| samedi 26 janvier 2008, a 11:27 |
| DISCOURS DE CHEF DE L'ETAT A GOMA |
 Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Monsieur l'Abbé Président du Bureau de la Conférence, Monsieur le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mesdames, Messieurs, Distingués conférenciers, Mesdames, Messieurs
Dans quelques instants, la Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu aura vécu. Pendant plus de deux semaines, elle aura retenu l'attention de toute la Nation, l'ensemble des Congolais, autant nos partenaires, n'ayant qu'une préoccupation, à savoir : le rétablissement rapide de la paix dans les deux provinces martyrs du Nord et du Sud-Kivu. A l'occasion de ces assises, une grande responsabilité avait été confiée aux fils et filles des entités susmentionnées. Vous aviez pour mission d'examiner ensemble avec les compatriotes d'autres provinces et sans complaisance aucune les problèmes et les causes qui font de ces provinces une véritable poudrière empêchant les communautés qui y vivent de cheminer dans la même direction que le pays dans son ensemble et de se consacrer à son développement.
Il est, en effet inacceptable que pendant que les populations des autres provinces s'activent à la reconstruction et au développement de leurs espaces, celles du Kivu déploient leur génie et leurs efforts à s'anéantir les unes les autres. En ma qualité de garant de la Nation, je ne pouvais laisser fleurir davantage de telles cultures. Il était donc temps d'organiser cette conférence et d'appeler chacun devant le tribunal de sa conscience.
Mesdames et Messieurs,
L'abondance des recommandations qui viennent d'être rendues publiques et les engagements souscrits par les uns et les autres sont des réconfortants signes d'espoir. De grâce, n'en faisons pas de simples vœux pieux. Sur les sceptiques, nous avons certainement gagné une grande bataille. Il y a peu encore beaucoup pariaient sur l'impossibilité d'un Accord entre Kivutiens. Nous n'en sommes pas pour autant au bout de nos peines. Un nouveau défi se dresse devant nous, un défi plus important et plus difficile que celui d'hier, le défi de la mise en œuvre. La construction de la paix est un processus généralement long et souvent semé d'embûches. Elle est aussi une œuvre exaltante, car au bout d'éprouvants efforts, se trouvent d'incommensurables dividendes : sécurité, investissement, emploi, revenus, scolarisation des enfants, santé des mères, bien-être de tous, bref : le développement.
Pour le travail abattu, pour la conclusion heureuse de vos travaux et pour le service rendu à la Nation, je vous félicite donc chaleureusement et je remercie chacun de vous, particulièrement les membres du Bureau de la Conférence, du Comité des sages, du Panel des modérateurs, du Secrétariat technique et des bureaux des ateliers, commissions et sous-commissions. L'application de tout ce que vous venez d'entreprendre est d'autant plus méritoire qu'il ne s'agissait pas de partage du pouvoir. Je vous rassure, par ailleurs, que toutes les institutions de la République vont chacune en ce qui la concerne donner suite à vos pertinentes recommandations et résolutions. Il en va de l'avenir du Kivu mais aussi de celui du Kongo, mieux : de l'ensemble de notre espace vital.
La paix doit d'abord germer dans les cœurs
L'Acte de Goma vient en effet compéter d'autres initiatives de paix pour créer une nouvelle dynamique, et dans ce monde d'aujourd'hui marquée par la mondialisation pour ouvrir des perspectives insoupçonnées de développement et de prospérité, prospérité entre communautés, entre provinces et dans la sous-région. Je dois cependant vous mettre en garde contre la tentation de penser que votre tâche est terminée. Je dois vous exhorter tous à demeurer pleinement mobilisés et à ne troquer vos badges de conférencier que pour dans l'armée des faiseurs de paix devenir artificiers. En effet, pour être véritable aujourd'hui et durable demain la paix que par la signature des actes et des résolutions vous voulez pour vos collines et vallons doit d'abord germer et grandir dans chacun de vos cœurs pour ensuite espérer, de proche en proche, contaminer tout le monde.
