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CONGO MON AMOUR
samedi 29 septembre 2007, a 10:04
Gros mensonge autour du séjour de Bemba à l’Onu !

Quelqu’un, au Mlc ou à l’Un, doit absolument assumer la responsabilité des conséquences de la manipulation ayant entouré la présence du sénateur Jean-Pierre Bemba à la 62ème Assemblée générale de l’Onu. Car, maintenant, le doute n’est plus permis : l’Opposant n’a pas été officiellement invité à New York pour la circonstance. Il s’est plutôt fait inviter... Aussi, son séjour au Palais de verre s’est-il limité à une audience auprès de Jean-Marie Guéhenno, secrétaire général adjoint en charge des Opérations de maintien de paix. Présent lui aussi à cette session, le commissaire général européen Louis Michel – passé dans l’opinion pour le médiateur de ce que l’on tente de présenter comme un conflit politique entre le chef de l’Etat congolais et son Opposant – a eu une réponse au ton sec à la question de la presse de savoir où en était-on avec la rencontre au « sommet » entre les deux personnalités. « Je ne suis pas le porte-parole de M. Bemba », aurait-il déclaré, selon l’envoyé spécial d’une chaîne de radio émettant à Kinshasa. A dire vrai, Chairman a été invité aux Etats-Unis, par un congressman américain. Et New York, qui abrite le siège de l’Onu, est une ville américaine. Qui alors, mais alors qui a transformé cette invitation privée en invitation officielle ? Et pourquoi, mais alors pourquoi, pendant qu’au Mlc ou à l’Un on savait établir faire le distinguo entre ces deux invitations, personne ne s’est avisé à rétablir la vérité ? Pourtant, par nature, celle-ci finit toujours par triompher. Certes, une rencontre Kabila-Bemba au pays ou à l’étranger n’a rien d’anormale ni d’amorale. Au contraire, le dialogue politique est quelque chose de bien surtout en démocratie, et encore une démocratie naissante comme celle qui s’instaure en RDC par la volonté du souverain primaire appelé aux élections. Au cours du processus électoral, et en dépit des incidents considérés comme étant de parcours, on a vu les deux acteurs politiques dialoguer. D’ailleurs, en cette matière, c’est plus Kabila qui s’est montré beaucoup plus ouvert à l’égard de Bemba que Bemba à l’endroit de Kabila. Pour qu’on ne l’oublie pas, c’est Kabila, le premier, qui avait reçu Bemba, conduit par la Monuc au Palais de la Nation, au lendemain des événements d’août 2006. C’est encore Kabila, le premier, qui avait été rendre visite à Bemba dans sa résidence privée de Gombe, au lendemain de la proclamation des résultats du Second tour pendant que Chairman a été incapable de le féliciter sincèrement. Au contraire, le président national du Mlc a ouvertement contesté le verdict des urnes, et cela après le verdict de la Cour suprême de justice saisie par son parti et sa plateforme électorale. « Ce procès n’a été ni équitable, ni juste pour restaurer la transparence et la vérité des urnes », avait-il dit avant de conclure en ces termes : « Nos griefs sur cette élection demeurent et nous serions bien fondés à en contester le verdict ». Cet extrait est tiré de son message du 28 novembre 2006 adressé en 16 phrases au peuple congolais. Preuve, si besoin est, que Jean-Pierre Bemba n’a jamais reconnu la victoire de Joseph Kabila. Tout réside dans l’état d’esprit Donc, Joseph Kabila peut rencontrer à New York ou simplement en terre américaine Jean-Pierre Bemba, publiquement ou discrètement, sans que cela ne se transforme en événement politique majeur. Combien de fois, par exemple, Mobutu et Tshisekedi ne se sont-ils pas vus entre 1982 (transformation de l’Udps du courant politique au sein du Mpr Parti-Etat en parti politique autonome) et 1997 (chute du maréchal) ? Presque une dizaine de fois ; la dernière étant le « dialogue de Nice » en novembre 1996, dégénéré en cafouillage politique et médiatique lorsque le lider maximo avait annoncé son retour à la primature et Ngbanda avait démenti l’information moins d’une heure plus tard. Tout réside dans l’état d’esprit du « dialogue Kabila/Bemba » escompté en marge de l’assemblée générale de l’Onu. Bemba a consciemment, et cela tour à tour :
 laissé ses hommes – surtout les opportunistes – user et abuser du discours de congolité sur ses médias,
 basé sa propre campagne électorale sur des attaques personnelles dirigées contre son concurrent,
 laissé ses hommes promettre à Kabila le sort de Samuel Doe en cas de victoire au 1er tour,
 contesté la victoire de Kabila au second tour au point de manquer d’élégance politique en s’abstenant d’adresser le moindre message de félicitation au vainqueur et
 provoqué sinon suggestionné les événements sanglants qui ont émaillé le processus électoral en 2006 et les trois premiers mois de l’année 2007. Aussi, a-t-il créé un état d’esprit tel que chaque personne politiquement avisée – peu importe sa nationalité et ses fonctions – douterait de sa conversion véritable en démocrate. Dès lors, rencontrer Kabila à Kinshasa ou à New York, à Addis Ababa ou à Sun City, n’invite pas forcément à l’optimisme...   Omer Nsongo die Lema

 

vendredi 28 septembre 2007, a 10:55
Discours de J.Kabila à la 62ème session ordinaire de l’Assemblée Générale de l’ONU

Monsieur le Président,

Permettez-moi de joindre ma voix à celles qui m’ont procédé à cette tribune pour vous féliciter sincèrement pour votre élection à la présidence de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Je voudrais aussi rendre un hommage appuyé à Monsieur le Secrétaire général BAN KI-MOON, pour les efforts louables qu’il déploie inlassablement pour défendre et promouvoir les buts et principes de la Charte de Notre Organisation. Sa visite dans notre pays, à l’aube de son mandat, Nous a rassuré quant à son engagement et à celui des Nations Unies au côté du peuple congolais en quête de paix, de liberté et de développement.

 

Monsieur le Président,

 

La 62ème session ordinaire de l’Assemblée Générale s’ouvre dans un contexte international caractérisé par des violences persistantes à travers le monde. La tâche de l’ONU en est plus qu’à jamais ardue. Elle en est aussi d’autant plus noble et exaltante. Pour la République Démocratique du Congo, cette session ne ressemble pas aux précédentes. Elle est celle de sa renaissance comme Etat de droit. Elle est aussi celle de son retour sur la scène internationale comme acteur et partenaire crédible. Aujourd’hui plus qu’hier, Mon pays est en effet conscient des méfaits de la guerre et de la mauvaise gouvernance. Il l’est aussi des perspectives positives que permettent des institutions stables, des autorités légitimes et la cohabitation pacifique des peuples. Il connaît donc la valeur irremplaçable de l’ONU et est un exemple du succès de son action. C’est le lieu pour Moi de rendre hommage à Nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, et particulièrement à l’Organisation des Nations Unies, pour leur concours inestimable. Pour notre part, ayant beaucoup reçu, nous pensons que nous devons à notre tour contribuer aux opérations de maintien de la paix. En attendant de jouer un rôle progressivement croissant, Nous avons ainsi modestement fourni des contingents de policiers civils, aujourd’hui déployés dans deux des Etats membres.

 

Monsieur le Président,

 

Le chemin qui mène à la fin irréversible des crises multiformes qui ont secoué Mon pays pendant de longues années demeure jonché d’embûches. Du point de vue de la sécurité, Nous devons encore parachever le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion, finaliser la formation d’une armée et d’une police nationales et républicaines, et rendre opérationnel un système judiciaire crédible.

Atteindre ce triple objectif est donc pour nous une priorité absolue.

Bien plus, et tout en privilégiant l’approche politique et diplomatique, Nous devons, par tous les moyens, avec détermination et un sens élevé de l’urgence, résoudre les problèmes résiduels d’insécurité au Nord- Kivu. En effet, on ne peut raisonnablement justifier, que des populations congolaises continuent à faire quotidiennement l’objet de violences et exactions de tous genres, de la part des groupes armés nationaux et étrangers, et qu’elles soient massivement réduites à être des déplacés de guerre. La paix et la sécurité doivent, rapidement et à tout prix, être rétablis dans cette partie de notre territoire. Elles le seront. Quant aux groupes armés étrangers, l’appui des Nations Unies est nécessaire pour leur désarmement volontaire, ou au besoin forcé, leur rapatriement ou leur réinstallation.

 

Monsieur le Président,

 

Nonobstant ces quelques difficultés, Nous avons en moins de cinq ans, réussi le pari de l’organisation des élections démocratiques, de la mise en place des institutions légitimes et de la relance de la croissance économique. Désormais, notre priorité est à la reconstruction et au développement, avec pour objectif la victoire sur la pauvreté, l’injustice et les inégalités sociales. La tâche est immense. Pour réussir, la volonté de notre peuple et son aspiration à un destin de grandeur sont nécessaires. Elles ne sont cependant pas suffisantes. L’engagement constant et sans réserve de tous nos partenaires, dans leur diversité, demeure un complément indispensable.

