| lundi 30 juillet 2007, a 11:11 |
| Matenda, ministre des Finances: derrière la surenchère des syndicats, il voit une main cachée |
Une interview fleuve du ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu au «Soft International»: sur la grève qui a paralysé des jours durant ses services, sur la recette appliquée pour la briser, sur le niveau de réalisation des Finances publiques, etc. Le ministre répond à ses détracteurs. Face à ses Syndicats maison, le ministre des Finances se défend d’avoir capitulé. «Le pays, nous dit-il, était au bord de la rupture des relations avec les institutions de Bretton-Woods» quand il arrive au ministère. «Au 30 juin 2007, soit quatre mois après notre avènement, le taux d’inflation a été ramené de 18,2% à 11,9%. Le taux de change est passé de CDF 600 pour 1 dollar USD à moins de 500 CDF, les réserves internationales se sont stabilisées aux normes convenues».
Soit, nous explique le ministre, «trois semaines d’importations et, last but not least, du déficit de CDF 40 milliards au 31 décembre 2006 l’on est passé à un excédent de plus de CDF 50 milliards. Une économie s’appréciant à travers les chiffres, qu’on nous oppose un tableau qui pouvait contraster avec ces chiffres».
Au Katanga, cependant, on vous accuse de tout bloquer... Que reprochez-vous au Gouverneur Moïse Katumbi Chapwe? Il me paraît opportun de vous informer avant tout que ma première mission à l’intérieur du pays, je l’ai effectuée dans la Province du Katanga à la mi-mars 2007, à un moment où le Gouverneur Moïse Katumbi faisait face à quelques velléités de contestation pour des mesures qu’il avait prises. Au cours de cette mission, j’ai apporté et confirmé le soutien actif du Gouvernement aux mesures conservatoires prises par le Gouverneur pour endiguer le phénomène des exportations des minerais bruts ainsi que la fraude douanière via le poste frontalier de Kasumbalesa. C’est vous dire qu’il n’y a aucun problème avec Monsieur le Gouverneur du Katanga, dont je salue les initiatives et les actions. C’est dans «le Soft International» que j’ai lu qu’il me reprochait de tout bloquer, parce qu’il a sollicité des exonérations douanières qu’il n’a pas obtenues, particulièrement pour l’importation des véhicules de service et du maïs pour la consommation des populations. Je crois qu’il y a là une question d’information, à moins que sinon ces demandes n’auraient pas dû être formulées. Il ressort en effet de la Constitution de la République que les exemptions et les allègements en matière fiscale ne peuvent être accordées qu’en vertu de la loi. Je pense à l’article 174 alinéa 3. À cet égard, la loi tarifaire précise que les importations effectuées par ou pour le compte de l’État, des entités décentralisées et autres services et organismes publics acquittent les droits et taxes conformément au tarif, à l’exception des matériels de guerre. En ma qualité de Ministre des Finances, je suis confronté quotidiennement à des sollicitations multiples dans ce domaine, et mon rôle est aussi de rappeler le cadre juridique des exonérations à tous ceux qui semblent ne pas s’en souvenir. C’est dans ce contexte que dès mon arrivée au Ministère des Finances, j’ai pris une instruction relative au gel de toutes les exonérations non fondées sur le code des investissements et d’autres législations spécifiques. En toute responsabilité, l’on ne peut logiquement me reprocher d’adopter une attitude visant à faire respecter la Constitution et les lois du pays en la matière.
Une grève qui paralyse le système financier national de collecte, n’est-ce pas la pire des choses qui puisse arriver au Ministre des Finances alors qu’on parle de mobilisation des recettes pour tenir les défis du budget de l’État? La manière dont le mouvement de grève a été mené au niveau des régies financières semblait en effet assez préoccupante au regard des enjeux budgétaires et des efforts entrepris par le Gouvernement afin de renforcer la stabilité macroéconomique qui demeure relativement fragile. Qu’à cela ne tienne, l’essentiel pour le Gouvernement est de maintenir la poursuite des réformes entreprises pour le renforcement des finances publiques à travers une orthodoxie budgétaire en vue d’instaurer un climat de croissance économique et une résorption des problèmes sociaux. La grève ne doit pas être considérée comme la pire des choses encore que c’est un droit qui est reconnu et garanti par la Constitution de la RDC, pourvu que ce droit soit exercé dans le strict respect du cadre légal établi. Mais, face à ce mouvement, des mesures particulières de sauvegarde des intérêts du Trésor public ont été prises pour faire face à un mouvement de grève qui s’enlisait et s’écartait de toute rationalité syndicale.
Comment en est-on arrivé là alors qu’on invoque des coups fourrés? Les partisans du mouvement de grève ont prétendu faire état d’un mécontentement général au sein des régies financières qui trouverait sa justification dans le non respect des engagements pris au niveau du Ministère des Finances. Bien au contraire, lors de l’entrée en fonction du Gouvernement, nous avons hérité d’une situation marquée par des arriérés importants en termes de rétrocession et de paiement des primes de performance. Il s’agit de: - rétrocessions des mois de décembre 2006 et janvier 2007 pour un montant global de FC 5.904.434.160,38 à raison de 29.56.956.605,10 pour l’OFIDA, 2.244.677.963,18 pour la DGI et 700.799.592,10 pour la DGRAD. - primes de performance des 3ème et 4ème trimestres 2006 pour un total de FC 9. 052.094.830,40, à raison de FC 4.058.148.494,80 pour l’OFIDA, FC 3.269.774.294,47 pour la DGI et FC 1.734.172 .041,13 pour la DGRAD. Le Ministère des Finances s’est employé, malgré les contraintes budgétaires et surtout de trésorerie, à leur paiement. C’est ainsi qu’en quatre mois à compter de son entrée en fonction, le Gouvernement, à travers le Ministère des Finances, a procédé au paiement: - des rétrocessions des mois de décembre 2006 à mars 2007; - de la prime de performance du 3ème trimestre 2006 d’un montant de 3.916.995.271,73 FC. Je voudrais préciser qu’au moment où les agents des régies déclenchaient le mouvement de grève, le Ministère avait déjà ordonnancé le mois d’avril 2007 que le Ministère du Budget venait de liquider. Pour ce qui est de la rétrocession du mois de mai 2007, la liquidation est intervenue le 9 juillet 2007. De toutes leurs revendications, il ne restait que le seul arriéré du bonus du quatrième trimestre 2006 et vu l’importance du montant, il avait été proposé un paiement fractionné. La surenchère dans les revendications des syndicalistes a été révélatrice d’une autre donne et il y a lieu de se poser des questions.
On dit que vous auriez interrompu un voyage à l’étranger. N’avez-vous pas le sentiment, face à cette nouvelle donne sans doute politicienne, d’avoir négocié genoux à terre? Navez-vous pas donné le sentiment d’avoir fait montre de panique? En clair, n’avez-vous pas trop précipitamment cédé tout aux syndicats? Négocier genoux à terre? Cédé tout aux syndicats? Je n’en ai pas le sentiment et ce, pour plusieurs raisons. La première est de loin la plus importante à mes yeux, ce qu’il s’est agi de négocier autour d’un droit convenu par un Protocole d’Accord dûment conclu avec l’un de mes prédécesseurs à ce poste. Quoique les discussions aient été âpres par moment, l’objet de la revendication était légitime et parfaitement légal. Ensuite, et c’est une seconde raison qui évacue le sentiment que j’aurais négocié genoux à terre, toutes les questions qui ont fait l’objet de l’accord intervenu le 16 juillet 2007 entre le Ministère des Finances, les Responsables des Régies financières, l’Intersyndicale nationale du Congo et les Délégations Syndicales de trois Régies étaient déjà en négociations avec les syndicats bien avant mon départ à l’étranger.
Je me réjouis par contre que la rapidité avec laquelle cet accord est intervenu, c’est-à--dire, dès le lendemain de mon retour au pays, ait permis de couper court à la tendance à la politisation du mouvement d’arrêt de travail observé dans les Régies Financières. En accédant vite et totalement aux revendications des agents, j’ai voulu ramener le débat à sa vraie dimension sociale, vidant ainsi le mouvement de son prétexte syndical. Du coup, j’ai pu avoir, face à moi, des interlocuteurs parlant le même langage que moi en partageant les mêmes préoccupations. Je l’ai fait en fin stratège syndical et décidé en âme et conscience. Vous dites paniqué, retour précipité au pays? Dans tous les cas, interrogez tous ceux qui me connaissent ou ont suivi mon parcours professionnel, ils vous diront que cela n’est ni dans ma nature, ni dans mon tempérament. Quant à mes réservations, je vous le confirme, elles sont restées exactement les mêmes qu’à mon départ... même si, pour des raisons d’encombrements aux aéroports,j’ai dû modifier les itinéraires. Cela est vérifiable. J’ajoute par ailleurs que s’agissant précisément du paiement de la prime de performance du 4èmc trimestre 2006 autrement appelée Bonus, nous avions déjà conclu au paiement des 2/3, quitte à ce que le 1/3 restant fut payé par les Régies directement. En d’autres termes, tout au long de ces discussions et comme il sied dans des négociations responsables, le Ministre que je suis est demeuré parfaitement serein, ouvert et, au moment de conclure, un seul sentiment l’a guidé: la bonne foi.
Malgré ces sommes à première vue mirobolantes pour le trésor public, les agents ne seraient-ils pas des crève-la-faim? Si oui, comment faire face? Les agents des régies financières sont parmi les mieux lotis des employés du secteur public. Comparés à ce que touchent leurs collègues du secteur public, vous comprendrez que votre assertion est fausse. Ce qu’il nous faut combattre, ce sont les anti-valeurs qui ont malheureusement élu domicile au sein des régies. Pour y faire face, il faut un changement des mentalités, un nouvel état d’esprit; et le Gouvernement va s’employer à combattre la fraude sous toutes ses formes et réhabiliter la sanction, positive ou négative, selon le cas.
Les dégâts en termes de manque à gagner seraient une catastrophe... À proprement parler, il n’y a pas eu de manque à gagner en termes des recettes. Les stratégies mises en place ont permis d’atténuer les effets pernicieux de cette grève dans le cadre de la mobilisation des recettes.
À la date du 20 juillet 2007, sur des assignations mensuelles de 290.523.796.280 FC, les réalisations s’élèvent à FC 278.699.418.026,00 soit un taux de réalisation de 95,92%. Si nous ajoutons la situation des pétroliers producteurs, contre des prévisions de FC 371.878.896.280,06, les réalisations sont de FC 353.851.540.574,72, soit un taux d’exécution de 95,15%. C’est certain, qu’au regard de l’évolution des recettes, les assignations seront atteintes voire même dépassées. < br> Voilà pourquoi je vous ai dit que des stratégies avaient été mises en place pour sauvegarder les intérêts du Trésor même si l’objectif poursuivi par le mouvement des grévistes ne rencontrait pas celui de l’intérêt de toute la Nation qui a plus besoin des ressources pour l’amélioration des conditions sociales et la relance de l’économie. Je vous informe que grâce à ces aménagements spécifiques, la DGI a pu collecter pour les seules journées du 16 et 17 juillet 2007, un montant de FC 9.915.562.718,41 pour ne citer que cette régie. La DGRAD par exemple a déjà dépassé ses assignations mensuelles fixées à FC 3.900.000.000,00, elle est à ce jour à plus ou moins 36.535.887.621,65.