Monsieur le Président de l'Assemblée nationale, Monsieur l'Abbé Président du Bureau de la Conférence, Monsieur le Représentant spécial du Secrétaire général, Distingués conférenciers, Mesdames, Messieurs,
Après de nombreuses années de guerre, la Paix ne peut naître sans dialogue des parties. La Conférence y a pourvu et la Commission Vérité et Réconciliation dont vous avez demandé la création viendra parfaire ce qui a été amorcé. Dans cette optique, la Justice et l'état de droit sont incontournables. Parce que c'est ce prix et à ce prix seulement que pourront être rétablis les équilibres brisés et que seront réhabilités la confiance dans nos institutions et en renier la machine à appauvrir des pilleurs, des violeurs et des seigneurs de guerre.
Il est aussi vrai que les parents, les professionnels de l'éducation et ceux des médias ont un rôle essentiel à jouer pour prévenir de nouveaux conflits dans notre pays, en enseignant aux enfants et à la jeunesse la culture de Paix, l'amour du prochain et de la patrie, les valeurs de solidarité et fraternité, le sens de l'équité et de responsabilité, le respect de l'autre, la richesse de la diversité.
Par ailleurs, la Justice ne peut pas à elle seule panser des blessures aussi profondes que celles causées par l'ignoble armada de guerre que sont les viols et les violences sexuelles, redonner l'unité, l'intégrité physique à nos filles, nos sœurs, épouses, mères et grand'mères vexées de viol ni ramener à la vie des millions de nos concitoyens fauchés à la fleur de l'âge et faits de guerre aux objectifs inavouables. La Justice a cependant le double et irremplaçable mérite de nous rappeler les limites de la morale et de permettre qu'aux générations futures nous léguions des sociétés plus humaines.
Pour terminer, je voudrais remercier les délégués des autres provinces et des pays de la région pour leur élan de solidarité et leur accompagnement tout au long de ces assises. Je voudrais remercier la communauté internationale qui a été massivement représentée et qui a contribué à leur succès. Mon souhait est de voir le soutien des uns et des autres se poursuivre en vue de la consolidation de la paix, la réconciliation effective des Kivutiens et du développement de leurs provinces.
Quant aux populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, et ces frères et sœurs qui injustement ont tant souffert, je voudrais au nom des soixante millions des Congolais réaffirmer la solidarité inaltérable de la Nation autant devant leurs souffrances nos cœurs ont abondamment saigné, autant face à l'espoir né de cette conférence les aider à construire un avenir paisible et prospère est pour nous un agréable devoir.
Mesdames et Messieurs, sur ce, je déclare clos les travaux de la Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, et je vous remercie.
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| vendredi 18 janvier 2008, a 13:26 |
| Aimée Mulengela n’est pas fille de Mzee Kabila Taratibu ! |
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* La nouvelle a produit l'effet d'une bombe, et il a fallu l'intervention, au journal télévisé de la Rtnc à 13 h 30, de l'ambassadeur Théodore Mugalu, chef de la Maison civile du Chef de l'Etat, pour que les esprits se calment * A analyser l'information telle que rendue par l'Afp, la source première qui apparaît est la police, sans que les services concernés n'aient été cependant identifiés. Mais, la même dépêche cite l'ong « La Voix des Sans Voix », « Vsv » en sigle. * Pour la petite histoire, c'est à partir des installations de cette organisation que le fameux Etienne Kabila avait lancé en 2001 pour la première fois des accusations contre Joseph Kabila, avant de faire une sortie ratée à Sun City en 2002. Des investigations en cours vont certainement déterminer des ramifications insoupçonnées…
