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CONGO MON AMOUR
samedi 30 juin 2007, a 09:10
Nkundabatwre aux abois et pris à son propre jeu délibéré de distraction des Congolais

 


Analyse des sournoises confidences du général Nkundabatware au journal Le Soft, confidences dans lesquelles le seigneur de guerre rwandophone s'essaie à une opération de charme pour transformer son cynisme et toutes ses turpitudes en actes de bravoure avec visée de se prévaloir digne libérateur du Congo !


 

Dans une interview, d'une soixantaine de questions-réponses étalées sur 23 pages A 4, publiée par « Le Soft » dans son édition n°909 datée du 7 juin 2007 et mise en ligne le 12 juin, Laurent Nkundabatware, qualifié dimanche 24 juin dernier sur Rfi de général félon par l'honorable Gilbert Kiakwama, surfe sur ce que le peuple congolais a de sentimental, d'émotionnel, donc de faible : la fibre ethnotribale ! En effet, pour justifier son aventure commencée en 2003 avec son refus de se rendre à Kinshasa pour prendre ses galons et ses fonctions, il aligne des conflits à caractère ethnique et tribal survenus dans le Bas-Congo (affaire Bundu dia Kongo fin début 2007), dans le Kasaï et le Katanga (refoulement des Kasaïens en 1993 !), dans l'ex-Kivu (cohabitation difficile entre populations congolaises autochtones et population congolaise d'expression rwandaise) ou à caractère politique survenus à Kinshasa (événements de mars 2007) et à l'Equateur (troubles survenus pendant les élections).

E qu'il s'abstient cependant de dire, c'est que la création de son mouvement n'a aucun lien direct ou indirect avec ce qui s'est passé notamment au Katanga/Kasaï, au Bas-Congo, au Bandundu, à l'Equateur et même à Kinshasa. D'ailleurs, à chaque détour de ses réponses, il s'appesantit continuellement sur le sort de la communauté congolaise d'expression rwandaise à laquelle il appartient. Bien entendu, comme à leur habitude, des Congolais mus par des calculs minables de repositionnement se prennent, soudain, à rêver d'un nouveau dialogue qui aboutirait au retour à la case départ genre Cns, caressant secrètement le fol espoir de permettre aux leurs de sortir du bourbier dans lequel ils se sont inutilement vautrés en récusant le processus électoral. Ainsi, une fois de plus, les Congolais sont en train de se laisser distraire. Et se faire avoir par un Laurent Nkundabatware-Mihigo, général renégat en passe de devenir « superstar ». La veille de la célébration de l'AN 47 de l'Indépendance de la RDC, il y a de quoi s'édifier à l'analyse de la mystification et mythification en cours…

Dans le cahier des charges de son organisation politico-militaire dénommée Cndp, le « général » circonscrit les actes d'insécurité généralisée en ces termes : « 05. Dans certaines entités territoriales de la RDC - Province du Nord-Kivu, Province du Sud-Kivu, Province Orientale - l'insécurité est devenue quasi-structurelle, en ce sens qu'à force de durer et de faire de plus en plus mal, jour après jour, elle a fini par imprégner et asseoir au quotidien au sein des populations concernées les réflexes, les comportements, les relations sociales, les opérations économiques et commerciales, etc.

Ces trois entités territoriales ont en commun d'être celles où, de façon permanente, l'intolérance, l'exclusion, les oppositions interethniques les plus exacerbées et le refus de cohabitation pacifique ont élu domicile. Mais aussi, elles sont celles où opèrent avec la plus grande violence et la plus insupportable barbarie des groupes armés étrangers en situation de rébellion à l'égard de leurs pays respectifs qui sont aussi parmi nos plus prochains voisins. Il s'agit de : FDLR/ex-FAR/lnterahamwe du Rwanda, ADF/NALU et LRA de l'Ouganda, FNL-Palipehutu du Burundi.

« 06. Dans d'autres parties du pays, l'insécurité revêt un caractère plutôt conjoncturel.

 Ainsi, depuis les pillages de 1991 et 1993 et le massacre des Chrétiens de 1992, en pleine Conférence Nationale Souveraine (CNS), la ville de Kinshasa, à la veille ou au lendemain de chaque échéance politique, tend à devenir le théâtre de violences de plus en plus meurtrières.

 La Province du Katanga, à la même époque de la CNS, a connu une épuration ethnique dirigée par Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, l'actuel président de l'Assemblée Provinciale contre les non-originaires, en particulier les Baluba ressortissants du Kasaï. Ces derniers avaient déjà connu les mêmes pogroms, à une échelle plus vaste, lors de la sécession katangaise, au lendemain de l'indépendance, le 30 juin 1960. Cette menace-là n'est pas définitivement écartée, mais encore la rivalité entre Balubakat et « Katangais utiles » ne met pas la Province à l'abri d'éventuelles secousses porteuses de drames humains. Sans parler des groupuscules armés de la mouvance Maï-Maï qui ont mis à sac, il y a peu, le nord de la province et des représailles FARDC qui se sont ensuivies (cfr les exactions contre les populations de Kilwa).

 Plus récemment, la Province du Bas-Congo a été confrontée à des violences meurtrières d'une ampleur qui lui était jusqu'alors inconnue. Elles sont dues à l'apparition d'un mouvement à caractère politico-religieux et à visées probablement autonomistes, à moins qu'elles ne soient irrédentistes. Le Bundu-dia-Kongo (BDK), puisqu'il s'agit de lui, a été, par deux fois, l'objet d'une répression sanglante de la police et de l'armée qui ont utilisé des moyens disproportionnés pour en venir à bout. Le BDK n'a probablement pas fini de faire parler de lui.

 Dans la province de Bandundu, les récentes revendications territoriales angolaises en territoire de Kahemba ne sont pas pour rassurer sa population ni les autres Congolais qui doivent s'inquiéter de l'avenir de la paix dans cette partie de la RDC.

 Quant à la province de l'Équateur, des signes avant-coureurs d'une instabilité chronique à venir ont déjà été observés à la suite des contestations électorales et des violences qui en ont résulté ».

Naturellement, il en tire toute la conclusion ci-après : « Par conséquent, si les comptes sont bons, sur les 11 provinces (dont Kinshasa) qui forment la RDC, au moins huit connaissent une insécurité plus ou moins grande. C'est beaucoup, c'est trop, cela mérite que les pouvoirs publics y consacrent le maximum d'énergies, de talents et de ressources matérielles et financières disponibles. Faute qu'il en soit ainsi, notre pays serait condamné à l'impuissance et à la mort lente, mais sûre. Et cela, le CNDP se refuse à l'admettre ».

 

Reprise des revendications du Rcd

 

A lire intelligemment ce fameux cahier des charges, on se retrouve devant cette réalité embarrassante : Nkundabatware reprend l'essentiel des revendications du Rcd au lendemain de la guerre du 2 août 1998, renouvelées la veille de la signature de l'Accord de Lusaka et confirmées pendant le Dialogue intercongolais ! Elles portaient et portent sur les intérêts spécifiques de sa communauté ethnique résumée dans le triptyque : « terre-nationalité-pouvoir ». Sa communauté a obtenu la nationalité à la faveur de la Loi sur la nationalité ; elle a eu le Pouvoir pendant la Transition en plaçant Azarias Ruberwa à la vice-présidence de la République en charge de la Commission Politique, Défense et Sécurité ; elle reste préoccupée par la revendication terre, partant du principe sociologique négro-africain selon lequel « chaque terre appartient à une tribu et toute tribu a sa terre ».

On ne le dit pas assez malheureusement, et c'est peut-être le moment de le rappeler en le soulignant avec insistance : l'avenir de la communauté congolaise d'origine rwandaise est partout, sauf au Rwanda ! On en veut pour preuve le traitement discriminatoire dont sont victimes en terre rwandaise les réfugiés Tutsi congolais alors que dans toutes les autres communautés ethniques et tribales transfrontalières présentes aussi bien au Congo que dans d'autres Etats voisins, la notion de réfugié entre gens de même sang, de même clan ou encore de même ethnie ou tribu n'existe pas. Un Lari du Congo-Brazzaville, qui fuit son pays pour se sécuriser dans le Manianga de la RDC, n'est jamais traité véritablement en réfugié dans cette contrée. Il sait qu'il a de la « famille » de l'autre côté de la frontière, et son intégration est la chose la plus aisée qui soit. Dès qu'il y débarque, on le loge, on le nourrit, on lui trouve rapidement une terre à cultiver et, s'il est célibataire, une âme sœur !

Si, par contre, des Tutsi Banyamulenge qui se retrouvent au Rwanda parmi les leurs restent cantonnés dans des campements pour réfugiés parce qu'il n'y a personne dans une colline de Kigali ou de Gisenyi pour les accueillir, c'est qu'ils sont traités en étrangers par leurs frères de race et de sang. Ça s'appelle racisme, ségrégationnisme, apartheid, stigmatisation, indexation, bref mépris ! Moralité : l'avenir de la communauté congolaise d'origine rwandaise est en RDC. Il passe impérativement par l'intégration de la Nation congolaise ; n'en déplaise à Moïse Nyarugabo qui assimile intégration à absorption, à disparition !

La question de fond pour tout analyste avisé, à la lecture de l'interview de Laurent Nkundabatware et du cahier des charges de son mouvement, est dès lors de savoir si après le Rcd, si après le Cndp, il n'y aura pas de « jamais deux sans trois » ; le général félon ayant, par exemple, reconnu avoir récupéré pour le compte de son mouvement actuel le gros de l'armement provenant de l'arsenal de son ancienne organisation. Cela suppose que le Rcd ayant caché le Cndp, le Cndp ne peut pas ne pas cacher une autre organisation…

 

De la lignée des « Affreux » Scrhamme et Denard !

 

A dire vrai, la prestation de Nkundabatware trahit un homme aux abois n'ayant plus pour ressource que l'exacerbation des sentiments ethnotribalistes là où le temps a pansé les plaies d'hier et panse celles d'aujourd'hui sans nécessairement aller au « show » de la réconciliation qu'il est en train de préconiser. C'est assez visible puisque dans son entreprise de distraire les Congolais, il en appelle à la réactivation de la « Commission Vérité et Réconciliation » et suggère qu'il lui soit affecté 25 % du Budget de l'Etat congolais ! Cette Commission, pour rappel, a fonctionné au cours de la Transition. Pendant les 44 mois de la durée de celle-ci (juin 2003-février 2007), on n'a jamais entendu ni vu Laurent Nkundabatware en dire du bien !

S'il s'en fait l'avocat de la 25ème heure aujourd'hui, c'est qu'il veut se faire le héraut d'une Cause de laquelle il espère sortir héros ! Il sait qu'il va facilement trouver des Congolais prêts à lui ouvrir le boulevard de la Grandeur pendant qu'il a lui-même conscience d'être totalement perdu dans le sentier de la Décadence.C'est ce que nous tentons de démontrer dans les lignes qui suivent en analysant chacune de ses réponses aux 66 questions pertinentes de notre confrère Mukebayi Nkoso qui a fait un fabuleux travail de « psychanalyse ». Le vrai mérite de la prestation de Nkundabatware est de convaincre enfin l'opinion avertie que l'homme est de la lignée des « Affreux » que furent Jean Schramme et Bob Denard. Un vil mercenaire qui se drape derrière la Cause « Tutsi » pour assouvir sa soif insatiable de sang. Donc, un vrai danger aussi bien pour cette communauté et pour le Rwanda que pour la RDC et la région des Grands Lacs. Tenez !