Vous êtes issu du monde syndical. Quelles critiques formuleriez-vous à vos syndicats maison? Je ne suis Directeur Général ni de la DGI, ni de l’OFIDA, ni de la DGRAD. Je n’ai donc pas, en tant que Ministre des Finances, des syndicats maison. Il m’arrive, en tant qu’autorité de tutelle, d’avoir à dialoguer avec des syndicats des Régies; et c’est dans l’ordre de choses. Mais ce qui n’est pas normal, et je le déplore depuis toujours, c’est cette pratique qui a toujours consisté à amener les syndicalistes des Régies financières à négocier de manière systématique directement avec le Ministre des Finances. Je le déplore dis-je parce que cette façon de procéder a créé des distorsions dans les négociations brisant le sacro-saint principe de négociations par paliers. Et puis, il y a plus détestable: le syndicalisme étant une profession noble qui exige beaucoup de qualités, il n’est pas sain qu’on y laisse s’enraciner des pratiques qui confondent négociations et agitations, dialogue et confrontation.
Vous dites: vous n’êtes pas dirigeant d’une régie. Mais d’aucuns estiment vous voir y prêter trop le flanc: aux premiers jours de votre mandat, on aurait pu vous voir comme Inspecteur des Finances. C’est quoi, selon vous, être Ministre des Finances? Ceux qui ont émis ces critiques ont sans doute voulu faire allusion aux mesures conservatoires que j’ai prises à mon arrivée au Ministère des Finances. Je viens d’évoquer la décision de gel des exonérations non fondées sur la loi. J’ai également suspendu toutes les missions de contrôle à la DGI et à l’IGF. Ces mesures étaient dictées par la nécessité de ne pas de ne pas laisser se poursuivre certains comportements de nature à mettre en péril les droits du Trésor Public. En effet, le contexte de passation de pouvoir incite parfois à ce genre de comportements, dans la mesure où certains cadres veulent profiter de ces moments de flottement. Les choses ayant été remises à leur place, les missions de contrôle qui sont du ressort de chacun de ces services ont été à nouveau autorisées. Quant au rôle du Ministre des Finances, il est bien défini par les textes qui organisent le fonctionnement du Gouvernement. D’une manière générale, le Ministre des Finances a la responsabilité de la mobilisation des recettes tant internes qu’externes, de la politique fiscale et monétaire, de la gestion du Compte Général du Trésor, de la politique et de la gestion de la dette publique intérieure et extérieure, des relations avec les institutions financières internationales. Comme vous pouvez vous en rendre compte les tâches du Ministre des Finances sont multiples, complexes et délicates. Elles emportent beaucoup de responsabilités et requièrent de la disponibilité.
Doit-on de ce fait vous attribuer la stabilisation du taux de change? La stabilisation du change ou plus largement celle du cadre macro-économique ne saurait, en aucune façon, être ni le fait et encore moins l’affaire d’une personne ou d’un ministère. C’est l’œuvre de l’équipe gouvernementale dans son ensemble avec comme point focal certes le secteur économico-financier. Chacune des composantes de cette équipe a un rôle spécifique à jouer et le Ministère des Finances y contribue à travers trois leviers essentiels qui sont la maximisation des recettes, la discipline au niveau des dépenses (gestion sur base caisse), la surveillance de tous les autres paramètres économiques tant au niveau budgétaire que monétaire et des relations avec les Partenaires extérieurs.
À ce propos, quels clignotants avez-vous trouvés à votre nomination? À l’avènement de l’actuelle équipe gouvernementale, les principaux indicateurs macro-économiques (taux d’inflation, taux de change, réserves internationales,...) crevaient les limites conventionnelles propres à un cadre macro-économique assainie. Le pays était alors au bord de la rupture des relations avec les institutions de Bretton-Woods. Au 30 juin 2007, soit quatre mois après notre avènement, le taux d’inflation a été ramené de 18,2% à 11,9%. Le taux de change est passé de CDF 600 pour 1 dollar américain à moins de 500 CDF, les réserves internationales se sont stabilisées aux normes convenues soit trois semaines d’importations et, last but not least, du déficit de CDF 40 milliards au 3I décembre 2006 l’on est passé à un excédent de plus de CDF 50 milliards. Une économie s’appréciant à travers les chiffres, qu’on nous oppose un tableau qui pouvait contraster avec ces chiffres. Ma conviction est que si nous poursuivons sur ce cheminement, le point d’achèvement est à la portée de la République Démocratique du Congo. Vous pouvez vous représenter la suite...
Précisément, de ce point d’achèvement... Rentrée scolaire, revendications salariales, etc..., partout, le pessimisme semble prendre le dessus avec les nouvelles échéances. Ne seriez-vous pas seul à croire à ce point d’achèvement? Atteindre le point d’achèvement est l’un des objectifs du Gouvernement. Il le sera comme fruit d’un travail collectif et non du fait du Ministre des Finances. Il suffit de passer en revue la lettre d’intention avec le FMI pour se rendre compte qu’au delà de la simple maîtrise du cadre macro-économique, le comportement des institutions et de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux conditionne le résultat final. C’est la raison pour laquelle j’estime que le fait d’entraver l’action du Gouvernement ou de l’amener à ne pas respecter son programme économique risque de compromettre le succès attendu d’atteindre le point d’achèvement. Toutefois, vu le chemin déjà parcouru et au regard du large consensus national autour de cette question, je reste fermement optimiste.
D’aucuns font état de rapports privilégiés que vous auriez développés avec les institutions financières internationales... Je vous retourne la question: est-ce une mauvaise chose que d’avoir de bons rapports avec ces institutions et dites-moi en quoi? En quoi la fréquentation des institutions financières internationales serait-elle mauvaise, honteuse ou inavouable pour un pays dont le Gouvernement s’est fixé comme entre autres objectifs de booster la croissance et de réduire la pauvreté à travers des mécanismes classiques conclus avec ces mêmes institutions. L’Assemblée Nationale n’a-t-elle pas adopté le Programme du Gouvernement qui justement privilégie ces relations que l’exécutif a l’obligation de concrétiser? Lorsque j’entends ce genre de discours persifleur sur les supposés rapports privilégiés que certains responsables politiques entretiendraient avec les institutions financières internationales alors qu’ils ne font qu’agir en tant que commis de l’État, je me pose franchement la question de savoir si nous faisons vraiment assez pour nous concentrer sur l’essentiel au détriment de l’accessoire. Nous devrions sur cette relation avec ces institutions financières internationales veiller à nous décomplexer et cesser une fois pour toutes cette sorte d’autoflagellation somme toute improductive.
Votre Contrat triennal, est-ce réalité ou de la poudre aux yeux? Je suppose que vous parlez du Programme Triennal avec le FMI. Il ne s’agit pas de la poudre aux yeux. Ce programme sera conclu dès que l’on aura rempli les critères du Programme Relais de Consolidation. Nous y travaillons.
Qu’attendre de la visite, fin juillet, de Donald Kaberuka? Comme vous le savez, M. Donald Kaberuka est le président du groupe de la BAD. Dans le cadre de l’exercice de mes fonctions, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec lui en avril 2007 lors des Assemblées de printemps de Conseils de Gouverneurs du Fonds Monétaire International et du Groupe de la Banque Mondiale à Washington. Lors des assemblées annuelles de la BAD, tenues à Shanghai en Chine au mois de mai 2007, j’ai pu faire le point avec la Direction des opérations de la BAD, sur la situation d’exécution des projets en RDC. Le montant total des projets financés par la BAD en RDC s’élève à 130 millions de dollars américains. Cependant, la mise en œuvre des différents projets est rendue difficile à cause notamment de leur inadéquation avec la réalité actuelle et des contraintes d’ordre organisationnel. La visite du président de la BAD entre dans le cadre de la redynamisation des projets, dont le taux d’exécution reste relativement faible.
Vous parliez tout à l’heure de l’Assemblée Nationale. Quels sont vos rapports actuels avec cette Chambre législative? À priori très bons. Étant moi-même une émanation de l’Assemblée Nationale de l’actuelle Législative élu dans la circonscription électorale de Pangi dans le Maniema, en ma qualité d’ancien Député de la transition ayant eu à présider l’une des Commissions permanentes, en l’occurrence, la Commission de la Reconstruction et du Développement, j’ai le plus grand respect pour l’Assemblée Nationale et le travail des Parlementaires. Cependant, devenu membre du Gouvernement, il est possible que par moments, mes propos ne cadrent pas totalement avec les points de vue des Députés et je le concède bien volontiers. Cela a été le cas notamment en ce qui concerne le Budget lorsque le Ministre des Finances devrait défendre le point de vue du Gouvernement, lequel point de vue, faut-il le préciser, tenait à ce qu’il soit pris en compte les engagements pris avec le FMI. Mais en définitive, étant donné que c’est l’Assemblée Nationale qui est l’autorité budgétaire, le Gouvernement s’est incliné et ce débat appartient désormais au passé. Conformément aux options levées par l’Assemblée Nationale, je m’attèle à organiser les Régies, à travers les réunions hebdomadaires de mobilisation des recettes, pour les amener à répondre à leurs obligations face à la mobilisation des ressources.
Certains Députés souhaiteraient pourtant vous entendre - et c’est litote - après vos propos anti-Assemblée Nationale au Sénat lors de ce débat sur le Budget... Permettez-moi d’abord de rectifier une chose: jamais je n’ai tenu de propos anti -Assemblée Nationale au Sénat. Les archives sont là, écrites et vivantes, vous pouvez vérifier. Il est vrai par contre que j’avais reçu du Gouvernement mission pour continuer à plaider sa cause à la Chambre des Sages quant à la nécessité du respect des engagements ultérieurs pris avec les partenaires au développement. Ce recours, par ailleurs constitutionnel, avait été introduit dans le sens d’implorer - et je pèse bien mes mots - le Sénat à réexaminer les projections des recettes en ce qui concerne la DGRAD principalement car comme vous le savez celle-ci collecte des recettes qu’elle n’a ni constatées ni liquidées, sa responsabilité étant partagée avec les services d’assiette. Ce qui a été d’ailleurs démontré à travers notamment une double comptabilisation des recettes pétrolières qui ont été portées en déduction.
Face aux attentes des cinq chantiers du Chef de l’État, le pays est-il armé? De quelle arme le pays a-t-il encore besoin? La volonté politique de ses dirigeants et le dynamisme de sa population ne sont-ils pas les atouts majeurs et l’arme principale pour le développement d’un pays? Nonobstant la nécessité de l’appui de la Communauté internationale, le développement de tout peuple est conditionné par ces atouts. En énonçant les cinq chantiers, le Chef de l’État a fixé les axes principaux de l’action du Gouvernement pendant les cinq années de son mandat; il ne s’agit pas du tout d’un voeu pieux. Bien évidemment, l’on ne peut pas se voiler la face sur l’existence des difficultés, cependant, nous nous attèlerons tous ensemble à y trouver des solutions pour respecter les engagements pris vis-à-vis du peuple, et chacun doit y mettre du sien.
