| samedi 28 avril 2007, a 00:09 |
| FIN DE LA GREVE PARLEMENTAIRE DE L'OPPOSITION |
Affaiblie, l’opposition perd le nord
L’opposition est sortie de sa « grève parlementaire » en ordre dispersée. Pire encore, ses membres ont failli en venir aux mains après avoir gravement divergé sur les options à lever par rapport à la réaction du Chef de l’Etat et du Gouvernement suite à son mémorandum. Ces divergences dénotent d’une absence de vision sur le Congo d’aujourd’hui et de demain, chacun se battant finalement pour ses propres intérêts en faisant commerce de la misère du peuple congolais.
La bataille de l'opposition
Et comme on dit, les grands esprits discutent sur les idées, les esprits moyens sur les événements, et les esprits inférieurs sur les hommes. Dans le fond de sa bataille, l’opposition cherche faire dédouaner Jean-Pierre Bemba qui est coincé, comme par un sabot de Denver, par la justice. Et en voulant politiser l’affaire pour faire intervenir le Chef de l’Etat, elle cherche à induire celui-ci en erreur, car on ouvrirait là une crise sur la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la magistrature.
Kabila d'aujourd'hui n'est plus celui de la transition
Joseph Kabila se laissera-t-il faire ? Personne ne le pense, même si on entend déjà d’ici les récriminations sur son implication personnelle pour régler des comptes avec Bemba. Là encore, l’opposition ferait preuve d’une cécité de vision, car le Joseph Kabila d’aujourd’hui n’est plus celui de 1+4 coincé par les obligations de compromis.
Aujourd’hui Kabila est résolument tourné vers l’avenir
Entre lui et l’opposition, on sait bien distinguer qui est réellement nationaliste. Voyons ça : jeudi 26 avril 2007, tout Kinshasa savait qu’il avait Conseil des ministre, et que c’est, selon la Constitution, le Chef de l’Etat qui le présidait. Au Conseil des ministres, comme on le sait, on parle des problèmes de la Nation. Pourtant c’est en ce moment là que l’opposition a estimé d’aller installer ses pénates au sommet de l’Etat pour être reçue par le Chef de l’Etat. Celui-ci a su choisir l’utile, mais en gentleman, il a mis ses collaborateurs à la disposition de ses hôtes, ne fût-ce que pour qu’ils ne rentrent pas bredouilles et ne se battent pas de nouveau. Enfin, parce qu’elle se dit républicaine, pourquoi cette opposition a-t-elle peur de faire droit au nouvel ordre juridique et institutionnel en laissant la justice faire son travail ?
Mapamitiba |
|
| mercredi 25 avril 2007, a 16:48 |
| Gilbert Kiakwama remet les pendules à l'heure ! |
Gilbert KIAKWAMA Kia KIZIKI Président du groupe parlementaire des démocrates chrétiens (CDC)
Président du groupe parlementaire des démocrates chrétiens (CDC), M. Gilbert Kiakwama Kia Kiziki a évoqué, samedi dernier en sa résidence à Binza-Macampagne, dans la commune de Ngaliema, les vraies raisons qui ont milité, au delà de toute rumeur ou intoxication politique, en faveur de la décision des députés de l'opposition (Union pour la nation) de suspendre leur participation à la plénière de l'Assemblée nationale le vendredi 13 avril. Avec ses 31 députés venant des horizons divers, le groupe des chrétiens démocrates entend faire triompher les valeurs chrétiennes (vérité, justice, amour et solidarité) comme maître-étalon de l'action politique et de son succès.
« OUS avons choisi de tirer ce coup de semonce, d'abord et avant tout pour prendre la nation à témoin et de cette manière, éviter que l'histoire ne bégaie et ne se répète », déclare d'entrée de jeu le député Kiakwama dit « KG ». Se voulant plus précis, le meneur des démocrates chrétiens à l'Assemblée nationale rappelle qu'en 1967, au moment où il rentrait au pays après ses études en Belgique, une nouvelle constitution venait d'être adoptée et prévoyait l'instauration du bipartisme. « Cela était déjà un renoncement et abaissement part rapport au multipartisme intégral que le coup d'Etat de 1965 avait suspendu ». Allant plus loin, « KG » ajoute : « Pire encore, de petits renoncements en petits renoncements, de petites lâchetés en petites lâchetés de notre part à tous, nous sommes rentrés en 1970 dans le monisme du MPR, pour passer ensuite au rôle dirigeant du parti-Etat et nous réveiller dans les années 90 avec la gueule de bois, en dénonçant 32 ans de dictature d'un seul homme ». Souscrivant à l'adage « mieux vaut prévenir que guérir », le député G. Kiakwama Kia Kiziki jette son pavé : « Cette fois-ci, exactement quarante ans après, en 2007, nous demandons préventivement à chacun de répondre devant la nation toute entière, à haute et intelligible voix, à la question suivante : à quel jeu joue-t-on ? Quelle démocratie sommes-nous en train de mettre en place » ?