 

1. Laurent Nkundabatware, le boucher de Kisangani…

 

Réponse de LN au journal « Le Soft » : « Les Congolais doivent comprendre. À Kisangani, la guerre a commencé alors que j'étais en formation dans une académie au Rwanda. On me dit que Kisangani est occupé et que je dois accompagner le chef d'état-major général adjoint chargé de l'administration Gabriel Amisi Tango Fort. J'arrive à Goma à 9 heures alors que le chef-lieu de la province Orientale est occupé depuis cinq heures du matin. Les combats font encore rage dans la ville. Nous prenons l'avion avec le général Tango Fort qui était alors mon chef. Prennent place à bord du même vol : le colonel Luboya, G2 du RCD.

« À l'époque, je suis commandant brigade en formation. Je n'étais pas en fonction. C'est mon adjoint, le colonel Yvon Gizani, qui assumait mon intérim à Kisangani. Il est aujourd'hui à Kinshasa. Où est la responsabilité de Laurent Nkunda dans cette affaire ? On dit que je suis resté à Goma parce que je crains d'être arrêté à Kinshasa à cause de Kisangani. Que dire alors d'Adolphe Onosumba à l'époque président du RCD ? Il avait la charge des opérations comme chef suprême. Que dire d'Azarias Ruberwa ? Il était secrétaire général du RCD. Que dire du général Gabriel Amisi Tango Fort aujourd'hui chef d'état-major général adjoint ? Que dire de feu général Sylvain Buki alors chef d'état-major général de l'armée du RCD ? Et du général Malik à l'époque du RCD chargé des opérations ? « Chercher dans cette affaire à faire porter la responsabilité à Laurent Nkunda, c'est simplement prendre le raccourci du bouc émissaire ».

 

Observations : Les derniers événements de Kisangani datent de juillet 2002 après la tenue du Dialogue intercongolais à Sun City du 25 février au 19 avril ! Pour mémoire, l'Accord de Sun City venait d'être signé en désignant Joseph Kabila en qualité de Président de la République (pour le compte de la composante Gouvernement), Jean-Pierre Bemba en qualité de Premier ministre (pour le compte de la composante Mlc) ; le poste de Président du Parlement ayant été réservé au Rcd. Pour rappel, côté congolais, il n'y a eu que le Rcd, l'Udps et quelques petits partis à avoir boycotté cet accord.

Ces événements vont révolter l'opinion, étant donné que plus rien ne pouvait les justifier ; l'Accord de Sun City ayant, à ce moment-là, obtenu la caution de la Communauté internationale. Mme Mary Robinson, Haut commissaire pour les Droits de l'Homme, s'était même emportée au cours d'un point de presse, citant nommément Laurent Nkundabatware parmi les exécutants du massacre.De juillet 2002 à juin 2007, il s'est passé cinq ans au cours desquels l'intéressé n'a engagé la responsabilité ni d'Onosumba ou Ruberwa, ni d'Amisi ou Buki, encore mois de Malik ! Il ne s'est même pas défendu personnellement ! Qu'il ait attendu l'interview du Soft en 2007 et au moment où son mouvement, le Cndp, reprend les revendications du Rcd, c'est bien la preuve qu'il y a anguille sous roche !

Les historiens noteront que dans sa réponse, Nkundabatware fait exprès de ne pas rappeler à l'opinion que ces événements ont mis pour la 2ème fois en terre congolaise face-à-face l'armée rwandaise (soutenant le Rcd) et l'armée ougandaise (soutenant le Mlc). Ainsi, par l'entremise du Rcd et du Mlc, deux armées régulières étrangères se sont battues au Congo ; les victimes étant les populations congolaises locales...Laurent Nkundabatware n'a donc pas jugé utile de voler au secours de ces populations alors qu'il s'en est allé « sauver des vies Banyamulenge » à Bukavu.

 

2. De ses relations avec Azarias Ruberwa Manywa, l'ancien Vipi en charge de la Défense et de la Sécurité, et ce qu'il pense de lui comme homme !

 

« Ruberwa m'a dit un jour qu'il était fâché contre nous parce que nous avions refusé d'accompagner le RCD à Kinshasa. Depuis que j'ai refusé d'aller prendre mes fonctions à Kinshasa, on n'a plus la même relation (...). Mais je pense que je n'ai rien à en attendre. Il n'a pas un soutien à me donner. Il n'a pas su capitaliser le poste que nous lui avions donné, ce poste pour lequel nos enfants sont morts. S'il n'a rien fait pendant qu'il était Vice-président de la République, je ne le vois pas faire quoi que ce soit aujourd'hui ». (…) Il nous a accusés d'avoir refusé de l'accompagner à Kinshasa. Mais il n'a jamais été clair dans sa vision. J'ai parlé avec lui avant qu'il ne se rende à Kinshasa. Je lui ai demandé ce que nous allions y faire. Il n'a pas su me répondre, ni me dire ce que nous allions y gagner. Si j'ai refusé d'aller à Kinshasa, c'est mon droit. Ce n'est pas le RCD qui m'a formé, ni m'a recruté comme militaire. Je n'avais donc aucune dette envers le RCD ».

 

Observations : Relisons calmement cette réponse suffisamment révélatrice de la démarche ethnotribale de l'homme. Il dit clairement que Ruberwa « n'a pas su capitaliser le poste que nous lui avons donné, ce poste pour lequel nos enfants sont morts » et déduit en substance que « S'il n'a rien fait pendant qu'il était Vice-président de la République, je ne le vois pas faire quoi que ce soit aujourd'hui ». Ces deux extraits révèlent en vérité que c'est une affaire interne à la communauté congolaise d'expression rwandophone !

Premier enseignement : c'est à cette communauté que Ruberwa devait son poste, et puisqu'il a échoué selon l'entendement du « général », le Cndp prend tout naturellement la relève ! Deuxième enseignement : il dénie au Rcd tout droit sur sa personne. « Ce n'est pas le RCD qui m'a formé, ni m'a recruté comme militaire ». Ainsi, il estime à partir de cette évidence que ne pas aller à Kinshasa, c'est son droit. La déduction à tirer ici est que Laurent Nkundabatware ne devant rien à la République Démocratique du Congo - en tout cas ce n'est pas le Pouvoir central qui l'a recruté comme militaire et l'a formé - il est en droit, à tout moment, de remettre en cause sa relation avec l'armée légale de la RDC ! Il n'y a au monde aucun pays qui puisse avoir dans son armée un militaire qui non seulement réfléchit mais en plus agit ainsi ! Un tel électron libre est un mercenaire tout fait.

Troisième enseignement : n'ayant pas à l'époque trouvé ce que sa communauté avait à gagner à se rendre à Kinshasa, Nkundabatware ne peut pas aujourd'hui, sous le couvert du Cndp, justifier ce que la même communauté a à gagner du « Dialogue intercongolais bis » vers lequel il veut pousser les Congolais !

 

3. Les événements de Bukavu…

 

« Et puis il y a Bukavu. J'ai parlé avec beaucoup de ministres à Kinshasa alors que je m'y trouvais pour sauver des vies Banyamulenge. J'ai parlé avec Azarias Ruberwa. Il m'a promis qu'une enquête allait être mise en route sur ce qui s'était passé à Bukavu. Il m'a recommandé de quitter la ville pour laisser faire l'enquête. En réalité, je pense que Ruberwa doit garder des remords de cet épisode parce que ce sont ses propres frères qui sont morts. Il n'a pas pu leur rendre justice durant son mandat ».

 

Observations : On y est justement ! De Goma où il se trouvait, le « général » qui a refusé de descendre à Kinshasa pour prendre ses fonctions va tout simplement débouler sur Bukavu pour, dit-il, « sauver des vies Banyamulenge » ! Le message est d'une clarté limpide : des vies Rega ou des vies Bembe ne représentent rien à ses yeux ! Voilà le « militaire » qui se veut l'interlocuteur tantôt du Président de la République, tantôt du Gouvernement et qui, de surcroît, a la prétention de reformer l'armée congolaise via le mixage ! ! !

 

4. Du Rwanda, ce pays a une dette envers lui.

 

« Vous dites que le Rwanda m'a adopté ? Nous sommes allés au Rwanda aider le FPR à chasser le pouvoir dictatorial et génocidaire de Juvénal Habyarimana. Je suis allé donner mon appui avec d'autres Congolais. Tel feu le général Anselme Masasu Nindaga. Tels le général Malik, le général Obed Rwibasira, le colonel Eric Rihombere, le colonel Elie Bishondo, le colonel Bonane aujourd'hui en Ituri. Nous sommes parmi ceux qui ont sympathisé d'une manière ou d'une autre avec le Rwanda. Mes relations avec le Rwanda sont des relations fraternelles. Je suis Munyarwanda congolais. J'ai des liens de culture, de langue et d'histoire avec le Rwanda. Le Rwanda héberge encore aujourd'hui beaucoup de réfugiés rwandophones congolais. Nos familles sont là. Nous partageons un passé commun ». (…)

« Je pense en effet que le Rwanda m'est redevable. Nous disons que nous n'avons pas de comptes à demander au Rwanda puisque nous nous sommes battus pour une cause. Nous ne sommes pas allés au Rwanda comme mercenaires. Il s'est agi d'un engagement personnel pour des valeurs. Nous n'avons rien à réclamer, mais les Rwandais eux-mêmes reconnaissent que nous avons fait beaucoup pour eux. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils nous ont accompagnés dans la marche de l'AFDL vers Kinshasa ».

 

Observations : Laurent Nkundabatware revendique courageusement sa « rwandaïté » quand il déclare, citation : « J'ai des liens de culture, de langue et d'histoire avec le Rwanda. Le Rwanda héberge encore aujourd'hui beaucoup de réfugiés rwandophones congolais. Nos familles sont là. Nous partageons un passé commun » ! Il y a lieu de poser, aux acteurs politiques qui comptent sur ce « général » pour rebondir, la question suivante : quelle la place du Kasaï ou du Katanga là-dedans ? Et celle du Bas-Congo ou de l'Equateur ? Et du Bandundu ou de Kinshasa ? Ceux qui ont succombé facilement aux sirènes du « général » - surtout nos compatriotes de Limete - devraient se ressaisir en se souvenant du rôle que l'on fait jouer continuellement à au lider maximo : celui de marchepied !

 

5. Quand on veut savoir s'il recherche des postes dans les Institutions à Kinshasa, il répond oui en mettant cependant malignement en avant son plan de paix qui en est la condition. Dans un « Condensé du cahier de charges du Congrès National pour la Défense du Peuple » signé à Bwiza, Nord-Kivu, le 30 décembre 2006, le Général de Brigade Laurent Nkunda Mihigo, réclamait au point 8 ce qui suit : « Mettre en oeuvre la loi d'amnistie déjà votée et promulguée et annuler les

mandats d'arrêt émis sans fondement et nuisibles à la réputation des victimes ».

 

En voie de quoi, le CNDP « en guise de bonne foi se déclare disposé à observer un cessez-le-feu permanent pour tester la bonne volonté du régime en place d'engager un processus démocratique véritable dans l'esprit et la lettre de ce qui vient d'être dit ». Ainsi, poursuit le texte, le CNDP « adhère sans réserve à la position de tous ceux qui, comme l'Afrique du Sud, la MONUC et des forces politiques et sociales congolaises, appellent à une solution politique négociée de la crise actuelle, car à l'évidence, la solution militaire a montré toutes ses limites ».

 

Observations : Voici un « général » qui refuse librement de prendre ses galons et ses fonctions, un « général » qui dénie au Rcd tout droit sur sa personne, un « général » qui lève une mutinerie en entraînant 2.000 militaires Fardc d'expression rwandaise dans l'aventure de Bukavu pour « sauver des vies Banyamulenge » et qui, suprême audace, réclame la mise en œuvre de la loi d'amnistie et l'annulation des mandats d'arrêt émis contre lui, mandats qu'il qualifie au demeurant de « sans fondement et nuisibles à la réputation des victimes » ! Le bourreau, le coupable se décrète victime !