L’absence de débat à ce propos et la place trop laissée au slogan alors qu’il ne resterait que trois ans d’espace de temps effectif pour convaincre et gagner, n’est-ce point inquiétant? Je pense que les inquiétudes que se font certains compatriotes sont prématurées. Au cours des débats sur le Budget, des indications ont été données sur les actions devant concourir à la réalisation de la tranche annuelle du programme du Gouvernement, quand bien même des critiques et préoccupations ont été émises à ce sujet, démocratie oblige. Il convient de relever que, pour marquer la rupture d’avec le passé, le Gouvernement se devait d’abord de faire l’état des lieux et les félicitations qui étaient adressées au Premier Ministre et au Gouvernement pour avoir tout de même réussi à présenter un budget dans un laps de temps aussi court, démontrent à suffisance la volonté politique qui anime l’ensemble du Gouvernement pour la mise en œuvre effective des cinq chantiers du Chef de l’État, tels que traduits dans son programme. Il ne me paraît pas juste de soutenir que les cinq chantiers du Chef de l’État ne sont pas l’objet de débats. Il en a été question pendant le vote du Budget dans les deux Chambres du Parlement; les membres du Gouvernement se prêtent volontiers aux préoccupations de la presse tant écrite qu’audiovisuelle, c’est sans doute lorsqu’on en parle dans ou à travers la presse que l’on a l’impression qu’il s’agit d’un slogan comme vous le dites. Telle n’est pas la perception des membres du Gouvernement qui en parlent, car quoiqu’il en soit le Gouvernement a la ferme volonté d’a:uvrer pour la réalisation des ces cinq chantiers. Il s’agit pour chacun des membres du Gouvernement d’un challenge. Qu’il en soit également ainsi pour chaque Congolais, même pour ceux qui se veulent critiques, d’autant plus que dans la construction du bien-être collectif il ne peut y avoir des acteurs d’un côté et des spectateurs de l’autre.
N’est-ce point inquiétant l’absence de flux de capital financier international privé, seul à permettre le décollage? Je suis d’accord avec vous sur la nécessité des capitaux privés étrangers pour le décollage économique de notre pays. Nous espérons vivement que la mise en place des institutions politiques issues des élections démocratiques, organisées du reste ,avec l’appui massif de la communauté internationale, et la poursuite des programmes suivis par les partenaires au développement, permettront de soigner l’image de notre pays dont les diverses richesses naturelles et humaines sont incontestablement autant d’atouts pour attirer les capitaux privés. La volonté du politique affichée par le Président de la République et le Gouvernement pour combattre les anti-valeurs et instaurer et raffermir la bonne gouvernance finiront par dissiper les hésitations. Du reste, les signaux en provenance des investisseurs étrangers sont déjà perceptibles, même s’il n’y a pas encore de bousculades au portillon.
Qu’est-ce qui compte pour vous aujourd’hui en politique? Ce qui compte pour moi aujourd’hui en politique, et comptera toujours du reste, c’est de servir mon pays de toute mon âme et de toutes mes forces, de participer à son développement et à renforcer la cohésion nationale.
Comment va le Kivu-Maniema? Le Maniema va très bien. Avec ses réalités, il sort du bois. Quelles réalités? La sempiternelle question de son enclavement, l’absence chronique d’énergie électrique. ..mais attention... depuis trois ou quatre mois bientôt, grâce à la volonté et à la détermination du Président de la République, la Ville de Kindu est désormais alimentée en énergie électrique, sans délestage s’il vous plaît!, à partir de la Centrale hydroélectrique du Lutshulukulu située à Kalima. Et depuis, l’eau de la Regideso coule aussi dans les robinets!
Monsieur le Ministre, s’il vous était demandé de faire un bilan mi-parcours de votre passage au ministère des Finances, quel serait ce bilan? Il est prématuré de parler de bilan. Dans tous les cas, notre engagement de servir la Nation en assumant nos responsabilités se traduit jour après jour par les activités que nous menons tant au pays qu’à l’étranger, conformément aux attributions qui sont les nôtres. Il ne me paraît pas élégant de les énumérer ici.
De tous vos prédécesseurs, pour qui vous avez de l’admiration ou le plus d’admiration? Argentier de la République, c’est assurément un honneur, mais c’est aussi et surtout une lourde charge. Les hommes qui ont été appelés à cette charge ont servi dans des contextes et des situations différents. Les contraintes, les atouts, les opportunités, les environnements internes et externes n’étant pas les mêmes pour tous, il serait extrêmement risqué de se hasarder à un jugement de valeur. Je pense en définitive que seuls le temps et l’histoire peuvent juger équitablement. Laissons au temps le temps.
Qu’est ce qui serait le pire ennemi du décollage économique quand des pays au départ moins nantis sont des Dragons, des Tigres et... des Lions? À mon sens, au-delà même des préoccupations liées à la fiscalité, l’insécurité juridique et judiciaire, ainsi que les tracasseries administratives gênent de manière considérable notre décollage économique. Lorsque nous aurons suffisamment maîtrisé les choses de ce côté-là, nous deviendrons nous-mêmes à coup sûr un Léopard bondissant qui inspirera respect et considération.
Vous êtes d’accord que l’un des goulots d’étranglement est le système fiscal qui n’est pas attractif, guère en mesure de générer du développement... Le système fiscal de notre pays est en pleine réforme, avec le concours de nos partenaires bi et multilatéraux, dans le but de le rendre suffisamment attractif, incitatif et compatible aux impératifs du développement, notamment en procurant à l’État plus de ressources grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale. Les réfonnes envisagées font partie d’un processus qui a commencé depuis quelques années déjà avec mes prédécesseurs. Nous les poursuivons, avec des ajustements nécessaires. Dans ce contexte, des actions significatives ont déjà été menées, tandis que d’autres sont en cours, tant sur le plan de la fiscalité de fond que sur le plan des structures et méthodes de gestion de la fiscalité.
Il y a sans doute entre autres cette réforme sur la TVA... Parmi les actions en cours, il y a en effet l’instauration de la Taxe sur la Valeur Ajoutée en remplacement de l’impôt sur le chiffre d’affaires. À cet effet, j’ai mis en place un comité inter-ninistériel d’experts pour piloter cette réforme qui est une véritable révolution fiscale, dont l’aboutissement est prévu pour 2009. Il importe de noter que notre pays est parmi les rares pays au monde qui pratiquent encore l’impôt sur le chiffre d’affaires, un impôt cumulatif qui gène la compétitivité du secteur productif. La TVA, grâce au mécanisme de déductibilité qui la caractérise principalement, permettra à l’État d’accroître ses rentrées fiscales de manière significative, tout en rendant notre secteur productif plus dynamique et compétitif. < br>Des actions accompagnatrices de cette réforme se poursuivent également, telles que la mise en place des Centres des Impôts avec des méthodes de gestion analogues à celles de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) qui a permis à la DGI d’augmenter sa capacité de mobilisation des recettes, la généralisation du numéro impôt, qui permettra à terme de ramener l’économie souterraine au grand jour et de juguler le secteur informel. Le nouveau code de douanes devra être promulgué incessamment pour remplacer une législation douanière surannée et dont le texte de base date de 1949. Il est vrai que la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, de même la nécessité de susciter l’éveil du civisme fiscal, constituent des axes importants sur lesquels nous travaillons. Le train de la réforme de notre système fiscal est, faut-il le dire, véritablement en marche.
ALUNGA MBUWA.
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| vendredi 27 juillet 2007, a 13:39 |
| Dossier Kahemba: Des enjeux politiques suicidaires |

*L’idée que les autorités congolaises ont vendu une partie du territoire national à partir de Kahemba continue insidieusement de faire son bonhomme de chemin depuis la déposition de la Commission Lumbala à l’Assemblée nationale quelques jours plus tôt. *Cet accueil avait été préparé longtemps à l’avance auprès de la population, mais il faudrait savoir que la thèse du complot contre la nation congolaise est sous tendue par une lutte féroce pour le pouvoir qui met aux prises en coulisse bien sûr, les membres de la Commission parlementaire d’enquête et certains membres du gouvernement. *Pour trouver la vraie solution au problème, les données de la géographie aussi bien physique qu’humaine seront bien plus importantes que le simple fait de faire parler la population congolaise de la contrée de Kahemba qui, soit dit en passant, n’est pas contente de voir l’Angola récupérer ce qui était pour elle un sanctuaire à l’époque de la guerre civile angolaise.
L’affaire de l’occupation présumée d’une portion du territoire rd congolais, en l’occurrence dans le secteur de Kahemba dans la province de Bandundu par l’armée angolaise, figure encore en bonne place dans le hit parade de l’actualité nationale presqu’ à la même place que l’insécurité à l’Est, puisqu’elle induit le risque d’un conflit armé entre deux Etats. Elle ne trouvera d’issue pacifique que si l’on veut bien relever à l’intention de l’opinion publique les dessous de table de ce qui se cache derrière le rapport de la Commission Lumbala. L’enquête des députés, lue du haut de la tribune de l’Assemblée nationale par le rapporteur de la Commission Kin Kiey Mulumba a conclu à la véracité de ce qui était déjà un fait établi au sein d’une certaine opinion, à savoir que les Angolais étaient bel et bien les Rwandais de l’Ouest de la RDC, occupants illégaux d’un pays qui n’est pas le leur. Depuis le jour de la déposition du rapport de la Commission Lumbala jusqu’à aujourd’hui, la conviction de beaucoup parmi la population congolaise qui a confiance en ses élus, s’est cristallisée au point que la pression peut devenir rapidement insupportable sur le gouvernement, appelé à gérer cette affaire au mieux des intérêts des deux pays parties au litige, mais d’abord au profit des Congolais. Pourtant, rien n’est moins sûr que cette conviction intime inspirée par l’ignorance des faits scientifiques et le besoin de faire confiance aux députés de la République.
