| jeudi 28 février 2008, a 09:56 |
| La réaction de Gabriel Maïndo sur le mensonge de Marie Thérèse Landu en Europe |
Mme Nlandu,
Peut-on faire de l'opposition politique Congolaise une véritable force de changement politique?Vous êtes de cette opposition du degré zéro de la responsabilité politique?
L'opposition politique Congolaise,c' est le degré zéro de la responsabilité .
C'est une opposition affaiblie, sur la défensive et va des rumeurs en dérives sans aucune idée à présenter.
L'une des personnalités de ce bidon opposition Congolaise Nlandu Thérèse qui réagit à l'article du journal le Potentiel daté du 26Février 08,son analyse est de très mauvaise, de la légèreté, voire de l'immoralité politique, à ne pas bien s'informer avant de prendre position afin d'éviter le ridicule.
C'est une dame affaiblie comme tous les autres prétendus opposants politiques en RDCongo qui s'est exprimée.
Elle a voulu créer un petit événement qui aurait pu la rendre plus célèbre en entrant par la grande porte de panthéon Zaïrois de son collègue opposant le terminator Ngbanda.
Curieusement sont tous deux saints et croyants qui n'hésitent à manifester leur couleur réligieuse afin de seduire les faibles.
Elle fait sa déclaration la main sur le coeur et la Bible loin de notre Peuple avec une méthode habituelle de tous les prétendus opposants Congolais:parlez de l'Enfer c'est toujours l'autre,il n'y a que cela qui reste comme véritable programme de l'opposition politique Congolaise.
N'est-ce pas cette dame qui lors de sa sortie du CPRK avait loué,fléchi,glorifié et chanté Alléluia et Ave Maria à l'honneur de Joseph Kabila et Olive Lembe Disita épouse Kabila pour avoir intervenu à sa libération?
A l'époque,ne savait-elle pas les droits humains étaient baffoués pour en faire une leçon de morale et réligieuse à des milliers de Km de la RDCongo?
Qui n'avait pas entendu le refrain d'Ave Maria avec des larmes aux yeux pour remercier et féliciter ceux qui ont contribué à sa libération y compris le grand satan Louis Michel?
Pourquoi cet écart de langage s'ajoute à la méthode de désinvoltures, de légèretés et de rumeurs pour justifier le prétendu statut d'opposant politique en RDCongo?
La polémique un peu minible des opposants politiques en RDCongo sur les différents sujets est plus que déplacée et choquante.
Ce n'est pas bien ce que fait l'opposition enfantine de la RDCongo en se ridiculisant sur tous les événements politiques.
Gabriel Maïndo
Voici le mensonge de Marie Thérèse Landu
Cher(e)s ami(e)s kongolais(e) s;
Il y a à peine deux jours nous écrivions sur ces mêmes fora que "la grande majorité (il y a quelques exceptions notables) des opposants au gouvernement kongolais qui écrivent sur le Net sont des fieffes* menteurs certifiables qui révoltent la conscience et nous poussent a constamment défendre le gouvernement, le peuple et le pays pour ainsi équilibrer la donnée." Nous prenons pour matière didactique le cas écœurant de Me Marie-Therese Nlandu Mpolo Nene (Nous sommes désoles pour ses sympathisants; nous n' avons pas intérêts a les offenser. There is nothing personal here. We are simply making a point to challenge us to do better!)
Me Marie-Therese Nlandu Mpolo Nene a ecrit (voir ci-dessous): " La CEI a enrolle 25.000.000 d' electeurs sans recenser au prealable les populations congolaises; l' ancienne province de Kivu ou l' on compte plus de 5.000.000 de morts a ete celle qui a donne 51% d' enrolles, par quelle magie?"
Le gros mensonge de Marie-Therese Nlandu? 51% d' enrôles au Kivu! Pourtant les archives de la CEI pour les enrôles nous permettent de déterminer qu' il n' y avait que 19% des enrolles en provenance du Kivu(Nord-Kivu 2,462,012 enrôles; Sud-Kivu 1,666,615 enrôles et Maniema 629,894 enrôles) sur les 25,021,703 enrôles au total! Il y a une grande différence entre 51% et 19% (2,462,012+1, 666,615+629, 894=4,758, 521 enrôles; 4,758,521/25, 021,703=19% )! Je vous renvoie aux archives en annexe pour vérifier les enrôles de chaque région sur le site de la CEI (ou http:/www.CEI- rdc.cd/archives/ 17_dec_05. pdf). Pourquoi exagérer, pourquoi mentir? J' ose tout simplement espérer que Me Marie-Therese Nlandu s' est trompe dans son estimation des proportion et ne cherchait pas a sciemment MENTIR. Les 19% du Kivu ne sont rien, par exemple, quand on les compare au 22% de Kinshasa (2,963,912 enrôles) et Equateur (2,541,927); donc 5,505,839 enrôles ou 22% (2,963,912+2, 541,927=5, 505,839/25, 021,703=22% ).
Je sais qu' il y a ceux qui souscrivent a la relativité morale ou éthique et qui seront tentes de justifier les mensonges habituels des opposants par les mensonges occasionnels des gouvernants; une sorte d' égalité dans l' immoralité politique. La question est de savoir: pourquoi échanger un diable par un autre si les opposants ne veulent et ne peuvent pas faire mieux? Les opposants ont intérêt a maintenir un sens d' éthique s' ils veulent gagner des gens sérieux (honnêtes) a leur cause. Le pays gagne quand on a une alternative fiable aux gouvernants! Les discussions sont plus invitantes et sereines quand on n' a pas des MENTEURS (menteuses) pour interlocuteurs (interlocutrices) . Soyons Patriotes!!!
Djo Mwamba Indiana, USA
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| mercredi 27 février 2008, a 16:45 |
| Le Chef de l’Etat a remis 5 containers de matériels scolaires aux écoles primaires de la RDC |

Le
Chef de l'Etat, Joseph Kabila, a réalisé la promesse qu'il avait faite
de fournir les fournitures scolaires aux élèves des différentes écoles
primaires de son pays pour l'année scolaire 2008 – 2009. Le
chef de l'Etat a réalisé la promesse qu'il avait faite de fournir les
objets scolaires aux différents élèves de différentes écoles primaires
du pays pour l'année scolaire 2008-2009. A l'initiative de la première
dame congolaise, Mme Olive Lembe Kabila, la distribution de ces objets
classiques se fera dans le cadre de la volonté de la Rdc de voir tous
les enfants, garçons et filles, en âge scolaire, aller effectivement à
l'école. Ce don va également dans le cadre de la gratuité de
l'enseignement primaire telle que stipulée dans la Constitution du
pays. Car, en effet, la situation de beaucoup de parents ne leur permet
pas de s'offrir ces objets classiques. Dans ce cas, même si
l'enseignement est gratuit, le coût très élevé des fournitures
constituera toujours un obstacle à la scolarité.
Passant du vœux à la concrétisation, le chef de l'Etat a remis un don
de 95 containers de matériel scolaire que le ministre de
l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Maker Mwangu a
réceptionné le week-end dernier. Le numéro un de l'enseignement
primaire et secondaire de la Rdc avait à ses côtés ses différents
collaborateurs dont le vice-ministre, le secrétaire général de
l'Enseignement Primaire secondaire et professionnel sans oublier
l'inspecteur général de L'Epsp. Tous ont admiré les différents kits.
Chaque sac contient un kit de cahiers, une latte, une ardoise, une
trousse de stylos, un crayon, un taille crayon et une gomme.
Selon les informations en notre possession, les 95 containers
constituent 70% des besoins exprimés en rapport avec le nombre des
enfants à servir.
C'est une façon pour le gouvernement de préparer l'année scolaire
prochaine. Comme on dirait un important jalon est ainsi posé dans le
cadre de l'éducation nationale, un des cinq chantiers de la République.