Voici un général renégat, dans un pays doté d'une Constitution dont l'article 190 interdit formellement et qualifie de haute trahison l'organisation des formations militaires, paramilitaires, milices ou jeunesses armées, se disant prêt à faire observer au sien de groupe armé un cessez-le-feu « permanent pour tester la bonne volonté du régime en place d'engager un processus démocratique véritable » ! Cette bravade, il la balance au lendemain de la tenue des élections ! Oui, voici un « général » qui se vante à son tour de « la position de tous ceux qui, comme l'Afrique du Sud, la MONUC et des forces politiques et sociales congolaises, appellent à une solution politique négociée de la crise actuelle, car à l'évidence, la solution militaire a montré toutes ses limites », une crise qu'il a sciemment créée et entretenue à partir de son refus d'évoluer dans les Fardc ! Autant que les partenaires extérieurs, les forces politiques et sociales congolaises qui ont tenté la voie de la négociation réalisent à leurs dépens comment s'acharne-t-il à vouloir leur arracher le bras pour la main qu'ils ont essayée de lui tendre.

 

6. Dans son plan de paix, Nkunda offre des propositions.

 

« Au niveau du CNDP, nous disons qu'il faut mettre chacun à sa place. Nous ne venons pas seulement discuter des postes, nous apportons un savoir-faire qui a manqué au Gouvernement. Nous avons fait montre de notre savoir-faire en réussissant la réconciliation partout où nous sommes présents. Nous avons fait montre de notre savoir-faire dans l'organisation de l'armée et même dans la sécurisation du territoire. Voilà pourquoi, nous disons que ce n'est pas seulement une question de partage des postes, mais c'est aussi une question de négocier les capacités. Nous disposons d'une expertise capable d'aider ce Gouvernement à aller de l'avant. Nous sommes prêts à la mettre à la disposition de qui de droit ».

 

Observations : C'est du plat réchauffé que l'on repasse pour la consommation populaire ! En effet, de 1998 avec le début de la guerre à 2003 avec le début de la transition, le Rcd faisait valoir son expertise politique, diplomatique, militaire, économico-financière et socioculturelle, ridiculisant continuellement l'incompétence du « Gouvernement de Kinshasa » ! Pourtant, entre juin 2003 et février 2007 (durée de la Transition issue du Dialogue intercongolaise), cette expertise a fait flop ! Que Laurent Nkundabatware, à la tête d'une organisation politico-militaire essentiellement ethnotribale, en vienne en dire qu'il dispose « d'une expertise capable d'aider ce Gouvernement à aller de l'avant », il y a bien de quoi se demander où va-t-il la recruter !

On est, une fois de plus, en plein dans la thèse ségrégationniste de la supériorité de la race nilotique sur la race bantoue, thèse développée en Occident en prévision de la guerre de 1996 et surtout de 1998. On en connaît aujourd'hui le prix : si la première, menée par la majorité bantoue avec la minorité tutsi, s'est révélé une promenade de santé (dixit l'Opposition radicale), la seconde, elle, conduite par la majorité tutsi avec la minorité bantoue, s'est soldée par le bilan effarent de près de 4 millions de morts pour causes directes ou indirectes, de près de 2 millions de déplacés internes et de près de 400 mille réfugiés, le tout sur fond de pillage systématique des ressources naturelles et autres formes de richesses congolaises. La majorité des victimes sont des Congolais d'expression autre que rwandaise ! Voici ce dont est capable l'expertise capable d'aider le Gouvernement à aller de l'avant !

 

7. Mais le général explique que dans ces négociations, son ancien mouvement politico-militaire du RCD-G n'est nullement concerné.

 

« Le RCD est déjà au Gouvernement. Il a fait alliance avec l'AMP même s'il n'a pas obtenu un poste ministériel. Puis, le RCD a participé au Gouvernement pendant les trois années de la transition. Nous, nous n'avons rien eu. Le CNDP n'a aucun lien avec le RCD. Nous avons un lien du passé du fait d'avoir été général au RCD. Certains aspects de notre cahier reprennent des revendications partagées à l'époque avec la direction du RCD. Le RCD s'en est détourné dès qu'il est arrivé au pouvoir. Nous, nous continuons encore à nous battre pour en obtenir la matérialisation. Il n'y a pas de collaboration entre le CNDP et le RCD. Nous sommes autonomes. Il faut rappeler que nous avons connu des contradictions presqu'irréductibles avec les membres de la direction du RCD, même avec Ruberwa (...). On s'est battu en 1998 contre les anti-valeurs. Ces anti-valeurs ont continué avec la transition. On s'est battu pour que les réfugiés reviennent au pays, pour qu'il y ait réconciliation. En la matière, le RCD n'a rien fait avancer ».

 

Observations : Le doute est ainsi levé ; le Cndp reprend effectivement à son compte les revendications du Rcd parce que le Rcd - c'est Nkundabatware qui le clame - « s'en est détourné dès qu'il est arrivé au pouvoir ».D'ailleurs, l'intéressé persiste et signe : « Nous, nous continuons encore à nous battre pour en obtenir la matérialisation ». Vive l'agenda caché ! La pertinente question suivante vient à l'esprit, à savoir : quelle est alors la place du Kasaï ou du Katanga là-dedans ? Et celle du Bas-Congo ou de l'Equateur ? Et du Bandundu ou de Kinshasa ?

 

8. Êtes-vous Nkunda ou Nkundabatware ?

 

« Mon nom est Laurent Nkunda Mihigo. Le patronyme Nkundabatware existe dans le langage kinyarwanda mais je ne le porte pas. Ceux qui me le collent veulent me caricaturer ».

 

Observations : On aurait bien souhaité l'entendre donner la signification exacte du patronyme Nkundabatware, car si Laurent Nkunda Mihigo y trouve une manière de le caricaturer, c'est que ça doit être quelque chose d'encombrant.

 

Correspondance particulière de Omer Nsongo die Lema/MMC

vendredi 29 juin 2007, a 19:22
Il n' y a pas match : Le Président Joseph Kabila super star

  

  Le président Kabila plastronne. C’est le cas de le dire à voir l’explosion du net au sujet de sa dernière interview à Jeune Afrique. Quelle que soit la nature des différents propos, il fait la une des écrivailleurs du net terrés dans un faux exil politique qui, en réalité, est une fuite alimentaire. Et plus le temps passe, plus ils perdent des arguments et sombre dans des démentis de leurs propres propos.

 

Du cas Bemba, par exemple, on considère que Joseph Kabila veut se venger de lui en préférant laisser la justice suivre son cours. Hier, pourtant, ce sont les mêmes qui affirmaient que c’est Kabila qui avait attaqué. Si donc il veut se venger, on conclue que le provocateur, c’était Bemba.

Dans ce cas, pourquoi est-ce que tous ces scribouillards qui jouent du stylo et du clavier s’agitent-ils lorsque l’on demande que Bemba s’explique avec la justice de son propre pays ? Le Congo va-t-il demeurer dans la logique négociationniste à perpétuité ?

N’en déplaise aux détracteurs qui font de la contrediction par principe et non pas nécessairement pour des besoins de débat qui éclair, l’intervention de Kabila démontre que chaque jour l’homme s’améliore et sa sagesse ne fait que se révéler au grand public. En effet, présentée comme "des vérités crues de Joseph Kabila ", l’interview du président de la République à " Jeune Afrique " est une manifestation de sa lucidité politique en face des problèmes qui se posent dans son pays. L’homme que certains journalistes qualifient parfois volontiers de mystique, est aussi capable de cracher la vérité en souriant, ce qui déconcerte souvent les observateurs et les protagonistes qui se retrouvent au cœur de "l’enjeu congolais", écrit encore le journal qui ajoute qu’en fait Joseph Kabila allie le mysticisme d’un homme de foi à la force tranquille d’un homme de responsabilité. La RDC est un pays qui peut faire vaciller le plus habile des politiciens. Joseph Kabila le sait et profite de sa jeunesse pour donner à ce pays continent le meilleur de lui-même avant de quitter les devants de la scène politique au bon moment.

 

Congo yetu

 

vendredi 29 juin 2007, a 08:26
Interview : Pourquoi les cendres de Mobutu n’ont-elles toujours pas été rapatriées chez lui à Gbadolite ?

 
En septembre prochain, ce sera le dixième anniversaire de la mort de Mobutu au Maroc. Pourquoi ses cendres n’ont-elles toujours pas été rapatriées chez lui, à Gbadolite ?

Joseph Kabila : Dès 2001, j’ai envoyé à Rabat une délégation s’entretenir de cette question avec la famille du défunt maréchal. Mon souhait était et demeure que la dépouille soit ramenée au Congo pour y être inhumée. Qu’est-ce qui bloque? Je crois que vous devriez poser la question à son fils, le ministre d’Etat Nzanga Mobutu. Peut-être y a-t-il des divergences à ce sujet  au sein même de la famille. En ce qui me concerne, en tout cas, je ne vois aucun obstacle à ce qu’un ancien Chef de l’Etat soit enterré dans son pays de la façon la plus officielle qui soit.

L’Etat congolais compte-t-il s’opposer à la récupération par la famille Mobutu de quelque 6 à 7 millions de dollars bloqués dans des banques suisses et qui pourraient être dégelés en 2008 ?

Joseph Kabila : Six millions seulement? Je crois me souvenir qu’à une certaine époque, il y en avait beaucoup, beaucoup plus. A un moment, l’Etat congolais avait entamé des démarches pour recouvrer cet argent. Ces démarches n’ont pas, depuis, été poursuivies, d’où la perspective que vous évoquez. Pour l’instant, je n’ai pas ce dossier en main. Je verrai.

Jeune Afrique : Comptez-vous rouvrir un jour le procès des assassins présumés de votre père, qui ont été jugés et condamnés à de très lourdes peines? Ou persistez-vous à dire qu’il n’y aura ni pardon ni révision?

Joseph Kabila : Le terme d’assassins présumés n’est pas correct puisque, comme vous le dites vous-même, ils ont été jugés et reconnus coupables. Dès lors, je ne vois pas pourquoi nous devrions rouvrir ce procès. C’est clair.

Jeune Afrique : De nombreux Congolais préfèrent toujours vivre en exil...

Joseph Kabila : Je m’insurge contre ceux qui fuient leur pays en invoquant de prétendus prétextes de sécurité, alors qu’ils le font pour des motifs purement alimentaires. Les anciens dignitaires mobutistes sont pour la plupart revenus en toute liberté. Beaucoup ont recouvré leurs biens en justice ou tentent de le faire.

Jeune Afrique : Quand l’armée congolaise sera-t-elle en mesure d’assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays?

Joseph Kabila : Chaque jour, cette armée monte un peu plus en puissance. Je me suis donné deux ans pour former des unités combattantes capables de défendre notre intégrité nationale. C’est un processus qui s’achèvera avec l’intégration de toutes les forces armées congolaises présentes sur notre sol. Y compris la Garde républicaine, dont deux bataillons ont déjà été intégrés.

Jeune Afrique : Vous avez critiqué le rôle de la Monuc lors des événements de mars. Ce contingent, fort de 17.000 hommes, doit-il rester et, si oui, jusqu’à quand?

