| samedi 30 juin 2007, a 09:10 |
| Nkundabatwre aux abois et pris à son propre jeu délibéré de distraction des Congolais |
Analyse des sournoises confidences du général Nkundabatware au journal Le Soft, confidences dans lesquelles le seigneur de guerre rwandophone s'essaie à une opération de charme pour transformer son cynisme et toutes ses turpitudes en actes de bravoure avec visée de se prévaloir digne libérateur du Congo !
Dans une interview, d'une soixantaine de questions-réponses étalées sur 23 pages A 4, publiée par « Le Soft » dans son édition n°909 datée du 7 juin 2007 et mise en ligne le 12 juin, Laurent Nkundabatware, qualifié dimanche 24 juin dernier sur Rfi de général félon par l'honorable Gilbert Kiakwama, surfe sur ce que le peuple congolais a de sentimental, d'émotionnel, donc de faible : la fibre ethnotribale ! En effet, pour justifier son aventure commencée en 2003 avec son refus de se rendre à Kinshasa pour prendre ses galons et ses fonctions, il aligne des conflits à caractère ethnique et tribal survenus dans le Bas-Congo (affaire Bundu dia Kongo fin début 2007), dans le Kasaï et le Katanga (refoulement des Kasaïens en 1993 !), dans l'ex-Kivu (cohabitation difficile entre populations congolaises autochtones et population congolaise d'expression rwandaise) ou à caractère politique survenus à Kinshasa (événements de mars 2007) et à l'Equateur (troubles survenus pendant les élections).
E qu'il s'abstient cependant de dire, c'est que la création de son mouvement n'a aucun lien direct ou indirect avec ce qui s'est passé notamment au Katanga/Kasaï, au Bas-Congo, au Bandundu, à l'Equateur et même à Kinshasa. D'ailleurs, à chaque détour de ses réponses, il s'appesantit continuellement sur le sort de la communauté congolaise d'expression rwandaise à laquelle il appartient. Bien entendu, comme à leur habitude, des Congolais mus par des calculs minables de repositionnement se prennent, soudain, à rêver d'un nouveau dialogue qui aboutirait au retour à la case départ genre Cns, caressant secrètement le fol espoir de permettre aux leurs de sortir du bourbier dans lequel ils se sont inutilement vautrés en récusant le processus électoral. Ainsi, une fois de plus, les Congolais sont en train de se laisser distraire. Et se faire avoir par un Laurent Nkundabatware-Mihigo, général renégat en passe de devenir « superstar ». La veille de la célébration de l'AN 47 de l'Indépendance de la RDC, il y a de quoi s'édifier à l'analyse de la mystification et mythification en cours…
Dans le cahier des charges de son organisation politico-militaire dénommée Cndp, le « général » circonscrit les actes d'insécurité généralisée en ces termes : « 05. Dans certaines entités territoriales de la RDC - Province du Nord-Kivu, Province du Sud-Kivu, Province Orientale - l'insécurité est devenue quasi-structurelle, en ce sens qu'à force de durer et de faire de plus en plus mal, jour après jour, elle a fini par imprégner et asseoir au quotidien au sein des populations concernées les réflexes, les comportements, les relations sociales, les opérations économiques et commerciales, etc.
Ces trois entités territoriales ont en commun d'être celles où, de façon permanente, l'intolérance, l'exclusion, les oppositions interethniques les plus exacerbées et le refus de cohabitation pacifique ont élu domicile. Mais aussi, elles sont celles où opèrent avec la plus grande violence et la plus insupportable barbarie des groupes armés étrangers en situation de rébellion à l'égard de leurs pays respectifs qui sont aussi parmi nos plus prochains voisins. Il s'agit de : FDLR/ex-FAR/lnterahamwe du Rwanda, ADF/NALU et LRA de l'Ouganda, FNL-Palipehutu du Burundi.
« 06. Dans d'autres parties du pays, l'insécurité revêt un caractère plutôt conjoncturel.
Ainsi, depuis les pillages de 1991 et 1993 et le massacre des Chrétiens de 1992, en pleine Conférence Nationale Souveraine (CNS), la ville de Kinshasa, à la veille ou au lendemain de chaque échéance politique, tend à devenir le théâtre de violences de plus en plus meurtrières.
La Province du Katanga, à la même époque de la CNS, a connu une épuration ethnique dirigée par Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, l'actuel président de l'Assemblée Provinciale contre les non-originaires, en particulier les Baluba ressortissants du Kasaï. Ces derniers avaient déjà connu les mêmes pogroms, à une échelle plus vaste, lors de la sécession katangaise, au lendemain de l'indépendance, le 30 juin 1960. Cette menace-là n'est pas définitivement écartée, mais encore la rivalité entre Balubakat et « Katangais utiles » ne met pas la Province à l'abri d'éventuelles secousses porteuses de drames humains. Sans parler des groupuscules armés de la mouvance Maï-Maï qui ont mis à sac, il y a peu, le nord de la province et des représailles FARDC qui se sont ensuivies (cfr les exactions contre les populations de Kilwa).
Plus récemment, la Province du Bas-Congo a été confrontée à des violences meurtrières d'une ampleur qui lui était jusqu'alors inconnue. Elles sont dues à l'apparition d'un mouvement à caractère politico-religieux et à visées probablement autonomistes, à moins qu'elles ne soient irrédentistes. Le Bundu-dia-Kongo (BDK), puisqu'il s'agit de lui, a été, par deux fois, l'objet d'une répression sanglante de la police et de l'armée qui ont utilisé des moyens disproportionnés pour en venir à bout. Le BDK n'a probablement pas fini de faire parler de lui.
Dans la province de Bandundu, les récentes revendications territoriales angolaises en territoire de Kahemba ne sont pas pour rassurer sa population ni les autres Congolais qui doivent s'inquiéter de l'avenir de la paix dans cette partie de la RDC.
Quant à la province de l'Équateur, des signes avant-coureurs d'une instabilité chronique à venir ont déjà été observés à la suite des contestations électorales et des violences qui en ont résulté ».
Naturellement, il en tire toute la conclusion ci-après : « Par conséquent, si les comptes sont bons, sur les 11 provinces (dont Kinshasa) qui forment la RDC, au moins huit connaissent une insécurité plus ou moins grande. C'est beaucoup, c'est trop, cela mérite que les pouvoirs publics y consacrent le maximum d'énergies, de talents et de ressources matérielles et financières disponibles. Faute qu'il en soit ainsi, notre pays serait condamné à l'impuissance et à la mort lente, mais sûre. Et cela, le CNDP se refuse à l'admettre ».
Reprise des revendications du Rcd
A lire intelligemment ce fameux cahier des charges, on se retrouve devant cette réalité embarrassante : Nkundabatware reprend l'essentiel des revendications du Rcd au lendemain de la guerre du 2 août 1998, renouvelées la veille de la signature de l'Accord de Lusaka et confirmées pendant le Dialogue intercongolais ! Elles portaient et portent sur les intérêts spécifiques de sa communauté ethnique résumée dans le triptyque : « terre-nationalité-pouvoir ». Sa communauté a obtenu la nationalité à la faveur de la Loi sur la nationalité ; elle a eu le Pouvoir pendant la Transition en plaçant Azarias Ruberwa à la vice-présidence de la République en charge de la Commission Politique, Défense et Sécurité ; elle reste préoccupée par la revendication terre, partant du principe sociologique négro-africain selon lequel « chaque terre appartient à une tribu et toute tribu a sa terre ».
On ne le dit pas assez malheureusement, et c'est peut-être le moment de le rappeler en le soulignant avec insistance : l'avenir de la communauté congolaise d'origine rwandaise est partout, sauf au Rwanda ! On en veut pour preuve le traitement discriminatoire dont sont victimes en terre rwandaise les réfugiés Tutsi congolais alors que dans toutes les autres communautés ethniques et tribales transfrontalières présentes aussi bien au Congo que dans d'autres Etats voisins, la notion de réfugié entre gens de même sang, de même clan ou encore de même ethnie ou tribu n'existe pas. Un Lari du Congo-Brazzaville, qui fuit son pays pour se sécuriser dans le Manianga de la RDC, n'est jamais traité véritablement en réfugié dans cette contrée. Il sait qu'il a de la « famille » de l'autre côté de la frontière, et son intégration est la chose la plus aisée qui soit. Dès qu'il y débarque, on le loge, on le nourrit, on lui trouve rapidement une terre à cultiver et, s'il est célibataire, une âme sœur !
Si, par contre, des Tutsi Banyamulenge qui se retrouvent au Rwanda parmi les leurs restent cantonnés dans des campements pour réfugiés parce qu'il n'y a personne dans une colline de Kigali ou de Gisenyi pour les accueillir, c'est qu'ils sont traités en étrangers par leurs frères de race et de sang. Ça s'appelle racisme, ségrégationnisme, apartheid, stigmatisation, indexation, bref mépris ! Moralité : l'avenir de la communauté congolaise d'origine rwandaise est en RDC. Il passe impérativement par l'intégration de la Nation congolaise ; n'en déplaise à Moïse Nyarugabo qui assimile intégration à absorption, à disparition !
La question de fond pour tout analyste avisé, à la lecture de l'interview de Laurent Nkundabatware et du cahier des charges de son mouvement, est dès lors de savoir si après le Rcd, si après le Cndp, il n'y aura pas de « jamais deux sans trois » ; le général félon ayant, par exemple, reconnu avoir récupéré pour le compte de son mouvement actuel le gros de l'armement provenant de l'arsenal de son ancienne organisation. Cela suppose que le Rcd ayant caché le Cndp, le Cndp ne peut pas ne pas cacher une autre organisation…
De la lignée des « Affreux » Scrhamme et Denard !
A dire vrai, la prestation de Nkundabatware trahit un homme aux abois n'ayant plus pour ressource que l'exacerbation des sentiments ethnotribalistes là où le temps a pansé les plaies d'hier et panse celles d'aujourd'hui sans nécessairement aller au « show » de la réconciliation qu'il est en train de préconiser. C'est assez visible puisque dans son entreprise de distraire les Congolais, il en appelle à la réactivation de la « Commission Vérité et Réconciliation » et suggère qu'il lui soit affecté 25 % du Budget de l'Etat congolais ! Cette Commission, pour rappel, a fonctionné au cours de la Transition. Pendant les 44 mois de la durée de celle-ci (juin 2003-février 2007), on n'a jamais entendu ni vu Laurent Nkundabatware en dire du bien !
S'il s'en fait l'avocat de la 25ème heure aujourd'hui, c'est qu'il veut se faire le héraut d'une Cause de laquelle il espère sortir héros ! Il sait qu'il va facilement trouver des Congolais prêts à lui ouvrir le boulevard de la Grandeur pendant qu'il a lui-même conscience d'être totalement perdu dans le sentier de la Décadence.C'est ce que nous tentons de démontrer dans les lignes qui suivent en analysant chacune de ses réponses aux 66 questions pertinentes de notre confrère Mukebayi Nkoso qui a fait un fabuleux travail de « psychanalyse ». Le vrai mérite de la prestation de Nkundabatware est de convaincre enfin l'opinion avertie que l'homme est de la lignée des « Affreux » que furent Jean Schramme et Bob Denard. Un vil mercenaire qui se drape derrière la Cause « Tutsi » pour assouvir sa soif insatiable de sang. Donc, un vrai danger aussi bien pour cette communauté et pour le Rwanda que pour la RDC et la région des Grands Lacs. Tenez !
1. Laurent Nkundabatware, le boucher de Kisangani…
Réponse de LN au journal « Le Soft » : « Les Congolais doivent comprendre. À Kisangani, la guerre a commencé alors que j'étais en formation dans une académie au Rwanda. On me dit que Kisangani est occupé et que je dois accompagner le chef d'état-major général adjoint chargé de l'administration Gabriel Amisi Tango Fort. J'arrive à Goma à 9 heures alors que le chef-lieu de la province Orientale est occupé depuis cinq heures du matin. Les combats font encore rage dans la ville. Nous prenons l'avion avec le général Tango Fort qui était alors mon chef. Prennent place à bord du même vol : le colonel Luboya, G2 du RCD.
« À l'époque, je suis commandant brigade en formation. Je n'étais pas en fonction. C'est mon adjoint, le colonel Yvon Gizani, qui assumait mon intérim à Kisangani. Il est aujourd'hui à Kinshasa. Où est la responsabilité de Laurent Nkunda dans cette affaire ? On dit que je suis resté à Goma parce que je crains d'être arrêté à Kinshasa à cause de Kisangani. Que dire alors d'Adolphe Onosumba à l'époque président du RCD ? Il avait la charge des opérations comme chef suprême. Que dire d'Azarias Ruberwa ? Il était secrétaire général du RCD. Que dire du général Gabriel Amisi Tango Fort aujourd'hui chef d'état-major général adjoint ? Que dire de feu général Sylvain Buki alors chef d'état-major général de l'armée du RCD ? Et du général Malik à l'époque du RCD chargé des opérations ? « Chercher dans cette affaire à faire porter la responsabilité à Laurent Nkunda, c'est simplement prendre le raccourci du bouc émissaire ».
Observations : Les derniers événements de Kisangani datent de juillet 2002 après la tenue du Dialogue intercongolais à Sun City du 25 février au 19 avril ! Pour mémoire, l'Accord de Sun City venait d'être signé en désignant Joseph Kabila en qualité de Président de la République (pour le compte de la composante Gouvernement), Jean-Pierre Bemba en qualité de Premier ministre (pour le compte de la composante Mlc) ; le poste de Président du Parlement ayant été réservé au Rcd. Pour rappel, côté congolais, il n'y a eu que le Rcd, l'Udps et quelques petits partis à avoir boycotté cet accord.
Ces événements vont révolter l'opinion, étant donné que plus rien ne pouvait les justifier ; l'Accord de Sun City ayant, à ce moment-là, obtenu la caution de la Communauté internationale. Mme Mary Robinson, Haut commissaire pour les Droits de l'Homme, s'était même emportée au cours d'un point de presse, citant nommément Laurent Nkundabatware parmi les exécutants du massacre.De juillet 2002 à juin 2007, il s'est passé cinq ans au cours desquels l'intéressé n'a engagé la responsabilité ni d'Onosumba ou Ruberwa, ni d'Amisi ou Buki, encore mois de Malik ! Il ne s'est même pas défendu personnellement ! Qu'il ait attendu l'interview du Soft en 2007 et au moment où son mouvement, le Cndp, reprend les revendications du Rcd, c'est bien la preuve qu'il y a anguille sous roche !
Les historiens noteront que dans sa réponse, Nkundabatware fait exprès de ne pas rappeler à l'opinion que ces événements ont mis pour la 2ème fois en terre congolaise face-à-face l'armée rwandaise (soutenant le Rcd) et l'armée ougandaise (soutenant le Mlc). Ainsi, par l'entremise du Rcd et du Mlc, deux armées régulières étrangères se sont battues au Congo ; les victimes étant les populations congolaises locales...Laurent Nkundabatware n'a donc pas jugé utile de voler au secours de ces populations alors qu'il s'en est allé « sauver des vies Banyamulenge » à Bukavu.
2. De ses relations avec Azarias Ruberwa Manywa, l'ancien Vipi en charge de la Défense et de la Sécurité, et ce qu'il pense de lui comme homme !
« Ruberwa m'a dit un jour qu'il était fâché contre nous parce que nous avions refusé d'accompagner le RCD à Kinshasa. Depuis que j'ai refusé d'aller prendre mes fonctions à Kinshasa, on n'a plus la même relation (...). Mais je pense que je n'ai rien à en attendre. Il n'a pas un soutien à me donner. Il n'a pas su capitaliser le poste que nous lui avions donné, ce poste pour lequel nos enfants sont morts. S'il n'a rien fait pendant qu'il était Vice-président de la République, je ne le vois pas faire quoi que ce soit aujourd'hui ». (…) Il nous a accusés d'avoir refusé de l'accompagner à Kinshasa. Mais il n'a jamais été clair dans sa vision. J'ai parlé avec lui avant qu'il ne se rende à Kinshasa. Je lui ai demandé ce que nous allions y faire. Il n'a pas su me répondre, ni me dire ce que nous allions y gagner. Si j'ai refusé d'aller à Kinshasa, c'est mon droit. Ce n'est pas le RCD qui m'a formé, ni m'a recruté comme militaire. Je n'avais donc aucune dette envers le RCD ».
Observations : Relisons calmement cette réponse suffisamment révélatrice de la démarche ethnotribale de l'homme. Il dit clairement que Ruberwa « n'a pas su capitaliser le poste que nous lui avons donné, ce poste pour lequel nos enfants sont morts » et déduit en substance que « S'il n'a rien fait pendant qu'il était Vice-président de la République, je ne le vois pas faire quoi que ce soit aujourd'hui ». Ces deux extraits révèlent en vérité que c'est une affaire interne à la communauté congolaise d'expression rwandophone !
Premier enseignement : c'est à cette communauté que Ruberwa devait son poste, et puisqu'il a échoué selon l'entendement du « général », le Cndp prend tout naturellement la relève ! Deuxième enseignement : il dénie au Rcd tout droit sur sa personne. « Ce n'est pas le RCD qui m'a formé, ni m'a recruté comme militaire ». Ainsi, il estime à partir de cette évidence que ne pas aller à Kinshasa, c'est son droit. La déduction à tirer ici est que Laurent Nkundabatware ne devant rien à la République Démocratique du Congo - en tout cas ce n'est pas le Pouvoir central qui l'a recruté comme militaire et l'a formé - il est en droit, à tout moment, de remettre en cause sa relation avec l'armée légale de la RDC ! Il n'y a au monde aucun pays qui puisse avoir dans son armée un militaire qui non seulement réfléchit mais en plus agit ainsi ! Un tel électron libre est un mercenaire tout fait.
Troisième enseignement : n'ayant pas à l'époque trouvé ce que sa communauté avait à gagner à se rendre à Kinshasa, Nkundabatware ne peut pas aujourd'hui, sous le couvert du Cndp, justifier ce que la même communauté a à gagner du « Dialogue intercongolais bis » vers lequel il veut pousser les Congolais !
