| mardi 27 mars 2007, a 23:21 |
| Joseph KABILA Kabange parle |
(…) Nous avons tourné la page de l’impunité, du désordre, de la compassion. Après avoir tourné la page, le Congo, les institutions démocratiquement élues devraient se mettre au travail. Par conséquent, tous ceux qui pensent, à Kinshasa ou sur tout le territoire national, qu’ils peuvent empêcher les institutions de travailler pour le bien-être de la population doivent déchanter. L’action avait pour but de mettre une fois pour toutes un terme à la situation d’insécurité dans la Gombe et même à Kinshasa. Aujourd’hui, c’est chose faite. C’était cela l’essentiel.
Question : Quel sort sera réservé à Jean-Pierre Bemba. Il semble prêt à dialoguer aujourd’hui.
R/Quelles sont nos habitudes ? Le Président Kabila que vous avez connu avant les élections n’est plus le même. Vous avez connu un président qui a à tout moment cherché le consensus. C’était pour organiser les élections et stabiliser la situation politique. Aujourd’hui, c’est un Président élu. Je suis le garant de la Constitution, je dois assurer la sécurité de 60 millions de Congolais. Ce n’est pas avec des négociations qu’on va assurer la sécurité des Congolais. Je ne pense pas qu’il y ait des négociations à faire. Il faut faire respecter la loi.
Question : Vous aviez dit lors de votre investiture, « finie la récréation » (…)
R/Vous ne m’aviez pas cru. « Finie la récréation », c’était pour dire à tout le monde que la population devait se mettre au travail, à commencer par le Président et les institutions.
Question : Jean-Pierre Bemba, dans sa dernière interview, a déclaré que c’était la 4è fois qu’on attentait à sa vie. Cette fois est donc la 5e. Si j’étais militaire, je vous demanderais comment vous faites pour rater votre cible à chaque fois, mais heureusement, je suis civil. Face à cette accusation répétée, l’opinion est convaincue que vous voulez attenter à sa vie. Aujourd’hui, vous êtes élu mais le pouvoir, pour être démocratique, doit avoir en face une opposition elle aussi démocratique. Vous avez signé un décret dans lequel vous donnez des moyens à trois des opposants. Et le gouvernement a pris acte de la décision de porter plainte contre M. Bemba. Que pouvez-vous faire pour sauver ce qui est sauvable au niveau de l’opposition ?
R/En ce qui concerne la plainte contre M. Bemba, c’est désormais le mandat de la justice. Je n’ai pas de commentaire à faire. On a adopté, avec la Constitution, le principe de la séparation des pouvoirs.
Quant aux pouvoirs accordés aux anciens Vice-Présidents, il faut instaurer une culture. Les 4 VP ont eu ces avantages grâce à un décret destiné à les mettre à l’abri. 12 policiers étaient destinés à leur sécurité physique, ils conservent les trois quarts de leur salaire, disposent de moyens de transport, d’un billet d’avion…C’est limité dans le temps, ça dure le temps de la législature en cours. En 2011, ces avantages tombent.
Question : Que répondez-vous à ceux qui disent que vous ne communiquez pas assez souvent ?
R/Je ne pense pas. Vous étiez trop habitués aux discours dans ce pays, habituez-vous aux actions sur le terrain et moins aux discours.
Question : Concernant l’affaire Kahemba, on vous accuse de laisser une partie du territoire congolais à l’Angola en échange de son soutien.
R/IL y a une maladie dans ce pays, c’est l’intoxication, la rumeur. Qui a défendu ce pays plus que moi ? Qui ? Sur la ligne de front, dans les tranchées et sur les plans politique et diplomatique alors que ceux qui nous accusent aujourd’hui étaient de l’autre côté, en train d’appuyer des puissances qui avaient pénétré le pays.
Kahemba est à 100 km de la frontière, pas 200m. « Ils ont vendu Kahemba »…A qui ? à quel prix ? et quand ? Ils cherchent à faire croire à toute la population, comme si c’était une population bête, qu’on a vendu une partie du territoire.
Primo, c’est ridicule. Secundo, le Congo est un Etat moderne. Nous avons des cadres de concertation avec nos voisins, notamment la grande commission mixte. Nous avons activé ce mécanisme. Une délégation angolaise est venue sur place. Des experts angolais et congolais sont sur le terrain. Ils vont identifier la borne 28 et savoir si effectivement les Angolais ont passé la frontière ou si ce sont des Congolais qui sont passés en Angola. Une commission parlementaire est également sur le terrain. Attendons leur rapport. Si l’on n’arrive pas à trouver une solution, il y a d’autres mécanismes comme l’Union Africaine ou les Nations Unies, mais nous n’en sommes pas là. IL faut bannir à jamais cette culture du mensonge, de la rumeur, de l’intoxication qui a comme but le soulèvement de la population. Pour moi, c’est tout à faire ridicule.
Question : Un certain nombre de députés de l’opposition se sentent menacés, leurs média ne fonctionnent pas. Que pouvez-vous dire de la sécurité et de la liberté d’expression ?
R/C’est constitutionnel. Les députés peuvent être à l’aise. Il y a eu des dérapages mais ce n’est pas seulement au Congo. En Irak, en Afghanistan aussi. Quant aux média de l’opposition, je n’en ai pas entendu parler, il faut demander au ministre de l’Information.
Question : Ce pays est rongé par la rumeur, dites-vous. Donc il faut la combattre par l’information. Or, vous parlez peu. En 100 jours de pouvoir, c’est la première fois que vous parlez à la presse. Est-ce suffisant pour combattre l’intoxication ? Sur la question de Kahemba, c’était la cacophonie gouvernementale. Il y a un problème de communication au gouvernement. Et quant aux 5 chantiers, quand estimez-vous que le Congolais moyen va en sentir les effets ?
R/La rumeur, est-ce un problème de communication ? je ne pense pas. Par exemple, on m’a appelé, il y a deux semaines pour me demander si j’allais bien car la rumeur circulait qu’on m’avait tiré dessus. Pensez-vous que chaque jour, le Président doit aller dans les ngandas prendre une bière avec ses copains pour mettre fin aux rumeurs ? Je ne pense pas.
Quant à la cacophonie sur le cas de Kahemba. Le ministre s’est exprimé après avoir envoyé une commission de son ministère. Le gouvernement a maintenant pris la décision d’envoyer une commission mixte de vérification. A mon humble avis, il n’y a pas de cacophonie. Et la vérité va éclater au grand jour au retour des gens sur le terrain.
Concernant les 5 grands chantiers. IL y a ceux qui pensent que c’est une blague. C’est un réalité. Mais il n’y a pas que 5 chantiers. Tout est à refaire. Ce ne sont que les priorités des priorités identifiées pendant la campagne et avant. Cela fait partie du programme du gouvernement qui bientôt va présenter le budget à l’Assemblée nationale et vous verrez bien que c’est la priorité. Ils vont certainement démarrer avant la fin de cette année mais il faut qu’il y ait une loi budgétaire pour éviter le chaos dans la gestion des 5 chantiers.
Question : La Monuc et d’autres ont toujours dit que la violence était évitable si les deux parties se mettaient autour de la table. Ne pensez-vous pas que vous avez perdu, au niveau du processus démocratique, une part de crédibilité ?
R/Quelle est la contradiction sur le plan politique ? Le problème était militaire. Il y en a beaucoup qui évitaient de passer sur le boulevard comme si c’était un pays à part. La paix n’a pas de prix. Vous pouvez tout avoir, mais si vous n’avez pas la paix, vous n’avez rien. Et vous pouvez aussi manquer de tout, mais si vous avez la paix, vous avez l’espoir.
Qu’avons-nous vu ? Une milice qui voulait contrôler une partie de territoire. Est-ce que chez vous c’est une question politique ? De quoi va-t-on négocier et avec qui ? Quel est son statut ? Un chef de guerre ? Un politicien ? Peu importe l’avis de la Monuc, il fallait à tout prix rétablir l’ordre et dans les plus brefs délais.
Une milice qui avait comme objectif d’aller prendre des points clefs de la ville, vous me dîtes qu’il faut négocier ! On négocie quand on est vivant, Monsieur. La réponse est tout à fait claire, on devait remettre de l’ordre dans la ville.
Question : Vous dîtes que les milices voulaient prendre des points clefs de la ville. Il a été rapporté qu’elles avaient pris le contrôle du beach Ngobila, de Kin-Mazières, de l’aéroport de Ndolo et de la commune de Kinshasa. Pourquoi les forces gouvernementales ne l’ont pas empêché ?
Qu’est-ce que le gouvernement compte faire pour ceux qui ont tout perdu dans les pillages ?
Où est Jean-Pierre Bemba ?
Quel est le bilan de ces affrontements ?
R/Le combat, c’est quelque chose de dynamique, mais c’est aussi la confiance quand on sait qu’on va résoudre le problème de façon pacifique. Les autres avaient un plan diabolique.
Ce que le gouvernement va faire pour ceux qui ont tout perdu. Tout d’abord nous présentons nos condoléances à cette population, notre compassion pour les blessés encore dans les hôpitaux. Et à la dernière réunion des ministres, le ministre des Affaires Humanitaires et le ministre des Affaires Sociales, ont reçu comme mission de faire le bilan et de voir comment le gouvernement pourrait venir en aide à cette population.
Où est JP Bemba ? Je ne sais pas.
Question : Cette situation a été préparée à partir des événements du Bas Congo, et il y a eu une longue interview de JP Bemba en lingala qui montrait qu’il préparait intentionnellement ces événements. Dans certains quartiers, ils sont rentrés comme un couteau dans du beurre. Pourquoi cette confiance ? Dans tous les discours, il n’acceptait rien, il était visible qu’il ne peut vivre sans pouvoir.
