| mardi 28 novembre 2006, a 18:16 |
| Révélations d’un ex agent secret de Mobutu sur Honoré N’Gbanda alias Wa Mvene, le menteur |
Le planificateur du plan trouble qui failli mettre Kinshasa à feu et à sang après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle
Honoré Ngbanda est tristement célèbre. Un moment, il a voulu faire croire que les Congolais ont oublié pourquoi il s’appelle « Terminator ». Cela aidant, il s’est donné le beau rôle, celui de donneur de leçons. A travers tout cela, on a découvert une autre réputation au vrai faux pasteur, celui de menteur patenté. Il semble que depuis l’enfance, le mensonge le colle à la peau. Un Congolais qui connait très bien Honoré N’gbanda nous le livre. Il nous dit comment il est devenu ce qu’il est et au prix de combien de crimes. Il a même éliminé la personne qui l’avait introduit auprès de Mobutu afin de prendre sa place. Ce document vaut donc la peine d’être lu. Certains passages de ce document ont fait l’objet d’une rétention voulue par notre Rédaction. Lisez.
Désiré KIMPESSE
Créteil France
Le menteur
Depuis sa sortie officielle le samedi 4 juin 2005 à Paris (France), l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo, APARECO en sigle," se met dangereusement au travers de la route pour compromettre l’avènement de la 3e République. En tant que démocrate Congolais, je ne vous en veux pas. Vous faites ce que vous croyez être vos convictions politiciennes. Malheureusement, ces convictions se focalisent seulement à faire croire à la masse de la Diaspora Congolaise que les intérêts de la RD Congo sont en cause. Oui ! Ce n’est pas faux. Mais un politique lucide découvrira facilement dans vos discours et interviews le charme d’un félin à peau d’agneau. Vous avez toujours l’intelligence de camoufler vos propres vraies intentions sous des raisons objectives, difficiles pour les naïfs à les contourner. Vous vous présentez devant vos "mollahs de l’ APARECO" sous un aspect politique qu’extériorise l’amour de la patrie, mais les pauvres en esprit ne savent pas ce que vous portez "au-dessous" de votre manteau d’agneau. On ne vous connaît pas d’amitiés désintéressées. Tout est calcul chez vous. Formé à l’école de la Dictature de Mobutu, vous savez très bien comment appliquer à la perfection la recommandation de votre maître préféré Machiavel : "les hommes obéissent si bien aux ’nécessités présentes’ que celui qui trompe trouvera toujours qui se laissera tromper." Effectivement, vous avez cette faculté exceptionnelle de tromper et berner vos interlocuteurs pour les amener à soutenir aveuglement vos mensonges. Car "tout menteur vit au dépens de celui qui l’écoute". D’ailleurs, dans votre propre coterie tribale des ngbandi, votre ethnie, vous êtes même gratifié par vos propres proches de surnom peu flatteurs de "WA MVENE’ (le Menteur). Pour atteindre votre goal, vous avez d’abord besoin de gens. Car votre agenda caché tient à conserver la carte importante du nombre de congolais pour la suite des événements afin d’assouvir votre grande envie de vengeance contre le "Phénomène Kabila" qui vous a ravi le "beefsteak" de la bouche en 1997 et de reconquérir rapidement le pouvoir au Congo. Voilà pourquoi, je me pose une question fondamentale : Que se cache-t-il derrière cet acharnement de dénoncer sans cesse une myriade de "complots" qui s’entrecroisent et s’annulent à tout propos.
L’Unificateur" des nostalgiques du régime déchu de Mobutu
En analysant vos discours, il est plus difficile de discerner un programme politique ou une alternative politique pour le pays. Toutes les idées politiques de l’Alliance sont seulement fondées sur la seule volonté de Honoré Ngbanda, sur la seule expérience de vie de Honoré Ngbanda, sur les seules opinions politiques de Honoré Ngbanda, qui donnent une explication du monde, commandent ou guident les comportements des "mollahs" de l’APARECO. Toutes les caractéristiques fondatrices de l’ AP ARECO concourent à la seule personnalisation du Président National, pour ne pas dire "Président Fondateur" de l’Alliance. Vous devenez ainsi "le Rassembleur", l"Unificateur" des nostalgiques du régime déchu de Mobutu. Dans la Diaspora congolaise, ne peuvent croire à vos discours que certains compatriotes qui voient seulement ce que vous paraissez aujourd’hui, peu d’entre eux perçoivent réellement ce que vous êtes. Certains mollahs "zélés" de l’APARECO commencent même à faire de l’autocensure jusqu’à s’interdire d’avoir certaines pensées contraires à celles de "WA MVENE’. Ces pauvres gens, faibles en esprit, ont vraiment perdu tout esprit critique. Ils ne voient que "WA MVENE’ et n’entendent que la voix de "WA MVENE’. Ainsi, tout "autre son de cloche" politique à ce que vous dites en tant que président "Fondateur " de l’APARECO, est purement et simplement considéré comme de la "haute trahison", et par conséquent tout congolais incriminé est purement et simplement considéré comme "rwandais" et mérite la peine de mort. Les intimidations politiques, les brutalités physiques et les destructions matérielles prolifèrent. Vous voulez maintenant contrôler la conscience de vos "mollahs". C’est pourquoi vous les encasernez et caporalisez leurs esprits. Si les chaînes liaient les pieds de l’esclave pour l’empêcher de s’évader, vos discours visent à empêcher l’esprit de vos "mollahs" de voler à la rencontre de l’avènement de la 3e République. Vos "mollahs" sont donc devenus les otages d’une mécanique infernale déclenchée par l’appareil extrémiste de l’APARECO identique à celui des terroristes Islamistes.
Un homme aux mains pleines de sang
Pour impressionner les faibles en esprit, vous vous dédouanez en diluant votre "énorme" part personnelle de destruction du pays dans une nébuleuse responsabilité collective bien colorée de nombreuses légendes et fictions dans vos livres et interviews. Vous usez même d’un discours "religieux" pour bien les saouler avec l’ "opium du peuple". En tant que un vrai Patriote Congolais, j’ai longtemps été tenté aussi par vos discours pour adhérer à l’ APARECO. Mais, après maintes réflexions, j’ai d’abord renoncé définitivement à l’idée d’adhésion à cette pseudo Alliance fort hétéroclite tissée sur le modèle de discours de mouvement "terroriste", ensuite et surtout à l’acceptation de" seules opinions personnelles de Mr Honoré Ngbanda, et je ne pense pas que ce soit seulement pour des raisons politiques divergentes entre nous, mais tout simplement parce que les méthodes utilisées pour bâtir la démocratie à votre manière ne semblent pas différentes de celles d’une structure dictatoriale. En tant qu’ancien Agent des Services de sécurité au Zaïre de Mobutu, j’étais et je reste un témoin oculaire de vos crimes. Pour les besoins de la vérité historique, il serait mieux de vous restituer votre considérable part personnelle de responsabilité des causes de la ruine de ce pays, pour réveiller l’esprit de vos "mollahs" qui sont en plein sommeil. Il m’est inconcevable de taire vos œuvres criminelles. La liste de celles-ci est tellement longue que je me limiterai aujourd’hui à quelques unes seulement, à titre exemplatif. Prochainement, nous publierons un grand article qui est déjà sous presse sur "Les crimes de Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba au Zaïre de Mobutu". Voici quelques cas de vos manipulations et crimes :
Voici les crimes de N’gbanda
Au Petit Séminaire de Bolongo : Trop jeune déjà, lors de votre passage au Petit Séminaire de Bolongo, près de Lisala, vous étiez déjà repéré à cause d’un manque de scrupule et d’une déloyauté naturelle par les prêtres et vos collègues. Vous n’avez pas bonne presse jusqu’à présent auprès de vos anciens collègues de classe qui vous contestent une prétention à vouloir exercer une condescendance que ne justifient pas vos prestations scolaires.
Au Campus de Lubumbashi : En 1972, vous terminez vos études en Philosophie au Campus de Lubumbashi (UNAZA), en n’ayant aucun parrain dans les cercles ngbandi à Kinshasa pour être propulsé sur la scène du pouvoir. Mais, grâce à un jeune étudiant à cette époque en Science Politique, d’ethnie ngbandi, du nom de Nzapa, cousin à l’épouse Baramoto proche parente à maman Marie Antoinette Mobutu, vous êtes recommandé au Service de sécurité. Nous vous rappelons, Mr Honoré Ngbanda, que vous avez payé votre parrain, Nzapa, plus tard en monnaie de singe. Nous y reviendrons plus loin.
Au Département Documentation Extérieure : Après vos études universitaires, vous êtes parachuté directement en septembre 1972 au Centre National de Documentation, au Département de la Documentation Extérieure (CND/DDE) dirigé par Edouard Mokolo wa Mpombo, votre premier Patron. Dès votre arrivée au service, par vos manigances et manipulations, les choses se gâtent rapidement au niveau de deux chefs de Départements (Extérieur et Intérieur) du CND. "Menteur né", vous mettez rapidement le feu sur l’huile entre les deux chefs, Edouard Mokolo wa Mpombo du Département Extérieur et son ami Jean Seti Yale du Département Intérieur. C’est le point de départ de la lutte de factions dans le sérail présidentiel qui va marquer profondément tout le règne de Mobutu. Vous portez cette responsabilité devant l ’histoire. De ce combat entre les deux amis devenus ennemis naturels par vos manipulations, vous êtes frappé d’un éloignement du pays en 1976 pour un garage à L’étranger.
Chef d’antenne de Sécurité à l’ambassade du Zaïre à Bruxelles : C’est ainsi que vous débarquez en décembre 1976 comme chef d’antenne de Sécurité à l’Ambassade du Zaïre à Bruxelles. A votre arrivée, l’Ambassadeur Inonga Lokonga Lome vous confie en guise de couverture diplomatique la fonction de Conseiller politique, responsable entre autres de l’encadrement de la jeunesse du Parti unique (JMPR) en Belgique.
Détournement de l’argent des étudiant boursiers à Bruxelles : Par vos manipulations et manigances habituelles, vous vous accaparez du Centre Culturel, une section du Ministère de l’Education Nationale, chargée de gérer les fonds du Ministère pour les paiements des étudiants boursiers du gouvernement zaïrois en Belgique. Vous poussez dans l’ombre le responsable du Ministère de l’Education chargé du Centre Culturel accrédité à Bruxelles. Pour bien arracher le pactole, vous affirmez comme chef d’antenne de Sécurité à l’Ambassade que c’est par la gestion du Centre Culturel que vous pouvez contrôler la colonie estudiantine zaïroise au sein de laquelle grouillent, d’après vos mensonges, des opposants étudiants payés avec l’argent du régime qui les nourrit. Durant tout votre séjour en Belgique, vous détournez méthodiquement et tranquillement l’argent des bourses des pauvres étudiants. Vous provoquez même un état terrible d’une grogne dans la colonie des étudiants zaïrois, privés de leur argent. Mais, vous vous en moquez. En même temps, vous affichez surtout une opulence outrancièrement provocante. Voilà comment vous forciez les étudiants zaïrois à gagner les rangs de l’opposition au régime Mobutu. Pour preuve, bon nombre de témoins (anciens étudiants et anciens diplomates de cette époque) sont encore en vie. Vous n’allez pas nier ces faits devant eux.
Détournement de l’argent destiné aux médecins de la clinique Genoulier : Sans scrupules, vous allez même jusqu’à détourner l’argent destiné aux médecins du Service de cardiologie de la Clinique Genoulier en Suisse où avait été soignée la défunte maman Marie Antoinette, épouse du Président Mobutu. Un geste sentimentalement choquant.
Affaire Nguz Karl i Bond : Après la première guerre du Shaba en Mars 1977, le Ministre des Affaires Etrangères Nguz Karl i Bond est arrêté le 13 août 1977. Aussitôt, vous, Mr Honoré Ngbanda , prenez l’"initiative" de confectionner des preuves de sa prétendue complicité. Vous peaufinez avec le faux témoin, l’adjudant Sumbu, du Service de l’attaché militaire, les détails des mensonges à produire durant le procès truqué de Nguz pour haute trahison. Nguz Karl i Bond est condamné à mort. L’affaire se révélera plus tard être une pure cabale montée de toutes pièces par vous, le condamné sera alors gracié par le Président Mobutu.