3. Les événements de Bukavu…
« Et puis il y a Bukavu. J'ai parlé avec beaucoup de ministres à Kinshasa alors que je m'y trouvais pour sauver des vies Banyamulenge. J'ai parlé avec Azarias Ruberwa. Il m'a promis qu'une enquête allait être mise en route sur ce qui s'était passé à Bukavu. Il m'a recommandé de quitter la ville pour laisser faire l'enquête. En réalité, je pense que Ruberwa doit garder des remords de cet épisode parce que ce sont ses propres frères qui sont morts. Il n'a pas pu leur rendre justice durant son mandat ».
Observations : On y est justement ! De Goma où il se trouvait, le « général » qui a refusé de descendre à Kinshasa pour prendre ses fonctions va tout simplement débouler sur Bukavu pour, dit-il, « sauver des vies Banyamulenge » ! Le message est d'une clarté limpide : des vies Rega ou des vies Bembe ne représentent rien à ses yeux ! Voilà le « militaire » qui se veut l'interlocuteur tantôt du Président de la République, tantôt du Gouvernement et qui, de surcroît, a la prétention de reformer l'armée congolaise via le mixage ! ! !
4. Du Rwanda, ce pays a une dette envers lui.
« Vous dites que le Rwanda m'a adopté ? Nous sommes allés au Rwanda aider le FPR à chasser le pouvoir dictatorial et génocidaire de Juvénal Habyarimana. Je suis allé donner mon appui avec d'autres Congolais. Tel feu le général Anselme Masasu Nindaga. Tels le général Malik, le général Obed Rwibasira, le colonel Eric Rihombere, le colonel Elie Bishondo, le colonel Bonane aujourd'hui en Ituri. Nous sommes parmi ceux qui ont sympathisé d'une manière ou d'une autre avec le Rwanda. Mes relations avec le Rwanda sont des relations fraternelles. Je suis Munyarwanda congolais. J'ai des liens de culture, de langue et d'histoire avec le Rwanda. Le Rwanda héberge encore aujourd'hui beaucoup de réfugiés rwandophones congolais. Nos familles sont là. Nous partageons un passé commun ». (…)
« Je pense en effet que le Rwanda m'est redevable. Nous disons que nous n'avons pas de comptes à demander au Rwanda puisque nous nous sommes battus pour une cause. Nous ne sommes pas allés au Rwanda comme mercenaires. Il s'est agi d'un engagement personnel pour des valeurs. Nous n'avons rien à réclamer, mais les Rwandais eux-mêmes reconnaissent que nous avons fait beaucoup pour eux. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils nous ont accompagnés dans la marche de l'AFDL vers Kinshasa ».
Observations : Laurent Nkundabatware revendique courageusement sa « rwandaïté » quand il déclare, citation : « J'ai des liens de culture, de langue et d'histoire avec le Rwanda. Le Rwanda héberge encore aujourd'hui beaucoup de réfugiés rwandophones congolais. Nos familles sont là. Nous partageons un passé commun » ! Il y a lieu de poser, aux acteurs politiques qui comptent sur ce « général » pour rebondir, la question suivante : quelle la place du Kasaï ou du Katanga là-dedans ? Et celle du Bas-Congo ou de l'Equateur ? Et du Bandundu ou de Kinshasa ? Ceux qui ont succombé facilement aux sirènes du « général » - surtout nos compatriotes de Limete - devraient se ressaisir en se souvenant du rôle que l'on fait jouer continuellement à au lider maximo : celui de marchepied !
5. Quand on veut savoir s'il recherche des postes dans les Institutions à Kinshasa, il répond oui en mettant cependant malignement en avant son plan de paix qui en est la condition. Dans un « Condensé du cahier de charges du Congrès National pour la Défense du Peuple » signé à Bwiza, Nord-Kivu, le 30 décembre 2006, le Général de Brigade Laurent Nkunda Mihigo, réclamait au point 8 ce qui suit : « Mettre en oeuvre la loi d'amnistie déjà votée et promulguée et annuler les
mandats d'arrêt émis sans fondement et nuisibles à la réputation des victimes ».
En voie de quoi, le CNDP « en guise de bonne foi se déclare disposé à observer un cessez-le-feu permanent pour tester la bonne volonté du régime en place d'engager un processus démocratique véritable dans l'esprit et la lettre de ce qui vient d'être dit ». Ainsi, poursuit le texte, le CNDP « adhère sans réserve à la position de tous ceux qui, comme l'Afrique du Sud, la MONUC et des forces politiques et sociales congolaises, appellent à une solution politique négociée de la crise actuelle, car à l'évidence, la solution militaire a montré toutes ses limites ».
Observations : Voici un « général » qui refuse librement de prendre ses galons et ses fonctions, un « général » qui dénie au Rcd tout droit sur sa personne, un « général » qui lève une mutinerie en entraînant 2.000 militaires Fardc d'expression rwandaise dans l'aventure de Bukavu pour « sauver des vies Banyamulenge » et qui, suprême audace, réclame la mise en œuvre de la loi d'amnistie et l'annulation des mandats d'arrêt émis contre lui, mandats qu'il qualifie au demeurant de « sans fondement et nuisibles à la réputation des victimes » ! Le bourreau, le coupable se décrète victime !
Voici un général renégat, dans un pays doté d'une Constitution dont l'article 190 interdit formellement et qualifie de haute trahison l'organisation des formations militaires, paramilitaires, milices ou jeunesses armées, se disant prêt à faire observer au sien de groupe armé un cessez-le-feu « permanent pour tester la bonne volonté du régime en place d'engager un processus démocratique véritable » ! Cette bravade, il la balance au lendemain de la tenue des élections ! Oui, voici un « général » qui se vante à son tour de « la position de tous ceux qui, comme l'Afrique du Sud, la MONUC et des forces politiques et sociales congolaises, appellent à une solution politique négociée de la crise actuelle, car à l'évidence, la solution militaire a montré toutes ses limites », une crise qu'il a sciemment créée et entretenue à partir de son refus d'évoluer dans les Fardc ! Autant que les partenaires extérieurs, les forces politiques et sociales congolaises qui ont tenté la voie de la négociation réalisent à leurs dépens comment s'acharne-t-il à vouloir leur arracher le bras pour la main qu'ils ont essayée de lui tendre.
6. Dans son plan de paix, Nkunda offre des propositions.
« Au niveau du CNDP, nous disons qu'il faut mettre chacun à sa place. Nous ne venons pas seulement discuter des postes, nous apportons un savoir-faire qui a manqué au Gouvernement. Nous avons fait montre de notre savoir-faire en réussissant la réconciliation partout où nous sommes présents. Nous avons fait montre de notre savoir-faire dans l'organisation de l'armée et même dans la sécurisation du territoire. Voilà pourquoi, nous disons que ce n'est pas seulement une question de partage des postes, mais c'est aussi une question de négocier les capacités. Nous disposons d'une expertise capable d'aider ce Gouvernement à aller de l'avant. Nous sommes prêts à la mettre à la disposition de qui de droit ».
Observations : C'est du plat réchauffé que l'on repasse pour la consommation populaire ! En effet, de 1998 avec le début de la guerre à 2003 avec le début de la transition, le Rcd faisait valoir son expertise politique, diplomatique, militaire, économico-financière et socioculturelle, ridiculisant continuellement l'incompétence du « Gouvernement de Kinshasa » ! Pourtant, entre juin 2003 et février 2007 (durée de la Transition issue du Dialogue intercongolaise), cette expertise a fait flop ! Que Laurent Nkundabatware, à la tête d'une organisation politico-militaire essentiellement ethnotribale, en vienne en dire qu'il dispose « d'une expertise capable d'aider ce Gouvernement à aller de l'avant », il y a bien de quoi se demander où va-t-il la recruter !
On est, une fois de plus, en plein dans la thèse ségrégationniste de la supériorité de la race nilotique sur la race bantoue, thèse développée en Occident en prévision de la guerre de 1996 et surtout de 1998. On en connaît aujourd'hui le prix : si la première, menée par la majorité bantoue avec la minorité tutsi, s'est révélé une promenade de santé (dixit l'Opposition radicale), la seconde, elle, conduite par la majorité tutsi avec la minorité bantoue, s'est soldée par le bilan effarent de près de 4 millions de morts pour causes directes ou indirectes, de près de 2 millions de déplacés internes et de près de 400 mille réfugiés, le tout sur fond de pillage systématique des ressources naturelles et autres formes de richesses congolaises. La majorité des victimes sont des Congolais d'expression autre que rwandaise ! Voici ce dont est capable l'expertise capable d'aider le Gouvernement à aller de l'avant !
7. Mais le général explique que dans ces négociations, son ancien mouvement politico-militaire du RCD-G n'est nullement concerné.
« Le RCD est déjà au Gouvernement. Il a fait alliance avec l'AMP même s'il n'a pas obtenu un poste ministériel. Puis, le RCD a participé au Gouvernement pendant les trois années de la transition. Nous, nous n'avons rien eu. Le CNDP n'a aucun lien avec le RCD. Nous avons un lien du passé du fait d'avoir été général au RCD. Certains aspects de notre cahier reprennent des revendications partagées à l'époque avec la direction du RCD. Le RCD s'en est détourné dès qu'il est arrivé au pouvoir. Nous, nous continuons encore à nous battre pour en obtenir la matérialisation. Il n'y a pas de collaboration entre le CNDP et le RCD. Nous sommes autonomes. Il faut rappeler que nous avons connu des contradictions presqu'irréductibles avec les membres de la direction du RCD, même avec Ruberwa (...). On s'est battu en 1998 contre les anti-valeurs. Ces anti-valeurs ont continué avec la transition. On s'est battu pour que les réfugiés reviennent au pays, pour qu'il y ait réconciliation. En la matière, le RCD n'a rien fait avancer ».
Observations : Le doute est ainsi levé ; le Cndp reprend effectivement à son compte les revendications du Rcd parce que le Rcd - c'est Nkundabatware qui le clame - « s'en est détourné dès qu'il est arrivé au pouvoir ».D'ailleurs, l'intéressé persiste et signe : « Nous, nous continuons encore à nous battre pour en obtenir la matérialisation ». Vive l'agenda caché ! La pertinente question suivante vient à l'esprit, à savoir : quelle est alors la place du Kasaï ou du Katanga là-dedans ? Et celle du Bas-Congo ou de l'Equateur ? Et du Bandundu ou de Kinshasa ?
8. Êtes-vous Nkunda ou Nkundabatware ?
« Mon nom est Laurent Nkunda Mihigo. Le patronyme Nkundabatware existe dans le langage kinyarwanda mais je ne le porte pas. Ceux qui me le collent veulent me caricaturer ».
Observations : On aurait bien souhaité l'entendre donner la signification exacte du patronyme Nkundabatware, car si Laurent Nkunda Mihigo y trouve une manière de le caricaturer, c'est que ça doit être quelque chose d'encombrant.
Correspondance particulière de Omer Nsongo die Lema/MMC |
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| vendredi 29 juin 2007, a 19:22 |
| Il n' y a pas match : Le Président Joseph Kabila super star |
Le président Kabila plastronne. C’est le cas de le dire à voir l’explosion du net au sujet de sa dernière interview à Jeune Afrique. Quelle que soit la nature des différents propos, il fait la une des écrivailleurs du net terrés dans un faux exil politique qui, en réalité, est une fuite alimentaire. Et plus le temps passe, plus ils perdent des arguments et sombre dans des démentis de leurs propres propos.
Du cas Bemba, par exemple, on considère que Joseph Kabila veut se venger de lui en préférant laisser la justice suivre son cours. Hier, pourtant, ce sont les mêmes qui affirmaient que c’est Kabila qui avait attaqué. Si donc il veut se venger, on conclue que le provocateur, c’était Bemba.
Dans ce cas, pourquoi est-ce que tous ces scribouillards qui jouent du stylo et du clavier s’agitent-ils lorsque l’on demande que Bemba s’explique avec la justice de son propre pays ? Le Congo va-t-il demeurer dans la logique négociationniste à perpétuité ?
N’en déplaise aux détracteurs qui font de la contrediction par principe et non pas nécessairement pour des besoins de débat qui éclair, l’intervention de Kabila démontre que chaque jour l’homme s’améliore et sa sagesse ne fait que se révéler au grand public. En effet, présentée comme "des vérités crues de Joseph Kabila ", l’interview du président de la République à " Jeune Afrique " est une manifestation de sa lucidité politique en face des problèmes qui se posent dans son pays. L’homme que certains journalistes qualifient parfois volontiers de mystique, est aussi capable de cracher la vérité en souriant, ce qui déconcerte souvent les observateurs et les protagonistes qui se retrouvent au cœur de "l’enjeu congolais", écrit encore le journal qui ajoute qu’en fait Joseph Kabila allie le mysticisme d’un homme de foi à la force tranquille d’un homme de responsabilité. La RDC est un pays qui peut faire vaciller le plus habile des politiciens. Joseph Kabila le sait et profite de sa jeunesse pour donner à ce pays continent le meilleur de lui-même avant de quitter les devants de la scène politique au bon moment.
Congo yetu
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| vendredi 29 juin 2007, a 08:26 |
| Interview : Pourquoi les cendres de Mobutu n’ont-elles toujours pas été rapatriées chez lui à Gbadolite ? |
En
septembre prochain, ce sera le dixième anniversaire de la mort de
Mobutu au Maroc. Pourquoi ses cendres n’ont-elles toujours pas été
rapatriées chez lui, à Gbadolite ?
Joseph
Kabila : Dès 2001, j’ai envoyé à Rabat une délégation s’entretenir de
cette question avec la famille du défunt maréchal. Mon souhait était et
demeure que la dépouille soit ramenée au Congo pour y être inhumée.
Qu’est-ce qui bloque? Je crois que vous devriez poser la question à son
fils, le ministre d’Etat Nzanga Mobutu. Peut-être y a-t-il des
divergences à ce sujet au sein même de la famille. En ce qui me
concerne, en tout cas, je ne vois aucun obstacle à ce qu’un ancien Chef
de l’Etat soit enterré dans son pays de la façon la plus officielle qui
soit.
L’Etat congolais compte-t-il
s’opposer à la récupération par la famille Mobutu de quelque 6 à 7
millions de dollars bloqués dans des banques suisses et qui pourraient
être dégelés en 2008 ?
Joseph Kabila : Six millions seulement? Je crois me souvenir qu’à une
certaine époque, il y en avait beaucoup, beaucoup plus. A un moment,
l’Etat congolais avait entamé des démarches pour recouvrer cet argent.
Ces démarches n’ont pas, depuis, été poursuivies, d’où la perspective
que vous évoquez. Pour l’instant, je n’ai pas ce dossier en main. Je
verrai.
Jeune Afrique : Comptez-vous
rouvrir un jour le procès des assassins présumés de votre père, qui ont
été jugés et condamnés à de très lourdes peines? Ou persistez-vous à
dire qu’il n’y aura ni pardon ni révision?
Joseph Kabila : Le terme d’assassins présumés n’est pas correct
puisque, comme vous le dites vous-même, ils ont été jugés et reconnus
coupables. Dès lors, je ne vois pas pourquoi nous devrions rouvrir ce
procès. C’est clair.
Jeune Afrique : De nombreux Congolais préfèrent toujours vivre en exil...
Joseph Kabila : Je m’insurge contre ceux qui fuient leur pays en
invoquant de prétendus prétextes de sécurité, alors qu’ils le font pour
des motifs purement alimentaires. Les anciens dignitaires mobutistes
sont pour la plupart revenus en toute liberté. Beaucoup ont recouvré
leurs biens en justice ou tentent de le faire.
Jeune Afrique : Quand l’armée congolaise sera-t-elle en mesure d’assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays?
Joseph Kabila : Chaque jour, cette armée monte un peu plus en
puissance. Je me suis donné deux ans pour former des unités
combattantes capables de défendre notre intégrité nationale. C’est un
processus qui s’achèvera avec l’intégration de toutes les forces armées
congolaises présentes sur notre sol. Y compris la Garde républicaine,
dont deux bataillons ont déjà été intégrés.
Jeune Afrique : Vous
avez critiqué le rôle de la Monuc lors des événements de mars. Ce
contingent, fort de 17.000 hommes, doit-il rester et, si oui, jusqu’à
quand?
Joseph Kabila : La Monuc joue un rôle essentiel. Mais elle doit être
beaucoup plus efficace. Quand on voit ce qui se passe à l’est du pays,
où sont concentrées 80% de ses forces, on se pose mille et une
questions. Si la Monuc ne devient pas plus active, si elle n’obtient
pas de meilleurs résultats sur le terrain, si le Conseil de sécurité ne
lui donne pas des instructions en ce sens, sa présence même n’aura plus
peu à peu sa raison d’être. Déjà, les populations de l’Est se demandent
parfois à quoi elle sert.
Jeune Afrique : Le
général Laurent Nkunda et ses sept mille miliciens du Nord-Kivu
font-ils, à vos yeux, partie des « forces négatives » à éradiquer, ou
espérez-vous encore le ramener au bercail?
Joseph Kabila : Ecoutez. Le statut de M. Nkunda est clair. Il a été
nommé général de brigade par le gouvernement en 2003, avec une
affectation précise: le commandement de la 8ème région militaire du
Nord-Kivu. Lui et d’autres officiers ont refusé de prêter serment et de
regagner leurs bases, entrant ainsi en dissidence. En 2004, après avoir
rassemblé des centaines de jeunes gens armés, il a fait mouvement vers
le Sud-Kivu et s’est emparé par la force de la ville de Bukavu.
Et
cela au vu et au su de la Monuc et de la communauté internationale, qui
voudraient aujourd’hui nous voir négocier avec ce monsieur. Trois jours
plus tard, nous avons repris Bukavu. Nkunda et sa bande se sont alors
repliés au NordKivu. Un mandat d’arrêt a été délivré contre lui par la
justice militaire. Fin 2006, il a de nouveau puisé des effectifs au
sein de deux brigades non encore intégrées afin d’attaquer la localité
de Goma, objectif que nous l’avons empêché d’atteindre.