Les raisons de la suspension, par l'opposition, de Sa participation à la plénière
Pourquoi les députés de l'opposition ont-ils suspendu leur participation à la plénière de l'Assemblée nationale, le patron des démocrates chrétiens s'en explique « parce que nous avons le sentiment que nous sortons petit à petit de la mission que le peuple congolais nous a donnée à tous, majorité et opposition ... en adhérant au processus électoral, en allant voter en masse, le peuple congolais a légitimé un ordre politique nouveau, il n'a pas légitimé un pouvoir qui reprendrait les mauvaises habitudes du passé, encore moins un homme seul. Le peuple congolais a légitimé un ordre politique dont la caractéristique essentielle est l'équilibre et la séparation des pouvoirs ». M. Kiakwama Kia KIziki ne s'arrête pas en si bon chemin. Mais, il redéfinit les règles du jeu politique en ces termes : « L'essentiel même de la démocratie, c'est l'existence d'une majorité qui gouverne, mais également l'existence d'une opposition, avec ses droits et devoirs. Or, jusqu'aujourd'hui, j'ai beaucoup entendu parler des droits de la majorité, qui semblent sans fin, des devoirs de l'opposition, qui semblent aussi sans fin, mais très peu des devoirs de la majorité et des droits de l'opposition. Voilà pourquoi, nous sommes sortis, pour que solennellement on nous dise à quel jeu joue-t-on. L'un des devoirs essentiel d'un pouvoir en démocratie, c'est le devoir de rendre des comptes ».
Quand l'opposition refuse de servir d'alibi démocratique Mais, pourquoi l'opposition n'est elle restée au Parlement pour s'exprimer ? Gilbert Kiakwama répond tout de suite : « Même si le Parlement fonctionne, cahin-caha, tout n'est pas de son ressort. Mon jeune frère François Muamba l'a fort bien dit, nous ne voulons vivre dans un pays où le Parlement serait le seul îlot de démocratie alors qu'à l'extérieur la maison brûle ». Tirant les leçons de cette situation, « KG » tranche : « Nous refusons de servir d'alibi démocratique. Nous voulons que chacun voie la réalité en face et se positionne par rapport à elle, dans la lumière. Il y a un gouvernement, et bien que le gouvernement gouverne, qu'il contrôle sa police et son armée, qu'il les paie et surveille leur affectation, qu'il les sanctionne lorsqu'elles outrepassent leurs missions ou qu'elles sont manifestement hors-la-loi et arrêtons les faux-fuyants ».
« Nous n'avons jamais été partisans de la conflictualité, mais de la concertation et du dialogue »
Pour que les choses soient claires, Kiakwama recommande : « il y a un gouvernement et il y a un parlement, il y a une majorité et il y a une opposition. Que le gouvernement gouverne et le parlement fera ce qu'il a à faire. De même que la majorité fasse son travail de majorité, mais qu'elle n'empêche pas l'opposition de faire le sien ». Se prononçant sur le dialogue tant réclamé, le numéro un des démocrates chrétiens remet les pendules à l'heure : « nous n'avons jamais été partisans de la conflictualité, mais bien de la concertation et du dialogue. Nous pensons qu'il est de notre devoir d'instaurer une démocratie apaisée. Dès lors, il est de notre devoir de veiller à l'existence d'un dialogue démocratique au sein des institutions, et entre institutions, ceci fait partie du fonctionnement normal d'une démocratie ». Enfonçant ainsi le clou, le président des députés démocrates chrétiens précise sa pensée : « Nous sommes sortis parce que nous refusons les petits arrangements entre amis conclus dans des officines après des négociations floues ». Tirant la sonnette d'alarme, le démocrate chrétien G. Kiakwama Kia KIziki prévient : « nous avons le sentiment que le cadre n'est pas posé, sans lequel aucune action de fond pour l'amélioration du sort de notre peuple ne sera possible. Le Congo a une rude partie à jouer dans les années à venir pour assurer, sinon son développement, au moins son décollage. Dès lors, nous souhaitons que chaque acteur se détermine dès le départ, pour éviter d'avoir à donner des explications biscornues à l'arrivée. Chacun connaît-il son rôle ? Chacun a-t-il conscience de la charge de son rôle ? Chacun remplit-il son rôle ? Nous avons choisi de quitter la plénière de l'Assemblée pour poser très publiquement ces questions à tous les acteurs de la vie institutionnelle congolaise, en prenant le peuple congolais à témoin, de sorte qu'il puisse juger chacun et prendre date ».
Marcellin MANDUAKILA |
|
| samedi 21 avril 2007, a 10:51 |
| La Pendule tourne vite pour Jean Pierre Bemba :Bangui réchauffe ses poursuites judiciaires |

Ce vendredi matin, les médias internationaux ont annoncé la décision du gouvernement centrafricain de relancer le dossier contre Bemba devant la Cour pénale internationale de la Haye. Bangui poursuit Bemba pour pillage et crime contre l’humanité.
On se souvient qu’alors installé dans sa rébellion à Gbadolite, Bemba et sa horde s’étaient exercé au mercenariat en allant prêter main forte au régime de Ange Félix Patassé contre Bozizé. La randonnée de « Baïmoto » en terre centrafricaine ne fut point un séjour de plaisance pour les populations locales. Vol, viol, meurtres, pillages ont marqué ce passage qui avait pour objectif de soutenir un régime partenaire afin de perpétrer le commerce des richesses congolaises pillées.
En son temps, les assauts judiciaires de Bangui contre Bemba semblaient buter à un souci de préserver le bon déroulement du processus démocratique en RDC qui sortait de longues négociations politiques. A présent que Bemba ces poursuites ne représentent plus une hypothèque à la stabilité de la RDC , Bangui voudrait bien se rétablir dans ses droits.
