| mercredi 28 février 2007, a 20:16 |
| Immigration : la Grande-Bretagne vient d’expulser 38 Congolais rapatriés mardi à Kinshasa |

Un groupe de 38 Congolais expulsés du Royaume Uni viennent d’être rapatriés à Kinshasa où ils sont arrivés le mardi sous les yeux à leur débarquement des responsables de la Direction générale de migration et des représentants de l’ambassade britannique. Hier mardi 27 février, un groupe de 38 Congolais ayant transgressé les lois britanniques d’immigration a été rapatrié du Royaume-Uni en RDC par un vol spécial. Le vol est arrivé à l’aéroport de N’Djili à Kinshasa à 06h00 le 27 février.
L’identité des 38 Congolais a été établie par les responsables de la Direction Générale de Migration (DGM). Ces Congolais rapatriés ont pu quitter l’aéroport vers 08h30, où la plupart était accueillie par leurs familles et par leurs amis. Des haut cadres de la DGM et un représentant de l’Ambassade de Grande-Bretagne ont assisté à ce processus d’accueil.
L’Ambassadeur de Grande Bretagne, Andy Sparkes, a dit : « Les Congolais qui veulent visiter le Royaume-Uni sont les bienvenus, et le Royaume-Uni continue à s’engager de fournir la protection pour ceux qui ont vraiment besoin. Mais, la réussite de ce vol montre clairement la détermination du Gouvernement britannique d’empêcher l’immigration illégale et de retourner aux pays d’origine ceux qui échouent avec leurs demandes d’asile.
« Les Congolais qui croient entrer illégalement en Royaume-Uni devraient être conscients qu’il ne leur sera pas permis de rester là-bas où qu’ils seront rapatriés en RDC, pas volontairement si nécessaire ».
L’Ambassadeur Sparkes s’est aussi félicité de la collaboration entre les Gouvernements de la RDC et du Royaume-Uni. Il a ajouté: « Je voudrais saisir cette occasion pour adresser mes sincères remerciements à tous les ministères et directions du Gouvernement congolais qui ont collaboré à cette opération.
Cette collaboration n’est pas seulement dans l’esprit de bonnes relations bilatérales entre nos deux pays, mais elle reflète le désir du nouveau Gouvernement congolais d’encourager les congolais qui ont quitté l pays de retourner pour reconstruire ensemble la RDC ». A tous les congolais à bord de ce vol, comme tous ceux qui ont transgressé la loi britannique d’immigration ont été offerte l’opportunité de retourner volontairement avant ce vol.
Intervention du ministère des Affaires humanitaires en faveur des refoulés
Selon un communiqué rendu public tard dans la nuit, le ministre des Affaires Humanitaires, le bâtonnier Jean-Claude MUYAMBO Kyassa a envoyé mardi une délégation composée des membres de son cabinet à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir les Congolais refoulés de Londres en Grande Bretagne. A cette occasion, le bâtonnier J.CL. Muyambo a fait parvenir à ses compatriotes un lot de rafraîchissements et autres aliments dont ils avaient besoin à leur arrivée à Kinshasa.
Ensuite, les membres du cabinet du ministre des Affaires Humanitaires ont procédé à l’identification de toutes ces personnes et à l’évaluation de leurs besoins en vue de leur intégration dans la société congolaise.
Il s’agit au total des 42 personnes parmi lesquelles 23 adultes et 19 enfants. Le processus de rapatriement des Congolais vivant en situation irrégulière en Europe fait suite à un accord signé entre le ministère congolais de l’Intérieur et celui correspondant du Royaume Uni, note-t-on dans ce communiqué. On rapporte que d’autres vagues de rapatriement sont annoncées et au niveau du gouvernement et plus particulièrement du ministère des Affaires Humanitaires, des dispositions sont prises pour accueillir dans la dignité ces compatriotes.
Arrestation à Kigali d’un professeur d’université congolais
Le Tribunal de base de Gikondo, à Kigali, capitale du Rwanda, a ordonné, vendredi 23 février 2007, la détention pour une durée de 30 jours, à la prison centrale de Kigali, de Idesbald Byabuze, professeur à l’UCB (Université catholique de Bukavu) et directeur du journal « Mashan News », paraissant à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, à l’Est de la RD Congo.
Arrêté à Kigali, vendredi 16 février 2007, par la police rwandaise pendant qu’il donna cours à l’Unilac (Université des Grands Lacs), Byabuze est accusé, selon son avocat contacté vendredi 24 février 2007 par Journaliste en danger (Jed) de ségrégation, sectarisme et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat rwandais », pour avoir publié sur Internet en 2004, un article intitulé : Alerte Rwanda » dans lequel il critiquait sévèrement le régime rwandais.
Professeur à l’université catholique de Bukavu, Byabuze s’était rendu, lundi 12 février à Kigali où il assure des enseignements à l’Unilac. C’est au moment où il donnait cours que la police la interpellé sur base d’un mandat d’arrêt et incarcéré au cachot du parquet de Gikondo avant d’être présenté devant le tribunal.
Selon la loi rwandaise, l’infraction de « ségrégation, sectarisme et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat rwandais » est de la compétence de la Haute Cour de Justice (la plus haute instance judiciaire du Rwanda). Si Byabuze est reconnu coupable, il encourt jusqu’à 20 ans de prison ferme sans possibilité de faire appel.
Journaliste en Danger (JED)/Le Phare
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| mercredi 28 février 2007, a 02:10 |
| Honoré Ngbanda prépare une guerre de libération |
La Belgique félicite Antoine Gizenga et lui promet le soutien de son gouvernement. Les Etats-Unis promettent de travailler en étroite collaboration avec le gouvernement congolais. A travers la Conférence des parlementaires des pays des Grands Lacs, l’Afrique soutient également le changement survenu au Congo. Sur qui va se reposer Ngbanda pour mener sa guerre de libération contre la démocratie ? Incapable de se faire élire, à cause de son passé, Ngbanda voudrait ramener le Congo à la case départ. Le gouvernement doit prendre cela au sérieux et mettre le dossier Ngbanda sur la table de coopération avec son pays d’accueil. Le gouvernement doit se comporter en chat échaudé qui craint l’eau froide.
Comme en 1960, le Congo vient de s’engager dans un important tournant de son histoire. Tout le monde est d’avis que l’histoire se répète avec la victoire des nationalistes congolais presque dans tous les scrutins. C’est la preuve que le peuple congolais n’aspire à autre chose qu’à la souveraineté, à l’intégrité territoriale tout cela sur fond d’amour pour le pays et son peuple.
On se souviendra qu’aussitôt après cette victoire, le pays a sombré dans une crise politique à la suite de la crise des institutions. L’ancienne métropole, la Belgique, - cela est prouvé aujourd’hui, - occupe une place importante dans la déstabilisation du jeune Etat. La sécession du Katanga, suivie de celle du Sud-Kasaï, constitue des événements majeurs qui avaient sonné le glas à la jeune démocratie congolaise. La guerre froide, l’impréparation des politiques congolais, l’incapacité pour la Belgique de comprendre que son ancienne colonie puisse devenir un pays avec lequel il fallait désormais traiter d’égal à égal, sont autant de causes favorisantes de cette crise. Ce sont là des valeurs prônées par Patrice Emery Lumumba. Aujourd’hui, cette victoire est encore une fois symbolisée par celui qui était en 1960, l’adjoint de Lumumba. L’histoire va-t-il continuer à se répéter ? En termes clairs, le Congo va-t-il connaître le sort qui était le sien après la victoire de Lumumba en 1960 ?
Aujourd’hui, les conditions sont-elles réunies pour permettre la répétition de l’histoire ? Il est vrai que beaucoup de choses ont littéralement changé. Plus de guerre froide, plus de Belgique qui chercherait à ne voir en la Rd. Congo qu’une colonie en lieu et place d’un partenaire. La preuve, c’est qu’en Belgique, contrairement à ce qu’on craignait, (de voir resurgir le sentiment anti-Lumumba à travers Gizenga), c’est non seulement la compréhension presque parfaite, mais aussi et surtout un souci clair de collaboration dans un partenariat d’Etat souverain en Etat souverain. Dans ce cadre, le Premier ministre du Royaume de Belgique a sincèrement félicité son homologue congolais, à l’occasion de l’investiture de son gouvernement par l’Assemblée nationale samedi 24 février dernier.
A cette occasion, le chef du gouvernement belge a encouragé le premier ministre congolais qui a pris ses fonctions dans une situation très difficile pour son pays. Il a reconnu que la tâche sera ardue parce que les défis à relever sont énormes. Après plusieurs années d’incertitude, les attentes du peuple congolais sont considérables et légitimes. Le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt a en outre assuré Antoine Gizenga du soutien de la Belgique à toutes les forces positives qui s’engagent activement pour la consolidation de la démocratie en Rdc. Il souhaite que tout cela contribue à l’avènement d’une véritable culture de bonne gouvernance pour le démarrage effectif des chantiers de la reconstruction durable de la Rd. Congo.
Même son de cloche du côté de cet autre grand pays occidental dont le rôle dans la crise congolaise de 1960 n’était pas moindre. Il s’agit des Etats-Unis qui ont eux aussi salué l’investiture du gouvernement Gizenga. Le Département d’Etat reconnaît la tenue réussie des élections dans ce pays et en félicite l’ensemble du peuple congolais. « Nous souhaitons travailler vivement en étroite collaboration avec le nouveau gouvernement. Nous renouvelons notre engagement de soutenir les efforts du Congo visant à mener à bonne fin cette transformation historique, à travers le développement politique, économique, dans un climat de paix et de sécurité sur toute l’étendue du pays », a réaffirmé Sean Mc Cornack, porte-parole du Département d’Etat. Au niveau du continent, c’est le même élan de solidarité envers le gouvernement congolais. L’une des manifestations, c’est sans aucun doute la tenue dans la capitale congolaise de la conférence des parlementaires des pays des Grands Lacs dont les travaux se clôturent ce mercredi.
Seul Ngbanda contre tous
Tout cela tranche avec l’attitude de Honoré Ngbanda, ancien conseiller spécial de Mobutu, exilé en France. Cet homme qui doit son sobriquet de « Terminator » aux nombreux actes d’atteinte aux droits de l’homme, estime que le processus électoral qu’a connu dernièrement le Congo n’est pas suffisant. Il faut, estime-t-il changer les choses par un recours aux armes. Il s’engage à mener cette nouvelle guerre. Il promet de n’arriver dans ce pays que pour prendre le pouvoir. En termes clairs, on ne doit pas attendre Honoré Ngbanda venir s’impliquer dans le processus démocratique. Car, les élections lui font peur.