J’ai néanmoins proposé, au début de cette année, que le processus
d’intégration des hommes de Nkunda au sein de l’armée nationale se
poursuive, en commençant par l’étape de l’identification. Nous en
sommes là. Mais je dois dire que M. Nkunda n’est pas un cas unique- Il
y a, au Nord-Kivu, un certain nombre de criminels de guerre recherchés
par la justice nationale et internationale, qui ont fait de cette
région leur bastion.
Jeune Afrique : Il
y a aussi, dans l’Est, quelques milliers d’irrédentistes hutus rwandais
opposés au régime de Kigali, ex-génocidaires et interahamwes de la
première, voire de la seconde génération...
Joseph Kabila : Six mille hommes à peu près, soit cinq fois moins qu’il
y a dix ans. Pour eux, il y a deux options : soit ils déposent les
armes et nous les désarmons de force et nous les expulsions.
Jeune Afrique/Le Palmarès |
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| jeudi 28 juin 2007, a 19:09 |
| nterview : Pensez-vous que Laurent Nkundabatware bénéficie du soutien du Rwanda ? |
J’espère bien que non. Mais, dans la région des Grands Lacs, tout est possible. Jeune Afrique : Pourquoi n’y a-t-il toujours pas eu d’échange d’ambassadeurs entre Kinshasa et Kigali ?
Joseph Kabila : La réouverture des ambassades, c’est l’étape ultime.
Si cela intervient dans six mois, un an ou cinq ans. je veux que ce
soit sur des bases solides et sans aucune suspicion réciproque.
Auparavant, nous devons régler une fois pour tous ce casse-tête des
groupes armés entretenus par l’un ou l’autre pays contre son voisin.
Vous avez évoqué le cas Nkunda, mais il y a d’autres groupes jusqu’en
Ituri.
Jeune Afrique : Avec
l’Angola, un différend frontalier vous oppose à propos d’une
demi-douzaine de villages de la région de Kahemba, dans le Bandundu. Ne
craignez-vous pas que cela dégénère en conflit ouvert?
Joseph Kabila : Absolument pas. Nous avons de très bonnes relations
avec les autorités de Luanda. Cette affaire est simple : dans cette
zone comme tout le long de notre frontière avec l’Angola et la Zambie,
il existe des endroits mal délimités, d’autant que nous avons de part
et d’autre des populations à la fois identiques et mouvantes.
D’où des contradictions. En l’occurrence, il s’agit de villages
congolais à la population mixte. Des commissions conjointes ont
travaillé, des enquêtes ont eu lieu. Il faut maintenant avoir recours à
une technologie moderne afin de fixer une fois pour tout, le trace
commun tout le long de la frontière -soit 2.500 kilomètres.
Jeune Afrique : Vous
vous êtes rendu début juin au Congo-Brazza. A l’issue de cette visite
officielle, vous avez eu une petite phrase qui prête à interprétation:
« J’ai passé la nuit à Brazzaville et je suis toujours vivant » C’était
de l’humour ?
Joseph Kabila : A votre avis? Bien sûr. Je faisais référence à la
rumeur, toujours la rumeur selon laquelle les autorités de Brazzaville
seraient nos ennemies jurées, alors que mes rapports avec le Président
Sassou Nguesso sont excellents. Il faut parfois savoir sourire de la
rumeur.
Jeune Afrique : Regrettez-vous Jacques Chirac ?
Joseph Kabila : C’est un homme bien. Il a, je crois, puisqu’il
me l’a dit, une affection particulière pour l’Afrique et aussi pour
moi. Un monsieur bien, donc...
Jeune Afrique : Vous
avez encore un problème, disons de visibilité, à l’égard des Congolais.
Ils se plaignent de ne pas vous voir, de ne pas vous entendre.
Seriez-vous fâché avec la communication?
Joseph Kabila : Et, pourtant, le Président est là! Et il travaille,
sans repos ni vacances. Cela fait plus de dix ans que je mène cette vie
quasi monacale, sans compter les années au maquis. J’ai beau être
encore jeune, il arrive que le corps se fatigue. Devrais-je communiquer
sur cela ? Je vais bientôt commencer de longues tournées à l’intérieur
du pays, comme je l’avais promis. Là, vous me verrez, vous m’entendrez.
Mais si c’est du culte de la personnalité que vous recherchez, vous
risquez d’attendre longtemps.
Jeune Afrique : Avez-vous changé?
Joseph Kabila : Oui, et mon pays aussi. Lorsque je regarde en
arrière, je me dis que j’ai acquis, en termes d’expérience et de
sagesse, ces six dernières années, ce que d’autres accumulent pendant
toute une vie. Quant au Congo, il est de retour dans la cour des grands
de ce continent. On ne tardera pas à s’en apercevoir.
Jeune Afrique : La
Constitution vous donne droit à deux mandats de cinq ans. Vous devrez
donc, si vous êtes réélu, quitter le pouvoir au plus tard en 2016, à
l’âge de 45 ans. Ne serez-vous pas tenté de faire modifier cette
disposition pour demeurer aux affaires?
Joseph Kabila : La Constitution, c’est sacré...
Jeune Afrique : Certains de vos pairs l’ont dit. Avant de changer d’avis.
Joseph Kabila : Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres.
J’ai, donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je
n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. II faut savoir s’arrêter.
Jeune Afrique : Doit-on vraiment vous croire ?
Joseph Kabila : Je vous donne ma parole d’officier. Que voulez-vous de plus ?
Jeune Afrique : La
révision en cours d’une soixantaine de contrats miniers signés pendant
la période de transition ne risque-t-elle pas de gêner certains membres
de votre entourage ?
Joseph Kabila : Cela ne me gêne pas à titre personnel, ni aucun
de mes proches. De quoi s’agit-il? D’une évaluation de la situation,
cinq ans après l’adoption du code minier en 2002: qu’est-ce qui n’a pas
marché? Comment corriger les erreurs? Comment mieux profiter des
réussites? C’est une démarche responsable qui n’a qu’un seul but: la
réappropriation par le Congo de son patrimoine minier. Il ne s’agit pas
de régler des comptes avec tel ou tel partenaire étranger ou congolais,
mais de se dire, les yeux dans les yeux, ses quatre vérités.
Jeune Afrique : Votre
gouvernement compte soixante ministres et vice-ministres. Etes-vous
sûr qu’aucun d’entre eux ne songe à profiter de son poste pour
s’enrichir ?
Joseph Kabila : Je l’ai clairement dit en Conseil des ministres: ce type de mentalité est désormais banni.
Jeune Afrique : Et si l’un d’entre eux est attrapé la main dans le sac ?
Joseph Kabila : Sa destination est toute trouvée: la prison de Makala.
Jeune Afrique : A qui pensez-vous ?
Joseph Kabila : Je ne vous le dirai pas ! Une chose est sure
quand on fera le bilan en septembre prochain, il y aura beaucoup de
candidats pour Makala.
Jeune Afrique : Manifestement, le mois de septembre sera décisif...
Joseph Kabila : Ce gouvernement aura six mois d’exercice plein.
Il faudra faire le point, redresser ce qui doit l’être et planifier la
suite. L’année 2008 devra être celle de la vraie relance économique:
Les équipements ont été commandés, les chantiers sont définis, place au
décollage.
Jeune Afrique : Avec une dette publique de 14 milliards de dollars, que vous traînez comme un boulet...
Joseph Kabila : Jusqu’à quand traînerons-nous, ce boulet? Si j’avais
l’argent pour rembourser ces milliards, croyez-moi, je n’hésiterais
pas. Le simple service de cette dette nous coûte 30 à 50 millions de
dollars par mois! Rien qu’avec cette somme nous pourrions transformer
Kinshasa. Notre objectif est donc clair atteindre le plus vite possible
le point d’achèvement de l’initiative PPTE.
Jeune Afrique : Lors
de notre dernier entretien, en avril 2006, vous aviez confessé votre
admiration pour Che Guevara. Mais on me dit qu’en réalité votre vraie
référence, c’est Thomas Sankara, le président burkinabé assassiné en
1987. Exact ?
Joseph Kabila : Qui vous l’a dit? Et puis, peu importe. C’est vrai.
Jeune Afrique : Pourquoi?
Joseph Kabila : Comment le dire sans heurter qui que ce soit ?
Sankara était un visionnaire. J’avais 16 ans quand il est mort. Je
crois qu’il s’est sacrifié pour nous. Il nous manque beaucoup, voilà
tout.
Jeune Afrique : Quelle leçon vous a-t-il apprise?
Joseph Kabila : La fierté. Si les Congolais retrouvent le sens de la
fierté et si j’ai pu contribuer à réunir les conditions pour que mon
pays soit un jour la Chine de l’Afrique, j’aurais accompli ma mission.
Jeune Afrique : Au Congo, comme ailleurs, l’activisme des Chinois inquiète les Occidentaux...
Joseph Kabila : Mais pas les Congolais ! Lorsqu’il s’agit de refaire le
grand boulevard Lumumba qui relie Kinshasa à l’aéroport de N’Djili,
l’Union européenne renâcle et la Chine offre ses services. Si c’est
notre bien et notre développement que veulent nos amis occidentaux, ils
devraient donc s’en réjouir.
Jeune Afrique : Votre épouse, Marie Olive Kabange, s’est démenée pendant la campagne électorale. La première dame ferait-elle de la politique ?
Joseph Kabila : Non, je ne le pense pas. C’est une personne
tout à fait déterminée, c’est vrai, et qui m’a beaucoup aidé. Mais elle
a aussi ses activités propres dans les domaines caritatif et
humanitaire.
Jeune Afrique : C’est un atout pour vous ?
Joseph Kabila : Un atout et une chance. La femme est l’avenir de l’homme, dit-on. Et les Congolaises sont l’avenir du Congo.
(Th)Jeune Afrique/Le Palmarès
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| mercredi 27 juin 2007, a 01:27 |
| Arrestation de Georges Masudi au Venezuela : Honoré Ngbanda fait son affaire |
L’affaire sévit sur le net. Du moins sur les différents
sites politiques des exilés congolais. Et, évidement, Joseph Kabila en est le
sujet central. C’est l’histoire d’un
sujet congolais, Georges Masudi Oyema (et non Onyema), arrêté récemment au
Venezuela en compagnie d’autres sujets américains et mexicains qui tentaient
d’introduire et de faire transiter par Caracas deux tonnes de cocaïne. Des
agents de l’immigration ainsi que des policiers vénézuéliens seraient aussi
arrêtés pour la même affaire. L’information a été livrée par le ministre
vénézuélien de l’Intérieur qui, malencontreusement ou pour avoir été induit en
erreur, aurait présenté Masudi comme un proche parent du Président Kabila.
Les extrémistes congolais, principalement ceux de l’Apareco de Honoré Ngbanda,
ont monté tout un dossier pour faire remonter Masudi jusqu’au sommet de l’Etat.
L’intention est bien claire : nuire et faire ternir l’image du Chef de l’Etat
qui, selon des sources dignes de foi, va bientôt entamer une longue tournée
euro américaine pour « vendre » le programme du Gouvernement qui
tourne autour de ses cinq chantiers. Ça s’appelle la stratégie d’emmerdement
maximum.
La non affaire
L’affaire, qui n’en est manifestement pas une, puisque chaque jour des
trafiquants de drogue, leurs passeurs et leurs cargaisons sont arrêtés à
travers le monde, l’affaire donc a été diffusée avec toutes les réserves
d’usage concernant la parenté de Masudi. Et la toute première dépêche de
Associated Press (AP) datée du 16 juin 2007 contenait un démenti formel de
Théodore Mugalu, chef de la maison civil du Chef de l’Etat. Mais les fauves du
net politique se sont bien gardés d’en faire mention. Les organes de presse
étrangers sérieux n’en ont pas fait mention. Même à Kinshasa, les journaux qui
ont reçu l’info n’en ont pas fait mention. Idem chez la très sérieuse Radio
Okapi qui ne s’y est même pas attardé après avoir constaté l’exploitation que
venait d’en faire l’Apareco qui a aussi manipulé les sites de l’Udps.
Qui est donc Masudi Oyema ? Un fait : il est bel et bien originaire du Maniema,
province dont le Chef de l’Etat n’est pas originaire. Impossible donc qu’il ait
la moindre parenté, même à travers sa mère qui est également du Maniema, mais
avec laquelle il ne partage pas le même territoire, Masudi est Mukusu de
Kibombo et la mère du Raïs est de Kabambare.
Onyema aurait-il accédé au cercle restreint de Joseph Kabila, notamment à
travers son épouse ? Ici on n’en a pas souvenance. Ce qui est connu, c’est que
bien de gens, nationaux comme étrangers, aujourd’hui comme sous Mobutu ou
Kabila père, en RDC comme ailleurs en Afrique et sous d’autres continents, bien
de gens, des téméraires, jouent du trafic d’influence au nom de hautes
personnalités, généralement des Chefs d’Etat et/ou leurs familles politiques
et/ou biologique ou encore par leur cercle privé d’amis. Certains tombent dans
les filets de la police et de la justice, d’autres courent souvent, mais
finissent aussi mal comme Georges Masudi. D’ailleurs, selon la première et
unique dépêche de AP, aucun élément ne permettait d’établir clairement une
quelconque parenté entre le concerné et le Chef de l’Etat, même si le
journaliste paraît quelque peu troublé quant à savoir comment il aurait obtenu
un passeport diplomatique et comment il sillonnait le monde, avant de répondre
lui-même par la possibilité de la corruption et de l’impunité. Mais ça, les
requins politiques du net se sont gardés de mentionner.
Encore une maladroite manip’ de Ngbanda
Là donc peut s’arrêter l’affaire, le reste de la broderie sur Internet pouvant
être renvoyé dans l’imagination de ses auteurs, même s’il tentent
maladroitement une connexion avec Denis Kalume qui se trouve être aussi
originaire du Maniema. Il faut, cependant, retenir que Georges Masudi n’en est
pas à sa première infortune du genre. Il a déjà purgé une peine de 7 ans de
prison à Londres pour escroquerie et trafic de stupéfiants, ce dernier détail
n’ayant pas été mentionné par l’Apareco pour des raisons évidentes de
manipulation. Il était (et serait encore) de connivence avec un groupe de
britanniques qui opèrent dans le secteur du diamant.
Il est bel et bien arrivé au Congo au début de la transition 1+4. Au moment des
élections, il est parmi ceux qui opèrent un libre choix politique en ralliant
l’AMP à travers un parti politique, l’Uprdi. Il se présente effectivement aux
législatives nationales à Kindu sous le label AMP. Et avec lui d’autres
candidats tels que Tambwe Mwamba, Faustin Luangha et Albert Etshumba qui se
présentent comme indépendant, et Raphaël Luhulu qui s’aligne sous les couleurs
du Pprd après avoir été rapporteur de l’Assemblée nationale de transition sous
le label des Maï Maï.
Comme d’autres candidats AMP, tels que Faustin Luangha, Georges Masudi échoue
lamentablement face à la machine broyeuse de Tambwe Mwamba. Il ne s’est donc
pas retiré au profit de ce dernier comme le prétend l’Apareco. Pour preuve, il
a tenté de se représenter aux provinciales, mais ne l’a pas fait pour des
raisons que l’on ignore.
C’est peu après ces élections, et avant même la formation du Gouvernement
Gizenga qu’il disparaît de la circulation avant de faire sa réapparition sur
les sites de l’Apareco dans une non affaire du genre de ceux dont Honoré
Ngbanda est devenu spécialiste. Lui-même a, d’ailleurs, eu à détenir un
passeport officiel togolais et devrait dire à ses adeptes comment cela était
arrivé et comment, avec ce passeport, lui qui n’est pas togolais a sillonné les
capitales occidentales. Avec des notes verbales et des autorisations de sortie
togolaises ? Et comment, pourquoi et dans quelles conditions il lui a été
retiré.
D’autre part, Honoré Ngbanda est de ces
Congolais qui ne peuvent pas jeter la pierre à Georges Masudi Oyema qui, lui,
n’est pas défendable, loin s’en faut. Alors membre de l’ambassade de la RDC en Belgique, Ngbanda en
fut déclaré persona non grata puis expulsé, justement après avoir été retrouvé
en détention de drogue, notamment dans sa voiture.
MMC
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| dimanche 24 juin 2007, a 19:34 |
| La loi sur le statut de l'opposition : Le nom de Baïmoto divise |

Le
Sénat va très bientôt finir la relecture de la loi sur le Statut de
l’opposition. Aussitôt, la loi ainsi adoptée sera transmise au
Président de la République pour promulgation. On n’en est pas encore
là, mais les batailles politiques parfois fratricides, les querelles de
positionnement et autres coups tordus ont redoublé d’intensité pour la
conquête du poste honorifique de Coordonnateur de l’opposition. Ce
poste est assorti de beaucoup d’avantages de tout genre et d’un confort
à faire oublier à l’occupant son travail d’opposant et surtout qu’il
doit se constituer en alternative au pouvoir. Le Coordonnateur jouit
des immunités parlementaires, il a rang de ministre et vit aux frais du
contribuable congolais. Cela, pendant cinq ans. De quoi faire rêver. Qui va alors incarner l’opposition parlementaire ? La
loi sur le Statut de l’opposition dit que le Coordonnateur est désigné,
par consensus, par les groupes parlementaires de l’opposition. Pour le
cas d’espèce, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’Ordre des
Démocrates Républicains (ODR) et la Convention des Démocrates Chrétiens
(CDC). Membre influent du MLC, Delly Sessanga est intervenu, en
début de semaine, sur les antennes de RFI pour donner son point de vue
sur la question. Pour lui, aucun doute n’est permis. Jean-Pierre Bemba
est le Coordonnateur naturel de l’opposition parlementaire. Pourquoi ?
D’un, Bemba a obtenu, selon les chiffres publiés par la Commission
Electorale Indépendante (CEI), 42% de voix au 2ème tour de la
présidentielle du 29 octobre 2006. De deux, son parti le MLC est,
à l’issue des élections générales, la 2ème force politique de la RDC.
