| vendredi 28 mars 2008, a 12:29 |
| Affaire Bdk : Yves Kisombe exclu du Mlc |
*La déclaration de l'honorable Yves Kisombe a fait sensation. Membre du Mlc, le député élu de Lukunga à Kinshasa a pris le contre-pied de la déclaration de son groupe parlementaire, démontrant qu'il y avait une marge entre les attitudes partisanes et le traitement objectif d'un dossier. *Partant de la lettre que le leader de Bdk a adressée au secrétaire général de l'Onu, lettre dans laquelle il demande l'autonomie de la province du Bas-Congo, le député Kisombe a déclaré haut et fort que sa province ne sera jamais ni le Kosovo ni le Timor Oriental ni le Kurdistan irakien. *Cette déclaration lui aura valu le courroux du groupe parlementaire Mlc et, selon un coup de téléphone reçu à la rédaction, citant une source crédible, la décision de JP Bemba, de son exil volontaire à Faro, excluant Yves Kisombe du Mlc est tombée. *La plénière reprendra demain samedi avec les réponses du ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité.
Encore une séance marathon hier au Palais du peuple à la suite de débats sur la question orale de l'honorable Kiakwama kia Kiziki. Commencés mercredi, les débats se sont poursuivis et clôturés hier. Organisée pour le besoin de la cause, l'opposition semble avoir pris l'option d'insister sur les éléments n'ayant aucun rapport avec les événements déplorés. Le but visé était plus de se saisir de l'occasion de ces débats télévisés pour discréditer le gouvernement. Pour ce faire, le ton et le contenu des déclarations ont été mis à contribution.
Mensonges, accusations gratuites, exhibitionnisme, falsification des faits, manipulation,…ont constitué le discours de l'opposition qui, au lieu de la lumière attendue par tous, a plutôt répandu un écran de fumée. C'est au nom de cet obscurantisme que l'opposition a refusé que l'on entende les témoins. C'est aussi au nom de la manipulation que l'opposition s'est agitée de voir dans la salle le vice gouverneur du Bas-Congo dans la salle de Congrès du Palais du peuple. Dans cette panique, le Mlc Ndom Nda Ombel a oublié les lois qui régissent la chambre basse. Heureusement, le président de l'Assemblée nationale avait le fil des idées et lui a rappelé ces dispositions du règlement intérieur. Malgré la clarté des clauses lui opposées, le député, avec les siens, a voulu persister dans la manipulation et la désinformation. Enfin, c'était le sourire jaune dans le ridicule qui, fort heureusement, ne tue pas.
Beaucoup de députés de l'opposition, pour le besoin de la cause, ont voulu faire croire que la question Bdk était très complexe. Ce qui n'est pas vrai. L'affaire Bdk n'est pas complexe. Mais dans le cadre de la politique politicienne congolaise, la complexité n'est pas constatée. Elle est présentée comme un principe. Une façon d'éviter le vrai débat. En ce qui concerne le phénomène Bdk, la complexité a été créée pour faire éviter au leader de ce mouvement la sanction suspendue sur sa tête. Ainsi, pour faire asseoir la complexité, il n'a pas été question de dire clairement ce qu'on reproche au leader de Bdk et à son mouvement. On a mis l'accent sur les débats politiciens sur les causes des frustrations qui seraient à la base d'un certain comportement. Des questions qui devraient être essentielles sont devenues accessoires. C'est ainsi qu'on n'insiste pas afin de savoir qui avait donné à Bdk la qualité de représentant du peuple ne Kongo ? Quand bien même il lui serait connu cette qualité, était-il autorisé d'utiliser les moyens dont il a usés ? Au nom de la complexité, on a condamné les excès et la manière de l'établissement de l'autorité de l'Etat, mais on a manifesté de la compréhension à la manière d'exprimer les frustrations. On exige des preuves des exactions sur le Bdk, mais on ne présente pas les preuves des accusations contre la répression. L'Etat n'existe pas, c'est la rengaine. L'absence et la présence de l'Etat sont indistinctement condamnées.
L'opposition voit les effets et non les causes
La plupart des intervenants, de la majorité comme de l'opposition, ont souligné la nécessité d'examiner avec sérieux et sans passion l'affaire BDK. Mais, vite les intervenants, perdant volontairement l'échelle de l'importance, confondent faits et causes en s'attardant sur les épiphénomènes. Ainsi, les prétendues frustrations ont été individualisées, grossies et instrumentalisées.