Il reste à ce que, mettant à profit le temps qui reste, celui de la
clôture de l'année scolaire en cours et le début de l'année scolaire
prochaine, pour arrêter les stratégies de distribution afin d'éviter la
confusion et les tergiversations de dernière minute.
Les questions qui restent à préciser dès à présent afin de rassurer les
parents, c'est entre autres celle de savoir si le secteur privé est
également concerné. Mais, selon toute vraisemblance, ce don concernera
les écoles publiques.
Ce qui ne manquera pas de faire Jaser en dépit de la logique selon
laquelle, ne met son enfant à l'école privée qui veut. Mais, ces
parents rétorquent en disant que le don du couple présidentiel n'est
pas une affaire de public ou de privé, mais des enfants congolais. Un
des problèmes que Maker Mwangu doit résoudre avant le début de l'année
scolaire prochaine. (Milor) SG/L'Avenir
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| mardi 26 février 2008, a 23:47 |
| Maniema Union a accroché Daring (0-0) et prend la tête du classement grâce à son meilleur goal-différence |

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A Matadi, V.Club/Kin carbonise Molunge 8-0 * A L'shi, Mazembe bat
Mwangaza 2-0 * A Bukavu, V.Club/MBM battu par Bukavu Dawa 1-2 * A
Kisangani, Dragons a disposé de Malekesa 4-2 * A Kananga, New Soger et
Virunga ont fait nul 1-1 tandis que le match Tshinkunku-New Soger se
joue ce lundi
Maniema Union et Daring Club Motema Pembe n'ont pu se
départager. 0-0 est le score final au terme de la rencontre âprement
disputée qui les a opposés.
Au classement du groupe de Kinshasa, Maniema Union est premier au
classement avec 8 points, en égalité avec Daring, grâce à son meilleur
goal-différence (+ 5) contre + 4 aux Immaculés qui sont deuxièmes suivi
de Fc Makila qui a 0 point.
Ainsi, Maniema Union est qualifié pour jouer la phase
finale de la Linafoot confirmant sa présence dans la « cour des
grands ». Ce succès est un réconfort moral pour bien aborder la suite
de la compétition africaine.
Daring Club Motema Pembe sera certainement repêché pour
participer au tour final en sa qualité de meilleur deuxième. A Matadi,
toujours dans la journée d'hier, V.Club de Kinshasa a carbonisé Tp
Molunge de Mbandaka sur le score fleuve de 8-0. Signalons que ce match
qui devait se jouer samedi a été reporté à hier à cause de la pluie qui
s'était abattue ce jour-là à Matadi. Dans ce groupe, c'est Veti de
Matadi qui est qualifié ayant terminé avec 10 points suivi de V.Club
avec 7 points et de Molunge avec 0 point.
A Bukavu, la formation de V.Club de Mbuji-Mayi a perdu
hier contre celle de Bukavu Dawa sur le score de 1-2. Dans ce groupe,
c'est Cilu qui est qualifié avec 7 points suivi de Bukavu dawa avec 6
points et enfin V.Club/Mbuji-Mayi avec 4 points.
A Kisangani, l'As Dragons de Kinshasa a disposé, une
fois de plus, de Ts Malekesa sur la marque de 4-2. Dans ce groupe,
c'est St Eloi Lupopo qui s'est qualifié en totalisant 10 points suivi
de Dragons qui a 6 points et de Malekesa qui n'a eu qu'un seul point.
A Lubumbashi où les hostilités n'ont commencé qu'à
partir du 20 février dernier, le Tp Mazembe a battu la formation de
Mwangaza du Nord-Kivu sur la marque de 2-0.
A Kananga, New Soger et Virunga ont fait match nil 1-1
tandis que le match New Soger-Tshinkunku se joue ce lundi au stade des
Jeunes à Kananga.
Gaby Mass |
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| dimanche 24 février 2008, a 10:42 |
| La Chine l'emporte sur les Européens au Congo |

BRUXELLES,
(IPS) - L'accord massif que la Chine a signé avec la République
démocratique du Congo (RDC) l'année dernière n'est pas une ''deuxième
colonisation'', selon ce que prétendent certains Européens. L'accord
apparaît en fait comme un moyen prometteur pour donner un coup de fouet
à une économie.
Cet accord sur le développement des
infrastructures à travers ''le financement soutenu par des ressources''
donne certainement à la Chine beaucoup d'influence dans un pays où des
Européens ont l'habitude de distribuer les cartes. Des pays européens
regardent maintenant avec une certaine envie ce que la Chine a réalisé.
L'avenir politique du président Joseph Kabila dépend de cet
accord sino- congolais. Et avec cela, au moins une partie de l'avenir
économique du Congo lui-même.
La RDC est dotée d'énormes
ressources naturelles, mais 40 années de mauvaise gestion ont fait
tomber le pays. La RDC est actuellement l'un des pays les plus pauvres
sur terre -- même les infrastructures les plus élémentaires ont
succombé à quatre décennies de négligence.
L'annonce faite en
septembre 2007 selon laquelle la Chine réaliserait de grands projets
d'infrastructures en RDC, qui seront remboursés avec les énormes
réserves du Congo en cuivre et en cobalt, a inévitablement attiré
beaucoup d'attention. Mais elle a également créé beaucoup de suspicion
: que manigançaient exactement les Chinois?
Les entreprises
chinoises débuteront en premier lieu les travaux sur les projets
d'infrastructures en 2008 plus ou moins selon les cinq priorités que
Kabila a fixées : l'eau, l'électricité, l'éducation, la santé et le
transport.
Ces travaux coûteront plus de 9 milliards de
dollars. C'est beaucoup d'argent, considérant que le budget de l'Etat
congolais de 2007 s'élevait seulement à 1,3 milliard de dollars, dont
la plupart était juste nécessaire pour payer les salaires des membres
du gouvernement. Alors, comment la RDC remboursera-t-elle ces prêts
chinois?
L'idée fondamentale est que les entreprises d'Etat
congolaises et chinoises ont installé une joint-venture, la Socomin
(Société congolaise minière). Cette société minière investira 3
milliards de dollars dans de nouvelles régions principalement minières.
Les profits de la Socomin seront utilisés pour rembourser ces
investissements miniers et les investissements dans les grands travaux
d'infrastructures.
Un accord général a été conclu en septembre
l'année dernière. Il a été ensuite réglé avec précision à travers deux
mois de négociations à Beijing en novembre et en décembre.
''Cela
a pris un long moment, cela ne fait aucun doute'', déclare le Français
Paul Fortin, PGD de Gécamines, la société minière étatique congolaise.
''Nous devions nous entendre sur un modèle économique qui stipule
comment les investissements chinois seront remboursés avec les recettes
de la Socomin. A part cela, ceux-ci constituaient des négociations
commerciales normales comparables à celles que j'ai faites pour les
nombreux partenariats de Gécamines avec des sociétés privées''.
L'un
de ces accords était que sur une période de 15 ans, la Socomin produira
environ dix millions de tonnes de cuivre pour rembourser finalement 12
milliards de dollars pour les investissements dans l'exploitation
minière et les infrastructures.
Les Chinois ont expliqué leur
position d'une manière plutôt agressive. Les premiers profits seront
utilisés pour rembourser les investissements miniers, quelque chose qui
est typique à la majorité des joint-ventures privées avec Gécamines.
L'accord stipule également que ''le gouvernement congolais doit
garantir la sécurité des investissements, et le remboursement des
travaux d'infrastructures''. Toute dispute serait réglée par
l'arbitrage du tribunal de la Chambre internationale de commerce de
Paris, et non à travers les tribunaux congolais, qui ont la réputation
d'être corrompus.
Conformément à cet accord, seul un
travailleur sur cinq peu être chinois. Dans chacun des projets, la
moitié d'un pour cent de l'investissement doit être dépensée pour le
transfert de technologie et pour la formation du personnel congolais.