R/Pourquoi cette confiance ? Peut-être parce que c’est un ancien Vice-Président. Les incidents que nous avons connus, je crois que c’était la troisième ou quatrième fois à Kinshasa et toujours autour d’un parti politique, le MLC et de son Président, Jean-Pierre Bemba. Je vous ai dit qu’au départ, l’objectif était d’a mener le pays aux élections. Si nous avions pris des mesures pareilles, on aurait dit que le Président Kabila ne voulait pas des élections.
Maintenant que c’est chose faite, personne n’est au-dessus de la loi, le Président de la République lui-même. Quelqu’un a essayé de se mettre au-dessus de la loi. La loi vient de le remettre à sa place.
Question : Quel sera l’apport de la Banque Mondiale ?
Quelle lecture faites-vous des événements du Bas Congo ?
Quelle est votre position sur la double nationalité ?
R/Je ne voudrais pas m’hasarder sur les chiffres mais Wolfowitz avait parlé de 180 M$ pour appuyer les 5 chantiers, mais pas seulement. Nous disons merci mais nous comptons beaucoup sur nos propres moyens.
Concernant le Bas Congo : au mois de janvier, il y a eu des incidents extrêmement graves qui ont choqué la population et moi-même parce que le peuple kongo est un peuple pacifique. Aussitôt informé, j’ai demandé au Procureur de la République d’aller sur place car il y a eu morts d’hommes, 89 personnes, pour initier une enquête. Au niveau de la justice, ils ont terminé avec l’enquête. Ils ont déposé une demande à l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité de certains députés impliqués. En attendant, il y a des officiers de renseignements qui ont été arrêtés et des mesures disciplinaires ont été prises. Mais l’enquête étant terminée, on attend encore une commission parlementaire et le Procureur sera dans l’obligation de poursuivre ceux qui ont été impliqués de près ou de loin. Une chose est sûre, personne ne sera au-dessus de la loi.
Le mouvement Bundu Dia Kongo doit faire un choix. Soit c’est une église, une secte, soit c’est un parti politique. Ils n’ont pas encore fait ce choix. On verra si le gouvernement ne sera pas amené à retirer l’autorisation de fonctionner à ce mouvement.
Question : La presse internationale a fait état de l’appui de l’Angola dans ces affrontements. Qu’en est-il ?
Les éléments en débandade se trouvent en partie de l’autre côté du fleuve, avez-vous pris contact avec le Congo-Brazzaville ?
R/Les contacts sont en cours.
Pour l’appui de l’Angola, il ne faut pas mépriser les Congolais. C’est ridicule. Chaque fois qu’il y a des opérations militaires qui réussissent quelque part, il y a eu des étrangers. Et en Ituri, est-ce qu’il y a des étrangers ? au Nord Katanga quand nous avons mis fin au phénomène des Mai Mai ? On voit des étrangers, des Angolais partout. C’est stupide. Le moment venu, il faudra aller demander à Luanda, au Président Dos Santos. Les forces armées sont en pleine restructuration et nous avons des unités capables de mener des opérations sur tout le territoire. N’eût été l’embargo sur notre pays et la bureaucratie internationale, nous aurions équipé notre armée pour qu’elle soit en mesure de maîtriser n’importe quelle situation sur tout le territoire. L’objectif pour 2008-2009, c’est d’avoir une armée bien entraînée, bien équipée et bien commandée. L’ambition de la Rdc est d’être en mesure de déployer des unités des forces armées, pourquoi pas au Darfour, en Somalie, dans des opérations de maintien de la paix. Il ne faut pas mépriser mon peuple.
Question : Qui a tiré la première balle ?
Il y a des gens en prison pour des actes commis avant votre élection, notamment Marie-Thérèse Nlandu et des personnes jugées pour l’assassinat de votre père dont le procès a été jugé inique. Il se peut qu’il y ait des innocents. Allez-vous rouvrir le procès, décréter une amnistie ?
R/Aux Etats-Unis, deux ou trois Présidents de la République ont été assassinés. On a amnistié combien de ces assassins ? La démocratie, c’est aussi la justice. L’erreur, pendant la Transition, était de croire qu’on pouvait arriver à la réconciliation sans la justice. Tous ceux qui pensent pouvoir perturber le processus voyaient au bout du tunnel l’amnistie. C’est la page que nous avons tournée avec les élections.
Concernant Marie-Thérès Nlandu, l’affaire est entre les mains de la justice. Je ne suis ni Président de la Cour Suprême, ni Procureur, ni Auditeur. Je n’aimerais pas influencer la décision de la justice congolaise.
Maintenant « qui a commencé ? ». Je n’étais pas déployé sur le terrain pour savoir qui a commencé et comment. La question est de savoir s’il y a eu infraction. Le Chef d’Etat-Major général a donné un ultimatum pour qu’ils soient désarmés, intégrés à l’armée ou démobilisés. Bemba a dit que personne ne désarmerait ses hommes. Qui a ses hommes à lui dans ce pays ? Même le président n’a pas ses hommes à lui. Ce sont des jeunes gens au service de la nation. Ce ne sont pas des armées privées. Un jour, je ne serai plus Président. Est-ce que je vais tous les emmener chez moi ? Donc selon moi, cela ne va pas se répéter, ici à Kin ou à l’Est. Ceux qui sont à la base de l’insécurité seront traqués et mis à disposition de la justice.
Qui a commencé ? Je fais confiance au Chef d’Etat-Major qui a dit que ce sont les milices qui ont tiré sur les FARDC. Sur place, il y a eu sept morts. Il ne faut pas prendre cette histoire à la légère. Il y a plusieurs dizaines de morts dans nos hôpitaux, quelqu’un doit répondre de ses actes. Sinon il faut aller voir les familles et leur dire « comme c’est de la politique, on oublie tout ça. ». Il ne faut pas de double langage et accepter que des gens restent au-dessus des lois.
Question : Que voule-vous faire de Bemba ? Est-il plus profitable de le laisser s’exiler ? Est-il nuisible pour votre pouvoir ? Que répondez-vous aux gens qui pensent que cette mise à l’écart peut faire glisser votre pays sur la pente du parti unique ?
R/C’est archi-faux. Instituer un parti unique dans ce pays, c’est de la haute trahison. Je n’enfreindrai jamais la Constitution. quant à Bemba, il faut poser la question au Procureur. Ce n’est pas une question politique. Chez vous, en France, est-ce que quelqu’un peut créer une milice à Paris, contrôler les Champs Elysées et deux jours après demander la réconciliation ? Ici, la réponse est non.
Question : Allez-vous solliciter l’Afrique du Sud pour le voir livrer aux autorités de la République ?
R/Je n’ai pas encore eu le Président Mbeki. Ici c’est la justice qui s’occupe de cela. Pour le moment, la question ne se pose pas.
Question : En ce qui concerne les 5 grands chantiers, il faudrait commencer par la justice. Quel monument est envisagé devant le Palais du peuple ?
R/Devant le palais, l’idée était de construire un monument en mémoire de ceux qui ont perdu la vie pendant la guerre. C’est une très bonne idée.
Sur les 5 chantiers, plusieurs textes de loi sont en gestation pour réformer la justice. Il y a beaucoup de faiblesse dans l’appareil judiciaire, mais il y a des projets de loi dont l’objectif est de renforcer l’appareil judiciaire.
Question : Vous avez parlé en français, dans la langue officielle, mais 80% des gens parlent en langues nationales, n’est-ce pas nécessaire de donner aux langues nationales leur place ?
R/J’ai bien capté le message, reçu 5/5.
Question : Des enfants ont été mis à contribution dans la mise à sac de certains magasins. N’est-ce pas le moment de trouver une solution définitive pour l’encadrement de ces enfants. ? La milice de Bemba a été défaite. Parmi eux, il y a des hommes accusés de cannibalisme, que vont faire ces gens ?
R/Ils seront traduits devant la justice militaire. L’auditeur militaire a déjà reçu des instructions dans ce sens.
Pour les enfants de la rue, il y a un programme du gouvernement présenté devant l’Assemblée Nationale. Des mesures ont été prises dans le sens de l’encadrement de ces enfants et de la réactivation du service nationale pour qu’ils soient utiles à la société.
Question : On a connu beaucoup de foyers de tension à l’Est avec Nkunda. Aujourd’hui, on parle de ses éléments mixés mais il a un mandat d’arrêt. Qu’en est-il ?
Aujourd’hui, vous êtes à 100 jours. Quel bilan faites-vous ? On n’a pas vu de signaux forts. Et j’aimerais votre point de vue sur le moratoire.
R/Sur le moratoire, le point avait été mis à l’ordre du jour. Il concerne la mise en application de la loi. La Constitution est claire sur la double nationalité. La nationalité congolaise est une et exclusive.
Concernant Nkunda et le mixage, effectivement, il y a un mandat d’arrêt. Il ne fait plus partie des Fardc. Après les combats à l’Est en décembre et janvier, on a lancé un ultimatum. Il se rend ou il y aura des opérations militaires jusqu’à l’anéantir. Suite à cet ultimatum, des unités ont accepté de réintégrer l’armée. Il fallait d’abord les identifier. Qui est qui ? Qui a fait quoi ?
L’objectif final est de mettre tout le monde sous commandement de l’Etat-Major de l’armée et de la région militaire. Ensuite il y aura redéploiement. Voilà la genèse de ce problème de mixage.
Question : Quel bilan faites-vous de vos 100 jours ?