Affaire Monguya : Grand manipulateur, vous tissez de toutes pièces en 1978 un coup des mercenaires qui s’infiltreront à partir du Rwanda. Vous informez en pompe Kinshasa de votre découverte d’une affaire de complot contre le dictateur. Le commanditaire n’est autre que l’ancien Gouverneur du Kasaï, Mr Monguya. Exilé politique en Belgique, Monguya est pratiquement imprenable à Liège où il réside. Vous demandez du secours à Kinshasa. Alors, on vous envoie un féticheur venu de Lisala pour faire occire Monguya. Avant de prendre son avion de retour au pays, le féticheur vous informe que le sort de Monguya sera réglé dans le mois. Vous lui remettez une enveloppe de 10 000 dollars pour ses achats. Une fois au pays, le féticheur escroc mourra d’une mort non expliquée, laissant bien en vie sa proie, ainsi que votre enveloppe d’argent.
Le trafic de chanvre : Oui ! En poste en Belgique, vous étiez à la recherche d’un enrichissement rapide sans nom. Vous croyant intouchable, vous avez fait un choix risqué qui vous a finalement perdu : "le trafic de chanvre". Vite, vous montez votre propre réseau de trafic à l’aide des étudiants ngbandi "mouchards" que vous contrôlez au Centre Culturel à Bruxelles. De Kinshasa, vous vous faites livrer du chanvre dans des malles sur lesquelles sont inscrites "Présidence de la république" comme service expéditeur. Elles sont censées contenir des uniformes et brochures d’éducation civique et politique pour la jeunesse du Parti-Etat (JMPR). Elles arrivent dans la soute des avions Hercule C.130 des FAZA et de vols réguliers d’Air Zaïre. L’affaire de chanvre a bel et bien laissé des traces judiciaires à Bruxelles. Rappelez vous encore, Mr Honoré Ngbanda, de ce début janvier 1979, aux petites heures d’une matinée de l’hiver quand la Police Judiciaire Belge munie d’un mandat de perquisition a effectué une fouille minutieuse du coffre de votre voiture et de fond en comble, chaque pièce de votre villa de fonction à Overijse, dans la banlieue flamande de Bruxelles. Nous y reviendrons en détails avec des documents à l’appui prochainement. Persona nona grata sur le territoire belge : Malgré l’immunité diplomatique qui vous couvrait, la décision tombe en 1979. Le ministère belge des Affaires Etrangères notifie à l’Ambassade du Zaïre la décision de déclaration de persona non grata sur le territoire belge prise à l’encontre de Mr Ngbanda Nzambo Ko Atumba (Honoré). La queue entre les pattes, vous rentrez au pays avec trois dossiers : le fameux dossier de trafic de chanvre, le détournement de l’argent des étudiants boursiers, ainsi que la très regrettable affaire du détournement de l’argent destiné aux médecins de la Clinique Genoulier. A votre arrivée à Kinshasa, vous trouvez une lettre de révocation signée par votre ennemi et chef, Seti Yale.
Escroquerie de diamants : A la touche sans fonction, Honoré Ngbanda, vous
commettez des actes indignes d’escroquerie. Voici deux cas parmi tant d’autres : Affaire épouse Molebe : Vous Mr Honoré Ngbanda avec votre ancien condisciple de séminaire, Nzangbe, agent du Département Extérieur (ODE) commettez une escroquerie d’un très important lot de diamants. Malheureusement, le lot de diamants appartient à l’épouse Molebe, le frère aîné de Mr Edouard Mokolo wa Mpombo, votre ancien patron. Madame Molebe crie au voleur. Une rapide enquête aboutit à l’arrestation de l’agent Nzangbe qui tait votre nom en promesse de le faire sortir de là assez rapidement. Pendant ce temps, vous courez vite vendre le lot à Brazzaville et abandonnez le pauvre Nzangbe à son propre sort. Affaire Pierre Lungu : Votre condisciple Pierre Lungu vous remet quelques carats de diamants pour les lui vendre à Brazzaville (Rép du Congo). En tant qu’un ancien agent de la Sûreté, vous ne risquez pas d’être fouillé au beach Ngobila. Vous revenez de Brazzaville avec une nouvelle désagréable pour votre ami Pierre. Des bandits vous auraient braqué à la sortie du Comptoir d’achat de diamants. L’affaire se révélera plus tard être pur mensonge.
Ambassadeur en Israel : À la reprise des relations diplomatiques avec Israël, vous revenez aux affaires comme un simple ministre-conseiller de la nouvelle Ambassade du Zaïre à Tel Aviv. Comme toujours, vous mijotez rapidement un plan diabolique de bataille contre votre patron, l’Ambassadeur Mbuze en poste à Tel-Aviv. Peu à peu, vous le poussez dans l’ombre, exactement comme vous avez tenté de le faire avec l’Ambassadeur Inonga à Bruxelles. Et enfin de compte, vous arrivez par lui ravir son fauteuil d’Ambassadeur en 1983.
Affaire Tamman : Une fois ambassadeur à Tel-Aviv, vous rencontrez le richissime homme d’affaires de nationalité israélienne, Monsieur Tamman. Dans l’euphorie de vos conseils, Tamman se lance aveuglement, pieds et poings liés, dans la construction de l’usine de fabrication de produits pharmaceutiques à Kitambo (Kinshasa). Vous êtes assuré d’une promesse ferme de recevoir un grand quota des produits pharmaceutiques à commercialiser pour votre propre compte. Mais, l’affaire finit par se terminer en queue de poisson. Tamman laisse dans l’aventure d’importantes sommes d’argent investies en pure perte.
A la tête de l’Agence : Honteux et confus à Tel-Aviv après l’échec de l’affaire
Tamman, vous décidez de manoeuvrer pour rentrer vite au Zaïre où se trouve le vrai enjeu : la course à l’enrichissement. Au retour à Kinshasa, vous êtes gracieusement nommé en 1985 à la tête de l’Agence Nationale de Documentation (AND). A ce titre, vous êtes aussi le président durant 5 ans de la Commission de Sécurité des pays de la CEPGL (Zaïre, Rwanda et Burundi), pour ne rien faire car le bilan est plus que néant au vu des événements intervenus dans cette région des Grands Lacs.
Détournement des dons des services des renseignements amis : Deux cas parmi tant d’autres : A la tête de l’AND, en grand manipulateur, vous obtenez vite du Résident de la station locale de la CIA à Kinshasa une première aide financière pour l’achat de véhicules auprès de concessionnaires locaux. Une aubaine... Vous achetez quelques véhicules et empochez comme d’habitude la grande partie de l’argent. Malgré cette indélicatesse, le Résident de la CIA sollicite de la maison mère à Langley (USA) l’allongement d’une aide financière substantielle. Malgré toutes les précautions de verser l’argent directement au concessionnaire, une partie du lot de véhicules est distraite par vous pour les membres de votre famille. Il en sera ainsi lors de chaque arrivage de lots de véhicules achetés avec l’argent de l’Agence ou des dons des services des renseignements amis.
Machine de mort : Sous votre direction, l’AND devient une vraie machine destinée à réduire au silence toute velléité d’opposition au pays. Les enlèvements nocturnes, les tortures, les liquidations sommaires et les opérations punitives constituent l’essentiel de vos activités. La lutte contre les opposants se poursuit comme par le passé, mais avec des nouvelles méthodes plus fines. Des disparitions de personnalités politiques surtout de moindre importance se font secrètement dans les sinistres cachots souterrains de la Cité de l’OUA ou dans le fleuve Congo à la hauteur des chutes de Kinsuka. Les étudiants originaires des régions de l’Est fichés contestataires, activistes ou meneurs seront nuitamment enlevés sur les campus des universités et des instituts supérieurs, par des opérations chirurgicales indolores, sans attirer l’attention de leurs camarades. Vous avez une très mauvaise presse auprès des organismes de défense des droits de l’homme.
Expulsion des opposants politique zaïrois demandeurs d’asile à Bruxelles : Dès 1985, vous nouez des contacts informels avec Mr Morell, Directeur de Cabinet du Ministre belge de la Justice, Mr Jean Gol, pour faciliter les expulsions des opposants politiques zaïrois installés à Bruxelles. Le contact aura lieu par un dîner en tête en tête dans un restaurant de la place Sainte Catherine à Bruxelles. A cause de vous, beaucoup de nos compatriotes furent déportés comme des mal propres au pays sur votre demande. Bon nombre d’entre eux se sont retrouvés au bas de la passerelle à l’aéroport de Ndjili, accueillis par vos agents de sécurité et conduits avec des brutalités indescriptibles dans les fameux cachots de l’AND. Des années après, le Sénateur belge écolo Germais Dufour dénonce le fait que les demandeurs d’asile zaïrois soient livrés aux agents des services de sécurité dirigé par Mr Ngbanda grâce aux listings de passagers produits par la Sabena. Les refoulés sont fichés sous trois appellations différentes : les Inad (ceux qui sont refoulés dès leur arrivée à la frontière belge), les Depa (les déportés accompagnés de policiers) et les Depu (les déportés non accompagnés). Certaines victimes sont encore en vie pour vous confondre.
Transferts des fonds en devises à l’étranger. Durant votre règne à l’AND, vous parvenez à augmenter considérablement votre fortune personnelle. Grand manipulateur, vous obtenez l’autorisation auprès du Président Mobutu d’obtenir de la Banque Centrale du Zaïre, des transferts de fonds en devises pour le paiement des agents des antennes de la Sûreté à l’étranger. L’enveloppe est d’environ 25 millions de francs belges par mois. Vous vous engraissez. Le pactole vous permet de vous lancer dans des activités commerciales variées : transport fluvial, exportation de bois, exploitation artisanale d’une concession de mines de diamants, plantation de café,... Le pays détient aujourd’hui toutes les preuves matérielles de la Banque centrale de ces détournements. Vous n’allez pas nier. Des agents de sécurité dans toutes les entreprises de l’Etat : Pour accélérer le rythme de votre enrichissement, vous obtenez par diverses manipulations auprès du Président Mobutu l’autorisation de placer vos agents de sécurité dans toutes les entreprises de l’Etat, sous prétexte de surveiller la gestion désastreuse de leurs PDG. Selon vous, certains PDG seraient à la solde de l’opposition clandestine dont ils financent les activités bannies de l’UDPS. Une aubaine... Vous vous engraissez. Après plusieurs manoeuvres, le Premier Ministre Kengo wa Dondo parvient à chasser les intrus des Entreprises de l’Etat.
Rapport de service au Président Mobutu : L’année 1989 est marquée par la chute du mur de Berlin et l’exécution sommaire du tyran roumain, ami personnel de Mobutu. Dans votre Rapport de service au Président Mobutu, vous conseillez que "la population zaïroise demeure fondamentalement attachée au Guide toute fois il est nécessaire d’entreprendre quelques reformes, sans toucher au principe du Parti unique qui permettra de conserver le contrôle de la situation". Pour faire diversion, vous suggérez des changements d’hommes dans les appareils du Parti et de l’Etat.
Affaire Généraux Somao et Bielo : En 1989, vous informez le maréchal Mobutu de la découverte de quelques indices des préparatifs de coup d’Etat contre le régime. Ses commanditaires ne sont entre autres votre Adjoint Bielo et le Général Somao, commandant des troupes blindées de Mbanza-Ngungu. Ils appartiennent tous les deux à la tribu Ngbaka (Mabo), ennemie de la tribu Ngbandi. Le 28 avril 1990, votre adjoint Bielo est suspendu de ses fonctions, en attendant la fin de l’enquête. Réhabilité quelques mois plus tard, il mourra empoisonné le 29 décembre 1992. L’autopsie réclamée par sa famille sera refusée par les médecins, sur votre ordre. En revanche, des hommes cagoulés armés pénètrent à la morgue et mutilent le corps du défunt pour enlever le foie qui est le réceptacle dans lequel le poison se déverse. Horrible !