Un pour cent doit être utilisé pour des activités sociales dans la
région, et trois pour cent pour couvrir les coûts environnementaux. Dix
à 12 pour cent des travaux doivent être sous-traités à des sociétés
congolaises.
Reste à voir comment tout ceci marchera pour la
RDC. Et, quelle sera la qualité des travaux? Le gouvernement congolais
est-il en mesure de contrôler cela?
Une chose est claire :
ceci n'est pas l'histoire de Noirs et de Blancs que certains ont voulu
en faire. Ce n'est pas non plus une histoire d'horreur coloniale, ni
des investissements idéalistes de la part de la Chine.
La
Chine est intéressée parce qu'elle a besoin de ressources naturelles.
Mais Fortin pense que la RDC a aussi beaucoup à y gagner. ''Le Congo ne
doit pas attendre ses infrastructures jusqu'à ce qu'il ait l'argent. La
construction démarre immédiatement avec les ressources naturelles comme
garantie. Sauf dans des Etats riches en pétrole, je ne connais aucun
autre accord comme celui-ci''.
Un diplomate européen bien
informé, qui ne souhaitait pas être nommé, a reconnu que ''s'il est
bien mis en œuvre, il peut être positif pour le Congo''.
L'accord
semble être vital pour le président Kabila. Après plus d'un an au
pouvoir, il n'y en a pas beaucoup qu'il puisse montrer au peuple
congolais, qui a commencé à le critiquer. Quelque chose doit rapidement
commencer s'il veut se faire réélire dans trois ans et demi.
L'accord
entre le Congo et la Chine semble être un bon moyen d'avancer,
également parce que l'argent ne doit pas être canalisé par
l'intermédiaire d'une administration congolaise corrompue. Des prêts
venant de Eximbank appartenant à l'Etat chinois vont directement aux
entreprises étatiques chinoises 'Railway Engineering Company' (CREC) et
'Sinohydro'.
Kabila faisait très clairement allusion à cette
situation dans un discours récent. ''Les banques chinoises sont prêtes
à financer nos cinq travaux (l'eau, l'électricité, l'éducation, la
santé et le transport). Pour la première fois dans notre histoire, les
Congolais sentiront réellement ce à quoi servent tout ce cuivre, ce
cobalt et ce nickel''.
L'accord de change avec les Chinois
apparaît comme une solution satisfaisante à court terme. Un Etat mieux
géré demeure plutôt une nécessité et une condition sine qua non pour
faire un bon usage (et entretien) de toutes les nouvelles routes, les
chemins de fer, hôpitaux et écoles qui sont prévus.
Les
Européens trouvent contrariant le rôle de la Chine. A travers leurs
projets, les Chinois ont accès au cuivre et au cobalt. ''Ceci à un
moment où nous devrions être attentifs à la fourniture à long terme (de
produits de base à l'Europe)'', a déclaré un diplomate à IPS. ''La
communauté européenne pour l'aide au développement nous
permettrait-elle d'opérer comme les Chinois?''
Et ceci est
juste une question. Il y en a d'autres. Quelle autre nation est-elle
capable de prendre de tels projets gigantesques aussi bon marché et
aussi rapide que les Chinois? Et, quel pays européen possède-t-il
encore des entreprises publiques pour entreprendre de tels projets?
Si
actuellement Kabila dépend politiquement des Chinois, cela signifie que
l'influence de Beijing dans ce pays crucial d'Afrique est devenue très
forte. Les Congolais, comme beaucoup d'autres Africains, l'ont eu avec
des Européens paternalistes qui leur disent souvent comment ils doivent
se comporter et comment ils doivent améliorer la gouvernance.
C'est
certain, tout le monde sait que le gouvernement de la RDC est faible et
corrompu. Des chercheurs ont trouvé qu'en général un conteneur qui
entre dans le pays dans la ville orientale de Bukavu est 'attaqué' par
20 différents services gouvernementaux, chacun demandant les vrais
documents -- ou une sorte de paiement.
L'Etat congolais a des
difficultés de fonctionnement et les problèmes de gouvernance
constituent une raison pour laquelle des pays de l'Occident sont
réticents à financer le gouvernement congolais après les élections.
''Nous n'avions d'autre choix que d'aller vers les Chinois'', a confié
à IPS une source bien placée au Congo.
**********
IPS a maintenant eu accès aux accords de septembre. Certains détails de ces accords se présentent comme suit :
-
L'accord principal a été conclu entre l'Etat congolais et trois grandes
entreprises étatiques chinoises, notamment 'China Eximbank' qui a
accordé pendant des années d'importants prêts aux entrepreneurs
chinois. L'accord stipule que ces deux parties devraient former une
joint-venture dénommée Socomin SA (Société congolaise minière)
conformément à la loi congolaise.
- En tout 32 pour cent des
actions de cette société sont détenus par la grande société minière
publique de la province de Katanga, Gecamines, et 68 pour cent par les
Chinois. La grande partie de l'extraction viendra de nouvelles mines.
Rien n'est enlevé aux mines existantes, sauf à une partie de 'Katanga
Mining Ltd' possédée par la 'Belgian George Forrest', qui sera dûment
remboursée.
- Dans une première phase, les recettes de Socomin
seront utilisées pour rembourser les investissements miniers de 3
milliards de dollars. Il est offert à la Gecamines également un prêt
correctif de 100 millions de dollars, avec lesquels les rappels de
salaires des ex-employés étrangers et congolais, entre autres, peuvent
être payés.
- Dans une seconde phase, 66 pour cent du profit
net serviront à rembourser les prêts que les Chinois auront payés
d'ici-là pour les travaux d'infrastructures. Les autres 34 pour cent
sont répartis parmi les actionnaires. Au cours de ces deux phases, la
joint-venture est exonérée de toute taxe.
- Ceci est suivi
d'une liste de travaux d'infrastructures d'un montant de 9 milliards de
dollars que deux grandes entreprises publiques chinoises construiront
entre elles. 'Sinohydro', une grande société d'Etat qui a fourni
l'ossature de l'atelier chinois de constructions mécaniques
hydrauliques et des centrales hydroélectriques, construira des lignes à
haute tension et des centrales électriques de haut voltage. La société
réparera et élargira également l'approvisionnement en eau, et
construira 49 centres de distribution et d'approvisionnement en eau
potable, 31 hôpitaux de 150 lits chacun, 145 centres de santé de 50
lits chacun, quatre grandes universités, le siège du parlement et
20.000 habitations à loyers modérés.
- La 'China Railway
Engineering Company' (CREC) est uns société d'Etat qui a posé
deux-tiers du réseau ferroviaire chinois (pas moins de 400.000
kilomètres) et possède 280.000 employés. La CREC est chargée de rénover
le chemin de fer entre les ports de Muambe, Matadi et Kinshasa, le
chemin de fer entre Kinshasa, Ilebo, Lubumbashi et Kasumbalesa, et
entre Lubumbashi, Kindu, Kalemie et le nord-est du Congo. Dans et
autour de Kinshasa, 250 km de routes seront construits, notamment une
autoroute périphérique autour de la ville. Ailleurs également,
plusieurs nouvelles routes sont prévues.
- En outre, un accord
existe entre le gouvernement congolais et la société privée 'Shanghai
Pengxin Group Ltd' pour développer des infrastructures publiques avec
''le financement du projet couvert par les recettes venant des
ressources naturelles''. 'Shanghai Pengxin' doit mobiliser 1 milliard
de dollars, dont 850 millions de dollars sont pour les travaux miniers
et d'infrastructures, et 150 millions de dollars comme assistance
budgétaire au gouvernement. Il est stipulé dans l'accord que
l'exploitation minière doit se faire sur une échelle suffisamment
grande en vue de rembourser ce montant.