La majorité gouvernante, très tiède, hésitante lors de la première séance, a sorti ses griffes à la séance d'hier et de la belle manière. La majorité, sans agitation, a fait comprendre que les faits mis à charge de Bdk sont d'une gravité telle qu'il n'y a que la justice pour trancher. La déclaration de l'honorable Yves Kisombe a fait sensation. Membre du Mlc, le député élu de Lukunga à Kinshasa a pris le contre-pied de la déclaration de son groupe parlementaire, démontrant qu'il y avait une marge entre les attitudes partisanes et le traitement objectif d'un dossier. Partant de la lettre que le leader de Bdk a adressée au secrétaire général de l'Onu, lettre dans laquelle il demande l'autonomie de la province du Bas-Congo, le député Kisombe a déclaré haut et fort que sa province ne sera jamais ni le Kosovo ni le Timor Oriental ni le Kurdistan irakien. Et Yves Kisombe a promis de se battre de toutes ses forces avec tous ceux qui partagent la même conviction pour que le Bas-Congo reste une province à part entière de la Rdc. Cette déclaration a donné lieu à une grande agitation dans le groupe parlementaire du Mlc, et de l'Odr. Le député Sesanga a même tenu à monter à la tribune pour dire que les propos de Yves Kisombe l'engageaient personnellement comme député et ne reflétaient pas la position du Mlc. On a même entendu Emery Okundji de l'Odr crier haut et fort que Yves Kisombe avait trahi. Comme on devrait s'y attendre, et au moment où nous étions sous presse, un coup de téléphone, citant une source crédible, faisait état de la réaction du leader du Mlc, JP Bemba, de son exil volontaire à Faro au Portugal, demandant que Yves Kisombe, pour n'avoir pas protégé Ne Mwanda Nsemi et pour s'être mis en marge de la ligne du parti, soit exclu du parti.
La porte de la justice s'ouvre pour le leader de Bdk
L'option de la mise en accusation de Ne Mwnda Nsemi, et par conséquent de la levée de son immunité parlementaire a été proposée par certains députés. Ces élus du peuple ont motivé leur option notamment au regard des déclarations de Ne Mwanda Nsemi. Même si on mettait à part les accusations du gouvernement, l'accusé lui-même a donné les éléments qui justifient sa mise en accusation. Les députés ont cité entre autres les graves accusations portées contre certaines personnalités par Ne Mwanda Nsemi.
Ne Mwanda Nsemi avait notamment déclaré que le génocide du Bas-Congo avait été financé en livre sterling. L'argent avait été versé en deux tranches. Les auteurs de ce génocide sont deux généraux, l'un originaire du Maniema et l'autre du Katanga. Il a ajouté que ces deux généraux préparaient en plus un coup d'Etat contre les institutions du pays. Pour les députés, il n'y a que la justice qui peut apporter de la lumière à toutes ces accusations. Ne Mwanda Nsemi, leader de Bdk doit être invité à apporter des preuves de ses allégations.
A la fin des débats, il était question que le ministre d'Etat en charge de l'Intérieur, Décentralisation et Sécurité réponde à plus de deux cents questions des honorables députés. Cela n'était pas possible après onze heures de séance. Un délai d'une journée a été sollicité et obtenu par le ministre d'Etat. Les députés se retrouveront donc le samedi à 10 heures pour poursuivre la séance avec les réponses du ministre.
Joachim Diana G. |
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| mercredi 26 mars 2008, a 06:48 |
| J. Kabila a inauguré hier les travaux de la réhabilitation de l’avenue de la Libération |

Le chef de l'Etat, Joseph Kabila Kabange a inauguré hier à Kinshasa les travaux de réhabilitation de l'avenue de la Libération, ex 24 novembre qui relie le centre ville à l'Upn en passant par les communes de Lingwala, Bandalungwa et Selembao. D'après le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Pierre Lumbi Okongo, le coût des travaux prévus pour 15 mois est de 13 millions de dollars américains pour la réhabilitation du tronçon le plus endommagé qui part du carrefour de l'Upn dans la commune de Ngaliema au rond point Moulaert à Bandalungwa.
Dans son adresse, le ministre Pierre Lumbi Okongo a également précisé le rôle de l'Hôtel de ville de Kinshasa à qui revient la tâche d'entretenir cette infrastructure et de l'éclairage public. D'où l'interpellation de André Kimbuta Yango à ses administrés auxquels il a demandé d'avoir un sens élevé du civisme pour sauvegarder aussi bien cette route que d'autres biens publics.