Et à tout prendre, Bemba est plutôt mal barré, puisque les griefs de crime contre l’humanité ne connaissent aucune limite, ni d’immunité, ni de prescription.
Décidément, à l’image de son amour pour les armes, Jean-Pierre Bemba semble, par son extrême fougue, signé un pacte avec la justice à travers l’humanité. On rappelle, en effet, que le 16 mai 2003, l’intéressé et son épouse avaient été condamnés par défaut par la 44ème chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles pour traite des être humains. La peine retenue était de 12 mois d’emprisonnement ferme et d’environ 24.700 euros d’amende.
A ce moment là, le tribunal ne relevait aucune immunité de juridiction pénale en faveur des intéressés. Mais le 16 janvier 2004, suite à l’opposition formée par les intéressés, l’affaire revient devant la même chambre. Les avocats de la défense plaident l’irrecevabilité ou, à tout le moins, la suspension des poursuites. Etant donné le changement de la qualité de l’intéressé dû à son entrée en fonction, ils invoquent par analogie l’immunité attachée à la fonction de chef d’Etat. L’auditeur du travail qui représente l’accusation se rallie à cette position et requiert d’emblée la suspension des poursuites.
Dans son jugement rendu le 21 mai 2004, le tribunal a décidé de renvoyer la cause sine die, étant donné que l’intéressé bénéficiait désormais de l’immunité diplomatique. Par courtoisie, il a décidé d’étendre le bénéfice de cette mesure à l’épouse de l’intéressé.
Le jugement se fondait sur l’incertitude qui prévalait alors en droit international quant à la question de savoir si, à part les chers d’Etat, les chefs de Gouvernement et les ministres des Affaires étrangères, d’autres personnalités qui occupent un statut élevé dans l’appareil d’un Etat peuvent également bénéficier de l’immunité diplomatique. De cette incertitude, le tribunal déduira un doute, et comme le doute profite à l’accusé en vertu de l’adage « in dubio pro reo », il décida de renvoyer la cause sine die, ce qui équivaut en soi à une suspension des poursuites, même si cela n’efface pas les griefs reconnues formellement comme infraction.
Bref, Bemba est aujourd’hui un repris de justice.
Kasinde Lubangi |
|
| mercredi 18 avril 2007, a 14:14 |
| Bas-Congo : le pavé de Human Rights Watch |
A Kakongo, territoire de Lukula dans le district du Bas-Fleuve, BDK avait établi un centre d’entraînement où sa milice, encadré, entre autres, par des résidus des forces de Jonas Savimbi suivaient une formation militaire : tactique, maniement d’armes, langage codé, etc. Sur ces images on peut voir l’entrée de ce centre d’entraînement ainsi qu’une vue de quelques miliciens dont des enfants enrôlés sans leur gré. Ca aussi, HRW n’a pas vu ou n’a pas voulu reconnaître l’existence.
Human Rights Watch, observatoire international des droits de l’Homme, a rendu public des éléments de son enquête sur les événements des 31 janvier et 1er février 2007 au Bas Congo, enquête qu’il a menée du 12 février au 6 mars 2007 sur terrain. La responsable de la mission d’enquête, Anneke Van Woundenberg, a eu des échanges avec la commission parlementaire congolaise d’enquête sur la même affaire.
S’adressant à la presse, elle a considéré que l’armée nationale avait recouru à une force disproportionnée et inadéquate lors des événements du Bas-Congo. HRW avance le nombre de 116 morts (contre 120 par la Monuc et 87 par le Gouvernement) dont 116 auraient été victimes des forces armées et de la police contre 12, dont 10 policiers, attribués aux adeptes de BDK.
Anneke Van Woundenberg affirme, entre autres, que les militaires ont violé des lieux de culte de BDK et tué des adeptes en plein culte ; que des manifestants de BDK munis de bâtons et de matraques ont aussi tué et détruits des édifices publics. Enfin, elle reproche aux « représentants du gouvernement » de n’avoir pas consulté la Monuc qui a une capacité de maintien de la paix et d’aide à la police civile, ce qui aurait pu empêcher la violence. Quant aux informations ayant fait état d’une organisation paramilitaire pour identifier BDK, HRW dit n’avoir pas trouvé de « preuve convaincante permettant d’étayer ces allégations ».
Les propos de la chargée de mission de HRW viennent en appui aux premières impressions de la Monuc qui, en son temps, avait presque eu une prise de bec avec le Gouvernement quant à la nature, à l’ampleur des événements et aux contours de la réaction des services de l’ordre.
Aujourd’hui, en attendant de connaître le fond même du rapport de HRW, on peut s’interroger sur l’opportunité et, en conséquence, le mobile de l’intervention, à ce stade, de HRW pour faire parler de son rapport. C’est, en effet, à quelques jours du débat en plénière à l’Assemblée nationale que HRW jette littéralement un pavé dans la marre, comme pour orienter l’opinion et hypothéquer la recevabilité, par l’opinion, des données que va produire la commission parlementaire d’enquête.
Cette appréhension est d’autant plus significative que HRW, dont on connaît la célérité dans le travail, a enquêté du 12 février au 6 mars pour se prononcer plus d’un mois après. A croire que la rédaction du rapport, pourtant aisée, a pris plus de temps que l’enquête sur terrain.