(* John Vandaele est
auteur de plusieurs livres sur la mondialisation. Le magazine belge Mo
a aidé à rendre cette recherche possible). (FIN/2008)
Analyse de John Vandaele* 21 fév
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| jeudi 21 février 2008, a 09:54 |
| RDCongo: l'ONU confirme le massacre d'au moins 30 civils par le camp Nkunda |

La Mission
de l'ONU en République démocratique du Congo
(Monuc) a confirmé mercredi le massacre d'"au moins
trente civils" en janvier par des éléments du
Congrès national pour la défense du peuple (CNDP)
du chef rebelle Laurent Nkunda dans des villages du
Nord-Kivu (est). "Des éléments de preuve indiquent (...) que des
éléments du CNDP auraient tué au moins trente
civils à Kalonge et dans les villages alentours entre
le 16 et le 20 janvier 2008", a déclaré Kemal
Saïki, le porte-parole de la Monuc au cours d'un point
presse à Kinshasa. En janvier, les autorités locales avaient affirmé
à l'AFP qu'au total, une quarantaine de villageois
avaient été tués par le CNDP près des
localités de Nyamitaba et Kalonge, situées à
plus de 60 km au nord-ouest de la capitale provinciale Goma. "Les éléments du CNDP auraient commis ces
actes, apparemment prémédités, à titre
de représailles contre la population civile",
à laquelle ils reprochaient de s'être
"réfugiée dans une zone contrôlée
par le Pareco (Patriotes résistants congolais)", un
groupe d'auto-défense local Maï Maï,
très hostile au CNDP, a poursuivi M. Saïki. A l'époque, CNDP et Pareco s'étaient mutuellement
accusés d'avoir massacré des civils, évoquant
des bilans allant de 20 à plus de 30 tués. Le chef de poste de Nyamitaba (administrateur civil),
Emmanuel Munyamariba, avait affirmé à l'AFP que le
CNDP pourchassait les villageois jusque "dans les champs
et dans les maisons isolées dans la brousse" pour
les abattre. Il avait affirmé que 31 personnes avaient été
tuées près de Nyamitaba et 12 autres à
Kalonge, des villages proches d'un des bastions de
l'ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda dans
le Masisi (Nord-Kivu). Les victimes, très majoritairement hutues, ont
été tuées par balles, à coups de
machettes et de masses, selon les enquêteurs de l'ONU
et des témoins, alors même que se déroulaient
des pourparlers en faveur de la paix dans la région. "Nous nous demandons pourquoi le CNDP, qui a envoyé
ses délégués à la conférence de
paix, est en train de nous tuer ici", avait
déclaré M. Munyamariba. A l'issue de cette conférence pour la paix et le
développement, le 23 janvier à Goma, tous les
groupes armés actifs dans les Kivu ont signé un
"acte d'engagement" pour une cessation
immédiate des hostilités. Par ailleurs, la Monuc a condamné les "graves
violations des droits de l'Homme" commises par les
militaires de la 2e brigade des Forces armées congolaises. Des éléments de cette brigade "auraient
tué plusieurs civils dans le village de Musezero,
à environ 50 km au nord-ouest de Goma, le 2 janvier
2008". Les enquêteurs de la Monuc ont pu
établir l'identité de "huit personnes
tuées, dont trois enfants", et fait état d'une
personne disparue. La Monuc déplore qu'"aucune enquête
judiciaire" n'ait été ouverte jusqu'à
présent dans ces deux affaires. La Mission a aussi déploré de nombreuses violations
du cessez-le-feu entré en vigueur le 24 janvier,
évoquant notamment l'incident du 15 février à
Tongo, un village du Nord-Kivu où le CNDP a abattu deux
villageois avant de tirer en direction de Casques bleus.
© 2008 AFP |
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| jeudi 21 février 2008, a 09:34 |
| Le FMI constate à Kinshasa les dégâts de la guerre adu Kivu sur les Finances publiques |
D'où
donc sont venus Laurent Nkunda Mihigo et les siens qui se battent
désormais sur la base militaire de Kamina, au Katanga où ils sont été
appelés pour les opérations de brassage, et où on compte déjà selon la
MONUC, la mission onusienne en R-dC, plusieurs blessés graves dans ce
qui est présenté comme une tentative de mutinerie? N'eût été cette
énième guerre des Kivu, les Finances publiques de R-dC s'en seraient
mieux portées et le Point d'achèvement derrière lequel le pays court,
voici plusieurs années déjaà, aurait été atteint cette année et la
réalisation de ce Point aurait vu le pays tirer profit de l'effacement
de 90% de sa dette extérieure estimée à 10 milliards de dollars.
Si
ce Point était attendu pour mars de cette année, les analystes
l'attendent désormais pour le dernier trimestre de l'année en cours
voire au premier trimestre de 2009 alors qu'une énième mission FMI
débarque à Kinshasa pour plonger dans nos comptes. Un excédent de 31,4
milliards de nos francs avait pourtant été dégagé à la suite d'une
bonne gestion des Finances. Il aurait pu servir à la consolidation de
la stabilité macroéconomique. Désormais, en vue de pouvoir faire face à
ses nouveaux engagements, le pays lance une sorte de plan d'austérité.
CORRESPONDANCE PARTICULIERE.
Après un long processus de démocratisation, et de cycle des conflits,
caractérisés par un manque de visibilité quant à la politique
économique devant guider le pays, dans un contexte d'une économie
mondiale de plus en plus complexe, la R-dC a fini par être dotée
d'institutions républicaines issues des élections organisées en 2006.
Cette stabilité institutionnelle s'est accompagnée d'une maîtrise du
cadre macroéconomique, et d'un encadrement responsable des Finances
publiques, constatés dès la mise en place du Gouvernement, en mars
2007.
Cela est attesté par les principaux fondamentaux.
DES AVRIL 2007.
On notera qu'à la prise de fonction du Gouvernement en mars 2007, le pays héritait d'une situation peu reluisante.
Les efforts déployés depuis 2001 ont été sapés durant la période
préélectorale. Ainsi, en fin 2006, le taux d'inflation se situait à
19,81%, le taux de change à 503,43 FC contre un dollar américain, et
les réserves internationales à l'équivalent de 2,88 semaines
d'importation. En plus, les Finances publiques accusaient un déficit de
56 milliards en dépit des appuis budgétaires octroyés par les bailleurs
de fonds, principalement la Banque mondiale.Cette situation économique
du pays a commencé à afficher des signaux encourageants dès avril 2007.
Grâce une politique de gestion orthodoxe pratiquée par le Gouvernement,
les indicateurs relatifs à ces fondamentaux se sont renversés pour
afficher une évolution positive.
Ainsi à fin 2007, soit neuf mois après l'installation du Gouvernement, le pays jouissait d'un cadre macroéconomique prometteur.
Le taux d'inflation était de 9,95%; le franc congolais s'est apprécié
pour se fixer à 502,99 FC contre 1 dollar américain, soit une légère
appréciation de 0,09%.
Le niveau des réserves internationales est passé à l'équivalent de 3,84 semaines d'importation.
Le déficit des Finances s'est soldé à 26,9 milliards de FC fin 2007.
Il convient de préciser que ces efforts de stabilisation basés sur le
PSSF, Programme autonome du Gouvernement Suivi par les Services du FMI,
ont été fortement appréciés par les instances dirigeantes du FMI lors
du séjour du Chef de l'Etat aux Etats-Unis en octobre 2007.
Les résultats positifs du PSSF obtenus en 2007 méritent d'être nuancés
du fait d'une inversion des tendances dès le début du mois de novembre
de la même année. Ce revirement de la situation est essentiellement
tributaire de l'augmentation de l'enveloppe salariale, des dépenses
sécuritaires consécutives à la reprise des conflits dans les Kivu et de
la hausse des prix de la quasi-totalité des produits d'importation dont
dépend la R-dC (produits pétroliers, intrants agricoles, produits
alimentaires, etc.).