Le chef de l'Etat qui revenait de Matadi a entrepris cette activité au grand soulagement de la population qui se sert de cette artère d'une grande importance dans la capitale. Les Kinois rassurés par la présence du chef de l'Etat sur les lieux de la manifestation sont prêts à oublier d'autres travaux avortés présidés par d'autres autorités et qui se sont arrêtés à mi-chemin. Des exemples sont légion en ce sens, en commençant par cette avenue de la Libération qui n'est pas à son premier lancement des travaux de réhabilitation. A quelques pas de là, un tronçon de la route de Matadi abandonné précipitamment et prématurément par des constructeurs a de nouveau connu l'animation d'un chantier après que Joseph Kabila soit passé par là en route pour Matadi.
Dans tous ces deux cas force est de croire que cette fois-ci est la bonne d'autant plus que le démarrage des 5 chantiers de la République a cessé d'être un simple slogan. Le gouvernement a effectivement déclaré le début de cette activité qu'il s'est assigné en cette période.
P.M.L |
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| mardi 25 mars 2008, a 12:34 |
| la société civile de Luozi désavoue le député et chef spirituel Ne Muanda Nsemi |
Une déclaration que la Société civile de Luozi, le fief électoral dans lequel le leader de Bundu dia Kongo s'était fait élire député national, s'apprête à rendre public porte acte de désaveu de ladite secte, ses membres et son chef spirituel déjà frappés d'interdit par le gouvernement.
La Société civile de Luozi vient de désavouer le député national Ne Muanda Nsemi de son vrai nom Badiengila Zacharie et son mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo, en lui retirant sa confiance, par une déclaration qui sera rendue publique mercredi 26 mars à l'issue d'une marche pacifique et populaire qui y sera organisée.
Dans cette déclaration, la Société civile de Luozi monte au créneau en fustigeant énergiquement le « comportement sadique » des 5.000 adeptes de Bundu dia Kongo qui ont pris en otage 175.772 habitants de Luozi pendant près de 6 mois.
Durant six mois, la population de Luozi, naturellement inoffensive, aussi généreuse qu'accueillante, a côtoyé ce que la Société civile de Luozi appelle « menaces, intimidations, humiliations publiques, bastonnades, exactions sommaires publiques. Prise en otage pendant tout un semestre, la population de Luozi a vécu un calvaire innommable, abandonné par les autorités politico-administratives à qui étaient adressés ses cris de détresse restés sans écho.
Pour certains vieux qui ont vu se construire te chef-lieu de Luozi, voire tout le territoire avec ses 10 secteurs, ils n'avaient jamais vu pareil asservissement. Les « Makesa » de BDK ont instauré un régime de terreur, aidés et encouragés par le silence tonitruant des gouvernants. « Vraiment, durant cette période, nous en avons vu de toutes les couleurs », déclare la source jointe au téléphone. « Les Manianga étaient abandonnés et marginalisés. L'intervention de la police nous a délivrés du joug de BDK », s'est-elle extasiée. Pour la Société civile de Luozi, le BDK est un terroriste.
N'est Mukongo qu'un « kesa »
Les « Makesa » de BDK, qui n'ont rien des fidèles d'une secte dont ils se réclament, sinon des miliciens d'un Ne Muanda Nsemi, n'étaient inquiétés par personne. Durant cette longue et interminable période de « profonde psychose », n'étaient leurs amis que ceux qui faisaient leur volonté.
Intellectuel, Monsieur, tout le monde, civils, agents de l'ordre, laïcs, religieux, tremblaient comme des papiers pelures devant ces jeunes hommes drogués, surexcites, endoctrinés jusqu'à la moelle épinière. Ils n'avaient peur de personne, sauf de ne pas faire la volonté de Nlongi à Kongo (entendez, maître de Kongo). Donc pour eux, quiconque n'est pas « Kesa » (singulier de makesa) n'est par conséquent pas mukongo. Et une fois entre les griffes des « makesa » vous entendez dire « fila yandi ki tsimu kongo » (traduisez littéralement par envoyez-le à l'autre rive de Kongo), sachez que, si vous n'avez pas fait votre testament plus tôt, vos proches ne sauront plus jamais vos dernières volontés ; leur objectif ultime ayant été d'instaurer, sur l'ensemble du territoire de Luozi, un pouvoir d'obédience « bdkienne », avec pour chute, l'installation le 5 mars de leur administrateur de territoire.
Voilà qui fait dire à notre source que leurs revendications, du reste légitimes, ne sont qu'un tremplin, car ils ont d'autres agendas cachés. « Pourquoi lui Ne Muanda Nsemi, député national de surcroît, n'a-t-il pas voulu présenter ces revendications par la voie officielle qu'est l'Assemblée nationale ? », s'interroge la source ayant requis l'anonymat.