Sous le titre « Une demi-sœur du président Kabila assassinée à Kinshasa », l'Agence France Presse (Afp) a rapporté une information recueillie de source policière. « Aimée Kabila Mulengela, une des filles de Laurent-Désiré Kabila, père et prédécesseur de l'actuel président, a été abattue par des hommes armés, dont l'un portait un uniforme de la Garde présidentielle, a indiqué l'organisation de défense des droits de l'Homme la Voix des sans voix (VSV) dans un communiqué », relève cette dépêche qui signale que c'est le mercredi dernier vers 1h00 du matin que « des hommes armés se sont introduits dans la résidence de la victime, dans le quartier de Mont-Ngafula, sur les hauteurs de Kinshasa ». Les agresseurs, selon les témoignages obtenus par cette ong, ayant exigé « sans succès de l'argent, avant de s'emparer de téléphones portables, d'un ordinateur et d'une caméra ». La dépêche signale qu'effrayée, l'intéressée se serait repliée dans sa salle de bain, et c'est là qu'elle a été abattue « à bout portant dans la poitrine ». L'un des assassins portait l'uniforme de la Garde républicaine. La dépêche se poursuit en ces termes : « Tuée sept ans après son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001 par un de ses gardes du corps, Aimée Kabila, âgée d'une trentaine d'années, se sentait « menacée « et avait à plusieurs reprises alerté la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), rappelle la VSV. La Monuc a confirmé que la victime avait fait part de ses craintes pour sa sécurité et que sa section des droits de l'Homme était intervenue il y a deux ans quand elle avait été interpellée sans motif officiel par les Services spéciaux de la police de Kinshasa et détenue illégalement pendant plusieurs semaines. Selon des sources sécuritaires et selon la VSV , Mme Kabila revendiquait depuis des années la restitution des biens personnels de son père et était en conflit avec certains membres de la famille présidentielle. ‘ Mais au stade actuel, rien ne permet de dire s'il s'agit d'un règlement de compte ou d'un crime crapuleux, comme il en arrive toutes les nuits à Kinshasa dans ces circonstances similaires', a indiqué à l'AFP une source sécuritaire congolaise, s'exprimant sous couvert d'anonymat ». Rfi en a fait également sienne, si bien que dans ses journaux d'hier matin, sa spécialiste-RDC l'a traitée dans son style habituel. Naturellement, la nouvelle a produit l'effet d'une bombe, et il a fallu l'intervention, au journal télévisé de la Rtnc à 13 h 30, de l'ambassadeur Théodore Mugalu, chef de la Maison civile du Chef de l'Etat, pour que les esprits se calment.
Ramifications insoupçonnées
Dans un communiqué lu sur les antennes de la chaîne officielle et remis à la presse , la Maison civile « renseigne que contrairement aux rumeurs répandues par une certaine presse, Madame Aimée Mulengela Koko, faussement présentée au nom de Aimée Kabila, n'est pas de la famille de Mzee Laurent-Désiré Kabila ». Des informations à sa disposition et recueillies du premier mari de la victime, le commissaire Jules Mazangala de la Police nationale congolaise, il ressort – le communiqué faisant foi – que Aimée Mulengela Koko est des tribus Bahunde (Nord-Kivu) et Mbuza (Equateur). Mariée en 1992 à Kipushi – la dot ayant été perçue par son père Mulengela – elle s'est remariée avec Alain Barracuda Mayemba. La Maison civile souligne, dans son communiqué, que « la famille Laurent Désiré KABILA n'a jamais été et ne sera jamais le siège d'un quelconque conflit d'héritage et Laurent Désiré KABILA a éduqué ses enfants dans la dignité et le principe de l'auto-prise en charge ». Déplorant « la perte tragique d'une vie humaine » et présentant « ses condoléances aux familles MULENGELA, MAZANGALA et MAYEMBA », la Maison civile du chef de l'Etat dit se réserver « le droit de poursuivre en justice Madame Ghislaine DUPONT » de Rfi. A analyser l'information telle que rendue par l'Afp, la source première qui apparaît est la police, sans cependant que les services concernés n'aient été identifiés. Mais, la même dépêche cite l'ong « La Voix des Sans Voix », « Vsv » en sigle. Pour la petite histoire, c'est à partir des installations de cette organisation que le fameux Etienne Kabila avait lancé en 2001 pour la première fois des accusations contre Joseph Kabila, avant de faire une sortie ratée à Sun City en 2002. Les investigations en cours vont certainement déterminer les ramifications insoupçonnées.