 

Monsieur le Président,

 

En dépit de certaines insuffisances, l’ONU demeure la conscience de l’Humanité. Son rôle présent et futur ne saurait néanmoins se concevoir qu’en fonction de l’évolution du monde, et des défis sans cesse renouvelés qui en découle. A cet égard, les années à venir seront des périodes de compétition accrue entre les nations, notamment dans les domaines commercial, financier et de la recherche, ainsi que pour la jouissance, par tous, de l’air pur, de l’eau potable et des ressources naturelles, biens communs vitaux qu’une population et une économie mondiales, en perpétuelle croissance, rendent de plus en plus précieux et rares. Face à ces défis, comme à ceux permanents de la paix et de la sécurité internationale, la crédibilité de l’ONU sera fonction de sa capacité à obtenir des Etats membres que ses décisions soient appliquées par tous, sans exception, et que les engagements librement souscrits par eux soient effectivement honorés. Ainsi, s’agissant du Moyen-Orient, le crédit de notre Organisation sera toujours mis en cause tant que, conformément aux dispositions pertinentes de notre Charte, et aux résolutions y relatives, le Conseil de sécurité ne mettra pas tout en oeuvre pour que naissent effectivement deux Etats, vivant côte à côte, dans la paix et la sécurité. Sur un autre plan, les changements climatiques sont aujourd’hui une réalité indéniable et un exemple éloquent de la mutation permanente de l’exigence de sécurité collective. Leurs effets seront malheureusement plus néfastes dans les pays en développement et, particulièrement et injustement, en Afrique. Cette dernière contribue le moins aux émissions de gaz à effet de serre, et n’a pas les moyens de faire face à leurs redoutables conséquences. Le dire, c’est en même temps poser, de manière poignante, l’exigence d’une approche responsable, équitable et solidaire des problèmes de développement durable. Je me félicite donc de l’organisation le 24 septembre 2007, par la Secrétaire Général, de la réunion de haut niveau sur les changements climatiques. Cette réunion Nous a offert l’occasion d’accorder à ce sujet essentiel l’attention qu’il mérite, et de prendre conscience, des conséquences des modes de consommation qui exposent notre planète au risque d’une catastrophe irreversible. La République démocratique du Congo est l’habitat naturel d’une diversité biologique sans pareille. Grâce à ses forêts primaires, elle fait de l’Afrique centrale le deuxième poumon du monde. Elle s’engage donc à participer à la formulation et à la mise en oeuvre d’une stratégie efficace de préservation des conditions optimales de vie sur la terre. Dans l’intérêt de l’humanité, elle est prête à consentir les sacrifices que la responsabilité collective impose. Elle demande en retour d’être compensée équitablement, afin de ne pas hypothéquer son propre développement.

 

Monsieur le Président,

 

Face aux changements qui surviennent sur l’échiquier mondial, notre Organisation devrait s’ajuster et épouser une architecture qui, tout en préservant les valeurs universelles, la rende apte à faire face à des défis sans cesse divers et croissants. La Démocratie, aujourd’hui universellement reconnue comme le meilleur mode de gouvernement, devrait non seulement imprégner Notre agir collectif sur la scène internationale, mais également se refléter au sein de notre organisation.

Aussi la République Démocratique du Congo salue-t-elle le processus de la réforme du système des Nations Unies qui a le mérite de rechercher une plus grande cohérence et une efficacité accrue de son action.

Elle tient à souligner que l’élargissement de la représentation au sein du Conseil de sécurité est une exigence démocratique, nécessaire au fonctionnement harmonieux de l’ONU, et que le continent africain devrait être représenté à titre permanent au sein de cet organe important.

Elle attire par ailleurs la meilleure attention de cette Assemblée sur le fait que la réforme du Conseil de Sécurité ne doit pas occulter la nécessité de revisiter les autres organes de l’Organisation. Leurs modes de fonctionnement doivent être les plus efficaces possibles et leurs interactions futures mieux définies.

Quant à l’Assemblée générale, son autorité doit être davantage affirmée, afin de permettre à son Président de jouer un rôle primordial dans la recherche des solutions aux problèmes internationaux.

 

Monsieur le Président,

 

Au regard des nouvelles menaces et des nouveaux défis qui se profilent à l’horizon, j’ai rappelé nos engagements respectifs en tant qu’Etats membres, tels que contenus dans la Charte des Nations Unies et réaffirmé l’attachement de la République Démocratique du Congo à ce texte fondateur de notre organisation.

J’ai aussi attiré l’attention de cette Auguste Assemblée sur divers fléaux qui caractérisent le contexte international et les menaces liées aux changements climatiques, soulignant ainsi la nécessité d’unir nos efforts si nous voulons permettre à nos Peuples de vivre dans un monde où règnent les meilleures conditions de vie, le progrès social, la paix et la sécurité internationale.

Notre volonté politique d’éradiquer ces fléaux, mieux, notre action déterminée et concertée pour y mettre fin, constitue la preuve de l’authenticité de notre engagement à améliorer l’état du monde.

C’est à ce prix, et à ce prix seulement, que se trouvera renforcée la confiance de nos peuples en notre Organisation. C’est à cette condition, et non de moins, que seront sauvegardée la légitimité de l’ONU et consolidée l’efficacité de son action.

Ensemble, relevons ce défi.

Je vous remercie.

 

jeudi 27 septembre 2007, a 12:42
Assemblée générale de l'Onu : Que va dire Joseph Kabila?

 

*Le président de la République démocratique du Congo Joseph Kabila prend la parole aujourd’hui au milieu de la journée devant les délégués des 180 pays membres de l’Onu, en marge de la 62ème session de l’Assemblée générale de l’organisation planétaire. *Avant ce grand événement pour la RDC, le chef de l’Etat a eu hier des entretiens avec plusieurs personnalités de premier plan, dont les chefs de l’Etat français et portugais, la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, Louis Michel ou encore Eduardo Dos Santos président de l’Angola. *Au menu de ce que va dire le président de la République ce jeudi, figure essentiellement la situation politico militaire de son pays, près d’une année après les élections. Le président fera voir à quel point les affrontements qui ont repris au nord Kivu sont sans fondement, après l’instauration de la démocratie. Par conséquent, il appartient à la communauté internationale qui a porté le processus démocratique au Congo démocratique à bras-le-corps, d’enrayer une fois pour toutes les soubresauts des hors-la-loi qui empêchent la renaissance de la paix en République démocratique du Congo. Le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila a fait le tour de certains de ses amis présents comme lui à New York aux travaux de l’Assemblée générale de l’Onu. Le président de la République démocratique du Congo a accordé des audiences à certains des chefs d’Etats et de gouvernements, et a été à son tour reçu par d’autres. Il s’agit du président français Nicolas Sarkozy, de la secrétaire d’Etat des Etats Unis Mme Condoleezza Rice, du président de la République d’Angola José Eduardo Dos Santos, du commissaire européen au développement et aux affaires humanitaires Louis Michel… Ces personnalités n’ont sûrement pas été choisies par hasard. On peut déceler une certaine recherche d’équilibre, comme l’a toujours montré Joseph Kabila en transitant récemment par la Belgique avant ce voyage de New York. La France est le pays qui va présider aux destinées de l’Organisation des Nations Unies pendant toute une année, à partir de cette session de l’Assemblée générale, et comme on le sait, la RDC vient juste derrière elle en ordre de préséance. La logique veut que les deux pays puissent collaborer étroitement tout au long des travaux. Traditionnellement, la RDC a toujours eu moins de problèmes avec Paris. Autant dire que les violons vont bien s’accorder entre les deux pays pour faire évoluer les débats qui ne manqueront pas d’être contradictoires, à l’image des personnalités invitées à prendre la parole du haut de la tribune du palais de verre de Manhattan.

 

Baliser le chemin pour mieux convaincre

 

L’entretien avec Condoleezza Rice secrétaire d’Etat américaine a été le plus sérieux dans la mesure où l’administration républicaine de George Walker Bush est celle qui connais le mieux les méandres sinueuses de la politique en Afrique, notamment du conflit des Grands Lacs. Il est utile de relever que cette maîtrise des dossiers a été fort perturbée par l’absence très prolongée de la diplomatie congolaise sur la scène mondiale, ce qui a considérablement retardé la résolution du conflit qui ensanglante les Grands Lacs depuis longtemps. Mme Rice a été très intéressée par ce que le président Kabila lui a appris du point de vue de son pays dans cette phase ultime de la pacification de la dernière poche de rébellion en RDC. Elle a dû également faire des recoupements avec tout ce l’administration américaine reçoit comme informations de la Mission de l’Onu au Congo, Monuc. Cela suffira-t-il à inverser renflouer davantage les caisses de la diplomatie congolaise qui est dans sa phase ascendante ? On le saura toujours assez tôt au gré de l’évolution de la situation sur le terrain des affrontements entre les Fardc et les troupes du dissident N’Kunda qui ont repris depuis hier mercredi 26 septembre 2007. Quoi qu’il en soit, le fait que le chef de l’Etat ait échangé avec un des plus proches collaborateurs du président américain est une chose qui contribuera tant soit peu à équilibrer la perception de ce dernier sur les évènements des Grands Lacs, ce qui pourrait signifier la fin de l’hégémonie rwandaise dans cette région. Quant au président angolais, les nombreuses affinités qui existent entre son pays et la RD Congo sont autant de raisons pour poursuivre des contacts entre lui et son homologue congolais en marge de la session de l’assemblée générale de l’Onu.

 

Que va dire Joseph Kabila ?

 

Bien que tout-puissants, les Etats Unis ne sont pas seuls au monde. Cette évidence explique les entretiens qui se tiennent dans les coulisses du building des Nations Unies entre les chefs d’Etats qui participent à ces rencontres annuelles que sont les assemblées générales de l’Onu. La République démocratique du Congo est aujourd’hui en haut des marches qui mènent au sommet du palais de verre de Manhattan. Le président Kabila qui prend la parole aujourd’hui devant les délégués des 180 pays qui constituent le gratin de la politique mondiale, est conscient de l’importance de l’événement. Son pays est à son second tournant de l’histoire, depuis son accession à la souveraineté internationale. La démocratie qui par son absence était devenue la source principale et privilégiée des conflits liés à la légitimité du pouvoir en RDC, est revenue au devant de la scène. Lui Joseph Kabila est le premier président démocratiquement élu depuis 1960. La RD Congo a été poussée dans cette voie par la communauté internationale qui a donné au peuple congolais l’occasion historique d’élire selon le modèle grec, ses dirigeants pendant un mandat bien déterminé. Aujourd’hui tout cela est réalisé idéalement. Pourtant, la situation est loin d’être idyllique. Le peuple congolais est en droit de se demander aujourd’hui pourquoi la communauté internationale n’est pas satisfaite ? Les troubles qui endeuillent à nouveau les familles sont-ils dus à un dysfonctionnement de la démocratie congolaise ou à autre chose ? L’opinion congolaise pense que non ; néanmoins, Joseph Kabila est le porte parole envoyé par les Congolais pour poser ces questions à la face du monde. Certes, le président pourra parler aussi des choix économiques que son gouvernement opère pour sortir du bourbier du sous développement, mais sans la sécurité et la paix qui sont menacées à l’Est du pays, les efforts de l’administration seront vains. En tout cas, 34 ans après le passage tonitruant du Maréchal Mobutu devant cette même tribune de l’Onu, la RDC fait aujourd’hui entendre de nouveau sa voix dont l’extinction a été souhaitée et entretenue par ses ennemis. Cela ressemble au réveil du géant.