« Mes cheveux et ma barbe m'éliront même si vous ne m'élisez pas »
Pendant tout ce temps, Badiengila Zacharie était tout tranquille à Kinshasa, pendant que ceux qui lui avaient donné leurs voix, lors des élections législatives, à moins qu'il ait eus réellement ses voix de son abondante forêt de cheveux et de sa barbe, étaient en train de vivre le pire des calvaires de leur vie ici bas. En effet, alors qu'il rentrait à Kinshasa, après sa campagne électorale, s'adressant aux Luoziens, il avait déclaré : « même si vous ne m'élisez pas, mes cheveux et ma barbe m'éliront ».
Epris de paix et n'ayant pas « la culture du sang », les Luoziens refusent d'être embarqués, les yeux fermés, dans une histoire dont Ne Muanda Nsemi et ses « Makesa » se sont appropriés. C'est la raison d'être d'une déclaration et l'organisation à partir de 9 heures de cette « marche pacifique et populaire qui partira, selon une source proche de la Société civile de Luozi, de la paroisse CEC Mawanda pour le Marché central, avant d'échouer à la tribune officielle où le Coordonnateur de la Société civile de Luozi, Edouard Basiba Lolo-Nkiambi lira la déclaration.
D'une autre source, nous tenons que du renfort en hommes a été dépêché, il y a quelques jours à Mbanza Muembe, un des bastions et repaires des « Makesa » dans le territoire de Luozi, précisément dans le village de Gbado où un groupe d'adeptes de BDK faisaient encore de la résistance dans une petite île sur le fleuve Congo.
Il y a eu des échauffourées entre les policiers et les adeptes. Une vingtaine d'entre eux ont été faites prisonniers et se trouvent présentement au chef-lieu du territoire de Luozi.
L'affaire Bundu dia Kongo, dont les différentes péripéties sanglantes datent d'une dizaine d'années, depuis Kabila père, doit interpeller le pouvoir central. Les petites plaies se révèlent les plus dangereuses, lorsqu'elles sont négligées, dit-on. Pour avoir négligé de négocier à temps avec le BDK, en déconsidérant ses revendications, le gouvernement s'est trouvé défié par un groupe de personnes, le poussant à user des moyens musclés contre eux, c'est-à-dire à la faute.
Les plus avisés des observateurs ne cessent de se poser entre autres questions celle-ci : « pourquoi y a-t-il toujours du sang à chaque manifestation de BDK ? ».
(Milor)
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| samedi 22 mars 2008, a 19:00 |
| J.P. Bemba accuse Yandi Ve de le forcer à l’exil |
Pendant que le Mlc initie l'interpellation du Premier ministre, son leader en exil à Faro au Portugal lève le coin du voile. Dans une interview accordée à l'Afp, JP Bemba persiste et signe, non seulement il est en exil force, mais aussi il s'installe en Rdc une dictature qui ne laisse pas l'espace pour l'expression de l'opposition. Pourquoi est-il en exil ? A cette question le leader du Mlc pointe du doigt le chef du gouvernement. Il dit lui avoir écrit une lettre qui resterait sans suite. Car, on lui avait doit que les problèmes qu'il posait, notamment sécuritaires relevaient de la compétence du gouvernement. Est-ce la raison de l'acharnement du Mlc contre le Premier ministre ?
Apparemment oui. L'heure a sonné pour que les Congolais, notamment le parlement discute sur cette affaire du leader du Mlc pour qu'on sache ce qui en est effectivement. Car, autant qu'on déplore la situation à l'intérieur du pays, on ne doit pas laisser venir cette image peu reluisante que le leader du Mlc fait circuler à l'extérieur du pays. Est-il contraint à l'exil ? Par qui et pourquoi ? Etonnant que les députés du Mlc posent tous le problèmes sauf celui-là, même à la veille de la désignation du coordonnateur de l'opposition.
Pour rappel, JP Bemba avait quitté le pays après les affrontements sanglants entre sa garde évaluée à plus d'un millier d'homme et l'armée nationale. Pour le besoin de la, cause on préfère parler de la garde présidentielle dans l'intention malfaisante de faire de cette question une affaire personnelle entre lui et Joseph Kabila. Evacué pour des raisons médicales avec l'autorisation du président du bureau provisoire du Sénat, JP Bemba pose des conditions sécuritaires pour son retour au pays. Au niveau du pouvoir on estime que sa question relève du Sénat dont il est membre. C'est le même Sénat qui avait rallongé son séjour après l'expiration du premier délai. Dommage qu'au Sénat même, cette question n'est plus évoquée en dépit de ses implications sur l'image du pays à l'extérieur telle que véhiculée par le leader du Mlc. Puisque l'opposition semble ne pas se préoccuper de son leader, pourquoi la majorité qui en subit le contrecoup, puisque accusée d'installer une nouvelle dictature dans le pays ne soulève-t-elle pas le problème ? L'interview du leader du Mlc à Afp doit réveiller la majorité qui semble se laisser prendre au jeu de l'opposition.
