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CONGO MON AMOUR
jeudi 14 décembre 2006, a 22:40
Rêve inespéré pour Bemba à la Présidence du Sénat
 

On se bouscule pour obtenir des nominations ou au gouvernement ou dans le cabinet du Premier. *Pour ne pas ôter le repos au patriarche, on doit savoir que la clé de répartition des postes ministériels revient à la majorité. A l’attente du gouvernement s’ajoutent la rumeur et les spéculations sur la présidence du Sénat. L’Amp laissera-t-elle la présidence du Sénat à JP Bemba tout en sachant qu’en cas de vacance, c’est lui qui prendrait le pouvoir conformément à l’article 75 de la Constitution ?

Après l’attente anxieuse des résultats des élections, la célébration de la victoire de Joseph Kabila a suivi diverses péripéties dont des batailles rangées dans la ville de Kinshasa. L’attente, encore une fois anxieuse de voir en place l’exécutif qui va piloter les premières cinq années de la troisième République est venue couper l’élan festive. On a eu l’impression que la fête qui se prolongeait avait entre autre but, de passer cette période en dorant la pilule. En fait, une période très difficile à vivre pour ceux qui ont des ambitions. C’est pourquoi tout est maintenant concentré sur le Premier ministre. Il est connu, mais les gens refusent de le savoir comme tel. L’intérêt de cette attente, c’est que ceux qui ne se reconnaissent pas au Premier ministre désigné, souhaiteraient que ce soit une autre personne dans laquelle ils se retrouveraient. Ce jeu d’intérêt ne se comprend que parce qu’il y a des individus qui croient que le Premier aura la latitude de regarder autour de lui et de nommer tous ceux qui tendent vers lui une main suppliante.

Encore une fois, il faut remarquer que tout le monde doit apprendre comment les choses se feront afin de ne pas en vouloir et au chef de l’Etat et au patriarche. Il nous revient que les gens se bousculent pour se faire nommer même s’ils savent ne pas avoir des positions connues dans la majorité parlementaire. Il est vrai que le patriarche est le formateur du gouvernement, mais les usages veulent qu’il forme son gouvernement suivant une clé de répartition décidé de commun accord avec ses paires de la majorité. Tout ce qu’on peut attendre de lui, et qui dépend de lui, c’est la distribution dans le quota du Palu. Il faut reconnaître que l’assiette ne sera pas large pour satisfaire tout le monde. On comprend encore que l’on se bouscule pour faire partie de son cabinet. Même dans ce cas, on ne pense pas que le patriarche aura l’embarras de choix. Il sait qui a fait quoi et qui peut rendre quel service à l’Etat à ses côtés. Comme on le voit, il ne s’agira pas de faire des cadeaux. La tâche qui attend le patriarche est tellement énorme que l’on ne lui permettra pas la moindre erreur. Tout cela commence par le choix des collaborateurs à partir de son cabinet.

Tout le monde à la recherche de l’emploi

Dans un pays où travailler est une exception, beaucoup sont plus à la recherche d’emploi. Pour ce faire, ils seraient prêts à tout faire. Dans tous les domaines, le Premier ministre se gardera de confier des responsabilités aux dilettantes. De même il devra prendre avec des pincettes toutes les expertises qui lui seront présentées. Une chose est vraie, c’est que son gouvernement n’aura pas la paix. Dès les premières actions, ses adversaires chercheront à démontrer que l’on avait cru en lui à tort. La machine à diabolisation tournera donc à plein régime. Les médias seront mis à contribution pour le descendre sans oublier le combat au parlement. Il faudra au Premier de bien se prémunir et au besoin de savoir donner des coups. Car, dit-on, la meilleure défense c’est l’attaque. L’attaque pour lui, sera la bonne information donnée à temps à l’opinion. Il a l’habitude d’encaisser, mais il est de moment où il faut rendre le coup pour le coup. On se souviendra que la trêve médiatique après son retour d’exil n’avait commencé que lorsque, devant la mauvaise foi de certains médias qui voulaient faire croire que le leader du Palu était un intrus dans la politique congolaise, un groupe de militants avait pris l’option de faire la ronde des rédactions, de demander des comptes au journaliste, sinon de leur apprendre le rôle et la place de cet homme qu’est Antoine Gizenga dans l’histoire politique du pays. Dans l’ensemble, misant sur son organisation digne d’un parti des masses, le Palu avait un peu négligé le secteur des médias. Les choses devront être différentes dans la mesure où ce ne sera plus une affaire du Palu, mais la gestion d’un Etat. Un Etat où il faudra tenir compte de tout ce qu’il y a comme pesanteurs et mauvaise foi. La politique « de bien faire et le faire savoir » devra être de rigueur.

Mais à quand ce nouveau gouvernement ?

Aujourd’hui, la question qui est sur toutes les lèvres, c’est celle de savoir à quand le gouvernement. L’opinion a l’impression que les choses sont tirées en longueur. L’autre raison d’inquiétude, c’est au sujet de la rumeur selon laquelle le leader du Mlc, JP Bemba serait destiné au poste de président du Sénat. On voit donc le danger entourer Joseph Kabila. Selon l’article 75 de la Constitution, en cas de vacance, c’est la président du Sénat qui assure l’intérim du chef de l’Etat. Pour quel intérêt laisserait-on cette possibilité au Mlc ? Encore une fois, une ignorance des règles. N’est pas président du Sénat qui veut. Les sénateurs seront élus au second degré par les Assemblées provinciales. Pour espérer devenir président du Sénat il faut commencer par avoir la majorité au Sénat. Ce qui n’est pas évident pour le leader du Mlc. A moins qu’encore une fois, on ait envie de créer des tentions à ce sujet alors que le jeu est clair.