 

Prince Malko

 

mardi 25 septembre 2007, a 12:25
Voici les images de Rais Joseph Kabila à Bruxelles

 

lundi 24 septembre 2007, a 19:46
MONSIEUR GUYA REPOND A NGBANDA

  Wamvene 1er dit Déshonoré NGBANDA toujours égal à lui-même, toujours aussi menteur.

Quand allez-vous arrêter monsieur  WAMVENE 1er dit grand menteur 1er NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA ?

 

Pouvez-vous nous expliquer pourquoi êtes-vous allez chercher SUMIALO, GBENYE et les autres opposants à MOBUTU dans leur exils et les avez-vous ramenés au Zaïre ? Vous avez même rencontré le M’ZEE KABILA pour le convaincre de retourner au Congo.

 

Alors si quelqu’un de l’entourage de Joseph KABILA vous contact pour vous ramener au Congo où est le problème ? Il veut seulement vous éviter de ne plus aller mendier et escroquer le Président Denis SASSOU NGUESSO et les autres dirigeants Africains comme vous le faites actuellement. Il veut seulement vous ramener au Congo pour que vous retrouviez votre dignité.

 

C’est ne pas exceptionnel qu’un gouvernement cherche à contacter un opposant alimentaire pour le ramener au pays.

 

Trouvez autre chose, c’est un non événement.

 

Philippe GUYA

 

lundi 24 septembre 2007, a 13:40
Joseph Kabila déjoue l’humiliation des Belges

    

Heureux qui, comme Ulysse, vient de faire un bon voyage. Joseph Kabila peut bien réciter cette phrase après son séjour en Belgique. Non pas qu’il en a rapporté des contrats juteux pour ses cinq chantiers, loin s’en faut, mais parce qu’il vient de braver tout un dispositif d’humiliation, voire un plan d’élimination physique. On le savait depuis le début, Bruxelles était un territoire chaud, très chaud pour le Raïs, et le moment de son arrivée ne se prêtait guère aux commodités politico-diplomatiques. A preuve, ce report de la  visite dû au déficit protocolaire volontairement entretenu, mais aussi au déchirement des Belge depuis les dernières législatives.

 

Les preuves de la tentative d’humiliation

 

Même dimanche à son arrivée à l’aéroport militaire de Melsbroek, on l’a senti : tapis rouge déroulé en retard, arrivée tardive de la ministre de la coopération au développement  qui s'est maquillée à la hâte devant les caméras, sécurité déficitaire ayant poussé les Congolais à l’organiser eux-mêmes en louant les services des sportifs, etc. Il n’est point de doute : si la Belgique officielle voulait de cette visite, elle entendait humilier le Chef de l’Etat congolais pour plusieurs raisons. Bruxelles, en effet, est fort inquiète de l’évolution du travail de re-visitation des contrats miniers. De même, comme les autres européens, elle n’en revient pas d’apprendre que Kinshasa a passé un accord avec Pékin pour 8 milliards de dollars.

Pour cette raison, la mission du FMI qui séjourne à Kinshasa a eu le toupet d’exiger une copie de ce protocole d’accord, tout en relançant la demande de paiement de la totalité de la dette que la RDC lui doit.

 

Ngbanda groggy

 

Une chose est claire, l’Occident veut mettre la RDC à genoux pour maintenir et renforcer sa mainmise sur notre pays. De cette manière, elle démontre que le peuple congolais ne représentante rien en terme de dignité. Heureusement que, comme feu son illustre père, Joseph Kabila a placé cette dignité au cœur de son action et n’hésite pas à se donner en holocauste. Dommage que certains fils du pays se fassent détourner par les chants de cygne du funeste Ngbanda wa Mvene, alias Terminator qui est groggy après l’accueil triomphal que les patriotes de la diaspora, les vrais, ont réservé au Raïs.

 

A suivre………………….

 

Yvon RAMAZANI

 

vendredi 21 septembre 2007, a 15:22
Ngbanda traite les populations de Goma et Sake d’ infiltrés rwandais

 

 

Ici même, sur ce blog, nous n’avons cessé de convier les Congolais à discerner le vrai combat de Wa Mvene, le Terminator Ngbanda. Malgré ses élucubrations sur l’avenir, qu’il voit toujours noir, de la RDC, notre pays est en train de marquer des pas de géant pour sortir de sa crise, et le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, n’en ménage aucun effort. Cela, on le sait, ne peut pas du tout faire plaisir à ceux qui vivent de la crise pour continuer à justifier leurs arguments sur la Toile Mondiale.

C’est encore, et toujours, le cas de Wa Mvene, qui gêné dans son entreprise macabre, se trouve malade, très malade, depuis que le Chef de l’Etat a pris le risque de s’engager dans la fournaise de l’Est pour aller y réconforter ses compatriotes congolais. Arrivé mercredi dernier à Goma, Joseph Kabila s’est ensuite rendu à Sake, non loin du théâtre des combats et ce, selon nos sources, malgré les tentatives de dissuasion de sa propre sécurité.

NON, cela ne pouvait nullement plaire à Ngbanda qui, des jours précédents, criait à l’abandon, par Kinshasa, des Congolais de l’Est qui, pourtant, viennent d’applaudir frénétiquement Joseph Kabila pendant les trois jours qu’il vient de passer au Nord Kivu.

 

L’injure de Ngbanda aux Congolais

 

Et, dans sa colère machiavélique, Wa Mvene en arrive jusqu’à s’en prendre à ces populations réconfortées qu’il qualifie, sans distinction, de « rwandais ». Il écrit effectivement ceci, sans avoir le courage de signer son petit texte : « l'imposteur (Ndlr : Joseph Kabila) se promène EFFECTIVEMENT en toute sécurité, applaudis par tous ses frères rwandais envahisseurs, infiltrés dans la zone et invité à l’acclamer pour la circonstance. « Joseph Kabila » alias Hyppolite Kanambe évite de se rendre dans le secteur Congolais non sécurisé, où l’attend le Peuple avec des cailloux. ». ce disant, Ngbanda considère que Goma et Sake où vient de séjourner Kabila ne sont pas des « secteurs congolais » et estime donc que leurs habitants sont des « rwandais envahisseurs infiltrés dans la zone et invités à l’acclamer pour la circonstance ».

Point de doute, Wa Mvene retient que tous les députés nationaux et provinciaux, toutes les notabilités, tous les hommes d’affaires et les représentants de la société civile ainsi que des déplacés de guerre sont des « infiltrés rwandais ». Dont acte, et le peuple congolais va juger en attendant que lui-même clarifie son statut sur sa nationalité congolaise en voulant bien nous dire quand il l’a acquise après avoir été centrafricain.

En attendant, on peut aussi lui demander à combien de fronts lui s’était rendu pendant la guerre qui avait abouti à son éviction du pouvoir en compagnie de Mobutu et à combien de fronts, lui-même Mobutu s’était présenté lors des différentes guerres – 80 jours, 6 jours, etc. – alors que nous savons qu’il se rendait que pour inspection à certains points sous contrôle grâce à l’action des vaillants officiers zaïrois de l’époque, tel que le Général Mulamba, qu’il passera par les armes un à un. L’histoire est têtue.

 

Une leçon de patriotisme

 

Est patriote tout citoyen de tout pays qui manifeste son attachement pour sa patrie, non pas seulement par le verbe, mais aussi par des actes concrets. Qui donc est patriote en dehors des frontières de son pays et comment peut-il le manifester ? Cette question, personne ne l’a encore jamais posée, alors qu’elle devrait constituer l’unité d’évaluation du patriotisme de tout un chacun.

Sous d’autres cieux, on connaît des ressortissants de certains pays qui, de l’étranger où ils vivent, ne travaillent que pour le bien-être de leur pays. Le cas du Liban est éloquent à ce sujet. C’est, en effet, la diaspora libanaise qui, au sortir des années de guerre, a apporté le gros des moyens pour financer la reconstruction de leur pays.

Dirions-nous autant pour nous autres Congolais ? Voyons seulement l’état dans lequel vivent nos compatriotes de l’étranger, surtout en Europe. Le rêve occidental s’est transformé, pour nombre d’entre nos compatriotes, en véritable cauchemar. D’autres, plus sages, ont saisi les signaux de relance dans leur pays et, depuis, affluent en RDC pour se mettre au service de leur Nation. D’autres, par contre, se sont laissé embrigader dans des aventures politiciennes de ceux, comme Honoré Ngbanda, n’ont plus rien à proposer, ni à eux-mêmes là à l’étranger, ni à la RDC.

 

Ngbanda le faux patriote

 

Ngbanda, on le sait, a amassé une fortune colossale qu’il a planquée à l’étranger et qu’il ne partage avec aucun compatriote. Alors qu’il instrumentalise les pauvres esprits qui écument les rues de Paris, Bruxelles, Londres, etc., lui-même se la coule douce dans son paradis de l’argent sale entre le Venezuela et l’Australie, ne montant en Europe que pour pomper son intox qui n’accroche plus.

Dans tous les cas, c’est aux Congolais de la diaspora de s’armer de beaucoup de discernement pour savoir de quel côté se joue leurs intérêts.

 

 

 

Yvon RAMAZANI

 

 

 

 

 

Voici l’infamie de Wa Mvene contre les compatriotes de l’Est

 

Suite au passage de Honoré NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA, Président de L' APARECO (le cauchemar d'Hyppolite Kanambe and co) sur AFRICA N°1, qui faisait remarquer, interrogé par la chaîne Africaine à l’occasion des 10 ans / anniversaire du décès du feu Président Mobutu, aux très nombreux auditeurs de l’Emission « LES MATINS D’EUGENIE » que l'imposteur rwandais à la tête de l'Etat Congolais, "Joseph Kabila" contrairement à Mobutu justement, ne se rendait pas au front des combat à cause de sa complicité avec les agresseurs du Congo, nous apprenons de la part des mandatés de l'imposteur rwandais (Yvon Ramazani, Phil Barracuda etc.) que leur chef s'est rendu illico dans le Nord Kivu, seulement maintenant alors que les combats perdurent depuis si longtemps.