Environ 65 députés nationaux, plus de 100 députés aux provinciales,
plus d’une vingtaine de sénateurs, un gouverneur et un vice-gouverneur
de province, etc. Delly Sessanga poursuivait que Jean-Pierre n’a pas
d’égal en matière de popularité. A boire et à manger. Si une certaine
unanimité se dégage pour reconnaître que l’opposition au couple Kabila-
Gizenga devait se construire autour du MLC, les violons, en revanche,
sont loin de s’accorder sur la personnalité de Jean-Pierre Bemba pour
rassembler les gens. Nombreux sont ceux qui estiment que Igwe a
les défauts de ses qualités. On dit de lui qu’il a des conflits
interpersonnels avec le Président Kabila dont il contesterait toujours
la victoire. Bemba est aussi pris pour un personnage encombrant qui
aurait du mal à se mouvoir. Trop de problèmes sécuritaires. Il n’y a
pas longtemps, Etienne Tshisekedi, opposant historique à Mobutu et aux
Kabila, de père en fils, était rejeté pour les mêmes défauts. Passons. Ceux
qui tiennent à tenir Jean-Pierre Bemba à l’écart affirment, sous le
couvert de l’anonymat, que François Mwamba, actuel SG du MLC, serait un
bon Coordonnateur de l’opposition. Il est jugé beaucoup plus conciliant
avec le pouvoir et les occidentaux.
Avec La Prospérité
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| samedi 23 juin 2007, a 15:59 |
| DYNAMIQUE DEBOUT MANIEMA EN OEUVRE |
La délégation de
la D.D.M./ONGD descendue au MANIEMA pour la concrétisation - SUR FONDS
PROPRES - de notre premier projet de dévéloppement de cette province
meurtrie et sinistrée par tant de violences et de destructions.
Comme vous le lirez, de nombreuses écoles du MANIEMA manquent de mobilier et les élèves étudient assis sur des briques ou à même le sol
nous
comptons sur votre carnet d'adresses et de tous ceux qui nous liront en
copie pour financer la poursuite de ce projet à savoir 3000 PUPITRES POUR LES ELEVES DU MANIEMA A L'OBJECTIF 2008
Nous
demeurons ouverts à toute action en synergie avec d'autres partenaires
ou acteurs de dévéloppement intéressés par ce creneau
sentiments patriotiques
LE DIRECTEUR DES PROGRAMMES ET PROJETS
STANIS AMISI MUTUMOKO
243-811413444
------------ --------- --------- --------- --------- --------- --
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
DYNAMIQUE DEBOUT MANIEMA
D.D.M / ONGD
COMITE NATIONAL - B.P.: 15526 KIN I
RAPPORT DE LA MISSION EFFECTUEE A KINDU PAR LA DELEGATION DU COMITE NATIONAL DE LA D.D.M.
I. INTRODUCTION
1.1 COMPOSITION
La délégation du Comité National de la DDM descendue en mission à Kindu comprenait trois membres à savoir :
1. KALONDA BINUMBI Barthélemy Président National chef de la délégation
2. LUMEMBE KONDAKABO Angèle Vice Présidente Nationale
3. KINGOMBE SELUA OLEKA Secrétaire Générale Adjointe
Conformément à l’ordre de mission collectif n°001/DDM/SG/ 07 du 26 Avril
2007 dont copie en annexe.
1.2 DUREE DE LA MISSION
Prévue pour une durée de 8 jours, la mission s’est déroulée du
27/avril au 04/mai/2007.
1.3 OBJET DE LA MISSION
Le comité National sur recommandation de l’Assemblée Générale
avait chargée la délégation de :
- Installer et présenter officiellement les membres de la Direction provinciale de la DDM/ONGD au Maniema.
- Procéder
à la remise des mobiliers et fournitures scolaires à quelques écoles de
Kindu ciblées par la Direction provinciale de la DDM.
- Procéder à la remise de quelques médicaments essentiels à l’Hôpital Général de référence de Kindu.
- Etudier
ensemble avec la Direction provinciale la faisabilité des projets
inscrits au programme triennal de la DDM de 2006 - 2008.
II. DEROULEMENT DE LA MISSION
2.1 CONTACTS :
Dès
son arrivée à Kindu au soir du 27 avril 2007 la délégation a initié une
serie de contact avec les notabilités et forces vives locales.
Ont
ici été contacté l’autorité provinciale représentée par Directeur de
province, le maire de la ville de Kindu, le Bourgmestre de Mikelenge
ainsi que le bureau de l’assemblée provinciale. Pour raison de la cause
la délégation a également approché la division provinciale de
l’enseignement primaire secondaire et professionnel (EPSP),le médecin
chef de zone de santé, la Direction de l’hôpital Générale de référence,
les chefs d’établissements des écoles concernées par les Dons ; dont
principalement le Préfet de l’Institut IMARA le lieu où la cérémonie de
la remise a été organisée. Des visites de courtoisie ont été rendue au
Directeur provincial Adjoint de la Banque centrale / Maniema, au
Président provincial de la CEI/Maniema, au président diocésain de la
commission Paix, Justice et Développement ainsi que d’autres
notabilités.
2.2 REMISE DES MOBILIERS ET FOURNITURES SCOLAIRES
La DDM à travers la délégation du comité National a procédé à la
remise
d’un lot important des Bancs Pupitres et fournitures scolaire à 3
écoles ciblées à savoir : l’Institut IMARA, l’Institut MAPENDO, et
l’école de la 8ème communauté CEPAK de la rive droite. La
cérémonie avait eu lieu le mercredi 02/ mai / 2007 de 10h30 à 12h00.
Celle-ci s’est déroulée en présence des élèves, des enseignants et
parents d’élèves, des autorités de l’EPSP, du bourgmestre de la commune
de Mikelenge du maire de la ville de KIndu, du représentant de la
MONUC/Kindu, du Gouverneur de province représenté par le Directeur de
province, du Président de l’assemblée provinciale et de nombreux
invités.
2.3 REMISE DES MEDICAMENTS
Le jeudi 03/ 05 / 2007 la délégation de la DDM a effectuée une visite à
l’lôpital
Générale de référence de Kindu en compagnie des officiels du secteur de
la santé. Elle a procédé ensuite à la remise officielle et à titre
symbolique de quelques médicaments et petits matériels médicaux
essentiels à la direction de l’hôpital. Ce geste bien modeste a émue
les malades et les personnels médicaux.
III. AVIS ET CONSIDERATIONS
3.1 Les
deux interventions ci-dessus de la DDM au Maniema ont été réalisées
sans financements extérieurs c’est-à-dire sur Fonds propre découlant
des activités d’autofinancement de l’association, entre autre la vente
de l’ouvrage « Débout Maniema » à travers l’opération livre contre
pupitre.
3.2 La
visite au maniema a relevé à la délégation les conditions de précarité
dans lesquelles vit la population et convaincu de la nécessité, de
l’opportunité et de l’urgence d’autres interventions dans ce vaste
chantier de la reconstruction de la province du Manima.
3.3 Forte
de cette expérience, la DDM tend les bras à tous les opérateurs de
développement, aux décideurs politiques et à toute les bonnes volontés
pour un soutient matériel et financier à la poursuite de la réalisation
de ces objectifs.
3.4 Il est souhaitable que l’Assemblée provinciale et l’Exécutif du Maniema inscrivent les recommandations contenues dans le livre Débout Maniema (pp 27à32) dans le programme provincial de développement et le budget y relatif.
3.5 Le
développement du Maniema est l’affaire de tous. La DDM vient de poser
sa pierre tout en invitant l’implication des Maniemiens de la diaspora
dans ce contexte qui s’avère indispensable.
Fait à Kinshasa le 18/mai/2007
Pour la D.D.M
La délégation
1 KALONDA BINUMBI Barthélemy Le Président National : 243- 0818123412
2 LUMEMBE KONDAKABO Angel V/ Présidente
3 SELUA KINGOMBE Christelle Secrétaire Générale Adjointe
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| mercredi 20 juin 2007, a 11:48 |
| Qui est Honoré Ngbanda alias manipulator (III) |
Dans la présente partrie des révélationssur Wa Mvene, le lecteur peut découvrir comment l'homme a su manipuler le Chef de l'Etat Mobutu pour couler des collaborateurs dans le simple souci de rester seul serviteur à bord et bénéficier de toutes les attentions au détriment des vrais serviteurs. Eloignés du Chef, ils ne purent plus le servir et ainsi servir la nation. Mobutu finira par n'avoir qu'un seul son de cloche pour diriger le pays, celui de Ngbanda. Si, aujourd'hui on cherche qui a mis le maréchal sur la voie de la dictature, Ngbdanda est bien l'un d'eux, car il est parmi les membres du carré restreint que Mobutu écoutait en dernier ressort avant d'agir.
Sur un autre registre, le lecteur découvrir les manigances de NgBanda qui lui permeirent de se bêtir une fortune par laquelle il mène son combat aujoud'hui en détournant des jeunes de leurs voies du travail pour en faire des chiens enragés, engagés dans la traque contre leurs propres compatriotes sans que cela n'avance en quoique ce soit la cause d'un seul homme : Honoré Ngbanda Terminator.
Lisez plutôt
G Bosembo Crimes, escroqueries et trafic des matières précieuses signés Wa Mvene
Affaire Nguz Karl i Bond :
Après la première guerre du Shaba en Mars 1977, le Ministre des Affaires Etrangères Nguz Karl i Bond est arrêté le 13 août 1977. Aussitôt, vous Mr Honoré Ngbanda prenez l’«initiative» de confectionner des preuves de sa prétendue complicité. Vous peaufinez avec le faux témoin, l’adjudant Sumbu, du Service de l’attaché militaire, les détails des mensonges à produire durant le procès truqué de Nguz pour haute trahison. Nguz Karl i Bond est condamné à mort. L’affaire se révélera plus tard être une pure cabale montée de toutes pièces par vous, le condamné sera alors gracié par le Président Mobutu.
Affaire Monguya :
Grand manipulateur, vous tissez de toutes pièces en 1978 un coup des mercenaires qui s’infiltreront à partir du Rwanda. Vous informez en pompe Kinshasa votre découverte d’une affaire de complot contre le dictateur. Le commanditaire n’est autre que l’ancien Gouverneur du Kasaï, Mr Monguya. Exilé politique en Belgique, Monguya est pratiquement imprenable à Liège où il réside. Vous demandez du secours à Kinshasa. Alors, on vous envoie un féticheur venu de Lisala pour faire occire Monguya. Avant de prendre son avion de retour au pays, le féticheur vous informe que le sort de Monguya sera réglé dans le mois. Vous lui remettez une enveloppe de 10 000 dollars pour ses achats. Une fois au pays, le féticheur escroc mourra d’une mort non expliquée, laissant bien en vie sa proie, ainsi que votre enveloppe d’argent.
Le trafic de chanvre :
Oui! En poste en Belgique, vous étiez à la recherche d’un enrichissement rapide sans nom. Se croyant intouchable, vous avez opté un choix risqué qui vous a finalement perdu: «le trafic de chanvre». Vite, vous montez votre propre réseau de trafic à l’aide des étudiants ngbandi “mouchards” que vous contrôlez au Centre Culturel à Bruxelles. De Kinshasa, vous vous faites livrer du chanvre dans des malles sur lesquelles sont inscrites “Présidence de la République” comme service expéditeur. Elles sont censées contenir des uniformes et brochures d’éducation civique et politique pour la Jeunesse du Parti-Etat (JMPR). Elles arrivent dans la soute des avions Hercule C.130 des FAZA et de vols réguliers de l’Air Zaïre.
L’affaire de chanvre a bel et bien laissé des traces judiciaires à Bruxelles. Rappelez vous encore, Mr Honoré Ngbanda, de ce début janvier 1979, aux petites heures d’une matinée de l’hiver quand la Police Judiciaire Belge munie d’un mandat de perquisition a effectué une fouille minutieuse du coffre de votre voiture et de fond en comble chaque pièce de votre villa de fonction à Overijse, dans la banlieue flamande de Bruxelles. Nous y reviendrons en détails avec des documents à l’appui prochainement.
Persona nona grata sur le territoire belge :
Malgré l’immunité diplomatique qui vous couvrait, la décision tombe en 1979. Le ministère belge des Affaires Etrangères notifie à l’Ambassade du Zaïre la décision de déclaration de persona non grata sur le territoire belge prise à l’encontre de Mr Ngbanda Nzambo Ko Atumba (Honoré).
La queue entre les pattes, vous rentrez au pays avec trois dossiers : le fameux dossier de trafic de chanvre, le détournement de l’argent des étudiants boursiers, ainsi que la très regrettable affaire du détournement de l’argent destiné aux médecins de la Clinique Genoulier. A votre arrivée à Kinshasa, vous trouvez une lettre de révocation signée par votre ennemi et chef Seti Yale.
Escroquerie de diamants :
A la touche sans fonction, Honoré Ngbanda, vous commettez des actes indignes d’escroquerie.
Voici deux cas parmi tant d’autres :
Affaire épouse Molebe : Vous Mr Honoré Ngbanda avec votre ancien condisciple de séminaire, Nzangbe, agent du Département Extérieur (DDE) commettez une escroquerie d’un très important lot de diamants. Malheureusement, le lot de diamants appartient à l’épouse Molebe, le frère aîné de Mr Edouard Mokolo wa Mpombo, votre ancien patron. Madame Molebe crie au voleur. Une rapide enquête aboutit à l’arrestation de l’agent Nzangbe qui tait votre nom en promesse de le faire sortir de là assez rapidement. Pendant ce temps, vous courez vite vendre le lot à Brazzaville et abandonnez le pauvre Nzangbe à son propre sort.
Affaire Pierre Lungu :
Votre condisciple Pierre Lungu vous remet quelques carats de diamants pour les lui vendre à Brazzaville (Rép du Congo). En tant qu’un ancien agent de la Sûreté, vous ne risquez pas d’être fouillé au beach Ngobila. Vous revenez de Brazzaville avec une nouvelle désagréable pour votre ami Pierre. Des bandits vous auraient braqué à la sortie du Comptoir d’achat de diamants. L’affaire se révélera plus tard être pur mensonge.
Ambassadeur en Israel :
A la reprise des relations diplomatiques avec Israïl, vous revenez aux affaires comme un simple ministre-conseiller de la nouvelle Ambassade du Zaïre à Tel Aviv. Comme toujours, vous mijotez rapidement un plan diabolique de bataille contre votre patron, l’Ambassadeur Mbuze en poste à Tel-Aviv. Peu à peu, vous le poussez dans l’ombre, exactement comme vous avez tenté de le faire avec l’Ambassadeur Inonga à Bruxelles. Et enfin de compte, vous arrivez par lui ravir son fauteuil d’Ambassadeur en 1983.
Affaire Tamman :
Une fois ambassadeur à Tel-Aviv, vous rencontrez le richissime homme d’affaires de nationalité israélienne, Monsieur Tamman. Dans l’euphorie de vos conseils, Tamman se lance aveuglement, pieds et poings liés, dans la construction de l’usine de fabrication de produits pharmaceutiques à Kitambo (Kinshasa). Vous êtes assuré d’une promesse ferme de recevoir un grand quota des produits pharmaceutiques à commercialiser pour votre propre compte. Mais, l’affaire finit par se terminer en queue de poisson. Tamman laisse dans l’aventure d’importantes sommes d’argent investies en pure perte.
A la tête de l’Agence :
Honteux et confus à Tel-Aviv après l’échec de l’affaire Tamman, vous décidez de manoeuvrer pour rentrer vite au Zaïre où se trouve le vrai enjeu: la course à l’enrichissement.
Au retour à Kinshasa, vous êtes gracieusement nommé en 1985 à la tête de l’Agence Nationale de Documentation (AND). A ce titre, vous êtes aussi le président durant 5 ans de la Commission de Sécurité des pays de la CEPGL (Zaïre, Rwanda et Burundi), pour ne rien faire car le bilan est plus que néant au vu des événements intervenus dans cette région des Grands Lacs. |
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| lundi 18 juin 2007, a 14:34 |
| Joseph Kabila sauve les Léopards du naufrage |

Quand Joseph Kabila sauve les Léopards de la débâcle. Les Congolais concèdent un nul (1-1) à Windhoek en dépit des difficultés rencontrées. Le Comité national de soutien aux Léopards (CNSL) n’a pas fait les choses à moitié. Après avoir mené à bon port les démarches d’obtention de l’affrètement d’un avion pour Windhoek, en Namibie, et soutenu matériellement et psychologiquement les joueurs de l’équipe nationale de football seniors au cours de leur préparation, il a volé à leur secours vendredi fin après-midi en contribuant en grande partie aux frais de leur repas au restaurant VIP de l’aéroport international de N’Djili. Arrivés en ce lieu depuis 11 heures et la Fédération congolaise de football association (Fécofa) n’ayant pas su se comporter en conséquence, il a réglé les ¾ de la facture de cet établissement, l’autre partie ayant été laissée au ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce geste et les conseils des membres de cette structure ont réussi à convaincre le capitaine Trésor Lualua et Fuanda Kinkela de ne pas mettre à exécution leur menace de rentrer à la maison.
Comme le chef de l’Etat, Joseph Kabila, rentrait le soir même de Cape Town, en Afrique du Sud, les joueurs avaient décidé de l’attendre et de solliciter une audience qui leur avait été accordée vers 22 heures au salon présidentiel de l’aéroport. Entretien entre le numéro un du pays, le capitaine Lualua et Mbayo Kibemba ainsi que le président de la Fécofa, Constant Omari, auquel avait été peu après associé l’entraîneur principal, le Belge Henri Depireux. Une enveloppe qu’on dit de 100 mille dollars leur a été remise assortie de la promesse présidentielle de s’occuper désormais de manière efficiente, de leur préparation aux éliminatoires de la 26ème Coupe d’Afrique des Nations dont la phase finale est prévue du 20 janvier au 10 février 2008 au Ghana.
Le décollage a eu lieu à 00h09’ pour un voyage de 2h48’ dans une région où sévit présentement l’hiver austral, soit 1° Celsius la nuit. C’est presque aux alentours de 6 heures que les membres de la délégation ont pu se mettre au lit dans leurs hôtels respectifs, les joueurs étant descendus au palace Kalahari Sands. Et ils n’ont tâté le terrain du stade de l’Indépendance que quelques minutes avant le coup d’envoi donné par l’arbitre zambien Cornelius Mwanza.