La question que plus d’un se posent, est de savoir avec qui et quels moyens, l’ancien conseiller spécial de Mobutu sera-t-il capable de mener et de réussir cette guerre ? A la question de savoir ce qu’il aura comme arrière base pour sa guerre, il compte sur le changement d’attitudes sur le continent et dans le monde. Au niveau national comme à l’extérieur du pays, Honoré Ngbanda s’engage dans une diplomatie de sape. Comme il est certain de ne pas être écouté, notamment à cause de son passé, Honoré Ngbanda entend faire parler des faits. C’est ainsi que fonctionne déjà la stratégie de grossissement et de déformation systématique des faits et gestes dans le pays.
Compte tenu de la gravité des déclarations qu’il a faites, Honoré Ngbanda voudrait donner l’impression qu’au niveau du pays, il n’a pas d’alliés ni de suppôts. C’est ainsi qu’il dit à qui veut l’entendre qu’il n’est pas avec l’UN, même s’il avait été contacté pour adhérer à cette plate-forme.
Cependant, force est de constater que Honoré Ngbanda s’appuie sur toutes les actions de l’UN et sur les accusations de cette plate-forme pour mener sa diplomatie de sape. Hier c’était la cause de Me Thérèse Landu, arrêtée dans le cadre des événements de l’incendie de la Cour suprême de justice. Il présente cette arrestation comme la preuve que le régime de Kinshasa n’est pas démocratique. Il exploite également les accusations sans preuves de fraude électorale et la corruption devenue le refrain quotidien de l’UN et particulièrement du Mlc. Aujourd’hui, il a fait sien les événements du Bas-Congo. Connaissant l’homme et partant de l’exploitation qu’il fait de ces événements, on peut douter qu’il s’agisse là des faits du hasard.
Battre le fer quand il est encore chaud
Le gouvernement congolais doit prendre cela comme un signal très fort. Honoré Ngbanda est capable de multiplier au pays ce genre d’événements qui lui permettront d’avoir des arguments contre le régime issu des urnes. Il est temps que l’autorité congolaise se comporte en chat échaudé, au point de craindre l’eau froide. Car, on avait vu un Jp Bemba, parti du pays sans même un petit groupe de scouts, revenir au pays à la tête d’une prétendue armée de libération. Il en est de même de Z’Ahidi Ngoma et ses amis du Rcd, parti du pays pour des soins en France, il s’est retrouvé à la tête d’un mouvement rebelle. Le changement des circonstances n’a pas fait de tous les voisins du Congo des amis. Il faut, dans le cadre de la paix voulue comme toile de fond de la refondation du Congo, on mette sur la table le problème de Honoré Ngbanda avec le pays qui l’héberge. La recréation doit se terminer de ce côté.
L’Avenir |
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| mardi 27 février 2007, a 09:32 |
| YANDI KAKA REND COUP POUR COUP |
Il a rendu coup pour coup. Samedi, devant les Députés, la Nation et le Monde, AGF, Antoine Gizenga Funji a sinon mis KO technique du moins fait vaciller l’opposition. On eût dit qu’il est aguerri comme un vieux routier à l’inquisition des députés de l’opposition. Quand donc il prend la parole pour la riposte, il y va avec calme et pourfend l’argumentaire des téméraires qu’il se permet même de tourner en dérision puisque aussi, il est parfaitement à l’aise dans l’humour. On pensait qu’il vacillerait sous la pluie de questions assassines ou qu’il s’écroulerait sous le poids de son âge, 81 ans, raide mort. Le vétéran Antoine Gizenga Funji a étonné.
Quand leurs Hon. Députés de loin plus jeunes se remettaient dans les bras de Morphée, face aux caméras, lui, imperturbable, tenait.
Il était là, debout ou assis, «Yandi Kaka» (lui et pas un autre), la voix claire, le regard net. Si l’opposition avait évacué son porte-parole, Godefroid Mayobo Ngantient, le ministre près le Premier ministre, c’est pour aussi pour le mettre au test d’endurance physique, qu’il a réussi fort brillamment.
Étonnante, le moins que l’on puisse dire, la double prestation jeudi et samedi d’AGF. On pensait que l’octogénaire vacillerait sous la pluie de questions voulues assassines ou qu’il s’écroulerait sous le poids de son âge, 81 ans, raide mort.
Le vétéran a surpris et les Hon. Députés venus particulièrement nombreux assister à la mise à mort en direct et le pays entier qui suivait la corrida, l’affrontement meurtrier entre l’homme et la bête, devant le petit écran ou sur les ondes.
Quand leurs Hon. Députés de loin plus jeunes que lui se lâchaient dans les bras du Dieu Morphée, face aux caméras, lui, l’imperturbable, tenait bon. En redemandait. Là où Mulumba Lukoji s’empifrait d’eau, avalant verre d’eau après verre d’eau, lui n’en a bu qu’un. Incroyable, iI était là, debout ou assis, selon le protocole, «Yandi Kaka» (lui et pas un autre), la voix claire, l’oeil vif, le regard net.
Si l’opposition avait évacué son porte-parole, trop maligne, se sentant humiliée à l'idée qu'il parlerait devant eux en lieu et place du Premier ministre, il a vite pris lui-même la direction des événements et a gardé le fin mot le jour de son investiture, réglant son compte à cette opposition, rendant coup pour coup reçu, réglementairement.
Et cette opposition le voulait à la barre, c’est certes pour se conformer à la Constitution mais aussi - on le sait tous - pour mettre celui-ci au défi et au test d’endurance physique, que Gizenga Funji a réussi fort brillamment.
Sacré Gizenga! Qui l’eût dit? Qui l’eût cru que cet ennemi n°1 des tombeurs de Patrice-Émery Lumumba dans les années 60 survivrait à ses adversaires 45 ans après sans être trahi par l’âge pour pérorer avec un chant de coq annonçant l’aube du jour de renouveau pour le Congo?
Nommé Premier ministre de la 1ère Législature de la IIIème République, AGF représente aux côtés de JKK, le fer de lance de ce ticket gagnant.
OTT ÉCHEC ET MÂT. Par quel tour de main ce vétéran de l’indépendance a-t-il réussi ce spectaculaire retour sur scène? Ce n’est peut-être pas cela que ses fervents militants du PALU ont cherché à savoir en allant ovationner samedi 24 février la vedette du jour de la très spéciale cérémonie d’investiture du gouvernement par l’Assemblée nationale - événement que le pays n’a plus vécu depuis des lustres.
Mais, bien des Kinois accourus y étaient tout de même allés pour voir le vieil opposant qui ne faisait pourtant pas parler de lui comme l’autre opposant «charismatique».
On se souvient du retour d’exil de Gizenga au début de la transition mobutienne, quand l’homme avait annoncé son OTT, l’Opération tremblement de terre, que les Kinois avaient vite pris pour un pétard sans frayeur.
Or, voilà que cette annonce apparaît comme une prophétie ayant pris tout son temps de s’accomplir maintenant.
Les partisans de celui-ci qu’ils nomment «Mbuta» (le vieux, le chef de famille, le Patriarche), n’ont voulu que célébrer avec lui son sacre national et se réjouir de la reconnaissance et du triomphe enfin de leur combat politique. L’avènement du Premier ministre effraie effectivement maintenant les caciques du statut quo qui peuvent bien trembler devant les mesures de changement que le nouveau président du conseil congolais annonce. Et pour cause.
Il y a d’abord plus d’un sceptique qui a été surpris par la solidité physique affichée par le Premier ministre; un octogénaire qui ne s’offrait pas en un spectacle de vielle tremblote à la Pape Jean Paul II au déclin de ses jours. Gizenga, lui, tient le coup.
Il a une parfaite diction. Il tient debout au perchoir plus d’une heure pour marteler les points d’un programme digne d’être exécuté par un soldat en pleine force. Gizenga ne vacille pas. Il est imperturbable. Il n’est pas ébranlé par les attaques des députés frondeurs cherchant visiblement à l’ébranler. On eût dit qu’il est aguerri comme un vieux routier à l’inquisition des députés de l’opposition.
Quand donc il prend la parole pour la riposte, il y va avec calme et jusqu’à ce que mort s’ensuive, pourfendant l’argumentaire des téméraires qu’il se permet même de tourner en dérision, puisque, aussi, il est parfaitement à l’aise dans l’humour et la belle humeur. C’est ainsi qu’il passe du négatif «Yandi Ve» (Pas lui) au positif «Yandi Kaka» (Lui et nul autre).
On sent le ciel s’écraser sur les bancs de l’opposition quand «Monsieur Roc» massacre «le ministre du Budget 1+4 sortant qui a le toupet de réclamer «Mbudi» alors qu’il l’avait mis à la poubelle lors de son règne?
A-t-on cru que dans son son «sommeil politique», le vieil homme someillait vraiment?
Quelle mouche a donc piqué François Mwamba Tshishimbi, l’ex-ministre MLC du Budget que ses adversaires disent trop arrogant et trop suffisant pour aller se mouiller dans «Mbudi», une véritable patate chaude laissée à AGF? AGF a l’élégance même de la finesse d’esprit.
Le Premier est apparu très méticuleux dans tous les gestes et mouvements. Rien de fait au hasard. Difficile de trouver un reproche à lui faire, même sur les dossiers peau de banane qu’on lui a jetés du candidat fictif ministre UNAFEC au Commerce extérieur.
Pas étonnant que le maïeur des députés, Mbenza Thubi ait reconnu que l’homme qui a été écarté du pouvoir depuis 1960 ne pouvait être impliqué ni rendu responsable de la débâcle actuelle déplorée de la RDC. Alors, sacré Gizenga, son heure est bel et bien venue pour opérer le changement attendu de tous les vœux des Congolais.
Extraits.
«Puisqu’il m’a été rapporté que l’intéressé (le mistre fantôme) aurait renoncé aux fonctions ministérielles et qu’il se trouvait en danger, j’ai décidé de procéder aux vérifications d’usage par les services compétents en vue de l’identifier et de lui apporter éventuellement la protection nécessaire» (...).