Affaire Nzapa : Toujours, en 1989, vous accusez votre autre adjoint Nzapa du
Département Extérieur, celui-là même qui vous avait aidé à entrer dans le circuit de la Sécurité après vos études, de comploter avec l’antenne locale de la CIA pour renverser le régime. Mr Nzapa a eu la chance de n’encourir comme peine que l’exil au poste d’ambassadeur en Ouganda, rapidement suivi d’un envoi au garage.
Pasteur MOLILI : Depuis la fin de l’année 1989, aux heures libres de votre basse besogne, vous vous établissez en faux prédicateur, faux berger. Mais depuis, vous ne changez pas. Vos actes ne sont mêmes pas dignes d’un "born again". Vos proches vous gratifient même d’un autre prénom : "Pasteur MOLILI’ (le pasteur des Ténèbres).
Instauration du multipartisme au pays : Au 24 avril 1990, Honoré Ngbanda, vous soutenez que l’instauration du multipartisme au pays est "une grosse erreur historique". C’est avec ce fond de commerce que vous allez même vous hisser rapidement aux commandes du poste de toute puissante éminence grise de Mobutu. Le 30 avril 1990, Mobutu vous nomme comme son Conseiller politique avec pour mission "d’organiser la résistance à la démocratie et réduire à l’impuissance les forces politiques d’opposition". Pour fêter votre nomination, vous signez une opération punitive, le même jour du 30 avril, pour faire cesser un rassemblement d’amis et de sympathisants du leader de l’opposition. Après sa libération de deux ans de résidence surveillée, vos agents de sécurité font irruption dans la résidence d’Etienne Tshisekedi à Limete. Plusieurs personnes sont blessées, entre autres, Tshisekedi lui-même, 30 personnes sont arrêtées et trois personnes tuées. Ensuite, le 3 mai 1990, le second discours de Mobutu dit de " clarification " qui neutralise le précédent discours de "démocratisation" du 24 Avril 1990 introduisant le multipartisme au Zaïre. Ce second discours de Mobutu porte votre empreinte d’étouffer dans l’oeuf l’apprentissage d’un système politique multipartiste. C’est le point de départ qui va modifier le destin du pays, par une marche à reculons vers son inexorable déclin. Vous portez seul cette responsabilité devant l’histoire.
Le"TERMINATOR" : De votre bureau seront concoctées des décisions et de nombreuses mesures opérationnelles variées dans une campagne agressive d’intimidation contre les tenants de la thèse de "changement politique radicale ". Pour cela, vous avez même créé des Forces d’Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet de "HIBOUX", entraînées par les Sud Africains pour des coups tordus contre les opposants politiques ; des Forces d’Action Spéciales (FAS), entraînées par les Israéliens pour des coups à l’étranger. Ce que beaucoup de gens au Congo savent, c’est que vous avez semé la terreur noire dans la ville de Kinshasa. Vous avez organisé avec vos Forces d’Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet de "HIBOUX", plusieurs coups maladroitement montés contre de personnalités politiques de l’opposition et les partisans du changement politique. Sur le moment, cette terreur a produit un effet électrique de peur considérable dans la population Kinoise qui vous a même surnommé : le "TERMINATOR". Allez vous contester cela ? Mr Honoré Nganda. Voilà pourquoi vous êtes très populaire au pays, par vos actes abominables. A titre d’exemple : Dans son Rapport annuel de 1994, l’AZADHO (Association Zaïroise de Droit de l’homme) a conclu que la violence politique a occasionné de nombreux cas d’assassinats, exécutions sommaires et extrajudiciaires. Jusqu’au 26 Décembre 1994, en moyenne 10 à 11 exécutions sommaires par mois ont été répertoriées par l’AZADHO, sans compter celles qui sont commises secrètement. Les taux les plus élevés ont été enregistrés dans la seule ville de Kinshasa. Dans plus de 80% de cas d’exécutions sommaires, il s’agit d’assassinats politiques par balle ou consécutifs aux tortures perpétrés par les agents de force de sécurité. Les lieux de commission de ces actes de tortures sont les bureaux des services de renseignements ou des nombreux cachots connus ou inconnus des services de sécurité. Si au début de la Dictature de Mobutu, Jean Faustin Manzikala avait acquis la réputation d’"Assassin " dans la répression contre les Nationalistes congolais, vous Mr Honoré Ngbanda, à la fin de la Dictature Mobutu, vous êtes le "TerminaTor" dans la répression contre les Démocrates congolais. Vous portez, comme Jean Faustin Manzikala, cette responsabilité devant l’humanité et l’histoire.
Opération sur les campus universitaires : Un exemple seulement parmi tant d’autres : En février 1990, une opération punitive contre les étudiants originaires des régions de l’Est du pays (communément appelées ’Bloc Est’) fichés "contestataires" est organisée sur le campus de l’Université de Kinshasa. Au cours d’une nuit, des éléments de FIS, aux visages barbouillés de boue et de charbon, mêlés à des étudiants mouchards et indicateurs pour la plupart originaires des régions de l’Ouest du pays (’Bloc Ouest’) réveillent leurs collègues garçons logés aux homes 10 et 20, et les tabassent copieusement. Ces derniers se réfugient au home 30 le bastion des étudiants fichés meneurs du Bloc Est. Vite, la résistance au home 30 s’organise et se traduit en une grande bagarre de jet des pierres, des gourdins et des bâtons jusqu’aux petites heures du matin, sans éveiller l’attention des autorités académiques ni militaires pour venir au secours des victimes. Au matin, les victimes abusées croient à un épisode de l’animosité qui oppose habituellement les étudiants originaires de deux blocs, or, c’était une opération punitive contre les étudiants originaires des régions de l’Est du pays (Bloc Est) organisée par vous, Mr Honoré Ngbanda.
Affaire Kibassa Maliba : Pour casser la morale des leaders de l’Union sacrée, vous n’hésitez même pas à utiliser l’arme lourde. Dans la nuit du 13 août 1991, la maison de Frédéric Kibassa Maliba, leader de l’UDPS et de l’Union sacrée, située à la 12e rue Limete, est bombardée à la roquette par les éléments de Forces d’Intervention Spéciales (FIS), connues sous le sobriquet de "HIBOUX", Un gendarme venant au secours est aussi tué. D’autres maisons d’hommes politiques sont aussi attaquées, comme celle de Mr Tshimbembe bombardée le 27 août 1991. Le 4 septembre 1991, les sièges de l’UDPS et l’UFERI sont attaqués par vos éléments des Forces d’Intervention Spéciales (FIS) qui tuent trois membres de l’UFERI et un membre de l’UDPS. Le siège de l’UFERI est saccagé et pillé par vos Forces. Dans la nuit du 3 janvier 1993, la maison de Frédéric Kibassa Maliba, située à la l2e rue Limete, est de nouveau bombardée à la roquette par les militaires de la DSP. Les dégâts matériels et humains sont lourds. Berthos Kibassa est tué au cours de cette attaque et d’autres membres de la famille sont sérieusement blessés. Et la maison a partiellement pris feu.
Campagne agressive d’intimidation contre la presse : Cinq exemples seulement parmi tant d’autres : Journal Elima : Le 28 août, les bureaux du journal local Elima, sont pillés par vos agents de sécurité. Les imprimeries du Journal Elima situées dans la zone de Kintambo à Kinshasa sont plastiquées le 17 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre. Journal l’analyse : Le 21 février 1994, vers 10 heures, une cinquantaine d’hommes en tenue civile et en uniforme militaire surgissent sur votre ordre dans les bureaux du Journal l’ "Analyste". Ils coupent le téléphone et occupent les lieux jusqu’à 17 heures avant de repartir sans rien dire mais en emportant tous les matériels et équipements de rédaction. Journal Umoja : Fin avril 1994, Léon Moukanda Lunyama, Editeur responsable du groupe de presse ’UMOJA est menacé de mort par les agents de sécurité pour avoir publié un article sur la ’Prima Curia’, une sorte de secte mystique à laquelle appartiennent le grand maître Mobutu et certains de ses collaborateurs, y compris vous Mr Honoré Ngbanda. Journal Kin Matin : Le 9 juin dans la matinée, Mr P Kabeya, journaliste à ’Kin Matin’ est retrouvé mort à côté du camp militaire Luano à Binza Ma Campagne, le corps déchiqueté par de coups de poignard, les jambes fracturées et les yeux crevés. Journal Nsemo : Le 28 Octobre 1994, l’Editeur responsable du Journal ’Nsemo’, Mr Kavula, membre du Bureau national de l’UDPS est enlevé par les agents de sécurité sur votre ordre. Une semaine plus tard, il sera retrouvé dans un champ en friche sur la route de Matadi près de Kasangulu en piteux état saignant et agonisant avec des traces de tortures sur son corps. Il succombera de ses blessures six jours après.
Affaire Tshishimbi Muanza : Dans la nuit du 25 octobre 1991, vos services lancent une attaque au moyen d’une bombe sur la maison de Tshishimbi Muanza, garde-corps de Tshisekedi. Trois autres bombes sont lancées dans la même nuit chez d’autres membres de l’opposition radicale.
Affaire Midao Bahati : L’ancien ministre de l’Intérieur Midao Bahati est kidnappé le 30 octobre 1991 par vos agents des services sur votre ordre pour l’intimider, afin qu’il rentre dans le gouvernement pro Mobutu.
Affaire Kanku Ditu : Le 12 décembre 1991, le vote du président du Bureau définitif de la Conférence Nationale Souveraine oppose Mgr Laurent Monsengwo Pasinya à un thaumaturge féticheur, Kanku Ditu, recruté par les services de Honoré Ngbanda parmi les délégués de la Société civile du Kasaï Oriental, comme candidat de la majorité présidentielle, pour le compte de Forces Démocratiques Unies (FDU) de l’académique Félix Vunduawe Te Pemako. Pour le besoin de la cause, vous Honoré Ngbandaconseillez et rassurez votre ami Vunduawe, de surcroît Professeur d’université, que Kanku Ditu detient le pouvoir magique de transformer dans l’urne tous les bulletins de vote de son adversaire en siens propres. Quelle honte pour l’élite intellectuelle que vous êtes ! Malgré cela, Mgr Laurent Monsengwo est élu par un vote massif du peuple en Conférence. Lors de l’euphorie populaire suite à cette élection du Prélat catholique, une bombe est jetée par vos éléments de FIS, la nuit même, dans un bar d’un quartier populaire de sympathisants de l’UDPS à Kinshasa, 17 personnes sont tuées.
Affaire Papa Ileo : Dans la nuit du 18 et 19 décembre 1991, Joseph Ileo Nsongo Amba, leader de PDSC et membre de l’Union sacrée de l’opposition radicale, est attaqué dans sa maison par des hommes armés de FIS sur votre ordre, qui emportent tous les documents politiques et autres papiers de Papa Ileo.
Mutinerie de la voix du Zaïre : Une des grandes mascarades qui s’est produite pendant. La période de la CNS est la fameuse "Mutinerie de la Voix du Zaïre". Dans la nuit du 22 janvier 1992, à 11 heures du soir, un peloton de soldats de la 31è Brigade Parachutiste de CETA investit la Station de radio nationale de la "Voix du Zaïre". Le ministre de la défense, Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba passe à la télévision pour affirmer que la mutinerie est une tentative de coup d’Etat qui est planifié en coordination avec l’appel de l’UDPS pour une grève générale.
La Marche des chrétiens : Lors de la marche des chrétiens du 16 février 1992, vous, Honoré Ngbanda, en tant que ministre de la Défense, et votre collègue Tony Mandungu Bula Nyati, ministre de l’Intérieur, suivez par des descentes éclairs sur le terrain et en liaison radio, toute l’évolution des opérations de répression exercées par des forces de sécurité sur les manifestants. En tant que Ministre de la Défense, vous faites intervenir des soldats parlant Portugais qui sont bel et bien des éléments de la division de l’UNITA du chef rebelle angolais Jonas Savimbi, dépêchés de la Base de Kamina le 14 février sur votre demande expresse. Ainsi, l’ordre de tirer sur les chrétiens a bel et bien eu votre aval. Les responsables de vos services de l’époque le témoignent aujourd’hui.