PERTURBATIONS.
Cette situation a entraîné des perturbations des prix intérieurs et du
taux de change sous l'effet d'importants déficits publics
respectivement à 28,4 et 27,8 milliards de FC en novembre et décembre
2007.
On comprendra que la situation préoccupante dans les Kivu a induit des
dépenses urgentes qui ont certes contribué à déséquilibrer le cadre
macroéconomique.
En prenant seulement en compte les dépenses liquidées sur l'année, soit
745,7 milliards de FC des recettes de 777,1 milliards, il se dégage un
excédent de 31,4 milliards qui pouvait servir notamment à la
consolidation de la stabilité macroéconomique, en l'absence des
dépenses occasionnées par la situation sécuritaire à l'Est. A savoir
que les résultats encourageants du PSSF obtenus par le Gouvernement ont
ouvert la voie aux négociations avec les services du FMI en vue de la
conclusion d'un nouveau programme triennal, qui devrait déboucher sur
l'atteinte du Point d'Achèvement de l'Initiative PPTE. L'atteinte du
point d'achèvement constitue une cible importante à atteindre par la
R-dC, dès lors qu'on sait qu'il en découlera l'effacement de 90% de sa
dette extérieure, estimée à environ 10 milliards. Il est certes évident
que l'atteinte du Point d'achèvement est liée à la conclusion du
programme triennal. On se souviendra que le point d'achèvement n'a pu
être atteint en mars 2006 à la suite au dérapage du cadre
macroéconomique lors de la dernière revue par le FMI.
Dans
le cadre du programme triennal, une mission des experts du FMI est
attendue, dès le début de cette semaine, à Kinshasa. Cette mission a
pour objectif essentiel d'engager des concertations avec les autorités
r-dcongolaises en vue de baliser la présentation au Conseil
d'administration du FMI, en mars prochain, du programme à conclure. Au
regard des enjeux en cours, il est possible que la présentation du
programme au Conseil soit repoussé à après mars. Ce qui pourrait
naturellement ramener l'atteinte du point d'achèvement au dernier
trimestre 2008, ou au plus tard au premier trimestre 2009.
Il reste semble-t-il qu'il faille saluer la détermination du
Gouvernement qui en a fait un point d'ancrage de sa stratégie de
redynamisation de l'économie nationale. La mission du FMI se déroule
dans un contexte où le Gouvernement est appelé à mener des actions
courageuses qui devront redonner confiance à la gestion des Finances
publiques.
PLAN DE TRESORERIE.
Pour cela, le Ministre des Finances, à l'issue du Conseil des Ministres
tenu le mardi 12 février 2008, s'est dit confiant. Athanase Matenda
Kyelu estime que tout est mis en œuvre, particulièrement dans les
instances décisionnelles telles la Troïka politique qui réunit le
ministre des Finances, celui du Budget, ainsi que le Gouverneur de la
Banque Centrale du Congo, pour ramener l'équilibre et consolider la
stabilité du cadre macroéconomique.
Pour le reste du premier trimestre 2008, un plan de trésorerie
rigoureux a été arrêté. L'Etat devant réduire de manière drastique son
train de vie...
Ce plan se concentre sur les dépenses jugées contraignantes, notamment
les rémunérations, les frais de fonctionnement, les dépenses de
sécurité, les fonds de contrepartie et le service de la dette
extérieure. Il semble par ailleurs, qu'au-delà des performances liées
aux critères quantitatifs et qualitatifs du programme, il subsiste une
autre épine non moins importante sur le chemin de la conclusion du
programme avec le FMI.
Le dossier chinois, puisqu'il s'agit de cela, demeure encore une épée
de Damoclès suspendue sur la tête du Gouvernement de R-dC. Dès la
signature des accords-cadres avec la Chine, le FMI a demandé que tout
le processus se déroule dans la transparence, d'autant plus que les
Finances publiques sont censées être concernées par ces accords.
Il revient au Gouvernement de créer davantage la confiance nécessaire
au sein de la communauté des bailleurs de fonds de la R-dC, pour une
gestion axée sur des résultats concrets. Et cela n'a pas de prix pour
l'avenir du pays
|
|
| jeudi 21 février 2008, a 09:16 |
| Le Président Joseph Kabila est dans la bonne gouvernance! |

*
On ne peut pas retenir dans le chef du Pouvoir quelque volonté de
pratiquer la mauvaise gouvernance. Il se fait seulement que les efforts
de promouvoir la bonne gouvernance sont annihilés par une politique de
communication pour le moins déficitaire. L'admettre, c'est déjà faire
preuve de courage politique, et faire preuve de courage politique se
concrétise par l'autocritique qui, elle, traduit la détermination de
faire mieux…
* Au demeurant, toute la campagne de dénigrement actuellement menée
contre le chef de l'Etat s'explique. En effet, l'Opposition a
conscience des difficultés avec lesquelles elle passera son message dès
que les grands travaux inscrits dans le cadre des 5 Chantiers auront
démarré. Ces chantiers débutent, sauf imprévu, fin mars-début avril
2008. C'est pour bientôt… * Pour les instigateurs de cette campagne,
les travaux doivent être retardés autant que possible ; autrement,
c'est leur arrêt de mort. Conséquence : il faut tout noircir, tout
diaboliser en prétextant de la mauvaise gouvernance, question de
refroidir les Occidentaux…
Le
Congo vit actuellement une guerre implacable qui ne dit pas son nom :
celle de la survie du discours de l'Opposition par rapport au démarrage
des 5 Chantiers. Dans son message de Nouvel An, Joseph Kabila en a fixé
la période : fin premier trimestre 2008. En clair : fin mars-début
avril prochain. Dans une quarantaine de jours.
Si le go est donné pour les grands travaux nécessités
par les infrastructures de base – notamment les routes, les chemins de
fer, les ports, les aéroports, les écoles, les centres de santé, les
stations d'épuration d'eau ou bornes fontaines, les centrales
hydroélectriques et les cités résidentielles – il sera effectivement
pénible pour l'Opposition de passer dans l'opinion nationale tout
discours anti-Kabila. En effet, le peuple ne comprendra pas que l'on
puisse s'en prendre à l'homme qui, pour la première fois en 48 ans
(bientôt) d'Indépendance, leur aura prouvé « à quoi aura servi son
cobalt, nickel ou cuivre ! ». Le danger se situant précisément-là,
toute la campagne de dénigrement actuellement menée contre le chef de
l'Etat y trouve toute son explication. Pour ses instigateurs, il ne
faudrait absolument pas que les chantiers démarrent au risque de signer
leur arrêt de mort. Alors, il faut tout noircir, tout diaboliser…
Naturellement, face à une politique de communication
pour le moins déficitaire, ils pensent réussir leur coup en semant le
doute dans la capacité du Président de la République d'instaurer la
bonne gouvernance, ce vocable « fétichiste » venu s'ajouter à la
terminologie politique congolaise, fort prisée des Occidentaux,
constituée d'expressions genre « changement », « radical », « forces
progressistes », « forces conservatrices », « mouvance
présidentielle », …
Vous avez dit « communicateurs du Pouvoir »
Recommandée essentiellement par les partenaires
extérieurs et appliquée généralement sur la gestion des prêts et dons
émanant des bailleurs de fonds, elle est devenue une sorte d'unité de
mesure pour évaluer la bonne gestion des finances publiques et des
ressources économiques tout comme des droits de l'homme.
Résultat : les efforts gigantesques déployés par le
Pouvoir ou le Gouvernement sont minimisés, voire banalisés ; par
contre, les ratages même normaux en matière de gestion de l'Etat sont
surdimensionnés.