«Quant à la taille du Gouvernement jugé éléphantesque par certains d’entre vous, je répondrai que ceci est aussi bien lié à une exigence de représentation de la Coalition majoritaire qu’à celle de la charge de travail que j’attends lui imposer. Je signale, par ailleurs, que le caractère budgétivore d’un Gouvernement n’est pas fonction de sa taille car la prédation n’est pas une question de nombre, mais une question de culture. Vos collègues qui ont dirigé récemment la Commission Économique et Financière du Gouvernement savent combien a coûté l’espace 1+4, mensuellement, au budget de l’État alors que la plupart des ministères ne recevaient pas les frais de fonctionnement nécessaire pour faire marcher les services de l’État».
«À propos de la représentativité nationale jugée déséquilibrée par certains députés (...), un Gouvernement n’est pas une institution pour récompenser des provinces, des ethnies ou des clans. C’est une structure étatique où des personnes porteuses de mandat confié par le Peuple à leurs organisations politiques doivent assumer ce mandat et en subir le jugement du Peuple selon le résultat qu’ils auront réalisé. Enfin, le fait de diriger un ministère ne fait de celui-ci la propriété de la province d’origine du ministre titulaire».
ALUNGA MBUWA. |
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| lundi 26 février 2007, a 12:10 |
| gouverneur du Bas-Congo Simon Mbatshi Batshia parle de son programme |

1. Pouvez-vous éclairer l’opinion sur ce qui s’est dit autour de votre élection comme gouverneur du Bas-Congo ?
Depuis un mois, beaucoup d’âneries ont été débitées sur mon compte. Certes, j’ai été tenté de répondre du tac au tac. Mais je me suis toujours souvenu d’un proverbe de chez moi – je ne traite personne de fou – qui dit que quand on poursuit un fou, l’on doit prendre la précaution de s’habiller au risque de croire que deux fous sont en train de s’amuser. C’est pour cela que j’ai pris du recul pour ne pas répondre à tout ce que j’entendais par-ci par-là. Comme les choses semblent s’éclaircir et que la justice a dit le droit, je peux me livrer à cet exercice d’éclairer la religion de tout un chacun.
Je commence par remercier très sincèrement les députés provinciaux qui m’ont donné la majorité absolue pour devenir le gouverneur du Bas-Congo, sans oublier évidemment l’Alliance de la majorité présidentielle qui m’a prêté son appui et le chef de cette famille politique, grâce à qui j’ai pu avoir la majorité nécessaire pour devenir le gouverneur.
Beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Heureusement que le vendredi 16 février la Cour suprême de justice a tranché, sans appel. Et si je remercie la haute Cour, ce n’est pas tant pour m’avoir proclamé gouverneur du BasCongo, mais c’est pour avoir, encore une fois, sauvé notre pays de la risée internationale. Imaginez un seul instant que la Cour suprême ait confirmé l’arrêt de Matadi, nous serions le seul pays au monde à confondre la définition de la majorité présidentielle et ce mode de calcul. Le pays vient de frôler une catastrophe dans la mesure où nous allions encore être à la une des journaux de tous les pays du monde avec notre propre manière de calculer la majorité absolue.
2. Mais, vous avez été accusé de corruption…
Encore des âneries. J’ai été abondamment accusé d’avoir corrompu les députés provinciaux pour m’élire. J’ai même vu à la télévision un grand leader politique déclarer, sans rire, qu’il ne pouvait pas comprendre que dans une province où l’Union a la « majorité », que le gouverneur qui en sort ne soit pas de l’Union. Il a même poussé l’audace jusqu’à demander la reprise des élections parce que l’Union, majoritaire selon lui, n’a pas gagné les élections. Dans tous les cas, ses propos m’ont fait rire. S’il y a quelque chose que je n’aime pas dans ma vie, c’est le mythe et l’affabulation. Nous sommes un pays qui ne vit que de mythes et d’affabulations.
Parlons un peu de l’Union ! L’Union, c’est quoi ? Une première observation s’impose : au moment où la plupart des députés provinciaux – que je connais personnellement d’ailleurs – déposaient leurs candidatures, parfois avec des cautions qu’on leur donnait, l’Union n’existait pas. Ils n’en avaient jamais entendu parler, tout simplement parce que l’Union a été inventée lors du second tour du scrutin présidentiel pour aider M. Jean-Pierre Bemba à gagner les élections.
C’est dire que tous ces députés ne se sont jamais engagés dans une course d’élection avec une idéologie quelconque de l’Union. Il n’y en avait pas à l’époque, tout comme il n’y en a pas aujourd’hui. Ils se sont fait élire d’eux-mêmes, par leurs propres moyens.
Quoi qu’on pense, ces députés ont fait un choix que nous devons tous respecter. Ne confondons donc pas la majorité parlementaire comme ce qui s’est passé avec le Premier ministre.
3. Que voulez-vous laisser entendre par là ?
Vous savez qu’en ce qui concerne l’élection du gouverneur, le législateur a prévu une campagne électorale de trois jours. Chaque candidat devait donc rencontrer les députés provinciaux et leur expliquer son programme d’action. Au cas où il parvenait à convaincre un député, naturellement celui-ci voterait pour lui. La loi électorale n’a pas demandé qu’il fallait, comme après la mort de Jésus où tous les apôtres s’étaient retrouvés dans une chambre là-bas parce qu’ils avaient peur de sortir, que l’Union et l’Amp restent, chacune, dans sa chambre.
Ainsi que le prévoit la loi électorale, j’ai battu campagne. J’ai convaincu les députés sur base de mon programme d’action.
Dans tous les cas, c’est ce qui s’est passé à Matadi, et rien d’autre. Je ne m’en tenais donc qu’au programme d’action. Je tiens à vous dire que j’ai regardé tous les programmes de mes adversaires, je les ai écoutés, mais aucun ne m’a convaincu. J’ai beaucoup de respect pour mes adversaires, mais pas pour leurs programmes. Le mien a été de loin le meilleur. Ce n’est pas moi qui le dis, mais tous ceux qui ont vu mon programme et les moyens de le mettre en action.
Je pense aussi que les députés ont vu mon programme et ils ont fait le choix.
4. Quelle est la substance de ce programme ?
Il s’articule sur deux points que j’estime extrêmement importants. Il s’agit, pour moi, de deux importantes révolutions : la première consiste à créer une classe moyenne ; la seconde c’est de faire du Bas-Congo une province minière, en plus de sa vocation agricole. Pour ce qui est de la première révolution, j’ai fait comprendre aux députés provinciaux que nous avions eu tort de n’avoir pas suivi ce que les Belges nous avaient laissé. Les Belges avaient dans ce pays ce que l’on appelait la classe moyenne. Aujourd’hui, malheureusement, nous nous trouvons dans un pays, dans une province où il n’y a plus de classe moyenne. Il y a quelques riches et tout le monde est devenu pauvre. La grande majorité de la population constitue la classe de ceux qui ne possèdent rien.
Face à cet état de choses, j’ai fait savoir aux députés qu’il nous fallait essayer de reconstituer au milieu, entre le peu de riches et la masse de pauvres, une classe moyenne, celle-ci devant être composée notamment de tous ces universitaires qui sortent de l’école et qui n’ont aucune possibilité d’emplois, c’est-à-dire sans revenu, sans pouvoir d’achat, et des commis de l’Etat.
5. Comment comptez-vous faire de ces 30% de la population une classe moyenne capable de se stabiliser au milieu, entre le peu de riches et la masse de pauvres ?
Notamment par l’accès au petit crédit. Nous rêvons d’ouvrir au Bas-Congo des banques régionales de crédit agricole, de petits crédits immobiliers, des offices de logement pour permettre à ces jeunes gens d’avoir accès aux crédits, d’avoir une maison, une voiture à crédit à rembourser dans cinq ou dix ans. Ces 30%-là, c’est ça la paix sociale de la province, si pas du pays.
La deuxième révolution, c’est de faire du Bas-Congo une province minière, en plus de sa vocation agricole. Comme aujourd’hui la nouvelle Constitution donne aux provinces une obligation de développer la province concurremment avec le pouvoir central, nous allons équilibrer la politique dans le Bas-Congo, non pas en cassant sa vocation agricole, mais en poussant sa vocation minière pour que, demain, le Bas-Congo soit développé sur le plan minier tout en gardant sa vocation agricole.
(Yes)Marcel Lutete/Le Potentiel/Message/MMC
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| vendredi 23 février 2007, a 20:29 |
| HONORE NGBANDA alias LE TERMINATOR REFUSE DE JETER L’EPONGE |
Après avoir subi une douche froide,- ses stratégies de diabolisation du processus électoral montées depuis ses officines ténébreuses implantées dans certaines capitales européennes ayant été véritablement un coup d’épée dans l’eau-, Sieur Honoré Ngbanda Zamboko Afumba, alias Terminator, tente un come back politique à grand renfort de tapage médiatique (sic). L’ex barbouze des tristement célèbres services secrets de Mobutu, très redouté pour son mauvais cœur et son farouche attachement au mal, à la calomnie et à la médisance, comme s’il n’avait nullement tiré une leçon de l’échec et de l’humiliation qu’il a fait subir à son fiston Igwe alias Bemba Jean-Pierre, lance de nouveau un pugilat contre le Président de la République, par son dada habituel, lequel consiste à contester sans avancer la moindre preuve, sa filiation biologique à Mzee Laurent Désiré Kabila. Sacré Terminator ! L’ancien flic de Mobutu a fondamentalement un penchant à nuire au Congo, dont il se réclame pourtant l’un des dignes fils.
L’histoire récente du pays renseigne que Mr. Ngbanda n’aura jamais été à la hauteur de grandes responsabilités lui confiées par la République en qualité de Conseiller Spécial du Chef de l’Etat, puis de Ministre de la Défense. Certains proches du régime marechalesque défunt soutiennent que ses agissements imprévisibles auront été d’une énorme contribution à la déchéance de l’homme du 24 novembre 1965, chassé du pouvoir par la tempête afdélienne, à la manière d’un chien enragé. Il faut souligner que 24 heures avant l’escapade du Maréchal et toute sa famille biologique, le flic sentant la fin venir, improvisera une mission à Lomé, sous prétexte de préparer le terrain au Président, alors que l’homme, rusé de son état et de son régime, prenait tout bonnement la poudre d’escampette. Tula mwisi ya zazaza…que dis-je tula mwisi ya honono. (Fuyez tonton Honoré). Version contredite par l’intéressé dans son ouvrage plein de mensonges intitulé « le Glas a sonné. Les derniers jours du Maréchal ».