R/Le mandat du Président n’est pas de 100 jours. C’est 5 ans. Je n’aime pas vraiment me lancer dans cette démagogie d’un bilan de cent jours. Qu’est-ce que l’on peut faire dans un pays de déliquescence comme cela en trois mois ? Sauf si vous voulez que je sois menteur ou démagogue. Le gros du travail est le suivi de la mise en place des institutions. Le Président, c’est la tête, mais la tête sans les jambes et les pieds, c’est tout à fait inefficace. C’est pourquoi nous avons mis en place toutes les institutions. Il y a déjà un programme du gouvernement qui a été adopté. Ce n’est pas seulement le gouvernement qui doit travailler. IL a pour mission de mettre au travail la population. Ce ne sont pas les 60 ministres qui vont reconstruire le pays. Pendant ces 100 jours, je n’étais pas du tout en vacances et ce sera le cas pour les 5 ans à venir.
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| lundi 26 mars 2007, a 10:19 |
| De hordes de cannibales infestent la capitale |
Avant de venir à Kinshasa, ils avaient massacré, égorgé les adultes comme les enfants, ils avaient violé, brûlé vifs , mangé de la chaire humaine! Ils avaient réalisé l'impensable partout où ils étaient passés: ils avaient semé la mort et la désolation! Ces cannibales qui constituaient la garde et les troupes de Jean Pierre Bemba mis en déroute se sont fondus dans la population de Kinshasa mettant du coup en danger les kinoises et les kinois qui ont toujours aspiré à vivre en paix!
Ces cannibales démunis risquent de devenir le pire cauchemar des Kinois qui doivent s'impliquer dans la neutralisation de ces individus pour qui tuer est un jeu! On les a vus distribuer des armes de guerre aux shegués(les enfants de la rue), c'est à croire qu'ils en ont mangés probablement quelques uns pendant les pillages, ventre vide oblige!
En somme, les Kinois doivent s'organiser par quartier pour débusquer ces terroristes qui ne sont là que pour apporter la désolation et la mort! D'ailleurs, beaucoup sont encore armés et il y a des caches d'armes dans certaines maisons à Kinshasa!
L'UCDP appelle les Kinois à la vigilance tous azimuts et les autorités à la fermeté pour que la loi soit respectée par tous sans exceptions!
Les Kundabatware et autres suppôts de Kagame qui avaient semé la mort et la désolation dans notre pays, s'en tiennent pour dit parce que nous n'avons pas oublié que les 5Millions de nos compatriotes ont un droit inaliénable pour que, tôt ou tard, la justice leur soit rendue!
La paix se gagne et se consolide par la justice qui doit triompher et non par des arrangements ni des compromissions! La victoire de la justice est et restera notre victoire!
Info UCDP |
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| mardi 20 mars 2007, a 14:48 |
| Kahemba : Une affaire complexe et facile |

*Un seul ordre du jour a enflammé l’hémicycle du palais du peuple ce lundi 19 mars 07, celui de l’affaire « Kahemba », du nom de ce territoire que l’on dit occupé par l’Angola depuis plusieurs jours. *Au terme d’un débat houleux, les Députés ont adopté le principe d’une mission d’enquête sur place à Kahemba, pour connaître les tenants et les aboutissants de cette affaire à la fois complexe et facile, mais dont les enjeux expliquent une politisation à outrance. *L’affaire de l’occupation présumée du territoire congolais par l’Angola se doit être réglée dans le cadre des mécanismes de coopération qui existent entre les deux pays, dont les relations n’ont jamais été aussi bonnes qu’aujourd’hui ; le tort de l’Angola est justement d’avoir ignoré ces mécanismes en utilisant la force brutale pour déplacer les populations frontalières congolaises. *Cette affaire doit servir de leçon au gouvernement de la République démocratique du Congo qui n’a pas mis son arsenal médiatique en batterie, laissant le champ libre à une Opposition extrémiste et liquidationniste en panne de popularité.
La plénière d’hier lundi au parlement avait un seul sujet à l’ordre du jour. Celui-ci n’a pratiquement plus quitté les devants de l’actualité depuis au moins deux semaines. Il s’agit comme on peut s’en douter, de l’affaire « Kahemba ». Située aux confins de la frontière de la République Démocratique du Congo et de l’Angola, cette localité est selon des informations contradictoires, occupée par les forces armées angolaises, au mépris des conventions internationales et à la surprise générale, car il n’existe aucun casus belli entre les deux pays. Ces informations ayant fait couler beaucoup d’encre et de salive auprès de l’opinion publique congolaise et de la presse, c’est donc logiquement que l’Assemblée nationale s’est saisie de la question pour essayer de faire la lumière sur cette affaire. La séance devait être houleuse ; elle fut houleuse.
Les Honorables Députés se sont dépensés à tour de rôle devant la tribune pour donner leur point de vue, réfuter telle ou telle autre conclusion, pendant plus de deux heures. A la fin ils ont adopté le principe d’une mission d’enquête parlementaire à envoyer à Kahemba. Cette mission sera composée, outre les parlementaires, d’un représentant de la Monuc, de l’Institut géographique du Congo, entre autres. La mission durera 10 jours.
Un dossier complexe mais facile
Les intervenants ont presque tous accusé le gouvernement de manquer de fermeté dans la gestion du problème de la présence armée angolaise en territoire de Kahemba, dans la province de Bandundu. Ils ont épinglé également le manque de communication au sein du même gouvernement, en mettant en exergue les positions opposées notamment entre le ministre des affaires étrangères et celui de l’Intérieur.
Naturellement il était question d’interpeller le gouvernement. Entre ces exigences passionnées et la réalité sur le terrain, il s’est trouvé des trous énormes dans le chef de certains Honorables qui avaient préparé depuis longtemps leurs discours enflammés. Il est plus ou moins prouvé que les frontières africaines, établies d’autorité par les colonisateurs européens, sont un défi permanent aux peuples qui les chevauchent et qui souvent, sont apparentés.
Dans le cas de Kahemba, les dernières informations ne sont pas celles qui ont fait l’objet des dénonciations de ce lundi au Palais du peuple. Par exemple on a laissé entendre que les experts angolais avaient déplacé les bornes avec la complicité des Officiels congolais pour amputer le territoire national de la RD Congo d’une partie de sa superficie. Des Députés ont soutenu hargneusement que cette transaction odieuse était l’aboutissement des accords secrets signés entre les plus hauts responsables des deux pays, la RDC devant récompenser l’Angola pour son soutien pendant la guerre d’agression de 1998, au régime du M’zée Laurent Désiré Kabila.
Depuis lors, ce pays ami s’est toujours tenu aux côtés de la République démocratique du Congo, apportant en prime, une substantielle aide logistique à la Police Nationale Congolaise en appui au processus de démocratisation aujourd’hui achevé. A part une faiblesse d’esprit pathologique, aucune autorité d’aucun pays au monde ne peut penser mettre un tel accord en exécution.
Il fallait aussi se demander si les Honorables Députés étaient convaincus de la véracité de leurs propos ou s’ils n’en étaient que la caisse fidèle de résonance.
En attendant d’y revenir, nous pensons que ces élus du peuple qui pensent que la RDC doit déclarer la guerre à l’Angola ne sont que des Porte parole circonstanciés dans une affaire qui les dépasse. Ce qui est sûr, ce que le dossier de Kahemba est à la fois complexe et facile à comprendre avec un peu d’intelligence.
Sa complexité d’abord
Selon le dossier présenté par l’Honorable Théophile Mbemba, ancien ministre de l’Intérieur et mieux aux faits de la territoriale, ce n’est pas la première fois que la controverse surgit entre les deux pays et au même endroit. La frontière en soi ne pose pas de problème, car elle est rectiligne ; mais certaines bornes n’existent plus et les populations n’ont aucun mal à traverser et à s’installer partout. L’Angola a été longtemps en proie à une des guerres civiles les plus sanglantes de l’histoire de l’Afrique centrale.
A l’époque, une partie de la frontière avec la RDC avait été minée par les combattants de l’Unita ; les populations alentour repoussées de force à l’intérieur du territoire angolais. C’est à l’intérieur de ce no man’s land aujourd’hui démilitarisé, que se trouve le village angolais de Shaibanda à environ 600 mètres des terres angolaises. Ce village est occupé illégalement par des Congolais. Ils ont par cet acte, échappé à l’autorité fiscale de la RDC, mais quand les Angolais les abordent, ils se proclament Congolais ! Excédés, les Angolais ont débarqué en force et ont planté leur drapeau, leur faisant retraverser la frontière de force. C’est la goûte qui a fait déborder le vase commun. Sur la base de ces témoignages il est admis que tout homme de bonne foi peut, tout en admettant le caractère difficile du problème, déterminer de quel côté se trouve la vérité. En attendant de faire définitivement la lumière sur cette malheureuse affaire, il aurait été facile comme l’a souligné le Président de l’Assemblée Nationale, de ne pas la dramatiser outre mesure. Une politisation exagérée dirigée sur un seul objectif : la diabolisation
Cette affaire de Kahemba est la première vraie crise à laquelle le gouvernement Gizenga est confronté. En même temps qu’elle a donné à l’opinion une idée peu glorieuse de la coordination gouvernementale dans les situations de surchauffe, elle a aussi contribué à donner une leçon expérimentale à ce gouvernement, pour l’aider à affronter d’autres crises qui ne manqueront pas de se présenter à lui. Là où le bât blesse c’est l’exploitation honteuse qu’en a fait une certaine opposition née aux lendemains de la période électorale, et qui a un nouveau « père de la nation » en la personne de Jean Pierre Bemba Gombo. Cet homme qui n’a jamais digéré sa défaite à la présidentielle d’octobre dernier, a pris le pari de faire de la politique autrement... par la délation, la calomnie et la diffamation. Ses propos relatifs aux évènements de Kahemba, diffusés abondamment sur ses chaînes de télévision juste à la veille du débat de ce lundi au Parlement, ont servi de document de travail à la plupart des intervenants à la plénière, pour qui c’étaient des paroles d’évangile.