Des luttes d’influence féroces cachées derrière un nationalisme de surface
La politique n’est pas une science simple à cause de ses implications qui touchent à la complexité de la nature humaine ; au Congo démocratique cette particularité du phénomène politique est marquée du sceau de la rivalité entre les acteurs. Le président de la Commission qui est allé faire la lumière sur les allégations au sujet de l’occupation du territoire congolais par l’armée angolaise est un député qui s’est auto-proclamé un jour comme « le troisième nationaliste après Patrice Lumumba et le M’zée LD Kabila ». Le rapporteur est un homme qui a un palmarès politique éloquent derrière lui et qui n’entend pas s’arrêter là. Quant à une autre personnalité en vue de cette Commission, c’est tout simplement un ancien ministre de l’Intérieur désireux de reprendre sa place. L’Affaire Kahemba a déjà au moins fait une victime morale dans le chef de la population. Il s’agit de l’actuel ministre de l’Intérieur qui a eu l’audace d’affirmer de manière péremptoire qu’aucun pouce du territoire national congolais n’était sous occupation. Pour les tenants de l’autre thèse, sa place est à prendre selon le bon vieux principe de « ôte-toi de là que je m’y mette ». A partir de là, il faut comprendre les enjeux en présence pour également appréhender ce qui sous-tend l’argument des enquêteurs de Kahemba. On voudrait, après avoir fait accréditer la thèse de la cession d’une partie du territoire national, régler les comptes aux adversaires dans la plus pure tradition de la maffia, et en même temps affaiblir le camp présidentiel. Le chef de l’Etat ayant juré de sanctionner les incompétents et les corrompus du gouvernement au mois de septembre prochain, l’affaire Kahemba a fourni une occasion en or à ceux qui attendent impatiemment de prouver qu’ils sont meilleurs nationalistes que certaines têtes galonnées de l’entourage du président de la République. Ce règlement de compte n’est que le prélude à une longue guerre d’usure destinée à noyauter complètement le pouvoir pour préparer l’estocade de l’Opposition. Celle qui fait allégeance à Jean Pierre Bemba par exemple ne jure que par la lutte contre les « vendeurs du pays », entendez ceux qui ont signé des accords secrets pour brader le territoire de la RD Congo aux étrangers. Le chef de l’Union pour la Nation lui-même a annoncé son retour au pays en appelant ses partisans à se serrer les coudes pour gagner la bataille contre les « usurpateurs ». Le dossier Kahemba lui fournit déjà un premier coup de pouce contre ses adversaires. Il y en aura d’autres. Mais d’ores et déjà, on sait qu’ils ne vont pas se contenter de ce petit gâteau, l’objectif étant de faire tomber Kabila en personne. Certains élus de la majorité font office de cheval de Troie dans cette affaire, peut-être à cause d’une coupable faiblesse intellectuelle, peut-être aussi par un complexe d’infériorité devant la qualité des chefs de mission qui ont conduit la délégation du côté de Shayimbwanda et consorts… Quoiqu’il ne faille pas être éminent professeur ou grand manitou de la politique pour comprendre qu’au delà du 7ème parallèle sud se trouve la République populaire d’Angola et non pas la RD Congo. Un simple téléphone satellitaire suffit à relever cela, et c’est avec l’intention de nuire que l’on a omis de parler de ce détail pourtant observé par les membres de la Commission au cours de leurs recherches sur le terrain. Ces éléments de l’Amp qui fournissent des munitions aux ennemis constituent pour le leader de l’Opposition Jean Pierre Bemba un énorme atout dans sa manche, car il aura beau dire qu’au sein même de la majorité, il s’est trouvé des gens pour stigmatiser la politique de J. Kabila en matière de défense du territoire national. Ces députés marrons de l’Amp riront donc les derniers quand ils auront permis au chef de l’Un de sabrer le champagne de la victoire acquise sans périls grâce à leur duplicité. Pour les empêcher de triompher sous l’uniforme de l’Amp, il faut dès maintenant démasquer ceux qui ont vu le drapeau angolais flotter au 24ème parallèle plus au sud de Kahemba et qui ont délibérément « omis » de révéler cela au moment de la déposition de la Commission.
Le désordre et la loi
Les conclusions de la Commission Lumbala ne sont pas des vérités bibliques comme on s’évertue à vouloir le faire croire. L’histoire récente de l’Angola par exemple ne vient pas renforcer la thèse de l’irrédentisme de ce pays en Afrique centrale ; à l’époque de la splendeur de Jonas Savimbi, beaucoup de nos compatriotes se sont rués en Angola dans le territoire sous contrôle de l’Unita avec la facilité d’un couteau dans du beurre, grâce à l’amitié indéfectible entre le chef rebelle angolais et le dictateur Mobutu Sese Seko. Ces gens ont servi de main-d’œuvre au gourou de l’Unita dans le trafic de diamant, tout en se comportant comme en pays conquis. Cela est indéniable même si on a difficile à admettre aujourd’hui que l’Angola n’a fait que mettre de l’ordre dans ce qui était depuis longtemps un no man’s land à la frontière avec la RDC. Même si on met une barrière mentale à son cerveau pour ne pas permettre l’intrusion de cet état des lieux dans sa conscience, il restera deux alternatives à faire prévaloir pour résoudre la crise si crise il y a : aller en justice ou faire la guerre. Pour le premier cas, c’est l’affrontement des arguments juridiques qui déterminera la position à adopter si l’on accepte le verdict. Il faut que la plainte repose sur des éléments imparables sur le plan de la géographie physique, humaine et de l’histoire. Les points de vue seuls des populations de l’un ou l’autre des deux pays, la RDC et l’Angola ne peuvent suffire. On tiendra aussi compte des accords passés après le tracé des frontières lors de la conférence de Berlin en 1885. Pour rappel, ces accords ont permis au roi Léopold II de céder une partie du territoire et de s’approprier certains espaces dans les pays limitrophes du Congo. La deuxième alternative est de s’organiser pour bouter hors du territoire national les agresseurs par la force. C’est ni plus ni moins la guerre qu’il faut faire aux occupants indésirables. Dans le cas d’espèce, ceux qui s’emploient à faire vibrer les cordes sensibles et sentimentales des congolais en développant plusieurs thèses sur la présence des soldats angolais en RDC devraient toute logique gardée, appeler à une action armée pour libérer le pays. Difficile de s’attendre à les voir se battre sur la ligne de front comme ils le font aujourd’hui avec leur verve oratoire pour leurs intérêts personnels.
L’Avenir
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| samedi 21 juillet 2007, a 09:26 |
| LE STOCK D’ARMES DE NKUNDABATWARE PREND FEU |

Rutshuru, RDC, le 8 juillet 2007 (GLAC) – L’entrepôt d’armes de Laurent Nkundabatware a pris feu, provoquant des explosions. Cet incident est survenu alors qu’un conflit interne dans les troupes de Laurent Nkundabatware opposait les tutsi immigrés au Congo et ceux qui viennent pour mener la guerre d’occupation de l’est du Congo.
Informé, le gouvernement de Paul Kagame, a précipitamment envoyé Charles Kayonga, chef d’État-Major des forces terrestres du Rwanda, pour résoudre le conflit opposant les deux groupes de frères tutsi.
Par la même occasion, Charles Kayonga a procédé à la nomination de la nouvelle équipe de commandement et a renforcé le moral des troupes fidèles à la cause de l’occupation du Congo. Arrivé à Goma le jeudi 5 juillet dans la plus grande discrétion, Charles Kayonga est reparti pour Kigali le dimanche 8 juillet 2007.
Kayonga était accompagné d’un convoi qui amenait d’autres armes et munitions pour remplacer le stock détruit. Un certain IDI, tutsi résident de Goma était chargé de faire transporter le convoi d’armes chez Nkundabatware. Idi n’est pas à sa première mission de ce genre. En effet, il est l’homme qui assure la traversée des convois d’armes en provenance de Kigali vers l’État-major de Nkundabatware.
Par ailleurs, l’ancienne résidence de Ruberwa à Goma est devenue le quartier général du CNDP, parti politique de Laurent Nkundabatware. Des réunions s’y tiennent continuellement, pendant la journée et la nuit.Tard dans la nuit, on y voit aussi défiler quelques sympathisants blancs qui viennent soutenir la cause de l’occupation du Congo oriental.
A Rutshuru (province du Nord-Kivu), des combats violents ont opposés les hommes de Nkundabatware et les FDRL (Forces démocratiques de la libération du Rwanda). Des renforts venus de Goma sont allés porter secours à leurs confrères qui étaient mal pris par les troupes du FDRL. Parmi les civils, une personne a perdu la vie et sept ont été blessées.
GLAC.
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| vendredi 20 juillet 2007, a 09:15 |
| Kinshasa, un nouveau Dubaï ? |
 *Cet accord a été signé hier jeudi au Ghk entre le ministre d’Etat en charge des Travaux publics, des Infrastructures et de la Reconstruction et le représentant de la société d’Etat saoudien Rakeen. *Cette société va ériger un complexe hôtelier à Kinshasa avec des bureaux, des appartements et un shoping center dont le coût serait de 500 millions de dollars Us. *Cet hôtel, a annoncé le président de Rakeen, abritera le sommet France-Afrique de 2010. *Les vieux immeubles de l’Etat en état de délabrement seront détruits et sur les lieux pousseront d’autres infrastructures modernes. *Pierre Lumbi a fait savoir que cette coopération se fait dans le cadre du partenariat public- privé. *Le projet va générer les emplois, l’un des cinq chantiers du chef de l’Etat. La Rdc commence à vivre les effets de l’après processus électoral. Hier, c’était des promesses qui se terminaient par un refrain devenu monotone, " d’accord, mais il faut un gouvernement responsable ". Ce refrain renvoyait toutes les promesses d’aide et de coopération avec la Rdc après les élections. C’est chose faite aujourd’hui. Si hier, le regard des Congolais était essentiellement tourné vers l’Union européenne et les Usa, aujourd’hui, il est question de la coopération avec tous les pays du monde et tous les hommes de bonne volonté. C’est dans ce cadre que la Chine marque la présence visible de l’Orient sur ce marché de la coopération internationale. Pour beaucoup de Congolais, la coopération autre qu’avec le vieux continent se limitait à la Chine. Ceux qui y avaient cru doivent changer de conviction avec la présence de l’Arabie Saoudite au Congo. En effet, le royaume saoudien entretient de très bons rapports avec la Rdc depuis des années. Mais on estime que, c’est pour la première fois que ce pays prend l’engagement d’accompagner le Congo dans la réalisation de cinq chantiers du chef de l’Etat avec des projets d’une très grande importance. C’est le cas de l’Accord que la République Démocratique du Congo représentée par le ministre d’Etat en charge des Travaux Publics, des Infrastructures et de la Reconstruction, Pierre Lumbi, a signé avec le représentant de l’entreprise publique saoudienne Rakeen. Aux termes de cet accord, le Royaume saoudien à travers Rakeen s’engage à transformer la ville de Kinshasa. Pierre Lumbi a rappelé qu’il y a quelques semaines depuis que les deux parties ont cheminé ensemble. Hier jeudi 18 juillet, les deux pays ont franchi une importante étape après cette longue marche. Au cours de ces rencontres, a dit le ministre d’Etat à l’intention de la partie saoudienne : " Vous nous avez convaincus par votre argumentation, nous vous avons trouvés sérieux, vous avez fait ce que vous avez promis, nous continuerons à croire que vous ferez tout ce que vous entreprenez de faire ". Au sujet du projet en cours, le ministre d’Etat a dit que ce projet est très cher au gouvernement congolais et il se fonde sur un contexte très simple. Le gouvernement congolais est propriétaire des espaces et des immeubles. Ces immeubles sont pour la plupart en dégradation très avancée s’ils ne sont pas tout simplement spoliés. Le gouvernement Gizenga, sous l’impulsion de Joseph Kabila, a rappelé Pierre Lumbi, voudrait faire de ces terrains, et ces immeubles , le point de départ et de la rénovation de la ville de Kinshasa en attendant d’étendre le projet dans toutes les autres villes du pays. S’adressant à la délégation saoudienne, il a renchéri : "Vous êtes les premiers à lancer le concept et à le vérifier ". De là, Pierre Lumbi a annoncé la construction dans le cadre de ce projet, d’un Hôtel moderne de luxe de 300 chambres à Kinshasa, un shoping center, des bureaux et des appartements… La réalisation de ces projets est planifiée dans le temps. Il va générer des emplois aussi bien dans sa phase de construction que dans celle de fonctionnement. Et le Congo et Rakeen y gagneront. Plus l’entreprise saoudienne fera diligence, plus elle rentrera dans ses doits et plus elle aura les moyens d’investir davantage dans ce pays, a recommandé le ministre d’Etat. A l’intention de l’opinion, le ministre d’Etat a tenu à préciser qu’il s’agit d’un partenariat public-privé. En termes clairs, on va utiliser les moyens privés pour rénover la ville de Kinshasa. Mais le travail se fera ensemble même s’il y aura une minorité et une majorité selon les moyens apportés. Il a insisté sur le respect du délai parce que beaucoup d’autres villes du pays ont besoin d’infrastructures.