Loin des compatriotes et de la mémoire nationale collective d’oublier les méfaits de cet homme, si l’on ajoute à son passif le tragique accident du 08 janvier 1996, dont il porte une lourde responsabilité, lui qui avait surchargé l’Antonov russe de Type Ka de toutes sortes d’armements destinés au maquis de l’UNITA de Jonas Savimbi.
C’est donc une indifférence totale que le peuple congolais affiche vis-à-vis des élucubrations de ce flic dont les déclarations et agissements politiques s’apparentent à des appels à la haine et à la désobéissance civile, difficile à savoir si son combat pour la libération du Congo n’est que prétexte si pas un tremplin pour inoculer le virus de la haine contre les institutions de la République. Ne pouvant plus rien offrir au pays, alors que bien d’autres compatriotes qui ont servi sous le régime Mobutu, participent aujourd’hui à la reconstruction du pays, Honoré NGBANDA s’active à entretenir son exil pour rester encore longtemps au pays des blancs, alors qu’il n’y a plus de raison valable, la démocratie étant instaurée au pays.
L’époque de la violence ayant révolu, les Congolais attendent de cet homme une repentance sincère. Ngbanda ferait bon choix contre mauvaise fortune, en se réconciliant d’abord avec Lui-même, puis avec le Dieu qu’il prétend servir, pour être utile au Congo. Le peuple peut encore lui pardonner.
Lokunga ne Kengo
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| jeudi 22 février 2007, a 21:30 |
| Un projet de visite d'Albert II en RDCongo divise le gouvernement belge |
Le roi des Belges Albert II, le 24 janvier 2007 à Bruxelles
Le roi des Belges Albert II voudrait effectuer une visite historique en République démocratique du Congo (RDC), ancienne colonie belge, mais l'idée divise le gouvernement belge et le voyage ne devrait finalement pas avoir lieu avant plusieurs mois.
Prévu initialement pour la fin mars-début avril, ce premier voyage depuis celui du roi Baudouin en 1985 dans l'ex-Zaïre est à présent "très peu probable avant l'été", selon des sources proches du gouvernement.
Le roi des Belges Baudouin et la reine Fabiola lors d'une visite dans l'ex-Zaïre, le 26 juin 1970
Ces dernières semaines, la coalition libérale-socialiste du Premier ministre Guy Verhofstadt est en effet apparue divisée sur l'attitude à adopter vis-à-vis de Kinshasa, une question qui continue à passionner les Belges, 47 ans après l'indépendance de ce territoire 80 fois plus grand que leur propre pays.
"Le roi et Guy Verhofstadt tiennent beaucoup à cette visite", souligne un proche du Premier ministre. D'autant plus que le gouvernement estime que le soutien de Bruxelles au processus qui a abouti à la tenue d'élections libres en 2006 en RDC constitue le "plus grand succès de la diplomatie belge depuis la Seconde Guerre mondiale".
Mais le calendrier électoral belge --les élections législatives auront lieu le 10 juin-- rend périlleuse l'organisation d'un tel déplacement par un gouvernement en fin de mandat: l'opposition risquerait d'y voir une tentative du gouvernement de promouvoir ce succès auprès des électeurs.
Plus fondamentalement, c'est l'opportunité même d'une visite d'Etat du roi, âgé de 72 ans, dans un pays qui sort à peine d'une longue guerre civile qui fait débat en Belgique, soulignait jeudi le journal bruxellois Le Soir.
Les membres francophones du gouvernement, en particulier le ministre de la Coopération, le libéral Armand De Decker, estiment qu'un message du roi encourageant la population congolaise sur la voie de la démocratie constituerait un "signal fort" dont il ne faut pas sous-estimer l'impact.
Dans le même état d'esprit, le commissaire européen au Développement et ex-chef de la diplomatie belge Louis Michel, a estimé qu'une visite royale serait "l'occasion de tourner la page du colonialisme, du néo-colonialisme et du paternalisme".
Les milieux d'affaires belges font pression dans le même sens, en soulignant que si la Belgique tarde trop à s'investir en RDC, elle se fera damer le pion par la Chine ou l'Afrique du Sud.
Mais les socialistes flamands et une partie de la presse belge néerlandophone estiment en revanche que le président Joseph Kabila et le gouvernement d'Antoine Gizenga, pas encore investi, n'ont pas encore fait leurs preuves en matière de "bonne gouvernance".
"Il ne faut pas commettre à nouveau les erreurs faites du temps du Zaïre", lorsque les visites du roi Baudouin ont légitimé le régime du maréchal Mobutu, estimait ainsi le quotidien De Standaard, soulignant que "dans cinq ans, il sera encore assez tôt pour une visite royale".
Face à ces divergences, et parce qu'un "voyage d'Etat ne doit pas faire l'objet d'une polémique", M. Verhofstadt a chargé son ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht "d'analyser quel serait le moment le plus opportun", a expliqué le porte-parole du Premier ministre.
M. De Gucht devrait faire cette analyse à la lumière d'un voyage en Afrique centrale du 9 au 18 avril, qui comprendra une étape à Kinshasa pour "rencontrer les nouvelles autorités congolaises".
A son retour en Belgique, il informera ses collègues du gouvernement. Trop tard pour organiser, avant les élections de juin, un tel déplacement, insiste-t-on à Bruxelles.
© 2007 AFP |
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| mercredi 21 février 2007, a 10:45 |
| Mlc-Bdk refusent de reconnaître leur défaite : Secte, Parti Politique ou mouvement armé? |
Voici les miliciens de Bundu dia Kongo
Le leader de Bundu dia Kongo rejette l’arrêt de la Cour Suprême de justice, preuve qu’il ne sait pas ce que représente cette cour dont les arrêts sont sans appel. *Ce rejet entre dans la stratégie du Mlc de créer dans le pays une situation d’incertitude. *Le Mlc annonce des actions pour protester contre la corruption. *Alors qu’il n’a pas encore démontré qui était corrompu par qui, le Mlc ajoute que l’argent du trésor public aurait servi à cette corruption. *Le Mlc prétend que seuls Kabila et Kagame étaient absents du sommet France-Afrique et exige des explications. *Et pourtant, plusieurs autres présidents africains s’étaient fait représenter.
Tout le monde parle de la démocratie, mais très peu sont prêts à adopter des attitudes démocratiques. C’est le cas du Mlc, parti politique de JP Bemba. Malgré la suite des défaites, les dirigeants de ce parti politique refusent toujours de reconnaître leur mauvaise organisation.
C’est comme si les dirigeants du Mlc sont incapables de changement. Ils laissent très peu de place à la réflexion. Ils font de l’agitation inconsidérée leur méthode favorite de travail. Alors qu’ils donnent des leçons en matière de respect des lois, ils se réfèrent très peu aux lois existantes pour prendre position. Le dernier exemple est celui du chef du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo. Ce dernier vient de remettre en question l’arrêt de la Cour suprême de justice reconnaissant les résultats de l’élection de gouverneur dans la province du Bas-Congo.
Muanda ne Nsemi qui rejette la procédure utilisée par la Haute Cour pour trancher l’affaire sur l’élection du gouverneur de province du Bas-Congo, demande au chef de l’Etat d’arbitrer cette affaire. C’est une preuve de plus que le leader de Bundu dia Kongo ignore les lois. Il ne reconnaît pas que les arrêts de la Cour suprême de justice sont sans recours. Pour lui, le chef de l’Etat peut se mettre au-dessus de la Cour suprême de justice pour faire plaisir à Bundu dia Kongo. C’est encore la preuve que ce mouvement n’a rien de républicain.
Le Mlc de cœur avec Bdk
Le leader de Bundu dia Kongo n’est pas seul dans cette démarche. Il a avec lui le Mlc. A ce jour, on pense même qu’il y a parfaite identité de vues entre les deux mouvements. C’est ainsi que quand le Mlc s’enrhume, Bundu dia Kongo tousse. Il en est de même lorsque Bundu dia Kongo s’enrhume, le Mlc à son tour se met à tousser. Muanda ne Nsemi ne reconnaît pas l’arrêt de la Cour suprême de justice. Il est suivi par les dirigeants du Mlc qui, eux aussi, ne reconnaissent pas l’ensemble des résultats de l’élection des gouverneurs. On savait que les dirigeants du Mlc, n’ayant pas d’élégance démocratique, ne s’avoueraient pas vaincus. Ils continueraient à contester les résultats. Mais, là où l’affaire tourne au ridicule, c’est lorsqu’ils manquent d’arguments pour soutenir leur contestation. Muanda ne Nsemi de sa part, ne faisant confiance qu’à ce qui sort de sa tête, recourt à une certaine alchimie arithmétique pour calculer la majorité absolue. Il prétend que la loi congolaise est claire à ce sujet. Mais, il ne dit pas ce que dit cette loi et dans quelle clause de quelle loi précisément. Cet homme pense qu’il connaît mieux la loi que la Haute cour. C’est encore une preuve qu’il n’a qu’une petite idée de cette cour. Il peut donc facilement mêler la Cour suprême de justice dans la polémique suivant une discussion de la rue. La Cour suprême de justice a fait recours à la jurisprudence internationale pour trancher le contentieux électoral du Bas-Congo. Pour Muanda ne Nsemi, la Cour suprême n’avait pas besoin de recourir à la jurisprudence internationale pour connaître la majorité absolue des 29 grands électeurs. Au lieu de proposer une jurisprudence congolaise ou africaine qui contredirait l’exemple pris par la haute cour, tout ce qu’il fait, c’est de présenter des calculs sans dire en matière électorale où et dans quelles circonstances ces calculs avaient été faits. Pour lui donc : « Dans toutes les séances, quand la règle d’arrondi ne précise pas si celle-ci se fait par excès ou par défaut, l’arrondi respecte le principe suivant : primo, de zéro inclus à la moitié exclue, on arrondit à zéro. Secundo, de la moitié inclue à l’unité exclue, on arrondit à l’unité ». En vertu de ce principe, la majorité absolue est 16 car la moitié arrondie de 29 est 15, et cette moitié arrondie plus 1 est 16, selon lui.