Alors que l’on avait peur que la fatigue ne laisse des traces sur les corps des acteurs, ils ont pu tenir le coup en ayant opté, à leur demande, à l’alignement au départ de la composition qui avait fait bonne figure contre les « Eperviers » du Togo (2-0), le samedi 21 janvier 2006 au stade de l’Académie militaire du Caire, lors de la 1ère journée de la phase finale de l’édition précédente : Kidiaba à la place de Kalemba dans les perches, Kulukuta à celle de Ilunga Hérita (tous les deux non sélectionnés à cette étape de la campagne), le stopper Mvembadi Lusala à celle de Kabundi, le demi Mazowa à celle de Mbala Biscote. Ont été reconduits le latéral droit Fuanda Kinkela, le couvreur Bokese Gladys, et le quatuor d’attaquants composé de Mbayo Kibemba, Mputu Trésor, Matumona Zola et Lualua Trésor.
Conséquence positive, la cohésion a été au rendez-vous avec en prime la balle qu’a glissée Lualua à Matumona dont le tir à demi-volée, au point de penalty, a trompé le portier Shaninayamwe des « Braves Warriors » : 0-1, à la 26ème minute. Un but qui arrivait après le coup-franc de Lualua sur la barre transversale (18ème).
Mais en commettant des incorrections et en perdant plusieurs balles, cela a permis, sur un corner, à Pignaar Nauseb d’égaliser de la tête : 1-1, à la 39ème minute. Une réussite qui a stimulé les locaux qui ont acculé les fauves congolais. Le changement du peu sûr Mvemba par Kabundi Félicien dans l’axe central n’a pas du tout amené la sérénité, celui-ci ayant même créé deux occasions nettes de but pour les Namibiens tenus heureusement en échec par le portier Kidiaba, audacieux et chanceux.
Une fois Matumona sorti pour des raisons inexpliquées, Mputu Mabi, jusque-là discret, s’est imposé dans la coordination des actions des siens. Sur une vague déclenchée par lui en mettant dans le vent ses opposants, y compris le gardien Shaningayamwe, son tir a frappé la base du piquet avant de passer devant les buts où Mbala Biscotte (entré à la 74ème minute) n’a pas pu le pousser au fond, à six minutes du coup de sifflet final. La même mésaventure a été connue par le Namibien Risser Wolko dont le dangereux déboulé sur la droite s’est terminé par un shoot incroyable dans les nuages après celui repoussé courageusement par Kidiaba.
Le résultat de parité (1-1) maintient, en groupe 10, les « Léopards » en haut du tableau avec 8 points, tandis que les « Braves Warriors » de la Namibie accusent toujours un point de retard en attendant la décision de la dernière journée programmée le dimanche 9 septembre prochain à Kinshasa entre les Congolais et les Libyens.
(Yes)Siki Ntetani Mbemba
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| lundi 18 juin 2007, a 13:41 |
| La liste des Officiers des FARDC et de la PNC nommés par J. Kabila |

1. NOMINATION DES OFFICIERS GENERAUX DES FARDC
1. SONT NOMMES AU GRADE DE LIEUTENANT-GÉ NÉRAL
- KAYEMBE MBANDAKULU DIEUDONNE
- OLENGA FRANÇOIS
2. SONT NOMMES AU GRADE DE GÉNÉRAL-MAJOR OU VICE-AMIRAL
- MASSAMBA MUSUNGU RIGOBERT
- ETUMBA LONGILA DIDIER
3. SONT NOMMES AU GRADE DE GÉNÉRAL DE BRIGADE
- MAKOMA MBADA JEAN
- EKUTSHU WAZANGA MICHEL
- MAYANGA WABISHUBA
- MUSHALE TSHIKAMBA LEON
- UNKOTO KIYÀNA KIM - BIKUETO TUYINABO
- MBALA MUSENSE CELESTIN
4. SONT NOMMÉS AU GRADE DE COLONEL
- IJILA JEAN-LUC
- NYEMBO KUFI
- KONGOLO A KONGOLO
- FADIKI FERUZI
- KAMBUKA URBIN
- KITENGE AMISI
- TSHIKABUEFAL
- MBUYU KAMULETE LAY LAY
- KALUNGUISHI MSIRI GYLAIN
5. SONT NOMMES AU GRADE DE L1EUTENANT-COLONEL
- MUNYAMPARASHOU
- MAMBONDANI SHORA MICHEL
- KALUZA FELIX
II. NOMINATION DE L'INSPECTEUR GENERAL ET DES INSPECTEURS GENERAUXADJOINTS DES FARDC
1. EST NOMME INSPECTEUR GENERAL
- LE LIEUTENANT-GENERAL OLENGA FRANÇOIS
2. SONT NOMMES INSPECTEURS GÉNÉRAUX ADJOINTS
- GENERAL DE BRIGADE KIJEGE MALIK (CHARGE DES OPERATIONS)
- GENERAL DE BRIGADE MUNGAPA SUMI (CHARGE DE L'ADMINISTRATION ET LOGISTIQUE)
III. NOMINATION DES CHEFS D'ETAT-MAJOR, DE L'ETAT-MAJOR GENERAL ET DE LEURS ADJOINTS
1. SONT NOMME CHEFS D'ETATMAJOR
-GENERAL-MAJOR HAMULI BAHIGUA DIEUDONNE (CHARGE DES OPERATIONS)
- GENERAL DE BRIGADE KITENGE TUNDUA (CHARGE DE RENSEIGNEMENTS MILITAIRES)
- GENERAL DE BRIGADE WAYAMASIONA (CHARGE DE LA LOGISTIQUE)
- GENERAL DE BRIGADE MBALA MUSENSE CELESTIN (CHARGE DE L'ADMINISTRATION)
2. SONT NOMMES CHEFS D'ETAT-MAJOR ADJOINTS
- COLONEL MFINDA NZOLAMESO JEAN-PAUL (RENSEIGNEMENTS MILITAIRES)
- COLONEL EKUSA MONDO (OPERATIONS)
- COLONEL IJILA JEAN-LUC (LOGISTIQUE)
-COLONEL KABUANDA KASEWU SINFOROSE (ADMINISTRATION)
IV. NOMINATION DES SECRETAIRES GENERAUX A LA DEFENSE
1. EST NOMME SECRETAIRE GENERAL A LA DEFENSE
- CONTRE-AMIRAL KABULO DAMAS
2. EST NOMME SECRETAIRE GENERAL AUX ANCIENS COMBATTANTS
- COLONEL KASANGANA MBENGU ZEBEDE
V. NOMINATION D'UN AVOCAT GENERAL DES FARDC EST NOMME PREMIER AVOCAT AUPRES DE L'AUDITORAT GENERAL DES FARDC
- GENERAL DE BRIGADE UNKOTO KIYANAKIM
VI. NOMINATION DU PREMIER PRESIDENT DE LA HAUTE COUR MILITAIRE EST NOMME PREMIER PRESIDENT DE LA HAUTE COUR MILITAIRE
- GENERAL DE BRIGADE NYEMBO YABUZILU DELPHIN
VII. NOMINATION DE L'AUDITEUR GENERAL DES FARDC EST NOMME AUDITEUR GENERAL
- GENERAL DE BRIGADE KONDE ISAMBWA JOSEPH
VIII. NOMINATION DES COMMANDANTS DES REGIONS MILITAIRES ET LEURS ADJOINTS
1. SONT NOMMES COMMANDANTS DES REGIONS MILITAIRES
- GENERAL DE BRIDAGE NDIMA CONSTANT
- GENERAL DE BRIGADE MAKOMA BANAJEAN
- GENERAL DE BRIGADE EKUTSHU WAZANGA MICHEL
- GENERAL DE BRIGADE OBEDI WABASIRA
- GENERAL DE BRIGADE BAHUMA AMBAMBA
- GENERAL DE BRIGADE PADIRI BULENDA
- GENERAL DE BRIGADE KASEREKA SINDANI
- GENERAL DE BRIGADE MAYALA VAINQUEUR
- GENERAL DE BRIGADE KIFWA JEAN-CLAUDE
- GENERAL DE BRIGADE TSHIKUEJ SYLVAIN
- GENERAL DE BRIGADE NABIOLUA PROSPER
2. SONT NOMMES COMMANDANTS EN SEGOND DES REGIONS MILITAIRES CHARGES DES OPERATIONS ET DES RENSEIGNEMENTS
- COLONEL BOLINGO MATANI WABUBI
- COLONEL TSHISEBUE VISA
- GENERAL DE BRIGADE MAYANGA BUATISHUBA JANVIER
- COLONEL BONGUANGELE JEAN-PIERRE
- GENERAL DE BRIGADE KABAMBI WA KABAMBI
- COLONEL MUELA PAUL
- GENERAL DE BRIGADE KISEMBO FLORIBERT
- COLONEL KAYIMBI KANSAGUE DELPHIN
- GENERAL DE BHIGADE MUSHALE TSHITAMBA LEON
- GENERAL DE BRIGADE MASUNZU PACIFIQUE
- COLONEL TSHIKABUE FAL
2. SONT NOMMES COMMANDANTS EN SECOND DES REGIONS MILITAIRES CHARGES DE L'ADMINISTRATION ET DE LA LOGISTIQUE
- COLONELKONGOLO A KONGOLO
- COLONEL BOTAMBAALI PEPE
- COLONEL MULUNDA MOOMBE
- COLONEL BALOKO BIAN
- COLONEL ZIRIMANI SERAPHIN
- COLONEL MALEKERA BOLUNGU SIAN
- COLONEL SADIKI FERUZI - COLONEL KITENGE AMISI DIEUDONNE
- COLONEL TAMBUKA BAMEI URBIN
- COLONEL NAKABAKA BAUDOUIN
- LIEUTENANT-COLONEL MABONDANI SHORA MICHEL
IX NOMINATION DU COORDONNATEUR DE STRUCTURE MILITAIRE D'INTEGRATION ET DE SES ADJOINTS
1. EST NOMME COORDONNATEUR DE LA STRUCTURE MILITAIRE D'INTEGRATION
- COLONEL TSHULUNGU NEMBESO
2. SONT NOMMES COORDONNATEURS ADJOINTS
- COLONEL FUNGULA KATUTU (CHARGE DES OPERATIONS)
- COLONEL LUBOYA JONNY (CHARGE DE L'ADMINISTRATION ET DE LOGISTIQUE)
X. NOMINATION DU COMMANDANT ZONE D'OPERATION D'ITURI ET SES ADJOINTS
1. EST NOMME COMMANDANT ZONE D'OPERATION
- GENERAL DE BRIGADE KINKELA KABUA
2. SONT NOMMES COMMANDANT SECOND ZONE D'OPERATION
- COLONEL NYEMBO ABDALLAH (OPERATIONS ET RENSEIGNEMENTS)
- COLONEL MOLIMBI LUFUNGUILA (ADMINISTRATION ET LOGISTIQUE)
XI. NOMINATION DU COMMANDANT DE GROUPEMENT DES ECOLE SUPERIEURES MILITAIRES EST NOMME COMMANDANT
- GENERAL-MAJOR LUKAMA MUSIKANI
XII. NOMINATION DU COMMANDANT DE LA BASE LOGISTIQUE CENTRALE ET DE SON ADJOINT
1. EST NOMME COMMANDANT DE LA BASE LOGISTIQUE CENTRALE
- GENERAL DE BRIGADE MUKALAYI KABIMBI MARTIN
2. SONT NOMMES COMMANDANTS EN SECOND
- LUTALAKABUBI DIEUDONNE (LOGISTI-QUE)
- COLONEL NYEMBO KUFI (ADMINISTRATION ET FINANCES)
XIII. NOMINATION AU SEIN DE LA HANCELERIE DE L'ORDRE DES HEROS NATIONAUX
1. EST NOMME CHANCELLIER DE L'ORDRE NATIONAL DES HEROS NATIONAUX
- GENERAL DE BRIGADE MABIALA JOACHIM
2. EST NOMME SECRETAIRE GENERAL DE LA CHANCELLERIE DE L'ORDRE NATIONAL DES HEROS NATIONAUX
- COLONEL ILUNGAATSHO
XIV. NOMINATION DES COMMANDANTS DES BASES MILITAIRES ET DE LEURS ADJOINTS
1. SONT NOMMES COMMANDANTS DES BASES MILITAIRES
- KAMINA: GENERAL DE BRIGADE BUDJA MABE
- KITONA: GENERAL DE BRIGADE MOUSTAPHA MUKIZA
2. SONT NOMMES COMMANDANTS ADJOINTS DES BASES MILITAIRES
- KAMINA: GENERAL DE BRIGADE TSHIBUMBU JEAN-CLAUDE
- KITONA: GENERAL DE BRIGADE ITSHALINGOZA NDURU JACQUES
XV. NOMINATION DU COMMANDANT CORPS DE GENIE DES FARDC ET DE SES DEUX ADJOINTS
1. EST NOMME COMMANDANT DU CORPS DE GENIE DES FARDC
- COLONEL SALUMU BILIKA CONSTANTIN
2. SONT NOMMES COMMANDANTS DU CORPS DE GENIE ADJOINTS
- PREMIER ADJOINT: COLONEL MBUYU KAMULETE LAY LAY
- DEUXIEMEADJOINT: COLONEL LUHEKUA NZANZU
XVI. NOMINATION DU COMMANDANT DU CORPS DE TROUPES DE TRANSMISSION
1. EST NOMME COMMANDANT DU CORPS DE TROUPES DE TRANSMISSION
- COLONEL MATUTEZUL UAANDRE
2. SONT NOMMES COMMANDANTS DU CORPS DE TROUPES DE TRANSMISSION ADJOINTS
- PREMIER ADJOINT: COLONEL KALUNGUISHI NSIRI
- DEUXIEME ADJOINT : LEUTENANT COLONEL KALOZA FELIX
XVII. NOMINATION DU DIRECTEUR D'ACTIONS SOCIALES DES FARDC ET DE SON ADJOINT
1. EST NOMME DIRECTEUR D'ACTIONS SOCIALES DES FARDC
- GENERAL DE BRIGADE MUFUNDINGA
2. EST NOMME DIRECTEUR ADJOINT D'ACTIONS SOCIALES DES FARDC
- COLONEL DJAMBOLEKA ARMAND
XVIII. NOMINATION DU DIRECTEUR GENERAL DU SERVICE DE SANTE DES FARDC ET DE SES ADJOINTS
1. EST NOMME DIRECTEUR GENERAL
- COLONEL KABANDA GILBERT
2. SONT NOMMES DIRECTEURS GENERAUX ADJOINTS
- PREMIER ADJOINT : COLONEL KAKUDJIILUNGA
- DEUXIEME ADJOINT : COLONEL MUNYAMPARASHOU
XIX. NOMINATION DANS LA CATEGORIE DES INSPECTEURS DIVISIONNAIRES DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
1. EST NOMME INSPECTEUR DIVISIONNAIRE EN CHEF DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
- GENERAL-MAJOR NUMBI BANZA NSAMBO JOHN
2. SONT NOMMES AU GRADE GI D'INSPECTEURS DIVISIONNAIRES ADJOINTS
- INSPECTEUR PRINCIPAL : KABATSHI KAMBALA GILBERT
- INSPECTEUR PRINCIPAL : BAKEMO ISOLOKWA
- INSPECTEUR PRINCIPAL : TCHALUE NGUASHI RAUS
- INSPECTEUR PRINCIPAL : UNION VAGBA
- INSPECTEUR PRINCIPAL : MONGASATA
- INSPECTEUR PRINCIPAL : LUZEMBO SEMILAKA
XX. NOMINATION DANS LA CATEGORIE DES INSPECTEURS DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
1. SONT NOMMES AU GRADE D'INSPECTEUR PRINCIPAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
- INSPECTEUR TSHINYAMA ITAMBO
- INSPECTEUR BOLABO BOBOMBO
- INSPECTEUR KALALA MASHIKA
- INSPECTEUR ODIMBA OKITO
- INSPECTEUR ILUNGA LUYOYO
- NSPECTEUR LUBALA SHINTUAN
- INSPECTEUR ILUNGA CARLOS
- INSPECTEUR EBOLEA LOKENI
- INSPECTEUR KIVALE KAMBALE
- INSPECTEUR KATABE DONATIEN
- INSPECTEUR MUKALAY DANIEL
- INSPECTEUR TSHIBANGU ELIAS
- INSPECTEURALIMASI BIGANAGWE
- INSPECTEUR KALONJI MUBENGABO
- INSPECTEUR MUGABO FRANCOIS
- INSPECTEUR KATUMBA KABWE
- INSPECTEUR NZILA MENAKUNTIMA
2. SONT NOMMES AU GRADE D'INSPECTEUR DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
- INSPECTEUR ADJOJNT NKULU MWENZE
- INSPECTEUR ADJOINT SENGE MUKUBI
XXI. NOMINATION DE L'INSPECTEUR GENERAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE EST NOMME A LA FONCTION D'INSPECTEUR GENERAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE
- INSPECTEUR DIVISIONNAIRE EN CHEF NUMBI BANZA NSAMBO JOHN
XXII. NOMINATION DES INSPECTEURS GENERAUX ADJOINTS DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE SONT NOMMES INSPECTEURS GENERAUX ADJOINTS
- OPERATIONS : INSPECTEUR DIVISIONNAIRE ADJOINT ALONGA BONI BENJAMIN (OPERATIONS)
- ADMINISTRATION ET LOGISTIQUE : INSPECTEUR DIVISIONNAIRE ADJOINT BISENGIMANA CHARLES
XXIII : ANR ADMINISTRATEUR GÉNÉRAL: DARWEZI MUKOMBE
ADMINISTRATEUR GENERALADJ : MATE CIRIMUGO
DÉPARTEMENT INTERIEUR : KALEU MUTONDO
DÉPARTEMENT APPUI : LOFEMBE EKOLO
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| dimanche 17 juin 2007, a 14:42 |
| Le Sénat autorise Jean-Pierre Bemba à prolonger son séjour au Portugal |
Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a autorisé le sénateur Jean-Pierre Bemba à prolonger son séjour au Portugal "jusqu'au 31 juillet 2007", a déclaré le rapporteur de la chambre haute du parlement, Modeste Mutinga.