En ce qui concerne la mise en place du gouvernement, c’est encore une affaire de procédure. Le peuple congolais doit prendre son mal en patience en se mettant en tête que ni le chef de l’Etat ni le futur Premier ministre ne laisse les choses pourrir. Selon tous les calculs, les fêtes de nouvel an et de Noël se feront dans une nouvelle ère politique et dans la renaissance du Congo.

Mapamitiba 

 

mercredi 13 décembre 2006, a 17:19
Le MLC veut prendre le contrôler de l’ambassade de la RDC à Paris
 

   

 

 

Contrairement à l’engagement de son président national qui a promis de mener une opposition forte et républicaine, le MLC tient mordicus à avoir une mainmise sur la gestion de la chose publique. Si, au parlement, ses députés n’ont pas encore désarmé quant à leur demande de gérer des commissions, ailleurs, au sein du Gouvernement qui expédie pourtant les affaires courantes, la lutte pour le placement des cadres du parti dans l’administration publique semble bien prospérer. Et ce n’est pas Mme Mpasi Kanga, membre du MLC, qui en serait ingrate à l’endroit du ministre des Affaires étrangères, le MLC Ramazani Baya.

Cette dame, fonctionnaire de l’Unesco pour compte du ministère congolais de l’enseignement primaire et secondaire, s’est retrouvée au personnel d’appoint de l’ambassade de la RDC en France. Lorsque Jean de Dieu Moleka est nommé ambassadeur, il opère une mise en place dans laquelle la dame se retrouve chancelière, un poste rêvé par tant de diplomates.

Les choses se déroulent ainsi au nom du cloisonnement 1+4 où chacun croit bien servir sa Nation en servant ses partisans sans garanties de compétence dont bénéficierait le pays.

Lorsque le vent de la démocratie souffle pour imposer un nouvel ordre issu des élections, tout le monde passa à la vitesse supérieure. A Kinshasa, Ramazani Baya prend un arrêté en date du 29 novembre 2006 par lequel Mme Kanga Mpasi est bombardée ministre conseiller. Administrativement, c’est un grade qui la met en bonne posture en perspective du rappel de Moleka pour une nouvelle mise en place. En clair, le MLC espère, par cette pirouette, garder la mainmise sur la stratégique mission diplomatique de Paris. Seulement, la hargne de contrôler le pouvoir est telle que la démarche est entachée d’irrégularités.

Fonctionnaire de l’enseignement primaire, Mpasi Kanga n’a jamais bénéficié d’un transfert vers le ministère des Affaires étrangère pour commencer à y bénéficier des promotions en grade. En situation manifestement irrégulière, le numéro matricule qui figure sur son arrêté de nomination est un numéro d’emprunt. Moralité, soit c’est une unité fictive dans l’administration, soit c’est un cas litigieux bien intéressant pour la cellule de réforme de l’administration arrivée en phase de finalisation de l’apurement des excédents de personnel. Pas plus tard qu’en début de semaine, le Directeur de cabinet du chef de l’Etat, léonard She Okitundu, a publié une circulaire signifiant aux ministres et mandataires qu’ils expédient les affaires courantes et, donc, n’ont plus qualité pour engager la Nation, même par un mouvement de personnel. Il s’agit là, manifestement, une prévention bien professionnelle qui doit empêcher de laisser les rênes de la Nation sous l’emprise de l’odieux système 1+4.

Les urnes ayant parlé, le MLC doit arrêter de continuer à dribbler l’administration pour des intérêts partisans. Et Ramazani Baya, connu pour son élégance et le raffinement de ses manières, a intérêt à ne pas suivre le chant des cygnes.

lundi 11 décembre 2006, a 13:37
Alors que les combats se poursuivent à l’Est : Me A.Ruberwa avocat de Nkundabatware
 

 

Les combats à l’arme lourde opposent les Fardc aux hommes de Nkundabatware qui occupent quelques positions au Nord-Kivu. Au lieu d’encourager les Fardc, Azarias Ruberwa accuse plutôt le chef de l’Etat de vouloir résoudre cette question par les armes. Où était Ruberwa pour rappeler à Nkundanbatware qu’il ne fallait pas occuper Saké militairement ? Peut-on continuer à négocier avec un homme sous mandat d’arrêt international et qui ne rate aucune occasion pour défier le pays ?  Azarias Ruberwa se sert de Nkundabatware comme arme de chantage dans la conquête des postes ministériels.

Laurent Nkundabatware pourrait-il se ranger suivant le souhait de tout le monde ? Cela nous étonnerait et ferait croire que le général dissident a agit jusque là en solitaire. Apparemment, - beaucoup d’observateurs avertis l’avaient fait remarquer, - Nkundabatware n’est pas seul dans son entreprise de déstabilisation.

Quelle est-elle cette entreprise ? Hier, tout cela était difficile à comprendre. Mais, comme tout mystère, chaque jour, chaque événement, permet d’en percer le secret. Pour rappel, c’est le Rcd qui avait présenté Nkundabatware comme un des hauts officiers de son armée. Après avoir été nommé, sans donner des raisons valables, Nkundabatware a refusé de son propre gré de prendre ses fonctions comme officiers des Fardc. Il se retire au Nord-Kivu où il s’associe à Mutebusi pour occuper militairement la ville de Bukavu. Déchu de son grade et exclu de l’armée nationale, Nkundabatware est actuellement sous mandat international. Tout cela ne l’a jamais inquiété outre mesure, tant que son mouvement le Rcd, qui avait la gestion de l’armée et de la sécurité pendant la transition semblait ne pas être pressé de mettre fin à cette aventure. Quand il veut, Nkundabatware sort de sa réserve et fait une déclaration de guerre contre le Congo. La population du Nord-Kivu s’est finalement convaincue de la solidarité de l’autorité du pays avec cet homme recherché qui ne se cachait presque pas, mais que personne n’arrêtait.