Manifestement, on est là en face d’une manipulation qui ne dit pas son nom et qui, en toute vraisemblance, concourt à une action presque généralisée tendant à créer des conditions d’une perpétuelle mainmise internationale sur la RDC. En effet, HRW donne de la voix au moment où le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui vient de proroger d’un mois le mandat de la Monuc, estime que la RDC constitue encore une menace permanente pour la communauté internationale et pour la région des Grands Lacs. Ceci malgré la tenue des élections saluée par cette même communauté internationale et la conclusion du pacte de stabilité dans la région des Grands Lacs.
Sur le fond des premières conclusions de HRW, on peut relever de curieuses affirmations qui dénaturent la réalité connue aujourd’hui du grand public. En effet, il est connu que les événements du Bas-Congo se sont déroulés du 31 janvier au 1er février 2007. Les jours qui ont suivis ont été caractérisés par le calme tel que rapporté plusieurs fois par les observateurs de la Monuc. C’est donc péremptoire d’affirmer que les forces armées ont recouru à la force le 1er janvier et les jours qui ont suivi.
Et à propos de l’armée, l’on retient que c’est au matin du 1er février à 6 heures que s’était tenu, à Matadi, le Conseil provincial de sécurité qui conclura à la nécessité de recourir à l’appui de l’armée pour contenir la situation, étant donné que la police était débordée par l’ampleur des événements au premier jour, soit le 31 janvier. Le télégramme, pour ce faire, sera envoyé à Kinshasa en début de matinée et les premières troupes, parmi les 300 hommes requis, n’atteindront le Bas Congo qu’en fin d’après-midi pour mener des actions de « nettoyage ».
S’agissant de l’attaque des lieux de culte, certains éléments avancent que les forces de l’ordre, loin de les profaner, avaient parfois été amenées à s’y rendre pour des perquisitions afin de rechercher des armes. En effet, tout était parti d’une perquisition dans le domicile de Ne Muanda Nsemi où il fut trouvé une importante cargaison de machettes et de haches.
C’est en réaction à la découverte de ce qui se tramait que les supposés adeptes engageront une vaste opération contre les forces de l’ordre et tout ce qui représentait l’Etat et la puissance publique : siège des institutions, policiers même pas en service, voire même le drapeau national. On rappelle aussi que, dans l’opération de recherche d’armes, il avait été découvert un camp d’entraînement militaire avec des syllabus sur le maniement d’armes et les tactiques militaires à Kakongo, territoire de Lukula dans le district du Bas-Fleuve, c’est-à-dire non loin de Muanda et Boma où HRW affirme que des lieux de culte avaient été profanés et des adeptes tués. C’est aussi dans le Bas-Fleuve que les événements déplorés avaient connu la plus grande ampleur.
Quant aux preuves militaires convaincantes que HRW dit n’avoir pas trouvées pour attester du statut paramilitaire et politique, on oppose tout ce qui précède, mais aussi la minutie de l’action de ces « adeptes ». Ceux-ci, toujours contrairement aux éléments de HRW, ont combattu au moyen d’armes à feu, mais aussi de machettes et de haches, à l’image de ces policiers morts tailladés.
On peut multiplier à profusion des exemples pour démontrer les incohérences des premières conclusions d’une enquête qui, manifestement, n’en aura pas été une, sinon une opération de dénigrement des nouvelles institutions de la troisième République.
Au demeurant, on s’attarderait sur l’entorse à l’éthique des activistes des droits de l’homme à laquelle Anneke Van Woundenberg s’est laissée aller en divulguant les détails d’un rapport d’enquête non encore bouclée. La même observation serait valable pour d’autres organisations, dont la Monuc avec sa division des Droits de l’homme qui fonctionne en RDC comme une Ong dont les rapports connaissent une diffusion sans limite. Pourtant, il est supposé que la Monuc a le gouvernement congolais comme partenaire à qui elle est censée s’adresser en cas de nécessité au lieu d’intervenir directement et, souvent, intempestivement dans l’opinion, surtout à des périodes aussi délicates d’actuellement.
Il revient alors qu Gouvernement de prendre ses responsabilités pour repréciser ou réaffirmer la nature des rapports avec la mission onusienne et les autres partenaires au nom de la préservation de la souveraineté de la RDC. |
|
| mercredi 18 avril 2007, a 12:32 |
| Les tracts qui ont appelé au soulèvement dans le Bas Congo |
Les événements des 31 janvier et 1er février au Bas-Congo n'étaient pas le fait du hasard. Ils relevaient d'un plan savamment monté autour du rêve de partition du pays entretenu par la secte Bundu Dia Kongo. Les documents en image montrent bien ce rêve et prouvent que les journées qui se voulaient ville morte étaient mises à contribution pour l'exéction de ce plan de partition du pays au profit d'un Etat du Kongo Central
Mapamitiba |
|
| dimanche 15 avril 2007, a 15:15 |
| Jean-Pierre Bemba au Portugal : évacuation sanitaire ou retour au bercail ? |
On peut croire qu’il s’agit d’un acharnement sur une personne rompue dans l’art de la victimisation. Mais que doit-on faire face à une information importante pouvant éclairer l’opinion du peuple et lui donner une meilleure visibilité de son avenir politique ?