Quant au représentant de Rakeen, il s’est dit heureux d’être à Kinshasa et de signer ce partenariat. Il y a un mois que la délégation saoudienne avait visité le Congo, si on est vite revenu pour conclure cet accord, a-t-il rappelé, c’est parce qu’on avait rencontré des ministres très sérieux et un président de la République très encourageant. Ce protocole d’accord, a-t-il souligné, marque le début d’une grande entreprise au Congo. Car, ce grand pays, a poursuivi le président de Rakeen, mérite qu’on y travaille et qu’on le développe. Car, avec un gouvernement légitime issu des élections, ce pays a mûri. Ce projet enfin, c’est le début d’une grande coopération entre les deux, a-t-il conclu. Quand les travaux vont-ils commencer ? Tout de suite. Le compte à rebours commence avec la signature de cet accord. L’hôtel sera prêt en 2010, a-t-il annoncé et il devra accueillir le sommet France-Afrique de cette année là. Après, la délégation a visité différents sites, près de huit au total. Il reste à savoir où cet hôtel sera érigé.
JDG
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| vendredi 20 juillet 2007, a 08:52 |
| LE CHANGEMENT EN MARCHE: JHON NUMBI DONNE A LA POLICE UN VISAGE HUMAIN |
Il y a quelques semaines, il a plu au chef de l’Etat de faire ménage à la tête de l’armée nationale. Ce bouleversement a amené l’ancien commandant des Forces Aériennes, John Numbi à la tête de la police nationale. Ce changement a fait jaser. Dans une certaine opinion, on s’est demandé comment John Numbi pouvait-il passer des forces combattantes à la police. Cette opinion poussait l’inquiétude très loin jusqu’à se demander si on n’allait pas s’attendre à la militarisation de la police. Quelques semaines après, les faits donnent raison au chef de l’Etat. Joseph Kabila, peut-on le constater aujourd’hui, est un visionnaire. Le changement intervenu à la tête de la police cadre parfaitement avec un de ses chantiers dont on ne parle pas beaucoup, à savoir, le changement des mentalités. Il est très loisible de constater également que le programme du chef de l’Etat se tient dans une logique interne et externe. Tout ce qu’il a programmé comme chantiers pour changer le visage de ce pays, est avant tout un problème d’homme avant d’être un problème de moyens. C’est pourquoi, avait-il appelé avec insistance au changement des mentalités. Comment obtenir le changement des mentalités sans le maintien de l’ordre public ? En termes clairs, la police nationale devenait dans le projet de Joseph Kabila un élément essentiel dans la réalisation des cinq chantiers en passant par le changement des mentalités. Et pour que la police joue son rôle, Joseph Kabila a tenu à mettre à la place qu’il faut la personne qu’il faut. Le choix de John Numbi s’avère le meilleur qu’il ait fait. Il n’arrive pas chaque jour que les Congolais et les Kinois en particulier jettent les fleurs sur les responsables de la police. L’image de policier bourreau de la population a rapidement disparu. A la place, une police à visage réellement humain prend position. Courtoisie, serviabilité, patriotisme… Sans cette discipline librement consentie imposée à la police, la ville de Kinshasa serait devenue invivable avec la suite des mesures prises aussi bien par le gouvernement central que par l’autorité provinciale. On sait que chaque fois que telles mesures sont prises, la police en fait une occasion de tracasser davantage la population. Mais depuis que John Numbi préside à la destinée de la police, celle-ci, sans tracasserie accompagne et encadre ces mesures à la grande satisfaction de la population. C’est donc avec étonnement que l’on a vu les chauffeurs tenter de résister à ce changement. Ils ont oublié que les mesures qui ont été prises sont avant tout pour garantir la sécurité routière. Et les grandes victimes des accidents de route sont pourtant et généralement les chauffeurs. S’ils ne sont pas parmi les morts ou les blessés, ce sont eux qui sont poursuivis et emprisonnés. La ceinture de sécurité que les conducteurs considèrent comme une corvée, s’impose pour leur propre sécurité en cas de collision. Cette mauvaise humeur des chauffeurs n’arrêtera pas le changement dont John Numbi a fait son cheval de bataille. Sous d’autres cieux, il est strictement interdit de téléphoner en conduisant. L’amende à payer peut s’élever jusqu’à 500 dollars Us. Il faudra qu’on arrive là au Congo. John Numbi a certes obtenu des résultats en peu de temps, mais on ne doit pas perdre de vue que les anti-valeurs ont la peau dure. Quand elles sont menacées, elles s’enkystent comme des amibes pour resurgir dès les moindres conditions favorables. Pour les vaincre définitivement, il faut une longue et permanente campagne de sensibilisation. Cela implique la mise à la disposition de la police des moyens notamment pour une campagne de sensibilisation. Celle-ci devra impliquer les organes de presse à caractère national sans oublier ceux qui ont une audience réelle auprès de la population de la capitale. Des spots, des émissions spécialisées, des spectacles… seront réalisés et diffusés dans les médias. Autant que la population se fait complice de la police de John Numbi, le gouvernement doit le soutenir et lui donner tous les moyens afin de sécuriser les Congolais, condition sine qua non pour amorcer le vrai développement de ce pays. Félicitations, John Numbi, il faut continuer sur la même lancée.
SG
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| jeudi 19 juillet 2007, a 20:39 |
| Le Président Joseph Kabila inaugure l’hôpital Biamba Marie Mutombo. |
Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, a procédé mardi à Kinshasa, dans la commune de Masina, à l’inauguration de l’hôpital et centre de recherches Biamba Marie Mutombo, une œuvre de haute portée sociale réalisée par la Fondation Mutombo Dikembe, du basketteur congolais de renommée internationale, Jean-Jacques Mutombo Dikembe, évoluant aux Etats-Unis d’Amérique. Le Président Joseph Kabila a, à cette occasion, coupé le ruban symbolique en présence de M. Dikembe, président du conseil d’administration de la Fondation Mutombo Dikembe et de plusieurs autres personnalités parmi lesquelles les membres du gouvernement, des officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police nationale, des ambassadeurs et chefs des organismes internationaux ainsi que des membres du cabinet du Chef de l’Etat.
Le Chef de l’Etat, accompagné de tous les invités, a ensuite visité les différents pavillons de cet hôpital, qui dans sa première phase, compte 150 lits d’hospitalisation et plusieurs services : urgence, hospitalisation, gynécologie, pédiatrie, maternité, chirurgie, imagerie, biologie médicale, morgue…une cuisine moderne et un incinérateur des déchets.
Auparavant, le Président de la République a déposé une gerbe des fleurs devant le buste sculpté en bronze, au visage de feue Maman Biamba Marie Mutombo, mère de Mutombo Dikembe, dressé en la salle de réception de l’hôpital. C’est Papa Samuel Mutombo Mukamba, père de Mutombo Dikembe, qui a dévoilé le buste en présence du Chef de l’Etat.
Prenant la parole pour la circonstance, le Président du conseil d’administration de la Fondation Mutombo Dikembe a fait savoir que la vision qui a guidé ses efforts pour la réalisation de cette œuvre visait à changer les conditions sanitaires de nos populations ainsi que leur donner du travail. Il a ensuite regretté la disparition précoce de sa mère qui de sa vie, a-t- il dit, ne cessait d’exhorter ses enfants a toujours faire mieux pour leurs prochains. Pour Mutombo Dikembe, cet hôpital doit servir d’exemple à tous les Africains, car il ne faut plus qu’on dise que l’Afrique est un continent oublié.
Pour le ministre de la Santé, Victor Makwenge Kaput , cet hôpital doit être considéré comme un motif de fierté, car « il a été construit avec professionnalisme et dans un concept nouveau » qui nous donne l’occasion de faire revenir au pays des médecins congolais de la diaspora. Il est également la matérialisation d’un des cinq chantiers du Chef de l’Etat dans le domaine de la santé. Il a ensuite mis en garde le comité de gestion et le personnel de cet hôpital qui, a-t- il dit, n’ont pas droit à l’erreur car ils ont pour mission de bien accueilli les malades, de les prendre en charge et de les soigner.
Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, André Kimbuta a, à cette occasion, annoncé que la ville de Kinshasa venait de mettre à la disposition de cet hôpital deux ambulances neufs, avant de saluer « l’initiative louable de ce digne fils du pays », qui apporte une pierre à l’édification d’un des chantiers du Chef de l’Etat dans le domaine de la Santé.
Le Dr. Muteba, médecin directeur de cet hôpital, a pour sa part déclaré que la présence du Chef de l’Etat à cette cérémonie prouve l’intérêt qu’il a toujours porté au secteur du social et du bien être des Congolais, avant d’ajouter que cette réalisation par Mutombo Dikembe n’est pas un fait du hasard car ce dernier, en allant aux études aux Etats-Unis, avait l’ambition de devenir médecin mais c’est le destin qui l’a orienté vers la carrière sportive. « Cet hôpital n’est ni plus ni moins que la matérialisation de son rêve», a-t-il conclu.
Jeannot Lusenge |
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| jeudi 19 juillet 2007, a 01:07 |
| Affaire Kahemba: Rdc-Angola affrontement évité |

*Pour les députés, Shayimbwanda se trouve en territoire congolais alors que pour les experts congolais et la commission mixte Angola-Congo, ce village est à 2 Km de la frontière en territoire angolais. *La commission a beaucoup écouté les villageois qui ignorent les données scientifiques de la détermination des frontières. *La commission a recommandé une nouvelle et crédible commission mixte Angola-Congo. *Cette commission risque d’être un remplissage dans la mesure où elle ne pourra arriver à autres conclusions que celles de la commission précédente. *Avec sa sagesse habituelle, Vital Kamerhe a encore une fois joué au sapeur pompier. *Une Commission a été mise en place pour rédiger les recommandations à faire au gouvernement.