 

Nkunda, pas un homme invisible

 

On raconte qu’il arrive aux troupes de la Monuc de tailler bavette avec lui. Jusque là, C’est le Rcd qui était accusé de complicité avec ce général déchu. Car, le Rcd avait la gestion de la province du Nord-Kivu où Nkundabatware évoluait comme un poisson dans l’eau. Le ministre de la défense nationale était également du Rcd, sans oublier le vice-président de la République en charge de la politique, de la défense et de la sécurité. Il avait la latitude d’initier des pistes de solution à ce problème. Si ce problème était jugé militaire, la prérogative de le résoudre lui revenait. S’il fallait considérer ce problème comme politique, c’était également à sa commission de le résoudre. Au moment où commençait la campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle, un autre vice-président, celui de l’Ecofin, a selon nos sources, rencontré Nkundabatware. Il y avait de quoi rassurer le général déchu et surtout, d’en faire un homme incontournable. Outre le fait que la présence du danger Nkundabatware dans l’Est du pays permettait aux adversaires de Joseph de battre en brèche le discours selon lequel il aurait mis fin à la guerre et pacifié le pays, il était devenu une monnaie d’échange. JP Bemba avait promis de mettre fin à la question Nkundabatware et Interahamwe en cinq jours seulement s’il arrivait à être élu. Démagogie ? Sans doute. Car, peut-on se demander, par quelle recette allait-il résoudre ce problème ? Pourquoi n’avait-il pas présenté cette recette à l’espace présidentiel et au conseil suprême de la défense auxquels il prenait une part active ?

Dans la mesure où la déstabilisation de la région passait par Nkundabatware, il suffisait d’un accord avec lui pour qu’une fois le challenger de J.Kabila élu, Nkundabatware annonce qu’il a enterré la hache de guerre. En échange, il s’en tirait avec la ration du chantage : Sa réhabilitation. On oubliait ainsi le mandat d’arrêt international. Il ne manquait plus que cela pour que le ridicule tue définitivement le Congo.

 

Qui gère Nkunda, le Mlc ou le Rcd

 

Nkundabatware dans la cour du leader du Mlc ? On y avait cru. Mais là où d’aucuns s’étaient trompés, c’est de croire que le général déchu avait définitivement rompu avec le Rcd. Pour que cela soit possible, il fallait que le Rcd renonce à son ambition d’être le défenseur des intérêts d’un groupe ethnique. On pensait que les dirigeants du Rcd auraient tiré la leçon de la débâcle électorale pour comprendre qu’on ne peut avoir des ambitions nationales et circonscrire son action politique dans la « défense » d’un groupe ethnique. On pensait que ce discours avait totalement disparu dans les milieux du Rcd. Hélas ! Chassez le naturel, il revient au galop. Les dernières déclarations de Azarias Ruberwa à Brazzaville démontrent que la stratégie Nkundabatware lui servait encore de soupape de sécurité. Il nous revient, selon la radio de l’Onu que le Vice-président Ruberwa reprocherait à Joseph Kabila d’avoir privilégié l’option militaire contre Nkundabatware alors qu’on aurait demandé de résoudre cette question par la voie de la réconciliation. Apparemment, c’est l’option que Azarias Ruberwa est allé défendre auprès du Congolais Sassou Nguesso qui préside l’Ua. C’est étonnant et malin de la part de Azarias Ruberwa que de faire croire que Joseph Kabila a pris de gaieté de cœur l’option militaire.

Tout le monde sait que le général déchu ne rate aucune occasion pour défier les autorités congolaises. C’est lui qui a pris la localité de Saké au moment où tous les Congolais n’avaient pas fini de fêter l’heureuse fin d’une importante partie du processus électoral. Lorsque Nkundabatware avait occupé Saké, Ruberwa n’est pas allé lui rappeler l’option de la réconciliation nationale. On ne l’aurait pas délogé de Saké, il irait de conquête en conquête. Cela permettrait au Rcd d’avoir un bon butin qui lui permettrait de monter des enchères afin d’obliger le gouvernement de prolonger l’après Sun City.

L’opinion a droit de savoir avec qui et où Azarias Ruberwa avait-il convenu que la question Nkundabatware devrait être réglée par voie de la réconciliation. Réconciliation entre qui et qui ?

 

Encore une fois Ruberwa se trahit

 