A lui seul, la chronologie des faits suivante est éloquente. Rien qu'au
cours de ces 15 derniers jours (du 5 au 20 février 2008), ces efforts
ont été enregistrés dans plusieurs domaines, allant de la politique à
l'économie en passant par le social. Pêle-mêle ces quelques preuves :
5
février, la base de Kengezi située à Bunia est repassée sous l'autorité
congolaise après dix ans de présence soudanaise ! Pas un seul coup de
fusil n'a été tiré ; la solution ayant été trouvée par voie
diplomatique. Les communicateurs du Pouvoir ne l'ont même pas relevé ;
5
février, une feuille de route établie par le Pouvoir a été remise aux
nouveaux mandataires pour l'amélioration de la gestion du Portefeuille.
Les communicateurs du Pouvoir ne l'ont pas suffisamment relevé.
7
février, le trafic routier a repris entre Kisangani et Bunia, Isiro,
Beni et Butembo. Les communicateurs du Pouvoir ne l'ont pas
suffisamment relevé.
11
février, l'électricité a été rétablie à Lubumbashi après 14 jours
d'interruption. Les communicateurs du Pouvoir n'y ont pas prêté
l'attention nécessaire.
12
février, Joseph Kabila a mis en place le Comité de pilotage pour
l'éradication des groupes armés étrangers. Les communicateurs du
Pouvoir ne l'ont pas relevé.
13
février, il a été organisé à l'attention de l'armée et de la police
nationales un programme de lutte contre les violences faites aux
femmes. A peine les Communicateurs du Pouvoir y ont fait allusion.
13
février, une délégation sud-africaine a séjourné à Lubumbashi pour la
construction imminente de « Lwano City ». Les communicateurs du Pouvoir
y ont à peine fait allusion.
14
février, l'hôtel de ville de Kinshasa a réceptionné des nouveaux taxis
et bus pour le transport en commun. Les communicateurs du Pouvoir n'en
ont pas fait le suivi.
14
février, il a été procédé au lancement du programme de réforme de la
police nationale. Les communicateurs du Pouvoir n'y ont presque pas
fait cas.
15
février, la RDC et le Pnud ont signé un accord sur la bonne gouvernance
2008-2012 pour un montant de Usd 390 millions. Les communicateurs du
Pouvoir n'y ont pas fait cas.
15
février, il a été annoncé le retour progressif à la vie normale à
Rutshuru. Les communicateurs du Pouvoir n'y ont prêté l'attention
nécessaire.
16
février, un accord a été signé entre la ville de Kinshasa et Ned Bank
pour la gestion des immondices. Les communicateurs du Pouvoir en ont à
peine parlé.
18
février, il a été procédé à la réception du jardin botanique de Kisantu
réhabilité avec le concours de l'Union européenne. Les communicateurs
du Pouvoir n'y ont pas prêté l'attention nécessaire.
18
février, au Bandundu, une société d'exploitation forestière s'est
engagée dans les œuvres sociales. A peine les communicateurs du Pouvoir
l'ont relevé.
19
février, Beni a connu la reprise du trafic sur la route de Niania avec
ses 450 km complètement achevés. A peine encore les communicateurs du
Pouvoir en parlent.
hier
mercredi 20 février 2008, Kindu a enregistré la reprise du trafic
ferroviaire avec Kalemie. Les communicateurs du Pouvoir l'ignorent
superbement…
Preuve de bonne gouvernance
A dire vrai, il en a toujours été ainsi. Ou presque :
les grandes actions subissent une couverture médiatique au rabais. A
peine quelques initiatives, mal soutenues du reste, surgissent ici et
là, et malheureusement vite étouffées. Pourtant :
depuis
l'avènement de Joseph Kabila à la magistrature suprême en janvier 2001,
il n'a plus jamais été enregistré au pays une seule file d'attente aux
stations-service pour crise de carburant, même quand le baril atteint
le seuil fatidique de Usd 100 ! Preuve d'une bonne gouvernance.
bien
que « petit » producteur, le Congo n'a pas à proprement parler de
problème d'approvisionnements en produits pétroliers alors que de gros
producteurs comme le Nigeria éprouvent énormément de difficultés pour
répondre aux besoins des consommateurs locaux ! Preuve d'une bonne
gouvernance.
le taux de croissance qui était de – 7 % en 2000 est passé à + de 6 % sous le mandat Kabila ! Preuve d'une bonne gouvernance.
le
budget de l'Etat congolais est en constante augmentation sous le mandat
Kabila, allant de Usd 300 millions en 2001 à Usd 400 millions en 2002
et, de là, successivement à Usd 500 millions en 2003, Usd 600 millions
en 2004, Usd 750 millions en 2005, Usd 1 milliard en 2006, Usd 1.600
millions en 2007 et Usd 2.200 millions en 2008 ; ce qui fera même dire
au Premier ministre Antoine Gizenga que c'est seulement avec
l'avènement de Joseph Kabila que le Budget de l'Etat est en
accroissement réel en ce qui concerne les ressources internes ». Preuve
d'une bonne gouvernance.
la
monnaie congolaise, en dépit de tous les aléas qu'elle subit, est
restée stable sous la houlette du gouverneur Jean-Claude Masangu. Il y
a lieu de noter que depuis 10 ans – pour la première fois – le pays a
gardé les mêmes signes monétaires alors que sous le régime Mobutu,
singulièrement à l'époque de la Transition, c'est chaque année sinon
tous les six mois qu'on en avait des nouveaux. Preuve d'une bonne
gouvernance.
la
liberté d'expression reste remarquable sous Kabila ; les opposants
disposant de toute la latitude de dire ce qu'ils veulent et ce qu'ils
pensent sur les chaînes de télévision et de radio. Preuve d'une bonne
gouvernance.
la
plupart des journalistes poursuivis en justice le sont plus pour les
infractions relevant du droit commun que pour les délits dits de
presse. Preuve d'une bonne gouvernance.
bon
nombre de journaux paraissent à Kinshasa avec des manchettes qui font
frémir même les diplomates, sans cependant que leurs responsables
soient inquiétés. Preuve d'une bonne gouvernance.
au
Niger, deux journalistes ont été mis aux arrêts pour avoir approché un
mouvement rebelle alors qu'au Congo, des journalistes sont libres
d'interviewer les Nkunda, accompagner même leurs troupes dans des
expéditions militaires contre les Fardc et revenir à Kinshasa sans être
inquiétés. Preuve d'une bonne gouvernance.
la
constante aura marqué la gestion par Kabila de plusieurs crises
surgissant au pays (agression rwando-burundo-ougandaise, rébellion
Rcd-Mlc et Consorts via le Dialogue intercongolais et l'insécurité au
Nord et au Sud-Kivu via la Conférence de Goma). Preuve d'une bonne
gouvernance.
la
recherche de la résolution de la crise des Grands Lacs au travers de la
Conférence internationale sur la Paix , la Sécurité et le Développement
est le trait caractériel dominant chez Kabila. Preuve d'une bonne
gouvernance.
la
revisitation des contrats miniers par voie négociée prônée par Kabila
en lieu et place du fait de prince est aussi la preuve d'une bonne
gouvernance.
Autocritique…
A la lumière de ces faits pris à titre purement
énumératif et non exhaustif, on ne peut pas retenir dans le chef du
Pouvoir quelque intention de pratiquer la mauvaise gouvernance. La
vérité est que la volonté et la capacité de promouvoir la bonne
gouvernance sont annihilées par une politique de communication pour le
moins déficitaire. L'admettre, c'est déjà faire preuve de courage
politique, et faire preuve de courage politique se concrétise par
l'autocritique qui, elle, traduit la détermination de faire mieux.
Simplement.
Omer Nsongo die Lema |
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| samedi 16 février 2008, a 05:15 |
| Honoré Ngbanda et la Marche des chrétiens du 16 février 1992 : les leçons d’un événement politiqu |
*Marche
des chrétiens, mais avant tout une organisation des laïcs. Et parmi les
laïcs, des personnalités qui aujourd'hui oubliées au profit des
politiciens plus opportunistes.