La commission Kahemba a livré son secret. Comme on devrait s’y attendre, les débats ont été chauds. Il revient encore une fois que Vital Kamerhe a joué au sapeur pompier. Car, dans cette chaleur parlementaire du reste très compréhensible, il y a eu risque que la passion l’emporte sur la raison. Cela est d’autant important lorsqu’on sait que même au niveau du pays, on n’a pas la même compréhension du dossier dans la mesure où, si les parlementaires se basent sur un terrain plus politique, les experts de deux pays s’appuient sur les éléments scientifiques. Il va de soi que si l’affaire est amenée devant les institutions juridiques internationales, les arguments utilisés seront plus scientifiques que politiques. Le président de l’Assemblée nationale dans sa synthèse, a eu la sagesse de faire comprendre à l’opinion tant nationale qu’internationale que les experts qui avaient accompagné les parlementaires avaient dressé un rapport différent de celui des députés. Vital Kamerhe a également rappelé que la conférence des présidents de l’Assemblée nationale avait refusé que soit lu devant le parlement le rapport des experts. L’on aurait pourtant voulu que l’opinion nationale sache pour quelle raison les experts avaient abondé dans un autre sens. Si on veut que la vérité éclate au grand jour, il aurait fallu que le rapport des experts soit connu. La commission parlementaire est arrivée à la conclusion que les troupes angolaises se trouveraient effectivement sur le territoire congolais et que les populations de certaines localités seraient aujourd’hui en déplacement. A lire ce rapport très musclé, on s’attendait à ce que les députés dont on ne peut mettre en doute la bonne foi et l’intégrité morale, puissent appeler le gouvernement à tout mettre en place pour récupérer les territoires occupés. Mais, la commission s’est montrée modeste dans ses conclusions en faisant remarquer justement que ce qu’elle avait dit n’était pas la vérité absolue. C’est pourquoi la commission a demandé qu’il y ait encore une commission mixte pour faire éclore la vérité. Dès ce moment là, on ne comprend pas la passion politicienne dans les débats qui ont suivi la lecture du rapport de la commission. Alors que la commission a reconnu ne pas obtenir le monopole de la vérité au point de demander une nouvelle mission d’enquête, pour quelle raison pense-t-on que le gouvernement doit être interpellé ou que tel ou tel autre expert ou membre du gouvernement doit en répondre. Il faut donc regretter cette politisation avec passion d’un dossier essentiellement technique. La question que l’on devrait se poser, c’est celle de savoir si l’affaire était amenée devant les juridictions internationales, la Rdc serait pourvue, au regard des éléments du dossier, d’assez de preuves pour démontrer l’effectivité de l’occupation angolaise.
Faire le distinguo entre frontières coutumières et frontières de l’Etat
La commission a été en certains moments correcte et prudente. Ainsi par exemple lorsqu’elle rapporte que pour les chefs coutumiers, leurs revendications vont au-delà des frontières tracées par la colonisation. La commission a à ce titre rapporté l’inquiétude d’un chef coutumier. Ce dernier se demandait ce que vont devenir les frontières coutumières maintenant qu’il existe des frontières d’Etat. La commission a promis d’apporter cette inquiétude à qui de droit pour une réponse appropriée. Et pourtant, les membres de la commission qui connaissent les conventions internationales auraient pu dire au chef coutumier que les frontières à prendre en compte sont celles de l’Etat. Cette façon de laisser la population dans le flou relève d’une dangereuse manipulation politique. La commission qui doit s’être rendue compte de l’ignorance des populations sur les techniques modernes de la détermination des frontières, s’est pourtant longuement appuyée sur les témoignages de ces populations. A certains endroits, le rapport de la commission a ressemblé à un reportage de journaliste. Et pourtant, l’opinion attendait plutôt qu’elle démontre, documents à l’appui, qu’effectivement les troupes angolaises occuperaient des localités congolaises. Ces conclusions sont différentes de celles des experts.
Les coordonnées scientifiques
Les experts, quant à eux, sont arrivés ; En ce qui concerne les villages en vedette - à établir les coordonnées suivantes : les bornes 21 et 23, la paillote de la police angolaise : long 19°49’14’’43E et lat 7°00’72S, le village Shakadiata : long 19°50’57’’07E et lat7°00’00’’00S et le village Shakombe : long 19°48’36’’07E et lat 6°56’03’’04S. Partant de ces éléments, les experts ont fait les observations suivantes : la limite sur le 7ème parallèle sud (lat 7°00’00’’00S) n’appartient à aucun pays. Ils ont proposé que cette partie soit dégagée de quelques mètres de part et d’autre. Cela dit que la localité de Shakadiata est à cheval entre les deux pays. Quant à la localité de Shakombe ayant sa latitude inférieure à 7°00’00’’S se trouve en Rdc. La paillote de la police angolaise, elle, est sur le territoire angolais à 120 m de la frontière. Les autres villages situés entre les bornes 20 et 23, les latitudes de l’espace congolais ont des valeurs inférieures à 7°00’00’’0 Sud (le parallèle 7° Sud étant un espace neutre) Les experts ont également constaté qu’il n’y a pas eu un mouvement des populations sauf, la famille du chef Shayimbwanda. Ils ont également attesté l’existence d’une barrière érigée par la police angolaise à 120 m au sud du 7° parallèle. Les cordonnées des bornes 21 et 23 sont conformes à celles reprises dans le traité de 1891. C’est pour dire que la frontière est tangible. Les experts ont également constaté que les villages indiqués sur la carte de 1960 ont disparu sur le terrain ou se trouvent ailleurs qu’aux coordonnées initiales. Les experts ont demandé que l’on puisse faire un distinguo entre les déclarations des populations et les données scientifiques, géographiques sur les différents traités signés entre Etats. C’est sur ce point que la commission et ses experts divergent.
Un vieux problème
La commission parlementaire aussi bien que les experts, ont fait savoir que le problème ne date pas d’aujourd’hui. Il s’était déjà posé en 1956 et qu’il avait fait objet d’un rapport établi le 9 juillet 1956 à Kenge. Le commissaire de district a.i. de l’époque, le Belge W.J. Carels avait fait un rapport qui nous rappelle le problème concernant les mêmes localités. Celles-ci étaient priées de revenir sur le territoire congolais. Celle des populations qui ne respecteraient pas ce mot d’ordre, serait désormais sous l’administration angolaise. Malheureusement, quand les villageois abandonnent un village ou étendent ce dernier, ils ne tiennent pas compte des parallèles et de longitudes. Il y a des villages qui sont au Congo, mais que l’on ne peut atteindre qu’en passant par le territoire angolais. Cette situation n’arrange pas l’autorité angolaise même si les populations de part et d’autre de la frontière vivent en harmonie. Le Congo doit tout faire pour éviter ces désagréments afin d’éviter des incidents frontaliers. Surtout s’occuper de ces populations comme l’a recommandé la commission.
Les conclusions des experts concordent avec celles de la commission mixte
L’affaire avait également fait l’objet d’une commission mixte Angola-Congo. Les experts de deux pays étaient arrivés à ces conclusions : les bornes 3 et 4 n’ont jamais existé sur le terrain. Quant aux bornes 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 33 et 34, elles n’ont pas été localisées suite aux contraintes naturelles entre autre la végétation dense, les marécages, relief accidenté. En ce qui concerne le village plus querellé, à savoir Shayimbwanda, les experts de deux pays ont constaté qu’il était situé à 2 Km de la frontière en territoire angolais. Ses coordonnées sont les suivantes : latitude sud : 7’01’18,29’’, longitude Est : 19’52’27,91’’. Quant au village Shayungi, il se situe à 600 m au sud du parallèle 7’00’00,200’’. Le village Shakadiata dont le parallèle 7 passe au sud du village a comme coordonnées : (latitude sud 7’00’074’’ ; et longitude Est 19,50’49,23’’. Le village Shawonde se trouve en territoire congolais de même que le village Shakombe. Le poste de police angolaise dont on a beaucoup parlé est à 130 m de la borne 21 au sud du parallèle 7’00’00’’ en territoire angolais. La commission parlementaire a demandé que les deux pays constituent une autre commission mixte. On ne croit pas que celle-ci puisse arriver à d’autres conclusions que celles des commissions précédentes d’experts. La valeur du rapport de la commission parlementaire, c’est d’avoir permis enfin que les deux gouvernements mettent un point final à ce dossier.
JDG
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| mercredi 18 juillet 2007, a 08:09 |
| Assemblée Nationale : Mbenza Thubi, Chalupa, Franck Djongo,…invalidés |
* Les arrêts de la Cour Suprême de Justice invalidant 18 députés et validant 18 autres seront strictement appliqués * Le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, invité à convoquer une réunion inter-institutionnelle afin de tirer toutes les conséquences du mauvais fonctionnement de la justice en Rdc * La réforme de la justice congolaise devient un impératif * Ainsi, Chalupa, Mbenza Thubi, Mukendi Tshiambula, Frank Djongo et autres quittent l’hémicycle du Palais du Peuple
Entre les sentiments, la motion et la réalité, il importe de faire appel à la sagesse. C’est ce qui a caractérisé le débat qui a eu lieu hier au Palais du peuple sur les arrêts de la Cour suprême de justice au sujet du contentieux électoral.
De la discussion jaillit la lumière.
Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe ne s’est pas laissé emporté par le bon sens et le sentiment des députés. Il n’a pas voulu que l’assemblée nationale emboîte le pas à la Cour suprême de justice en violant la Constitution de la République. Un constat amer a été fait au vu du rapport de la Commission spéciale de l’assemblée nationale qui a planché sur les arrêts de la Cour. Selon la proposition du bureau de la chambre basse du parlement, les arrêts de la cour suprême de justice sont entachés de beaucoup d’irrégularités et comportent des abus graves. Ils sont sujets à caution. L’institution parlementaire fustige le comportement des magistrats de la Cour suprême de justice qui se sont arrogés des pouvoirs qu’ils n’ont pas. Ils se sont permis par exemple d’invalider des députés inexistants à telle enseigne que le nombre des députés à l’Assemblée nationale passe de 500 à 503. Ils se sont également permis de modifier, dans certaines circonscriptions électorales, le système électoral : en passant de la proportionnelle au système majoritaire uninominal. L’Assemblée nationale demande que des sanctions sévères soient prises contre les magistrats fautifs de la Haute Cour. C’est ainsi que l’assemblée nationale invite le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, de convoquer d’urgence une réunion inter-institutionnelle regroupant les dirigeants des institutions de la république, dont le premier ministre, le premier président de la Cour suprême de justice, le Procureur général de la République, le président du Sénat, le président de l’Assemblée nationale, l’Auditeur général des Forces Armées, le ministre de la Justice,... Cette réunion inter-institutionnelle va devoir tirer toutes les conséquences du mauvais fonctionnement de la justice congolaise. Elle devra également envisager des sanctions sévères contre les magistrats fautifs qui ont violé tant la Constitution que la loi électorale. L’institution parlementaire demande aussi au Conseil supérieur de la magistrature d’assumer toutes ses responsabilités et d’ouvrir des actions disciplinaires contre les juges de la Cour qui ont rendu les arrêts sur le contentieux électoral dont il est question.