Ces Députés ne doivent pas oublier que s’ils ont flatté l’orgueil du nouveau chef de file autoproclamé de l’Opposition politique, adepte du culte de la personnalité, que de telles tirades peuvent jeter de l’huile sur le feu dans un pays qui se cherche encore.
La course effrénée au leadership par médias audiovisuels interposés, ne doit pas occulter les impératifs supérieurs de la nation, et les dossiers comme celui qui nous oppose en ce moment à l’Angola doivent être traités avec maîtrise dans les cadres de coopération qui existent.
L’Avenir |
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| samedi 17 mars 2007, a 18:11 |
| Bemba fils raconte ses déboires judiciaires et familiaux |
À Bruxelles, le fils Bemba va loin, très loin, encore plus loin dans l’interview exclusive qu’il a accordée au «Soft International». Jean-Jacques Bemba Pollet Bere nous explique ses déboires avec la justice belge, souligne la difficulté de porter son patronyme Bemba, nous fournit des repères sur la famille.
Dans le hall inhabituellement désert du Hilton Hotel à Bruxelles, une silhouette surgit d’une pièce attenante. Nous sommes vendredi 9 mars. L’homme a tout d’un habitué des lieux...
Il reconnaît son vis-à-vis et avance ferme droit vers lui. Lunettes fumées, il sort du resto et explique avoir un rendez-vous. Derrière lui, une autre silhouette fait face. C’est le consul général de R-dC à Anvers, le MLC Jean-Jacques Mbungani. Rencontre entre compatriotes...
Très avenant, le fils Bemba - Jean-Jacques Bemba Pollet Bere - explique que lui et le consul d’Anvers ne se quittent pas. Lequel consul dit avoir «quelques ennuis» avec le chef de mission dans le Royaume, l’ambassadeur Jean-Pierre Mutamba.
«C’est de la politique. Je suis certes du MLC. Mais je suis d’abord consul de la République Démocratique du Congo. Il n’y a aucun amalgame. Mon étiquette politique n’a rien à voir avec l’exercice de ma fonction. Or, j’ai appris que mes actes ne peuvent plus être pris en compte par les Belges. De même que les visas que je délivre... à Anvers».
Le fils Bemba fait face aussi à des ennuis. Mais cette fois, avec la justice belge.
Ouvert aux médias - qu’il sollicite même lui-même, à en croire la presse belge - l’homme, 40 ans, va loin, très loin, encore plus loin dans l’interview ci-après.
Vous êtes recherché par la police et la justice belges! Vous me voyez si libre. Je serais inquiété le moins du monde que je ne me présenterais pas en pareil endroit.
C’est encore la presse qui raconte n’importe quoi? Il y a un côté sensationnel en effet. C’est peut-être parce que je suis un Bemba.
C’est quoi exactement cette affaire? Vous seriez poursuivi à Bruxelles pour escroquerie? La presse fait un amalgame. Il y a deux affaires: une première dans laquelle je ne suis absolument pas mêlé est celle qui oppose André Olela Okuka et un neveu de Mobutu, Mobutu Zemanga Telo. Il s’agit d’un fils du frère aîné du président défunt - ce frère aîné de Mobutu est en vie et vit à Gbado-Lité. Dans cette affaire sont aussi cités un Congolais, Fataki Ravis, un Camerounais - un certain Prosper - et un Belge, Philippe De Lauze. Il s’agit d’une affaire d’escroquerie d’un notaire. Les juges ont donc voulu rassembler tous les dossiers dans lesquels Olela est cité. C’est ainsi que l’affaire qui m’oppose à un Belge - un certain Duprez - s’est trouvée jointe à celle de Mobutu Zemanga Telo. Je veux dire que je ne suis ni de loin, ni de près mêlé dans l’affaire de l’escroquerie du notaire belge dans laquelle Mobutu Zemanga est cité et qui présente André Olela Okuka comme le cerveau de l’affaire. L’affaire Olela-Zemanga est jugée à la 44ème chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles alors que la mienne avec Olela est examinée à la 61ème chambre de cette même juridiction. C’est vrai que dans les deux affaires, il s’agit du même modus operandi. C’est-à-dire contre remise, on vous demande de financer le nettoyage des dollars prétendument «encrés». Bien entendu que d’aucuns aimeraient voir un Mobutu et un Bemba s’affronter devant les tribunaux. Il n’en est rien...
Pourquoi alors la justice vous recherche-t-elle? J’ai été condamné par défaut. Ni moi-même, ni mon avocate, Virginie Baranyaka, une métisse rwandaise du barreau de Bruxelles, n’avions reçu le mandat de comparution. Nous n’étions donc pas saisis par la justice de la date de cette affaire. Si bien que ni mon avocat, ni moi-même, n’étions au tribunal le jour du procès. J’ai donc été condamné par défaut. Mon avocate a fait immédiatement opposition à l’exécution du jugement en attendant que le procureur du roi l’entende. Rendez-vous a été pris pour le lundi 12 mars. Nous sommes dans un pays de droit et je fais entièrement confiance à la justice de ce pays.
Au fond, c’est quoi qui vous oppose à ce M. Duprez? André Olela, un ancien militaire du régime Mobutu, m’a demandé de l’introduire auprès de quelqu’un qui pouvait l’aider à «nettoyer» des dollars «encrés» qu’il avait dans une malle. Je l’ai donc mis en contact avec cette connaissance belge. Olela réclamait 50.000 euros pour acquérir un produit pouvant l’aider à nettoyer ces dollars qu’on avait imprudemment «encrés» et, en contrepartie, promettait de remettre une part de cette malle au «partenaire». Duprez a été séduit par l’affaire - du jour au lendemain, il se retrouvait à la tête d’une petite fortune - mais a expliqué ne pas disposer d’une somme de 50.000 euros. Cependant, il n’a pas voulu restituer la malle de dollars. Sans doute voyait-il l’affaire s’en aller... Olela a rompu net tout contact avec Duprez qui, curieusement, a porté plainte pour tentative d’escroquerie. Et, pour avoir présenté Olela à Duprez, moi, je me trouve cité pour complicité d’escroquerie... Pensez-vous vraiment qu’une telle affaire peut donner lieu à autant de bruits alors que des affaires comme celle-ci sont traitées par centaines par jour à Bruxelles? Je vis en Belgique et je sais de quoi je parle. Je connais des gens qui sont en prison ou qui vont y aller sans que les médias n’en parlent. Pourquoi s’acharne-t-on sur moi? Est-ce parce que je m’appelle Bemba?
Ces dollars avaient-ils une réelle existence? Non, malheureusement. Il s’agit de faux dollars. Et devaient servir d’appât pour piéger le poisson. Je ne l’ai appris que plus tard et à mes dépens. Ces faux billets avaient pour but de servir de leurre. Dès que le «partenaire» a remis l’argent destiné à l’achat du prétendu produit de «nettoyage», l’autre partie disparaît aussitôt, avec l’argent reçu. C’est ce qu’on appelle le «système Faitman». C’est triste de le dire mais c’est comme ça que ça marche. À Bruxelles, ce «système» est monnaie courante... Duprez et moi avons été trompés par Olela.
Il y a quelques années, une affaire semblable avait été au centre d’un scandale avec une descente musclée de la police dans une villa-leurre louée par les Bemba dans une banlieue de Bruxelles, à Rhodes-Saint-Genèse alors que les Bemba habitent Lasne... La police avait fait état de faux dollars qui étaient blanchis chez vous... Déjà à cette époque! Oui mais moi je n’y étais pas. Moi, je n’ai jamais vécu avec eux. Cette affaire regardait mon père. Peut-être le vieux avait-il voulu couvrir quelqu’un! Il aurait pu couvrir un de ses enfants, qui sait! Qu’est-ce qu’il n’a pas ramassé, le vieux!
Vous, on vous dit proche des Mobutu... Je suis plutôt très proche de Nzanga - le fils Mobutu. De par ma mère, je suis un Ngbandi. Ma mère s’appelle Lutigarde Tange, une proche de Maman Bobi, la mère de Nzanga. Précisément ma mère est nièce à Maman Bobi Ladawa. Moi j’ai vécu avec ma tante, Mme Pollet, qui m’a adopté. Elle était Belge. C’est d’elle que je tiens mon autre nom... Quant à ma mère, elle vit à Gbado-Lite. En fait, elle n’a jamais vécu avec mon père. C’est la mère de Jean-Pierre qui fut la femme de mon père. Elle fut Ngbaka.
On sait que vous êtes les deux garçons Bemba adultes... Nous sommes les deux seuls frères - en réalité, les deux frères les plus âgés. Les autres garçons sont beaucoup plus jeunes. C’est ainsi qu’on n’en entend pas parler... Au total, nous sommes six garçons. Les quatre autres garçons, mon père les a d’un autre lit: le lit de Mme Lenoir, la belle soeur de Lukusa (ndlr l’ancien P-dg de la Gécamines-Sozacom). Aujourd’hui, mon père vit avec Pierrette Mbombo, la nièce d’Étienne Tshisekedi. Le couple n’a, à ce jour, aucun enfant. Avec la mère de Jean-Pierre, mon père a eu trois enfants, outre Jean-Pierre qui est le seul garçon. Ce sont Caro, épouse Bamanisa, Kathy, épouse Nzanga et Françoise qui vit en Suisse et vient de partir depuis hier (ndlr jeudi 8 mars) pour Kinshasa.