Nos sources sur place nous confirment que l'imposteur se promène EFFECTIVEMENT en toute sécurité, applaudis par tous ses frères rwandais envahisseurs, infiltrés dans la zone et invité à l’acclamer pour la circonstance.

« Joseph Kabila » alias Hyppolite Kanambe évite de se rendre dans le secteur Congolais non sécurisé, où l’attend le Peuple avec des cailloux.

Pendant qu'il ("Joseph Kabila") fait son show à la rwandaise, la MONUC déterrent nos frères découverts dans les fosses communes. Mais nous ne sommes plus dupes. LA COMEDIE N'A QUE TROP DUREE ET NE TROMPE PLUS !

Un patriote

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FLASH

En vrai militaire et Chef des Armées, Le Président joseph Kabila vient d’atterrir à l’aéroport de Goma à 9 heures ce mercredi 19 septembre 2007.

Actuellement, il marche à pied dans la ville de Goma. "La population chante Kabila libérateur"

Cela prouve, la volonté de Joseph Kabila de ramener la paix à l’Est de la République Démocratique du Congo.

 

Yvon RAMAZANI

 

vendredi 21 septembre 2007, a 13:54
Kigali arrête le porte-parole de Nkunda ! Bruxelles l'Apareco embarrasés

 

 


* L’acte posé par le Rwanda au lendemain du séjour du ministre des Affaires étrangères Charles Murigande et après que Paul Kagame ait soutenu la légitimité des revendications du Cndp de Laurent Nkundabatware sent le besoin de s’éloigner d’un mouvement et d’un personnage devenus encombrants * En pole position dans la formation de la nouvelle armée congolaise aux côtés des Sud-Africains, la Belgique qui reçoit Joseph Kabila doit avoir le courage de se prononcer sur le cas du porte-parole de Nkundabatware que l’on dit porteur d’un passeport belge et dont les activités sont connues sur la place d’Anvers dans l’exploitation d’un café-bar ! * Le chef de l’Etat congolais qui débarque aujourd’hui à Bruxelles se présente devant les autorités belges avec un sujet délicat pour ceux de ses interlocuteurs qui veulent faire des apports de la Chine aux 5 Chantiers matière à débat * Les actions préconisées par l’Apareco d’Honoré Nbganda contre son séjour bruxellois prennent un coup sérieux de crédibilité car elles établissent la thèse « Apareco-Cndp : même combat » ! Contre le peuple congolais... * Le Mlc – qui a relayé le discours de l’Apareco pendant la campagne électorale - a désormais tout intérêt à s’éloigner de ce mariage contre nature...


La veille du séjour de Joseph Kabila à Bruxelles, un véritable « tsunami » vient de se produire au Rwanda avec l’arrestation, à Gisenyie, du porte-parole de Laurent Nkundabatware, le « colonel » Patient Mwendanga ! A en croire les sources qui ont livré à « L’Avenir » l’information hier jeudi 20 septembre en début de soirée, le Rwanda est très embarrassé par la situation du fait que le « colonel » Mwendanga est détenteur d’un passeport belge alors qu’il est de nationalité congolaise ! Depuis quand a-t-il ce passeport ? Serait-ce lorsqu’il était membre du Rcd ? Ou plutôt après ? Dans la première éventualité, le parti cher à Me Azarias Ruberwa se retrouve avec un cas de conscience dont il aurait vraiment pu se passer. La fiche de l’intéressé renseigne, en effet, qu’il fut gouverneur Rcd du Sud-Kivu. Il eut pour successeur Xavier Chirimanya que certaines sources impliquent dans des massacres perpétrés dans cette partie de la République sous l’administration du mouvement rebelle. L’embarras de Kigali tient du fait de ne savoir en définitive où rapatrier ce personnage encombrant. Est-ce à Bruxelles qui sera alors obligée de justifier autant aux autorités congolaises qu’à la Communauté internationale comment un sujet belge anime-t-il un mouvement insurrectionnel en RDC sans être inquiété ni par les autorités politiques, ni par les autorités belges alors que son implication dans des crimes contre l’humanité étant évidente, Mwendanga devrait se voir appliquer le principe de l’universalité du droit belge à l’encontre des génocidaires ? Va-t-il plutôt être livré à la RDC, son pays d’origine, pour qu’il réponde des mêmes crimes ? Nos sources y trouvent la raison principale pour laquelle Kigali évite d’ébruiter l’affaire, pourtant connue depuis hier de tous les milieux diplomatiques occidentaux. Au moment où il séjourne en Belgique, le chef de l’Etat congolais ne peut pas ne pas exiger des autorités belges la clarification du cas Mwandanga qui est tout de même plus grave que nos relations avec la Chine, relations pour lesquelles on s’agiterait un peu trop en Occident alors que le cas de ce porte-parole du Cndp se singularise par la perpétration des crimes contre l’humanité.

« Apareco-Cndp = même combat »

Dans le même contexte, les initiatives contestataires de l’Opposition congolaise en Belgique, dont s’attribue l’Apareco d’Honoré Ngbanda, prennent un coup sérieux de crédibilité. En effet, outre l’affaire Bemba, ces initiatives prennent ont pour prétexte l’insécurité qui prévaut à l’Est avec pour responsable affiché le fameux général déchu Laurent Nkundabatware. Seulement voilà : le même Nkundabatware est aujourd’hui au cœur du scandale des fosses communes découvertes par la Monuc. Or, dans la terminologie rwandaise créditée auprès de la communauté internationale, qui dit fosses communes dit en définitive génocide ! Cela signifie concrètement que le Cndp de Nkundabatware doit avoir commis dans les territoires qu’il occupe un crime contre l’humanité évident. Il va sans dire que le Rwanda, pour avoir procédé à l’arrestation du porte-parole de Laurent Nkundabatware seulement après découverte de ces fosses communes, a pris la résolution de s’éloigner d’un filleul devenu encombrant. On se souviendra qu’il y a de cela une dizaine de jours, Paul Kagame soutenait la légitimité des revendications du Cndp et préconisait même des négociations directes entre le Pouvoir central et ce mouvement rebelle, initiative reprise du reste par le Conseil de sécurité de l’Onu, certainement mal conseillé par des personnages comme Ngbanda. Aussi, toutes les actions de cet homme pour saboter le séjour de Joseph Kabila à Bruxelles épousent-elles directement la cause de Nkundabatware, si bien que l’on peut maintenant avancer la thèse « Apareco-Cndp = même combat » ! Et puisque l’Apareco a toujours été du côté de Bemba, il y a bien le risque d’étendre cette thèse à la déduction « Apareco-Cndp-Mlc : même combat » ! C’est sûr qu’au Mlc, personne n’en voudra ; ce qui laisse supposer qu’on y va vers une nouvelle crise. Dans tous les cas, le Rwanda – qui veut désormais rassurer la RDC de ses bonnes dispositions à l’égard du Pouvoir congolais après le séjour à Kinshasa de Charles Murigande, son ministre des Affaires étrangères et la tripartite de Kampala – pose au travers de l’arrestation de Patient Mwendanga un acte courageux. Il ne reste alors qu’aux pays et aux organisations internationales qu’il a entraînés dans sa logique erronée – très embarrassés par la tournure des événements - d’en tirer, eux aussi, toutes les conséquences.

Omer Nsongo die Lema

 

 

jeudi 20 septembre 2007, a 13:57
Les 8 milliards Us qui menacent la vie de Joseph Kabila

 

 

A Bruxelles où il se rend en principe ce 21 septembre, Joseph Kabila va se trouver en terrain miné. Non pas par les braillards Congolais de la diaspora, mais bien par les partenaires en développement de la RDC. Bruxelles – capitale de la Belgique et de l’Union européenne – est, en effet, en colère contre le Président congolais. Et cela ne date pas d’aujourd’hui.

Depuis la fin du processus électoral, l’Europe a manifesté une ferme volonté de maintenir une mainmise sur la jeune démocratie congolaise qu’elle a aidée à se mettre en place. On se rappelle déjà que quelques mois après la fin des élections, les diplomates occidentaux se plaignaient de ne plus être reçus comme d’habitude par le Chef de l’Etat congolais. A la même période, et jusqu’à ce jour, ils lui reprochent de se retourner vers l’Asie, particulièrement la Chine.

 

Kabila en danger de mort

 

Aujourd’hui, des indications claires font état d’une sérieuse menace contre même l’intégrité physique du Chef de l’Etat congolais qui, aux yeux des européens, a commis le crime de signer un contrat de coopération de Usd 8 milliards avec la Chine. 8 milliards, c’est le trois cinquième du budget pour la réalisation des cinq chantiers du Président de la République.

A défaut d’éliminer physiquement Kabila fils après avoir eu la tête de son père, l’Union européenne est déterminée à lui mener la vie dure, déjà avec la multitude des conditionnalités pour les appuis en coopération.

 

Le chantage à la coopération

 

En effet, Bruxelles subordonne la lance de cette coopération post élection par la résolution politique du cas Bemba. De même elle formule plusieurs exigences quant aux ajustements politiques et institutionnels à opérer, alors que Joseph Kabila a été le premier à en exprimer la nécessité. Et à l’allure où vont les choses, on ne s’étonnerait pas que le FMI recale de nouveau Kinshasa sur la voie de l’initiative PPTE qui devrait permettre l’apurement de 90% de sa dette pour apporter des financements nécessaires aux 5 chantiers.

 

Plusieurs cas existent pour illustrer ces pressions presqu’enfantines sur la RDC.