Joseph Kabila : La Monuc joue un rôle essentiel. Mais elle doit être beaucoup plus efficace. Quand on voit ce qui se passe à l’est du pays, où sont concentrées 80% de ses forces, on se pose mille et une questions. Si la Monuc ne devient pas plus active, si elle n’obtient pas de meilleurs résultats sur le terrain, si le Conseil de sécurité ne lui donne pas des instructions en ce sens, sa présence même n’aura plus peu à peu sa raison d’être. Déjà, les populations de l’Est se demandent parfois à quoi elle sert.

Jeune Afrique : Le général Laurent Nkunda et ses sept mille miliciens du Nord-Kivu font-ils, à vos yeux, partie des « forces négatives » à éradiquer, ou espérez­-vous encore le ramener au bercail?

Joseph Kabila : Ecoutez. Le statut de M. Nkunda est clair. Il a été nommé général de brigade par le gouvernement en 2003, avec une affectation précise: le commandement de la 8ème région militaire du Nord-Kivu. Lui et d’autres officiers ont refusé de prêter serment et de regagner leurs bases, entrant ainsi en dissidence. En 2004, après avoir rassemblé des centaines de jeunes gens armés, il a fait mouvement vers le Sud-Kivu et s’est emparé par la force de la ville de Bukavu.

Et cela au vu et au su de la Monuc et de la communauté internationale, qui voudraient aujourd’hui nous voir négocier avec ce monsieur. Trois jours plus tard, nous avons repris Bukavu. Nkunda et sa bande se sont alors repliés au Nord­Kivu. Un mandat d’arrêt a été délivré contre lui par la justice militaire. Fin 2006, il a de nouveau puisé des effectifs au sein de deux brigades non encore intégrées afin d’attaquer la localité de Goma, objectif que nous l’avons empêché d’atteindre.

J’ai néanmoins proposé, au début de cette année, que le processus d’intégration des hommes de Nkunda au sein de l’armée nationale se poursuive, en commençant par l’étape de l’identification. Nous en sommes là. Mais je dois dire que M. Nkunda n’est pas un cas unique- Il y a, au Nord-Kivu, un certain nombre de criminels de guerre recherchés par la justice nationale et internationale, qui ont fait de cette région leur bastion.
Jeune Afrique : Il y a aussi, dans l’Est, quelques milliers d’irrédentistes hutus rwandais opposés au régime de Kigali, ex-génocidaires et interahamwes de la première, voire de la seconde génération...

Joseph Kabila : Six mille hommes à peu près, soit cinq fois moins qu’il y a dix ans. Pour eux, il y a deux options : soit ils déposent les armes et nous les désarmons de force et nous les expulsions.

Jeune Afrique/Le Palmarès

jeudi 28 juin 2007, a 19:09
nterview : Pensez-vous que Laurent Nkundabatware bénéficie du soutien du Rwanda ?

 

J’espère bien que non. Mais, dans la région des Grands Lacs, tout est possible. Jeune Afrique : Pourquoi n’y a-t-il toujours pas eu d’échange d’ambassadeurs entre Kinshasa et Kigali ?

Joseph Kabila :  La réouverture des ambassades, c’est l’étape ultime. Si cela intervient dans six mois, un an ou cinq ans. je veux que ce soit sur des bases solides et sans aucune suspicion réciproque. Auparavant, nous devons régler une fois pour tous ce casse-tête des groupes armés entretenus par l’un ou l’autre pays contre son voisin. Vous avez évoqué le cas Nkunda, mais il y a d’autres groupes jusqu’en Ituri.

Jeune Afrique : Avec l’Angola, un différend frontalier vous oppose à propos d’une demi-douzaine de villages de la région de Kahemba, dans le Bandundu. Ne craignez-vous pas que cela dégénère en conflit ouvert?

Joseph Kabila : Absolument pas. Nous avons de très bonnes relations avec les autorités de Luanda. Cette affaire est simple : dans cette zone comme tout le long de notre frontière avec l’Angola et la Zambie, il existe des endroits mal délimités, d’autant que nous avons de part et d’autre des populations à la fois identiques et mouvantes.

D’où des contradictions. En l’occurrence, il s’agit de villages congolais à la population mixte. Des commissions conjointes ont travaillé, des enquêtes ont eu lieu. Il faut maintenant avoir recours à une technologie moderne afin de fixer une fois pour tout, le trace commun tout le long de la frontière -soit 2.500 kilomètres.

Jeune Afrique : Vous vous êtes rendu début juin au Congo-Brazza. A l’issue de cette visite officielle, vous avez eu une petite phrase qui prête à interprétation: « J’ai passé la nuit à Brazzaville et je suis toujours vivant » C’était de l’humour ?

Joseph Kabila : A votre avis? Bien sûr. Je faisais référence à la rumeur, toujours la rumeur selon laquelle les autorités de Brazzaville seraient nos ennemies jurées, alors que mes rapports avec le Président Sassou Nguesso sont excellents. Il faut parfois savoir sourire de la rumeur.
Jeune Afrique : Regrettez-vous Jacques Chirac ?

Joseph Kabila : C’est un homme bien. Il a, je crois, puisqu’il me l’a dit, une affection particulière pour l’Afrique et aussi pour moi. Un monsieur bien, donc...

Jeune Afrique : Vous avez encore un problème, disons de visibilité, à l’égard des Congolais. Ils se plaignent de ne pas vous voir, de ne pas vous entendre. Seriez-­vous fâché avec la communication?

Joseph Kabila : Et, pourtant, le Président est là! Et il travaille, sans repos ni vacances. Cela fait plus de dix ans que je mène cette vie quasi monacale, sans compter les années au maquis. J’ai beau être encore jeune, il arrive que le corps se fatigue. Devrais-je communiquer sur cela ? Je vais bientôt commencer de longues tournées à l’intérieur du pays, comme je l’avais promis. Là, vous me verrez, vous m’entendrez. Mais si c’est du culte de la personnalité que vous recherchez, vous risquez d’attendre longtemps.
Jeune Afrique : Avez-vous changé?

Joseph Kabila : Oui, et mon pays aussi. Lorsque je regarde en arrière, je me dis que j’ai acquis, en termes d’expérience et de sagesse, ces six dernières années, ce que d’autres accumulent pendant toute une vie. Quant au Congo, il est de retour dans la cour des grands de ce continent. On ne tardera pas à s’en apercevoir.

  Jeune Afrique : La Constitution vous donne droit à deux mandats de cinq ans. Vous devrez donc, si vous êtes réélu, quitter le pouvoir au plus tard en 2016, à l’âge de 45 ans. Ne serez-vous pas tenté de faire modifier cette disposition pour demeurer aux affaires?

Joseph Kabila : La Constitution, c’est  sacré...

Jeune Afrique : Certains de vos pairs l’ont dit. Avant de changer d’avis.

Joseph Kabila : Mais Joseph Kabila n’est pas comme les autres. J’ai, donné ma parole d’honneur en promulguant cette Constitution, je n’y toucherai donc pas. Le pouvoir use. II faut savoir s’arrêter.

Jeune Afrique : Doit-on vraiment vous croire ?

Joseph Kabila : Je vous donne ma parole d’officier. Que voulez-vous de plus ?

Jeune Afrique : La révision en cours d’une soixantaine de contrats miniers signés pendant la période de transition ne risque-t-elle pas de gêner certains membres de votre entourage ?

Joseph Kabila : Cela ne me gêne pas à titre personnel, ni aucun de mes proches. De quoi s’agit­-il? D’une évaluation de la situation, cinq ans après l’adoption du code minier en 2002: qu’est-ce qui n’a pas marché? Comment corriger les erreurs? Comment mieux profiter des réussites? C’est une démarche responsable qui n’a qu’un seul but: la réappropriation par le Congo de son patrimoine minier. Il ne s’agit pas de régler des comptes avec tel ou tel partenaire étranger ou congolais, mais de se dire, les yeux dans les yeux, ses quatre vérités.

Jeune Afrique : Votre gouvernement compte soixante ministres et vice­-ministres. Etes-vous sûr qu’aucun d’entre eux ne songe à profiter de son poste pour s’enrichir ?

Joseph Kabila : Je l’ai clairement dit en Conseil des ministres: ce type de mentalité est désormais banni.

Jeune Afrique : Et si l’un d’entre eux est attrapé la main dans le sac ?

Joseph Kabila : Sa destination est toute trouvée:   la prison de Makala.

Jeune Afrique : A qui pensez-vous ?

Joseph Kabila : Je ne vous le dirai pas ! Une chose est sure quand on fera le bilan en septembre prochain, il y aura beaucoup de candidats pour Makala.

Jeune Afrique : Manifestement, le mois de septembre sera décisif...

Joseph Kabila : Ce gouvernement aura six mois d’exercice plein. Il faudra faire le point, redresser ce qui doit l’être et planifier la suite. L’année 2008 devra être celle de la vraie relance économique: Les équipements ont été commandés, les chantiers sont définis, place au décollage.

Jeune Afrique : Avec une dette publique de 14 milliards de dollars, que vous traînez comme un boulet...

Joseph Kabila : Jusqu’à quand traînerons-nous, ce boulet? Si j’avais l’argent pour rembourser ces milliards, croyez-moi, je n’hésiterais pas. Le simple service de cette dette nous coûte 30 à 50 millions de dollars par mois! Rien qu’avec cette somme nous pourrions transformer Kinshasa. Notre objectif est donc clair atteindre le plus vite possible le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Jeune Afrique : Lors de notre dernier entretien, en avril 2006, vous aviez confessé votre admiration pour Che Guevara. Mais on me dit qu’en réalité votre vraie référence, c’est Thomas Sankara, le président burkinabé assassiné en 1987. Exact ?

Joseph Kabila : Qui vous l’a dit? Et puis, peu importe. C’est vrai.

Jeune Afrique : Pourquoi?

Joseph Kabila : Comment le dire sans heurter qui que ce soit ? Sankara était un visionnaire. J’avais 16 ans quand il est mort. Je crois qu’il s’est sacrifié pour nous. Il nous manque beaucoup, voilà tout.

Jeune Afrique : Quelle leçon vous a-t-il apprise?

Joseph Kabila : La fierté. Si les Congolais retrouvent le sens de la fierté et si j’ai pu contribuer à réunir les conditions pour que mon pays soit un jour la Chine de l’Afrique, j’aurais accompli ma mission.

Jeune Afrique : Au Congo, comme ailleurs, l’activisme des Chinois inquiète les Occidentaux...

Joseph Kabila : Mais pas les Congolais ! Lorsqu’il s’agit de refaire le grand boulevard Lumumba qui relie Kinshasa à l’aéroport de N’Djili, l’Union européenne renâcle et la Chine offre ses services. Si c’est notre bien et notre développement que veulent nos amis occidentaux, ils devraient donc s’en réjouir.

Jeune Afrique : Votre épouse, Marie Olive Kabange, s’est démenée pendant la campagne électorale. La première dame ferait-elle de la politique ?

Joseph Kabila : Non, je ne le pense pas. C’est une personne tout à fait déterminée, c’est vrai, et qui m’a beaucoup aidé. Mais elle a aussi ses activités propres dans les domaines caritatif et humanitaire.

Jeune Afrique : C’est un atout pour vous ?

Joseph Kabila : Un atout et une chance. La femme est l’avenir de l’homme, dit-on. Et les Congolaises sont l’avenir du Congo.
(Th)Jeune Afrique/Le Palmarès

mercredi 27 juin 2007, a 01:27
Arrestation de Georges Masudi au Venezuela : Honoré Ngbanda fait son affaire


 

L’affaire sévit sur le net. Du moins sur les différents sites politiques des exilés congolais. Et, évidement, Joseph Kabila en est le sujet central. C’est l’histoire d’un sujet congolais, Georges Masudi Oyema (et non Onyema), arrêté récemment au Venezuela en compagnie d’autres sujets américains et mexicains qui tentaient d’introduire et de faire transiter par Caracas deux tonnes de cocaïne. Des agents de l’immigration ainsi que des policiers vénézuéliens seraient aussi arrêtés pour la même affaire. L’information a été livrée par le ministre vénézuélien de l’Intérieur qui, malencontreusement ou pour avoir été induit en erreur, aurait présenté Masudi comme un proche parent du Président Kabila.