Omer Nsongo die Lema | |
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| mardi 15 janvier 2008, a 10:20 |
| Goma: Les groupes armés entrent en danse |

*Les groupes armés ont été en vedette ce lundi 14 janvier 2008 à la conférence sur la paix et le développement aux Kivu où leurs délégués ont pris la parole pour faire connaître leurs points de vue, étaler leurs revendications et donner les voies et moyens de sortie de crise. *Il ressort de ces interventions que le venin du mal a été pendant longtemps absorbé par les uns et les autres parmi les originaires des deux provinces du Kivu au point que il n'est pas facile de l'extirper des esprits aujourd'hui. *Qu'à cela ne tienne, la diversité des points de vue quoique rendant difficile l'approche du conflit, n'en permet pas moins de délibérer, et c'est l'essentiel. *Jusqu'au moment où les lampions vont s'éteindre sur cette conférence, les Congolais auront prouvé au reste du monde qu'ils savent négocier malgré les blessures internes qui sont ouvertes dans leur être. C'est pourquoi la balle est aux mains de la communauté internationale qui doit arriver à imposer une paix des braves entre la RDC et ses voisins.
Journée de ce lundi 14 janvier 2008 restera dans les annales de l'histoire politique de la République démocratique du Congo comme celle où les groupes armés qui sévissent dans les deux provinces du Kivu ont pris la parole du haut de la tribune de la conférence sur la paix, la sécurité et la réconciliation dans ces provinces meurtries par un interminable conflit armé. A cause de leur multiplicité ces groupes armés aux motivations le plus souvent floues, ont offert au modérateur du jour le professeur Mashako Mamba un spectacle haut en couleurs sur leurs revendications et sur leur véritable identité. D'ailleurs un des mérites de cette conférence est d'offrir aux historiens qui se penchent toujours sur la question du conflit des Grands Lacs une vue panoramique devant leur permettre d'éclairer leur lanterne. Les premiers à prendre la parole furent les Mai-mai de Shabunda dont le délégué a réfuté les accusations de va-t-en guerre qui collent à la peau de son groupe de combattants ; il a plutôt mis l'accent sur les vertus patriotiques des combattants dont la finalité de la lutte se situe au niveau de la défense de la patrie contre les agresseurs qui sont en même temps des envahisseurs venus du Rwanda et des autres pays voisins frontaliers de la RDC.
Il n'existe pas en RDC de préjugés ethniques dus à la morphologie
Aussitôt après, le représentant du groupe des 47 lui a succédé à la tribune. C'est celui des Banyamulenge qui font la pluie et le beau temps dans cette partie de la république. Employant un temps larmoyant capable d'émouvoir un bourreau, leur porte parole a dit que lui et les siens étaient victimes de leur morphologie singulière. Pour lui c'est un véritable problème sociologique dans la mesure où les congolais ont développé un réflexe d'autodéfense et de rejet automatique vis à vis des membres de sa communauté. Pourtant il n'existe pas de délit de « Sale gueule » au Congo démocratique et le délégué des 47 n'a fait qu'effleurer le problème, en omettant d'étaler en place publique les provocations accompagnées de violence mises au compte de son groupe. Il a ajouté comme pour montrer ses bons sentiments tardifs que les innombrables tentatives d'ouverture et de réconciliation faites aux autres communautés du sud Kivu sont demeurées jusqu'à aujourd'hui inefficaces à cause de cette méfiance générale. Pour les observateurs critiques qui ne sont pas allés à Goma pour se faire prendre au piège du syndrome de l'holocauste, ce système de défense des Banyamulenge est un peu court dans la mesure où il ne rend pas compte de la genèse du problème. Les Bangbetu de la province Orientale ont le crâne ovoïde, particularisme dû à un traitement spécifique des mamans qui habitent sur les rives de la Bomokandi sur les bébés, et qui consiste à leur ceindre la tête avec un bandeau afin de modeler la forme de la tête. Beaucoup de tribus congolaises pratiquaient encore naguère le tatouage facial pour s'identifier et se différencier des autres. Ce n'est pas pour autant que ces gens là sont ¨rejetés par leurs voisins. On peut juste affirmer que les « Banyamulenge » sont tout simplement victimes de leur propension à l'hold-up des terres et son corollaire, la violence politique.