"A la suite d'une requête que Jean-Pierre Bemba a adressée au bureau pour prolonger son séjour médical au Portugal jusqu'au 31 juillet 2007, le Sénat a accédé à sa demande", a affirmé le rapporteur de la chambre haute dont la session ordinaire a été clôturée vendredi.
Dans sa lettre datée du 12 juin, l'ex-vice-président congolais se dit "prêt à regagner le pays pour participer à la consolidation de la démocratie" mais évoqué "les problèmes d'ordre sécuritaire" liés à son retour.
Le Sénat s'est déclaré "incompétent" quant à sa requête sur les conditions de sa sécurité, a souligné M. Mutinga.
En quittant Kinshasa, sous escorte de blindés de l'ONU dans la nuit du 10 au 11 avril, trois semaines après des combats sanglants entre sa garde rapprochée et l'armée régulière, M. Bemba avait assuré qu'il ne partait que "quelques semaines" pour faire soigner une vieille fracture à une jambe dans une clinique de Lisbonne.
M. Bemba avait pu quitter la RDC après avoir obtenu du Sénat une autorisation de sortie du territoire "pour raisons médicales" de 60 jours, qui a expiré le 11 juin.
Le chef de l'ex-rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) s'était réfugié le 22 mars dans une résidence de l'ambassade d'Afrique du Sud à Kinshasa, au premier jour des affrontements entre sa garde rapprochée et l'armée.
Les combats à l'arme lourde au coeur de la capitale avaient fait entre 200 et 500 morts, selon des sources diplomatiques, et les troupes fidèles à l'ex-chef rebelle avaient été totalement défaites.
Elu sénateur en janvier, M. Bemba avait refusé de voir les soldats affectés à sa garde du temps où il était vice-président d'un gouvernement de transition (2003-2006) intégrer les rangs de l'armée régulière, estimant que sa sécurité n'était pas garantie.
© 2007 AFP |
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| samedi 16 juin 2007, a 11:19 |
| Gizenga est crédité d’un solde positif de CDF 70.000 milliards |
À chacun sa méthode. Celle d’Antoine Gizenga Funji n’est pas bruyante mais elle produit ses effets. En trois mois et dans le plus grand silence, elle a permis de réaliser un solde créditeur. Ce qui n’avait jamais été vu pendant tout le temps qu’a duré le 1+4. Le solde cumulé donne CDF 70.372 milliards pour un seul trimestre de gestion. Le secret de cette performance se trouve dans un seul dogme: dépenser dans les limites des recettes.
Il s’appelle aussi et surtout Joseph Kabila. Le fait que le chef de l’État n’interfère pas dans l’accomplissement de la tâche du ministre PALU du Budget, Adolphe Muzito, donne à ce dernier d’appliquer sa politique budgétaire comme il l’entend.
La méthode Gizenga commence à donner ses résultats. Il n’a fallu que trois mois au gouvernement. Un trimestre pour faire rendre gorge à ceux qui ont fait tôt de l’accuser d’immobilisme et enlever jusqu’à un satisfecit de la communauté financière internationale, quoique celle-ci reste encore timide sur la R-dCongo, en raison de l’expérience passée.
La recette Gizenga repose sur un seul dogme: l’orthodoxie financière qui consiste à dépenser dans les limites des recettes réalisées. Mieux encore en deçà, quitte à affecter le solde au paiement de la dette cumulée née de la création artificielle de la monnaie.
C’est tout ce que le Premier ministre s’évertue à faire depuis son investiture et les chiffres parlent de la bouche de celui de qui dépend tout le succès de l’action gouvernementale, le ministre PALU du Budget, Adolphe Muzito.
S’il n’eut pas été modeste de par sa nature, cela aurait monté à la tête du liquidateur des dépenses du gouvernement d’avoir cumulé un solde positif trois mois de suite, soit mars, avril et mai. «Pendant tout le régime 1+4, cela n’était jamais arrivé que les Finances de l’État connaissent un solde créditeur pendant tout un trimestre. Il n’y a qu’à se référer aux chiffres», se félicite-t-on à la représentation de la Banque mondiale à Kinshasa.
Pour son premier trimestre de gouvernement, Antoine Gizenga Funji totalise un solde positif de CDF 70.372 milliards. C’est en mars qu’il a réalisé le meilleur score avec un solde positif de CDF 46.210 milliards. Il a collecté des recettes pour un montant de CDF 58.730 milliards contre des dépenses totales chiffrées à CDF 39.516 milliards.
En avril, il a mobilisé CDF 57.367 milliards et a dépensé CDF 49.258 milliards. Le dernier a vu la courbe des recettes remonter à CDF 61.393 milliards. Ses dépenses se sont élevées à CDF 45.340 milliards. Ce qui lui a permis d’éponger un déficit de CDF 11.787 milliards, occasionné en janvier-février sous le 1+4. Ainsi, l’ensemble de cinq premiers mois de 2007 donne des recettes de CDF 298.694 milliards contre des dépenses de l’ordre de CDF 240.109 milliards.
Les projections fin semestre annoncent des perspectives meilleures avec un solde créditeur de CDF 3.166 milliards attendu en juin. Ceux qui attendaient de juger les 100 jours de Gizenga sont bien servis. Seulement, les effets des performances ne se ressentent pas encore dans le vécu quotidien. Et pour cause.
«Tous ces soldes créditeurs vont au remboursement de la dette de l’État à la Banque centrale. Ce qui nous empêche de constituer des fonds pour commencer les grands travaux», explique le ministre Muzito au «Soft International».
N’empêche que dans l’immédiat, les R-dCongolais ont observé la remontée du franc congolais face au dollar. La monnaie nationale est revenue autour de CDF 500 - et même en deçà - contre un dollar alors qu’il y a moins d’un mois la devise américaine frôlait la crête de 60 FC. L’arrière-pays s’était montré rétif à suivre puis il s’est mis au pas. À Goma, par exemple, le dollar a continué à se changer contre 570 FC jusqu’il y a près de deux semaines. Les spéculateurs en ont profité pour faire un commerce fou d’argent entre Kinshasa et la capitale du Nord-Kivu.
LES ANNEES MATUNGULU. Avec la politique budgétaire de Gizenga, il n’est pas évident qu’ils trouvent une autre opportunité du genre à l’avenir. Cette politique est appelée à se corser davantage. Muzito trouve que c’est la seule voie pour redresser le cadre macro-économique.
«Dans une période de grave inflation comme celle que nous connaissons, il est illusoire de s’appuyer sur la politique monétaire. Seule la politique budgétaire peut nous sortir du gouffre», théorise le ministre de gauche, acquis à l’idée que la privatisation des entreprises publiques s’impose aujourd’hui.
Quand on l’interroge sur le secret de ses modestes succès, Muzito expique qu’il ne s’agit qu’une question d’éthique dans la gestion des Finances. Il fait tout dépendre de la seule volonté politique, affirmant qu’il y a eu dans le passé des gestionnaires avec l’expertise requise mais il leur a manqué de s’interdire de prendre le bien public pour un bien sans maître. Il leur accorde l’excuse d’avoir travaillé dans un contexte qui n’était pas propice à l’orthodoxie de gestion.
«Nous, nous avons la chance historique de travailler dans un contexte républicain. Notre travail est avant tout de construire un cadre pour qu’on arrive au niveau de ces pays où l’alternance politique n’affecte nullement la vie socio-économique. Qu’on nous laisse travailler. Tous ceux qui excellent aujourd’hui dans la critique connaissent la réalité».
«Ce sont eux qui ont coupé l’arbre et ils nous demandent de le faire pousser ici et maintenant. Si le budget 2007 est faible, c’est parce qu’il repose sur un héritage macro-économique qu’on ne peut pas changer en trois mois de gestion. Nous avons tout de même réussi un accroissement de 34 pc par rapport au budget 2006», se défend Muzito.
L’autre petit secret des performances de Muzito s’appelle Joseph Kabila Kabange. Le ministre PALU du Budget affirme avoir reçu du Chef de l’État les pleins pouvoirs de décider sur les dépenses publiques à effectuer. «Je paie selon les prévisions et en décidant personnellement sur ce qui a de mieux à faire dans l’intérêt général. Le Chef de l’État n’interfère nulle part», se flatte Muzito.
Kabila et Gizenga sont pour lui la couverture politique qu’il pouvait le plus espérer pour accomplir sa tâche avec le seul souci de répondre avant tout aux attentes des R-dCongolais.
Ici, il prend carrément la défense du Chef de l’État. Il demande aux élites de le laisser pour qu’il rende compte à celui dont il est comptable, le peuple. Il rappelle que Kabila était déjà bien parti. Sous le ministre des Finances, François Matungulu, il avait déjà réussi à rétablir des équilibres et même à conclure un programme avec les institutions de Bretton Woods.
«Le 1+4 est venu tout chambouler. Toutes les opportunités que nous offrons au Chef de l’État comme la bourse aux étudiants finalistes, le fonds d’aide publique à la presse et autres, il pouvait les réaliser depuis longtemps, si l’embellie de l’époque Matungulu s’était consolidée», nous explique Muzito.
Son prochain cap reste d’amener le gouvernement au point d’achèvement. Avec sa politique budgétaire, nul doute qu’il arrive d’ici une brève échéance puisque le point d’achèvement ne tient qu’à une gestion responsable de la monnaie - éviter la création artificielle de la monnaie -, à la restauration des équilibres macro-économiques et à la poursuite des réformes.
Dans ce point d’achèvement existe le passage obligé du DSCRP avec son fonds PPTE. Or, le cordon de la bourse PPTE ne se délie que si le pays s’acquitte de la dette vis-à-vis de l’extérieur. Donc, Muzito est bien obligé de payer. Cette année, il a prévu CDF 377 milliards à affecter au service de la dette extérieure.
Si le gouvernement garantit des provisions à la hauteur fixée, il gagnera en retour une rétrocession de CDF 210 milliards des ressources PPTE. Muzito s’en préoccupe, mais pas plus qu’il se soucie des disparités entre provinces quant aux recettes à leur rétrocéder. Il plaide pour les provinces pauvres et craint que celles-ci ne restent en marge du développement national, si les provinces les plus contributives au budget national n’acceptent pas de partager leurs richesses au nom de la «solidarité nationale».
Les discussions engagées avec les Assemblées provinciales ont permis un compromis qui fait que les plus pauvres comme le Maniema, le Bandundu ou encore l’Equateur obtiennent une rétrocession substantielle qui aussi entre CDF 4 et 5 milliards au lieu de la portion congrue de moins de CDF 500 millions.
Quant aux trois provinces les plus riches, à savoir Kinshasa, Bas-Congo et le Katanga, des compensations étaient prévues dans un prochain budget annexe à aménager. Muzito ne voit pas le sort des provinces s’améliorer même dans le contexte de la péréquation attendue. Cette caisse ne recevra que le dixième des 40 pc de la rétrocession qui ne serviront à rien d’autre que corriger le déséquilibre par le financement des projets d’investissements.
Sa consistance sera modique, outre que financer des projets d’investissement n’apportera pas aux provinces concernées la manne dont elles ont besoin pour les besoins de développement. À la place, Muzito propose qu’on enrichisse la caisse de péréquation d’un autre fonds constitué du produit de l’emprunt ou des ressources autres que les ressources ordinaires.
MICHEL MUKEBAYI NKOSO.
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| mardi 12 juin 2007, a 11:27 |
| Pas d’issue pour la RD-Congo"Nkundabatware, un Fodé Sanko ?" |
La 2è Conférence internationale sur le DDR et la Stabilité en Afrique s’ouvre ce mardi à Kinshasa * La situation en Rdc a des similitudes avec celle de la Sierra Leone où Foday Sankhot jouait le même rôle que joue Nkundabatware qui s’approvisionne en armes dans les pays voisins * Pendant ce temps, l’Onu maintient l’embargo sur les armes en République démocratique du Congo * Foday Sankhot avait le soutien du Libérien Charles Taylor, Nkundabatware a de son côté celui du Rwandais Paul Kagame * Tant que ces genres de soutien existent, les protégés ont toujours le torse bombé en poursuivant leurs actions déstabilisatrices La Conférence internationale sur le DDR qui s’ouvre aujourd’hui à Kinshasa est loin d’avoir des vertus capables d’apporter des solutions durales à l’insécurité qui sévit dans ce pays en général et particulièrement dans sa partie Est. Comme en Sierra Léone où a été tenue la première édition de ce forum, la solution de paix est ailleurs et non dans le processus DDR tel qu’il est appliqué à travers le continent. En République démocratique du Congo, la situation semble aussi compliquée que les protagonistes actuels dans ce processus s’embourbent dans des stratégies maladroites qui échouent jusqu’ici.
Tout le monde sait pertinemment bien le moteur de l’insécurité en République démocratique du Congo. Des bandes armées qui sèment l’insécurité dans les deux provinces du Kivu et en Ituri dans la Province orientale sont jusqu’ici réfractaires au processus du Désarment, démobilisation et réinsertion qui ne semble pas s’inscrire dans une approche à même de donner satisfaction aux différentes parties en présence. Là où l’un ou l’autre groupe armé trouve son compte, le pays d’accueil ou celui d’origine de ces combattants tombent toujours en désaccord avec le principe établi. Comme son pendant de l’Afrique occidentale, la situation de la République démocratique du Congo a des similitudes effrayantes avec la Sierra Leone.
La forte présence des seigneurs de guerre qui s’éliminent progressivement jusqu’à en avoir plus qu’un seul dans l’arène pour combattre le pouvoir central est l’une des particularités des conflits sous traitement. L’activité de Foday Sankhot en Sierra Leone est comparable à celle que déploie aujourd’hui Laurent Nkundabatware dans notre pays. En Ituri dans la Province orientale, d’autres perturbateurs de la paix se font parler d’eux, mais pas avec la même ampleur que ce général déchu de l’armée congolaise.
Nkundabatware serait le maillon par lequel passerait la solution de cette insécurité persistante à l’Est de la République démocratique du Congo, lorsque l’on considère le statut et les privilèges qu’il a dans la région. Nanti des positions militaires considérables qui ne souffrent d’un quelconque manque d’équipements, Nkundabatware est approvisionné à la faveur d’un mécanisme sur lequel quiconque voudrait restaurer la paix dans ce pays doit accorder une réelle attention. Or, à ce stade, d’aucuns savent que la survie du mouvement de Laurent Nkundabatware réside dans la violation de l’embargo sur les armes en République démocratique du Congo.
La disposition du Conseil de sécurité de l’Onu qui maintient le pouvoir central dans une position délicate, profite curieusement à ce chef de guerre. La circulation des armes qui affluent sur le territoire congolais prend naissance dans des pays voisins à ce dernier et qui sont toujours indexés dans les troubles qui affectent le Congo depuis 1996. Le Rwanda, l’Ouganda et dans une certaine mesure le Burundi, ces voisins à l’Est du Congo, après qu’ils aient envahis leur voisin ont laissé plantés sur ce sol des germes de déstabilisation qui contribuent largement à l’insécurité décriée au Congo. S’ils ne sont pas acteurs sur le terrain des hostilités, les ressortissants de ces pays restés au Congo entretiennent l’insécurité dans ce dernier pays. C’est le cas des Fdlr, de la Lra aujourd’hui et des Fdd hier.
Nkundabatware, un Fodé Sanko
Comme Fodé Sanko, le traitement que le gouvernement de Kinshasa avec ses partenaires réserveraient à ce seigneur de guerre résoudrait le problème sans forcément adapter le schéma sierra leonais à la Rd-Congo. L’option militaire qui ne passe pas pour la meilleure à nos yeux, devra être supplantée par des négociations en règle avec la bénédiction des pays voisins au Congo et qui sont également concernés par ce problème. La gâchette du revolver de Franz Fanon qui se situe en République démocratique du Congo se justifie plus que jamais aujourd’hui où ce pays se présente comme un élément qui contient des germes nocifs de déstabilisation de toute la région des pays de Grands Lacs africains d’abord et de toute l’Afrique ensuite, si l’on n’y prend garde. Et à quoi assiste-t-on dans cette partie de l’Afrique ? La République démocratique du Congo est dans les pays des Grands Lacs africains, celui qui passe pour le lépreux du Moyen-âge en Occident. Ce pays semble le mal aimé et celui que l’on n’hésite pas de taxer de tous les maux à la moindre incartade.
Dans n’importe quel conflit qui survient entre ce pays et l’un de ses voisins, la raison traverse les frontières congolaises pour se situer de l’autre côté même s’il lui faut des poussoirs. En cas extrêmes qui font que les juges ont finalement honte de cacher la vérité, l’innocence du est toujours reconnue en retard, après qu’un profond préjudice ait été subi par les populations de ce pays. Curieusement, c’est sur lui que l’on dit reposer l’avenir du continent. De lui on attend la stabilité de cette sous région de l’Afrique centrale…
Pour réaliser ce rêve qui ne demande rien que la franchise pour devenir une réalité. Les maîtres du monde devraient changer des visions sur ce pays. Au lieu de s’illustrer par des attitudes et méthodes qui risquent de maintenir ce géant dans sa situation actuelle, aux pieds d’argile et devient de plus la risée de ses voisins impliqués de près ou de loin dans la situation qui se passe actuellement en République démocratique du Congo.
Une certaine justice devrait réhabiliter la République démocratique du Congo. Alors que ce dernier pays croupit jusqu’ici sous un embargo indéfini sur les armes, les autres parties dans cette même zone reçoivent allégrement du matériel de guerre et une assistance technique de la par de ceux-là qui plaident à tue-tête pour la paix. Cette hypocrisie de l’Occident qui ne semble pas prête à lâcher ses crampons de pays qu’il continue à prendre pour des vaches à lait. Des observateurs affirment à cet effet que la République démocratique du Congo est en ce sens victime de l’immensité de ses ressources.