Les extrémistes congolais, principalement ceux de l’Apareco de Honoré Ngbanda, ont monté tout un dossier pour faire remonter Masudi jusqu’au sommet de l’Etat. L’intention est bien claire : nuire et faire ternir l’image du Chef de l’Etat qui, selon des sources dignes de foi, va bientôt entamer une longue tournée euro américaine pour « vendre » le programme du Gouvernement qui tourne autour de ses cinq chantiers. Ça s’appelle la stratégie d’emmerdement maximum.

La non affaire

L’affaire, qui n’en est manifestement pas une, puisque chaque jour des trafiquants de drogue, leurs passeurs et leurs cargaisons sont arrêtés à travers le monde, l’affaire donc a été diffusée avec toutes les réserves d’usage concernant la parenté de Masudi. Et la toute première dépêche de Associated Press (AP) datée du 16 juin 2007 contenait un démenti formel de Théodore Mugalu, chef de la maison civil du Chef de l’Etat. Mais les fauves du net politique se sont bien gardés d’en faire mention. Les organes de presse étrangers sérieux n’en ont pas fait mention. Même à Kinshasa, les journaux qui ont reçu l’info n’en ont pas fait mention. Idem chez la très sérieuse Radio Okapi qui ne s’y est même pas attardé après avoir constaté l’exploitation que venait d’en faire l’Apareco qui a aussi manipulé les sites de l’Udps.

Qui est donc Masudi Oyema ? Un fait : il est bel et bien originaire du Maniema, province dont le Chef de l’Etat n’est pas originaire. Impossible donc qu’il ait la moindre parenté, même à travers sa mère qui est également du Maniema, mais avec laquelle il ne partage pas le même territoire, Masudi est Mukusu de Kibombo et la mère du Raïs est de Kabambare.

Onyema aurait-il accédé au cercle restreint de Joseph Kabila, notamment à travers son épouse ? Ici on n’en a pas souvenance. Ce qui est connu, c’est que bien de gens, nationaux comme étrangers, aujourd’hui comme sous Mobutu ou Kabila père, en RDC comme ailleurs en Afrique et sous d’autres continents, bien de gens, des téméraires, jouent du trafic d’influence au nom de hautes personnalités, généralement des Chefs d’Etat et/ou leurs familles politiques et/ou biologique ou encore par leur cercle privé d’amis. Certains tombent dans les filets de la police et de la justice, d’autres courent souvent, mais finissent aussi mal comme Georges Masudi. D’ailleurs, selon la première et unique dépêche de AP, aucun élément ne permettait d’établir clairement une quelconque parenté entre le concerné et le Chef de l’Etat, même si le journaliste paraît quelque peu troublé quant à savoir comment il aurait obtenu un passeport diplomatique et comment il sillonnait le monde, avant de répondre lui-même par la possibilité de la corruption et de l’impunité. Mais ça, les requins politiques du net se sont gardés de mentionner.

Encore une maladroite manip’ de Ngbanda

Là donc peut s’arrêter l’affaire, le reste de la broderie sur Internet pouvant être renvoyé dans l’imagination de ses auteurs, même s’il tentent maladroitement une connexion avec Denis Kalume qui se trouve être aussi originaire du Maniema. Il faut, cependant, retenir que Georges Masudi n’en est pas à sa première infortune du genre. Il a déjà purgé une peine de 7 ans de prison à Londres pour escroquerie et trafic de stupéfiants, ce dernier détail n’ayant pas été mentionné par l’Apareco pour des raisons évidentes de manipulation. Il était (et serait encore) de connivence avec un groupe de britanniques qui opèrent dans le secteur du diamant.

Il est bel et bien arrivé au Congo au début de la transition 1+4. Au moment des élections, il est parmi ceux qui opèrent un libre choix politique en ralliant l’AMP à travers un parti politique, l’Uprdi. Il se présente effectivement aux législatives nationales à Kindu sous le label AMP. Et avec lui d’autres candidats tels que Tambwe Mwamba, Faustin Luangha et Albert Etshumba qui se présentent comme indépendant, et Raphaël Luhulu qui s’aligne sous les couleurs du Pprd après avoir été rapporteur de l’Assemblée nationale de transition sous le label des Maï Maï.

Comme d’autres candidats AMP, tels que Faustin Luangha, Georges Masudi échoue lamentablement face à la machine broyeuse de Tambwe Mwamba. Il ne s’est donc pas retiré au profit de ce dernier comme le prétend l’Apareco. Pour preuve, il a tenté de se représenter aux provinciales, mais ne l’a pas fait pour des raisons que l’on ignore.

C’est peu après ces élections, et avant même la formation du Gouvernement Gizenga qu’il disparaît de la circulation avant de faire sa réapparition sur les sites de l’Apareco dans une non affaire du genre de ceux dont Honoré Ngbanda est devenu spécialiste. Lui-même a, d’ailleurs, eu à détenir un passeport officiel togolais et devrait dire à ses adeptes comment cela était arrivé et comment, avec ce passeport, lui qui n’est pas togolais a sillonné les capitales occidentales. Avec des notes verbales et des autorisations de sortie togolaises ? Et comment, pourquoi et dans quelles conditions il lui a été retiré.

D’autre part, Honoré Ngbanda est de ces Congolais qui ne peuvent pas jeter la pierre à Georges Masudi Oyema qui, lui, n’est pas défendable, loin s’en faut. Alors membre de l’ambassade de la RDC en Belgique, Ngbanda en fut déclaré persona non grata puis expulsé, justement après avoir été retrouvé en détention de drogue, notamment dans sa voiture.

MMC

 

 

dimanche 24 juin 2007, a 19:34
La loi sur le statut de l'opposition : Le nom de Baïmoto divise


Le Sénat va très bientôt finir la relecture de la loi sur le Statut de l’opposition. Aussitôt, la loi ainsi adoptée sera transmise au Président de la République pour promulgation.
On n’en est pas encore là, mais les batailles politiques parfois fratricides, les querelles de positionnement et autres coups tordus ont redoublé d’intensité pour la conquête du poste honorifique de Coordonnateur de l’opposition.
Ce poste est assorti de beaucoup d’avantages de tout genre et d’un confort à faire oublier à l’occupant son travail d’opposant et surtout qu’il doit se constituer en alternative au pouvoir. Le Coordonnateur jouit des immunités parlementaires, il a rang de ministre et vit aux frais du contribuable congolais. Cela, pendant cinq ans. De quoi faire rêver.
Qui va alors incarner l’opposition parlementaire ?
La loi sur le Statut de l’opposition dit que le Coordonnateur est désigné, par consensus, par les groupes parlementaires de l’opposition. Pour le cas d’espèce, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l’Ordre des Démocrates Républicains (ODR) et la Convention des Démocrates Chrétiens (CDC).
Membre influent du MLC, Delly Sessanga est intervenu, en début de semaine, sur les antennes de RFI pour donner son point de vue sur la question. Pour lui, aucun doute n’est permis. Jean-Pierre Bemba est le Coordonnateur naturel de l’opposition parlementaire. Pourquoi ? D’un, Bemba a obtenu, selon les chiffres publiés par la Commission Electorale Indépendante (CEI), 42% de voix au 2ème tour de la présidentielle du 29 octobre 2006.
De deux, son parti le MLC est, à l’issue des élections générales, la 2ème force politique de la RDC. Environ 65 députés nationaux, plus de 100 députés aux provinciales, plus d’une vingtaine de sénateurs, un gouverneur et un vice-gouverneur de province, etc. Delly Sessanga poursuivait que Jean-Pierre n’a pas d’égal en matière de popularité. A boire et à manger. Si une certaine unanimité se dégage pour reconnaître que l’opposition au couple Kabila- Gizenga devait se construire autour du MLC, les violons, en revanche, sont loin de s’accorder sur la personnalité de Jean-Pierre Bemba pour rassembler les gens.
Nombreux sont ceux qui estiment que Igwe a les défauts de ses qualités. On dit de lui qu’il a des conflits interpersonnels avec le Président Kabila dont il contesterait toujours la victoire. Bemba est aussi pris pour un personnage encombrant qui aurait du mal à se mouvoir. Trop de problèmes sécuritaires. Il n’y a pas longtemps, Etienne Tshisekedi, opposant historique à Mobutu et aux Kabila, de père en fils, était rejeté pour les mêmes défauts. Passons.
Ceux qui tiennent à tenir Jean-Pierre Bemba à l’écart affirment, sous le couvert de l’anonymat, que François Mwamba, actuel SG du MLC, serait un bon Coordonnateur de l’opposition. Il est jugé beaucoup plus conciliant avec le pouvoir et les occidentaux.