Où ces calculs avaient-ils déjà été faits ?
S’agit -t-il d’un principe universel ou essentiellement Bundu dia Kongo ? Dans le cas où il s’agirait d’un principe universel, pour quelle raison ailleurs où la Cour a puisé les cas de jurisprudence n’avait-on pas eu recours à ce principe ?
Trahissant le fond de sa pensée, le leader de Bundu dia Kongo ne semble pas non plus prendre la vraie mesure de l’enjeu. Se croyant dans un jeu d’enfant, il pense qu’il suffisait d’accepter le deuxième tour, non parce que les arguments juridiques le justifiaient, mais parce que cela ne coûterait pas grand-chose ni à la Cei ni au pays. Cela s’appelle détourner l’attention à autre chose qu’à l’essentiel. Personne n’a jamais parlé de manque d’argent ou des difficultés à organiser ce deuxième tour. Ce qu’il fallait, c’est que ce deuxième tour soit justifié juridiquement.
Selon une radio périphérique captée à Kinshasa, le Mlc conteste lui aussi les résultats de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces. On connaît le refrain sur la corruption. Le Mlc n’y a jamais apporté la moindre preuve. Cette fois, le parti de JP Bemba ajoute que cette corruption avait été faite avec l’argent de l’Etat. On attendra longtemps pour que le Mlc présente la moindre preuve de ces accusations. Incapable de se soumettre au verdict des urnes, le Mlc s’agite parce qu’il est également incapable de soutenir le rythme dans l’opposition. Dans une espèce de honteux chantage, le Mlc préconise des actions. Lesquelles ? Ils ne peuvent pas être clairs. Car, les dirigeants du Mlc eux-mêmes ne savent pas ce qu’il faudra faire. Une chose est d’annoncer les actions de rue, une autre est d’être capables de les réussir. A ce sujet, le Mlc avait déjà fait un test non concluant avec sa dernière opération ville morte. On se souvient que pour protester contre la corruption, le Mlc avait décrété une journée morte que la population congolaise, sauf à Gemena, avait ignorée.
A la recherche d’une crise politique
Le but poursuivi par le Mlc, c’est de créer dans le pays une situation d’incertitude. Cela explique en appui de toute la contestation des élections, une vision tronquée - comme savent l’avoir les aigris de la situation du pays.
Ainsi, le Mlc est le seul parti politique qui veut exploiter l’affaire Ilunga Kasongo politiquement. Pour le Mlc, l’affaire Kasongo démontrerait que ce gouvernement ne sera pas à la hauteur de sa tâche. Parce qu’a poursuivi Romain Nimy, le premier ministre n’avait pas interviewé tous les candidats qui lui avaient été présentés. Romain Nimy est actuellement ministre de l’Agriculture au gouvernement qui expédie les affaires courantes. Auprès de qui avait-il passé son interview ? Se sent-il capable de diriger son département ou non ? C’est du n’importe quoi.
Le même Romain Nimy a démontré au cours de la même prestation médiatique qu’il vient d’un autre monde. Se prononçant sur le sommet France-Afrique, il estime que deux chefs d’Etat africains seulement étaient absents à ce forum. Il a cité Paul Kagame et Joseph Kabila. Et le ministre Mlc demande des explications à cette situation. Cela donne encore une fois la piteuse image des dirigeants du Mlc. Ils érigent leur ignorance en des règles universelles. Il faut dire à Romain Nimy que plusieurs autres présidents africains n’avaient pas fait le déplacement de Cannes. A titre d’exemple, on peut citer Thabo Mbeki, Kadhafi, Gbagbo, Eduardos dos Santos, Mugabe, Obiang Ngwema, Muhamed VI,... on peut allonger la liste.
En ce qui concerne la Rdc, le pays n’était pas absent au sommet. Ce qui aurait inquiété et susciter des interrogations, c’est la non représentation du Congo. Le chef de l’Etat, suivant son calendrier, pouvait ne pas être présent personnellement. Il doit avoir donné des raisons à son homologue français qui n’avait pas trouvé à y redire. Dans aucun media l’absence de Joseph Kabila avait été présentée comme faisant problème, d’autant plus que le pays avait à ce sommet une forte délégation. Et c’est faux de dire qu’aucune raison n’avait été avancée pour expliquer l’absence du chef de l’Etat à ce sommet. Le conseiller diplomatique du chef de l’Etat repris par les médias nationaux avait expliqué cette absence par la situation qui prévalait dans le pays avec les événements malheureux du Bas-Congo.
Au sujet de la délégation congolaise, le Mlc n’a pas apprécié la présence de Yves Kisombe dans la suite de Vital Kamerhe. On est en train de chercher des formules pour lui créer des ennuis. Comme telles formules n’existent pas officiellement, on en invente. Ainsi, Romain Nimy prétend-il qu’un député doit requérir l’autorisation de son parti politique avant de faire partie d’une mission parlementaire. Un député national qui serait sous les ordres d’un parti politique qui n’est qu’une association privée, il faut être du Mlc pour y croire. Cela s’appelle chercher la petite bête. Si le Mlc se réunit, comme l’a dit Romain Nimy au sujet de Yves Kisombe, contre qui on pourrait prendre des sanctions, c’est toujours dans la recherche d’une crise politique. On veut même la fabriquer de toutes pièces. Voilà un parti politique qui accuse le camp Kabila de tout prendre, mais qui n’applaudit pas lorsqu’un de ses membres est amené représenter le pays dans une importante mission. Au Mlc, on ne sait pas ce qu’on veut.
Mapamitiba |
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| mercredi 21 février 2007, a 10:45 |
| Mlc-Bdk refusent de reconnaître leur défaite : Secte, Parti Politique ou mouvement armé? |
Voici les miliciens de Bundu dia Kongo
Le leader de Bundu dia Kongo rejette l’arrêt de la Cour Suprême de justice, preuve qu’il ne sait pas ce que représente cette cour dont les arrêts sont sans appel. *Ce rejet entre dans la stratégie du Mlc de créer dans le pays une situation d’incertitude. *Le Mlc annonce des actions pour protester contre la corruption. *Alors qu’il n’a pas encore démontré qui était corrompu par qui, le Mlc ajoute que l’argent du trésor public aurait servi à cette corruption. *Le Mlc prétend que seuls Kabila et Kagame étaient absents du sommet France-Afrique et exige des explications. *Et pourtant, plusieurs autres présidents africains s’étaient fait représenter.
Tout le monde parle de la démocratie, mais très peu sont prêts à adopter des attitudes démocratiques. C’est le cas du Mlc, parti politique de JP Bemba. Malgré la suite des défaites, les dirigeants de ce parti politique refusent toujours de reconnaître leur mauvaise organisation.
C’est comme si les dirigeants du Mlc sont incapables de changement. Ils laissent très peu de place à la réflexion. Ils font de l’agitation inconsidérée leur méthode favorite de travail. Alors qu’ils donnent des leçons en matière de respect des lois, ils se réfèrent très peu aux lois existantes pour prendre position. Le dernier exemple est celui du chef du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo. Ce dernier vient de remettre en question l’arrêt de la Cour suprême de justice reconnaissant les résultats de l’élection de gouverneur dans la province du Bas-Congo.
Muanda ne Nsemi qui rejette la procédure utilisée par la Haute Cour pour trancher l’affaire sur l’élection du gouverneur de province du Bas-Congo, demande au chef de l’Etat d’arbitrer cette affaire. C’est une preuve de plus que le leader de Bundu dia Kongo ignore les lois. Il ne reconnaît pas que les arrêts de la Cour suprême de justice sont sans recours. Pour lui, le chef de l’Etat peut se mettre au-dessus de la Cour suprême de justice pour faire plaisir à Bundu dia Kongo. C’est encore la preuve que ce mouvement n’a rien de républicain.
Le Mlc de cœur avec Bdk
Le leader de Bundu dia Kongo n’est pas seul dans cette démarche. Il a avec lui le Mlc. A ce jour, on pense même qu’il y a parfaite identité de vues entre les deux mouvements. C’est ainsi que quand le Mlc s’enrhume, Bundu dia Kongo tousse. Il en est de même lorsque Bundu dia Kongo s’enrhume, le Mlc à son tour se met à tousser. Muanda ne Nsemi ne reconnaît pas l’arrêt de la Cour suprême de justice. Il est suivi par les dirigeants du Mlc qui, eux aussi, ne reconnaissent pas l’ensemble des résultats de l’élection des gouverneurs. On savait que les dirigeants du Mlc, n’ayant pas d’élégance démocratique, ne s’avoueraient pas vaincus. Ils continueraient à contester les résultats. Mais, là où l’affaire tourne au ridicule, c’est lorsqu’ils manquent d’arguments pour soutenir leur contestation. Muanda ne Nsemi de sa part, ne faisant confiance qu’à ce qui sort de sa tête, recourt à une certaine alchimie arithmétique pour calculer la majorité absolue. Il prétend que la loi congolaise est claire à ce sujet. Mais, il ne dit pas ce que dit cette loi et dans quelle clause de quelle loi précisément. Cet homme pense qu’il connaît mieux la loi que la Haute cour. C’est encore une preuve qu’il n’a qu’une petite idée de cette cour. Il peut donc facilement mêler la Cour suprême de justice dans la polémique suivant une discussion de la rue. La Cour suprême de justice a fait recours à la jurisprudence internationale pour trancher le contentieux électoral du Bas-Congo. Pour Muanda ne Nsemi, la Cour suprême n’avait pas besoin de recourir à la jurisprudence internationale pour connaître la majorité absolue des 29 grands électeurs. Au lieu de proposer une jurisprudence congolaise ou africaine qui contredirait l’exemple pris par la haute cour, tout ce qu’il fait, c’est de présenter des calculs sans dire en matière électorale où et dans quelles circonstances ces calculs avaient été faits. Pour lui donc : « Dans toutes les séances, quand la règle d’arrondi ne précise pas si celle-ci se fait par excès ou par défaut, l’arrondi respecte le principe suivant : primo, de zéro inclus à la moitié exclue, on arrondit à zéro. Secundo, de la moitié inclue à l’unité exclue, on arrondit à l’unité ». En vertu de ce principe, la majorité absolue est 16 car la moitié arrondie de 29 est 15, et cette moitié arrondie plus 1 est 16, selon lui.