Affaire Pierre Lumbi : Dans la nuit du 31 janvier 1993, les soldats des FIS (Hiboux) prennent d’assaut et pillent la maison de Pierre Lumbi, ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Tshisekedi. Les religieuses belges habitant dans la maison voisine de celle de Pierre Lumbi sont aussi attaquées par les soldats des FIS.
A propos de Cardinal Malula : Aujourd’hui, Honoré Ngbanda, vous parlez beaucoup de l’église catholique. Vous oubliez ce que vous aviez dit à propos de Cardinal Malula, en ce mois de mai 1990, à l’occasion de votre 44e anniversaire, au restaurant chinois "Le Paradis de Pekin". Vous avez traité feu Cardinal Malula d’ingrat", par opposition à Son Eminence Diangenda toujours reconnaissant au Guide. Les témoins sont encore en vie pour vous confondre.
Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, La machine de répression de la dictature de Mobutu sous votre direction, a étouffé toute idée d’opposition politique et d’apprentissage de la démocratie. Sous vos ordres, on a dénombré chaque jour des cas d’arrestations arbitraires du fait des opinions d’opposition et activités politiques, d’enlèvements nocturnes, d’exécutions extrajudiciaires ou de relégations au village d’origine. Vos victimes sont des personnes suspectes d’opposition au régime, des étudiants, des syndicalistes, des officiers militaires originaires des provinces de l’Est, y compris ceux des deux Kasaï. Nous vous épargnons la longue liste de cas qui sont signés Honoré Ngbanda, ordonnateur des crimes du régime Mobutu, car il y en a des milliers.
Appel aux compatriotes de l’étranger et aux congolais de l’intérieur
Ne vous laissez pas endormir par les discours de Mr Honoré Ngbanda (’Wa Mvene’) qui vous fera croire que mes révélations sont une machination des Rwandais pour le déstabiliser dans ses oeuvres. Loin de là... L’homme est un mélange réussi de forfanterie, de froideur, et de cruauté naturelle. A voir seulement ses yeux, vous découvrirez un haineux, un revanchard, un cruel... Il est né ainsi, il ne changera "jamais". Suivez bien son parcours pour en être fixé. Un vrai Dictateur tout fait comme Mr Honoré Ngbanda ne se démocratisera "jamais". Lucifer ne redeviendra plus jamais un Ange. Chers compatriotes de la Diaspora, Ne soyez pas dupes. Vous risqueriez d’être réveillé par votre troisième âge sans exercer aucune fonction au pays. Et ce sera trop tard pour vous. "L’asile politique n’est pas une fonction". Je vous conseille Chers compatriotes de ne pas suivre WA MVENE’ et sa clique, ces hommes sont déjà foncièrement riches pour mieux vivre tranquillement en Europe sans galérer comme vous. En plus ils n’ont même pas honte à vivre heureux tous seuls parmi vous, des malheureux. Enfin, où se trouve aujourd’hui le Vice Président National et Porte Parole de l’APARECO, Mr Aubain ngongo Luwowo ? " Wa Mvene " ne s’explique-t-il pas sur les actions de son Vice-président ? Honoré Ngbanda dans des manifestations politiques, des cérémonies sociales, des concerts de musique, des deuils en familles,... organisés par les Congolais.
Non aux menaces et intimidations de l’APARECO
Nous dénonçons aussi et condamnons les menaces physiques et les manoeuvres de brutalités exercées par les partisans de Mr Honoré Ngbanda sur des autorités congolaises en mission ou visites à l’étranger, plus particulièrement dans les pays de l’Union Européenne. Nous demandons aux autorités compétentes de ces pays de prendre des mesures conséquentes pour endiguer ce mal qui peut aller jusqu’à des frictions diplomatiques. Nous demandons enfin aux autorités politiques et administratives de ces grands pays de Droit, en ce moment de lutte contre le terrorisme international, de prévenir des discours et des actes extrémistes et xénophobes de Mr Honoré Ngbanda, qui entretiennent un terreau fertile pour le développement d’un "terrorisme noir de seconde zone" entre Africains.
Enfin, N’gbanda ne changera jamais
Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba : Atteint du "SIDA mental", vous devenez ainsi un extrémiste tribun qui prononce devant les "mollahs" dans le mosquée d’APARECO rien que des "fatwas" (peine de mort prononcée par l’Ayatollah contre toute personne qui blasphème le coran ou qui va à l’encontre de la volonté d’Allah). Le risque de vous enfermer dans le ghetto d’un genre nouveau de "terrorisme noir "entre Africains" est tellement grand que votre APARECO s’est même isolée du reste de la classe politique au Congo. Les tares et les relents du terrorisme pourtant décrié partout au monde sont apparus spontanément dans vos agissements. Aucun discours politiquement constructif ne ressort de vos rassemblements si ce n’est des analyses d’ "agent de sécurité" couplés de complots et de discours xénophobe, revanchard, injurieux, rancunier, haineux, fétichiste,...Vous attisez plus de passions que de raisons. Vous entretenez un embrouillamini très dangereux. Du coup, vous devenez "un grand danger public " pour tout démocrate congolais vivant en Europe. A ce jour, votre discours soit disant "patriotique" ne contient ni sacrifice, ni altruisme,... Donc l’amour sacré de la patrie que vous prêchez ne fait pas vivre les "mollahs" de l’APARECO, contrairement aux populations de l’Est du Congo dont "la patrie est la raison de vivre et de mourir" Les invasions répétées des Rwandais et leurs alliés les obligent à des sacrifices suprêmes. Quand vous vous prélassez dans vos appartements en Europe. Je profite de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à l’esprit de résistance patriotique du vaillant peuple congolais, et surtout celui de l’Est du pays, qui réussit chaque jour qui passe à faire échec aux plans de déstabilisation et de partition du pays. Notre chère République Démocratique du Congo restera "une et indivisible". Nous acceptons de mourir pour cet idéal. La lutte se fait au Congo et non à des milliers de Km. ’WA MVENE’, il faut discerner les signes des temps. La vie politique est changeante. C’est pourquoi il vous faut aussi changer. Vous n’allez pas rester éternellement "agent de renseignement", pour toujours monter des coups bas et faire des fiches analytiques qui souvent sont des "scénarii non réalisables", fruits de votre propre imagination. Avec la fuite du maréchal Mobutu Sese Seko, c’est sans doute la fin d’un cycle. Des hommes nouveaux arrivent au pouvoir pour un Congo nouveau. C’est des jeunes lleaders nés après l’indépendance, qui ont échappé au SIDA dictatorial de votre régime corrompu de Mobutu. Ils sont bien sûr différents de vous. Car ils sont pointus et se mettent au dessus de toute polémique politicienne qui vous gangrène. L’avenir donnera raison à l’histoire. Mr Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, Vous aviez fait votre temps. L’heure est donc arrivée pour vous de vous confesser et demander un pardon sincère au peuple congolais victime de votre arrogance. Mais, cela implique une "grande réparation". Comme le peuple ne vous croira plus jamais, il faut tout simplement faire un geste : "vous taire et vous effacer dignement du débat politique" comme tous les grands caciques du Mobutisme qui ont commis des grands pêchés comme vous au pays. Aujourd’hui, vous n’avez aucune leçon constructive à donner au peuple. Car, vous avez lamentablement échoué avec mention "Grande Distinction" pendant la Dictature. Le peuple n’a plus besoin de vos analyses et démonstrations de service de renseignement. Ce sont des discours trompeurs. Le peuple a besoin aujourd’hui de sang nouveau pour une alternative au pays. Malgré votre âge (60 ans, cette année), vous êtes unanimement qualifié d’ "homme du passé" suite à votre cruauté sur le peuple. Malgré tous vos droits en tant que congolais, ne vous entêtez pas dans le crétinisme du pouvoir dictatorial qui vous aveugle. Mieux vaut le silence que le ridicule. Il faut savoir accepter avec honneur la fin d’un règne et passer le relais à la nouvelle génération politique qui est déjà là autour de vous. Mes salutations patriotiques,
Désiré KIMPESSE "Le Patriote Congolais" 94005 Créteil France |
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| lundi 20 novembre 2006, a 23:25 |
| Le président Joseph Kabila ou le Deng Xiaoping congolais ? |

Dans le quotidien belge "le soir" du jeudi 16.novembre. 2006 c.à.d. un jour après la proclamation du second tour des élections au congo, sous la plume de Colette Braeckman, le nouveau président élu de la RDC , Joseph Kabange Kabila a fait la déclaration qu'il comptait s'inspirer du modèle de reussite chinois et des autres dragons et tigres de l'Asie de l'ouest pour imprimer un décollage économique en RDC.
Je voudrai par cet article, faire une évaluation du boom chinois et tirer l'essentiel des lecons que la RDC peut tirer de cette expérience. Il y a certe des opportunités que la RDC peut profiter du modèle chinois mais il existe des limites structurelles. Je vais essayer de le démontrer dans cet article.
A)Les chances de la Chine et /ou de la RDC. Trois explications éclairent fondamentalement les chances qu'a connu la Chine pour avoir le niveau de croissance qu'elle a aujourd'hui, je vais les citer par ordre de grandeur:
1. C'est Deng Xiaoping le leader chinois 2. C'est la retrocession de Hong Kong et le dynamisme de la diaspora chinoise 3. C'est la géographie de la Chine c.à.d. sa proximité avec le Japon, la Corée du sud et les autres tigres ou dragons de l'Asie du sud.
I. Deng Xiaoping et la philosophie de "traverser la rivière en tâtant les pierres". La Chine a connu la mort de Mao en 1976 et une période de transition s'en est suivie. C'est en décembre 1979 que le président Deng Xiaoping a pris le pouvoir de la République populaire de Chine. Il a tout de suite mis en marche un chantier des réformes pour moderniser la Chine de manière prudente (traverser la rivière en tâtant les pierres ) mais résolue . Ce chantier des réformes touchaient à la fois le système juridique, politique, économique, social et les relations de la chine avec ses voisins et le reste du monde.
Si le président Joseph Kabila veut suivre le modèle de Deng Xiaoping, il serait souhaitable qu'il se positionne comme le président des réformes en profondeur de la société congolaise, notamment en modernisant notre système judiciaire, bancaire et financier; notre système d'enseignement; notre système de santé; notre système fiscal et budgétaire etc. La nature et la priorité à accorder aux réformes dépendront des réalités de la situation politique et économique en RDC.
2. Hong Kong et la dynamique diaspora chinoise. En seconde position vient Hong Kong et les chinois de la diaspora c.à.d. ceux de Taiwan, de l'Asie du Sud-Est, du Singapour et des USA. C'est la rétrocession de Hong Kong, place financière internationales par excellence sous la colonisation des britaniques aux chinois en 1980 qui a constitué le déclenchement de l'afflux des investissements direct étranger (IDE) dans la chine continentale. Hong Kong a transféré une grande partie de ses industries sur le continent en raison de la présence d'une main-d'oeuvre locale bon marché dans les régions côtières vers Shanghai et fût suivie par Taiwan et Singapour. Un domaine industriel fût à l'époque contruit par Singapour dans la ville de Suzhou, les autres par Taiwan .
La Chine n'est pas devenue un atelier du monde par génération spontanée mais est l'atelier du monde par le fait que cette impulsion tire son origine à l'intérieur des structures propres á la Chine. Les autres pays industriels ont suivi le mouvement par des délocalisations massives de leurs industrie en Chine , en raison de la mondialisation de l'économie et de la concurrence planetaire surtout après l'entrée de la Chine dans l'OMC en 2001.
Une grande partie des IDE passent par Hong Kong, les Iles Caraîbes ou les Iles Samoa pour rentrer en Chine continental avec les avantages que l'on accorde aux capitaux privés (exemption d'impôt). Pour preuve, le Japon , les USA et l'Union européenne fournissaient ces dernières années 8 à 9% des IDE , contre environ 50% pour Hong Kong, Taiwan et Singapour.
Par la suite , des zones économiques spéciales exemptées des taxes furent créées par les autorités chinoises dans les villes de Xiamen, Shantou, Shenzhen, Zhuhai et Hainan pour stimuler la croissance mais surtout pour attirer les capitaux dans ces villes côtières.