Avec La Prospérité  

samedi 23 juin 2007, a 15:59
DYNAMIQUE DEBOUT MANIEMA EN OEUVRE

    La délégation de la D.D.M./ONGD descendue au MANIEMA  pour la concrétisation - SUR FONDS PROPRES -  de notre premier projet de dévéloppement de cette province meurtrie et sinistrée par tant de violences et de destructions. Comme vous le lirez, de nombreuses écoles du MANIEMA manquent de mobilier et les élèves étudient assis sur des briques ou à même le sol nous comptons sur votre carnet d'adresses et de tous ceux qui nous liront en copie pour financer la poursuite de ce projet à savoir 3000 PUPITRES POUR LES ELEVES DU MANIEMA A L'OBJECTIF 2008 Nous demeurons ouverts à toute action en synergie avec d'autres partenaires ou acteurs de dévéloppement intéressés par ce creneau sentiments patriotiques   LE DIRECTEUR DES PROGRAMMES ET PROJETS STANIS AMISI MUTUMOKO 243-811413444   ------------ --------- --------- --------- --------- --------- --     REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO DYNAMIQUE DEBOUT MANIEMA D.D.M / ONGD COMITE NATIONAL - B.P.: 15526 KIN I   RAPPORT DE LA MISSION EFFECTUEE A KINDU PAR LA DELEGATION DU COMITE NATIONAL DE LA D.D.M.     I.                   INTRODUCTION   1.1           COMPOSITION                La délégation du Comité National de la DDM descendue en mission à Kindu comprenait trois membres à savoir : 1.    KALONDA BINUMBI Barthélemy Président National chef de la délégation 2.    LUMEMBE KONDAKABO Angèle Vice Présidente Nationale 3.    KINGOMBE SELUA OLEKA Secrétaire Générale Adjointe      Conformément à l’ordre de mission collectif n°001/DDM/SG/ 07 du 26 Avril      2007 dont copie en annexe.   1.2           DUREE DE LA MISSION                  Prévue pour une durée de 8 jours, la mission s’est déroulée du      27/avril au 04/mai/2007.   1.3           OBJET DE LA MISSION   Le comité National sur recommandation de l’Assemblée Générale      avait chargée la délégation de : -         Installer et présenter officiellement les membres de la Direction provinciale de la DDM/ONGD au Maniema. -         Procéder à la remise des mobiliers et fournitures scolaires à quelques écoles de Kindu ciblées par la Direction provinciale de la DDM. -         Procéder à la remise de quelques médicaments essentiels à l’Hôpital Général de référence de Kindu. -         Etudier ensemble avec la Direction provinciale la faisabilité des projets inscrits au programme triennal de la DDM de 2006 - 2008.       II.                 DEROULEMENT DE LA MISSION         2.1 CONTACTS :        Dès son arrivée à Kindu au soir du 27 avril 2007 la délégation a initié une serie de contact avec les notabilités et forces vives locales. Ont ici été contacté l’autorité provinciale représentée par Directeur de province, le maire de la ville de Kindu, le Bourgmestre de Mikelenge ainsi que le bureau de l’assemblée provinciale. Pour raison de la cause la délégation a également approché la division provinciale de l’enseignement primaire secondaire et professionnel (EPSP),le médecin chef de zone de santé, la Direction de l’hôpital Générale de référence, les chefs d’établissements des écoles concernées par les Dons ; dont principalement le Préfet de l’Institut IMARA le lieu où la cérémonie de la remise a été organisée. Des visites de courtoisie ont été rendue au Directeur provincial Adjoint de la Banque centrale / Maniema, au Président provincial de la CEI/Maniema, au président diocésain de la commission Paix, Justice et Développement ainsi que d’autres notabilités.   2.2           REMISE DES MOBILIERS ET FOURNITURES SCOLAIRES      La DDM à travers la délégation du comité National a procédé à la remise d’un lot important des Bancs Pupitres et fournitures scolaire à 3 écoles ciblées à savoir : l’Institut IMARA, l’Institut MAPENDO, et l’école de la 8ème communauté CEPAK de la rive droite. La cérémonie avait eu lieu le mercredi 02/ mai / 2007 de 10h30 à 12h00. Celle-ci s’est déroulée en présence des élèves, des enseignants et parents d’élèves, des autorités de l’EPSP, du bourgmestre de la commune de Mikelenge du maire de la ville de KIndu, du représentant de la MONUC/Kindu, du Gouverneur de province représenté par le Directeur de province, du Président de l’assemblée provinciale et de nombreux invités.   2.3           REMISE DES MEDICAMENTS   Le jeudi 03/ 05 / 2007 la délégation de la DDM a effectuée une visite à l’lôpital Générale de référence de Kindu en compagnie des officiels du secteur de la santé. Elle a procédé ensuite à la remise officielle et à titre symbolique de quelques médicaments et petits matériels médicaux essentiels à la direction de l’hôpital. Ce geste bien modeste a émue les malades et les personnels médicaux.         III.              AVIS ET CONSIDERATIONS   3.1           Les deux interventions ci-dessus de la DDM au Maniema ont été réalisées sans financements extérieurs c’est-à-dire sur Fonds propre découlant des activités d’autofinancement de l’association, entre autre la vente de l’ouvrage « Débout Maniema » à travers l’opération livre contre pupitre.   3.2           La visite au maniema a relevé à la délégation les conditions de précarité dans lesquelles vit la population et convaincu de la nécessité, de l’opportunité et de l’urgence d’autres interventions dans ce vaste chantier de la reconstruction de la province du Manima.   3.3           Forte de cette expérience, la DDM tend les bras à tous les opérateurs de développement, aux décideurs politiques et à toute les bonnes volontés pour un soutient matériel et financier à la poursuite de la réalisation de ces objectifs.   3.4           Il est souhaitable que l’Assemblée provinciale et l’Exécutif du Maniema inscrivent les recommandations contenues dans le livre Débout Maniema (pp 27à32) dans le programme provincial de développement et le budget y relatif.   3.5           Le développement du Maniema est l’affaire de tous. La DDM vient de poser sa pierre tout en invitant l’implication des Maniemiens de la diaspora dans ce contexte qui s’avère indispensable.                                            Fait à Kinshasa le 18/mai/2007                                       Pour la D.D.M                                                                          La délégation   1 KALONDA BINUMBI Barthélemy Le Président National : 243- 0818123412   2 LUMEMBE KONDAKABO Angel V/ Présidente   3 SELUA KINGOMBE Christelle Secrétaire Générale Adjointe                                                            

mercredi 20 juin 2007, a 11:48
Qui est Honoré Ngbanda alias manipulator (III)

 

Dans la présente partrie des révélationssur Wa Mvene, le lecteur peut découvrir comment l'homme a su manipuler le Chef de l'Etat Mobutu pour couler des collaborateurs dans le simple souci de rester seul serviteur à bord et bénéficier de toutes les attentions au détriment des vrais serviteurs. Eloignés du Chef, ils ne purent plus le servir et ainsi servir la nation. Mobutu finira par n'avoir qu'un seul son de cloche pour diriger le pays, celui de Ngbanda. Si, aujourd'hui on cherche qui a mis le maréchal sur la voie de la dictature, Ngbdanda est bien l'un d'eux, car il est parmi les membres du carré restreint que Mobutu écoutait en dernier ressort avant d'agir.

Sur un autre registre, le lecteur découvrir les manigances de NgBanda qui lui permeirent de se bêtir une fortune par laquelle il mène son combat aujoud'hui en détournant des jeunes de leurs voies du travail pour en faire des chiens enragés, engagés dans la traque contre leurs propres compatriotes sans que cela n'avance en quoique ce soit la cause d'un seul homme : Honoré Ngbanda Terminator.

Lisez plutôt

G Bosembo

                   Crimes, escroqueries et trafic des matières précieuses signés Wa Mvene

 

Affaire Nguz Karl i Bond :   

Après la première guerre du Shaba en Mars 1977, le Ministre des Affaires Etrangères Nguz Karl i Bond est arrêté le 13 août 1977. Aussitôt, vous Mr Honoré Ngbanda prenez l’«initiative» de confectionner des preuves de sa prétendue complicité. Vous peaufinez avec le faux témoin, l’adjudant Sumbu, du Service de l’attaché militaire, les détails des mensonges à produire durant le procès truqué de Nguz pour haute trahison. Nguz Karl i Bond  est condamné à mort. L’affaire se révélera plus tard être une pure cabale montée de toutes pièces par vous, le condamné sera alors gracié par le Président Mobutu. 

 

Affaire Monguya :

Grand manipulateur, vous tissez de toutes pièces en 1978 un coup des mercenaires qui s’infiltreront à partir du Rwanda. Vous informez en pompe Kinshasa votre découverte d’une affaire de complot contre le dictateur. Le commanditaire n’est autre que l’ancien Gouverneur du Kasaï, Mr Monguya. Exilé politique en Belgique, Monguya est pratiquement imprenable à Liège où il réside. Vous demandez du secours à Kinshasa. Alors, on vous envoie un féticheur venu de Lisala pour faire occire Monguya. Avant de prendre son avion de retour au pays, le féticheur vous informe que le sort de Monguya sera réglé dans le mois. Vous lui remettez une enveloppe de 10 000 dollars pour ses achats. Une fois au pays, le féticheur escroc mourra d’une mort non expliquée, laissant bien en vie sa proie, ainsi que votre enveloppe d’argent.

 

Le trafic de chanvre :

Oui! En poste en Belgique, vous étiez à la recherche d’un enrichissement rapide sans nom. Se croyant intouchable, vous avez opté un choix risqué qui vous a finalement perdu: «le trafic de chanvre». Vite, vous montez votre propre réseau de trafic à l’aide des étudiants ngbandi “mouchards” que vous contrôlez au Centre Culturel à Bruxelles. De Kinshasa, vous vous faites livrer du chanvre dans des malles sur lesquelles sont inscrites “Présidence de la République” comme service expéditeur. Elles sont censées contenir des uniformes et brochures d’éducation civique et politique pour la Jeunesse du Parti-Etat (JMPR). Elles arrivent dans la soute des avions Hercule C.130 des FAZA et de vols réguliers de l’Air Zaïre.

L’affaire de chanvre a bel et bien laissé des traces judiciaires à Bruxelles. Rappelez vous encore, Mr Honoré Ngbanda, de ce début janvier 1979, aux petites heures d’une matinée de l’hiver quand la Police Judiciaire Belge munie d’un mandat de perquisition a effectué une fouille minutieuse du coffre de votre voiture et de fond en comble chaque pièce de votre villa de fonction à Overijse, dans la banlieue flamande de Bruxelles. Nous y reviendrons en détails avec des documents à l’appui prochainement.

 

Persona nona grata sur le territoire belge :

Malgré l’immunité diplomatique qui vous couvrait, la décision tombe en 1979. Le ministère belge des Affaires Etrangères notifie à l’Ambassade du Zaïre la décision de déclaration de persona non grata sur le territoire belge prise à l’encontre de Mr Ngbanda Nzambo Ko Atumba (Honoré).

La queue entre les pattes, vous rentrez au pays avec trois dossiers : le fameux dossier de trafic de chanvre, le détournement de l’argent des étudiants boursiers, ainsi que la très regrettable affaire du détournement de l’argent destiné aux médecins de la Clinique Genoulier. A votre arrivée à Kinshasa, vous trouvez une lettre de révocation signée par votre ennemi et chef Seti Yale.

 

Escroquerie de diamants :

A la touche sans fonction, Honoré Ngbanda, vous commettez des actes indignes d’escroquerie.

Voici deux cas parmi tant d’autres :

Affaire épouse Molebe : Vous Mr Honoré Ngbanda avec votre ancien condisciple de séminaire, Nzangbe, agent du Département Extérieur (DDE) commettez une escroquerie d’un très important lot de diamants. Malheureusement, le lot de diamants appartient à l’épouse Molebe, le frère aîné de Mr Edouard Mokolo wa Mpombo, votre ancien patron. Madame Molebe crie au voleur. Une rapide enquête aboutit à l’arrestation de l’agent Nzangbe qui tait votre nom en promesse de le faire sortir de là assez rapidement. Pendant ce temps, vous courez vite vendre le lot à Brazzaville et abandonnez le pauvre Nzangbe à son propre sort.

 

Affaire Pierre Lungu :

Votre condisciple Pierre Lungu vous remet quelques carats de diamants pour les lui vendre à Brazzaville (Rép du Congo). En tant qu’un ancien agent de la Sûreté, vous ne risquez pas d’être fouillé au beach Ngobila. Vous revenez de Brazzaville avec une nouvelle désagréable pour votre ami Pierre. Des bandits vous auraient braqué à la sortie du Comptoir d’achat de diamants. L’affaire se révélera plus tard être pur mensonge.

 

Ambassadeur en Israel :

A la reprise des relations diplomatiques avec Israïl, vous revenez aux affaires comme un simple ministre-conseiller de la nouvelle Ambassade du Zaïre à Tel Aviv. Comme toujours, vous mijotez rapidement un plan diabolique de bataille contre votre patron, l’Ambassadeur Mbuze en poste à Tel-Aviv. Peu à peu, vous le poussez dans l’ombre, exactement comme vous avez tenté de le faire avec l’Ambassadeur Inonga à Bruxelles. Et enfin de compte, vous arrivez par lui ravir son fauteuil d’Ambassadeur en 1983.

 

Affaire Tamman :

Une fois ambassadeur à Tel-Aviv, vous rencontrez le richissime homme d’affaires de nationalité israélienne, Monsieur Tamman. Dans l’euphorie de vos conseils, Tamman se lance aveuglement, pieds et poings liés, dans la construction de l’usine de fabrication de produits pharmaceutiques à Kitambo (Kinshasa). Vous êtes assuré d’une promesse ferme de recevoir un grand quota des produits pharmaceutiques à commercialiser pour votre propre compte. Mais, l’affaire finit par se terminer en queue de poisson. Tamman laisse dans l’aventure d’importantes sommes d’argent investies en pure perte.

 

A la tête de l’Agence :

Honteux et confus à Tel-Aviv après l’échec de l’affaire Tamman, vous décidez de manoeuvrer pour rentrer vite au Zaïre où se trouve le vrai enjeu: la course à l’enrichissement.