 

Cas de la réfection de la Nationale n°1 sur le tronçon Kasangulu-Kisantu

 

L’Union européenne a financé la réfection de la Nationale n°1 sur le tronçon Kasangulu-Kisantu. A la suite de l’augmentation des accidents, le Gouvernorat du Bas-Congo a initié une démarche auprès de l’Union européenne pour placer des dos d’âne aux abords des villages afin de ralentir les véhicules, mais la délégation de l’Union européenne à Kinshasa n’a fait que tergiverser. L’autorité provinciale s’est alors tournée vers l’entreprise Forrest qui a débuté les travaux. C’était un crime de lèse majesté, car l’UE a fait retentir une vive protestation en demandant que l’on ne touche pas à « son » tronçon.

 

Cas  de la route de l’hôpital de la rive qui relie Kintambo Magasin à Kinsuka.

 

 

 

Un autre cas est celui de la route de l’hôpital de la rive qui relie Kintambo Magasin à Kinsuka. Les travaux de sa réfection devaient aussi être financés par l’UE. Les fonds pour ce faire ont été mobilisés, mais jusqu’à ce jour, il ne se manifeste aucun début de travail alors que des informations sures démontrent que cet argent a été dilapidé dans les méandres des structures de l’Union.

 

Que meurt Kabila, un autre naîtra pour continuer la lutte

 

Ainsi donc, pour ses propres intérêts, l’Europe se donne le droit d’hypothéquer le bien-être de tout un peuple à travers d’odieux chantage à la coopération. Mais qu’on se le dise : si Joseph Kabila meurt aujourd’hui comme son père à cause de sa détermination à sortir son peuple de la misère, il se trouvera toujours un autres Congolais patriote pour prendre la relève et poursuivre l’œuvre.

 

Mapamitiba

mercredi 19 septembre 2007, a 12:22
FLASH SUR LA RDC

  FLASH 

 

En vrai militaire et Chef des Armées, Le Président joseph Kabila vient d’atterrir à l’aéroport de Goma à 9 heures ce mercredi 19 septembre 2007.

 

Actuellement il est entrain de marcher à pied dans la ville de Goma. « La population chante Kabila libérateur »

 

Cela prouve, la volonté de Joseph Kabila de ramener la paix à l’Est de la République Démocratique du Congo.

 

 

Yvon RAMAZANI

 

vendredi 14 septembre 2007, a 11:39
Joseph Kabila rassure son peuple

  « Les grands travaux avant fin 2007 »

 

Deux heures et trente minutes, c’est le temps qu’il a fallu au président Joseph Kabila pour répondre, de 12H15 à 14H45, aux questions d’une cinquantaine de journalistes représentant l’essentiel de la presse congolaise et étrangères au Palais de la Nation, le jeudi 13 septembre 2007

 

Tout y est passé : les cinq chantiers dont les grands travaux démarrent « avant fin 2007 », la situation du sénateur Bemba classée « affaire de la justice et du Sénat », la rentrée scolaire enrayée par Mbudi dont le premier palier va commencer à être « payé cette année » par le gouvernement, le cas Nkunda qui « n’est pas un député élu », les FDLR invités à « rentrer chez eux », le récent tête-à-tête Kabila-Museveni pour « évaluer l’accord de Luanda » signé par la RDC et l’Ouganda en 2002, etc.

 

S’agissant du cas Bemba,

 

la position de Joseph Kabila n’a pas changé d’un iota, par rapport à l’interview qu’il a accordée récemment à Jeune Afrique. « J’avais dit effectivement que la question du sénateur Jean-Pierre Bemba, c’est entre deux institutions : la justice et le Sénat », a-t-il déclaré, s’étonnant par ailleurs que, « comme par hasard, il n’y a personne qui s’intéresse à cette question, du moins au niveau du Sénat ».

 

« Je me porte bien », a rassuré Joseph Kabila cinglé dans un costume sombre, en s’adressant au journaliste qui s’inquiétait de son état de santé.

 

« Je tombe souvent malade mais je ne suis jamais évacué à l’étranger pour des soins médicaux », a-t-il indiqué plus tard à propos des millions de dollars dépensés pour les personnalités congolaises envoyées à l’étranger pour des soins médicaux. Grâce aux deux nouveaux hôpitaux ultra-modernes inaugurés à Masina et à N’Djili, l’Etat congolais va pouvoir les faire soigner à Kinshasa.

 

Bemba, une affaire de deux institutions

 

Répondant à Jeune Afrique sur le retour de Jean-Pierre Bemba au pays, le président de la République avait affirmé que le sénateur avait un problème avec la justice congolaise et non avec lui en tant que président de la République.

 

Mais, après la rencontre du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe avec Jean-Pierre Bemba au Portugal, on a cru à des pressions exercées sur Joseph Kabila pour régler la question Bemba.

 

A-t-il cédé aux pressions de la communauté internationale, privilégié la concorde nationale ou donné les garanties sécuritaires et lesquelles ?

 

« J’avais dit effectivement que la question du sénateur Jean-Pierre Bemba, c’est entre deux institutions : la justice et le Sénat. Ce n’est pas seulement la justice », a reconnu le chef de l’Etat.

 

« Il s’est fait, a-t-il poursuivi, que quand le président de l’Assemblée nationale était invité à Lisbonne, au Portugal, il m’avait effectivement posé la question de savoir « si le sénateur Bemba demande à me voir, qu’est-ce que je dois faire ». Je lui avais dit : « Monsieur le président de l’Assemblée, vous n’avez pas du tout le droit de refuser de recevoir un compatriote ou des compatriotes, qu’ils soient au Portugal, qu’ils soient en Espagne, en Europe en général, vous n’avez pas le droit de le faire. Même si ce sont des compatriotes qui sont en vacances, il faut les recevoir. Il faut les écouter. Et, c’est ce qu’il a fait, il m’a fait le rapport ».

 

A-t-il vraiment cédé à la pression de la communauté internationale ?

 

Joseph Kabila répond : « Je ne suis pas au courant d’une pression de la communauté internationale. Le Congo est un pays indépendant, souverain. Vous savez, moi je peux supporter beaucoup, beaucoup de pressions. Mais, est-ce une question entre l’institution président de la République et le sénateur Jean-Pierre Bemba ? Non, je ne pense pas. Il y a la séparation des pouvoirs. Il y a le président de la République et il y a d’autres institutions. C’est ça un Etat de droit. Il ne faut pas faire de moi un dictateur. On a insulté monsieur Untel, « ah !, monsieur le président vous voyez bien, on a arrêté monsieur Y, c’est le président qui doit intervenir ». Donnons une chance à nos institutions de fonctionner conformément à la Constitution. C’est tout.

 

Alors, il faut poser la question au président du Sénat. Et comme par hasard, il n’y a personne qui s’intéresse à cette question, du moins au niveau du Sénat. Et, pourquoi pas au procureur général de la République ou au ministre de la Justice ? Mais, quant à moi, vous avez - je crois bien - la réponse ».

 

Apprenant de la bouche d’un journaliste que le sénateur Jean-Pierre Bemba souhaiterait que sa garde rapprochée soit constituée par des militaires européens ou africains, le chef de l’Etat a paru surpris.

 

« C’est ce qu’il a dit ? Est-ce qu’il l’a dit ? Parce que, moi, je ne suis pas au courant de ça. Je n’ai pas suivi le souhait. Les souhaits, vous savez, ce ne sont que des souhaits. Mais, pourquoi là encore des unités d’une armée de - je ne sais quoi - des Africains ? Pourquoi ? Il faut faire confiance plutôt à la Police nationale congolaise, à nos services de sécurité.. Pourquoi pas à l’armée.

 

Disons que je n’ai pas de commentaire à faire parce que, officiellement, il n’y a personne qui m’a demandé ou m’a informé de la demande », s’est-il étonné.

 

Les grands travaux « avant fin 2007 »

 

Interrogé sur ce qui a été réalisé, n’a pas été fait ou qui se fera depuis son investiture le 6 décembre 2006, le président Joseph Kabila a indiqué que les « Cinq chantiers » constituent désormais un « vaste programme adopté par le gouvernement » qui l’a présenté à l’Assemblée nationale.

 

« C’est une question de méthodologie et de moyens », a-t-il signalé, faisant savoir qu’« il faut beaucoup de moyens » chiffrés « pas en 100 millions ou 150 millions de dollars, mais plutôt en milliards de dollars américains ».

 

Pour ce faire, la première étape consistera en la mobilisation des ressources. « Il faut aussi beaucoup de temps pour mobiliser 14 milliards de dollars américains » destinés à financer les cinq chantiers étalés sur le quinquennat présidentiel, a prévenu le chef de l’Etat. « Depuis janvier 2007 jusqu’à ce jour, c’est ce que nous faisons », a-t-il indiqué, assurant avoir « trouvé des moyens avec un montage financier ».

 

Le gouvernement va, en partenariat avec des sociétés et d’autres partenaires, utiliser les ressources nationales (cuivre, diamant, cobalt). Son programme va démarrer avec l’ouverture de beaucoup de chantiers au niveau des infrastructures.

 

« Les cinq chantiers, ce n’est pas du tout une illusion, c’est un programme qui nécessite beaucoup de moyens », s’est enorgueilli le chef de l’Etat, en indiquant que « tout ce qui se fait aujourd’hui, c’est dans le cadre des cinq chantiers ». Il s’est réjoui de l’« exploit » que constitue l’inauguration,« en moins de six mois », de deux hôpitaux ultra-modernes dans la capitale, en rappelant que la santé étant une des priorités du programme gouvernemental.

 

« Il ne faut pas exiger d’une maman d’avoir un bébé après trois mois de grossesse alors que celle-ci dure normalement neuf mois. Cela ne se fait pas, c’est l’avortement », s’est défendu le président de la République à l’adresse de tous ceux qui réclament déjà des résultats d’un programme pourtant quinquennal.

 

« Avant fin 2007, on va commencer la construction de la route Bukavu-Kavumu, poser la première pierre au niveau de la route Kasumbalesa-Lubumbashi, démarrer les travaux de l’autoroute Aéroport de N’Djili-Centre-ville à Kinshasa dont les études de faisabilité sont terminées », a annoncé Joseph Kabila.