Une zone économique spéciale est appelée aussi "pôle de competitivité" en jargon économique. On en distingue deux sortes c.à.d. un pôle de competitivité qui repose sur la recherche scientifique de haut niveau ou sur le savoir-faire traditionnel. Un pôle de competence qui repose sur la recherche scientifique a comme trois pivots fondamentaux c.à.d. une ou des universités, des entreprises technologiques et des banques spécialisée dans le capital à risque pour le financement. L'exemple américain est la Silicon Valey avec des universités(Stanford,Bekerly et Santa Clara); des entreprises technologiques(ex. Hewlet-packard) et des capitaux à risque. En Inde on peut citer l'agglomération de Bangalore. Par contre un pôle de compétence qui répose sur le savoir-faire traditionnel peut être avoir comme illustration la Suisse avec l'horlogerie et Paris avec la haute couture.
Si le président Kabila veut suivre le modèle Deng Xiaoping, il serait souhaitable de créer des structures de relais entre la RDC et sa diaspora qui est éparpillée à travers les cinq continents. Cette diaspora est composée des scientifiques de très haut niveau, des hommes d'affaires, des chercheurs mais aussi des passagers clandestins. Des mesures d'incitations fiscales peuvent pousser certains congolais de la diaspora de rapatrier leur fortune qu'ils ont amassé légalement ou illégalement au service de la croissance et du developpement de la RDC. Des structures de rélais peuvent inciter les étudiants qui ont finis leurs études de rentrer au pays et participer à sa reconstruction au lieu de rester vegeter en occident. La Belgique , ancienne puissance coloniale a mis en place vers les années 2003 avec le ministre des finances Mr. Didier Renders une panoplie de mesure d'incitation fiscale pour inciter les belges qui ont placé leurs capitaux ailleurs de les rapatrier en Belgique. La Chine de Deng Xiaoping avait aussi mis en place des mesures fiscales pour encourager la diaspora chinoise de rapatrier leur fortune dans le continent. Pourquoi pas la RDC ?
Il est vrai que le président Kabila a dit , je cite"A mes compatriotes de la diaspora, je dis de rentrer au pays! venez participer à la recontruction, il y a de la place pour tout le monde". Le message est encourageant mais insuffisant. Depuis Adam Smith, le père fondateur le l'économie classique dans ses ouvrages:"La richesse des nations et les sentiments moraux" stipule que l'homo oeconomicus réagit aux intérêts :" Donnez-moi ce dont j'ai besoin ,et vous aurez de moi ce dont vous avez besoin vous même" et la plupart de ces bons offices s'obtiennent sur base de cette logique , je cite:"Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu'ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoisme , et ce n'est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c'est toujours de leur avantage". Les membres de la diaspora seront attentifs aux mesures que le nouveau gouvernement va prendre en matière économique, fiscale , juridique etc. Ils viendront en tenant compte du coût d'opportunité de revenir investir en RDC ou de rester là ou ils sont. C'est simplement un comportement des individus rationnels.
Si le président Joseph Kabila veut suivre le modèle de Deng Xiaoping, il pourra encourager des mesures de nature à créer des pôles de compétitivité en RDC dans les lieux ou se situe déjà des universités , des entreprises performantes et créer une ou des banques d'investissement ou des capitaux á risque. Le président pourra prendre aussi des mesures d'exonération fiscale en vue d'encourager le rapatriement de la fortune de la plupart des membres de la diaspora riches . D'autres mesures pourront être prise pour décourager la fuite des cerveaux congolais au Canada ou ailleurs.
3. La géographie de la Chine
La Chine se situe au coeur d'une Asie dynamique en pleine croissance avec des pays comme le Japon , seconde puissance économique mondiale, la Corée du sud, la Malaisie, la Thailande et l'Indonesie. Ces tigres et dragons de l'Asie ont connu dans les années 1997 une crise de change profonde mais s'en sont tirés à merveille , et la chine tire profit de toute leur expérience.
La Chine est devenu le premier partenaire économique du Japon ; achète la plupart de ses composants pour ses industries dans les pays d'Asie du Sud-Est et a tissé des liens étroits avec la Corée du sud. Actuellement plus de 50% du commercie de l'Asie du Sud-Est est de l'Extrême Orient est intra-régional.
Si le président Joseph Kabila veut suivre le modèle de Deng Xiaoping, il serait souhaitable d'encourager, sinon d'intensifier les relations économiques de la RDC avec l'Afrique du Sud, la première puissance économique en Afrique. Tirer profit de l'expérience du Botswana , un pays désertique mais dynamique qui a sû tirer parti de l'exploitation de ses ressources naturelles, principalement du diamant pour stimuler la croissance de son économie. L'ancien président du Botswana Ketumile Masire avait d'ailleurs été nommé médiateur du dialogue inter-congolais avec dessein.
4. Création d'une entreprise en Chine /RDC et différences structurelles.
Il est plus facile pour un étranger de créer une entreprise en Chine qu'en RDC. En Chine , il faut six permis et 30 jours de démarches administratives. En RDC il faut au moins 13 procédures et 155 jours pour créer une entreprise. Avoir une licence en RDC exige 14 procédures et 306 jours. Il n'existe pas en RDC des institutions d'octroi de crédit pour les petites et moyennes entreprises et les droits de propriété ne sont pas garanties . Toutes ces tractations administratives , sources et structures de corruption n'incitent pas un homme d'affaire d'investir en RDC dans un secteur porteur de croissance et créateur d'emploi. Les rares investisseurs qui viennent en RDC le font dans les secteurs tertiaires(Import-Export) , a rendement immédiat et non créateur d'emploi.
Pour sortir du sous-développement , la Chine qui est encore une économie dualiste a suivi le modèle classique pour son développement , c.à.d. par la baisse de la part de l'agriculture dans le PIB au profit du secteur manufacturier et du secteur des servives pour s'en sortir.
La RDC n'a rien fait depuis les indépendances pour insouffler une nouvelle vision de modernité et de croissance. Rien n'a été fait pour sortir notre économie de sa structure dualiste. Une culture de la ceuillette et de la chasse. Les élites congolaises préfèrent privilégier le discour de victime des autres civilisations ou des arguments tiers-mondistes pour expliquer le raison du frein du développement. Et pourtant la Chine vient de démontrer qu'en plein 20ème siècle un pays peut s'en sortir pour peu que les élites politiques et économiques s'en donnent les moyens . La Chine connaît la croissance devant le FMI et la Banque mondiale. Si la Chine l'a fait , la RDC peut aussi le faire. Si la RDC cherche des excuses , elle trouvera toujours.
B) Les faiblesses de la RDC
Bien que la RDC soit en mesure de tirer les lecons de la Chine, il existe des limites à ce schéma. Ces limites sont liées aux structures de l'économie congolaise qui est une économie dualiste, du poids de la dette auprés du FMI et de la Banque mondiale, des certains articles de la nouvelle constitution de la troisième république , de la situation sécuritaire en RDC car les démons de la guerre et de la division n'ont pas totalement disparus.
I. Sur le plan sécuritaire.
Aujourd'hui plus qu'hier, la RDC doit compter avec les velléités accessionnistes du Ruanda, de l'Ouganda et du Burundi. Ces trois pays sont des pays limitrophes mais les élites au pouvoir dans ces trois pays sont des ennemis du Congo et cela pour trois générations. Ces trois pays ont leur pions qui se retrouvent dans la plupart de la chaîne de commandement de l'armée, de la police et des services de sécurité dirigés par des congolais ennemis de leur propre pays le Congo. Cette situation fait qu'aujourd'hui , on ne peut pas dire qu'il existe en RDC des garanties de sécurité maximum et que les démons de la guerre ont disparus. Ils sont là et attendent que la MONUC ou l'EUFOR se retirent pour rallumer le feu.
2.Le FMI et la Banque Mondiale
La RDC est un pays PPTE et a signé des accords avec le FMI dans le cadre du programme d'ajustement structurel structurel (qui avec le temps a pris la forme de Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance) en vue d'alléger le poids de sa dette.
L'initiative PPTE met l'accent sur la nature des réformes à réaliser en complément des mesures de politique de stabilité exigé par le FMI. Dans les conditionnalités, le FMI met l'accent sur le calendrier des privations des entreprises publiques; de la suppression par l'Etat des subventions accordées aux produits de base; de la suppression des barrières à l'entrée et à la sortie des marchés des capitaux; par la libéralisation de l'économie c.à.d. l'intégration immédiate sur le marché mondial en supprimant les droits de douane à l'entrée et à la sortie; par la suppression des mesures de contingentement; par l'introduction de la taxe sur la valeur ajoutée en vue de compenser les pertes des recettes de douanes à l'importationet à l'exportation.
Pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE , un pays doit donner les preuves qu'il exécute comme il convient les programmes soutenus par le FMI et la Banque mondiale. La durée écoulée entre le point de décision et le point d'achèvement dépend de l'exécution satisfaisante des réformes fondamentales convenues au point de décision; du maintient de la stabilité économique et de l'adoption et de l'exécution pendant un an au moins du document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP).
Après la préstation de serment le 10.12.2006, le président Kabila aura certainement sur sa table le dossier du FMI. Le FMI avait interrompu le contact avec le gouvernement congolais en attendant les nouvelles autorités qui sortiront des urnes.
Cette situation fait que le président et son prémier ministre auront des difficultés pour appliquer leur plan , notamment les cinq chantiers cités par le président Kabila lors de l'interview donné au journal "le soir" je cite:
1.Contruction des infrastructures-routes-rails, ponts et relier les différentes régions du pays.
2.La création d'emploi qui passe par l'investissement
3.L'éducation c.à.d. le primaire , secondaire et universitaire
4. L'eau et l'électricité
5.La santé
Appliquer cette politique signifie le retour de la politique d'inspiration keynésienne , alors que le FMI exige depuis plus de 20 ans une politique d'inspiration néoliberale. Réaliser les cinq chantiers signifie que l'Etat doit réaliser une politique budgétaire expansionniste. La banque centrale qui a un seul objectif , celui du surveillant de l'inflation va adopter une politique monétaire restrictive. A moins de chercher une confrontation directe avec les fonctionnaires du FMI, il sera difficile au nouveau gouvernement d'appliquer cette politique tel que défini par le président de la république.
3.Les articles de la nouvelle constitution de la troisième république.
Le président de la république , Joseph Kabila a signé et promulgué le 18.02.2006 une nouvelle constitution qui comporte des faiblesses de fond dans les articles 175,176 et 181.
L'article 176 fixe à la banque centrale un seul objectif, la stabilité des prix c.á.d. la lutte contre l'inflation. Une politique de type keynésien implique une hausse du taux d'intérêt et donc une hausse du loyer de l'argent. Ceci est contraire aux objectifs de la Banque centrale. Si la banque centrale avait deux objectifs c.à.d. le plein emploi et la lutte contre l'inflation , elle peut jouer le jeu , mais dans le contexte de cette nouvelle constitution la banque est la gardienne de l'inflation.
L'article 175 de la nouvelle constitution répartit les recettes fiscales nationales en raison de 40% pour les provinces et 60% pour le gouvernement central. Cette clé de répartition est non seulement simple mais inefficace et sujette à beaucoup d'intérprétation de la part du pouvoir central et des provinces. Le pouvoir central n'aura pas assez des ressources pour faire face aux urgences qui vont se succéder.
L'article 181 de la nouvelle constitution fixe le rôle de la caisse nationale de péréquation. Cet article créé d'office deux sources d'ordonnancement des dépenses de l'Etat. En principe un pays a un seul ordonnateur principal, c'est le ministre des finances qui est secondé dans cette tâche par les ordonnateurs délégués désigné par lui et oeuvrant tant à Kinshasa que dans les régions, les sous-régions et les zones. Avec cet article le premier ministre aura 10% des recettes dans une caisse à part et le reste sera gérée par le ministre des finanes. Il est fort à parier que le FMI ne sera pas d'accord que la RDC dispose de deux ordonnateurs principaux.