Au retour à Kinshasa, vous êtes gracieusement nommé en 1985 à la tête de l’Agence Nationale de Documentation (AND). A ce titre, vous êtes aussi le président durant 5 ans de la Commission de Sécurité des pays de la CEPGL (Zaïre, Rwanda et Burundi), pour ne rien faire car le bilan est plus que néant au vu des événements intervenus dans cette région des Grands Lacs.

lundi 18 juin 2007, a 14:34
Joseph Kabila sauve les Léopards du naufrage

   Quand Joseph Kabila sauve les Léopards de la débâcle. Les Congolais concèdent un nul (1-1) à Windhoek en dépit des difficultés rencontrées. Le Comité national de soutien aux Léopards (CNSL) n’a pas fait les choses à moitié. Après avoir mené à bon port les démarches d’obtention de l’affrètement d’un avion pour Windhoek, en Namibie, et soutenu matériellement et psycho­logiquement les joueurs de l’équipe nationale de football seniors au cours de leur préparation, il a volé à leur secours vendredi fin après-midi en contribuant en grande partie aux frais de leur repas au restaurant VIP de l’aéroport internatio­nal de N’Djili. Arrivés en ce lieu depuis 11 heures et la Fédération congolaise de football association (Féco­fa) n’ayant pas su se comporter en conséquence, il a réglé les ¾ de la facture de cet établissement, l’autre partie ayant été laissée au ministère de la Jeunesse et des Sports. Ce geste et les conseils des membres de cette structure ont réussi à convaincre le capitaine Trésor Lualua et Fuanda Kinkela de ne pas mettre à exécution leur menace de rentrer à la maison.

Comme le chef de l’Etat, Joseph Kabila, ren­trait le soir même de Ca­pe Town, en Afrique du Sud, les joueurs avaient décidé de l’attendre et de solliciter une audience qui leur avait été accordée vers 22 heu­res au salon présidentiel de l’aéroport. Entretien entre le numéro un du pays, le capitaine Lualua et Mbayo Kibemba ainsi que le prési­dent de la Fécofa, Constant Omari, auquel avait été peu après associé l’entraîneur principal, le Belge Henri Depireux. Une enveloppe qu’on dit de 100 mille dollars leur a été remise assortie de la promesse présidentielle de s’occuper désormais de manière efficiente, de leur préparation aux éliminatoires de la 26ème Coupe d’Afrique des Nations dont la phase finale est prévue du 20 janvier au 10 février 2008 au Ghana.

Le décollage a eu lieu à 00h09’ pour un voyage de 2h48’ dans une région où sévit présentement l’hiver austral, soit 1° Celsius la nuit. C’est presque aux alentours de 6 heures que les membres de la déléga­tion ont pu se mettre au lit dans leurs hôtels respectifs, les joueurs étant descendus au palace Kalahari Sands. Et ils n’ont tâté le terrain du stade de l’Indépendance que quelques minutes avant le coup d’envoi donné par l’arbitre zambien Cornelius Mwanza.

Alors que l’on avait peur que la fatigue ne laisse des traces sur les corps des acteurs, ils ont pu tenir le coup en ayant opté, à leur demande, à l’alignement au départ de la composition qui avait fait bonne figure contre les « Eperviers » du Togo (2-0), le samedi 21 janvier 2006 au stade de l’Académie militaire du Caire, lors de la 1ère journée de la pha­se finale de l’édition précé­dente : Kidiaba à la place de Kalemba dans les perches, Kulukuta à celle de Ilunga Hérita (tous les deux non sélectionnés à cette étape de la campagne), le stopper Mvembadi Lusala à celle de Kabundi, le demi Mazowa à celle de Mbala Biscote. Ont été reconduits le latéral droit Fuanda Kinkela, le couvreur Bokese Gladys, et le quatuor d’attaquants composé de Mbayo Kibemba, Mputu Trésor, Matumona Zola et Lualua Trésor.

Conséquence po­sitive, la cohésion a été au rendez-vous avec en prime la balle qu’a glissée Lua­lua à Matumona dont le tir à demi-volée, au point de penalty, a trompé le portier Shaninayamwe des « Bra­ves Warriors » : 0-1, à la 26ème minute. Un but qui arrivait après le coup-franc de Lualua sur la barre trans­versale (18ème).

 Mais en commettant des incorrections et en per­dant plusieurs balles, cela a permis, sur un corner, à Pignaar Nauseb d’égaliser de la tête : 1-1, à la 39ème minute. Une réussite qui a stimulé les locaux qui ont acculé les fauves congolais. Le changement du peu sûr Mvemba par Kabundi Féli­cien dans l’axe central n’a pas du tout amené la sé­rénité, celui-ci ayant même créé deux occasions nettes de but pour les Namibiens tenus heureusement en échec par le portier Kidiaba, audacieux et chanceux.

Une fois Matumo­na sorti pour des raisons inexpliquées, Mputu Mabi, jusque-là discret, s’est im­posé dans la coordination des actions des siens. Sur une vague déclenchée par lui en mettant dans le vent ses opposants, y compris le gardien Shaningayamwe, son tir a frappé la base du piquet avant de passer de­vant les buts où Mbala Bis­cotte (entré à la 74ème minu­te) n’a pas pu le pousser au fond, à six minutes du coup de sifflet final. La même mé­saventure a été connue par le Namibien Risser Wolko dont le dangereux déboulé sur la droite s’est terminé par un shoot incroyable dans les nuages après celui repoussé courageusement par Kidiaba.

Le résultat de parité (1-1) maintient, en groupe 10, les « Léopards » en haut du tableau avec 8 points, tandis que les « Braves Warriors » de la Namibie ac­cusent toujours un point de retard en attendant la déci­sion de la dernière journée programmée le dimanche 9 septembre prochain à Kinshasa entre les Congolais et les Libyens.

(Yes)Siki Ntetani Mbemba
   

lundi 18 juin 2007, a 13:41
La liste des Officiers des FARDC et de la PNC nommés par J. Kabila