Où ces calculs avaient-ils déjà été faits ?
S’agit -t-il d’un principe universel ou essentiellement Bundu dia Kongo ? Dans le cas où il s’agirait d’un principe universel, pour quelle raison ailleurs où la Cour a puisé les cas de jurisprudence n’avait-on pas eu recours à ce principe ?
Trahissant le fond de sa pensée, le leader de Bundu dia Kongo ne semble pas non plus prendre la vraie mesure de l’enjeu. Se croyant dans un jeu d’enfant, il pense qu’il suffisait d’accepter le deuxième tour, non parce que les arguments juridiques le justifiaient, mais parce que cela ne coûterait pas grand-chose ni à la Cei ni au pays. Cela s’appelle détourner l’attention à autre chose qu’à l’essentiel. Personne n’a jamais parlé de manque d’argent ou des difficultés à organiser ce deuxième tour. Ce qu’il fallait, c’est que ce deuxième tour soit justifié juridiquement.
Selon une radio périphérique captée à Kinshasa, le Mlc conteste lui aussi les résultats de l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces. On connaît le refrain sur la corruption. Le Mlc n’y a jamais apporté la moindre preuve. Cette fois, le parti de JP Bemba ajoute que cette corruption avait été faite avec l’argent de l’Etat. On attendra longtemps pour que le Mlc présente la moindre preuve de ces accusations. Incapable de se soumettre au verdict des urnes, le Mlc s’agite parce qu’il est également incapable de soutenir le rythme dans l’opposition. Dans une espèce de honteux chantage, le Mlc préconise des actions. Lesquelles ? Ils ne peuvent pas être clairs. Car, les dirigeants du Mlc eux-mêmes ne savent pas ce qu’il faudra faire. Une chose est d’annoncer les actions de rue, une autre est d’être capables de les réussir. A ce sujet, le Mlc avait déjà fait un test non concluant avec sa dernière opération ville morte. On se souvient que pour protester contre la corruption, le Mlc avait décrété une journée morte que la population congolaise, sauf à Gemena, avait ignorée.
A la recherche d’une crise politique
Le but poursuivi par le Mlc, c’est de créer dans le pays une situation d’incertitude. Cela explique en appui de toute la contestation des élections, une vision tronquée - comme savent l’avoir les aigris de la situation du pays.
Ainsi, le Mlc est le seul parti politique qui veut exploiter l’affaire Ilunga Kasongo politiquement. Pour le Mlc, l’affaire Kasongo démontrerait que ce gouvernement ne sera pas à la hauteur de sa tâche. Parce qu’a poursuivi Romain Nimy, le premier ministre n’avait pas interviewé tous les candidats qui lui avaient été présentés. Romain Nimy est actuellement ministre de l’Agriculture au gouvernement qui expédie les affaires courantes. Auprès de qui avait-il passé son interview ? Se sent-il capable de diriger son département ou non ? C’est du n’importe quoi.
Le même Romain Nimy a démontré au cours de la même prestation médiatique qu’il vient d’un autre monde. Se prononçant sur le sommet France-Afrique, il estime que deux chefs d’Etat africains seulement étaient absents à ce forum. Il a cité Paul Kagame et Joseph Kabila. Et le ministre Mlc demande des explications à cette situation. Cela donne encore une fois la piteuse image des dirigeants du Mlc. Ils érigent leur ignorance en des règles universelles. Il faut dire à Romain Nimy que plusieurs autres présidents africains n’avaient pas fait le déplacement de Cannes. A titre d’exemple, on peut citer Thabo Mbeki, Kadhafi, Gbagbo, Eduardos dos Santos, Mugabe, Obiang Ngwema, Muhamed VI,... on peut allonger la liste.
En ce qui concerne la Rdc, le pays n’était pas absent au sommet. Ce qui aurait inquiété et susciter des interrogations, c’est la non représentation du Congo. Le chef de l’Etat, suivant son calendrier, pouvait ne pas être présent personnellement. Il doit avoir donné des raisons à son homologue français qui n’avait pas trouvé à y redire. Dans aucun media l’absence de Joseph Kabila avait été présentée comme faisant problème, d’autant plus que le pays avait à ce sommet une forte délégation. Et c’est faux de dire qu’aucune raison n’avait été avancée pour expliquer l’absence du chef de l’Etat à ce sommet. Le conseiller diplomatique du chef de l’Etat repris par les médias nationaux avait expliqué cette absence par la situation qui prévalait dans le pays avec les événements malheureux du Bas-Congo.
Au sujet de la délégation congolaise, le Mlc n’a pas apprécié la présence de Yves Kisombe dans la suite de Vital Kamerhe. On est en train de chercher des formules pour lui créer des ennuis. Comme telles formules n’existent pas officiellement, on en invente. Ainsi, Romain Nimy prétend-il qu’un député doit requérir l’autorisation de son parti politique avant de faire partie d’une mission parlementaire. Un député national qui serait sous les ordres d’un parti politique qui n’est qu’une association privée, il faut être du Mlc pour y croire. Cela s’appelle chercher la petite bête. Si le Mlc se réunit, comme l’a dit Romain Nimy au sujet de Yves Kisombe, contre qui on pourrait prendre des sanctions, c’est toujours dans la recherche d’une crise politique. On veut même la fabriquer de toutes pièces. Voilà un parti politique qui accuse le camp Kabila de tout prendre, mais qui n’applaudit pas lorsqu’un de ses membres est amené représenter le pays dans une importante mission. Au Mlc, on ne sait pas ce qu’on veut.
Mapamitiba |
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| mardi 20 février 2007, a 19:12 |
| Le ministre de l’Intérieur Denis Kalume signale le mouvement des troupes angolaises à Kahemba |

Le ministre congolais de l’Intérieur et son homologue angolais se renvoient la balle sur la confusion qui règne autour du mouvement de troupes angolaises observé en territoire de Kahemba à la frontière entre la RDC et l’Angola.
Le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, Denis Kalume Numbi, a fait état lundi 19 février en son cabinet de travail d’un mouvement des troupes angolaises à hauteur de Kahemba dans la province du Bandundu. Il est intervenu sur les antennes de la télévision nationale pour livrer cette information sans autres précisions supplémentaires, promettant cependant de descendre dans les tout prochains jours sur place au Bandundu pour s’enquérir de la situation.
Le ministre d’Etat a dit avoir contacté son homologue angolais de l’intérieur qui lui a dit « ignorer » cette situation. L’homme d’Etat congolais a promis cependant de tout mettre en œuvre pour tirer au clair cette situation. Mais, d’ores et déjà, l’on croit savoir que si l’information se précisait, la présence des troupes angolaises à l’intérieur des frontières de la République démocratique du Congo pourrait être liée à l’opération de conduite aux frontières des ressortissants congolais déclenchée depuis quelque temps par Luanda. A ce sujet, il faut dire qu’il y a une forte communauté congolaise dans la partie nord de l’Angola réputée riche en matières précieuses, notamment le diamant.
Des observateurs croient que la présence des troupes angolaises – si l’information se confirmait – ne va pas porter un coup dur aux bonnes relations qui unissent les deux pays. Car, de la même manière que l’Angola héberge une forte communauté congolaise, la RDC aussi, de son côté, a accordé son hospitalité à de nombreuses familles angolaises, au plus fort de la guerre d’indépendance des années 1970.
Actuellement, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés organise régulièrement des opérations de rapatriement des réfugiés angolais, disséminés dans les zones frontalières des provinces du Bandundu, du Bas-Congo, de deux Kasaï.
Tout récemment, le HCR a organisé au départ de Kinshasa trois rotations d’avion par jour en faveur des réfugiés angolais désireux de retourner dans leur pays. Cette opération a permis le rapatriement de près de 3.000 réfugiés angolais depuis décembre 2006, rapporte radiookapi.net
C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la présence de certains Angolais au centre de transit de la Fikin, selon Jan Hesemann, chargé de la communication au HCR. Il a indiqué que des réfugiés angolais sont transportés à bord des camions du HCR à partir du Bas-Congo. Ils sont ensuite amenés dans un centre de transit à Kinshasa. « Ces réfugiés reçoivent une assistance. Après quelques jours, ils prennent l’avion pour l’Angola. Là, le gouvernement angolais et le Hcr les aident à se réintégrer et à retrouver une vie normale », a-t-il ajouté.
Comme l’a dit le ministre de l’Intérieur, tout est mis en œuvre pour régler rapidement cette situation. Tant mieux.
Plus de 3.400 Congolais expulsés d’Angola depuis le début de ce mois de février
Plus de 3.400 ressortissants de la République démocratique du Congo (RDC) ont été expulsés de l’Angola voisin depuis le début du mois de février, a annoncé vendredi la radio Okapi, parrainée par l’ONU.
Ces Congolais, qui travaillaient illégalement en Angola, arrivent par groupes de plusieurs dizaines chaque jour dans la région de Luiza, localité du Kasaï Occidental, située à environ 60 km de la frontière angolaise, a indiqué l’abbé Jean Muela, directeur de l’ONG catholique Caritas-Congo, à Kinshasa.
Selon la radio Okapi, qui s’est rendue sur place, la plupart de ces expulsés, vêtus de lambeaux, ont été dépouillés de tous leurs biens (…) et ont une santé précaire ».
« Leur retour forcé en RDC ne met pas fin à leur calvaire, faute de structures d’accueil », affirme la radio, précisant que Caritas tente « tant bien que mal de leur venir en aide ».
La radio affirme que parmi les expulsés, plus d’une centaine d’enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition. « Nous attendons le rapport du terrain pour évaluer les besoins. Je vais moi-même demain (samedi) au Kasaï », a précisé l’abbé Muela.