Conclusion: Je partage le point de vue du président de la république que la RDC va surprendre. Je suis aussi d'avis que la RDC peut faire le même exploit que la Chine. Mais il faut pour cela s'en donner les moyens. Le gouvernement chinois vient de réunir ce vendredi 03.11.2006 dans sa capitale plus de 40 chefs d'Etats africains pour inaugurer une nouvelle forme d'échange basée sur la coopération économique et diplomatique. Le président chinois promet de mettre à la disposition des pays africains une somme de 5 milliards de dollars américain d'ici l'an 2009. Il appartient à l'élite politique congolaise de jouer les puissances occidentales et la Chine en vue de sortir du sous-developpement dans lesquel ce pays vegete depuis des décennies. La Chine ouvre la porte à la mondialisation , c'est aux africains de savoir s'en sortir. Les rélations internationales est une guerre de tous contre tous.
GUY-KAPAYO
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| dimanche 19 novembre 2006, a 17:26 |
| Le TROISIEME TOUR sera celui du peuple congolais |
Chers compatriotes,
Rien ne sert plus à polémiquer, la bataille des élections et de la démocratie est gagnée pour nous tous peuple congolais. Evitons de faire la honte à notre nation qui vient de surprendre agréablement toutes les « grandes nations » de la planète terre car tout le monde ne croyait pas à ceque le processus électoral qui vient de nous donner le président de la 3ème république démocratiquement élu, dans les contexte difficile que nous connaissons tous puisse arriver à une heureuse fin, même la majorité de nos politiciens congolais n’y croyaient nullement.
Le peuple congolais a prouvé sa grandeur de nation, son attachement à la paix, à l’unité de son territoire et aux valeurs démocratiques. Ces élections font partie des meilleures organisées au monde et en Afrique avec des insuffisance qui sont liées à notre nature humaine, rien de parfait sur terre, même celles organisées dans les grandes nations comme les Etats-Unis, la France,… ont connu plus des faiblesses que les nôtres.
Arrêtons donc des injures, qui ne sont que des pratiques témoignant d’une voyoucratie et d’immaturité intellectuelle et politique. Notre nation ne mérite pas vos injures et diabolisations honteuses, cesser car vous discréditer toute la nation congolaise. Notre pays est un chantier qui a besoin de tous Bembistes et Kabilistes pour sa reconstruction dans l’opposition constructive et démocratique ou dans le gouvernement. Sommes tous donc appelés à la reconstruction de notre cher pays avec celui là qui est choisi par tout le peuple congolais pour être le président de la 3ème république avec ses 11 provinces donc Joseph KABILA KABANGE élu avec 58,05% dans toutes les provinces de la RDCongo. Et si c’était Jean Pierre Bemba, nous devrions faire la même chose. Aux voyous, idiots et imbéciles les injures, le mensonge, l’incitation à la haine, la barbarie, la manipulation de la population. Félicitations à l’Abbé MALUMALU et toute la CEI pour avoir organisé ces élections dans la transparence et dans les conditions prévues par la loi électorale, dans des conditions très difficiles qui décourageraient certains d’entre nous et le processus aller capoter. Ayons le courage de reconnaître les mérites des autres tout en fustigeant ce qui n’a pas marché. Oui aux critiques démocratiques et constructives ! Non aux critiques diaboliques, destructives et contraires aux valeurs démocratiques. Unissons nous pour que notre pays la RDCongo puisse réellement surprendre agréablement le monde entier comme la chine et d’autres pays asiatiques. Que Dieu bénisse notre pays la RDCongo et tout son peuple, Que Dieu protège l’unité de notre nation, Que vive la paix et le développement durable de notre pays.
Franck MUTULA
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| jeudi 16 novembre 2006, a 22:28 |
| Joseph Kabila : «Le Congo va surprendre» |
Dans une interview au journal «Le Soir»
Sorti des urnes, le Kabila nouveau promet « la surprise et la fermeté ». C’est ce qui l’a déclaré mardi 14 novembre 2006, au cours de l’entretien exclusif qu’il a eu avec Colette Braeckman, envoyée spéciale du journal belge « Le Soir ».
Ci-dessous, l’intégralité de cette interview.
Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires des élections, qui annoncent votre victoire, avez-vous le sentiment d’avoir tenu les promesses faites lors de votre accession au pouvoir en 2001 ?
À l’époque, je m’étais engagé à réunifier ce pays, et c’est chose faite. J’avais promis la pacification, et c’est chose faite, même si des petits problèmes subsistent à l’Est du pays. La plus grande promesse, c’était l’organisation des élections. C’était là le socle de la nouvelle République, le point de départ pour un décollage du pays. Ce processus vient de se terminer et la transition, ouverte en 1990, s’achève enfin. Maintenant, on va pouvoir redémarrer la reconstruction et le développement sur la base d’un nouveau consensus. Je peux dire « mission accomplie ». Les objectifs fixés ont été atteints et j’en suis fier. Mais, surtout, c’est de notre population dont je suis fier. Elle a dû faire beaucoup de sacrifices, supporter beaucoup de bêtises, de 1990 jusqu’à ce jour. Jamais, je ne dirai que cette victoire est celle de M. Kabila, ou celle de sa famille politique. C’est la victoire de tout un peuple, de toute une nation. C’est même une victoire pour le continent, car avec le Congo, le continent africain va changer, certainement... Les démons que le Congo a vaincus étaient nombreux : coups d’Etat, démons de l’instabilité politique, démons de la division, de la guerre, de la partition, du sous-développement aussi.
A titre personnel, qu’est-ce qui fut le plus pénible pour vous durant cette transition et quelles sont désormais vos priorités ?
La transition fut une épreuve et un grand défi. Le plus difficile pour moi, ce fut la souffrance de ma famille, parce que, avant d’être président, je suis avant tout un être humain. J’ai vu la souffrance de ma mère, de mes soeurs, de mes frères. Moi, je pouvais supporter les critiques. Mais les calomnies, les mensonges, les contre-vérités, c’était plus difficile. Enfin, cette page est désormais tournée. L’essentiel désormais, c’est l’avenir du pays, le bonheur de notre population... Mais le Congo d’aujourd’hui, ce n’est pas celui de 1960. En 1960, il y avait des infrastructures, aujourd’hui la situation est beaucoup plus morose. J’ai identifié cinq chantiers urgents : d’abord, les infrastructures - routes, rails, ponts -, il faut que les régions soient reliées les unes aux autres, que les gens puissent circuler. Ensuite, la création d’emplois, qui passe par les investissements. Aujourd’hui, moins de 5 % de la population travaillent dans les secteurs formels, une partie dans l’informel et les autres sont au chômage. Troisième chantier : l’éducation. Ecoles primaires, secondaires, universités, tout est à reconstruire. Quatrième chantier : l’eau et l’électricité. Pendant la campagne, j’ai sillonné le pays et, partout, c’étaient les plus grands problèmes. Et puis, bien sûr, il y a le chantier de la santé. Voilà les priorités des priorités. Il faut évidemment insister sur la transparence dans la gestion de la cité, des affaires de l’Etat. Bref, il faut remettre de l’ordre dans le pays. Sur qui allez-vous compter pour réaliser cette tâche colossale ? Nous allons compter d’abord sur nous-mêmes. Mobiliser davantage nos ressources, nos recettes. Compter aussi sur l’appui des pays amis, mais, avant tout, sur la réorganisation interne. L’objectif est de transformer la société, non pas avec des changements cosmétiques, mais par des bouleversements en profondeur.
Votre idéal de changement rejoint-il celui de vos nouveaux alliés politiques, le Palu (parti lumumbiste unifié) en l’occurrence ?
Le patriarche Gizenga avait déjà travaillé avec mon père en 1960... Avec son parti, le Palu, mais aussi avec l’Udemo de Nzanga Mobutu, nous nous sommes fixé des objectifs et nous partageons plus ou moins la même vision de ce que nous voulons pour le pays d’ici 2.011. Nous allons travailler sur les mêmes chantiers... M. Gizenga attache beaucoup d’importance à la lutte contre la corruption, et je vais totalement soutenir le futur premier ministre dans cette voie.
Durant la transition, on a souvent reproché aux autorités de ne pas juguler la corruption.
Aurez-vous désormais les moyens et la volonté de changer les choses ?
Si on a demandé un mandat de cinq ans au peuple congolais, ce n’est pas pour reproduire ce qu’on a vécu pendant la transition. Il faut remettre le pays sur les rails, et pouvoir sanctionner les gens. Pendant la transition, cela n’a pas été facile, parce qu’il s’agissait d’un gouvernement de compromis, sinon de compromission... J’ai dû accepter des choses qu’en d’autres circonstances, je n’aurais jamais pu laisser passer. Je savais que, si je réagissais, la transition allait voler en éclats, sinon le Congo lui-même. Mais, maintenant que l’on vient de tourner la page, on va commencer à écrire en lettres d’or l’histoire du Congo...
Durant la transition, on vous a décrit comme un chef silencieux, qui acceptait beaucoup. Allez-vous vous révéler différent à l’avenir ?
Beaucoup de gens ne connaissent pas le président Kabila. Ils se trompent s’ils pensent qu’après les élections, ce sera la même chose que pendant la transition. Ce sera la rigueur, et surtout la discipline, car, sans la discipline, on ne peut pas construire une nation. Et le Palu partage cette conception de la gestion de l’Etat. Ensemble, on va redresser le pays, ce sera dur pour ceux qui ont pris de mauvaises habitudes, mais c’est là le souhait de la population.
Comment ferez-vous pour être le président de tous les Congolais, vaincre le fossé Est-Ouest?
Je vais travailler comme président de tous les Congolais, dans tout le pays. D’ailleurs, même là où nos résultats étaient moins bons, ils n’étaient jamais inférieurs à 20 % sauf dans l’Équateur. Nous veillerons à ce que le futur gouvernement soit représentatif de toutes les régions. Il ne s’agira pas de faire des gestes, de simples exercices de relations publiques, mais de mener une vraie politique de développement, très concrète. Les cinq chantiers dont j’ai parlé seront mis en oeuvre sur tout le territoire national, et pas seulement dans les provinces où l’on a voté pour moi ! La fracture Est-Ouest, c’est une idée superficielle. La réalité, c’est que la population de l’Est avait comme première exigence la paix et la sécurité, la réunification du pays. A l’Ouest, dans la partie du pays qui était sous contrôle du gouvernement, les exigences étaient plutôt de l’ordre du développement : routes, hôpitaux, ... Nous n’avons pas pu leur répondre, car le premier objectif, c’était la réunification. Désormais, le futur gouvernement va s’atteler aux vrais problèmes qui sont d’ordre social. Aujourd’hui déjà, les Congolais sont mélangés, surtout à Kinshasa, où tout le monde se retrouve.
Comment peut-on dire que tous les habitants de Kin vous sont hostiles ?
Il est vrai qu’il y a eu des campagnes de haine, et elles ont eu des effets négatifs sur moi. Mais surtout, la population a été intoxiquée, principalement dans la capitale. J’en conclus qu’il nous faudra encore travailler davantage... Beaucoup d’écrits ont été injustes et scandaleux, mais il faut comprendre qu’ils appartiennent à la culture de la deuxième République, qui était celle du mensonge, de la manipulation, des anti-valeurs... Mes interlocuteurs de l’Union européenne ont sursauté quand j’ai prononcé ce mot, mais je le répète : il faut qu’il y ait une sorte de révolution morale dans ce pays, afin que les gens se transforment. Nous avons parlé de cela avec M. Gizenga, et nous sommes sur la même longueur d’onde.
Quel sera le statut de la future opposition ?