*Pierre Lumbi, actuel ministre des Travaux publics, Infrastructures et
Reconstruction, est la cheville ouvrière de cette marche qui portait la
marque de ses stratégies.
*Honoré Ngbanda épinglé comme artisan principal de la répression
sanglante en sa qualité de ministre de la Défense nationale dans le
gouvernement Nguz.
*En suspendant les travaux de la Conférence Nationale, Nguz oubliait
que pour un gouvernement impopulaire comme le sien, c'était un
véritable suicide politique
La
marche des chrétiens avait eu lieu il y a 16 ans. Ses organisateurs
sont vivants, hormis François Kandolo qui a quitté la terre des hommes
sur la pointe de pieds et dans l'anonymat. L'initiative de cette marche
vient des chrétiens catholiques à la suite de la suspension des travaux
de la Conférence Nationale souveraine. Personne n'y croyait ses
oreilles lorsque le Premier ministre de l'époque, Jean Nguz Kar i Bond
prend la parole à la télévision nationale. Il dénonce la dérive de la
Conférence nationale qui, selon lui, était en voie de se transformer en
un coup d'Etat civile. Après avoir pleinement informé le chef de
l'Etat, dira-t-il, je prends la décision de fermer « avec force les
travaux de la Conférence nationale ».
Le premier ministre avait-il minimisé la portée d'une
telle décision ? Apparemment oui. Car, pour les Congolais, cette
conférence était comme on disait, le forum de la dernière chance.
Personne ne voyait une autre issue à la crise congolaise en dehors de
ce forum.
Le premier ministre lui-même était assis sur une
impopularité qui faisait qu'il gouvernait par défi contre la volonté de
la majorité des Congolais. C'est donc par défi qu'il suspendra la
Conférence nationale. Pour rappel, Nguz Kar i Bond est devenu premier
ministre à la suite des négociations du Palais de marbre II. Le Palais
de marbre I avait choisi comme premier ministre Etienne Tshisekedi. Au
moment de prêter serment, le leader de l'opposition biffe certaines
mentions, dont celle sur la qualité de garant de la nation reconnue au
chef de l'Etat, avant de signer le Pv de prestation de serment. Six
jours après, Tshisekedi est démis de ses fonctions après de vaines
tentatives de lui faire signer un autre document non raturé. Mungul
Diaka est nommé Premier ministre.
Il se donne comme mission de faire oublier l'opposition
de la 12 ème rue. Vingt-neuf jours après, il est démis de ses fonctions
en acceptant le poste de gouverneur de la ville de Kinshasa,
l'opposition ayant accepté de renégocier avec Mobutu. C'est au cours de
ce deuxième épisode des Palais de marbre que Nguz sera désigné Premier
ministre dans un tollé de protestations.
Les raisons de ne pas aimer la Cns
La Conférence nationale fortement dominée par les
tshisekedistes n'épargne pas le Premier ministre qui avait toutes les
raisons personnelles d'arrêter cette machine politique de
diabolisation. La Conférence nationale est dirigée par un Evêque, Mgr
Monsengwo au top de la popularité. Suspendre les travaux de la
Conférence, c'était faire injure à ce prélat catholique. A travers
Monseigneur Monsengwo, c'est toute l'Eglise catholique qui se sentait
visée.
A tout cela, il faut prendre en compte l'impopularité
du président de la République, le maréchal Mobutu que beaucoup dans
l'opinion voyaient derrière cette décision du Premier ministre.
Suspendre la Conférence nationale était donné à Mobutu une voie de
sortie. Car, pour beaucoup, ce forum était la seule occasion de faire
partir Mobutu.
Il y a enfin, l'environnement international. La
réussite de la Conférence nationale de Bénin a fait des émules. On
pensait donc que c'était la meilleure façon de régler les problèmes de
légitimité du pouvoir en mettant fin au règne des partis uniques. En
suspendant la Conférence nationale de la Rdc , Nguz Kar i Bond n'avait
pas pensé à tout cela. La première réaction viendra des chrétiens.
Qui sont-ils ces chrétiens ?
On connaît les personnalités qui s'affichaient comme
catholiques engagés. Mais ce ne sera pas d'eux que viendra
l'organisation de cette marche. On retrouve aux avants postes de cette
organisation un homme venant du Kivu. A l'époque, on le connaissait à
peine comme responsable d'une Ong dénommé « Solidarité paysanne ».
Pierre Lumbi, puisque c'est de lui qu'il s'agit, actuel ministre des
Travaux Publics, se fait remarquer déjà au moment où l'ouverture de la
Conférence nationale se faisait attendre à cause des manœuvres
diverses. Il organise avec une partie de la société civile une grève de
la faim à l'Hôtel Invest de la Rtnc. C 'était la première manifestation
de soutien à la Conférence nationale souveraine. Quand Nguz suspend les
travaux de ce forum, on retrouve Pierre Lumbi dans le cadre du Comité
laïc de Coordination. C'est lui et François Kandolo qui signent le
communiqué appelant les chrétiens à descendre dans la rue le 16 février.
Dans les différentes paroisses, le stratège comité laïc
de coordination installe des comités de sensibilisation. Le 16 février,
la mobilisation était totale. Il était prévu que chaque doyenné se
rende à un point de ralliement où un message devrait être lu à
l'intention de tous les chrétiens. De tous les doyennés, seulement à
Sainte Thérèse que le mot d'ordre avait été respecté. La marche avait
eu lieu jusqu'à la place Sainte Thérèse où le message avait été lu.
Ailleurs, les politiciens ont amené les manifestants vers la Place
Victoire.
La répression
Lorsqu'on voyait la foule compacte qui venait de
Kingasani et qui se dirigeait vers le centre ville, il ne fallait pas
être un devin pour comprendre que Mobutu ne laisserait pas faire ce qui
avait les allures d'une révolution orange. Effectivement, la réaction
ne se fera pas attendre. La foule qui venait de Kingasani est arrêtée
au niveau du pont N'Djili sur le boulevard Lumumba. Des soldats armés
jusqu'aux dents, dans des jeeps roulant à tombeau ouvert, sans
sommation, tireront sur la foule. Panique générale. Apparemment, les
manifestants ne s'y attendaient pas. Ils n'y étaient pas préparés.
C'est le côté sombre de cette organisation.
La panique des manifestants sera à la mesure de leur
ignorance des méthodes de la répression du régime. La répression est
finalement généralisée. Les différents coins de la capitale connaissent
des victimes. Combien ? C'est le mystère. On ne saura jamais cette
répression avait fait combien de victimes. On l'aurait su avec
l'initiative de transformer l'église Saint Joseph à Matonge en chapelle
ardente. Mais, quelques heures après, des soldats armés jusqu'aux
dents, avaient pris d'assaut l'église emportant tous les cadavres qui
étaient exposés.
La responsabilité
Pour le commun des mortels, le responsable, c'est Nguz
et à travers lui, c'est Mobutu. Mais les deux ont agi à travers Honoré
Ngbanda alors ministre de la Défense. Ce dernier s'est toujours
déchargé sur le ministre de l'Intérieur qui avait requis des forces
combattantes dès le moment où les forces de police étaient débordées.
Dans l'opinion, Honoré Ngbanda a vu se confirmer son sobriquet de
Terminator.
Des leçons à tirer
L'Eglise s'était retrouvée devant un fait accompli en
constatant que la marche qu'elle avait projetée était détournée de son
sens. Dans la suite, l'Eglise s'est montrée prudente quant aux actions
pouvant avoir de connotations politiques.