C’est ici que Azarias Ruberwa se trahit et reconnaît la qualité de protecteur de la communauté rwandophone que s’arroge le général déchu. Qu’à cela ne tienne, en quoi tient le conflit qui existerait entre les communautés et qui mettrait en danger la communauté rwandophone, au point d’être obligé de se mettre sous la protection de Nkundabatware ? Et si toutes les communautés se dotaient de protecteurs autres que l’Etat congolais. Que restera-t-il encore de l’autorité de l’Etat ? Que le vice-président de la République, Azarias Ruberwa se fasse passer maintenant pour l’avocat de Nkundabatware, certaines choses apparaissent plus claires. Il y a quelques semaines, le Rcd avait surpris tout le monde en se déclarant ouvert et disposé à saisir la main tendue de la majorité pour participer à la gestion des institutions de la troisième République. Quelques semaines plus tôt, le Rcd avait la possibilité de participer de la façon la plus officielle à la majorité en y apportant la dizaine de ses députés. Mais ce parti politique avait opté pour la neutralité. Sans doute, question de maximaliser ses chances en n’optant pour aucun des candidats au risque de se tromper. C’est une prudence de caméléon certes, mais aussi la ruse du renard. En se mêlant dans la majorité, le Rcd risquait de perdre sa spécificité de parti fait privé de la minorité ethnique rwandophone. Il sait aussi que la seule façon de peser lourd dans la balance comme minorité, c’est d’avoir une arme de chantage. C’est à ce sujet que l’apport de Nkundabatware devient précieux pour le Rcd. Le Rcd Ruberwa a donc récupéré le combat de Nkundabatware pour obtenir des privilèges dus à l’appartenance à un groupe ethnique. C’est le leitmotiv du combat de quelques politiques rwandophones. A chaque tournant politique, ils cherchent à avoir un statut particulier jusqu’à vouloir un partage du pouvoir à la manière du Burundi.

 

Non aux négociations avec Nkunda

 

La population du Nord-Kivu quant à elle, ne veut pas entendre parler des négociations avec Nkundabatware. La délégation dépêchée pour rencontrer le général déchu avait été lapidée par la population. Il avait fallu une forte escorte militaire pour se mettre en action. La visite du chef de l’Etat à Saké avait été présentée par certaines mauvaises langues comme le début des négociations avec Nkundabatware. La population n’a pas caché sa désapprobation. J.Kabila avait été contraint à s’expliquer à ce sujet. Le chef de l’Etat était catégorique. L’affaire Nkunda sera réglée, mais pas par des négociations. Aussitôt dit aussitôt fait. Ruberwa n’est pas content. Il a tort.

 

L’Avenir

samedi 09 décembre 2006, a 13:08
Ce lundi : Une semaine décisive pour Joseph KABILA
 

 

Le temps n’est plus au discours mais aux actes. Après la prestation du serment par le Chef de l’Etat congolais élu au suffrage universel direct, les choses doivent se remettre en ordre. Dans son discours d’investiture, le nouveau président de la Rd Congo, Joseph Kabila a sifflé la fin de la recréation et annoncé la reprise du travail pour déclencher un développement intégral du pays. Par le fait même de sa prestation de serment, le schéma 1+4 est tombé. Désormais on ne peut plus parler de l’espace présidentiel à savoir un président assisté par quatre vice-présidents.

Dans l’ordre politique nouveau, Kabila règne seul en qualité de président de la République à coté des autres institutions de la République notamment les Cours et tribunaux, le Parlement et le Gouvernement. Cette dernière institution étant responsable devant le parlement et plus précisément sa basse chambre qu’est l’Assemblée nationale, les choses doivent d’abord commencer à être régularisées de là, notamment l’installation du Bureau définitif.

 

Des sources proches du Palais du peuple, siège du Parlement, rapportent que le Bureau provisoire attend l’entérinement du règlement intérieur de l’Assemblée nationale par la Cour suprême de justice.

Dès que la haute cours aura expédié cette tâche, une plénière sera convoquée à l’Assemblée nationale au cours de laquelle des élections seront organisées pour mettre en place le Bureau définitif.

 

Premier ministre du Palu

 

Il sied de signaler en passant que la loi prévoit que le 1er ministre sortira du parti ou de la plate forme politique qui aura la majorité parlementaire. Juridiquement parlant, aucun parti politique n’a gagné cette majorité. Mais sur le plan politique, c’est l’Alliance pour la majorité présidentielle (Amp) qui a la majorité parlementaire.

A ce stade, la loi électorale stipule dans l’une de ses dispositions qu’au cas où aucun parti n’a gagné la majorité parlementaire, le président de la république désignera un informateur qui ira à l’Assemblée nationale pour contacter le groupe majoritaire et faire rapport au chef de l’Etat.

Cela peut prendre deux mois. Cette procédure n’est pas bien accueillie par certains acteurs politiques. Ces derniers estiment que le peuple a dégoûté le 1+4 et maintenant que le chef de l’Etat a déjà pris ses fonctions, la solution politique doit être privilégiée pour ne pas interrompre l’élan de la mise en place des autres institutions de la République. C’est ainsi que ce dernier sur base des accords signés avec d’autres partis, il peut nommer le 1er ministre du parti lumumbiste unifié (Palu). Un juriste contacté par l’Avenir a indiqué que les faits précèdent toujours le droit.

 

Accélérer la mise en place

 

C’est dans cette logique que doit s’inscrire le reste du processus. De ce fait, des sources sûres rapportent que dès la semaine prochaine, le Bureau définitif sera installé et que le groupe majoritaire à la Chambre basse proposera au chef de l’Etat le candidat 1er ministre.

Sans nul doute, les accords politiques signés entre l’Amp et le Palu sont clairs. C’est ainsi que certaines langues parlent déjà du patriarche

 

Gizenga Antoine comme futur chef du gouvernement.

 

D’autres sources signalent que le décret nommant le 1er ministre est déjà sur la table du président de la République et n’attend que l’installation du Bureau définitif de l’Assemblée nationale pour être publié. Comme quoi, cette installation et cette nomination vont se succéder dans un laps de temps relativement court et ce sera probablement la semaine prochaine.

Cela est autant vrai quand on considère les propos du chef de l’Etat dans son discours d’investiture le mercredi 6 décembre dernier. Une fois nommé par le président de la République, le 1er ministre formera son gouvernement.