Réactions en chaîne
Dans cette guerre qui ensanglante le Grand Kivu on trouve des groupes armés qui vivent à la solde des autres pourrait-on dire. C'est dans cette typologie qu'il serait bon de classer le Pareco-Fap dont le délégué Bisanguina a lui-même avoué que ses troupes ne sont composées que des déserteurs à N'Kunda. Ce compatriote a mis l'accent sur la réforme des forces armées congolaises, une réforme en profondeur qui permettra selon lui de repartir sur des nouvelles bases ; d'autres comme le groupe « Zabuloni » de Joël Namuneni se targuent d'être les substituts d'un Etat congolais largement affaibli pour ne pas dire inexistant. Cette prérogative auto-octroyée les pousse à demander le rapatriement de tous les étrangers en tête de liste des fauteurs de guerre en République démocratique du Congo. Le groupe des Mai-mai de Fizi tout en dénonçant les massacres commis pêle-mêle, s'élève cependant contre une éventuelle érection de Minembwe en territoire et l'intégration forcée des prétendants à la nationalité congolaise originaires du Rwanda. Mais de manière tout à fait contradictoire, son porte parole Joseph Asanda se dit prêt à vivre en bonne intelligence avec tout le monde qui respecterait les lois et règlements en vigueur en République démocratique du Congo.
Imbroglio
Il sera difficile de démêler l'écheveau pour les organisateurs de la conférence sur la paix et le développement que le peuple congolais attend de tous ses vœux. Les obstacles sont certes connus mais il ne suffit pas de les connaître, car en RDC rien n'est moins facile. La montée en puissance des groupes armés dans les Kivu, reflet de l'absence de l'Etat actuel affaibli par le legs de l'autre Etat manipulateur et boute feux du maréchal Mobutu Sese seko est symptomatique des difficultés qu'ont les institutions démocratiques actuelles de reconquérir leur autorité. Mais cet enchevêtrement des intérêts contradictoires des communautés autochtones n'a rien d'insolite dans une telle zone où se côtoient forcément les intérêts beaucoup plus redoutables de plusieurs nations puissantes. De toute façon ce qui est vécu aux Kivu est appelé en langage des stratèges « conflit de basse intensité » ; cela veut dire que ce n'est pas impossible de couper l'herbe sous les pieds des protagonistes de cette guerre et de faire revenir la paix. Les Congolais viennent de jeter les bases d'un retour à la normale. Malgré les critiques formulées par de nombreux « experts » de la région des Grands Lacs sur le bien fondé de la tenue d'une telle conférence, on pense qu'elle servira à quelque chose puisqu'elle pourrait ouvrir la voie à la paix comme à la guerre. Dans tous les cas, elle est une ultime étape qui permet aux participants de réfléchir sur les conséquences ultérieures de l'échec ou de la réussite. Ainsi sa clôture prochaine est-elle une interpellation en direction de la communauté internationale qui est longtemps demeurée dans l'expectative comme si les enjeux au centre des affrontements cycliques à l'Est de la RDC n'étaient pas d'une grande ampleur. Un des groupes armés a été bien inspiré lorsqu'il a demandé avant même d'en arriver aux résolutions de clôture, à la communauté internationale d'imposer la paix. Cette vision qui se confond avec la position de la majorité des Congolais au regard de l'embrouillamini dont les pays clés de la communauté internationale ne sont pas étrangers à son installation, n'est pas sans précédents dans le monde. Des Balkans à l'Asie en passant par certains conflits africains, le système de sécurité collective qui régit l'Onu depuis sa fondation sait montrer les muscles quand la paix est menacée. Malgré la longue léthargie qui est la sienne dans le cas de la RDC , les Congolais ne désespèrent pas de voir la communauté internationale imposer la paix des braves entre la RDC et ses voisins.