Plus que la Sierra Leone pour laquelle la solution a été vite trouvée par la capture de Fodé Sanko tombé dans un barrage de routine, le diamant et le pétrole de son pays ne pèsent aussi lourds qui est contenu dans le sous-sol et sur le sol congolais.
L’Avenir |
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| dimanche 10 juin 2007, a 22:15 |
| JP Bemba bientôt SDF à Kinshasa ? |
Le séjour portugais de Bemba touche à sa fin. Les 60 jours doivent arriver à échéance ce lundi. Entre-temps, tous les stratagèmes concoctés par ses fidèles restés à Kinshasa n’auront été que des pétards mouillés. On rappelle l’affaire de l’Assemblée nationale que le MLC avait séché pour réclamer plus de sécurité avant d’y retourner après multiples pressions diplomatiques.
Echec de la motion de censure à l’Assemblée Provinciale de Kinshasa
La toute dernière douche froide est l’affaire de la motion de censure contre André Kimbuta à l’Assemblée provinciale. Jouant très mal la politique de la chaise vide, les députés provinciaux MLC ont carrément déroulé un tapis rouge au Gouverneur de la ville de Kinshasa dont le programme a été adopté mercredi et son gouvernement investi. Pendant tout ce temps, la cohésion au sein de ce parti est en train de foutre le quand, tandis que l’Union pour la Nation est désormais une histoire ancienne.
En fin Jean Pierre Bemba sans logement
Mais la grande question à poser est de savoir dans quelles conditions le Baïmoto va revenir après avoir provoqué une guerre qui a détruit ses domiciles. La plus grande question est de savoir quel est ce bailleur qui peut accepter encore un locataire aussi turbulent que Bemba. A moins, bien entendu, qu’il retourne dans sa tanière de l’Ambassade d’Afrique du Sud.
Pour le moment donc on peut considérer que Bemba est un SDF
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| jeudi 07 juin 2007, a 13:45 |
| Assemblée provinciale de Kinshasa : le programme d’actions du gouverneur Kimbuta voté par main levée |

Après avoir mis fin aux débats sur le programme du gouvernement provincial présenté par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta, les députés provinciaux de la capitale viennent de voter ledit programme par mains levées.
L’amphithéâtre Cinepolis, localisé en face de la Grand poste, à Gombe, a été plein comme un œuf ce mercredi 6 juin 2007, puisque pris d’assaut par une importante marrée humaine, venue assister au vote par l’Assemblée provinciale, du programme quinquennal de la mandature du gouvernement de Kinshasa. Sur les 27 députés présents dans la salle, 25 ont voté pour ce programme et deux d’entre eux se sont abstenus au vote. Comme d’aucuns le savent, l’effectif de cette chambre est de 48 députés. Le 25 a constitué ce que l’on appelle la majorité relative à savoir, la moitié plus 1.
L’on se rappellera que lors de la séance plénière précédente, le quorum des décisions n’ayant pas été atteint, l’Assemblée n’a pas été pour ce faire en mesure d’engager la procédure de votation. Mais cependant, ce mercredi, conformément aux dispositions de l’article 62, alinéa 2, du règlement de l’Assemblée provinciale, celle-ci a pu valablement siéger. Cet article stipule ce qui suit : «L’Assemblée provinciale ne peut prendre ses décisions que si les 2/3 de ses membres sont présents.
Toutefois, si à la première séance, le quorum de 2/3 n’est pas atteint, le président suspend le vote à la séance subséquente portant sur la même matière, les décisions sont valablement prises à la majorité relative». Prenant la parole, Roger Nsingi, le président de l’assemblée provinciale de la capitale de la Rdc, a fait savoir que l’acte posé ce jour s’inscrit dans la logique d’une philosophie politique qui tout en animant les constituants de la troisième République, va doter les provinces d’une véritable autonomie organique.
Les différents attributs de l’autonomie dont la Rdc a été dotée par la Constitution, constitue non seulement l’expression d’une volonté politique tenace de voir les provinces s’assumer dans le choix et la censure de leur dirigeant, mais aussi de se prendre en charge par la recherche des solutions aux problèmes spécifiques de la province.
Au regard de ce qui précède, le président Nsingi exhorte vivement les honorables députés à faire preuve, tout au long de leur législature, du sens élevé de responsabilité politique et de maturité humaine susceptible de permettre de se dépasser de temps à autres les clivages politiques et partisans en vue de privilégier l’intérêt bien compris et le aspirations profondes de la population kinoise.
Pour clôturer son message, Roger Nsingi a rappelé à l’intention de l’autorité urbaine que l’adoption de ce programme gouvernemental vient d’ouvrir une ère de lourdes responsabilités du gouvernement provincial devant le peuple kinois et à travers ses élus.
Cependant, a-t-il ajouté, l’Assemblée provinciale continuera à exercer à bon escient la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles de contrôle parlementaire ce, sans complaisance et sans nuisance. Signalons par ailleurs que l’approbation de ce programme du gouvernement provincial consacre l’investiture même de ce gouvernement.
Très ému, le gouverneur Kimbuta a, pour sa part, fait remarquer que l’adoption de ce programme est une réponse aux vœux des Kinoises et Kinois. C’est ainsi qu’il a profité de cette occasion pour présenter aux députés provinciaux les remerciements de la population kinoise.
Célestin Lutete/MMC
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| mercredi 06 juin 2007, a 16:53 |
| Les Congolais" : Réaction de katchongombale sur l'article de notre ami Belge |
Bonjour,
J'ai bien lu l'article " les Congolais ?" et je vous en remercie beaucoup.
Je remercie beaucoup le monsieur qui s'est donner la peine d'écrire librement et franchement ses pensées. Cependant j'ai quelques autres réflexions à lui faire et j'aurai voulu recevoir aussi sa réaction.
- Premièrement, monsieur doit savoir que le plus grand malheur du Congo c'est d'avoir la Belgique comme métropole. Un petit pays pauvre et d'une mesquinerie lamentable." A petit pays, petite mentalité". Personnellement je regrette. Si c'était la France ou la grande Bretagne ou Allemagne; nous serions tous deux, notre métropole et nous des grandes puissances actuellement vu nos potentialités, mais hélas le sort nous fait le malheur de tomber sur des Belges foncièrement jaloux et d'un égoïsme effréné.
- La Belgique ne nous a jamais été bénéfique car elle a été à la base de tous les malheurs du Congo depuis le génocide de 10 millions de Congolais par Leopold II, l'organisation de la mort de Lumumba, la déstabilisation par des guerres du Shaba jusqu'au pillages des ressources naturelles du Congo par le soutien de la dictature de Mobutu. Nous venons de subir la plus meurtrière guerre du siècle avec 5 millions de mort. Curieusement notre métropole est aussi compté parmi les États déstabilisateurs du Congo pour piller à leur aise ses ressources. C'est une honte. Ce qui est grave est que le génocide rwandais qui n'a fait que 400 milles morts est plus connu que le notre. La Belgique a fait sa larges diffusion car il était l'évènement conçu et préparatoire de la déstabilisation du Congo. Et la Belgique le savait bien. Pourquoi n'a t-elle pas agit en notre faveur? tout simplement parce qu'elle est faible. Au lieu de s'opposer et de défendre son ancienne colonie, la faiblesse et le complexe d'infériorité l'ont obliger d'obtempérer aveuglement aux desiderata des grandes puissances. "Pauvre Belgique" . Mais si on avait un membre permanent du conseil de sécurité comme métropole , peut-être userait-il de son veto et le Congo n'aurait pas connu la guerre. Seulement vous utilisez votre avance et profitez de notre situation de faiblesse actuelle pour nous imposer vos satanées lois. Mais cela ne durera pas longtemps monsieur.
- Monsieur qui veut bleuffer l'opinion qu'il a de la compassion pour le Congo, avez-vous le courage d'écrire sur le contentieux Belgo-Congolais comme vous en avez eu pour dire tout haut ce que les autres chuchotent? Et si vous consacriez votre temps à défendre ce contentieux pour que le Roi Léopold II soit reconnu comme génocidaire avec plus de 10 000 000 de victimes à sa charge, et qu'en plus la Belgique reconnaisse et accepte de nous rembourser les 500 mille milliards de dollars qu'elle nous doit. Là je dirais que vous avez de la compassion pour le Congo. Ne nous distrayez pas avec des racontars de mauvais goût. Nous avons grandi monsieur, nous sommes le fruit de la guerre et elle nous appris beaucoup des choses. Les fruits vous les verrez dans les 20 ans qui viennent. Nous vous concédons de nous insulter aujourd'hui, mais pas demain.
En vérité, les Belges ont peur que le Congo ne se développe et ne parvienne à une prospérité supérieure à la leur.Nous avons les moyens , mais vous ne nous laisser pas tranquille. " La peur est pire que la mort". Voilà l'origine de notre malheur.
- Si le Congo est ce qu'il est aujourd'hui, certes que la grande part revient aux Congolais; mais j'affirmerais sans peur d'être contredit que les occidentaux y sont pour beaucoup. Non seulement ils ont favorisés,soutenu et entretenu la dictature, mais aussi chaque fois que nous avons un président valable et nationaliste, ils l'éliminent profitant de notre situation de faiblesse. L'exemple du Président LD Kabila que vous aviez volontairement avili par de la mauvaise propagande alors que son nationalisme allait faire du Congo une grande et prospère nation. Actuellement nous connaissons notre politique monsieur, vous irez donc mentir ailleurs , plus chez nous.
- Monsieur doit se tranquilliser car pas plus longtemps qu'il ya 15 ans ,les occidentaux se moquaient de la Chine. Mais qu'en est-il aujourd'hui? Même les grandes puissances en ont peur actuellement. Eh bien monsieur, il en sera de même pour le Congo et de congolais que tu dénigres aujourd'hui. Des années comme ça existent et finissent par passer. Ne pensez pas que l'Europe a commencé par la prospérité. Vous me direz quoi dans 20ans," que viva gue vara".
-Vous vantez la richesse occidentale? Mais c'est une honte votre richesse. Tout le monde sais d'où elle provient . Et vous vous en vantez? Cela ne m'étonne pas car vous avez perdu tout humanisme.
Je préfère la pauvreté congolaise plutôt que la richesse occidentale qui vous emmène aujourd'hui au libertinage et à une vie sans Dieu. Et Dieu va vous laisser errer dans vos bêtises jusqu'à la perdition totale et irréversible. Le Seigneur endurcira vos coeurs et vous vous enfoncerez dans l'inhumanité si vous ne vous convertissez pas, car vous avez considérer que vous pouvez vous conduire seuls alors que vous êtes incapables de savoir de quoi sera fait la minute qui suit. Vous avez beau prédit le temps tous les jours par la météo, mais les "tsunami" arrivent alors que les vaillants et éminents météorologues restent hébétés. Continuez à croire en la science plutôt qu'à Dieu. Il ne tardera pas de vous confondre. Vous courez à votre perte.Revenez à Dieu et cessez de venter la vanité. Vos femmes ne se livrent-elles pas aux animaux pour en faire des partenaires sexuels ? Et vous, n'êtes vous pas entrain de détruire l'humanité par des pratiques contre-nature comme l'homosexualité? Vous vous considérer intelligents , mais vous ignorez tout, car votre intelligence manque de sagesse. La sagesse ne peut venir que de Dieu que vous avez délibérément décidé de mettre à l'écart de votre vie car ses paroles vous gênent.
- A vrai dire , j'ai remarquer que vous êtes jaloux de nous les africains, de notre joie de vivre dans la pauvreté, de notre liberté vis a vis de matériel qui, vous enchaîne jusqu'à empester votre vie par angoisse de mourir sans possibilité d'en emporté.
Vous n'avez pas la vraie richesse, monsieur, vous n'êtes plutôt que des malheureux entourée des biens volés. Combien de gens se suicident en occident alors qu'ils ne manquent de rien.? tour ceci montre que vous n'avez pas la vie en vous. " A quoi sert de gagner la terre si on perd le ciel?" Voilà ce que le Seigneur Jésus nous demande.
- Vous devez savoir monsieur , que nous ne voulons pas de cette richesse si elle nous amènera là où l'occident est actuellement. " Il est plus facile pour un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu". Nous concevons différemment la vie. Vous vous la voyez de l'extérieure (matériel) , nous nous la voyons de l'intérieure (La vie éternelle, donc le ciel).
- Tu nous a traité d'esclave? nous n'en disconvenons pas. Mais sachez que le Seigneur avait choisi l'esclavage pour éduquer son peuple. N'avez-vous pas vu ce qui était arrivé aux Égyptiens lorsque l'esclavage du peuple de Dieu devrait prendre fin? Alors il en sera de même pour l'occident. Et actuellement où est l'Egypte?
- Vous dites que les congolais prient mais ne comprennent rien des écritures? Mais monsieur, pensez vous que l'interprétation que vous faites des écritures est la meilleure? Rien qu'en regardant votre société, on se rend vite compte que vous avez vraiment compris les écritures et tellement compris que vous êtes actuellement savamment outillés pour faire exactement le contraire de ce qu'elles prescrivent. Est-ce la Bible qui vous a prescrit l'homosexualité? la légalisation des avortements et de l'euthanasie? La bible vous a t-elle prescrit des liaison contre nature et la pornographie. Vos somptueuses églises ne sont-elles pas vides tous les dimanches ? Vos enfants ne savent plus distinguer ce qui est bon et mauvais tellement ils sont pervertis. L'Europe a perdu les bonnes valeurs. Monsieur c'est cela ce que vous appeler bien comprendre les écritures? Je préfère prier à la congolaise, affamé, sans beaux vêtements, avec toute la saleté dans nos villes comme vous l'aviez si bien décrit, que de vivre décemment en Belgique en observant quotidiennement et impuissamment des actes qui offensent volontairement le magistère de sa Sainteté le Pape, La Sainte Vierge Marie et par surcroît le Seigneur Notre Dieu.
- Monsieur, revenez à Dieu, repentez-vous et cessez de venter la vanité et des dénigrer les pauvres. Car " c'est lui qui élève et rabaisse". Tout ce que vous avez n'est que grâce. " Que celui qui ne critique pas celui qui n'a pas. Et que celui qui n'a pas n'envie pas celui qui a. Car c'est le Seigneur qui donne sait aussi ravir".
Que le Seigneur pardonne nos péchés au nom du Saint Sang et des Saintes Plaies de Jésus Christ. AMEN.
Je vous demande, madame de bien vouloir adresser cette réaction à l'auteur de l'article " les congolais?" et d'en faire une large diffusion.
Que Dieu vous bénisse.
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| mardi 05 juin 2007, a 10:08 |
| Le Franc dix ans après, qu’en pensent les Congolais? |
MONNAIE.
Le Franc r-dcongolais connaît une nouvelle appréciation. À la pompe, on vous réclame depuis peu 480 FC/1 dollar contre 560 FC il y a encore un mois. Alors que les rumeurs se faisaient de plus en plus folles sur la gestion de la Banque Centrale et la méfiance visible - c’est saisonnier, le pays vit l’arrivée aux affaires d’une nouvelle équipe économique - «le Soft International» ausculte l’image du FC dans l’opinion et celle de ses dirigeants, en tête, le Gouverneur Jean-Claude Masangu Mulongo, le père fondateur de cette monnaie. Enquête par sondage réalisée du 18 au 19 mai sur un échantillon de 1000 personnes.
Si la saga de la monnaie r-dcongolaise nous était contée, elle se résumerait à plusieurs changements intervenus au cours de son évolution. Pays constamment en guerre, la R-dC aux mille crises, malade d’une économie extravertie, a connu plusieurs mutations. Il y a eu la démonétisation qui fit se suicider nombre d’opérateurs économiques mais aussi les dévaluations (mensuelles, hebdomadaires, journalières et secondières), etc., tout est tombé sur la monnaie nationale.
Et on a appris - notamment à Kinshasa et dans les grandes agglomérations - à vivre au... taux du jour, à la mode du pays - pardon - de la monnaie.
Face aux désordres récurrents de notre monnaie qui a consacré plusieurs zones monétaires, la population faisait plus confiance à la devise étrangère qu’à la monnaie locale qui connut plusieurs noms valorisants comme dévalorisants: Maze (50z) pour valoriser mais aussi Mokomboso (50.000z) ou Dona Beja (5.000.000z), Prostate (100.000z) qui fit face aux foudres d’Étienne Tshisekedi wa Mulumba, ou encore le «nouveau zaïre Birindwa», du nom de son géniteur zaïro-libano-argentin.
La monnaie nationale ne sécurisait personne et, a contrario, disposer d’une devise étrangère dans son porte-monnaie ou chez soi était le plus sûr moyen de trouver quoi acheter le lendemain avec son billet de banque.
La monnaie locale servait à la consommation immédiate dans les milieux bien précis, plus tôt qu’à l’épargne.
Ça courait de partout et partout dans la ville et même dans le pays à la recherche de la devise étrangère, les banques commerciales étant incapables, en l’espèce, de satisfaire à une quelconque demande. D’où la naissance et l’expansion de la grande industrie de change informelle, dont l’un de ses représentants les plus emblématiques fut Hugo Kantambi, tué lors des événements du 22 au 23 mars dernier. D’où la naissance... à la kinoise du terme «cambiste» ou «marché de change». À la naissance du Nouveau Zaïre, la planche à billets tournât à ce point à plein régime qu’il fit battre des nombreux cœurs. C’était la source d’approvisionnement du marché de change, alimenté à profusion par les dignitaires du régime Mobutu, en tête ses généraux cinq étoiles mais aussi les ministres, les entreprises commerciales, pétrolières et les banques – comble de l’ironie - elles mêmes, contraintes d’aller s’approvisionner dans la rue.
Dorénavant, ce sont les cambistes dont la place forte sera la «Place du Château» au centre des affaires ou le marché des voleurs ou encore l’esplanade de l’ambassade de Belgique et de l’immeuble de «la Rigueur» qui seront dans ce domaine de la monnaie maîtres après Dieu.
Ils sont maîtres en matière monétaire. Ils collaborent avec toutes les couches de la population et surtout sa crème financière et économique. La Banque du Zaïre perd le contrôle de l’argent. Les monétaristes s’adressent à la «Place du Château» pour fixer le taux de change du jour et faire les projections.