A Kinshasa, les lieutenants de Bemba jouent à fond le jeu de la dramatisation, même des faits isolés, pour se frayer une assise au sein de l’opinion. C’est ainsi qu’ils ont été satisfaits du départ de Bemba pour le Portugal où il est censé suivre un check up. On se souvient, pourtant, que dans sa toute dernière interview en lingala avec la presse, Bemba avait, répondant à la toute première question, dit qu’il allait bien et que son médecin lui avait même autorisé à laisser tomber la béquille. Alors de quelle maladie souffrirait-il, à part son diabète, au point de ne se faire soigner qu’à l’étranger, particulièrement au Portugal ? Ce même Portugal qui est considéré comme le siège des irréductibles mobutistes qui ont juré de revenir un jour au pouvoir, quels qu’en soient les moyens.
Congo debout en son temps avait posé la question sur son site « Qui est Qui » en rapport à la Congolité défendue en son temps par le MLC mouvement cher à Jean Pierre Bemba Alias Baïmoto ou fils du feu, peut aujourd’hui, à la suite d’un vent favorable, avancer le vrai motif du départ de Bemba pour le Portugal et nulle part ailleurs. Ainsi que le démontre les documents que nous publions, Bemba est rentré au bercail, c’est-à-dire dans son pays d’origine. L’homme dispose en effet, de la nationalité portugaise si l’on en croit aux copies de son passeport portugais en notre disposition.
Certains peuvent s’en étonner, mais il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une information, d’un scoop. Déjà lors des élections, des informations que nous avions diffusées sur ce site, démontraient comment Bemba Gombo est tout sauf un congolais à 100%. Né d’un père 50% congolais – 50% portugais et d’une mère d’origine lointaine du Congo Brazzaville (25%).
D’autres informations indiquaient que Bemba est porteur d’un autre passeport brésilien du fait de ses liens de mariage avec son épouse, Liliane Texeira, qui n’est muluba que de par sa mère. Pour preuve, la plupart de marchandises de ce qui reste du super marché GB sont étiquetées « made in brazilia ».
Puisqu’il en est ainsi, comment doit-on traiter finalement un hérétique ? Aux Congolais d’ouvrir l’œil et le bon.
Mapamitiba
|
|
| vendredi 13 avril 2007, a 17:54 |
| L'épée de Damoclés plane sur Jean Pierre BEMBA |

Le procureur général de la République démocratique du Congo, Tshimanga Mukeba, a émis un réquisitoire pour obtenir l'autorisation de poursuivre l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba, selon la lettre déposée au bureau du Sénat et dont l'AP a lu jeudi une copie.
Cette requête de la levée de l'immunité dont bénéficie le sénateur, ancien chef rebelle, survient au lendemain de son départ pour le Portugal. Il était réfugié depuis près de trois semaines à l'ambassade d'Afrique du Sud, après les affrontements des 22 et 23 mars derniers entre sa garde militaire et le reste de l'armée.
Le procureur accuse Jean-Pierre Bemba d'atteinte à la sûreté de l'Etat, de meurtres et de pillages, citant les infractions d'"atteintes à la sûreté intérieure de l'Etat", "meurtres", "vols à main armée", "pillages", "incitation des militaires à commettre des actes contraires à leurs devoirs" ou encore "coups et blessures volontaires".
"Tels que relatés succinctement, certains faits exposés ci-dessus peuvent être mis à charge du sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo en tant qu'auteur intellectuel des infractions commises par des militaires chargés de sa sécurité", souligne la lettre.
Réquisitoire du Procureur Général de la république aux fins d’obtenir l’autorisation de poursuivre monsieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, Sénateur
A Monsieur le Président du Sénat, Kinshasa/Lingwala.
Monsieur le Président, En vertu des articles 107 de la Constitution de la République Démocratique du Congo et 110 de l’Ordonnance loi n°82-017 du 31 mars 1982 relative à la procédure devant la Cour Suprême de Justice, le Procureur Général de la République a l’honneur de vous adresser le présent réquisitoire tendant à obtenir l’autorisation de poursuivre Monsieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, Sénateur mais non autrement identifié, pour les faits répréhensibles suivants :
I. DES FAITS
Du 22 au 24 mars 2007, un affrontement armé a opposé dans une partie de la commune de Kinshasa/Gombe, des éléments des Forces Armées de la République Démocratique du Congo à ceux commis à la garde de l’ancien Vice-président de la République Démocratique du Congo, Monsieur Jean-Pierre BEMBA GOMBO, actuellement Sénateur.
Au cours de ces violences, il a été déploré notamment ce qui suit : - des pertes en vies humaines ; - de nombreux blessés dont certains dans un état grave ; - la destruction des bâtiments publics et privés ; - des pillages.
Selon la version de l’Etat Major Général des forces Armées de la République Démocratique du Congo, les militaires mis à la disposition de l’ancien Vice-président de la République Jean-Pierre BEMBA GOMBO ont refusé d’obtempérer à l’ordre qui leur avait été donné de se présenter individuellement avec leur équipement à l’Etat Major Général, dans un délai de quinze jours, pour leur nouvelle affectation.
Cette version se fonde sur les différents actes d’engagement signés par le Président de la République Joseph KABILA et l’ancien Vice-président de la République Jean-Pierre BEMBA par leurs représentants respectifs ainsi que sur l’article 1er du Décret n° 06/143-b du 13 novembre 2006 accordant des droits et avantages aux anciens Président de la République et Vice-présidents de la République.