 

Tenir compte de l’opposition

 

Le souhait de tous est que ce gouvernement soit de large union nationale pour paraphraser le chef de l’Etat. « En démocratie il y a de la place pour tout le monde notamment ceux qui sont au pouvoir et dans l’opposition. » Il appartient au Parlement de voter un projet de loi le plus vite possible sur le statut de l’opposition. Dans tous les cas, la formation du gouvernement est nécessaire afin de démarrer sans plus attendre les travaux de la reconstruction du pays.

 

Les cinq chantiers qui font la priorité du prochain quinquennat trouvent leur réalisation au sein du gouvernement et cela en tenant compte de la spécificité de chaque domaine tels l’électrification du pays, les voies des communications, l’administration publique, la lutte contre la corruption et l’impunité, le respect des droits de l’homme, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé en passant par la justice sociale. La tâche est énorme, mais avec l’appui de tout le peuple congolais et des partenaires au développement, les défis de la reconstruction du Congo seront relevés.

Octave M. Luamuele

samedi 09 décembre 2006, a 12:24
Une semaine décisive ce lundi pour Joseph KABILA
 

     

Le temps n’est plus au discours mais aux actes. Après la prestation du serment par le Chef de l’Etat congolais élu au suffrage universel direct, les choses doivent se remettre en ordre. Dans son discours d’investiture, le nouveau président de la Rd Congo, Joseph Kabila a sifflé la fin de la recréation et annoncé la reprise du travail pour déclencher un développement intégral du pays. Par le fait même de sa prestation de serment, le schéma 1+4 est tombé. Désormais on ne peut plus parler de l’espace présidentiel à savoir un président assisté par quatre vice-présidents.

Dans l’ordre politique nouveau, Kabila règne seul en qualité de président de la République à coté des autres institutions de la République notamment les Cours et tribunaux, le Parlement et le Gouvernement. Cette dernière institution étant responsable devant le parlement et plus précisément sa basse chambre qu’est l’Assemblée nationale, les choses doivent d’abord commencer à être régularisées de là, notamment l’installation du Bureau définitif.

Des sources proches du Palais du peuple, siège du Parlement, rapportent que le Bureau provisoire attend l’entérinement du règlement intérieur de l’Assemblée nationale par la Cour suprême de justice.

Dès que la haute cours aura expédié cette tâche, une plénière sera convoquée à l’Assemblée nationale au cours de laquelle des élections seront organisées pour mettre en place le Bureau définitif.

 

Premier ministre du Palu

 

Il sied de signaler en passant que la loi prévoit que le 1er ministre sortira du parti ou de la plate forme politique qui aura la majorité parlementaire. Juridiquement parlant, aucun parti politique n’a gagné cette majorité. Mais sur le plan politique, c’est l’Alliance pour la majorité présidentielle (Amp) qui a la majorité parlementaire.

A ce stade, la loi électorale stipule dans l’une de ses dispositions qu’au cas où aucun parti n’a gagné la majorité parlementaire, le président de la république désignera un informateur qui ira à l’Assemblée nationale pour contacter le groupe majoritaire et faire rapport au chef de l’Etat.

Cela peut prendre deux mois. Cette procédure n’est pas bien accueillie par certains acteurs politiques. Ces derniers estiment que le peuple a dégoûté le 1+4 et maintenant que le chef de l’Etat a déjà pris ses fonctions, la solution politique doit être privilégiée pour ne pas interrompre l’élan de la mise en place des autres institutions de la République. C’est ainsi que ce dernier sur base des accords signés avec d’autres partis, il peut nommer le 1er ministre du parti lumumbiste unifié (Palu). Un juriste contacté par l’Avenir a indiqué que les faits précèdent toujours le droit.

 

Accélérer la mise en place

 

C’est dans cette logique que doit s’inscrire le reste du processus. De ce fait, des sources sûres rapportent que dès la semaine prochaine, le Bureau définitif sera installé et que le groupe majoritaire à la Chambre basse proposera au chef de l’Etat le candidat 1er ministre.

Sans nul doute, les accords politiques signés entre l’Amp et le Palu sont clairs. C’est ainsi que certaines langues parlent déjà du patriarche Gizenga Antoine comme futur chef du gouvernement.

D’autres sources signalent que le décret nommant le 1er ministre est déjà sur la table du président de la République et n’attend que l’installation du Bureau définitif de l’Assemblée nationale pour être publié. Comme quoi, cette installation et cette nomination vont se succéder dans un laps de temps relativement court et ce sera probablement la semaine prochaine.

Cela est autant vrai quand on considère les propos du chef de l’Etat dans son discours d’investiture le mercredi 6 décembre dernier. Une fois nommé par le président de la République, le 1er ministre formera son gouvernement.

 

Tenir compte de l’opposition

 

Le souhait de tous est que ce gouvernement soit de large union nationale pour paraphraser le chef de l’Etat. « En démocratie il y a de la place pour tout le monde notamment ceux qui sont au pouvoir et dans l’opposition. » Il appartient au Parlement de voter un projet de loi le plus vite possible sur le statut de l’opposition. Dans tous les cas, la formation du gouvernement est nécessaire afin de démarrer sans plus attendre les travaux de la reconstruction du pays.

Les cinq chantiers qui font la priorité du prochain quinquennat trouvent leur réalisation au sein du gouvernement et cela en tenant compte de la spécificité de chaque domaine tels l’électrification du pays, les voies des communications, l’administration publique, la lutte contre la corruption et l’impunité, le respect des droits de l’homme, l’accès à l’eau potable et aux soins de santé en passant par la justice sociale. La tâche est énorme, mais avec l’appui de tout le peuple congolais et des partenaires au développement, les défis de la reconstruction du Congo seront relevés.