Depuis 2004, plus de 350.000 immigrés illégaux, quasiment tous des Congolais, ont été expulsés des zones diamantifères d’Angola, dans le cadre d’une opération baptisée « Diamant » et visant à lutter contre le trafic illégal de diamants angolais. (Yes)Le Potentiel/Apa
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| vendredi 16 février 2007, a 18:29 |
| Débâcle du camp Bemba dans les deux Kasaï |

Le
camp Alliance de la majorité présidentielle (Amp) triomphe de manière
décisive sur l’Union pour la Nation avec la victoire de ses candidats à
l’élection des gouverneurs dans les deux Kasaï en attendant
l’aboutissement. Ngoy
Kasaji de l’Amp a battu Dominique Kanku du Mlc avec 51 voix contre 11
sur 64 votants. *Au Kasaï-Ocidental un autre candidat de l’Amp, Trésor
Kapuku a battu Alex Kande du Mlc avec. 28 voix contre 26 sur 54
votants. *Avec cette victoire, et en attendant le sort réservé aux
candidats du Bas-Congo, l’Amp totalise 9 gouverneurs sur 11 contre un
seul pour le Mlc. *La leçon à tirer, c’est que le bruits faits autour
de JP Bemba et son organisation politique ne reflètent pas son vrai
poids politique. *Que restera-il de ce petit poids politique après cinq
ans ? *pour y répondre, il faut que l’UN survive d’abord à ce naufrage.
Tel semble ne pas être le cas.
L’Alliance de la majorité présidentielle, plate-forme de Joseph Kabila
vient encore une fois de remporter une victoire stratégique sur la
plate-forme de JP Bemba. Alphonse Ngoyi Kasanji, diamantaire bien
connu, membre de l’Amp a été élu gouverneur de la province du Kasaï
Oriental. Cette élection a eu lieu hier à Mbuji-Mayi. Ngoy Kasanji qui
a comme vice-gouverneur Bruno Kazadi, l’a emporté au premier tour.
Le perdant à cette élection n’est pas n’importe qui. Dominique Kanku
est le gouverneur sortant de cette province. Le Mlc avait tellement
misé sur lui que, pour ce poste de gouverneur, il avait renoncé à son
mandat de député. C’est un coup très dur et pour Dominique Kanku et
pour le Mlc qui, faute de la gestion du pays, voulait s’offrir quelques
provinces stratégiques afin d’arrondir son porte-monnaie et surtout de
mettre la coalition au pouvoir au pas.
Le candidat de l’AMP, Alphonse Ngoyi Kasanji, a été élu avec 51 voix
sur 68 suffrages exprimés. Dominique Kanku, candidat du Mlc quant à
lui, ne s’est contenté que de 11 voix. De son côté, Katanga Mukumadi,
candidat indépendant, a obtenu 3 voix.
Enfin, un autre diamantaire au nom de Auguy Ilunga, s’est classé
dernier sur la liste avec une seule voix. Quant à l’autre candidat de
l’Amp, à savoir le Pprd Christophe Kolomoni, il s’est désisté au profit
de Ngoyi Kasaji. C’était aussi le cas pour le candidat indépendant
Kabweni Saba qui avait jeté les manches au profit du président de la
Fecodi, Ngoyi Kasaji.
Dès ce moment là, estimaient les observateurs, le ras de marée de Ngoy
Kasaji se dessinait. Pour Dominique Kanku et le Mlc, c’est plus qu’une
défaite, c’est une humiliation. Après tous les bruits faits autour de
cette élection, la énième victoire de l’Amp démontre, si besoin en
était encore, que cette plate-forme n’avait pas volé sa victoire à la
présidence de la République, aux législatives, aux sénatoriales et
maintenant au gouvernorat des provinces.
A ce sujet, sur 11 provinces que compte le pays, l’Amp dirigera neuf en
attendant le verdict ce matin de la Cour suprême de justice sur le cas
du Bas-Congo. L’UN de JP Bemba n’a jusque-là que la province de
l’Equateur qui sera dirigée par José Makila Sumanda.
Malgré toute la tension, et le déploiement de la police d’intervention
rapide, aucun incident majeur n’est à signaler, comme le Signale le
communiqué de la Commission électorale indépendante (Cei). Il nous
revient également, contrairement aux prétentions du Mlc, qu’après
l’annonce de ces résultats, la ville de Mbuji-Mayi est entrée en fête.
On signale également que le calme règne dans cette ville et sur toute
l’étendue de la province.
Même sort au Kasaï-Occidental
Alors que le Mlc a ameuté l’opinion en faveur de Alex Kande, les grands
électeurs du Kasaï-Occidental ont plutôt mis leur dévolu sur un
candidat de l’Amp en la personne de Trésor Kapuku. Il a été élu à la
majorité absolue des voix, soit 28 voix contre 26 pour Alex Kande.
Serré, mais suffisant pour l’Amp de voter de victoire en victoire. A
Kananga, autant qu’à Mbuji-Mayi, l’élection s’est déroulée dans le
calme et la transparence.
Tout s’est déroulé devant des témoins de chaque candidat. Il faut
reconnaître que, les bruits fantaisistes propagés au sujet de la
corruption des électeurs ont permis aux candidats gouverneurs de cette
province de se parer de vigilance. On ne peut pas dire que c’était trop
de peine pour rien.
Car, il fallait de cela pour relativiser les accusations faites par les
membres de l’UN en quête d’explication à leur descente aux enfers. On
avait noté une présence très remarquable des observateurs nationaux et
internationaux, eux aussi ameutés par les accusations de fraude et de
corruption. Dans cette province on a interdit formellement
l’utilisation des cameras et des téléphones portables.
Si les cameras pourraient intimider les électeurs, les téléphones
portables pouvaient permettre à faire les dernières promesses et servir
ainsi d’auxiliaire à la corruption. Contrairement à ce qui s’était
passé ailleurs, à Kananga, la journée d’hier avait été déclarée chômée
et payée.
Le directeur de province voulait par cette décision, faire participer
toute la population à cet important événement. Au départ, il y avait 4
candidats. L’Amp alignait un candidat, l’UN deux et un indépendant.
Tout était permis dans la mesure où les deux plates-formes étaient au
coude à coude au sein de l’Assemblée provinciale. Ce sont les députés
indépendants qui ont fait la décision, estime-t-on. On ne sait jamais.
L’élection étant secret, on ne sait pas qui a voté pour qui. On se
contente des résultats.
Des leçons à tirer
Il y a beaucoup de leçons à tirer après cette élection. Beaucoup
d’observateurs se posent des questions sur le véritable poids électoral
et du Mlc et de son leader JP Bemba. On a l’impression d’avoir vécu un
véritable mirage. Ceux qui disaient que c’est par hasard que JP Bemba
s’est retrouvé en position de challenger de Joseph Kabila n’avaient pas
tort.
La question que plus d’un se posent est de savoir si ce petit poids
électoral de JP Bemba et de son mouvement politique résistera a l’usure
de temps. Déjà, sa première action comme leader de l’opposition a été
un échec patent. Dans les rangs de l’UN, on assiste à une agitation qui
ressemble à un véritable remue-ménage.
Beaucoup de dirigeants politiques hier proches de JP Bemba semblent
avoir compris que pour réussir, il faut s’organiser en dehors du Mlc et
de son leader. L’autre leçon que l’on doit tirer, concerne les députés
provinciaux du Bas-Congo. Ils ont le choix entre la voie tracée par
leurs collègues de deux Kasaï ou de placer leur province dans la
mouvance de turbulences.
Quoi qui arrivera aujourd’hui à la Cour suprême de justice, il n’y a
pas de raisons que l’Assemblée provinciale du Bas-Congo change son
choix du reste très judicieux. Ci-dessous le communique de la Cei.
(Th)
L’Avenir |
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| jeudi 08 février 2007, a 11:37 |
| Honoré Ngbanda a tout raté |
Honoré Ngbanda a effectivement tout raté ! En effet, après avoir fait rater une fin digne au maréchal Mobutu tout en ratant lui-même de s’imposer comme son successeur, Honoré Ngbanda avait tricoté, dans la précipitation, et étalé, sans scrupule, un rouleau des mensonges qui lui donnaient le beau rôle dans le régime dont il nie aujourd’hui sa responsabilité personnelle dans la radicalisation dictatoriale et la chute aux enfers de notre pays que l’UCDP continue à combattre!
Rater d’être un bon pasteur Il a vraiment tout raté ’’frère’’ Honoré ! Après avoir porté l’habit de ’’pasteur’’ fondateur de l’église amor dei à Kinshasa qui lui servait d’antre de toutes ses turpitudes criminelles. dont les fameuses ’’hirondelles’’, Ngbanda Zambo ko Atumba, dans son exil forcé, s’était mué en une sorte de ’’messie’’ dont les apôtres ne sont autres que des prétendus ’’pasteurs’’ réputés dans la pratique saugrenue de l’usage abusif de la parole de Dieu pour intimider et dépouiller les pauvres fidèles. Ces ’’apôtres’’ de Ngbanda, lui servant de caisse de résonance, diffusent la haine et l’intolérance : une prévarication qui n’a d’explication que l’envoûtement diabolique.
Rater de faire carrière en politique
Il a tout raté le pauvre Honoré Ngbanda ! Lui qui se nourrissait d’illusions de conquérir le pouvoir par tous les moyens, jusqu’à faire du mensonge systématique son fond de commerce pour charmer et tromper les congolais. Tiens ! Il y a quand même quelque chose qu’il n’a pas raté, c’est d’envoûter les jeunes congolais à l’étranger notamment parmi les sans-papier à qui il continue à gaver de ses illusions en leur faisant croire que, moyennant quelqu’ émolument sonnant et trébuchant (mbongo), il leur garantit l’acquisition de statut de réfugié sous couvert de son label controversé Apareco! Faux espoir, il aurait lui-même raté ce petit statut tant convoité qui a fait faire et fait dire n’importe quoi aux demandeurs!Il a tout raté le surnommé Terminator pour avoir fait ’’égorger’’ et disparaître des opposants politiques quand il était aux affaires. En fait, acculé et déshabillé aujourd’hui, Ngbanda, par réflexe de survie, a plongé dans le délire total, produisant des révélations déjantées jusqu'au message ’’d’outre-tombe’’ en se faisant passer pour Eric Lenge! Il a instrumentalisé, sans pudeur, son parent, le pauvre cardinal Etshou en lui fabriquant des faux résultats des élections et un pseudo-testament ! Son délire a contaminé même des personnes apparemment réfléchies qui se comportent comme des abrutis fous furieux, incapables de prendre le moindre recul sur les événements.
Rater son ’’I had a dream’’ Il a tout raté Honoré qui ne sait plus à quel diable se vouer ! Il a raté de porter Bemba à la magistrature suprême, échec qui a fait rater son ’’ I had a dream’’ où il a rêvé de son retour triomphal dans un hélicoptère le déposant sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa entouré des milliers de ses partisans qui criaient ’’Ngbanda Président’’! Il a rêvé de sa marche triomphale vers le pouvoir, au mieux comme ministre de la défense de Bemba faute d’avoir arraché le gros lot .Pauvre de lui !