Vous êtes donc en contact avec les Bemba? Je suis en contact permanent avec toute la famille, sauf avec mon frère aîné Jean-Pierre. Je vis maritalement avec une Belge d’origine congolaise, Mlle Patricia de Pauw, et nous avons trois enfants. Ma fille aînée est la filleule de Mme Liliane Texeira Bemba, l’épouse de Jean-Pierre. Nous sommes donc en contact. Sauf avec mon frère. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que je serais né hors mariage! Depuis qu’il dirigeait sa rébellion à Gbado-Lité à ce jour, je ne l’ai jamais eu au téléphone. C’est de notoriété publique. Je parle avec toute la famille, sa femme et ses enfants. Sauf avec lui.
On vous a vu défiler pour lui à Bruxelles... En effet. Et je l’ai fait à titre de petit frère de sang. Pendant la campagne pour la Présidentielle, j’ai mobilisé dans la Communauté en sa faveur. Sans avoir rien reçu et sans rien non plus attendre de lui. Je gère deux petites entreprises qui me font vivre: deux cabines téléphoniques à Jette et à Scharbeek et un cocktail-bar à 1000 Bruxelles, place Debroucker. Je vis de ça. Je ne vis pas de l’argent du MLC qui pourrait amener les médias belges à s’intéresser à moi...
Vos rapports avec Jean-Pierre restent toujours aussi exécrables... En tout cas, je n’ai reçu aucun signe d’amélioration de sa part...
À l’époque de Mobutu, on vous a vu à la tête d’un mouvement de jeunes visant à appuyer le président Mobutu... En effet. C’est l’époque où je faisais la politique. Et je me rappelle que j’avais été vertement tancé par Jean-Pierre qui m’interdisait de faire de la politique et d’appuyer le président Mobutu. Il me disait alors que si le président Mobutu avait besoin d’être appuyé, il ferait appel à un de ses enfants et certainement pas à un fils Bemba. Pourtant, lui, s’est retrouvé avec Mobutu. Et il a fait la rébellion...
Vous êtes Belge, n’est ce pass? Oui, je suis Belge et fier de l’être.
Et libre comme le vent... Libre comme le vent. J’ai avec moi tous mes GSM. Je ne me sens pas du tout menacé par quoi que ce soit. Je n’ai pas l’impression que c’est demain que je serai pris par la police belge. ALUNGA MBUWA.
«Tout ça! Pour ça?», maugrée le fils Bemba
MISE EN LIGNE LE 15 MARS 2007 | LE SOFT INTERNATIONAL2 N°899 DATÉ 14 MARS. Coup de fil lundi 12 mars. C’est le fils Bemba, Jean-Jacques Bemba Pollet Bere. L’homme est tout heureux. Son avocate rwandaise, Virginie Baranyaka revient de chez le procureur du Roi.
«Ce sont des bonnes nouvelles. Le procureur du Roi (l’équivalent du procureur de la République) ne va pas actionner la procédure d’arrestation immédiate. Il s’agit d’un belge - Jean-Jacques Bemba Pollet Bere - et aucune fuite n’est à craindre».
Ce Bemba-là n’est ni un truand, ni un bandit. Il n’a jamais été arrêté auparavant, ni fait de prison. Son casier judiciaire est vierge. Il est complice d’une escroquerie. Complice passif certes mais complice quand même. Comme complice dans une tentative d’escroquerie, la peine encourue est d’office de deux ans d’enfermement. Surtout que l’homme ne s’était pas présenté à la chambre du tribunal correctionnel.
Mais, explique-t-on, «une nouvelle chance va être donnée» au fils Bemba, explique-t-on. Et Jean-Jacques Bemba Pollet Bere de maugréer: «Tout ça parce que je porte ce nom». Et il m’arrive d’entendre que je ne serais que «fils de pu...»
Puis... «on me dit Bemba mais qu’ai-je? Les médias belges me pourchassent et me punissent en apprenant que je m’appellerais Bemba et s’imaginent que je roule sur l’or. S’ils pouvaient savoir la vérité, ils me laisseraient tranquille...»
Selon une dépêche de l’agence officielle belge Belga datée du 7 mars, André Oleka Okuka, 55 ans, un ancien officier général de la garde présidentielle r-dcongolaise a réussi à spolier un notaire belge d’au moins 1,55 million d’euros. Il a été condamné à 4 ans de prison dont 2 fermes. Le tribunal a ordonné la confiscation de 1,5 d’euros, ainsi que les limousines de l’officier, dont une Jaguar et une Mercedes et autres bijoux Cartier. Condamné à 3 ans de prison dont la moitié ferme, Zemanga Telo Mobutu s’est vu confisquer sa maison d’Overijse, une banlieue de Bruxelles
ALUNGA MBUWA. |
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| lundi 12 mars 2007, a 17:54 |
| Dans son « ultime combat » contre Joseph Kabila: Ngbanda gaspille ses dernières cartouches ! |
La coïncidence n’a rien de fortuit : c’est, en effet, au moment où les bruits sur l’assassinat de Joseph Kabila en provenance de l’extérieur envahissent la capitale que soudain la rue kinoise est agitée avec la dernière communication d’Honoré Ngbanda mise sur Internet et distribuée en photocopie par les « petits revendeurs ». Le texte nous est parvenu. A l’issue de sa lecture, tout analyste avisé se pose la même question : pourquoi avoir choisi l’après-élection ? La seule explication qui tienne la route est qu’Honoré Ngbanda sait qu’il va devoir attendre jusqu’en 2011 pour espérer revenir au pays alors qu’il misait sur Jean-Pierre Bemba à cet effet. Il sait que si Kabila réussit un doublé, il devra attendre peut-être 2016. Or, il en est à sa dixième année d’exil et il risque d’y passer au minimum 15 ans, au maximum 20 ! S’étant trop attaqué aux décideurs occidentaux qui l’hébergent, c’est donc un homme aux abois qui vient de gaspiller ses dernières cartouches et qui est prêt à tout…
La communication a deux titres dont on ne sait finalement lequel est le bon. Le premier est : « Origines cachées et accession sanglante au sommet du pouvoir Joseph Kabila ». Le second, en capital, « DES ORIGINES CACHEES DU SPHINX A SON ACCESSION SANGLANTE AU SOMMET DU POUVOIR ». C’est à croire que l’auteur s’est révélé incapable de se déterminer. D’un.
De deux, elle n’a pas de date ! Elle commence par les deux titres et se termine par cette signature : « Pour le Bureau du Comité national de l’APARECO. Honoré NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA. Président national ».
Cependant, elle est récente parce qu’on découvre, dans les « Conclusions », l’extrait ainsi libellé : « Aujourd’hui, les institutions de la jeune République (dont le parlement) sont menacées de blocage à cause du problème de l’identité des élus ! Plus de 150 élus nationaux s’avèrent être des étrangers ! » ; allusion faite à l’affaire « double nationalité » commencée avec l’information livrée à la Cei par le Ccu de Lambert Mende sur les candidats Mlc gouverneurs du Kasaï occidental et du Kasaï oriental, poursuivie par la motion dite José Makila et arrêtée avec le moratoire de trois mois convenu pour la mise en règle.
Au fait, et c’est ce qui traverse tout l’espace pris par les Conclusions, Honoré Ngbanda part du principe suivant : puisque n’étant pas congolais et puisque n’ayant pas l’âge requis ailleurs (il cite l’Egypte, la Côte d’Ivoire, l’Algérie et le Gabon qui l’ont fixé à 40 ans), Joseph Kabila ne peut pas accéder à la magistrature suprême en RDC ; la Constitution réservant, en effet, ce poste aux seuls Congolais de père et de mère.
En clair, l’élection de Kabila Président de la République est, à ses yeux, un acte anticonstitutionnel et doit être considéré comme tel. En clair encore : la lutte pour le départ de Kabila continue.
Ceux qui pensent trouver dans cette communication d’éléments nouveaux sur les origines réelles du chef de l’Etat en ont plutôt pour le compte.
En effet, Honoré Ngbanda persiste et signe : Joseph Kabila s’appelle en réalité Joseph Kanambe ; il est le fils de Christopher Kanambe et de Marcelline Mukambuje ; James Kabarebe est son oncle. Pour combattre Habyarimana au Rwanda, Christopher s’était lié d’amitiés avec Laurent-Désiré Kabila qui, lui, combattait Mobutu au Congo. A sa mort, Kabila a adopté son fils après en avoir épousé la mère. C’est tout !
Qui sont les parents de Christopher Kanambe et de Marcelline Mukambuje, c’est-à-dire les grands parents de Joseph Kanambe ? Silence. Quel est le lieu de naissance de Joseph Kanambe ? Silence. Qui sont les frères et sœurs, les cousins et les cousines, les neveux et nièces des parents de Joseph Kanambe ? Silence. De quelle colline sont-ils ? Silence. Qui avaient-ils fréquenté assidûment comme connaissances ? Silence. Et qui peuvent apporter des témoignages crédibles sur la filiation ou la paternité ? Silence. Ou plutôt, comme pour éluder la question, il prévient dans sa communication qu’«Il est évident que pour des raisons de sécurité de ces personnes, nous avons tenu à garder leurs identités secrètes… » !
C’est tout de même curieux que dans cette Afrique où la notion de la famille élargie est sacrée, personne ne se réclame de Christopher, ni de Marcelline !