Il aura fallu une grande réforme monétaire.
En 1997, le «Mzee» Laurent Désiré Kabila l’initie et confie la machine pour la conduire à un homme qui a fait ses preuves à la Citi, et qu’il a interviewé et passé au test lui-même avant de l’embaucher, Jean Claude Masangu Mulongo, né avec une cuillère d’argent dans la bouche puisque fils... d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Mobutu.
Ainsi vit le jour une nouvelle monnaie dénommée Franc Congolais, ayant cour légale partout dans le pays.
Aujourd’hui comment se comporte ce Franc? «Depuis la sortie du FC, les robinets de la Banque Centrale sont fermés. Plus rien en fourniture monétaire: chacun se débrouille à sa façon - chacun pour soi, Dieu pour tous. Le change ne fait plus recette comme à la belle époque du Zaïre Monnaie. Le métier ne nourrit plus son homme», se morfond un cambiste. Chacun des cambistes enquêtés par l’Institut de sondage les Points pour le compte exclusif du «Soft International» font la même confession.
À la question de savoir s’ils font confiance au franc congolais dix ans après la réforme qui fit naître ce billet, les Kinois sont 69,2% pour répondre par l’affirmative - «ils font totalement confiance au Franc Congolais».
Cambistes et commerçants. «À l’époque, nous n’avions que du souci de regagner la maison le soir avec du zaïre monnaie dans nos sacs. Nous avions peur de voir cet argent fondre le lendemain comme neige au soleil. Aujourd’hui, rien de tel. Nous conservons nos Francs sans le moindre souci...»
Banques et transferts de fond. «Nous constatons actuellement qu’une certaine catégorie de nos clients disposent des comptes en monnaie locale. Ce qui veut dire qu’ils ont confiance en cette monnaie et beaucoup des transferts de fonds s’effectuent en monnaie locale».
Employés. «Si vous n’avez pas touché votre salaire le jour de la paie, vous pouvez le faire le lendemain sans inquiétude de perdre une partie de la valeur de cet argent qui serait dû aux taux de change».
Ménagères et autres. «Dès lors que les prix sur le marché ne bougent plus du tout comme ce fut le cas à l’époque, on a encore confiance au franc congolais et on en fait des fois des petites économies».
Selon l’enquête, 21,7% du public n’a pas confiance au franc congolais.
Le passé de l’époque de l’hyperinflation sont restés gravés dans la mémoire populaire et nombre de nos Concitoyens pensent qu’à tout moment, une décision politique ou un tsunami quelconque peut renverser la situation. Autant ne prendre aucun risque.
Partant des réponses des enquêtés, 42,1% de la population pensent que le Franc Congolais est flottant, 27,2% le trouvent stable par rapport au nouveau Zaïre, 18,3% le considèrent léger car il a beaucoup chuté depuis sa création.
Face au marché des biens de consommation en R-dC, 58,2% des R-dCongolais ne sont pas fiers de classer le Franc dans leurs porte-monnaie car les billets gonflent inutilement le porte-monnaie sans permettre aucune sérieuse transaction.
Les Congolais sont 64,6% à penser que la Banque Centrale du Congo est bien gérée.
Les raisons restent partagées. Pour les cambistes ambulants, les pratiques autrefois courantes dans le métier, à l’époque de la planche à billet, ont disparu.
Les agents de la Banque Centrale et autres trouvent que l’institut d’émission est bien administré. Une certaine discipline règne dans la frappe de la monnaie et le retrait des fonds.
Par exemple, la paie ne s’effectue plus avec des coupures nouvellement frappées, mais avec celles déjà sur le marché.
64,1% des enquêtés se disent convaincus que malgré certains taux d’inflation connus au cours de ces neuf ans du Franc, le bilan du gouverneur Jean-Claude Massangu Masangu est positif.
Les efforts fournis par le Gouverneur-père fondateur du Fc pour maîtriser l’inflation sont à féliciter.
«Ne lui demandons pas de faire l’impossible dans un pays comme le nôtre où beaucoup de facteurs indépendants de la Banque Centrale déstabilisent le bon parcours de la monnaie». Parmi ces facteurs, on cite les rumeurs, la guerre, le manque de production…
Il reste 24,7% des enquêtés pour dire que le bilan du Gouverneur est négatif «étant donné que le taux a largement augmenté depuis la création du Franc Congolais».
Le pays souffre d’une carence en coupures, celles qui sont en circulation sont trop vieilles et cancérigènes.
Les Congolais pressent ainsi la Banque Centrale de mettre sur le marché des coupures plus grosses. À la Banque Centrale, on se dit prêt...
Le soft
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| dimanche 03 juin 2007, a 22:55 |
| ENCORE UNE PREUVE SUR NOTRE FRERE NGBANDA ALIAS WA MVENE |
On ne cessera pas de sitôt de parler de Honoré Ngbanda Wa Mvene et ses exactions au Congo Zaïre. A tous les coups, il nie d’avoir été de ceux qui, dans l’entourage de Mobutu, avaient rougi leurs mains du sang de leurs propres compatriotes. Le Terminator dont on parle comme étant l’un de ses nombreux sobriquets, n’est pas ne invention sortie de l’imagination de la presse, mais bien une image qui colle parfaitement et fidèlement au personnage.
A ce propos justement, ce que l’opinion ne sait pas c’est que l’auteur de ce sobriquet, personnifié sous forme d’un personnage de bande dessinée, avait failli passer par les fourches caudines de Wa Mvene. La personne, c’est bel et bien une dame nommée FIFI MUKUNA. Nièce de Tshimbombo Mukuna, lui-même mobutiste devant l’éternel, C’est Fifi qui créa le personnage de Terminator dans le journal Le Phare Paraissant à Kinshasa.
Cela se passe à l’époque des tractations pour la tenue de la Conférence nationale souveraine. L’époque est particulièrement marquée par l’insécurité à Kinshasa et dans les provinces. On assiste, en effet, à la montée des services secrets, dont les tristement célèbres Hiboux qui étaient placés sous la responsabilité directe de Ngbanda. Il y a aussi le phénomène « Asumba na Nganda » que l’on présente alors comme un personnage qui humilie ses victimes nocturnes et les déshabillant des pieds en cap.
C’est donc tout ce phénomène d’insécurité que Fifi Mukuna résume dans le personnage de Terminator. Mais mal lui en prend, parce que le concerné finit par comprendre que c’est de lui qu’il s’agit. Wa Mvene pique alors une de ses colères, surtout lorsqu’il apprend que l’auteur n’est autre que la nièce d’un dignitaire du régime. Tshimbombo Mukuna subit ainsi de fortes pressions jusqu’ ce qu’il va devoir demander à sa nièce d’arrêter ce qu’elle fait à chaque édition du Phare en dernière page.
Mais le personnage intéresse tellement les lecteurs que pour se défaire de la pression de son oncle, Fifi Mukuna en arrive simplement à se trouver un pseudonyme : « Hemen ». C’est grâce à ce pseudo qu’elle avait pu passer inaperçue tout en continuant son œuvre d’édification politique et démocratique du peuple.
Ngbanda peut-il nier cela aussi ?
MAPAMITIBA |
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| samedi 02 juin 2007, a 12:04 |
| Kimbuta empêché de s’exprimer |

*La plénière d’hier à l’assemblée provinciale de Kinshasa a été un fiasco *Le président de cette institution est juste passé en coup de vent annoncer le report de la séance pour mardi, avec un ordre du jour inattendu *En lieu et place des réponses du gouverneur aux observations et remarques des Députés provinciaux sur le programme du gouvernement, il viendra plutôt solliciter leur confiance *Pendant ce temps, Kimbuta vraisemblablement aux aguets quelque part n’a pas accédé dans la salle pour cette séance boycottée d’avance par quelques membres d’un bureau divisé *Au moment où Kinshasa offre ce spectacle désolant, au Palais du peuple où le gouvernement central sera face aux députés nationaux, les travaux sur le budget 2007 vont par contre avancer, à l’instar des autres provinces
Le gouverneur de la ville de Kinshasa n’a pas pu présenter le programme de son gouvernement hier, comme cela était prévu. L’Assemblée provinciale de sa juridiction, ou mieux son président le Mlc Nsingi Mbemba l’en a empêché en ajournant la séance qui prendra finalement une nature tout à fait inattendue.
A la séance d’hier dans la salle des Conférences du ministère des Affaires étrangères, le gouverneur de Kinshasa était attendu pour défendre le programme de son gouvernement devant cette assemblée qui avait réceptionné le lundi et leur présenté mercredi, les copies de l’action que son Exécutif s’apprêter à mener dans la capitale de la République démocratique du Congo.
Coup de théâtre, alors que la vedette du jour et d’autres principaux acteurs de cette cérémonie brillaient par leur absence dans la salle, le président de l’assemblée provinciale, Nsingi Mbemba et le questeur Davin Luyeye ont fait irruption. Le premier n’a eu qu’un mot, bref et tranchant qui a laissé le public et même d’autres députés provinciaux dans l’émoi. Sans s’être probablement concerté avec l’Abaco Davin Luyeye qui semblait l’accompagner, le Mlc Nsingi s’est saisi du micro pour annoncer le report de la séance pour mardi et non plus pour traiter du programme du gouvernement provincial mais plutôt de la réponse du gouverneur à la motion introduite mercredi par l’honorable J. Bolema. De cette motion dont la teneur n’était guère connue de la plupart des députés provinciaux jusque-là, car introduite dans la précipitation à la fin de la séance, il n’est plus ni moins qu’une motion de censure à l’endroit du chef de l’exécutif provincial André Kimbuta.
Nsingi Mbemba a fini par le révéler hier au cours de cette séance avortée. Le gouverneur doit préalablement répondre à cette motion à la plénière de mardi, a précisé le président de l’assemblée provinciale. Et si sa réponse ne convainc pas l’auguste assemblée qui sera amenée à voter la motion par une majorité absolue, la page Kimbuta à l’Hôtel de ville de Kinshasa sera tournée. Il n’y aura plus de présentation du programme du gouvernement provincial moins encore du même gouvernement qui ne jouit pas de la confiance de l’assemblée.
Dans cette assemblée dont l’opposition UN compte 22 membres sur 48 députés provinciaux, la chance de survie de Kimbuta à cette motion sont certes minces mais pas nulles. Ce sont les mêmes qui l’ont élu à ce poste face à Adam Bombole qui s’était présenté sur la liste UN. Et loin de toutes ces considérations de mathématique politicienne, est-il vraiment nécessaire de provoquer ces genres d’incidents regrettables qui deviennent monnaie courante à l’assemblée provinciale de Kinshasa ? Sincèrement, les électeurs ne se reconnaissent plus dans ces députés qui sont curieusement sensés plaider pour leurs causes.
Kinshasa court réellement le risque de rester à la traîne des autres provinces qui se mettent déjà au travail alors qu’ici, l’assemblée provinciale et le gouverneur versent dans une distraction malsaine qui finalement ne profite à personne, si ce n’est aux ennemis de cette ville.
Ces députés provinciaux creusent leur tombe
Au niveau de Kinshasa, ce qui arrive au gouverneur Kimbuta était prévisible. Les membres de l’UN qui avaient salué frénétiquement l’élection de Kengo wa Dondo comme président d’un Sénat où l’Amp détient la majorité, n’ont jamais toléré que Kimbuta de l’Amp soit élu gouverneur de Kinshasa par une Assemblée provinciale en majorité UN. L’UN attendait donc André Kimbuta au tournant. Et l’occasion pour l’immoler, c’est la présentation du programme de son gouvernement. La cérémonie prévue hier dans la salle de Conférences du ministère des Affaires étrangères s’est terminée en queue de poisson.
Les députés provinciaux de la capitale se retrouveront le mardi prochain en espérant qu’en attendant, ils auront délogé le démon de la querelle inutile. Car, en effet, il y a lieu de se demander à qui profiterait une crise à Kinshasa. Et dans le cas où cette crise serait inévitable, quelle serait la solution finale ? Il va de soi que l’on ne se dira pas qu’il suffirait de prendre un autre gouverneur ou de reprendre les élections à ce niveau. La solution, puisqu’il s’agit de refaire la majorité, sera de dissoudre l’Assemblée provinciale et d’organiser de nouvelles élections. Dans ces conditions, la donne ayant changé très largement, beaucoup de députés provinciaux siégeant dans l’hémicycle de Kinshasa laisseront des plumes au profit d’autres personnes.
Les observateurs pensent que ce sera une bonne occasion pour l’Amp de se faire une majorité dans la capitale. L’UN nourrit également la même ambition. Les députés provinciaux sont-ils prêts pour de nouvelles empoignades électorales avec tout ce que cela comporte comme dépenses ?
Amp et alliés près du triomphe au Palais du peuple
Dans une certaine opinion on pensait que la mise en place des institutions de la troisième République sonnerait le glas des intrigues politiciennes. Pour ce faire , on fondait son espoir sur le fait que l’intérêt national se plaçant au dessus des attitudes partisanes, tout le monde confierait son destin à ceux que le verdict des urnes a mis en position de diriger le pays.
Au niveau national, on connaît la messe noire autour du Premier ministre. Tous ceux qui s’étaient retrouvés dans la catégorie de "yandi ve" ne décolèrent pas apparemment contre le Premier ministre. Cette catégorie d’aigris, du reste minoritaire, ne peut se trouver que dans la majorité. L’opposition elle, se fait systématiquement opposée même à des évidences. On avait senti cela dans le débat général sur le projet de budget 2007. Une chose est de ne pas être complaisant, une autre est d’être réaliste. En estimant que le budget 2007 était peu ambitieux, c’est justement de la complaisance. Car, le budget d’un pays ne peut refléter une ambition au-dessus des moyens réels de l’Etat. Dommage que beaucoup de politiciens soient encore occupés à faire des sermons sur les richesses potentiels du pays au point de se permettre des comparaisons hasardeuses avec certains pays voisins.
Amp-Palu, la crise est très loin
Au niveau national, on peut se poser les mêmes questions. Qui tirerait profit d’une quelconque crise qui résulterait d’une quelconque déstabilisation du Premier ministre Antoine Gizenga ? Il est clair que la majorité restant ce qu’elle est, il ne sera pas question de donner la primature à l’opposition. De même, la désignation d’une autre personne que Gizenga dans la majorité nécessitera d’abord de renoncer à l’accord entre Palu et l’Amp avec tout ce que cela comporte comme conséquences politiques. Car, la désignation du Palu comme parti devrant donner le Premier ministre, n’a pas été un don, mais plutôt une exigence politique qui restera valable pendant plusieurs années encore. C’est léger de la part de certains politiques de penser que cet accord peut être dénoncé du jour au lendemain.
En outre, il n’y a pas de raisons pour que le chef de l’Etat, chef de file de la majorité, cherche à mettre le feu à la maison au moment où l’action du gouvernement est de plus en plus perceptible. Il suffit d’en juger par le taux du dollar américain sur le marché de change. La devise américaine se change désormais à 490 Fc alors qu’elle se changeait il y a peu à 560 Fc. La conséquence de cette bonne santé du franc congolais, c’est sans aucun doute, la baisse du prix de carburant à la pompe.
On attend que le mouvement soit suivi par l’ensemble des produits sur le marché. Cette baisse n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un travail en silence d’experts du gouvernement suivant des directives claires et nettes du chef de l’Etat et du Premier ministre, sans oublier les conseils des partenaires extérieurs. Cela ressemble bien à J.Kabila et à A.Gizenga qui sont plus hommes d’action que de discours sous forme de slogans creux.
Le gouverneur de la Bcc, dans son point de presse de vendredi, a expliqué la politique monétaire du gouvernement qui est à la base de ces résultats spectaculaires. Ceux qui disaient que le gouvernement était dans la léthargie devraient se raviser. Malheureusement, ils estiment, dans les mêmes incantations diaboliques que le Premier ministre devrait partir pour cause que l’Assemblée nationale rejetterait son budget de l’exercice 2007.
La majorité prête à soutenir le budget 2007
La majorité des députés de la majorité ont sans complaisance compris que le gouvernement ne pouvait pas faire mieux que de traduire dans ce budget les réalités de l’économie nationale. Comme l’avait souligné l’honorable Pius Muabilu à l’issue de la séance au micro de la Rtga, ce budget n’est certes pas en mesure de mettre fin à la misère du peuple, mais il est réaliste. Cela est juste et vérifiable. Le Premier ministre lui-même était le premier à le reconnaître en parlant d’un budget de démarrage. Car, dit-on, Rome ne s’est pas construite en un jour. Il y a donc lieu de comprendre les efforts de l’équipe des experts du gouvernement qui, autour du ministre du Budget, Adolphe Muzitu, ont fait un travail très appréciable.
Après avoir calmé la tempête autour de la rétrocession, il a permis de créer un climat favorable à la collaboration entre le gouvernement central et les provinces. C’est un gage de la reconstruction nationale. Ce serait donc malheureux et irresponsable de faire des projets sur une quelconque mésentente chronique entre Kinshasa et les provinces. Est-ce dire que les députés auraient eu tort de demander au gouvernement d’aller dans le sens de faire mieux que 2,4 milliards de dollars Us ? Non certainement. Mais, pour aller de 2,4 milliards à cinq, il faut des préalables auxquels le gouvernement promet de s’atteler. C’est le sens des cinq chantiers du chef de l’Etat dont la réalisation permettra d’augmenter la production. Car, il n’y a pas création des richesses sans organisation patiente et obstinée.
De l’avis de beaucoup de députés de bonne foi particulièrement dans la majorité, le budget 2007 passera. Il n’y a pas de raisons qu’il ne passe pas. Les améliorations voulues par les députés, à travers la commission Ecofin - qui regorge de spécialistes - ne seront pas de nature à rendre ce budget irréaliste.
Le plus compétent gouvernement du Congo ne peut donner qu’un budget à la mesure de l’incurie et de la megestion de 32 ans de crimes économiques. Comme nous l’avions souligné autrefois, il y a eu plus de peur que de mal.
L’Avenir
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| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
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