Rater d’installer le chaos Il a tout raté l’ancien conseiller spécial du maréchal Mobutu, aujourd’hui au chômage ! Savez-vous que pour dissiper l’ennui qui le taraude dans son exil, il passe son temps à refaire le monde à partir d’événements mineurs, en tournant en dérision l’essentiel, en célébrant la vacuité, en dramatisant avec gravité le clownesque, en se bornant à susciter et à entretenir l’indignation, tout en banalisant le futile ! Il a ainsi raté de faire rater les élections générales, il a raté de faire rater au peuple congolais l’accomplissement du devoir citoyen, salutaire pour éviter la RDCongo de plonger dans le chaos !
Le chaos ? Honoré Ngbanda l’attend de pied ferme. Il est aux aguets pour décrocher ne fusse qu’un souffle de chaos pour mobiliser ses adeptes qui le quittent, lassés par des fausses promesses et des ratées successives. Il guette le moindre incident même insignifiant entre Joseph Kabila et le patriarche Gizenga pour en faire des’’ révélations’’. Il rase les murs en quête de mauvaises rumeurs du pays pour alimenter ses délires mensongers
Rater de se suicider ? Il a tout raté ’’Vieux Ghaou- asila- naye’’ tel que le surnomment ses jeunes partisans qui l’ont laissé tomber ! Si Ngbanda a raté l’occasion de garder son passeport diplomatique togolais lui réclamé par les autorités togolaises, il n’a pas fini de voir resurgir les fantômes de ses victimes qui attendent que justice leur soit rendue ! Poursuivi probablement par la malédiction pour avoir trahi celui qui l’avait fabriqué Mobutu Sese Seko Kuku Gbendu Wazabanga, Ngbanda Zambo Ko Atumba est entrain de rater sa vie à force de tout rater! Après avoir raté de diviser les congolais en Est-Ouest , Wa mvene ( un autre surnom en Gbandi) prépare son baroud d’honneur en préparant une action aussi idiote que les précédentes, consistant à perturber le probable voyage du Président Joseph Kabila en Europe ! L’idiotie de cette action se situe dans son contenu manipulé par Ngbanda pour mobiliser sur fond du vide pour son truc en ce moment où tout le monde est entrain de s’investir pour la normalisation de l’environnement politique. Ngbanda veut profiter de cette occasion pour frapper un coup magistral ! Lequel sinon de se suicider publiquement pour avoir tout rater ?
Info UCDP |
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| samedi 03 février 2007, a 09:40 |
| Envoyé du Chef de l’Etat au Bas-Congo : Le ministre de l’Intérieur a apporté la paix à la population |
Denis Kalume Numbi a séjourné au chef-lieu du Bas-Congo à la demande du chef de l’Etat pour s’enquérir de la situation créée par les adeptes de Bundu dia Kongo. Se confiant à la presse, le ministre de l’Intérieur a fait savoir qu’il y a eu sept morts à Boma, tous agents de l’ordre dont un policier décapité. A la base de cette situation, l’intention des adeptes de Bundu dia Kongo d’aller installer de force Fuka Unzola comme gouverneur de la province, pourtant battu aux élections.
C’est dans la matinée d’hier jeudi que le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a dépêché le ministre de l’Intérieur, le Général Dénis Kalume Numbi, dans le Bas-Congo s’enquérir de la situation qui prévalait dans cette partie du pays à la suite de l’élection des gouverneurs de province. De retour à Kinshasa le même jour vers 17 heures, le Général s’est entretenu avec la presse à l’aérodrome de N’Dolo. Dans son entretien avec les journalistes, le ministre de l’Intérieur a souligné que le problème vient du fait que le Vice-Gouverneur Fuka Unzola compte parmi les candidats malheureux à l’élection de Gouverneur et vice gouverneur de la province de Bas-Congo. A l’issue du vote de grands électeurs au sein de l’Assemblée provinciale et conformément à la loi, Fuka Unzola avait introduit un recours auprès de la Cour d’Appel de Matadi. Cet organe de la loi devait aussi conformément à la loi, se prononcer hier jeudi sur la recevabilité de cette requête.
Curieusement, pendant que tout le monde attendait l’issue de ce recours, des tracts circulaient déjà dans tout le Bas-Congo appelant la population à observer des journées ville morte de lundi à jeudi. Entre-temps, les services de sécurité ont observé un afflux d’adeptes de Bundu dia Kongo vers la résidence d’un haut cadre de ce mouvement. Ces adeptes venaient de quatre coins de la province, voire de Kinshasa. Les services signalent qu’ils étaient munis d’armes à feu et d’armes blanches. Raison pour laquelle, la police, dans sa mission de prévenir des troubles de l’ordre public, avait décidé de perquisitionner tous les quartiers où étaient supposés se concentrer ces partisans de Bundu dia Kongo. Ceux-ci, ne voulant pas fléchir, ont réagi violement en tirant des coups de feu à balles réelles. Ce qui a amené la police à tirer en l’air et user de gaz lacrymogène pour disperser les militants de Bundu dia Kongo, un mouvement politico-religieux encré dans la province du Bas-Congo. Il faut rappeler que le candidat malheureux, Fuka Unzola avait comme candidat vice gouverneur, Muanda Nsemi, chef de ce mouvement Bundu dia Kongo. Il faut signaler que tous ces événements se déroulaient simultanément à Kasangulu et à Songololo. La motivation, renseigne la même source, était d’aller installer de force Fuka Unzola comme Gouverneur et Muanda Nsemi comme vice gouverneur de la Province du Bas-Congo. Arrivé dans la province du Bas-Congo, le ministre de l’Intérieur s’est entretenu avec le Gouverneur en fonction, Mbadu ainsi qu’avec différentes autorités administratives de la province. Il a également rencontré un représentant de Bundu dia Kongo. « Nous avons apporté les conseils du Chef de l’Etat qui se résument en un message de paix.
Si les membres de Bundu dia Kongo représentent une force, ils devront le démontrer dans les urnes en remportant tous les sièges à pourvoir pendant lors des élections locales à venir ». Poursuivant sur la même lancée, le ministre de l’Intérieur a épinglé le rôle du gouverneur de cette province. Pour lui, « le Gouverneur doit jouer non seulement son rôle de coordonnateur, mais aussi celui d’encadrement de la population. Il est vrai que la loi autorise les marches, mais celles-ci doivent se faire dans le strict respect de la loi. Car, a poursuivi Denis Kalume, s’il y a des tracts qui circulent, l’autorité compétente doit tout faire afin de décourager les actions projetées ».
Le ministre de l’Intérieur a affirmé qu’à Boma, la situation était très grave. Car, on avait enregistré un bilan de 7 personnes morts dont 2 soldats des FARDC, 4 policiers et un technicien de la SNEL. Plusieurs autres dégâts ont été constatés à l’instar de l’incendiée de la mairie de Boma sans oublier celui du siège de la CEI. On signale également qu’une maison de territoire a été saccagée ainsi que le commissariat de police de Muanda.
L’Avenir
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| jeudi 01 février 2007, a 21:49 |
| SITUATION SECURITAIRE DANS LE BAS - CONGO |
 Depuis hier soir à Matadi mardi 31 janvier 2007, la situation sécuritaire de la ville se montre préoccupante à la suite des élections de gouverneurs de provinces. Mécontents des résultats, des milices de la secte religieuse appelé Bundu Dia Kongo avec derrière elles ses adeptes ont dérangés l’ordre public en érigeant des barrières, fouillant des véhicules, bloquant ainsi l’entrée de Matadi, Muanda, Songololo, Kasangulu, Lukala
La police quant à elle est descendu sur les lieux, tirant en l’air afin de disperser la foule qui avait avec elle des armes blanches : couteaux, machettes… Cette situation a crée une vive tension dans la ville causant la mort de deux policiers. Malgré l’intervention de la police, l’avocat de BUNDU DIA KONGO, Me. Fula , l’ancien vice gouverneur Fuka UnZola ainsi que certains politiciens venus de Kinshasa préparent la population à une ville morte.
Aussitôt informé de la situation, nous avons pris l’initiative de parler avec l’avocat de la secte Bundu Dia Kongo ainsi que Monsieur Fuka Unzola. Nous leur avons fait comprendre qu’il était de leur droit de revendiquer ,mais seulement, cela doit se faire dans les normes sans déranger l’ordre public. C’est dans cette même logique que nous avons rencontré ce matin en compagnie de l’Ambassadeur de Grande Bretagne, le Chef de la secte Bundu Dia Kongo, Monsieur Ne Muanda Semi Badiengila Zacharie. Il nous a expliqué que leur revendication est du, soi-disant, fait de la tricherie dans le processus électoral du gouverneur.
Nous avons tout de suite fait savoir que nous ne partageons pas ce point de vue parce que l’assemblée provinciale comporte 30 députés qui devaient élire le gouverneur. L’élu devait avoir la majorité. C'est-à-dire la moitié plus une voix. Un chef coutumier de la Lukaya coopté député provincial, à la suite de la contestation de Eugène Diomi, avait été invalidé par la Cour Suprême de Justice. Ce qui a donné lieu à 29 votants au lieu de 30 votants.
L’UN avait 14 voix et l’AMP est partie favori parce qu’ayant reçu 14 voix plus une, celle de Kisombe, député indépendant qui a quitté l’UN à la suite des désaccords avec Jean Pierre Bemba. Cela a fait 15 voix pour l’AMP qui est la majorité absolue.
Par ailleurs, le Ministre de l’intérieur s’est proposé de descendre en compagnie du chef de la secte Bundu Dia Kongo à Matadi pour une solution pacifique. Mais seulement ce dernier refuse de se rendre à Matadi avec le Ministre de l’intérieur. Entre temps, le Directeur des Services Spéciaux de la Police, Le Colonel Raus Chalwe a pris la route pour Matadi afin de dégager toutes les barrières. Sans oublier qu’au niveau de la Cimenterie de la Lukala, les adeptes de la secte BDK ont aussi pris l’usine en otage.
Fait à Kinshasa, le 1 février 2007
Antoine GHONDA MANGALIBI Ambassadeur
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