Or, Joseph Kabila, fils Kabila et Sifa, a lui une identité. Ses parents sont connus, ses grands parents de même. Ses frères et sœurs, ses oncles et tantes, ses cousins et cousines, ses neveux et nièces, ses camarades sont-là, en chair et en os.
Parmi ses frères, miracle, il y a même Zoé Kabila, son sosie.
Fait d’ailleurs curieux : Ngbanda, qui cite Joséphine, Cécile, Masengo, Gloria, Kiki et Maguy comme étant les enfants que M’Zee a eus avec Mme Sifa, et qui présente Jenny et Joseph en progéniture de Kanambe et Mukambuje, ne dit mot de Zoé. Pourtant, en raison de sa forte ressemblance avec le chef de l’Etat, Zoé devrait être l’enfant de ce couple ! Il se fait seulement que Zoé est le fils de L-D. Kabila avec Mme Sifa.
En ne parvenant pas, sept ans durant et en dépit d’intenses recherches dont il se vante, à déceler l’énigme Joseph et Zoé, Honoré Ngbanda trahit en réalité son embarras d’admettre qu’il s’était simplement trompé au départ. Se tromper est tout, sauf un péché ou un crime. L’erreur étant humaine, c’est le fait d’y persister qui devient péché ou crime.
Il vole bas !
Devrait-on s’étonner de la dernière production ? Nullement, car il fallait absolument que Ngbanda en arrive là où il en est; le travail de sape ayant commencé au lendemain même de l’accession de Joseph Kabila à la magistrature suprême en janvier 2001.
C’est ainsi que dans sa communication, il agit plus en romancier de fiction qu’en chercheur véritable. Le résultat, on s’en doute, est des plus catastrophiques. A preuve, il est comme fasciné par « cerveau » de Paul Kagame, l’homme qui a conçu le plan de déstabilisation de la RDC et qui, pour ce faire, a formé un agent double en la personne de Joseph Kabila, le jeune homme de 25 ans ayant, selon ses termes, peu étudié et qui exerçait des petits boulots en Tanzanie !
Il reconnaît, en plus, qu’une puissante alliance politico-mafieuse a trouvé dans ce jeune homme un « pion stratégique » pour déstabiliser le Congo et piller les ressources naturelles congolaises. C’est écrit noir sur blanc…
Et il poursuit : c’est à Kigali que Kagame ayant douté de la capacité de L-D Kabila de conduire la guerre, James Kabarebe a présenté à M’Zee Joseph Kabila, du reste son fils adoptif. Or, les chercheurs belge Kennes et congolais N’ge rapportent le témoignage selon lequel c’est Laurent-Désiré Kabila en personne qui avait amené son fils à Kigali en 1995 où ils devraient négocier les conditions de la guerre de libération du Zaïre.
Ngbanda ne s’arrête pas-là. Il prétend que c’est à la chute de Kisangani en mars 1997 que L-D. Kabila avait présenté Joseph Kabila comme étant son collaborateur et que c’est à la chute de Lubumbashi en avril de la même année que Paul Kagame l’avait obligé de le présenter cette fois comme étant son fils !
Mais là où Ngbanda vole bas, c’est lorsqu’il cherche à faire croire à l’opinion que même après qu’il se soit brouillé avec les Rwandais, L-D. Kabila - qui savait Joseph Kabila Rwandais au service de Paul Kagame - a continué à ressentir la fibre paternelle à l’égard du fils adoptif !
La défaite qui mène au suicide
D’autres perles du genre s’égrènent au fil de la lecture de la communication au point où l’on vient à se poser justement la question de savoir pourquoi l’auteur a-t-il choisi précisément l’après-élection pour une attaque qui n’a que peut de chance de porter. Sauf, bien entendu, agenda caché.
Une chose est déjà vraie, et Talisma Nasreen l’a toujours dit : l’assassinat de la personnalité est l’une des tactiques avec lesquelles on prépare l’assassinat politique.
Mobutu avait longtemps subi l’assassinat de la personnalité comme pour justifier son assassinat politique. Dans son livre « Ainsi sonne le glas ! Les derniers jours du maréchal », Honoré Ngbanda lui-même décrit comment le général Nzimbi avait fomenté l’abattage de l’avion présidentiel sur l’aéroport de N’Djili alors que le maréchal quittait définitivement Kinshasa pour Gbadolite et comment, à Gbadolite, la veille du départ de Mobutu pour Lomé, les éléments de la Dsp et de la Gaci avaient tiré sur le même avion !
L-D. Kabila avait subi l’assassinat de la personnalité avant d’être abattu dans sa résidence.
La coïncidence entre les rumeurs de l’assassinat de Joseph Kabila et la mise en ligne de la dernière communication de Ngbanda peut ne pas être fortuite, surtout quand on sait que Bundu dia Kongo, qui a des accointances avec le Mlc, le parti ayant fait sienne la doctrine de congolité chère à Ngbanda, s’est récemment soulevé contre l’autorité et l’ordre établis, si bien qu’il y a eu une centaine de morts.
Moralité : c’est parce que cette communication est trop légère autant dans la narration des faits que dans la définition des objectifs que la trompette enfourchée pour annoncer sa présence sur Internet appelle vigilance. Car, c’est généralement quand on n’a plus rien à gagner que l’on devient dangereux.
Après avoir gaspillé ses dernières cartouches, Honoré Ngbanda n’a plus rien à perdre ; il est donc prêt à jouer son va-tout.
Les dernières phrases de sa communication (appel fait aux peuples du monde entier et non aux puissances établies pour aider le Congo à faire partir Joseph Kabila de la magistrature suprême, sentent la défaite qui mène justement à cet acte de désespoir.
Omer Nsongo die Lema
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| lundi 12 mars 2007, a 17:32 |
| La RDC est un pays viable : Le début du décollage |
La République Démocratique du Congo peut s’estimer heureuse de l’attention que lui porte la communauté internationale pour sa reconstruction. Cette marque d’intérêt s’explique par sa capacité à faire face à ses engagements, grâce à ses potentialités, pourvu que les politiques fassent preuve de bonne gouvernance. Cette exigence interne est complémentaire d’une autre purement externe, à savoir, l’amélioration des termes de l’échange, au contraire de la détérioration des termes de l’échange qui a enfoncé les peuples du tiers monde dans la misère
Succédant au ministre belge des affaires étrangères, Armand de Decker, le président de la Banque Mondiale est arrivé ce jeudi 08 mars à Kinshasa. Avant eux, d’autres délégations étrangères avaient foulé le sol national congolais pour renforcer la coopération, explorer les possibilités d’investir ou saluer les nouveaux dirigeants issus du processus démocratique.
En tous les cas, le ballet diplomatique incessant auquel sont soumises les autorités politiques de la RDC, a plusieurs significations. La plus capitale est sans conteste l’intérêt que ce pays suscite auprès de ses partenaires internationaux. Cet intérêt est une variante de la convoitise que d’autres nations lui avaient manifestée au cours d’une période récente, qui avait été caractérisée par un conflit interminable.
Cette plage de temps est terminée de la plus belle manière pourrait-on dire, grâce à l’instauration de la démocratie. L’heure est donc venue d’entreprendre une coopération constructive, en partant des nouvelles bases. L’une de ces rampes de lancement d’un autre genre de partenariat est de l’avis général, la capacité d’un pays comme le Congo Démocratique à honorer ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale. De cette aptitude dépendra la poursuite de la coopération qui s’annonce sous des bons augures.
La RDC est un pays viable
Le bon vieux dicton qui stipule qu’on ne prête qu’aux riches est valable pour la République Démocratique du Congo. Ce pays n’a besoin que de la stabilité politique, mâtinée d’une grande dose de la bonne gouvernance pour décoller.
Le pays est en tous points de vue, un monstre sacré. Il a tout pour se développer. Ses ressources souterraines lui ont valu depuis longtemps le surnom de « scandale géologique ». Son sol est un des plus fertile d’Afrique, qui abrite une forêt giboyeuse et riche en essences. Le Congo Kinshasa est traversé par un immense fleuve au sein duquel les poissons meurent rassasiés de jours. Sa population est aussi dynamique qu’une autre, mais pendant longtemps, elle a été brimée et on lui a refusé le droit de jouir des richesses qui lui revenaient, au nom de la défense des privilèges de l’oligarchie qui a régné d’une main de fer pendant longtemps. Aujourd’hui encore, elle ne demande qu’à se mettre au travail, à condition de jouir de la paix. Un tel potentiel de vitalité humaine alliée à une gamme de richesses extrêmement variées fait de la République Démocratique du Congo un pays faste, avec lequel on doit pouvoir établir des relations de confiance. Ce pays est capable de payer ses dettes avec facilité et de rembourser les intérêts, tout en consolidant les fondements de son économie.
En outre, sa position géographique stratégique au cœur du continent africain, fait de lui la locomotive de ce continent, ce qui lui donne la possibilité d’enclencher en même temps que son développement, celui d’une grande partie de l’Afrique. Voilà autant de raisons susceptibles d’attirer les investisseurs sur son territoire, à condition que la paix et la stabilité ne soient pas un mirage.
Les investisseurs, à l’instar du tout puissant président de la Banque Mondiale, Paul Wolfowitz, viennent pour encourager la RDC à bien faire face aux défis de la consolidation de la paix et à ceux de sa reconstruction.