Bomela tondo Bo-Lisoma Malko
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| vendredi 11 janvier 2008, a 10:51 |
| Ruberwa plaide pour l’amnistie des criminels |

L'ancien vice-président de la République et président national du Rassemblement congolais pour la démocratie (Rcd) Azarias Ruberwa est intervenu hier à la tribune de la conférence pour la paix, la sécurité et le développement des provinces du Nord et du Sud Kivu. Pour lui, " le pouvoir public devra prendre des décisions courageuses, amorcer la réconciliation et accepter de pardonner pour épargner les populations civiles des souffrances causées par la guerre ", indique la radio Rtg@ captée hier dans la soirée à Kinshasa. Le président national du Rcd qui s'est confié à notre source aussitôt après son intervention devant les délégués à cette conférence réunis lors de la 2ème plénière de ces assises, a notamment " préconisé l'amnistie au profit des groupes armés si la conférence veut réellement déboucher sur la pacification de ces provinces (…) ". Ce schéma de Ruberwa pour la pacification des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu a aussitôt provoqué un tollé de réactions de la part des personnes qui ont une vision objective des assises de Goma et contactées par la Rtg @. Si le porte-parole du chef de l'Etat congolais, Kudura Kasongo s'est limité à indiquer qu'" il appartient aux institutions saisies de décider, et qu'il serait prématuré d'aborder cette question à Goma", le professeur de droit constitutionnel à l'Université de Liège, M. Bob Kabamba est catégorique. Pour ce dernier, " les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité sont imprescriptibles ", et qu'" il ne suffit pas de se réconcilier sans l'accord et l'indemnisation des victimes ", ajoute-t-il. Pour quiconque ne maîtrise pas suffisamment la situation dont les Kivutiens sont victimes aujourd'hui, force est de signaler que le Rcd en porte une lourde responsabilité. De près ou de loin, ce mouvement naguère politico-militaire aura semé les germes des conflits et autres guerres récurrentes qui sévissent dans cette partie du pays qualifiée non sans raison par Ruberwa de " berceau de différentes guerres qui ont eu lieu en RDC ". Et les personnes accusées d'alimenter cette insécurité ont toujours des liens avec le Rcd. Que ce soit Jules Mutebusi, Laurent Nkundabatware… tous sont des produits du Rcd qu'on ne s'empêche pas de soupçonner maintenir des bonnes relations avec dans leur dissidence. Comme pour donner raison à cette thèse, ce parti politique avec son président national en tête n'a jamais raté une seule occasion pour prendre fait et cause pour Nkundabatware en s'inscrivant en faux face à la communauté nationale. De tous les Congolais épris de paix, il n'y a que quelques membres de ce parti qui défendent la guerre de Nkundabatware. Et l'amnistie qu'il réclame pour les groupes armés, il le fait pour Laurent Nkundabatware poursuivi par la justice de son pays suite aux actes répréhensibles que ses hommes et lui-même ne cessent de poser à l'endroit des populations. Le comble est que la plupart des crimes qu'on reproche à ceux qui roulent aujourd'hui sous le label Cndp, sont des crimes imprescriptibles. La Cour pénale internationale va s'en saisir tôt ou tard et nombre de ces gens devront suivre Thomas Lubanga et Germain Katanga à la Haye. Sinon ce sera une justice internationale à deux vitesses.
PM
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| mercredi 02 janvier 2008, a 01:58 |
| Message de Président Joseph Kabila à la Nation |

Mes Chers Compatriotes,
Nous voici, une fois encore, à une charnière entre deux années. Une s'achève, et une autre commence. Puissent la première s'en aller avec sa part d'inachevé et d'insatisfactions, et la deuxième nous apporter lumière et espoir ! C'est donc porté par cette grande espérance que Je viens à nouveau dans vos foyers ce soir pour, au nom de ma famille, en celui des Institutions de la République, et au mien propre, présenter à chacune et à chacun de vous, Mes vœux les meilleurs pour l'année 2008.