 

« D’ici à 2010 ou 2011, on va connecter le pays de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, si pas la totalité mais au moins la moitié du réseau », a-t-il promis au peuple congolais en ce qui concerne les routes.

Dans le secteur de l’énergie, il a affirmé qu’« entre 2007 et 2010, au plus tard en 2011, on va construire le barrage de Katende et deux lignes de transport du courant électrique ». En attendant, la RDC va acheter en Ouganda du courant électrique destiné à desservir les villes de Beni, Butembo et Lubero, dans le Nord-Kivu.

 

A propos du barrage de Katende (Kasaï Occidental), le président de la République a révélé que l’Etat congolais a engagé une action judiciaire, en Afrique du Sud, contre la société sud-africaine qui a dilapidé les fonds reçus pour sa construction et celle du barrage de Kakobola.

 

Pour la région de l’Equateur, les études sont en cours pour amener le courant de Mobay à Gemena, Lisala et à Bumba. « Depuis l’accession du pays à l’indépendance, il n’y a jamais eu du courant électrique à Kindu (Maniema). Maintenant, c’est chose faite », a-t-il indiqué.

 

Autant elle vend du courant électrique à certains pays africains, dont le Congo-Brazzaville, autant la RDC achète le courant électrique auprès des pays voisins, dont la Zambie. « C’est beaucoup plus coûteux de construire une ligne électrique de 2.000 kilomètres, que d’importer du courant chez les voisins pour satisfaire les besoins des populations qui en ont un besoin urgent dans l’Est du pays », a expliqué le chef de l’Etat.

 

« La construction d’une ligne Kananga-Nord-Kivu nous prendra beaucoup de temps », a-t-il ajouté. Toutefois, a-t-il rassuré, un barrage hydroélectrique sera construit à court et moyen termes sur la rivière Semiliki.

 

Donner un visibilité à la RDC

 

« Le Congo ne négociera jamais en position de faiblesse », a encore promis le chef de l’Etat dont la vision est de donner une « visibilité à la République démocratique du Congo qui, depuis une dizaine ou une quinzaine d’années, est toujours absente de la scène internationale ».

C’est dans cette optique qu’au niveau de l’Afrique centrale, où elle doit « faire entendre sa voix », la RDC a initié des commissions mixtes avec l’Angola, le Congo-Brazzaville, la Zambie, l’Ouganda et le Soudan. L’objectif poursuivi est « la normalisation et la consolidation des relations entre la RDC et ses voisins », afin qu’il y ait la paix et la stabilité dans la région.

 

S’agissant de l’ouverture – sollicitée par le Rwanda – des ambassades rwandaise et congolaise respectivement à Kinshasa et à Kigali, Joseph Kabila la conditionne par une schématisation de la démarche, reposant sur la restauration de la « sérénité » au niveau de la frontière commune, de la « paix » et de la « stabilité ».

 

Interrogé sur la situation du général dissident Laurent Nkunda, le chef de l’Etat a, de prime abord, relevé que « sur 169 territoires, il n’y que dans deux (Masisi au Nord-Kivu et Rutshuru au Sud-Kivu) où il y a un problème de sécurité ».

 

« Si on a réussi à ramener la paix dans 167 territoires, ce ne sont pas deux territoires qui vont nous échapper », a-t-il déclaré. Pour ce faire, le président de la République pense que la solution réside dans le brassage de l’armée. « Je ne permettrai à personne d’avoir une milice à lui. C’est inacceptable. La solution, c’est l’intégration dans l’armée ou la démobilisation », a-t-il menacé.

 

Au plan politique, « nous sommes toujours à l’écoute de nos compatriotes », a-t-il fait savoir, ajoutant que c’est cette option qui est à l’origine de la conférence de la paix projetée au Nord et au Sud-Kivu. « Notre objectif est de faire participer toute la population à la recherche de la solution », a souligné Joseph Kabila, corrigeant dans la foulée qu’il n’a « jamais promis » d’établir son état-major à l’Est.

« Bien avant la campagne électorale, j’avais promis d’établir un état-major opérationnel à Bukavu. Cela a été fait et il est à pied d’œuvre », a-t-il soutenu.

 

Donner un visibilité à la RDC

 

« Le Congo ne négociera jamais en position de faiblesse », a encore promis le chef de l’Etat dont la vision est de donner une « visibilité à la République démocratique du Congo qui, depuis une dizaine ou une quinzaine d’années, est toujours absente sur la scène internationale ».

C’est dans cette optique qu’au niveau de l’Afrique centrale, où elle doit « faire entendre sa voix », la RDC a initié des commissions mixtes avec l’Angola, le Congo-Brazzaville, la Zambie, l’Ouganda et le Soudan. L’objectif poursuivi est « la normalisation et la consolidation des relations entre la RDC et ses voisins », afin qu’il y ait la paix et la stabilité dans la région.

 

S’agissant de l’ouverture – sollicitée par le Rwanda – des ambassades rwandaise et congolaise respectivement à Kinshasa et à Kigali, Joseph Kabila la conditionne à une schématisation de la démarche, reposant sur la restauration de la « sérénité » au niveau de la frontière commune, de la « paix » et de la « stabilité ».

 

Interrogé sur la situation du général dissident Laurent Nkunda, le chef de l’Etat a, de prime abord, relevé que « sur 169 territoires, il n’y que dans deux (Masisi au Nord-Kivu et Rutshuru au Sud-Kivu) où il y a un problème de sécurité ».

« Si on a réussi à ramener la paix dans 167 territoires, ce ne sont pas deux territoires qui vont nous échapper », a-t-il déclaré. Pour ce faire, le président de la République pense que la solution réside dans le brassage de l’armée. « Je ne permettrai à personne d’avoir une milice à lui. C’est inacceptable. La solution, c’est l’intégration dans l’armée ou la démobilisation », a-t-il menacé.

 

« L’évaluation a déjà commencé dans le calme, mais pas comme à l’époque de 1+4 », a dit le président de la République.

« Au plus tard début octobre, on aura effectivement une réponse technique ou politique » à la question portant sur l’avenir du gouvernement, a-t-il révélé, en indiquant que l’évaluation concerne également toutes les institutions du pays, dont la Présidence de la République. « Il s’agit d’une critique et auto-critique », a-t-il précisé.

 

Au plan politique, « nous sommes toujours à l’écoute de nos compatriotes », a-t-il fait savoir, ajoutant que c’est cette option qui est à l’origine de la conférence de la paix projetée au Nord et au Sud-Kivu.

« Notre objectif est de faire participer toute la population à la recherche de la solution », a souligné Joseph Kabila, corrigeant dans la foulée qu’il n’a « jamais promis » d’établir son état-major à l’Est.

« Bien avant la campagne électorale, j’avais promis d’établir un état-major opérationnel à Bukavu. Cela a été fait et il est pied d’œuvre », a-t-il soutenu.

 

Le 1er palier de Mbudi sera payé

 

« Le gouvernent va commencer à payer le 1er palier du narème de Mbudi », a encore promis le chef de l’Etat, qui demande aux enseignants d’accepter de consentir des sacrifices.

« Il y a des revendications tout à fait fondées, mais il y a aussi de la manipulation dans la situation des enseignants », a-t-il relevé, soulignant que « le gouvernement a pour vision de ne pas faire sauter le cadre macro-économique. Il faut être réaliste et pragmatique », a-t-il exhorté. « Il faut que cette situation soit assainie afin que les enfants puissent aller à l’école lundi prochain », a-t-il déclaré, en promettant qu’« on ne laissera pas tranquille celui qui va toucher aux enfants de la RDC. On sera tout à fait sévère ».

 

Des obsèques pour Mobutu 

 

La question du rapatriement de la dépouille du maréchal Mobutu en RDC et celle des obsèques nationales organisées à cette occasion ont été abordées.

« La première fois que le ministre d’Etat Nzanga était venu me voir, c’était en 2002. Je lui avais posé une question sur la vision de la famille en ce qui concerne le retour de la dépouille de feu le président Mobutu, il m’avait dit que « M. le président, nous pensons que ce n’est pas encore le moment. On attend la pacification et la réunification du pays, etc. ». Maintenant que c’est chose faite, je n’ai pas encore eu le temps, pas d’occasion d’ailleurs de lui poser la question », a indiqué le chef de l’Etat. « Je suis moi-même … je ne dirai pas préoccupé, mais c’est ça la volonté, c’était ça mon ambition depuis 2001. D’ailleurs, je suis toujours déterminé à le faire. Sinon, tout dépend de la famille qui doit se mettre d’accord autour de cette question, une question qui est aussi sensible pour la famille. Mais, pour l’Etat congolais, moi je n’ai pas de problème. A tout moment, et le plus tôt serait le mieux d’ailleurs », a-t-il dit.

 

L’engagement de Museveni

 

Lors de leur tête-à-tête de 46 minutes à Arusha, en Tanzanie le semaine écoulée, le président Joseph Kabila et son homologue Yoweri Museveni ont fait l’évaluation de l’accord signé par leurs pays en 2002 à Luanda, en Angola.

« Le président Museveni a pris l’engagement de respecter l’intégrité territoriale de la RDC, de retirer les unités de l’armée ougandaise qui étaient déployées le long de la frontière et dans des localités congolaises frontalières », a-t-il affirmé.

Ont été également examinées, les questions liées à l’exploitation du pétrole du lac Albert, en rapport notamment avec un précédent accord signé sous la Deuxième République, au courant électrique fourni à la RDC par l’Ouganda ainsi qu’aux 10 milliards de dollars américains que Kampala doit payer à Kinshasa à la suite d’un jugement de la Cour internationale de La Haye pour les préjudices subis lors de l’occupation militaire de la RDC par les troupes ougandaises entre 1998 et 20032.

« Le temps va nous prouver si le président Museveni va tenir parole », a dit Joseph Kabila.. « Le Congo est un Etat indépendant, souverain, qui a une vision dans la région et du rôle qu’il doit jouer dans le monde. Il ne faut pas dénigrer mon pays, ni mon peuple », tel est l’avertissement sévère qu’il a lancé à tous ceux qui croient qu’on a vendu le Congo.