  1. NOMINATION DES OFFICIERS GENERAUX DES FARDC   1. SONT NOMMES AU GRADE DE LIEUTENANT-GÉ NÉRAL   - KAYEMBE MBANDAKULU DIEUDONNE - OLENGA FRANÇOIS   2. SONT NOMMES AU GRADE DE GÉNÉRAL-MAJOR OU VICE-AMIRAL   - MASSAMBA MUSUNGU RIGOBERT - ETUMBA LONGILA DIDIER   3. SONT NOMMES AU GRADE DE GÉNÉRAL DE BRIGADE   - MAKOMA MBADA JEAN - EKUTSHU WAZANGA MICHEL - MAYANGA WABISHUBA - MUSHALE TSHIKAMBA LEON - UNKOTO KIYÀNA KIM - BIKUETO TUYINABO - MBALA MUSENSE CELESTIN   4. SONT NOMMÉS AU GRADE DE COLONEL   - IJILA JEAN-LUC - NYEMBO KUFI - KONGOLO A KONGOLO - FADIKI FERUZI - KAMBUKA URBIN - KITENGE AMISI - TSHIKABUEFAL - MBUYU KAMULETE LAY LAY - KALUNGUISHI MSIRI GYLAIN   5. SONT NOMMES AU GRADE DE L1EUTENANT-COLONEL   - MUNYAMPARASHOU - MAMBONDANI SHORA MICHEL - KALUZA FELIX   II. NOMINATION DE L'INSPECTEUR GENERAL ET DES INSPECTEURS GENERAUXADJOINTS DES FARDC   1. EST NOMME INSPECTEUR GENERAL   - LE LIEUTENANT-GENERAL OLENGA FRANÇOIS   2. SONT NOMMES INSPECTEURS GÉNÉRAUX ADJOINTS   - GENERAL DE BRIGADE KIJEGE MALIK (CHARGE DES OPERATIONS) - GENERAL DE BRIGADE MUNGAPA SUMI (CHARGE DE L'ADMINISTRATION ET LOGISTIQUE)   III. NOMINATION DES CHEFS D'ETAT-­MAJOR, DE L'ETAT-MAJOR GENERAL ET DE LEURS ADJOINTS   1. SONT NOMME CHEFS D'ETAT­MAJOR   -GENERAL-MAJOR HAMULI BAHIGUA DIEUDONNE (CHARGE DES OPERATIONS) - GENERAL DE BRIGADE KITENGE TUNDUA (CHARGE DE RENSEIGNEMENTS MILITAIRES) - GENERAL DE BRIGADE WAYAMASIONA (CHARGE DE LA LOGISTIQUE) - GENERAL DE BRIGADE MBALA MUSENSE CELESTIN (CHARGE DE L'ADMINISTRATION)   2. SONT NOMMES CHEFS D'ETAT­-MAJOR ADJOINTS   - COLONEL MFINDA NZOLAMESO JEAN-PAUL (RENSEIGNEMENTS MILITAIRES) - COLONEL EKUSA MONDO (OPERATIONS) - COLONEL IJILA JEAN-LUC (LOGISTIQUE) -COLONEL KABUANDA KASEWU SINFOROSE (ADMINISTRATION)   IV. NOMINATION DES SECRETAIRES GENERAUX A LA DEFENSE   1. EST NOMME SECRETAIRE GENERAL A LA DEFENSE   - CONTRE-AMIRAL KABULO DAMAS   2. EST NOMME SECRETAIRE GENERAL AUX ANCIENS COMBATTANTS   - COLONEL KASANGANA MBENGU ZEBEDE   V. NOMINATION D'UN AVOCAT GENERAL DES FARDC EST NOMME PREMIER AVOCAT AUPRES DE L'AUDITORAT GENERAL DES FARDC   - GENERAL DE BRIGADE UNKOTO KIYANAKIM   VI. NOMINATION DU PREMIER PRESIDENT DE LA HAUTE COUR MILITAIRE EST NOMME PREMIER PRESIDENT DE LA HAUTE COUR MILITAIRE   - GENERAL DE BRIGADE NYEMBO YABUZILU DELPHIN     VII. NOMINATION DE L'AUDITEUR GENERAL DES FARDC EST NOMME AUDITEUR GENERAL   - GENERAL DE BRIGADE KONDE ISAMBWA JOSEPH   VIII. NOMINATION DES COMMANDANTS DES REGIONS MILITAIRES ET LEURS ADJOINTS   1. SONT NOMMES COMMANDANTS DES REGIONS MILITAIRES   - GENERAL DE BRIDAGE NDIMA CONSTANT - GENERAL DE BRIGADE MAKOMA BANAJEAN - GENERAL DE BRIGADE EKUTSHU WAZANGA MICHEL - GENERAL DE BRIGADE OBEDI WABASIRA - GENERAL DE BRIGADE BAHUMA AMBAMBA - GENERAL DE BRIGADE PADIRI BULENDA - GENERAL DE BRIGADE KASEREKA SINDANI - GENERAL DE BRIGADE MAYALA VAINQUEUR - GENERAL DE BRIGADE KIFWA JEAN-CLAUDE - GENERAL DE BRIGADE TSHIKUEJ SYLVAIN - GENERAL DE BRIGADE NABIOLUA PROSPER   2. SONT NOMMES COMMANDANTS EN SEGOND DES REGIONS MILITAIRES CHARGES DES OPERATIONS ET DES RENSEIGNEMENTS   - COLONEL BOLINGO MATANI WABUBI - COLONEL TSHISEBUE VISA - GENERAL DE BRIGADE MAYANGA BUATISHUBA JANVIER - COLONEL BONGUANGELE JEAN-PIERRE - GENERAL DE BRIGADE KABAMBI WA KABAMBI - COLONEL MUELA PAUL - GENERAL DE BRIGADE KISEMBO FLORIBERT - COLONEL KAYIMBI KANSAGUE DELPHIN - GENERAL DE BHIGADE MUSHALE TSHITAMBA LEON - GENERAL DE BRIGADE MASUNZU PACIFIQUE - COLONEL TSHIKABUE FAL   2. SONT NOMMES COMMANDANTS EN SECOND DES REGIONS MILITAIRES CHARGES DE L'ADMINISTRATION ET DE LA LOGISTIQUE   - COLONELKONGOLO A KONGOLO - COLONEL BOTAMBAALI PEPE - COLONEL MULUNDA MOOMBE - COLONEL BALOKO BIAN - COLONEL ZIRIMANI SERAPHIN - COLONEL MALEKERA BOLUNGU SIAN - COLONEL SADIKI FERUZI - COLONEL KITENGE AMISI DIEUDONNE - COLONEL TAMBUKA BAMEI URBIN - COLONEL NAKABAKA BAUDOUIN - LIEUTENANT-COLONEL MABONDANI SHORA MICHEL   IX NOMINATION DU COORDONNATEUR DE STRUCTURE MILITAIRE D'INTEGRATION ET DE SES ADJOINTS   1. EST NOMME COORDONNATEUR DE LA STRUCTURE MILITAIRE D'INTEGRATION   - COLONEL TSHULUNGU NEMBESO   2. SONT NOMMES COORDONNATEURS ADJOINTS - COLONEL FUNGULA KATUTU (CHARGE DES OPERATIONS) - COLONEL LUBOYA JONNY (CHARGE DE L'ADMINISTRATION ET DE LOGISTIQUE)   X. NOMINATION DU COMMANDANT ZONE D'OPERATION D'ITURI ET SES ADJOINTS   1. EST NOMME COMMANDANT ZONE D'OPERATION   - GENERAL DE BRIGADE KINKELA KABUA   2. SONT NOMMES COMMANDANT SECOND ZONE D'OPERATION   - COLONEL NYEMBO ABDALLAH (OPERATIONS ET RENSEIGNEMENTS) - COLONEL MOLIMBI LUFUNGUILA (ADMINISTRATION ET LOGISTIQUE)   XI. NOMINATION DU COMMANDANT DE GROUPEMENT DES ECOLE SUPERIEURES MILITAIRES EST NOMME COMMANDANT   - GENERAL-MAJOR LUKAMA MUSIKANI   XII. NOMINATION DU COMMANDANT DE LA BASE LOGISTIQUE CENTRALE ET DE SON ADJOINT   1. EST NOMME COMMANDANT DE LA BASE LOGISTIQUE CENTRALE   - GENERAL DE BRIGADE MUKALAYI KABIMBI MARTIN   2. SONT NOMMES COMMANDANTS EN SECOND   - LUTALAKABUBI DIEUDONNE (LOGISTI-QUE) - COLONEL NYEMBO KUFI (ADMINISTRATION ET FINANCES)   XIII. NOMINATION AU SEIN DE LA HANCELERIE DE L'ORDRE DES HEROS NATIONAUX   1. EST NOMME CHANCELLIER DE L'ORDRE NATIONAL DES HEROS NATIONAUX   - GENERAL DE BRIGADE MABIALA JOACHIM   2. EST NOMME SECRETAIRE GENERAL DE LA CHANCELLERIE DE L'ORDRE NATIONAL DES HEROS NATIONAUX   - COLONEL ILUNGAATSHO   XIV. NOMINATION DES COMMANDANTS DES BASES MILITAIRES ET DE LEURS ADJOINTS   1. SONT NOMMES COMMANDANTS DES BASES MILITAIRES   - KAMINA: GENERAL DE BRIGADE BUDJA MABE - KITONA: GENERAL DE BRIGADE MOUSTAPHA MUKIZA   2. SONT NOMMES COMMANDANTS ADJOINTS DES BASES MILITAIRES   - KAMINA: GENERAL DE BRIGADE TSHIBUMBU JEAN-CLAUDE - KITONA: GENERAL DE BRIGADE ITSHALINGOZA NDURU JACQUES   XV. NOMINATION DU COMMANDANT CORPS DE GENIE DES FARDC ET DE SES DEUX ADJOINTS   1. EST NOMME COMMANDANT DU CORPS DE GENIE DES FARDC   - COLONEL SALUMU BILIKA CONSTANTIN   2. SONT NOMMES COMMANDANTS DU CORPS DE GENIE ADJOINTS   - PREMIER ADJOINT: COLONEL MBUYU KAMULETE LAY LAY - DEUXIEMEADJOINT: COLONEL LUHEKUA NZANZU   XVI. NOMINATION DU COMMANDANT DU CORPS DE TROUPES DE TRANSMISSION   1. EST NOMME COMMANDANT DU CORPS DE TROUPES DE TRANSMISSION   - COLONEL MATUTEZUL UAANDRE   2. SONT NOMMES COMMANDANTS DU CORPS DE TROUPES DE TRANSMISSION ADJOINTS   - PREMIER ADJOINT: COLONEL KALUNGUISHI NSIRI - DEUXIEME ADJOINT : LEUTENANT COLONEL KALOZA FELIX   XVII. NOMINATION DU DIRECTEUR D'ACTIONS SOCIALES DES FARDC ET DE SON ADJOINT   1. EST NOMME DIRECTEUR D'ACTIONS SOCIALES DES FARDC   - GENERAL DE BRIGADE MUFUNDINGA   2. EST NOMME DIRECTEUR ADJOINT D'ACTIONS SOCIALES DES FARDC   - COLONEL DJAMBOLEKA ARMAND   XVIII. NOMINATION DU DIRECTEUR GENERAL DU SERVICE DE SANTE DES FARDC ET DE SES ADJOINTS   1. EST NOMME DIRECTEUR GENERAL   - COLONEL KABANDA GILBERT   2. SONT NOMMES DIRECTEURS GENERAUX ADJOINTS   - PREMIER ADJOINT : COLONEL KAKUDJIILUNGA - DEUXIEME ADJOINT : COLONEL MUNYAMPARASHOU   XIX. NOMINATION DANS LA CATEGORIE DES INSPECTEURS DIVISIONNAIRES DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE   1. EST NOMME INSPECTEUR DIVISIONNAIRE EN CHEF DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE   - GENERAL-MAJOR NUMBI BANZA NSAMBO JOHN   2. SONT NOMMES AU GRADE GI D'INSPECTEURS DIVISIONNAIRES ADJOINTS   - INSPECTEUR PRINCIPAL : KABATSHI KAMBALA GILBERT - INSPECTEUR PRINCIPAL : BAKEMO ISOLOKWA - INSPECTEUR PRINCIPAL : TCHALUE NGUASHI RAUS - INSPECTEUR PRINCIPAL : UNION VAGBA - INSPECTEUR PRINCIPAL : MONGASATA - INSPECTEUR PRINCIPAL : LUZEMBO SEMILAKA   XX. NOMINATION DANS LA CATEGORIE DES INSPECTEURS DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE   1. SONT NOMMES AU GRADE D'INSPECTEUR PRINCIPAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE   - INSPECTEUR TSHINYAMA ITAMBO - INSPECTEUR BOLABO BOBOMBO - INSPECTEUR KALALA MASHIKA - INSPECTEUR ODIMBA OKITO - INSPECTEUR ILUNGA LUYOYO - NSPECTEUR LUBALA SHINTUAN - INSPECTEUR ILUNGA CARLOS - INSPECTEUR EBOLEA LOKENI - INSPECTEUR KIVALE KAMBALE - INSPECTEUR KATABE DONATIEN - INSPECTEUR MUKALAY DANIEL - INSPECTEUR TSHIBANGU ELIAS - INSPECTEURALIMASI BIGANAGWE - INSPECTEUR KALONJI MUBENGABO - INSPECTEUR MUGABO FRANCOIS - INSPECTEUR KATUMBA KABWE - INSPECTEUR NZILA MENAKUNTIMA   2. SONT NOMMES AU GRADE D'INSPECTEUR DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE   - INSPECTEUR ADJOJNT NKULU MWENZE - INSPECTEUR ADJOINT SENGE MUKUBI   XXI. NOMINATION DE L'INSPECTEUR GENERAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE EST NOMME A LA FONCTION D'INSPECTEUR GENERAL DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE   - INSPECTEUR DIVISIONNAIRE EN CHEF NUMBI BANZA NSAMBO JOHN   XXII. NOMINATION DES INSPECTEURS GENERAUX ADJOINTS DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE SONT NOMMES INSPECTEURS GENERAUX ADJOINTS   - OPERATIONS : INSPECTEUR DIVISIONNAIRE ADJOINT ALONGA BONI BENJAMIN (OPERATIONS) - ADMINISTRATION ET LOGISTIQUE : INSPECTEUR DIVISIONNAIRE ADJOINT BISENGIMANA CHARLES   XXIII : ANR ADMINISTRATEUR GÉNÉRAL:  DARWEZI MUKOMBE   ADMINISTRATEUR GENERALADJ :  MATE CIRIMUGO   DÉPARTEMENT INTERIEUR : KALEU MUTONDO   DÉPARTEMENT APPUI : LOFEMBE EKOLO   .

dimanche 17 juin 2007, a 14:42
Le Sénat autorise Jean-Pierre Bemba à prolonger son séjour au Portugal

   

Le Sénat de la République démocratique du Congo (RDC) a autorisé le sénateur Jean-Pierre Bemba à prolonger son séjour au Portugal "jusqu'au 31 juillet 2007", a déclaré le rapporteur de la chambre haute du parlement, Modeste Mutinga.

 

"A la suite d'une requête que Jean-Pierre Bemba a adressée au bureau pour prolonger son séjour médical au Portugal jusqu'au 31 juillet 2007, le Sénat a accédé à sa demande", a affirmé le rapporteur de la chambre haute dont la session ordinaire a été clôturée vendredi.

 

Dans sa lettre datée du 12 juin, l'ex-vice-président congolais se dit "prêt à regagner le pays pour participer à la consolidation de la démocratie" mais évoqué "les problèmes d'ordre sécuritaire" liés à son retour.

 

Le Sénat s'est déclaré "incompétent" quant à sa requête sur les conditions de sa sécurité, a souligné M. Mutinga.

 

En quittant Kinshasa, sous escorte de blindés de l'ONU dans la nuit du 10 au 11 avril, trois semaines après des combats sanglants entre sa garde rapprochée et l'armée régulière, M. Bemba avait assuré qu'il ne partait que "quelques semaines" pour faire soigner une vieille fracture à une jambe dans une clinique de Lisbonne.

 

M. Bemba avait pu quitter la RDC après avoir obtenu du Sénat une autorisation de sortie du territoire "pour raisons médicales" de 60 jours, qui a expiré le 11 juin.

 

Le chef de l'ex-rébellion du Mouvement de libération du Congo (MLC) s'était réfugié le 22 mars dans une résidence de l'ambassade d'Afrique du Sud à Kinshasa, au premier jour des affrontements entre sa garde rapprochée et l'armée.

 

Les combats à l'arme lourde au coeur de la capitale avaient fait entre 200 et 500 morts, selon des sources diplomatiques, et les troupes fidèles à l'ex-chef rebelle avaient été totalement défaites.

 

Elu sénateur en janvier, M. Bemba avait refusé de voir les soldats affectés à sa garde du temps où il était vice-président d'un gouvernement de transition (2003-2006) intégrer les rangs de l'armée régulière, estimant que sa sécurité n'était pas garantie.

 

© 2007 AFP