« Les dividendes de la paix doivent être traduits en l’amélioration des conditions de vie pour tous les citoyens de la RDC » a dit en substance l’illustre visiteur. Oui, mais justement le président de la Banque Mondiale ne croit pas si bien dire ! On dirait même qu’il n’est pas l’auteur de ses propos. Le vrai auteur de ces paroles profondes c’est le peuple congolais, martyr de la politique de la rigueur pour la rigueur, qui a fait de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui, c’est-à-dire pratiquement un clochard.
L’ajustement structurel a fait son temps
La politique des ajustements structurels est révolue. L’expérience de la République Démocratique du Congo et des autres pays pauvres a laissé un goût de métal dans la bouche des peuples des pays du tiers monde.
Pendant longtemps cette forme d’arnaque a consisté à faire semblant d’aider les nations débitrices et à rapatrier aussitôt cette « aide » par divers mécanismes, dont le plus révoltant était les commissions faramineuses payées aux conseillers techniques Occidentaux qui apportaient l’expertise aux assistés. C’est ainsi que sous la deuxième République, les Congolais avaient été noyés sous les trombes de promesses irréalisables de croissance économique, sans jamais voir venir le bout du tunnel.
On avait l’impression d’une conspiration du silence, tant les inégalités sociales étaient criantes entre la masse et les élites. Il ne pouvait en être autrement, tant il régnait une parfaite entente entre les bailleurs de fonds et les dirigeants politiques de l’époque, tous unis pour enfoncer davantage les citoyens dans la misère. Que de fois n’a-t-on pas qualifié ce pays de « bon élève » de la Banque Mondiale et du Fond Monétaire International réunis ?
Des millions de dollars étaient investis par vagues successives, jusqu’à atteindre des milliards. Tout cet argent jeté par la fenêtre par les Occidentaux, tombait immédiatement dans la gueule gloutonne des privilégiés du régime sans que la conscience des donateurs ne soit perturbée outre mesure. A cette époque l’Occident n’était pas assez regardant sur l’honnêteté de ses alliés, préoccupé qu’il était par la doctrine américaine du « containment » de la contagion communiste.
L’opinion nationale a donc compris que l’aide publique au développement n’en était pas une, ou du moins, elle était une aide aux dirigeants et non au peuple. Depuis lors, le niveau de vie des populations qui évoluaient sous l’ombre tutélaire du FMI et de la BD ne s’est jamais relevé, au contraire.
Peut on croire à la refondation ?
Ce constat général d’échec peut à juste titre être considéré comme la cause de beaucoup de changements violents qui se sont produits dans les pays du tiers monde, changements violents qui ont fait basculer nombre d’entre eux dans l’orbite communiste ou dans un raidissement idéologique.
Nous pensons que le monde industrialisé l’a compris, qui ne ménage plus ses efforts pour exiger de la part de nombreux dirigeants des pays africains, la stricte application des règles de la démocratie et de la bonne gouvernance. S’il faut parler d’un « bon élève », c’est à celui qui parmi les dirigeants, aura su mettre son ego au boisseau, afin de donner le meilleur de lui-même au service du peuple, et non celui qui défendra avec zèle les intérêts de l’étranger. C’est ainsi qu’on peut saisir la signification du ballet diplomatique et politique qui se déroule actuellement en République Démocratique du Congo.
Les uns et les autres ont compris que le temps est venu de donner à ce pays sa chance de décoller enfin, pour porter son peuple vers des horizons de bien-être total.
OK |
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| samedi 10 mars 2007, a 18:06 |
| Joseph Kabila: un fond de commerce pour Honoré NGBANDA |

Vous remarquerez qu’Honoré Ngbanda se complaît dans un discours filandreux et souvent hors-sujet allant de coq-à-l’âne parce qu’il se prend et veut se faire reconnaître comme le meilleur ! Souvent, ceux qui le suivent, ne le suivent plus et lui-même ne sait pas où il en est ! • Il élucubre indéfiniment sur un sujet lequel il n’a aucune information sérieuse et véridique notamment sur la vie de Joseph Kabila dont il en fait un fond de commerce pour tromper les congolais en leur faisant avaler son mensonge, pour lequel il a créé un site internet pour diffuser son mensonge, en pérorant sans rien connaître ou en croyant connaître! • Aujourd’hui, il a outrepassé l’indécence en essayant de pourrir cyniquement la vie d’un enfant innocent lorsqu’il s’est permis d’inventer l’histoire rocambolesque ’’d’Eric Lenge’’que Ngbanda a lui-même rédigé en se prenant pour Eric Lenge et ensuite en écrivant à son parent le Cardinal Etsou, pour le dissuader de ne pas célébrer le mariage de Joseph Kabila et sa compagne! • Paranoïaque, Honoré Ngbanda intimide son entourage en leur faisant croire qu’il dispose ’’d’un pseudo-service des renseignements ’’qui les surveillait en permanence! Par un discours déconnecté de la réalité et du bon sens, en manipulateur du délire, Ngbanda tient son entourage pieds et poings liés et il fait du sous-freudisme en se réfugiant dans l’énervement et la violence verbale dès qu’une question réaliste sur son passé lui est posée !
IV L’imaginaire construit
Vous remarquerez chez Honoré Ngbanda les signes qui confirment son incapacité d’établir la distinction entre la réalité et l’imaginaire en contact avec l’environnement réel avec le pays qui lui est déjà coupé! Il n’a pas de contact avec l’environnement réel avec le pays où personne ne l’attend comme le sauveur ! Il invente des analogies les plus saugrenues qui procèdent du pur imaginaire, nourri par son cerveau qui, sans aucun doute, ’’ tourne à vide’’! • Vous décèlerez au travers ses propos une haine diabolique déguisée en ferveur religieuse! Fort de l’expérience acquise dans cette manipulation par les sectes, on se souvient du sien ’’Amor Dei’’, une cache d’armes pour les hiboux ( ses tueurs de nuit) et dont les adeptes lui servaient d’informateurs ! Pour être crédible, à présent, il a réussi à embobiner quelques ’’pasteurs’’ qui se qualifient ’’serviteurs de Dieu’’ et qui s’emploient paradoxalement à relayer et à diffuser cette haine au travers un amalgame de contenus des versets bibliques qui subissent des distorsions consécutives à la manipulation délirante dont l’objectif est d’induire en erreur et d’annihiler tout bon sens chez nos compatriotes à qui ils font croire que Ngbanda a reconnu ses fautes donc, qu’ils doivent lui pardonner et le’’suivre’’, mais pour un criminel comme Ngbanda, tous ces ’’pasteurs’’ savent que seul Dieu est le pourvoyeur du pardon! • L’imaginaire a fini par jouer des tours à ’’frère’’ Honoré : lui qui avalisait et exécutait les actes dictatoriaux du système de la 2ème République, comble d’outrecuidance ! Aujourd’hui, il se permet, par opportunisme, de qualifier le Maréchal Mobutu de dictateur ! Pour mémoire, moins d’une année après la mort de ce dernier, Honoré Ngbanda avait envoyé 2 conteneurs du livre intitulé « Ainsi, sonne le glas ! Les derniers jours du Maréchal Mobutu » à Kinshasa pour être bien vu par Mzee Kabila! Mais celui-ci n’était pas dupe il avait fait brûler ces livres, pour la simple raison que c’était la forme la plus abjecte et la plus basse de l’indécence qu’est celle de trahir aussi bassement la mémoire de celui que Ngbanda était censé protégé! ’’Frère’’ Honoré avait chié sur son devoir de réserve pour de l’argent en étalant sur la place publique et vendant l’intimité d’un homme malade qui ne pouvait plus se défendre! • Dans le même ordre d’idée, contrairement à ce qu’il avait écrit, lorsque le Maréchal Mobutu s’était rendu au Togo, Ngbanda qui l’y avait précédé, avait demandé au Président Eyadema de ne pas accueillir le Président Mobutu déchu parce qu’il était fini et n’écoutait personne. Mais le Président du Togo avait répondu à Ngbanda que Mobutu était son frère et qu’il ne pouvait pas l’abandonner. C’est pour cela que Eyadema avait fait stopper l’expédition à Kinshasa des troupes togolaises et du Nigeria, parce que Ngbanda les avait sollicitées pour son compte personnelle dans sa quête de s’imposer comme successeur du Maréchal Mobutu, cela, il ne l’avait pas signalé dans son livre! Ngbanda avait trahi celui qui l’avait fait : le Maréchal Mobutu !
Y.R |
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| mercredi 07 mars 2007, a 18:48 |
| Le frère de Bemba et le petit-neveu de Mobutu condamnés |
La 44e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles a notamment condamné Bere Bemba Pollet, le frère de l'ancien candidat aux présidentielles congolaises, à 2 ans de prison ferme et Telo Mobutu Zemanga, le petit-neveu de feu le maréchal Mobutu, à 3 ans de prison avec un sursis pour la moitié.
Les deux prévenus, ainsi que quatre autres, ont été reconnus coupables de nombreuses escroqueries. Bere dit Jean-Jacques Bemba Pollet, 40 ans, a manqué de s'emparer de 50.000 euros par l'arnaque, devenue classique, qui consiste à faire croire que des billets de banque noircis peuvent être "lessivés" avec un produit miracle.
Mais, surtout, l'intéressé, qui ne s'est pas présenté à son procès, tout en rencontrant des membres de la presse pour protester de son innocence, a multiplié les larcins, en recevant sur ses comptes bancaires des sommes versées en exécution de faux virements ou de faux chèques. Ces escroqueries lui ont rapporté quelque 550.000 euros, entre le 24 décembre 1999 et le 23 janvier 2001. La juge Leclercq a ordonné son arrestation immédiate.