Le Congo sera modernisé

 

Pour le président Joseph Kabila, le Congo sera modernisé. Tous les efforts sont conjugués à cet effet.

Ainsi se justifient la révisitation des contrats miniers, les réformes en cours dans plusieurs secteurs, la lutte contre les endémies telles que la fière d’Ebola qui est « contenue aujourd’hui » au Kasaï Occidental, la prochaine mise en place au niveau des entreprises publiques, des régies - projetée pour « d’ici la fin du mois de septembre ».

La situation de l’ancien vice-président Z’Ahidi Ngoma – évacué puis recasé dans la même résidence officielle – « je ne suis pas l’intendant de la République. Ne faites pas de moi un dictateur», a dit Kabila à ce propos-, l’élimination des Léopards de la CAN 2008 que le président de la République ne considère « pas comme une fatalité », la construction des infrastructures sportives à travers le territoire national – « des stades à Kananga et dans toutes les villes », selon Joseph Kabila, ont nourri la conférence de presse du président Joseph Kabila.

« Je ne suis pas président d’un parti politique », a-t-il tenu à rappeler à ceux qui le croient chef du PPRD, dont l’ancien secrétaire général Vital Kamerhe vient d’être remplacé par le professeur Evariste Boshab.

 

jeudi 13 septembre 2007, a 17:22
Evariste Boshab remplace Vital Kamerhe

  La famille politique du Chef de l’Etat a été, ces derniers temps, secouée par des querelles intestines. Et parmi les foyers de tension, figurait la succession du très dynamique et remuant Vital Kamerhe au secrétariat général du Pprd.

Preuve que cette succession a suscité des remous, le bureau de Vital Kamerhe au siège du Pprd situé sur l’avenue Batetela non loin du Grand Hôtel Kinshasa, avait été saccagé et toute la paperasse traînée dans la rue. C’est cet incident qui était loin d’être isolé, qui avait convaincu les plus sceptiques sur l’urgence de combler le vide laissé par l’actuel Président de l’Assemblée Nationale.

Depuis lors, des querelles liées à la gestion des ambitions ont prévalu. Allant jusqu’à faire germer des relents ethniques. Ainsi, des noms et non des moindres ont été cités comme ceux d’Eddy Angulu Mabengi, ancien ministre et ambassadeur de la Rdc à Paris, Christophe Muzungu, ancien ministre et vice-gouverneur de Kinshasa, Lumanu, Professeur et très proche collaborateur de Vital Kamerhe au Pprd.

Désormais donc, les supputations et autres querelles de clocher appartiennent au passé. En effet, il a plu au Chef de l’Etat, en sa qualité de patron du Pprd, de couper court aux querelles de pacotille, en désignant, depuis hier, le Professeur Evariste Boshab, ancien Directeur de son Cabinet, en qualité de Secrétaire Général de ce parti politique.

Certes, la tâche qui attend le promu, est immense et ne sera pas de tout repos car, il est appelé à effacer les traces d’un éléphant nommé Vital Kamerhe qui avait réussi, surtout pendant la campagne électorale, à mettre tout le monde d’accord sur ses immenses qualités de tribun et de mobilisateur. Mais, à voir son rendement à la tête du Cabinet du Chef de l’Etat, on peut dire qu’Evariste Boshab ne manque pas d’atouts.

(Yes)Le Palmarès
 

mardi 11 septembre 2007, a 13:56
L'APARECO PERD LA GRANDE BRETAGNE

  

Monsieur le Secrétaire Générale,

 

 Pour des raisons de convenance personnelle je viens par la présente vous remettre ma démission de l Apareco et bien entendu de celui de vice-président du comite territorial uk. En effet, les raisons qui ont milites en faveur de mon adhésion dans ce mouvement ne semblent plus exister aujourd’hui, si j avais rejoins ce combat ce n était pas seulement pour lutter contre l occupation de notre mais plutôt et surtout pour libérer notre peuple des anti-valeurs hérites de 32 ans de dictature; lesquels ont conduis inévitablement a la destruction de notre pays. Je constate humblement que le même anti-valeurs continuent de ronger l apareco et cela par la tete.-Culte de la personnalité; trafic d influence; clientélisme politique; non respect de la hiérarchie; aucune considération pour la base. Comment voulez-vous que nous puissions demain bâtir un Etat de droit dans ce pays ou le souverain primaire doit retrouver sa place si nous ne pouvons même pas respecter les structures mises en place par nos instances?  Comme exemple de dysfonctionnement, je ne citerai que le cas de Ndaywell qui a récemment été nomme charge des missions au cabinet du Président National, ce dernier a brille par son indiscipline et par son insubordination durant tout son mandat a la tête de la comite urbaine Scotland. Pendant qu il était suspendu de ses fonctions par le comite territorial, il travaillait en coulisse avec la toute puissante Candide Okeke; conseillère très spéciale du P.N. Ainsi donc avec la bénédiction de celle-ci notre ami Roger n a jamais daigne se conformer aux instructions de sa hiérarchie et comme cela se passait souvent sous la deuxième République cette suspension s est transformée en promotion. Vous conviendrez aisément avec moi que la haute hiérarchie s est éperdument moque de nous, nous nous sommes retrouver carement dans nos petits souliers humilies.    

 

 Ceci démontre a suffisance que l apareco n' est pas ce cadre idéal ou l on peut s exprimer librement et participer de manière effective au développement du pays. Aujoud' hui ce peuple a besoin d un leader qui soit capable de rassembler tout le monde et être a l écoute de leurs préoccupations. Je pense ici a plusieurs de nos aines qui ont travailles durement sous la dictature et qui croyaient être dans la bonne direction mais cela les a conduis a la mort a cause de ce genre des pratiques. Quant a moi, je suis totalement convaincu qu un dictateur ne peut pas devenir démocrate du jour au lendemain; l habitude étant une seconde nature il est donc très difficile a quelqu un qui était habitue a faire de la répression a écouter les autres. Je refuse de soutenir demain une autre dictature avec le P.N de l apareco qui se comporte déjà en monarque. 

 

Je vous souhaite bonne continuation et bonne chance. Très haute considération.

 

JEAN*BERNARD ISSEKYA                                         

                                 

lundi 10 septembre 2007, a 20:30
Le sort de Jean Pierre Bemba alias Baimoto entre les mains de Raisi Joseph Kabila

      A une semaine de la rentrée parle­mentaire, le sénateur JP Bemba se rappelle à la mémoire de ses conci­toyens. Le président de l’Assemblée nationale et proche du Chef de l’Etat, Vital Kamerhe, est allé le rencontrer au Portugal. Louis Michel, le commis­saire européen, a, pour sa part, déclaré qu’il plaidera, une deuxième fois, sa cause auprès de J. Kabila en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Décidément, le sort du virtuel chef de l’Opposition politique ins­titutionnelle est entre les mains du président de la République.

« J’ai voulu savoir dans quelles circonstances Bemba accepterait de revenir pour qu’ensemble, et en ayant comme objectif la cohé­sion nationale, il soit possible de reconstruire le pays ». Ces propos sont attribués à Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale et l’un des proches du chef de l’Etat, en visite officielle au Portugal. Il s’est confié le vendredi 7 septembre 2007 à l’Agence por­tugaise de presse LUSA, reprise par 1’Agence France presse (AFP).

La rencontre avec J.P. Bemba, sénateur élu, s’est « très bien déroulée », a ajouté Kamerhe. Il a aussitôt affirmé vouloir garder la primeur des détails de ses entretiens pour le président de la République, l’Assemblée nationale et le Sénat.

A une question sur le retour du président du Mouvement de li­bération du Congo, deuxième force politique au regard du dernier bilan électoral, « Bemba peut retourner en RD du Congo en toute sécurité. Il jouit de l’immunité parlementaire », a ajouté Kamhere, précisant cepen­dant qu’il s’agit là d’une question « qui devra être réglée avec le gouvernement ».

Sur ce sujet, personne n’ignore la revendication principale de J.P. Bemba. Le 1er août 2007, il avait montré son souhait de revenir dans son pays pour le 15 septem­bre 2007 afin « d’honorer ses obli­gations professionnelles ». Pour ce faire, avait-il indiqué à la presse, « ce que je veux, c’est revenir en toute sécurité, avec le soutien de la com­munauté internationale, de l’Union européenne et, j’espère, celui de la RDC.

La leçon du président Sassou

Comme un leitmotiv, les ga­ranties sécuritaires reviennent sans cesse dans le discours de J.P. Bemba. Ce fut le cas lors de sa ren­contre au Portugal avec Louis Michel, le commissaire européen. C’est la même exigence devant le président de l’Assemblée nationale.

Il n’est point pire aveugle que celui qui regarde sans voir. Ou voit sans comprendre. Ainsi, à ce stade de contacts, qu’il s’agisse du Belge Michel ou du Congolais Kamerhe, les choses sont claires. Pas plus que le commissaire euro­péen, le président de l’Assemblée nationale de la RDC n’a pas fourni, de la part de son mandant, une quel­conque garantie au sénateur en sé­jour médical au Portugal.

L’aveu selon lequel cette question « devra être réglée avec le gouvernement » est plus qu’expli­cite. Tout juste, croit-on savoir, le voyage au Portugal du président de l’Assemblée nationale aurait eu pour but de sonder les intentions de l’an­cien candidat à la présidentielle. Espérons qu’après avoir fourni les « détails » de son rapport de mission au président de la République, à l’Assemblée et au Sénat, Kamerhe aura aidé à la prise des décisions positives en rapport avec les récla­mations de J.P. Bemba.

Même espoir du côté de la communauté internationale dont les bons offices sont sollicités par le sénateur congolais. Louis Michel n’a-t-il pas déclaré qu’il plaiderait son cas auprès du président Kabila, en marge de la session de l’Assem­blée générale de l’Onu le 26 septembre à New York ?

 De tout ce qui précède, une seule logique, implacable : le prési­dent Kabila tient la carotte et le bâ­ton. A en croire les analystes, ses réticences à ne pas tolérer Bemba dans le paysage politique congolais ne survivront pas longtemps à la pression sans cesse croissante qui s’exerce actuellement.