Nous aurons évidemment une opposition, et mon adversaire en fera partie, mais il ne sera pas le seul. D’ici peu, une loi sera adoptée par l’Assemblée nationale qui définira le statut de l’opposition en général. L’opposition va pouvoir jouer son rôle, en toute liberté. Mais nous n’allons plus accepter les débordements que nous avons connus avant et pendant la campagne électorale. Cette époque-là est révolue. Nous allons recourir aux ressources de la loi, des tribunaux. Nous avons les moyens de sévir, de remettre de l’ordre. Des évènements comme ceux de samedi dernier ne peuvent plus se reproduire car, chaque fois, il y a mort d’hommes. Ceux qui ont provoqué cela seront poursuivis par la justice. A l’avenir, s’ils essayent de recommencer, ce sera la dernière fois car ils seront désarmés et jugés. Je confirme qu’il y a effectivement des projets de déstabilisation de ce pays, à commencer par la capitale, mais nous avons les moyens de les déjouer... Je ne donnerai à personne l’occasion de jouer avec la vie, la sécurité de la population. Les lois seront appliquées et notre Constitution est claire : elle établit que la formation du futur gouvernement appartient à la majorité parlementaire. Tout est dit. Le premier ministre présentera son programme devant l’Assemblée nationale, puis il se mettra au travail. Cela n’empêche pas que des personnalités issues de l’opposition puissent être intégrées dans le gouvernement, mais ce sera au regard d’un critère de compétence, au vu des postes à pourvoir. Le temps du «partage équitable et équilibré du pouvoir», qui définissait la transition, appartient à une époque révolue. Le temps du «partage du gâteau», c’est fini. Plus jamais ça... Attention : ceux qui entreront dans ce gouvernement avec l’idée de se faire beaucoup d’argent risquent de finir en prison. C’est clair. La justice se saisira de leur cas... Pour redresser le Congo, il faudra être sévère, et les Congolais vont être surpris. Si on me connaissait comme un homme conciliant, c’est que la transition m’imposait un tel comportement. Mais maintenant que s’ouvre le chantier de la reconstruction, ce n’est plus d’une Mercedes dont on a besoin dans ce pays, mais d’un bulldozer.
Au cours des dernières années, le Congo a été pratiquement placé sous tutelle, et on vous a reproché d’avoir eu le soutien des Occidentaux. Avez-vous dû parfois refréner vos sentiments ?
Certainement, et ce n’était pas toujours facile. Le Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat), composé d’ambassadeurs de pays amis, et qui était une institution de la transition, va se terminer avec celle-ci. Nous allons insister dorénavant sur la coopération bilatérale entre le Congo et les différents pays. Il n’est plus question d’avoir une structure au-dessus de nous tous. Je suis déterminé à reprendre à 100 % le contrôle de la situation, et ce n’est pas le Ciat qui va m’en empêcher... A certains moments, les politiciens, au lieu d’aller voir le président, préféraient se rendre dans les ambassades : le pouvoir était situé ailleurs. Nous allons désormais recentrer les choses.
Comment voyez-vous l’avenir du Congo ?
Pour moi, le Congo, c’est la Chine de demain d’ici 2.01. L’exemple pour moi viendra des pays asiatiques, que l’on appelle les « Dragons ». Le Congo va surprendre, car il se redressera beaucoup plus vite que prévu. A mes compatriotes de la diaspora, je leur dis de rentrer au pays ! Venez participer à la reconstruction, il y a de la place pour tout le monde, et la liberté d’expression, la sécurité de tous seront garanties.
JOURNAL LE SOIR/LP Colette Braeckman
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| mercredi 15 novembre 2006, a 19:48 |
| Joseph KABILA Gagne les élections avec 58% |
KINSHASA (AFP) - 15/11/2006 16h08 - Le président sortant Joseph Kabila termine largement en tête du second tour de la présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), selon des données compilées par l'AFP à l'issue de la publication mercredi par la Commission électorale indépendante (CEI) des résultats de chacune des 169 circonscriptions.
La loi électorale stipule que la CEI est la seule habilitée à annoncer les résultats provisoires complets, ce qu'elle doit faire d'ici au 19 novembre après avoir examiné d'éventuelles réclamations sur les résultats partiels, encore susceptibles de modifications.
Selon les chiffres compilés par l'AFP, Joseph Kabila recueille 58% des suffrages exprimés contre 42% au vice-président Jean-Pierre Bemba.
Le taux de participation s'établit à plus de 65% des 25,4 millions d'inscrits contre 70,5% au premier tour, lors duquel M. Kabila avait recueilli 44,81% et M. Bemba 20,03%.
Le camp du vice-président a affirmé mardi que ses propres compilations plaçaient son champion en tête et a mis en doute "l'impartialité" de la Commission, quelques jours après l'avoir accusée de "tricherie".
Mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a appelé les deux candidats à "accepter les résultats" du scrutin. "Si le calme règne, cela aura un impact important sur la région africaine des Grands lacs", a-t-il dit en marge de la 12e conférence internationale sur le climat à Nairobi.
Ces derniers jours, l'imminence de l'annonce des résultats complets a exacerbé les tensions à Kinshasa, majoritairement acquise à M. Bemba.
En août, les troupes des deux candidats s'étaient affrontées à l'arme lourde, peu avant l'annonce des résultats du premier tour, faisant 23 morts. Samedi, de nouveaux tirs ont fait quatre morts aux alentours de la résidence officielle du vice-président, impliquant notamment ses gardes, des enfants des rues et des forces de police, selon le ministère de l'Intérieur.
Mercredi matin, le président Kabila a appelé les Congolais à garder leur "calme en attendant l'annonce des résultats officiels" et prévenu que l'ordre serait rétabli en cas de nouveau "dérapage".
L'atmosphère restait très tendue mercredi à Kinshasa. La présence d'un millier d'hommes armés fidèles à M. Bemba en plein centre-ville, dans le quartier administratif de la Gombe, théâtre des affrontements d'août et de samedi, continuait notamment d'alimenter les craintes de nouvelles violences.
Un accord, dont les détails n'ont pas été précisés, a été conclu lundi avec le camp Bemba pour le transfert de ses hommes vers la résidence du vice-président à Maluku (80 km à l'est de Kinshasa), mais n'a pu être mis en oeuvre mardi comme prévu, a indiqué le général Prosper Nabyolwa, commandant militaire de la ville-province de Kinshasa.
Un officier occidental a confié à l'AFP que le dispositif prévu pour les éloigner était au point mort, les soldats de Bemba ayant refusé mardi d'embarquer à bord de camions des forces armées de RDC venus les chercher.
Depuis les affrontements de samedi, les hommes chargés de la garde de la résidence officielle de M. Bemba sont théoriquement cantonnés à l'intérieur de celle-ci, et la sécurité à l'extérieur est confiée aux Casques bleus de la Mission de l'Onu en RDC (Monuc) qui a déployé plusieurs blindés sur les lieux.
Mercredi, de nombreux hommes de M. Bemba, en armes, étaient pourtant réapparus dans les rues bordant la résidence, a constaté un photographe de l'AFP.
L'Eufor, qui dispose de 1.400 hommes à Kinshasa et d'un millier en réserve au Gabon, se tient prête à appuyer la Monuc, forte de 17.600 Casques bleus dans le pays, en cas de nouvelles violences post-électorales.
Ces élections, considérées comme les premiers scrutins libres en 41 ans dans l'ex-Zaïre, doivent mettre fin à une difficile transition politique entamée en 2003 après une guerre régionale de près de cinq ans sur le sol congolais.
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| vendredi 10 novembre 2006, a 12:12 |
| Ngbanda : Du Terminator au Manipulator |
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Ngbanda Zambo Ko Atumba n’a pas désarmé. Après avoir longtemps tenté de perturber le bon déroulement de la transition, et après avoir mener une croisade de déstabilisation des institutions sous plusieurs formes, le Terminator d’hier devenu aujourd’hui Manipulator, veut faire son baroud d’honneur. La petite trouvaille est de faire couler le bateau électoral qui arrive à quai.
Aidé à partir de Kinshasa par des milieux perdants qui ne sont plus à identifier, Ngbanda a, en un jour, frappé deux fois : jeudi dernier, il a fait larguer des tracts dans la ville demandant à la population de manifester leur joie le 19 novembre prochain pour saluer la victoire de Jean Pierre Bemba que toutes les données présentent comme perdant. Le même jour, il a fait diffuser une lettre que la Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Léonard She Okitundu, a adressée au ministre des Finances pour demande des fonds, Usd 1 million, pour l’organisation de la cérémonie d’investiture du Président qui va être élu.
Si, à Kinshasa, les lieutenants de Bemba, unique bénéficiaire de cette ultime intox malgré ses engagements prix d’ailleurs récemment avec Joseph Kabila, nient la paternité de ce tract, la manipulation a été vite éventée, et l’Union pour la Nation s’est vite fait taper sur les doigts par tous les observateurs avertis. Par le simple principe « à qui profite le crime », on voit clairement que le camp de Bemba et ses parrains politiques sur lesquels on compte Ngbanda sont derrière ce coup macabre visant à mettre la ville à feu et à sang au cas où Ce n’est pas Bemba qui sera proclamé Président de la République. Une intolérance qui dépasse tout entendement, mais qui n’étonne guère de la part de Bemba qui, à la veille même du 29 octobre, jour du vote, s’est mis en grave contradiction avec sa sage épouse qu’il avait pourtant largué dans la rue pour battre campagne à sa place et en sa faveur. La pauvre femme n’a pas supporté que son époux frappe sévèrement un de leurs fils du simple fait que cet enfant avait été surpris par son père en train de fredonner la célèbre chanson de campagne composée par Tshala Mwana. La femme a quitté le pays et n’a pas voté.
Quant à la lettre de Okitundu à Banguli, la porte parole de l’Union pour la nation, Eve Bazaïba, défroquée de l’Udps, a présenté comme une tentative de détournement des fonds et une preuve que les élections ont été truquées pour faire triompher Kabila choisi par l’Occident. Le même jour, Ngbanda a posté cette lettre sur le site Internet de son combat pour avancer les mêmes arguments.
Malheureusement, pareille vue relève d’une grave cécité intellectuelle et pose terriblement la question sur les compétences des hommes de Bemba qui aspirent à diriger le Congo. Il n’y a rien de plus faux que cette ultime manipulation visant toujours à créer des conditions de soulèvement de la population. En voici les preuves :
1. La cérémonie d’investiture du prochain Président ne peut être organisée que par l’administration actuelle au nom du principe de continuité de l’Etat, jusqu’à l’installation de la nouvelle administration et ses animateurs.
2. La lettre de Okitundu ne mention pas le nom de ce Président à investir, car il n’est pas encore connu
3. Les règles de gestion responsables imposent la nécessité d’une gestion prévisionnelle, ce qui implique que les préparatifs de l’investiture du premier président de la République du Congo, quel qu’il soit, que ces préparatifs donc débute à point pour que la fête soit parfaite. Cette obligation s’impose, par ailleurs, par le fait que la date de l’investiture du président est fixée dans le calendrier électorale : c’est le 10 décembre 2006. Comme les autres investitures à travers le monde, la cérémonie doit être, non seulement haute en couleurs avec la présence de plusieurs chefs d’Etat, mais aussi garantir la sécurité de toutes ces personnalités dont la présence dans notre pays fera de nous le point de mire de la planète ce jour-là.
4. Quant à la présomption de détournement qui se profilerait derrière la requête de Okitundu, il faut noter que dans ce cas, il s’agirait d’un détournement collectif par le simple fait que, selon le circuit de décaissement mis en lace pendant la transition, tout paiement passe par l’accord du ministère du Budget qui est sous contrôle du MLC de Jean Pierre Bemba.
Comme on peut donc le voir, il y a la part de choses à faire entre le combat démocratique et les luttes d’arrière garde. En définitive, il faut croire que Ngbanda est jaloux que ce que son régime n’a pas pu faire pour le Congo soit réussi par d’autres fils du pays que lui. C’est pourquoi, de Terminator, qu’il n’a pas cessé d’être à l’image de sa tentative de meurtre contre Okitundu à Londres, il est passé maître Manipulator, même si, depuis dix ans, ses recettes ne tiennent plus.
En bon philosophe et sophiste de son état, Ngbanda pouvait pourtant comprendre que le mode de communication de masse par les tracts ne fonctionne pas dans un espace ouvert comme en démocratie. Mais, mu par une haine qui voile jusqu’à son intelligence, il a préféré actionner ses réseaux à Kinshasa où l’on compte des maître en intox comme Olenghankoy, celui-là même qui, sous Mobutu, était souvent utilisé par les services et les officiers supérieurs de l’armée pour jeter des tracts afin de justifier le déblocage des finances pour contrer une fausse insurrection, le tout au profit des manipulateurs.