Ces affrontements se sont étendus dans d’autres communes, entre autres celles de Limete et de Barumbu dont l’aéroport de Ndolo a été momentanément occupé par des hommes armés supposés appartenir à l’ancienne garde du Sénateur Jean-Pierre BEMBA GOMBO.
II. QUALIFICATION LEGALE DES FAITS ET LOIS APPLICABLES
Les faits tels qu’exposés brièvement sont susceptibles de constituer notamment les infractions ci-après : - atteintes à la sûreté intérieure de l’Etat, prévue et punie par l’article 195 du Code pénal livre II ; - meurtres, prévus et punis par les articles 43 et 44 du Code pénal livre II ; - vols à mains armées, prévus et punis par les articles 79 et 81 bis du Code pénal livre II ; - pillages, prévus et punis par l’article 63 du Code de justice militaire ; - vols à l’aide de violences, prévus et punis par les articles 79 et 82 du Code pénal livre II ; - incitation des militaires à commettre des actes contraires à leurs devoirs, prévue et punie par l’article 88 du Code pénal militaire ; - coups et blessures volontaires, prévus et punis par les articles 43, 46, 47 et 48 du Code pénal livre II ; - destructions méchantes, prévues et punies par l’article 110 du Code pénal livre II.
III. CONCLUSION
Tels que relatés succinctement, certains faits exposés ci-dessus peuvent être mis à charge du Sénateur Jean-Pierre BEMBA GOMBO en tant qu’auteur intellectuel des infractions commises par des militaires chargés de sa sécurité.
Par ces motifs, Vous plaise d’autoriser les poursuites à charge du Sénateur Jean-Pierre BEMBA GOMBO pour permettre à l’organe de la loi d’approfondir les investigations et à l’intéressé de présenter ses moyens de défense.
Fait à Kinshasa, le 10 avril 2007 ;
Le Procureur Général de la République, Tshimanga Mukeba.
|
|
| mardi 10 avril 2007, a 20:00 |
| José Makila : le voleur qui crie au voleur |
Une agitation s’observe dans les rangs du MLC depuis que l’Etat a décidé de rentrer dans ses droits. C’est, en effet, depuis que les agents du ministère des Travaux publics sont allés au domicile de José Makila pour récupérer les véhicules de l’Etat qu’il a volés, que lui et son parti sont entrés en transe.
La réalité telle qu’elle se présente indique que Makila et son parti tentent une fuite en avant pour éviter d’être éclaboussés par la vérité qui triomphe petit à petit. C’est ainsi que l’on peut comprendre ses imprécations lorsqu’il prétend que les hommes qui ont fait une descente chez lui ont volé l’argent et des appareils téléphoniques. Mais au cas où cela se serait produit, les autorités publiques ont clairement fait savoir que c’était une bavure dont les auteurs vont être punis.
Dans tous les cas, la maison qu’occupe encore José Makila appartient à l’Etat. Cette même résidence avait été habitée par Matungulu puis François Mwamba. Maintenant qu’il n’est plus aux affaires, l’élégance républicaine dont ils se targuent au MLC devait lui de vider les lieux. Mais comme chez eux le ridicule ne tue pas…
Pour revenir aux plaintes de l’ex Ministre Makila alias « le sanguinaire », il faut rappeler que la descente effectuée par les agents des TP accompagnés des policiers était la deuxième. A la première descente qui remontait à deux semaines plus tôt, ils avaient trouvé un des fils de Makila qui avait été chargé de faire la commission à son père. Donc Makila était informé de cette visite, ce qui démontre qu’elle n’était nullement irrégulière.
Au contraire c’est la situation constatée à la seconde descente qui devrait plutôt imposer quelques explications devant la justice. En effet, il été trouvé dans le parking de la résidence 2 jeeps et 1 voiture officielle qui ont été récupérés.
Il faut savoir que José Makila n’en était pas là à ses premières libertés répréhensibles avec les biens de l’Etat. Déjà à son arrivée à la tête du ministère des Travaux publics, il s’était accaparé de quelques camions de l’Hôtel de ville de Kinshasa qu’il enverra à Mbandaka. Là aussi, il devrait donner quelques explications à la justice, au Gouverneur André Kimbuta et aux députés provinciaux de la ville-province de Kinshasa.
Autre chose, les policiers qui accompagnaient les agents des TP au domicile de José Makila ont procédé à l’identification de leurs « collègues » trouvés sur le lieu. Ils ont constaté que l’un d’eux était un faux policier habillé en tenue, tandis que l’autre est un ancien membre de la garde rapprochée de JP Bemba.
Bref, il s’agissait de personnes litigieuses comme tous ceux que la police et l’armée continue à « ramasser » à travers la ville, et ces deux là ne pouvaient pas faire exception.
Quant aux biens et à l’argent que les policiers auraient emporté lors de la perquisition, les autorités ont clairement dit qu’il s’agissait d’une bavure et que les auteurs seront sanctionnés. En attendant, on est en droit de se demander : entre globalement 7.000 dollars (en argent et en nature) qui auraient été emportés et trois véhicules de l’Etat d’une valeur de plus de 100.000 dollars que Makila gardait chez lui, qui doit crier au voleur ? Et comment doit-on appeler un ministre qui désaffecte des véhicules de l’Etat pour les vendre à 1.400 USD alors qu’ils ont coûté au moins 24.000 dollars chacun ? Comment appelle-t-on ensuite un tel type qui se vend à lui-même ces véhicules avant de les revendre aux Libanais à 20.000 dollars ?