Octave M. Luamuele

mardi 05 décembre 2006, a 19:22
La lettre d’un compatriote à Monsieur Ngbanda terminator alias Manipulator
 

 

Cher Monsieur Deshonore Ngbanda,

 

Je constate que vous continuez toujours a nous enquiquiner avec vos betises, vos illusisons digne d'un vrais troubadours de la sombre epoque de la prima curia.

 

Essayez de comprendre que les choses changent et qu'une nouvelle ere vient de commencer dans notre pays. Vous vous etes vous meme disqualifie en jouant avec le feu de la haine et de la division. Vous avez aublie que notre peuple n'oublie jamais ses bourreaux, ceux qui l'ont endeuille jadis a Lubumbash(Lititi mboka) et a kinshasa( massacre des chretiens).

 

Mr Ngbanda, nous allons vous poursuivre partout ou vous serrez et nous ne lacherons pas prise. Je ne suis ni un conseille quelconque, mais un simple Congolais qui aspire a la paix dans son pays.

 

Arretez donc avec ragots de bas etages, car "Alea jacta est" mon cher Ngbanda. Comme  vous le dites souvent, "In Cauda venenum" C'est dans la queue que se trouve le venin et bien nous allons maintenant couper cette queue qui empoisonne nos freres de la diaspora, nous allons vous poursuivre et vous mordre. Sachez aussi que ce n'est ni au Gabon, au Congo Brazza, au Togo ou en Cote d'Ivoire que vous pouvez vous cacher.

 

Notre peuple est fatigue de vos betises et de vos discours de la haine et de la divison. Toko landa yo partout!

Le train est en marche et il approche a grande vitesse.

 

Serge Lyangombe.

samedi 02 décembre 2006, a 14:58
Elu président de la Rdc : Joseph Kabila prête serment ce mercredi
 

 

 La présidence de la république sera la 2ème institution installée après l’Assemblée nationale Initialement prévue pour le 10 décembre 2006, la prestation de serment par le président élu à la faveur de la présidentielle organisée en République démocratique du Congo intervient ce mercredi 6 décembre. Les préparatifs vont bon train. Le décor est en train d’être planté. La capitale congolaise va connaître une ambiance de fêtes. Elle accueillera plusieurs chefs d’Etat africains et des autres continents du monde pour participer à cette cérémonie. Joseph Kabila Kabange est le tout premier président élu au suffrage universel direct dans ce pays. Quatrième président de la Rdc après Joseph Kasa-Vubu, Joseph Désiré Mobutu et Laurent Désiré Kabila, Joseph Kabila est par ailleurs le premier Chef d’Etat de la 3ème république en Rdc.

La prestation de serment par Joseph Kabila ce mercredi consacre la mort du schéma 1+4 et cela pour toujours et à jamais. Le pays sera dirigé maintenant en tenant compte de trois pouvoirs classiques notamment les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. La Constitution du 18 février consacre l’indépendance de ces trois pouvoirs.

Dans l’ambiance de la fête, on confirme déjà la présence du président sud africain Thabo Mbeki à la cérémonie de prestation de serment. C’est lui le parrain de l’Accord global et inclusif. Jamais le peuple congolais ne pourra oublier l’implication de son homologue sud africain dans le processus électoral en Rd Congo.

En perspective de ces festivités qui inaugurent un Etat démocratique basé sur le respect des droits de l’homme, le dispositif sécuritaire est bien déployé. Toutes les unités des Forces armées de la République Démocratique du Congo (Fardc), La police nationale congolaise (Pnc) et l’Agence nationale de renseignement (Anr) sont en alerte.

La contribution de la Monuc et de l’Eufor aux unités congolaises dans les patrouilles mixtes à travers la capitale congolaise n’est pas à démontrer.

Dès qu’il aura prêté serment, Kabila se mettra au travail en attendant que toutes les institutions soient mises en place au complet. Déjà à l’Assemblée nationale, on attend l’entérinement du règlement intérieur par la Cour suprême de justice afin de permettre a celle-ci de constituer des groupes parlementaires. Un député a déclaré que si après prestation de serment par le président d la république, la formation du gouvernement tardera à venir, cette situation sera due à la constitution des groupes parlementaires.

" La Constitution stipule que le premier ministre sera nommé par le président de la république dans le parti ou coalition politique qui aura la majorité parlementaire. Aussi le ministres sortiront également de cette majorité", a souligné ce député national.

En ce qui concerne la formation de ce gouvernement, l’Alliance pour la majorité présidentielle (Amp) avait signé les accords avec le parti lumumbiste unifié (Palu). L’esprit et la lettre dudit accord dit que le premier ministre viendra du Palu.

Tout le monde table déjà sur la nomination du patriarche Gizenga Antoine à ce poste. Il aura ainsi la responsabilité de former le gouvernement.

Plusieurs défis attendent les nouveaux dirigeants de la Rdc, notamment les salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, la consolidation de la paix et l’unité nationales, la création des emplois, l’électrification du pays, l’eau potable, l’éducation et la santé pour tous, les routes ainsi que la lutte contre la corruption et l’impunité auxquelles s’ajoute la justice sociale.

Si la volonté politique existe, le Congo retrouvera sa position de 1960 dans le concert des nations. D’ici là, ces chantiers doivent occuper les efforts de ces dirigeants pour que la Rdc ne soit plus dans la queue du peloton des pays les performants en matière du développement humain.

Octave M.Luamuele

 

 

vendredi 01 décembre 2006, a 16:50
Restructuration de la dette souveraine en 2006 : FMI et RDC que faire?
 