Au vu de ce qui précède, le bureau a proposé que la plénière puisse appliquer les arrêts de la cour en envoyant les dossiers des 18 candidats validés par cette juridiction à la Commission politique, juridique et administrative (Paj) pour examen en vue de leur validation des pouvoirs. Toutes ces propositions et recommandations émises par le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe ont été adoptées par les honorables députés à une large majorité. Tous les arrêts de la Cour seront donc strictement appliqués conformément à l’article 151 de la Constitution qui stipule au 2è alinea que « Le Pouvoir législatif ne peut ni statuer sur des différends juridictionnels, ni modifier une décision de justice, ni s’opposer à son exécution ». Ainsi, les 18 députés invalidés vont quitter l’assemblée nationale au profit des 18 autres validés par la Haute Cour. Ces propositions du bureau ont réellement sauvé les institutions de la République dans la mesure où le rejet des arrêts de la Cour rendus hors délai allait provoquer des conséquences graves sur la vie de la République notamment par l’ingérence d’une institution dans les affaires d’une autre ponctuée de violation de la Constitution alors que le principe de la séparation des pouvoirs est sacré dans toute démocratie qui se respecte.
Octave M. Lamuele
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| mardi 17 juillet 2007, a 20:56 |
| Il est temps de rompre avec la Monuc, conseille le président national de la CDR André-Alain Atundu Liongo |

Pertinent commentaire d’un leader avisé de la classe politique congolaise en la personne de M. Atundu sur les frasques et impairs devenus monnaie courante dans le chef des éléments de la Monuc jusqu’ici couverts par leurs responsables locaux, de quoi remettre en cause l’opportunité même de leur mission.
Il y a quelque jours, AFP agence Française de presse, relayée par RFI, a révèle l’implication voire la complicité de la Monuc dans l’insécurité au Kivu et dans les massacres qui y sont commis.
Car, pour exploiter, en toute tranquillité et en toute illégalité, les richesses minières de cette région tourmentée‚ des fins personnelles, les troupes de la Monuc fournissent, en échange, des renseignements militaires aux troupes de FDLR.
Cette révélation, à la fois troublante pour l’opinion congolaise et embarrassante pour les responsables de la Monuc, est de nature à remettre en cause le fondement moral et le principe même de la poursuite de la coopération avec la Monuc, en tout cas de leur présence au Kivu et en RDC.
La réponse de la Monuc, à travers son porte-parole, est vague et peu rassurante, laissant pantois nombre d’observateurs de la politique congolaise.
En effet, pour toutes parade et explication, le porte-parole s’est contenté de rejeter la responsabilité de la faute au contingent indien d’une part et celle de la sanction aux autorités militaires indiennes d’autre part comme si la Monuc n’avait aucune autorité et donc aucune responsabilité - sur le contingent indien stationné au Kivu.
Il est de notoriété que les troupes de la Monuc sont constituées des contingents issus de plusieurs Etats et donc de plusieurs nationalités.
Il est aussi notoirement connu que ces troupes multinationales sont placées sous la responsabilité et l’autorité de la Monuc qui, conformément au mandat du conseil de sécurité, les affectent en fonction des exigences de sécurité et des opérations de pacification ou de maintien de la paix. Et donc, tout manquement, toute faute de la part d’un membre de la Monuc, quels que soit sa nationalité et son contingent, engage la responsabilité sinon la culpabilité de la Monuc et de sa chaîne de commandement.
Ainsi en a-t-il été, par exemple, lorsque certains sujets de la Monuc se sont illustrés à Kinshasa par l’exploitation sexuelle et par la maltraitance des congolaises. Dans ce cas ci, le scandale de l’exploitation illicite et du commerce illégal est plus révoltant et plus troublant et aggrava par le fait que ce contingent qui était envoyé au Kivu pour combattre ces, pratiques et sécuriser nos populations, agit en complicité avec les troupes rwandaises de FDLR, qu’il à la mission de combattre par ailleurs.
Nos victimes dans cette région - civils et militaires - seraient donc imputables à la Monuc. Ne serait il pas temps de mettre fin à la coopération avec la Monuc, devenue contreproductive, et de penser à faire appel en cette matière, à la coopération bilatérale beaucoup plus efficace et limitée dans le temps, s’inspirant de l’Opération ARTEMIS, menée avec la France. Cette affaire soulève la question de la qualité du personnel et des troupes de la Monuc plus exactement de leur moralité, au regard des scandales de plus en plus nombres qu’ils provoquent en RDC.
Dès lors, les autorités de la république sont fondées à nourrir une suspicion légitime vis-à-vis des troupes de la Monuc, eu égard à leur attitude ambiguë à l’Est et, à cause de leurs intérêts personnels à entretenir l’insécurité, à provoquer des assassinats ciblés, par exemple des journalistes gênants, dans le but de discréditer le pouvoir démocratique, peut être le président Kabila et créer ainsi les conditions de leur Séjour indéfini dans ces zones et de leur présence prolongée en RDC. Le chef de l’Etat avait-il donc raison en disant que ces messieurs de la Monuc ne faisaient rien. Une Organisation, une institution, c’est son chef.
La Monuc, c’est donc M. Swing. Le regard de tout congolais, indistinctement, ne peut que se tourner vers M. Swing, qui a toujours bénéficié de l’appui et de l’estime des autorités congolaises, même quand il n’était pas en odeur de sain tenté au sein de sa hiérarchie à l’ONU.
Cette malheureuse affaire, énième scandale de la Monuc au Congo, donne au peuple Congolais, avide de paix et de démocratie, non sans raison, le sentiment que la Monuc vient de poignarder Joseph Kabila dans le dos. Cet épisode, aussi rocambolesque qu’incroyable, de la coopération Monuc /FDLR contre les populations congolaises et la RDC, rappelle la légende britannique d’un personnage ambigu et ambivalent, capable en même temps du bien et du mal, M. Hyde et Dr. Jerkyll.
La Monuc serait-elle à la fois Dr. Hyde et M. Jerkyll dont l’action dans la société est finalement plus maléfique que bénéfique. Il me revient tout naturellement à l’esprit l’exclamation teintée d’incrédulité lâchée par César lorsqu’il a reconnu son fils Brutus parmi ses assassins « Tuquoque » c’est-à-dire « Toi aussi ».
Ce sentiment disons, cette impression n’est pas loin d’être partagé par l’ensemble du peuple congolais tant la similitude est grande entre le coup de poignard porté par Brutus à son père, César, et le coup que vient de porter la Monuc à la crédibilité du président Kabila, fervent partisan de la coopération avec la Monuc.
Il revient à M. Swing, patron de la Monuc, de poser des actes indiscutables de correction pour se dissocier, lui et sa chaîne de commandement, de ceux que l’on pourrait alors appeler les brebis galeuses de la Monuc.
Car se réfugier derrière la nationalité des coupables, pour dégager la responsabilité de la Monuc et la sienne, n’est pas convaincant ; comme si les composantes de la Monuc agissent au nom de leurs propres Etats. Ce serait alors franchement troublant Actions speak louder han words.
Par André-Alain Atundu Liongo
Président national de la CDR
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| mardi 17 juillet 2007, a 20:52 |
| Voici pourquoi Condoleezza Rice a annulé ses visites en Rdc et au Ghana ! |

La République démocratique du Congo se trouve désormais au centre des préoccupations de ses partenaires. La présidente de la Confédération helvétique est arrivée lundi en RDC. Elle a été reçue par le Chef de l’Etat Joseph Kabila. Elle a réaffirmée une fois de plus l’appui de son pays au processus démocratique et de reconstruction de la RDC.
La visite du Président français est aussi confirmée pour le 27 juillet au moment où celle du ministre rwandais des Affaires étrangères est annoncée pour la fin du même mois.
Cependant, le rendez-vous de la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a été remis à plus tard en raison des questions importantes à travers le monde où les Usa se trouvent directement impliqués. Ce qui fait qu’elle ne peut plus se rendre cette semaine au Ghana qui préside l’Union Africaine. Mme Rice devait participer demain mercredi et jeudi à la 6ème réunion annuelle du Forum de Coopération commerciale et économique entre les Etats-Unis et l’Afrique sub-saharienne (Agoa) à Accra, au Ghana. Néanmoins, elle a promis de suivre cette conférence par vidéo-conférence.
Les questions sur le débat au Proche-Orient et en Irak n’ont pas permis cette tournée africaine du chef de la diplomatie américaine. Elle prévoit par ailleurs de se rendre toujours au Portugal pour des discussions bilatérales avec le pays qui assure la présidence de l’Union Européenne jusqu’à la fin de l’année et pour participer à une réunion du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, UE, Russie, ONU). Mme Rice devait se rendre en Israël et dans les Territoires palestiniens, puis en République démocratique du Congo (RDC) et au Ghana, avant le Portugal.
Charles Murigande attendu fin juillet
Le ministre des Affaires étrangères de la République la démocratique du Congo a invité son homologue rwandais à une « visite de travail » fin juillet à Kinshasa, pour « raffermir » les liens entre les deux pays aux relations houleuses.
« Cette visite offrira aux deux parties l’occasion d’établir des bases solides pour une coopération bilatérale fructueuse », a écrit le ministre congolais des Affaires étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi dans une lettre adressée à son homologue rwandais Charles Murigande et dont l’AFP a obtenu une copie.
Il rappelle que cette invitation officielle est lancée « sur instruction » du Président congolais Joseph Kabila. En dépit d’un réchauffement des relations bilatérales depuis l’organisation en 2006 d’élections générales en RDC, les rapports sont encore parfois tendus entre Kigali et Kinshasa, qui n’ont pas ouvert d’ambassades chez le voisin.
Les relations bilatérales sont encore empoisonnées par la récurrence des tensions interethniques dans l’Est de la RDC.
Le Palamarès
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| mardi 17 juillet 2007, a 08:11 |
| Katanga : Moïse Katumbi met le cap sur les cinq chantiers du chef de l’Etat |
Les Congolais n’ont pas de mémoire courte pour oublier ce
que le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila
Kabange, a relevé dans son discours d’investiture prononcé le 6
décembre 2006,en mettant notamment un accent particulier sur les cinq
chantiers pour les cinq prochaines années. Il s’agit des secteurs de
l’eau et de l’électricité, de l’emploi, des infrastructures ; de
l’éducation ; et de la santé. Ces cinq chantiers constituent le socle
de son action. Au Katanga, les cinq chantiers du chef de l’Etat ne
relèvent plus du virtuel, les actions sur terrain en témoignent. Le
coup d’envoi vient d’être donné par Moïse Katumbi Tchapwe, l’actuel
gouverneur élu de la province de Moïse Tchombe.
Comme on le sait, le Katanga a toujours été depuis des décennies le
poumon économique de la République démocratique du Congo. C’est à cause
d’une mauvaise politique économique fondée sur la gabegie que la
province du cuivre a cessé de jouer son rôle prépondérant sur
l’échiquier national.