Que cette année nouvelle soit, pour la Nation congolaise, l'année de la fraternité rétablie entre tous ses membres, de la paix totalement retrouvée, et de sa renaissance pleine et entière.
L'année 2007 a certes été riche en événements politiques, économiques, et sociaux porteurs d'espoirs. Elle a cependant été également marquée par des moments de grande douleur.
Au niveau de Notre pays, des nombreuses familles ont, une fois encore, été durement éprouvées par la perte des êtres chers, emportés par des accidents et des maladies pourtant curables ou fauchés à la fleur de l'âge par les baïonnettes insensées de quelques fils égarés.
En cet instant où Nous méditons sur Notre passé récent et sur les perspectives qui s'offrent à Notre pays, ayons une pensée pieuse pour ces victimes innocentes de la jeunesse de nos institutions et de la folie meurtrière de certains d'entre Nous.
Par la même occasion, faisons preuve de compassion fraternelle pour les familles qui ont tant souffert et, rendons un hommage mérité aux sages-femmes, aux infirmiers, aux médecins, aux travailleurs humanitaires nationaux et étrangers, ainsi qu'aux éléments de la Police Nationale Congolaise, des Forces Armées de la République Démocratique du Congo et de la Mission de l'Organisation des Nations Unies au Congo,bref, à tous les compatriotes et amis de Notre pays dont les sacrifices quotidiens ont contribué à alléger la souffrance de Notre peuple, sinon à la prévenir.
La patrie leur restera à jamais reconnaissante.
Chers Compatriotes,
2007 n'aura pas été qu'une année de malheurs. Elle a aussi été celle de la consolidation des bases pour la construction d'un Congo réellement prospère.
Les actions urgentes et à moyen terme en vue du changement voulu dans nos villes et campagnes ont ainsi été planifiées, et les montages financiers pour leur mise en œuvre conclus, annonçant ainsi une année 2008 marquée par le lancement effectif des grands travaux de reconstruction sur l'ensemble du pays.
En effet, dès la fin du prochain trimestre au plus tard des grands chantiers vont progressivement s'ouvrir partout à travers la République. Kinshasa, Bas - Congo, Bandundu, Katanga, Maniema, Equateur, Province Orientale, Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Nord Kivu et Sud Kivu, aucune province ne sera en reste !
De la même manière, et toujours au courant de l'an 2008, chacune de ces provinces sera appelée à vivre le parachèvement du processus électoral et la consolidation de la démocratie avec l'organisation des élections municipales, communales et locales.
Je lance donc un appel pressant à toutes les congolaises et à tous les congolais pour que, par leur travail, dans l'ordre et la discipline, ils s'impliquent activement dans l'exécution de ces divers chantiers et prennent une part tout aussi active au choix de ceux qui, demain, auront la charge de diriger nos villes, communes et secteurs.
Pour chacun de nous, c'est un devoir civique. C‘est aussi un service à soi - même, à sa progéniture et plus largement aux générations futures.
Il est clair que sans paix durable partout, sur Notre territoire, ces bonnes perspectives deviendront illusoires. C'est pour cette raison, et pour garantir une égale chance de reconstruction et de développement à toutes Nos Provinces que Nous avons pris l'initiative de convoquer en cette fin d'année, une Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement dans les Provinces du Nord et du Sud Kivu. Les travaux préparatoires en ont été lancés le 27 Décembre dernier Goma. Très prochainement, l'ouverture officielle aura lieu dans la même ville.
Voulue et annoncée depuis plus d'un an, cette conférence n'a pas pour objet un quelconque partage du pouvoir ; encore moins, la réouverture des débats sur des questions déjà tranchées par le peuple congolais à l'occasion du dernier référendum constitutionnel.
Comme en toute démocratie, dans notre pays, le pouvoir se conquiert désormais par les urnes. Les élections d'il y a un an y ont adéquatement pourvu dotant le pays d'institutions légitimes, parce qu'animées par des hommes et des femmes démocratiquement élus. De même, comme dans tout Etat de droit, la République Démocratique du Congo a le devoir de sécuriser tout le monde par la stabilité et la stricte observance de ses lois et des décisions de justice.