Et maintenant que l’Etat a repris ses véhicules, comment Makila compte-t-il rembourser tous ceux qu’il a roulés et qui se présentent aujourd’hui tragiquement comme receleurs, contre leur volonté ? Cela s’appelle simplement de l’escroquerie précédée d’une ignoble spoliation. Et à cet allure, les députés provinciaux de l’Equateur devront ouvrir l’œil, et le bon, pour surveiller « le sanguinaire » afin qu’il ne fasse pas « saigner » les caisses de la province pour payer ses dettes…
Finalement, c’est comme une pratique du parti de l’ex-Igwe qui avait voulu s’accaparer du pouvoir par la force avant de fuir et aller se cacher dans une ambassade. En effet, lorsqu’on se rend au parking du ministère des Travaux publics où sont gardés les véhicules récupérés, on constate, en lisant les plaques d’immatriculation STA, que 80% de ces véhicules sont affectés aux ministères qui étaient gérés par la composante MLC sous la transition 1+4. Il s’agit principalement des TP (José Makila), de l’Agriculture (Kangundu puis Romain Nymi), de l’EPSP (Engwanda).
Même la Primature où travaillait Jean-Pierre Bemba n’avait pas échappé au pillage. Quelques jours avant la prise de fonction de Gizenga Yandi Kaka, les hommes de Bemba ont tout pris, jusqu’à la moquette et aux rideaux et aux cuves des WC.
Comme nous le disions, le vol est manifestement l’activité principale de la bande à Baïmoto. Sous la deuxième République, son père volait le fisc en ne payant pas les taxes. La société Scibe doit à l’Etat pas moins de 100.000.000 de dollars (plus de 75 milliards d’anciens Zaïre) si l’on en croit les chiffres qu’avait donnés Kengo Wa Dondo à la Conférence nationale souveraine.
Pendant la rébellion, les bastions de Bemba en Equateur firent l’objet d’un pillage en règle : minerais, bois, café, etc., rien de ce qui peut être vendu ne lui a échappé. Le diamant particulièrement a fait l’objet d’un pillage en règle avec l’axe Afrique centrale et Congo Brazzaville, dans le dos du processus de Kimberley.
Alors question : qui a volé qui et qui doit crier au voleur ?
Kasinde Lubangi lwa Milongo
|
|
| lundi 09 avril 2007, a 15:25 |
| Karel De Gucht attendu à Kinshasa |

M. Karel de Gucht, ministre belges des Affaires étrangères est attendu ce mardi à Kinshasa. Il a toujours soutenu que la plus grande bataille que devra mener le peuple congolais est celle de la lutte contre la corruption et les détournements. Les relations entre la République démocratique du Congo et la Belgique connaîtront sûrement un nouveau rebondissement avec l’arrivée cette semaine à Kinshasa de Karel De Gucht, ministre belge des Affaires étrangères. Une visite qui intervient après la tenue de la commission mixte belgo-congolaise. Mais également à la suite de derniers événements politiques qui se sont produits à Kinshasa et qui n’ont pas du tout laissé indifférentes les autorités belges. Les entretiens s’annoncent sous le signe de la franchise et de la sincérité pour un partenariat solide. Au fond, la diplomatie belge est en action dans la région des Grands Lacs que visite cette semaine le ministre belge des Affaires étrangères.
Karel De Gucht, ministre des Affaires étrangères du royaume de Belgique, est attendu, sauf changement de dernière minute ce mardi à Kinshasa. Il est à la tête d’une délégation belge de haut niveau pour marquer l’importance de cette visite. Visite attendue depuis longtemps et qui intervient juste après la réunion de la grande commission mixte belgo- congolaise. Vu sous cet angle, il n’est pas exclu que le chef de la diplomatie belge entend donner une nouvelle impulsion à la coopération entre les deux pays dans l’intérêt réciproque des peuples congolais et belge.
On sait qu’au cours de ces travaux de la commission mixte, la partie belge a été conduite par le ministre belge à la Coopération, Armand de Decker, qui a annoncé le doublement de l’enveloppe financière de son pays à la RDC. De 70 millions d’euros, elle a été portée à 195 millions d’euros pendant trois ans et sera consacrée aux domaines des infrastructures, de la santé et de l’enseignement.
Une visite politique
Cependant, au-delà du caractère économique et social de cette coopération belgo-congolaise, la visite de Karel De Gucht est essentiellement politique au regard de derniers événements qui se sont produits à Kinshasa et dans la région. Certes, le ministre belge des Affaires étrangères ne manquera pas de souligner l’organisation des élections en RDC et la mise en place des institutions issues des urnes.
Mais compte tenu des débats qui se sont déroulés ces dernières semaines en Belgique, au sein des commissions des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement belge, il sera question d’échanger avec les nouvelles autorités congolaises de leur vision politique.