   

Comme je l'ai écrit dans mon dernier article"Le président Joseph Kabila ou le Deng Xiaoping congolais?", le nouveau gouvernement sorti des urnes en 2006 va devoir relever le défi de la relance de l’économie. Pour ce faire, il doit trouver une issue dans le dossier de la gestion de la dette souveraine avec le FMI et la Banque mondiale.

1. Etat de lieu actuel et variables macroéconomiques en RDC.

L'observation d'un certain nombre d'indicateurs macroéconomiques relève que la RDC doit faire face à des défis énormes et a besoin de tout son potentiel humain et physique pour s'en sortir.

En 2006 la RDC présentait un déficit public de l'ordre de 5 milliards de FC(Franc congolais), l'équivalent de 10 millions de dollars US ( 1$ US vaut 530 FC ). Ce déficit est monté fin octobre au niveau de 27 milliards de FC soit une croissance de 440%.

Le budget de l'Etat congolais évalué à 2,2 milliards de dollars US est financé au niveau de 57% par la communauté internationale et celle-ci a rompu le contact avant les élections en raison du manque de respect des critères de réalisations et des repères structurelles fixées par le FMI.

Le niveau général des prix ou l'inflation est estimé au niveau de 20% alors qu'il ne devrait pas dépasser la barre de 7 à 8% des mesures préalables. Le taux de change qui était de 430 FC pour 1$ US au début de l'année 2006 et ne devrait pas dépasser 513 FC le dollar est estimé actuellement à 535 FC soit une dépréciation de 24,4% depuis le début de l'année.

Les repères structurelles du FMI fixent les réserves de change de la Banque centrale un niveau limite de 200 à 250 millions de dollars US. Ce niveau est descendu à 160 millions de dollars US.
Selon certaines sources, le stock monétaire est monté dans l'ordre de 16 à 30%.

Il faut rappeler que le FMI tient au principe sacro-saint de l'équilibre et le gouvernement ne peut engager des dépenses que sur base de ses propres recettes fiscales. Un niveau de réserve de change obligatoire doit rester à la disposition de la Banque centrale pour intervenir aux situations imprévisibles dictés par le FMI.

Sur base du ratio "Dette extérieur/recettes publiques" 2003-2005, il est prévu que la RDC devrait consacrer 24,8% en 2003; 28,6% et 24,6% des recettes publiques au service de la dette. Soit une moyenne de 26%. De tous les pays PPTE, seul la Zambie consacre autant de ressources au service de la dette.

Concernant le marché du travail, moins de 5% de la population active travaillent dans les secteurs formels, une partie est active dans le secteur informel et le reste au chômage.

Selon certaines estimations, la campagne électorale aura coûté pour la famille du Président Kabila 50 millions de dollars US et la campagne de son challenger Bemba aura mobilisé 20 millions de dollars US. L'investiture du nouveau président élu va coûter la somme de son prestige.

Face à ce tableau , quel attitude prendre lors des prochaines négociations du FMI avec les nouvelles autorités de la RDC ? Telle est la préoccupation qui est la nôtre en écrivant cet article.

2. Le FMI et ses objectifs à sa création par Keyness.

Il faut signaler qu'á l'origine, c'est pour tirer les leçons de la grande dépression des années 30 que Keyness a crée le FMI. L'idée de départ consistait à créer les conditions d'un emprunt au FMI pour permettre un pays en difficultés financières pour relancer son économie en adoptant des mesures de relance de la croissance intérieure et d'éviter d'exporter sa récession comme cela fût le cas á l'époque. Le pays recevait l'emprunt du FMI à la seule condition d'accroître les dépenses publiques pour soutenir la production. Il n'était pas question d'emprunter au FMI pour rembourser/enrichir les banques.

Il convient de rappeler que dans la théorie économique, la conception keynésienne repose sur le concept du multiplicateur. C'est le concept utilisé par Keyness pour montrer comment dans une économie ou il n'y a pas le plein emploi des ressources, une variation autonome de la demande globale peut provoquer une variation plus importante du revenu national.

3. Le FMI et ses objectifs actuels.

Le FMI considère actuellement que le critère de bonne gestion est l'équilibre. C'est une conception qui est liée à la doctrine libérale qui voudrait limiter l'activité de l'Etat aux tâches traditionnelles. L'Etat ne doit pas se mêler dans l'activité économique. L'effet d'éviction est mis en avant par tous ceux qui pensent que l'économie laissée à elle-même assure le plein emploi des ressources. Par conséquent toute activité de l'Etat qui fait appel à une partie de ces ressources en détourne forcement l'usage du secteur privé au secteur public.

4. Le PPTE est-ce une solution miracle du FMI ?

Le lancement de l'initiative PPTE à Lyon en décembre 1996 et son renforcement en Cologne en novembre 1999 a apporté des améliorations par rapport aux différentes conditions de réaménagement de la dette depuis Toronto en 1988, de Londres en 1991 et de Naples en 1994.

 


Toutefois l'objectif du PPTE demeure la volonté des institutions financières internationales (IFI ) de rendre la dette supportable, parce qu'elle était devenue insupportable. Dix ans après son lancement, cette initiative est loin de tenir ses promesses. Son impact sur la pauvreté est mitigé et lent à mettre en oeuvre. Sa suspension en RDC en est une preuve. La dépendance à la tutelle du FMI est sans équivoque. Le FMI ne tient pas compte des conséquences humaines et sociales en exigeant d'un pays de consacrer 25% ou plus de ses recettes fiscales aux services de la dette.
Le rapport de la CNUCED intitulé"Endettement viable:Oasis ou mirage" stipule que l'initiative PPTE n'a pas permis de garantir la viabilité de la dette.

