, Udps en sigle, ne lâche pas prise. Etienne Tshisekedi
wa Mulumba est toujours aux aguets. Il souhaite que le cercle de ces
concertations politiques ouvertes à la Monuc sous l’œil vigilant de
William Lacy Swing soit élargi à son parti ainsi qu’à tous les autres
acteurs politiques congolais.
Ainsi, a-t-il révélé Jean-Baptiste Bomanza, le Porte-parole de l’Udps,
au cours d’une intervention hier soir sur les antennes de Tropicana Tv.
Cet émissaire permanent de Tshisekedi sur l’agora politique croit dur
comme fer que seules les concertations politiques élargies
permettraient de garantir une paix durable en RD Congo. Surtout que ces
élections pour lesquelles les deux candidats se sont affrontés à
Kinshasa, auront été, selon lui, organisées dans des conditions
d’irrégularités, le 30 juillet 2006, soit un mois après l’expiration du
délai de la transition reconnu de 36 mois par l’Accord Global et
Inclusif et la Constitution issus de Sun City, en Afrique du Sud.
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| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
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