En clair, l'Eglise a pris ses distances avec les
politiques. Ce changement d'attitudes est de beaucoup dans le désaveu
de Mgr Monsengwo qui se verra défenestré de la tête du Haut Conseil de
la République, Parlement de transition par la coalition des mobutistes
et des tshisekedistes. Lorsqu'on voit comment Joseph Kabila a laissé
faire le Dialogue intercongolais en dépit du discours
intentionnellement provocateur, on peut dire que la dictature avait
quitté le Congo définitivement le 17 mai 1997.
J. Diana G. |
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| vendredi 01 février 2008, a 13:09 |
| Lettre ouverte de Monsieur Tony Bolamba à Mr Honoré NGBANDA |
Monsieur Honoré Ngbanda,
Cela fait exactement trois ans que je me suis retiré à l'étranger pour de raisons familiales et privées, loin de Kinshasa, loin de la République Démocratique du Congo, ma patrie. Les circonstances et les événements m'ont contraint de rester loin de miens, loin de ma patrie.
Chaque soir, dans ma solitude, mes pensées vont vers mon pays, vers mes compatriotes. Je leur parle en silence, je sais qu'ils souffrent, je sais qu'ils n'ont qu'inquiétude et comme seul horizon. Je suis triste de n'être pas au milieu d'eux.
Chaque soir, avant de me coucher, je leur confie ma colère, ma révolte, mes rêves et mes espoirs.
Quelque soit la difficile période que traverse notre peuple, je ne me dois pas de désespérer car je sais qu'un jour viendrait où nous nous rencontrerions dans la paix, dans la liberté, dans l'égalité.
Un jour nous nous retrouverions.
Je sais qu'en lisant cette lettre ouverte, comme vous n'avez jamais d'arguments pour contredire ceux qui ne partagent pas totalement votre opinion, vous diriez à tout le monde que je suis soit un sujet Rwandais, soit corrompu par Kinshasa.
Je dois rassurer les miens, je suis Congolais, ex-Zaïrois de père et de mère, vrai Kinois et Africain.
De la façon dont je parlais à mes compatriotes, un jour d'hiver en sortant du cimetière de Rabat où se repose le Maréchal Mobutu, arrivé dans ma chambre, j'ai décidé de vous dire de cesser d'induire ce peuple qui a tant souffert et qui souffre encore en erreur.
Notre peuple souffre des conditions de vie de plus en plus précaire. Je vous écris car je suis un homme responsable. Un homme responsable ne peut vendre la peur à ses semblables, un homme responsable ne peut passer son temps à s'opposer sans proposer. Raison pour laquelle à chaque fois qu'il y a un problème, j'ai toujours proposé une solution.
Monsieur Honoré Ngbanda,
La politique est d'abord un débat d'idées, des enjeux et des programmes. Elle est aussi débat des gens qui la font, sur les acteurs. L'analyse sur votre discours laisse apparaître que vous avez une préférence sur le second aspect de la politique : vous parlez plus de vos adversaires que de vos idées, de vos convictions politiques peut être parce que vous n'en avez pas, économiques, philosophiques, sociales.
Avec tout le respect que je vous dois, je vous saurai gré d'accepter aussi qu'il soit de vous ici.
A chaque fois qu'un micro vous ai tendu, tous ceux qui suivent votre parcours politique anticipent souvent aisément sur vos propos presque inchangeables : soit, ce sont vos éternels sarcasmes sur certains de vos anciens collègues avec qui vous avez collaboré avec le Maréchal Mobutu, soit ce sont des éloges sur votre propre personne, soit encore se sont vos rêveries sur de sempiternels complots et menaces de mort contre votre personne. Imbue de vous-même, vous êtes persuadé d'être incompris et combattue par tous ceux qui ne partagent intégralement votre opinion, et vous êtes convaincu que tous ceux qui ne partagent pas votre opinion sont corrompus soit par le régime de Kigali, soit par les autorités de Kinshasa. Ce qui vous plongent dans une paranoïa totale.
« Le réalisme oblige »
Les hommes ne croient jamais les autres capables de ce qu'ils ne le sont pas eux - mêmes
Monsieur Honoré Ngbanda,
Je voulais vous révéler une chose, nous devons être fier de notre modèle Congolais. Il est parfaitement adapté au monde d'aujourd'hui. Ensemble et dans le dialogue, nous devons en permanence le moderniser et le faire progresser. C'est la clé de notre avenir.
Monsieur Honoré Ngbanda,
Les illusions ne durent qu'un temps. Comment vous, qui ne pouvez pas encadrer un mouvement politique pourrez diriger une nation de plus de quatre cent quarante cinq ethnies ?
Où sont parti vos anciens compagnons de l'APARECO ?
Je m'oppose certes de la manière dont notre pays est gouverner mais en tant que responsable, je ne dois pas faire du systématisme. Notre peuple a besoin d'être sauvé, il faut lui emmener des propositions de gouverner, notre peuple n'a pas besoin d'hommes politiques qui confondent leur mission, les hommes politiques qui font le travail de journalistes.
Monsieur Honoré Ngbanda,
Laissez les journalistes faire leur travail d'informer l'opinion.
Que vous nous exhibez l'acte de naissance ou de décès de madame Aimée assassinée c'est bien, mais elle n'est plus de ce monde, que son âme repose en paix, je trouve votre agissement cynique, vous vous servez même des morts pour votre course au pouvoir, que vous nous informez demain que la première Dame de la RDCongo attend un enfant , ce n'est pas important pour nous et cela fait parti de sa vie privée. Que vous nous informez de la réunion de préparation d'un coup d'Etat par les Généraux Numbi, Raüs et Kalumé au Noviciat de Mbudi, c'est de la distraction pur et simple.
Finalement vous travaillez maintenant pour le service de renseignement du Président Kabila ?
Si vous souhaitez intégrer le service de renseignement de Kinshasa pour les aider à démasquer de complots contre le régime, je vous conseillerai donc de postuler à l'ANR ou auprès du Président Kabila lui-même. Mais je ne pense pas que vous avez les qualités requises pour intégrer un service de renseignement digne de ce nom.
Concentrez-vous plutôt à monter des projets de développement pour notre peuple, car il est pauvre. Même nous qui résidons en Europe, en Amérique, en Asie, en Océanie, nous sommes pauvres, nous souffrons ! Une grande majorité des Congolais de la diaspora aimerait vous dire ce que je vous écrit aujourd'hui croyez-moi, presque tout le monde le dit bas, mais vu votre notoriété de bourreau, personne n'ose parler haut.
J'ai du caractère, raison pour laquelle je me permets de vous écrire, je suis un homme de conviction, par mes principes acquis, je dois garder mon indépendance d'esprit et de jugement. La seule chose que je ne peux pas transiger c'est mon amour vis à vis de mon pays et le respect de mes principes acquis.
Monsieur Honoré Ngbanda, l'homme d'Etat véritable sait qu'il est inutile de venger les mots, mais qu'il lui appartient de le guérir. Notre pays a besoin d'être sauvé, et non d'assister à des règlements de comptes parce qu'on a pas le pouvoir, une nation est composée d'éléments disparates, souvent marqués par une longue histoire d'hostilités. La vraie mission d'un homme d'Etat est de proposer un projet commun suffisamment élevé pour dépasser des contradictions et les intérêts particuliers, ethniques ou religieux.
L'histoire évolue, certains hommes eux en sont incapables. Vous savez Monsieur, j'avais un aïeul, écrivain et homme d'Etat de la RDCongo qui m'a élevé et m'a inculqué des principes, le Maréchal Mobutu a beaucoup appris auprès de cet homme, un homme d'une grande intelligence, j'appréciait beaucoup sa personnalité et son caractère, sans caractère, la plus grande intelligence n'est d'aucune utilité ; c'est le caractère qui décide, qui tranche, qui exalte, quelques soient les difficultés. Le caractère c'est la façon d'être soit, quoi qu'il arrive, et de ne pas dévier. Malheureusement vous manquez de caractère.
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