Enfin signalons tout de même que la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) est une dette (à taux concessionnel mais reste un emprunt) que les futures générations vont devoir payer et que le DSRP est un document qui indique comment gérer ou administrer la pauvreté. L'Afrique a plutôt besoin des mesures pour éradiquer la pauvreté et non la gérer. La seule façon de lutter contre la pauvreté est de viser la croissance économique.

5. La situation économique actuelle de la RDC.

La RDC présente actuellement tous les ingrédients d'une économie caractérisée par le sous-emploi des facteurs de production. Dans cette
situation, seule une politique budgétaire expansionniste peut faire repartir la machine productive. En engageant par exemple des grands travaux (comme l'a promis le président Kabila) pour relancer la demande globale ou en baissant les impôts de ceux qui gagnent moins c.à.d. la classe moyenne qui dépense le plus en vue d'augmenter leur pouvoir d'achat.

Exiger la RDC à réduire le déficit public comme le demande le FMI est suicidaire. Déjà l'activité est en chute libre et appliquer cette politique va déboucher sur une récession, donc une baisse des recettes fiscales et un chômage de masse. Pour un pays qui vient de connaître cinq années de guerre avec une transition chaotique de deux ans, demander une politique budgétaire restrictive est suicidaire. Dans le pire des cas, cela peut mener à un soulèvement populaire ou une guerre civile.

6. Alors que faire : la clause d'action collective du FMI

Le débat pour la restructuration de la dette des pays en développement tourne autour de la proposition Krueger qui proposait un tribunal de faillite pour les Etats souverains et sur la clause d'action collective (CAC). La proposition Krueger était orientée sur la mise en place d'un cadre juridique contraignant tandis que la CAC implique la marginalisation du FMI dans le processus de restructuration des dettes. L'idée sous-jacente fait appel aux résolutions des conflits internationaux en faisant appel á des arbitrages à l'amiable. Les propositions CAC ont été citées plusieurs fois dans le rapport du FMI en 2002 et en 2005 et son accessibles sur internet.
Je crois que le nouveau gouvernement issu des urnes ferait un meilleur choix s'il faisait usage de la clause d'action d'action collective. Il ne sert á rien d'engager un bras de fer avec le FMI, cela est contre productif. Les rapports de force sont tel qu'il est suicidaire de jouer un nationalisme de façade avec le FMI.

7. Mesures préalables avant de lancer les grands travaux.

Il serait naïf de croire que lancer les grands travaux suffit à lui seul pour augmenter la production et créer la croissance et l'emploi. Avant de le faire, il convient de mettre en place des mesures pour lutter contre la corruption et les structures de la corruption. Des reformes du système bancaire et financier et des reformes fiscales semblent nécessaires pour lutter contre les structures de la corruption.

Parallèlement à ces reformes, le gouvernement serait mieux inspiré s'il mettait en place des mesures de nature à augmenter les recettes publiques et diminuer les dépenses publiques. Je vais en citer certain en soulignant que la liste est exemplative et non limitative.

8. Réduire les dépenses de l'Etat.

 

 

Interdiction de tout recrutement dans la fonction publique, même pour combler les places vacantes. Abaissement de l'âge de la retraite de trois ans et la mise à la retraite d'office de ceux qui ont atteint l'âge limite. Réduction de 15% des indemnités des fonctionnaires à la présidence, de tous les ministres, des généraux de l'armée et des PDG des entreprises publiques. Réduction de 10%des indemnités des députés, sénateurs, gouverneurs et secrétaires généraux. La suppression de la gratuité de logement des ministres, hauts fonctionnaires, généraux, gouverneurs, députés et sénateurs. Exiger à tous les fonctionnaires (fonction publique, armée,police,ministères) d'ouvrir un compte bancaire pour y percevoir leurs indemnités dans un délais de trois mois. Interdiction de téléphoner gratuitement à l'extérieur de la RDC sauf aux ministres ou ceux occupant le rang de ministre et ceci dans le cadre de leur fonction. Affectation à chaque ministère d'un ou des conseillers inspecteurs chargés exclusivement de faire appliquer ces mesures de redressement.  

9. Augmenter les recettes de l'Etat.

 

 

Introduire une contribution patriotique obligatoire par prélèvement d'un demi mois de salaire, étalé sur un an de tous les salariés. Versement obligatoire et symbolique de 100 FC par habitant rural et 200 FC par habitant urbain dans une caisse de solidarité. Réduire l'impôt sur les revenus aux salariés à faible revenus  Augmentation dans une fourchette de 15 à 45% de la patente pour tous les entrepreneurs sur base de leur chiffre d'affaire. Elargir l'assiette fiscale de l'Etat et introduction de la déclaration d'impôt en RDC. Affecter aux services de douane et aux frontières de la RDC des conseiller inspecteurs chargés de faire appliquer ces mesures de redressement.  

Conclusion

 

Le nouveau gouvernement agirai dans le bon sens s'il cherchait à trouver une solution au problème d'endettement en privilégiant le dialogue avec le FMI et non un bras de fer, en usant de la clause d'action collective.

 

Cette même coalition sorti des urnes serait en mesure d'appliquer un plan de relance de l'économie s'il prenait des mesures courageuses d'augmentation des recettes et de diminution des dépenses en mettant en place les mesures dont je viens de faire la proposition. Si cela est fait , il est fort á parier que les résultats économiques de ces mesures se feront sentir positivement dans cinq ans et cela garantit à cette coalition de gagner les élections qui auront lieu en 2011.

 Alimasi Kapayo

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