En effet, Karel De Gucht est de ceux-là qui ont adhéré à la proposition de la mise en place d’une coordination internationale en vue d’apprécier l’affectation des ressources financières qui seront mises à la disposition de la RDC. Cette question a fait l’objet d’un débat houleux à Bruxelles, allant jusqu à nécessiter la présence au Parlement belge de Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire. Le fond du problème est que les autorités congolaises doivent donner des signaux forts de la bonne gouvernance et qu’il n’est pas du tout question, selon certains parlementaires belges, de délivrer un cheque en blanc sur base « des déclarations de bonnes intentions » du gouvernement Gizenga.
Par contre, Louis Michel estime qu’il serait maladroit d’empiéter sur la souveraineté du Congo en mettant en place cette coordination internationale. Qu’il serait logique de tolérer une marge d’erreurs aux nouveaux dirigeants congolais et qu’une surveillance poserait problème avec l’opposition constitutionnelle. Outre cet aspect lié à la contribution des partenaires extérieurs en faveur de la RDC, Karel De Gucht évoquera avec les autorités congolaises l’évolution du processus démocratique au Congo. Les derniers événements du Bas-Congo, les affrontements de Kinshasa sont considérés à Bruxelles comme des atteintes graves au processus politique en RDC.
Des risques de « museler » l’Opposition sont manifestes, ce qui remettrait en cause la finalité des élections qui viennent de se dérouler en RDC. Bruxelles, qui s’était déjà appesantie sur cette question, avait instruit le ministre belge des Affaires étrangères d’en parler en long et en large avec les autorités congolaises. Car, pour le royaume de Belgique, il n’est pas du tout question que le processus démocratique au Congo déraille et que l’Opposition soit opprimée. Sûrement que le ministre belge des Affaires étrangères saisira cette opportunité pour avoir des garanties à Kinshasa que la liberté d’expression sera respectée autant doit l’être les institutions de la République. Il ne manquera donc pas d’inviter les autorités congolaises au dialogue au sein des institutions de la République.
Luanda : Prochaine étape
Mais l’occasion faisant le larron, cette opportunité permettra également de dissiper le malentendu intervenu après l’annonce de la remise du titre de Dr. honoris causa au président Joseph Kabila. Ce malentendu qui découle de la décision unilatérale du ministre belge de la Défense, André Flahaut, s’est déroulé sur fond de l’organisation prochaine des élections législatives en Belgique. Une polémique qui oppose les Socialistes aux Libéraux.
Selon le programme du cabinet du ministre belge des Affaires étrangères, après Kinshasa, Karel De Gucht se rendra à Luanda ce jeudi 12 avril. Une visite tout aussi importante au regard du rôle joué par Luanda durant tout le processus politique en RDC jusqu’à l’organisation des élections congolaises. Nombreux sont les observateurs qui sont convaincus que le ministre belge demandera aux autorités angolaises de persévérer dans cette voie tant que la situation en RDC demeurera précaire. Et s’il faut reprendre les propos de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, prononcés dans son message urbi et orbi à l’occasion de la messe de Pâques, la République démocratique du Congo demeure encore « une terre de souffrances ». Comme pour dire que, nonobstant, l’organisation des élections, le processus politique reste fragile.
Le différend frontalier de Kahemba ne manquera pas d’être effleuré pour maintenir le climat de bon voisinage entre le Congo et l’Angola. Ce différend met déjà en mal le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de la région des Grands Lacs alors que la RDC et l’Angola ont signé pour autant qu’ils font partie des pays de champ de cette conférence internationale.
Raison pour laquelle après Kinshasa et Luanda, le ministre belge des Affaires étrangères se rendra sûrement à Kigali et à Bujumbura. Déplacement politique et diplomatique qui s’explique par le fait que la Belgique a joué un rôle majeur dans la mise en chantier de cette conférence internationale sur la région des Grands Lacs.
Aujourd’hui qu’un « Plan Marshall, pour la reconstruction et le développement de la région des Grands Lacs est en marche, la Belgique ne peut lâcher prise dès lors que des signes de dérapage sont perçus à l’horizon. Elle entend offrir ses misions de bons offices en s’appuyant sur sa diplomatie agissante pour autant qu’elle connaît bien les pays de la région.
De Gucht satisfait de la déclaration de l’Onu sur le Congo Le Conseil de Sécurité des Nations-Unies a adopté mardi une déclaration de la Présidence sur la RDCongo. Selon le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, « cette déclaration démontre que la communauté internationale continue de s’intéresser à ce qui se passe au Congo ».
La déclaration intervient après les violences qui se sont déroulées à Kinshasa du 22 au 25 mars derniers, entre les forces gouvernementales et la garde personnelle du sénateur Jean-Pierre Bemba. « Le message du Conseil de sécurité est équilibré. D’une part, on ne peut ignorer la violence et les pertes en vies humaines. D’autre part, je constate que le Conseil de sécurité tire un certain nombre de leçons auxquelles je souscris entièrement. La violence ne peut jamais apporter de solution, un espace indispensable doit être garanti pour que tous les partis politiques puissent participer effectivement au débat politique national, tous les partis doivent accepter les règles du jeu politique », a déclaré M. De Gucht.
Le ministre conclut que l’essentiel, « c’est que cette déclaration souligne expressément l’importance du soutien continu de la part de la communauté internationale mais également le fait que les partenaires internationaux doivent travailler ensemble en concertation étroite ».
APA/Le Potentiel
|
|
|
| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
Envoyer un mail à l'auteur | |
| Newsletter |
|
Pour vous inscrire à la newsletter de ce blog renseignez votre adresse mail :
|
|
|