Depuis 1990 jusqu’en 2006, plusieurs gouverneurs qui se sont
succédé à la tête de la province du Katanga étaient toujours en perte
de vitesse. Personne n’a su s’en sortir. La situation allait de mal en
pis. Face à ce cauchemar, le Katanga était classé parmi les vestiges de
l’histoire du Congo. La vie au sein de la Gecamines et de la SNCC
devenait amère. Et pourtant, ces sociétés qui ont fait jadis l’honneur
du Katanga devenaient des canards boiteux. Et tout portait à croire que
c’était la fin d’une vie. Le climat politique dans cette partie du
territoire national était devenu maussade. Donc, le Katanga devenait un
lieu invivable.
QUOI DE PLUS NEUF?
A l’occasion du quarante-septième
anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo,
le gouverneur du Katanga a saisi la balle au bond pour faire son bilan
de plus de quatre mois à la tête de l’exécutif provincial. Après le
défilé militaire et civil, pendant que les uns et les autres
s’apprêtaient à regagner leurs domiciles, la population a assisté un
autre défilé riche en couleurs qui a duré plus de deux heures. Moïse
Katumbi a fait un don spécial à sa province. Nous avons vu défilé des
différents engins légers et lourds tant pour les secteurs agricoles que
miniers, pour la santé et des équipements pour la réhabilitation de
différents hôpitaux de la province. Il s’agit du début d’un progrès
remarquable pour le développement durable de cette province.
AVANT LA RETENUE DE 40% A LA SOURCE, MOÏSE DEMARRE
Incroyable
mais vrai, l’élection de Moïse Katumbi Tchapwe à la tête de la province
du Katanga est un signal fort qui ne trompe pas pour un lendemain
meilleur de cette entité provinciale. Non seulement qu’on le sent mais
aussi et surtout que cela se vit et saute aux yeux. L’espoir d’un
Katanga nouveau se profile à l’horizon. D’aucuns ont pensé que Moïse Katumbi pouvait relever ce défi.
Avant la retenue de 40% à la source à partir du mois de septembre comme
a eu à le redire le président de l’Assemblée nationale dans son message
à la population, le 30 juin 2007 sur la place Moïse Tchombe, l’actuel
gouverneur du Katanga a pris l’initiative de prouver à la face du monde
que le Congolais est capable de beaucoup de choses. Tout compte fait,
c’est question de volonté et de prise de conscience en acceptant ses
responsabilités. Pendant que le Gouvernement. central est incapable
d’acheter des véhicules pour ses ministres, pendant que le bureau de
l’Assemblée nationale n’est pas encore doté de moyens de transport,
Moïse Katumbi fait la différence. Que s’est-il passé exactement?
1.500 JEEPS ET 250 TRACTEURS
Rappelons que lors de la
fête du 30 juin 2007 qui intervient après des élections libres,
démocratiques et transparentes, le chef de l’exécutif provincial du
Katanga a surpris la population de sa juridiction ainsi que tous ses
hôtes venus de Kinshasa. La population a assisté à un défilé du charroi
automobile unique, en son genre. On a cru comprendre qu’il s’agissait
des véhicules de différents services évoluant au Katanga. Et pourtant,
l’homme d’Etat a choisi le beau moment afin de faire son bilan depuis
bientôt. C’était un autre défilé riche en couleurs qui a duré au moins
deux heures. Il s’agit de 1.500 jeeps en vue d’équiper l’administration
locale. Ce qui est vrai est que les services de l’Etat au niveau
provincial sont viables. Dans le domaine du secteur agricole, 250 tracteurs sont déjà
disponibles pour la relance de ce secteur qui était déjà en état de
désuétude. Nul n’ignore que le Katanga a exploité le domaine de Kanyama
avec la Gecamines Développement. Depuis, cette dernière ne fonctionne
plus, la population katangaise meurt de faim. Il y a également des
camions devant permettre d’évacuer les différentes denrées alimentaires
de la brousse vers les centres de consommation.
DES AMBULANCES ET DES EQUIPEMENTS POUR HOPITAUX
Dans
le domaine de la santé, plusieurs ambulances et camions ont défilé
contenant des matelas, des couvertures pour des hôpitaux du Katanga.
Désormais, les filles et fils du Katanga auront accès à des soins
appropriés partout où ils se trouvent. Autant d’engins lourds devant
permettre de réhabiliter les routes ont défilé. Dans le domaine des mines, la population a salué le passage
des engins lourds devant permettre aux différentes sociétés minières
d’opérer sans lacunes. Il sied de noter que le gouverneur du Katanga
est aussi responsable de la Compagnie minière du Katanga (CMK) qui
travaille en partenariat avec la Gecamines. C’est ici le lieu de louer
le mérite de Moïse Katumbi Tchapwe qui a réussi à mettre fin au trafic
frauduleux des minerais au profit de la province. Au jour
d’aujourd’hui, il existe autant d’entreprises minières au Katanga qui
oeuvrent officiellement dont les taxes sont versées dans la caisse de
l’Etat et cela permet de maximiser des recettes. Voilà un bel exemple à
suivre. Les Katangais ont bonne impressions de leur gouverneur en qui
ils ont pleinement confiance.
LE KATANGA S’EVEILLE
Moïse Katumbi constitue
actuellement l’espoir de tous les Katangais. C’est l’homme du
développement qui a osé. Il est attentif au malheur de sa population.
Il a levé l’option de mettre fin à la misère. La ville de Lubumbashi
est en train de recouvrer sa face d’antant. Tout le monde est dans la
liesse. A son passage, il est souvent accueilli par des cris de joie,
des acclamations et des chansons qui louent sa bravoure. On dirait que
le Katanga reste la seule province où on sent la détermination à
matérialiser les cinq chantiers prônés par le chef de l’Etat dans son
discours d’investiture. Pendant que d’autres gouverneurs attendent le financement
d’ailleurs, ne sachant pas par où commencer, Katumbi Tchapwe s’impose.
Toutes les routes de la ville de Lubumbashi sont praticables en
attendant leur réhabilitation. On remarque la propreté sur le parcours. Pas d’immondices
entassés quelque part. Tous les immeubles tant publics que privés sont
repeints. L’ordre et la discipline règnent dans la ville. Pas de
tracasseries et de constructions anarchiques. Malgré moult difficultés connues en matière d’énergie,
aujourd’hui le phénomène délestage est en train de disparaître du
langage des katangais. Nombre de quartiers de la ville sont alimentés en énergie
électrique 24h/24. Nous avons vécu cela durant notre séjour de quatre
jours dans la province du Katanga. Il n’y a plus de doute qu’un vent
nouveau souffle sur le Katanga. Le développement du Katanga saute aux
yeux à travers gouverneur Moïse Katumbi. Le transport urbain est
organisé à travers la ville. Outre cela, un autre fait frappant dans le secteur économique reste dominé par l’augmentation de la production par le péage.
Depuis
son arrivée à la tête du gouvernorat du Katanga, le péage est passé de
300.000 à 1.500.000 dollars américains de recettes. Donc, le Katanga
devient une province où il fait beau vivre. C’est déjà là un signe de
bonne gouvernance. Cette province a commencé à attirer l’attention des
investisseurs venus de tous les coins du monde. Cela s’est fait sentir
lors du défilé du 30 juin 2007 où on a vu certains expatriés défilés.
Il existe bon nombre de sociétés minières mieux identifiées sur place.
La volonté manifeste de Moïse Katumbi de faire du Katanga un jardin
botanique n’est plus à démontrer. Dans la foulée, cette démonstration d’assistance en vue de
rendre les institutions provinciales viables témoigne l’engagement du
gouverneur de la province du Katanga et sa détermination de changer
l’image du Katanga ternie par ses prédécesseurs gouverneurs qui ont
servi leurs intérêts particuliers et partisans. Les Katangais ne jurent que par Moïse Katumbi, présenté comme
libérateur. Ce dernier est décidé à combattre le pillage des richesses
du sous-sol congolais à partir du Katanga, Il a mis fin à la main
obscure qui opérait à tous les postes douaniers. Aujourd’hui, il existe
au Katanga un comité paritaire entre le Katanga, le Kasaï Occidental et
le Kasaï Oriental dans le secteur agricole. Autrement dit, Moïse Katumbi est venu réconcilier les
différents peuples vivant au Katanga pour leur cohabitation pacifique.
Il milite pour les relations de bon voisinage. Il a mis fin aux
querelles entre ethnies. Pour preuve, la langue française demeure la
seule langue parlée au gouvernorat du Katanga. Sans pour autant verser dans la démagogie, le Katanga est en
train de renaître. D’ici deux ans, il y a de quoi rêver que cette
province atteigne le niveau économique de l’Afrique du Sud. C’est
pourquoi, le gouverneur et son gouvernement provincial s’attellent à
conjuguer d’énormes efforts pour la réhabilitation de la Gecammes et de
la SNCC qui se meurent. Les travailleurs qui n’ont plus de salaires
espèrent en Moïse Katumbi. Cela, dans l’objectif d’amener cette province à jouer son
rôle de choix à l’échéquier natioanl, continental et à travers le
monde. Si on a parlé du scandale géologique, c’est à partir du Katanga.
Raison pour laquelle, Katumbi Tchapwe s’investit pour remettre le
Katanga à sa place.
LE SENS DE
CREATIVITE
D’aucuns se posent la
question de savoir par quelle magie le gouverneur de la province du
Katanga est en train de réaliser tous ces exploits. Il est évident que
tout est le fruit de l’intelligence et de la sagesse. Il s’avère
irrévocable que la force de 1’homme du Katanga réside dans son
réalisme. Il parle peu mais agit, On le découvre à travers les actions.
Il se veut plus un homme de terrain qu’un bureaucrate. Sensible à la
souffrance de son peuple, il se bat bec et ongles pour apporter des
solutions aux maux dont souffre son peuple. Bref, les cinq chantiers du chef de l’Etat ont démarré avec
Moïse Katumbi. Voilà l’homme qu’il faut pour la bonne gouvernance et le
progrès social dans ce pays. Mais ce qu’il faut savoir est que le
gouverneur du Katanga n’est pas un magicien. Il a besoin du concours de
tout le monde. Si chacun pouvait lui apporter sa contribution, le rêve
d’imprimer au Katanga une nouvelle implusion deviendra une réalité. Avant d’entreprendre un voyage de mille kilomètres, il faut
commencer par le premier pas. A peine nommé gouverneur du Katanga,
Moïse Katumbi a sensibilisé les siens pour le travail. Seul le travail
apporte le bonheur. Et pour éviter toute distraction, il a relayé le message du
président de la République qui a invité, à l’occasion de la fête du 30
juin 2007, les Katangais à être vigilants et exigeants. Avec Moïse
Katumbi, l’heure a sonné pour le changement des mentalités, le
développement dans tous les domaines. Comme la question de l’insécurité ne se pose plus au Katanga,
il y a de quoi croire à l’action de Katumbi, surtout avec les
bousculades des investisseurs au portillon de la RDC en général et du
Katanga en particulier. Moïse Katumbi fait donc la fierté et l’honne | |