Le complice de Bemba dans l'une de ces opérations frauduleuses, André Olela Okuka, 55 ans, ancien général de la garde présidentielle au Congo, a réussi, quant à lui, une arnaque beaucoup plus spectaculaire au préjudice d'un notaire, Alain V. qui a, selon le tribunal, été spolié d'au moins 1,55 million d'euros.
Avec l'aide de Telo Mobutu Zemanga, 33 ans, de Philippe Delhausse, 40 ans, de Fataki Ravis Robert, 32 ans, et de Prosper Djomaleu, l'ancien officier mobutiste a soutiré cette somme au notaire, entre le 1er février 2003 et le 2 septembre 2003, en lui faisant croire qu'il disposait d'une partie de l'héritage de feu le maréchal mais sous forme d'un code secret qu'il fallait introduire dans une machine qui allait imprimer d'authentiques billets de banque.
La victime est tombée dans le panneau en payant de prétendus produits chimiques hors de prix dont les réservoirs se seraient brisés, dont la carte mère aurait été défectueuse, puis dont l'encre aurait été de mauvaise qualité. Enfin, le petit-fils du maréchal Mobutu aurait été placé sous mandat d'arrêt, alors qu'il arrivait de Paris avec une grande partie de la fortune de son grand-père. L'un après l'autre, les prévenus ont rencontré la victime à qui la machine a été exposée. Elle sera repêchée dans la Senne par les enquêteurs.
Finalement, Olela Okuka est condamné à 4 ans de prison avec un sursis pour la moitié, Delhause à 30 mois avec un sursis pour la moitié, Fataki Robert bénéficie de l'absorption de sa peine par une autre condamnation et Prosper Djomaleu écope 2 ans de prison ferme. L'arrestation immédiate de ce dernier, requise par le substitut Paul Dhaeyer, a été également ordonnée.
Les prévenus se voient confisquer 1,5 million d'euros, ainsi que leurs Jaguar, Mercedes et autres bijoux Cartier. Telo Mobutu se fait saisir sa maison et son terrain à Overijse.
(D'après Belga) |
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| vendredi 02 mars 2007, a 12:14 |
| Justine Kasa-Vubu annonce la guerre civile en Rd. Congo |
Candidate malheureuse à la présidentielle de juillet dernier, Justine Kasa-Vubu a tenu un point de presse jeudi dernier à Bruxelles. Elle accuse la Belgique d’aimer plus le Congo que les Congolais. Son souhait est que le roi des belges n’arrive pas au Congo afin de ne pas donner une caution morale au gouvernement congolais. Etant donné qu’il y aurait, selon elle, duplicité et corruption dans le chef de certains ministres, et compte tenu du fait que la garde présidentielle recruterait des mercenaires, la guerre civile devient inévitable. Elle a raconté que sur la route de l’aéroport de N’Djili, J.Kabila aurait traité les Occidentaux de vautours.
Y’aurait-il deux Congo ou un seul pays à deux vitesses ? C’est la question que les observateurs, particulièrement ceux qui ont écouté Justine Kasa-Vubu la semaine dernière au cours d’une conférence de presse qu’elle a animée dans la capitale du Royaume de Belgique. Après avoir vainement tenté de convaincre les Congolais, Justine Kasa-Vubu pense qu’il faut toucher à la corde sensible de l’Occident.
Sa conférence de presse, avant même d’en connaître le contenu, entre dans le cadre de la stratégie de créer la psychose dans la société congolaise, question de démentir dans la population le sentiment d’un renouveau apporté par la fin heureuse du processus électoral. La campagne se déroule également au pays à travers certains médias. On constate qu’au lieu des critiques qui viendraient d’une opposition responsable et républicaine annoncée, on assiste à un discours bassement populiste, foncièrement mensonger et maladroitement manipulateur. Certaines affaires sans impact important sur la vie nationale sont grossies et déformées. Les événements du Bas-Congo semblent occuper le centre de la stratégie de l’UN dans sa campagne de dénigrement des institutions issues des élections. Il y a une agitation telle que les membres de l’UN ne font plus la différence entre l’action du gouvernement sortant et celle du gouvernement qui venait de recevoir l’investiture de l’Assemblée nationale.
Apparemment, voulant aller vite en besogne, les opposants dans leur peau d’aigris politiques, ne veulent même pas laisser un de temps au gouvernement et au besoin le juger aux actes.*
Justine Kasa-Vubu sait mentir
Ce que les membres de l’UN ne peuvent faire, ils le conseillent à la Belgique. En effet, selon Justine Kasa-Vubu, il y aurait deux Belgique qui s’affrontent. Il y a la Belgique qui aime le Congo et une autre qui aime les Congolais. Celle qui aime le Congo, selon Justine Kasa-Vubu s’est précipitée au Congo où elle multiplie les voyages et les injonctions. Cette Belgique, selon toujours Justine Kasa-Vubu, n’aime que les richesses du Congo. L’autre Belgique, celle qui aime plutôt les Congolais, préfère attendre voir le gouvernement congolais issu des urnes en actes avant de projeter à l’aider. C’est dans ce cadre que Justine Kasa-Vubu pense que le voyage du souverain belge en Rd. Congo serait mal venu pour cause qu’il pourrait constituer une caution à un gouvernement jugé par elle de dictatorial et ignorant les droits de l’homme. Allant de mensonges en mensonge, Justine Kasa-Vubu, soutenu par Paul Nsapu ,raconte que les prisons du Congo seraient peuplés d’opposants politiques.
Lorsqu’arrive le moment de citer quelques-uns de ces prisonniers, on ne cite que le cas Marie-Thérèse N’Landu.
En ce qui concerne les événements du Bas-Congo, Justine Kasa-Vubu, sans citer ses sources, a parlé de 140 morts, tous fauchés par la garde de Joseph Kabila, a-t-elle soutenu. Elle exige pour ce faire, une enquête internationale indépendante. Bien plus, on savait que Justine Kasa-Vubu n’a pas de scrupules lorsqu’elle se décide de mentir. Candidate à la présidentielle, elle a bâti sa campagne sur des histoires merveilleuses. Au lieu de mobiliser les Congolais, elle les a plus choqués. Car, une femme qui ment comme elle respire, cela n’entre pas dans la culture ne Kongo.
Tenez, dans son point de presse de Bruxelles le jeudi dernier, Justine Kasa-Vubu a rendu compte d’un événement dont personne n’a eu vent au pays. Elle a prétendu que le chef de l’Etat aurait été bloqué sur la route de l’Aéroport par des jeunes portant des polos à son effigie. Ces jeunes exigeaient que le chef de l’Etat leur donne du travail. Ils auraient profité de l’occasion pour dénoncer des vautours autour de lui. Et qu’à cette occasion, Joseph Kabila aurait dit à ces jeunes qu’il n’y avait pas de vautours autour de lui et que les vautours étaient les « blancs ». La garde présidentielle aurait brutalement dispersé ces jeunes dont certains ont été mortellement battus. On comprend la raison de ce gros mensonge. Justine Kasa-Vubu croit que les Occidentaux, mieux les partenaires de la Rdc sont tellement naïfs qu’ils se laisseraient prendre à son grossier mensonge.
On trouve un lien très apparent entre le discours de Honoré Ngbanda et de Justine Kasa-Vubu. La seule différence, c’est que l’un parle au nom de l’UN de Jp Bemba qu’il engage et l’autre raconte à qui veut l’entendre ne pas agir pour le compte de cette plate-forme. Tous visent un même objectif, démontrer que tout va mal au Congo et la seule solution, c’est une nouvelle guerre libératrice. Honoré Ngbanda prend la responsabilité de cette guerre, mais Justine Kasa-Vubu la voit venir obligatoirement. Pour elle, cette guerre inévitable est une conséquence de la corruption, de la duplicité de certains ministres. Elle prétend même que la garde présidentielle serait entrain de recruter des mercenaires essentiellement tanzaniens. C’est la preuve pour elle que l’on n’est pas loin de la guerre civile.
Plus incompétente que Justine Kasa-Vubu tu meurs
Heureusement que tout le monde a une idée très claire de Justine Kasa-Vubu. Hier, à cause du nom qu’elle porte, elle avait focalisé sur elle l’attention des observateurs. Le moment était favorable avec la lutte contre la dictature. Il suffisait d’avoir l’expression facile, d’aligner quelques injures contre Mobutu pour être pris en considération. C’est ce qu’avait fait Justine Kasa-Vubu alors militant de l’Udps. Quand l’Afdl met fin à la dictature, Justine Kasa-Vubu est parmi les membres du premier gouvernement de la libération. Vite elle fait preuve d’une incompétence notoire.
Les agents et fonctionnaires des ministères de la Fonction publique et de Travail et ¨prévoyance sociale, gardent d’elle l’image d’une piètre ministre ne sachant prendre aucune initiative. Le chef de l’Etat, Mzée LD Kabila est le premier à être surpris de la nullité de cette ministre. Au lieu de la renvoyer comme un mal propre, il l’envoie à Bruxelles comme ministre résident. Ceux qui ont travaillé avec elle s’en souviennent avec un goût des cendres dans la bouche. Incapable de gérer un département, Justine Kasa-Vubu s’est retrouvée candidate à la présidence de la République. Rigolo. Elle a échoué lamentablement. Elle peut se représenter mille fois, on ne la voit pas remporter même les locales.
La solution, c’est le retour à la guerre et aux négociations en vue de la mise en place des gouvernements des combinards. Ce qui rassure, c’est que Justine Kasa-Vubu parle en son nom. Ce qui inquiète, c’est qu’elle donne l’impression de se prendre au sérieux, alors qu’elle affiche une image pitoyable.
Source: L’Avenir |
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| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
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