Depuis la chute du régime qu’il a servi et qui l’a servi, Ngbanda est dans une croisade qui, malheureusement, ne va pas au-delà du tube digestif comme bien de compatriotes vivant en exil à la faveur de fausses convictions politiques qui n’ont pour motivation que la justification de leur séjour prolongé en occident.
Mais de là à torpiller le devenir même de toute une Nation, cela dépasse tout entendement. En effet, du référendum constitutionnel aux élections qui se déroulent par échelon, les Congolais ont l’occasion, aujourd’hui, de s’exprimer en tant que souverain primaire, ce que Ngbanda et ses affidés du pouvoir dictatorial n’ont jamais réussi à faire pendant leur règne.
Et l’on constate que, tout au long de sa carrière de Manipulator, le faux pasteur Honoré Ngbanda ne récolte qu’échec sur échec, certainement un message claire de Dieu qu’il a aussi tenté de manipuler en se faisant passer pour son fils. L’opinion se souvient encore du témoignage d’une ancienne « sœur en christ » de Amor Dei », secte de Ngbanda, sur les méthodes de ce dernier. La femme, qui a promis de publier un livre, évoquait les actions macabres d’assassinat des acteurs politiques par empoisonnement sous les ordres de Ngbanda Zambo Ko Atumba.
Mentez, mentez, il en restera toujours. Ce qui est sûr, c’est la fin de l’imposteur a sonné. Désormais, Ngbanda est tenu à l’œil, car s’il faut sauver le Congo, c’est des hommes comme lui qui sont en train de détourner toute une jeunesse et de la prendre en otage par des formules d’envoûtement dignes de la prima curia de triste mémoire. De dignes fils du pays, qui sont allés aux études, sont quotidiennement manipulés pour entretenir de fausses oppositions en exil alors que leur avenir se trouve dans leur pays et que l’avenir de leur pays se trouve aussi en leur intelligence.
Yvon RAMAZANI
Congodebout (Congo mon Amour) |
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| jeudi 09 novembre 2006, a 21:45 |
| JOSEPH KABILA SERA LE 1er PRESIDENT DE LA TROISIEME REPUBLIQUE |
Après 81% des résultats publiés : Il reste 19 % à publier
J.Kabila : 4.430.967 voix .JP Bemba : 2.277.296 voix * Un écart criant de 2.153.671 voix Au total : 6.708.263 des suffrages exprimés L’expérience augmente les performances pour les hommes décidés à mieux faire. C’est la leçon que l’on peut retenir du travail de la Cei. A peine avait commencé la publication des tendances, l’opinion ne comprend pas que l’on puisse parler de la publication de tous les résultats dans quelques heures. Et pourtant au premier tour, la publication des tendances avait donné l’impression de durer toute une éternité.
Dans un communiqué que le bureau de la Commission électorale indépendante a rendu public, il nous revient qu’à ce jour, 81% des résultats ont été compilés et les tendances ont été rendues publiques. Il ne reste plus que 19% à compiler.
Selon toute vraisemblance, avant la fin de la semaine, toutes les tendances seront connues. En attendant la compilation des 19% des résultats, Joseph est en tête avec : 4.430.967 voix pour l’ensemble des résultats compilés jusqu’à ce jour. Il est suivi très loin par son challenger qui totalise 2.277.296 voix. Ces résultats sont sans commentaire. Le suspens, s’il y en a encore un, réside sur ce que sera la réaction après la proclamation. Ne perdons pas de vue que le 20 août dernier, personne ne s’attendait à ce que la cérémonie de la proclamation des résultats dégénère. Et pourtant, les deux principaux protagonistes savaient qu’ils allaient au deuxième tour. En d’autres termes, comme aimaient le dire les dirigeants de l’UN en signe d’auto consolation, les compteurs étaient remis à zéro. La différence cette fois, c’est que les deux candidats se sont engagés personnellement à respecter les règles du jeu. Mais, ce sera peine perdue si on ne contrôle pas les gens comme Gaston Dindo et autres habitués à agir en électrons libres.
Publier le plus tôt les résultats, serait mieux
Avant même la date du 19 novembre tel que prévu dans le calendrier, les résultats provisoires pourront être connus. Sauf si pour des raisons qui lui seraient propres, la Cei déciderait de s’en tenir à sa date du 19 novembre 2006. Cela aurait pour conséquence, la possibilité d’augmentation de la tension due au fait que certaines personnes pourraient se trouver en position de jeter le pavé dans la marre. La vitesse sans précipitation servirait la cause de l’efficacité en coupant l’herbe sous les pieds des fauteurs de troubles qui n’auraient plus rien à gagner, sinon tout à perdre.
A ce sujet, la Cei a également beaucoup gagné en expérience. La publication des tendances pour le deuxième tour s’est faite sans beaucoup d’accrocs. On doit tout à la méthodologie d’action que la Cei a mise en place. Tout commence au niveau des centres de compilation où tous les délégués des candidats ont été présents et actifs. On n’a pas vécu beaucoup de tensions et d’agitation dans les centres de compilation comme cela était le cas au premier tour. Le contrôle a été renforcé jusqu’au niveau des états-majors de deux candidats. Ceux-ci ont instauré le système de concertation quotidienne. Chaque jour, ils passent au crible les résultats compilés avant leur affichage. Cette méthode a coincé ceux qui comptaient sur la culpabilisation de la Cei pour justifier l’échec ou la victoire de tel ou tel autre candidat. Malgré cela, on a assisté à un déploiement désespéré de certains membres de l’UN qui ont même projeté d’organiser une marche de protestation contre les tendances telles que publiées par la Cei. On a entendu Mme Nzuzi wa Mbombo par exemple, rejeter ces tendances. Car, selon lui, les résultats tels qu’affichés après compilation n’étaient pas conformes à ceux compilés par leur propre centre. On a essayé toutes sortes de
manœuvres pour induire la population en erreur et la pousser au soulèvement.
L’UN, une tour de Babel
L’opinion a été étonnée de constater que ces déclarations des membres de l’UN contrastaient avec la position officielle de la hiérarchie de cette plate-forme. On comprend qu’il y a d’un côté des gens qui avaient promis à leur candidat une victoire sans faute. Se trouvant devant la vérité des urnes, ils n’ont pas assez de modestie pour jeter les manches après la cognée. En plus de cela, ils ont le culot de vouloir continuer à tromper même leur candidat et leur plate-forme jusqu’à vouloir contredire les engagements pris par les états-majors de deux candidats. Parmi ces engagements, il y a l’interdiction que les deux parties se sont faites de contester les résultats, si contestation il y a, par d’autres voies que celles prévues par la loi. Compte tenu de cet engagement, on ne s’attendait pas à ce que le gouverneur de la ville-province de Kinshasa soit contraint à appeler la population kinoise à ne pas respecter le mot d’ordre d’une certaine opposition qui s’était réunie au siège des Fonus dans la commune de Kasa-Vubu. Est-ce parce que certains membres de l’UN qui se recrutent parmi ceux que l’opinion appelle les naufragés, comprendraient qu’ils n’avaient plus rien à gagner ? Car, le discours du secrétaire général du Mlc, parti phare de l’UN est clair. Dans le cas où JP Bemba remportait le deuxième tour de la présidentielle, il gouvernerait avec les partis politiques qui comptent. Il a été plus clair en parlant des partis politiques qui auraient eu de 10 sièges plus. Ceux qui n’avaient eu aucun siège ou moins de dix, se sentant marginalisés, feraient déjà la rébellion aux dirigeants de l’UN. Ci-dessous, le dernier communiqué conjoint de deux états-majors des deux candidats.
Communiqué conjointe
Sous les auspices de la Commission Electorale Indépendante (CEI) à travers son Président, l’Abbé Apollinaire MALUMALU, les mandataires des deux candidats à l’élection présidentielle du 2ème tour ont tenu ce lundi, 6 novembre 2006, leur réunion quotidienne de concertation au Grand Hôtel Kinshasa, en présence du Président de la Haute Autorité des Médias (HAM) et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Démocratique du Congo.
Les deux parties ont convenu que :
1. La Commission Electorale Indépendante est la seule source habilitée à publier des résultats des élections en République Démocratique du Congo et qu’à ce titre, elle est la seule instance à laquelle les acteurs politiques et sociaux, les regroupements politiques, les candidats indépendants et les médias notamment sont invités à se référer pour toute diffusion d’information électorale.
2. Elles s’engagent à s’abstenir de toute extrapolation des résultats des élections à partir des résultats affichés dans les Centres Locaux de Compilation des Résultats (CLCR).
3. Elles s’engagent à ne pas proclamer la victoire ou la défaite de l’un ou de l’autre candidat à l’élection présidentielle avant l’annonce des Résultats provisoires par la Commission Electorale Indépendante.
4. Elles condamnent les extrapolations sur les résultats des élections contenus dans l’édition courante du journal Le SOFT International et invitent la Haute Autorité des Médias à appliquer les mesures qui s’imposent dans ce cas.
5. Elles s’engagent à signaler immédiatement à la CEI, toute erreur présumée dans les résultats affichés dans les CLCR pour vérification et suivi approprié.
6. Conformément à la loi, la Haute Autorité des Médias pourra sanctionner le cas échéant, à la fois l’auteur et le vecteur médias de tout dérapage de nature à troubler l’ordre public à la veille de l’annonce des résultats.
Fait à Kinshasa, le 06 Novembre 2006
Pour le candidat Jean-Pierre BE Pour le candidatJoseph KABILA Pour la Haute Autorité des Médias Pour la Commission Electorale Indépendante
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| samedi 04 novembre 2006, a 23:50 |
| OUF: KABILA EN ROUTE VERS LA VICTOIRE FINALE |

L’élection n’est pas une opération magique. C’est une vérité que Yerodia Abdoulaye Ndombasi ne cessait de répéter à ceux qui, comme la cigale, passait la saison politique à faire des incantations. Ils cherchent aujourd’hui à récolter des bananes là où ils avaient semé le mensonge et la démobilisation. On avait dit que le vote n’aura pas lieu dans ce pays sans négociations préalables. On avait également dit que le gagnant à ces élections était connu d’avance selon la volonté des étrangers. Si l’Udps, du moins son aile orthodoxe est resté logique et ferme dans sa position, certains partis politiques qui l’avaient soutenue ont du mal à s’expliquer leur position actuelle. Pouvait-on soutenir l’Udps et se porter candidat et participer aux élections ? L’autre couleuvre que l’on avait voulu faire avaler au peuple congolais, c’est qu’il y avait des fraudes massives au premier tour. Face à cette expérience, le challenger de Joseph Kabila avait promis de réparer ce qu’il considérait comme une situation anormale. Normalement dans leur entendement, pour être juste, le vote devrait être en faveur du challenger de Joseph Kabila. Malheureusement, en dépit des attitudes et des prédispositions, personne n’est à même de décréter la candidature unique dans ce pays. Personne n’a également la possibilité d’obliger les Congolais à ne voter que pour un candidat dont la seule valeur vantée, c’est une grande idée de lui-même.
On a également dit que Kinshasa était acquis à un seul homme. Malgré les tonnes de mensonges déversées dans l’opinion, le candidat Kabila a amélioré très sensiblement son électorat à Kinshasa. On estime, sans aucun doute, que tous les malentendus seront levés tout au long de la première législature. Les Kinois découvriront en Joseph Kabila le vrai « Mwana mboka ». Cet homme, les Kinois auront à l’apprendre, est une chance pour le Congo.
Puisqu’on n’est pas en campagne, tout étant consommé, on peut dire aux Congolais, il n’y aurait pas J. Kabila à la tête de l’Etat, il n’y aurait pas élections puisqu’il n’y aurait pas eu dialogue inter congolais. On mentirait en disant qu’il était seul pour faire la paix. Car, pour faire la paix, il fallait se mettre ensemble avec ceux qui avaient troublé la paix. La différence entre J.Kabila et les autres, les chefs rebelles, c’est que lui, il a cherché la paix, il a usé de tous les moyens pour imposer cette paix à ceux qui n’en voulaient pas. Les résistances à la paix, on les a connues du côté des chefs rebelles. C’est le cas de la guerre de Kisangani au moment où l’accord était signé à Sun City. C’est aussi le cas de l’opération « effacez le tableau » qui a eu | |