Quant au Parquet général de la République qui tient à avoir la tête de Bemba, la leçon du président Sassou Nguesso a valeur de symbole. Tout leader préoccupé par  la reconstruction de son pays avec tous les bras valides, s’emploie à recréer et consolider « la cohésion nationale ». C’est ce que le président du Congo-Brazzaville a réussi en amnistiant ses intraitables adversaires, par ailleurs condamnés par la justice. J. Kabila n’est, assurément pas, incapable d’un tel dépassement. Pour l’intérêt national.

(Yes)Le Potentiel

 

 

vendredi 07 septembre 2007, a 11:11
Matenda : lucide et serein intellectuellement, et à nouveau prêt pour assumer ses fonctions

  porte-monnaie


  A la veille de la restructuration de l’équipe gouvernementale annoncée par le Chef de l’État, cela ne pouvait si mal arriver pour le ministre des Finances... «sortant». Comme cela est de coutume, la ville aurait jasé sur «l’effondrement» en pleine cérémonie de Athanase Matenda Kyelu, au resto gastronomique de l’Étoile, au GHK. Le ministre venait d’assister à une brillante cérémonie de mariage et s’apprêtait, en compagnie de son épouse, à quitter les lieux, quand, soudain, il s’est écroulé et, selon des témoins, a perdu connaissance. «Heureusement qu’il y avait dans l’assistance des médecins qui l’ont immédiatement pris en charge, sur le modèle du scoutisme. Heureusement qu’il est tombé de côté. Sinon, avec son poids, cela aurait été un drame vécu en direct», explique-t-on. Depuis la France, depuis le Nord-Pas-de Calais où il séjournait, le ministre a joint «le Soft International» et commente en exclusivité sa situation. On retient - d’entrée de jeu - que le ministre se porte «comme un charme» - ce sont ses propres termes, qu’il est lucide et serein intellectuellement, et prêt à continuer à servir la République et - petite pique - à l’occasion de cet incident, il a su compter ses amis. «Joues au mort et tu verras qui est avec toi», paraphrase-t-il le Kinois. Entretien.

Vous êtes Ministre des Finances de la République. Comment vous portez-vous après l’incident du 25 août 2007. Selon des, vous seriez gravement malade sinon sur le point de mourir...


Je me porte comme un charme, n’en déplaise aux prophètes de malheurs. Je voudrais en toute humilité, profiter de l’occasion que m’offre «le Soft International» pour rendre grâce au Seigneur, pour avoir ménagé ma santé. Je remercie également le Président de la République et le Premier Ministre qui, préoccupés par mon état de santé, n’ont pas hésité à m’offrir l’occasion de faire un bilan de santé approfondi ainsi qu’un repos de reconstitution physique à l’étranger.

Pouvez-vous nous raconter ce qui est arrivé?


En effet, en date du 25 août 2008, après une semaine d’une activité intense, mission à Lusaka avec le Président de la République, mission à Maputo avec le Directeur Général du FMI, réunion de la troïka financière, réunion de la Commission Interministérielle chargée du suivi des reformes avec le FMI (CISPI), je me suis attelé dès mon retour à vider tout le cumul des dossiers du Ministère en souffrance du fait de mon absence et présider des activités-phare comme l’inauguration du guichet unique de l’OFIDA. Je dois avouer devant l’immensité du travail accumulé du fait de mon absence, j’ai dû forcer un peu en travaillant souvent jusqu’à des heures indues.Et c’est au cours de la soirée organisée dans le Restaurant Étoile du Grand Hôtel, en l’honneur du mariage du Directeur de Cabinet du Chef de l’État, que pris d’un malaise je me suis effondré. Tout de suite, des amis parmi lesquels des médecins m’ont pris en charge, m’ont évacué à la Clinique Ngaliema où j’ai été mis en observation jusqu’au lendemain. Je saisis cette occasion pour remercier de tout cœur tous ceux qui m’ont secouru, principalement les amis et les Médecins qui m’ont pris en charge.

Toute la ville sait que vous avez été évacué en Afrique du Sud d’où vous me parlez. Pouvez-vous confirmer ou infirmer?


Notre presse doit apprendre à rechercher l’information à la source. Dès le dimanche 26 août, j’ai regagné mon domicile. Mieux encore, le lundi 27 août, j’ai présidé une réunion regroupant les membres de mon Cabinet, la Direction du Trésor et Ordonnancement et l’Expert du FMI, autour de l’organisation des services dans la chaîne des dépenses de mon ministère. Cette séance de travail a été suivie d’une visite de la Cellule financière de mon Cabinet. Toutes ces activités ont été du reste fortement médiatisées.
J’apprends que les gens ont crié à la mise en scène et à la manipulation d’images d’archives. Actuellement, je me trouve en France, dans la région du Nord Pas de Calais, en repos, non à l’hôpital en Afrique du Sud.

Un ennui de santé, cela arrive à tous. Cela dit, étiez-vous, de part votre statut, sous un certain contrôle? Aviez-vous pris le minimum de précaution pour un homme public?


Vous avez raison. Et en effet, personne ne peut prétendre être maître de son destin! Comme disent les Kinois: «Kosa liwa oyeba nani alingaka yo». Pour ma part, je n’irai pas jusqu’à faire mien cet adage, mais je dois avouer qu’à des occasions de ce type, on apprend parfois à connaître les hommes. Que n’ai-je pas entendu et vu? Moi pour ce qui me concerne, je bénis l’Éternel et je prie pour qu’Il bénisse mes bienfaiteurs.

D’aucuns estiment vos fonctions trop lourdes face à vos capacités à assumer, sinon les faiblesses de votre entourage...


Parlons du poids de mes fonctions, car ceux qui arguent cela se prennent semble-t-il pour des gros gabarits. Faux et illusions car on les a vus à l’œuvre et personne n’est dupe. Pour ce qui me concerne, et tous mes amis le savent, tout au long de mon parcours professionnel et politique, j’ai toujours eu pour devise «le travail, toujours le travail». En ce moment, mon unique souci, c’est servir mon pays de sorte à mériter la confiance du Président de la République et du Premier Ministre. Très peu d’entre eux, sont incapables de réaliser mon parcours. À savoir, brillante participation au Dialogue inter-congolais puis au sein de la Commission de Suivi, Membre du Parlement de Transition, Ministre de la Fonction Publique avec à la clé l’initiation et la réalisation de la réforme de l’Administration Publique, élection comme Député national indépendant, animateur de la propagande pour l’élection du Président de la République dans le Maniema. Et, enfin, le Ministère des Finances où vous conviendrez avec moi, nous maîtrisons de plus en plus le cadre macroéconomique du pays. Et mon Cabinet! Il est désormais et définitivement constitué. Je dois néanmoins féliciter le Cabinet sortant, celui laissé par mon prédécesseur, et que j’ai gardé six mois durant, pour des considérations administratives et responsables.

On vous a vu à l’œuvre depuis votre avènement à la tête du Ministère. Pensez-vous avoir la même lucidité pour conduire la maison «Finances» surtout à la veille de la venue à Kinshasa le 19 septembre 07 de la sensible mission d’évaluation du FMI?


Qu’il s’agisse de la mission du FMI, des Assemblées du FMI et de la Banque Mondiale, du Groupe Consultatif des Bailleurs des Fonds ou de tout autre programme initié par mon Ministère avec le concours de l’équipe économico- financière du Gouvernement, toutes les dispositions ont été prises afin que rien ne soit laissé au hasard.

Ce malaise ne pourrait-il pas jouer négativement sur votre évaluation lors du réaménagement annoncé par le Chef de l’État?


Je ne sais spas si vous connaissez les critères fixés pour cette évaluation. En ce qui me concerne, je suis non seulement serein, mais aussi, je n’ai rien perdu de ma lucidité comme d’aucuns l’insinuent. Avant moi, bien d’autres hommes d’État ont connu ce genre d’incident de santé sans que cela n’affecte leur carrière.

Où en est-on dans les préparatifs du point d’achèvement de l’initiative PPTE?


Dommage que mon repos soit venu ralentir relativement l’élan déjà entamé aussi bien par l’équipe financière du Gouvernement que par la CISPI. Toutefois, je reste confiant quant à la finalisation des repères essentiellement structurels dont la performance posait encore quelques petits problèmes administratifs. Dans tous les cas, s’agissant d’un travail d’équipe, le Vice-ministre et l’ensemble des membres du Gouvernement intimement impliqués dans ce processus s’attellent à conclure les différentes questions restées pendantes. La prochaine revue du FMI nous édifiera davantage sur la question.

Votre Ministère est-il prêt à affronter la défense du Budget 2008 après le malentendu autour de la conformité du budget 2007 avec la lettre d’intervention du FMI?


Retenez d’abord que l’ordonnance qui organise le Gouvernement précise les attributions de chaque Ministère. La préparation et la défense du Budget sont de la compétence de mon collègue Ministre du Budget qui, par ailleurs, assume avec brio ses responsabilités. L’implication de mon Ministère se situe au niveau du volet «recettes». Les malentendus auxquels vous faites allusion lors des discussions du Budget 2007, portaient essentiellement sur les engagements pris par le Gouvernement avec les Institutions de Brettons Woods. Aujourd’hui, nous sommes rattrapés par cette question qui à mon avis doit interpeller toutes les institutions de la République.

Un mot pour terminer?


C’est d’abord dire à tous nos compatriotes que la satisfaction des besoins sociaux immédiats doit aller de pair avec l’accomplissement des objectifs durables de notre programme économique qui doivent nous conduire vers le point d’achèvement avec comme corollaire, l’allègement de 90% de la dette.
À ceux qui ont compati avec ma famille et moi-même lors de l’incident sanitaire malheureux qui m’est arrivé, qu’ils trouvent à travers ce mot l’expression de toute ma gratitude et de tous mes remerciements. J’aimerais encore une fois les rassurer: je me porte bien et poursuis pour quelques jours encore mon petit repos de reconstitution physique. Qu’ils sachent que je reste disposé à apporter à mon pays ma modeste contribution à l’œuvre commune de redressement de notre pays.

 

 

ALUNGA MBUWA