Cette conférence n'est pas non plus un procès d'une partie de la nation contre une autre, ni une négociation entre des institutions légitimes et ceux qui ne le sont pas. Et le fait que son succès postule une grande ouverture d'esprit chez tous les participants ne signifie nullement qu'il faille envisager d'excuse absolutoire pour quiconque, ni des concessions attentatoires à la souveraineté nationale.
La Conférence n'est pas non plus un procès d'une partie de la nation contre une autre, ni une négociation entre des institutions légitimes et ceux qui ne le sont pas. Et le fait que son succès postule une grande ouverture d'esprit chez tous les participants ne signifie nullement qu'il faille envisager d'excuse absolutoire pour quiconque, ni des concessions attentatoires à la souveraineté nationale.
La Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement dans les Provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu se veut donc plutôt une chance supplémentaire donnée à la paix, à la réconciliation et à la stabilité dans cette partie encore troublée de Notre pays. Elle a pour vocation d'être un moment de communion confraternelle de tous les frères et sœurs du Kivu, en présence de leurs compatriotes d'autres horizons, avec pour seuls et uniques objectifs de débattre des problèmes qui déchirent leurs provinces depuis des années, et de dégager des solutions à mettre en œuvre à leur propre niveau, ou à se soumettre, pour dispositions utiles, aux institutions compétentes, provinciales ou nationales selon le cas.
A cette fin, Je compte sur la maturité, le patriotisme de tous.
Sur cette note d'espoir, et fort de l'espérance renouvelée à l'occasion de la récente célébration de la nativité du Christ, à vous tous et à chacun, Je souhaite à nouveau : succès, prospérité et bonheur ; mieux : une année 2008 faite d'abondantes bénédictions divines.
Je vous remercie.
MMC
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| mardi 01 janvier 2008, a 14:58 |
| SILENCE, LE GENERAL TRAVAIL |

Beaucoup a été dit sur le chef d'état-major des Forces terrestre, le général Gabriel Amisi. Une folle rumeur relayée et, par la presse locale et, la presse étrangère, a fait état d'une assignation à résidence surveillée dudit officier général.
Il nous revient d'apprendre que le chef d'état-major des forces terrestres vaque normalement à ses occupations et rien de tel ne lui est arrivé. Il se rend normalement à son bureau de travail et s'occupe de son équipe de football. En effet, outre ces fonctions de chef d'état-major des forces terrestres, il assume l'intérim du chef d'état-major général en mission à Goma.
C'est donc sûr et certain que cette campagne d'intox est entretenue par les ennemis de ce jeune officier général dont la bravoure et surtout, l'attachement à la mère-patrie n'est plus à démontrer. Le mensonge à toujours des jambes courtes très courtes même qu'il finit par se faire attraper par la vérité.
Ces rumeurs distillées dans certains milieux visent à distraire l'opinion aujourd'hui que la République s'est engagée sur la voie de la réconciliation avec toutes ses populations du Nord et du Sud. La conférence sur la paix, la sécurité et le développement du Nord et du Sud permettra de tourner la page de la violence entre filles et fils de cette partie de la République. A cet, effet, le dernier verrou en rapport avec les hésitations soulevées par les représentants de la société civile de ces deux provinces de l'Est, a sauté. Leur quota à été revu à la haussa..
C'était l'une des exigences de ces organisations pour leur participation à ce forum.
Par exemple, les deux sociétés civiles seront représentées dans les différentes structures de la conférence: deux délégués au niveau du comité de sages pour chacune, un au niveau du panel de modérateurs, deux au niveau du secrétariat exécutif national de la société civile,et huit au niveau des experts. Elles ont également obtenu la présence au forum des représentants de coordinations de sociétés civiles de 9 autres provinces ainsi qu'un quota spécial pour les femmes de la société civile. L'attention de la République est tournée vers l'Est pour ainsi permettre aux Congolais de cette partie du Congo de vivre dans un espace pacifié où toutes vont cohabiter dans la paix.
(Ern.)
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