Afp : Près d'un an après votre départ, initialement pour des soins, vous êtes toujours à l'étranger : envisagez-vous de rentrer ?
JP Bemba : Je suis dans un exil forcé. A défaut de m'éliminer physiquement, le pouvoir m'empêche de revenir. Il y a une volonté claire d'écarter le chef du plus important parti d'opposition du pays. En novembre 2007, le président du Sénat a adressé une lettre au Premier ministre en expliquant que les questions sécuritaires qui conditionnaient mon retour relevaient de 'la compétence exclusive' du gouvernement. Il demandait d'examiner 'favorablement' ma situation et de me 'permettre de rentrer'. Cette lettre est restée sans réponse. Il n'y a aucun dialogue avec le pouvoir. J'ai le sentiment que c'est une dictature qui s'installe.
Afp : Vous êtes toujours à la tête du MLC et sénateur. Comment vivez-vous cette situation ?
JP. Bemba : Je prends le temps de la réflexion et je suis très attentivement ce qui se passe dans le pays. On a laissé les gens (au gouvernement) travailler : on voit bien le résultat. La grogne sociale est très forte et les problèmes sécuritaires ne sont pas réglés. Il y a des conflits dans l'est, et au Bas-Congo (ouest), la seule réponse du pouvoir à des mouvements de protestation est la répression. Pendant ce temps, on ne lutte pas contre l'impunité et la corruption et l'inflation est galopante.
Afp : Quelles seraient les conditions nécessaires à votre retour en RDC ?
JP. Bemba : D'abord une garantie de ma sécurité physique. On a quand même déjà essayé deux fois de m'éliminer : en août (2006) en attaquant ma résidence alors que je recevais 14 ambassadeurs et en mars (2007), quand mes résidences ont été pillées et saccagées par la garde présidentielle. Mais surtout, cela dépend des conditions politiques : est-ce qu'il y a un espace pour que l'opposition puisse s'exprimer, non pas pour gérer mais pour faire son travail de contrôle et de critique ?. Aujourd'hui, aucune de ces conditions n'est remplie.
L'Union européenne donne le ton
Ce qui se dit au sujet du pays a souvent à l'extérieur un autre retentissement. Les dirigeants des pays partenaires agissent parfois en rapport avec leur opinion publique q'en fonctions des informations exactes reçues de leurs chancelleries à Kinshasa dans la mesure où celles-ci font leur travail de façon impartiale.
En outre, tant qu'on est diplomatiquement et politiquement chancelant, on ne doit pas se fatiguer de toujours expliquer le moindres faits et gestes qui peuvent nuire à l'image du pays et l'affaiblir davantage diplomatiquement. Le jugement de la communauté internationale est fonction du poids que l'on a dans les relations internationales. Un autre pays à la place de la Chine serait maintenant en train de décommander les Jeux olympiques, même s'il est démontré publiquement que les opposants tibétains ont tenté le diable dans le but de soulever les critiques internationales en vue de l'annulation des Jeux olympiques.
En Rdc, la situation au Bas-Congo semble participer à un plan général dont le but serait d'obtenir la condamnation de ce gouvernement. Car, parler de l'Est seulement semble un lieu commun dans la mesure où la situation est suffisamment connue. Il fallait démontrer que la gangrène a atteint aussi l'Ouest. La cerise sur le gâteau, il faut démontrer que le pays est ingouverné. La meilleure façon de le faire est de faire partir le Premier ministre. L'interview de JP Bemba dans une puissante agence qu'est l'Afp est un des ingrédients pour terminer la peinture de ce tableau sombre.
La manière prime sur la raison
On ne peut pas dire que l'opposition perd son temps. La mayonnaise est en train de prendre. Le fait que l'Ue semble renvoyer dos-à-dos, gouvernement et Bdk en leur exigeant le dialogue, c'est une première victoire diplomatique pour l'opposition qui opère derrière ce mouvement. Encore une fois, l'Union européenne déplore l'usage des forces disproportionnées dans les événements survenus les deux dernières semaines dans le Bas Congo entre la police et les adeptes de Bundu dia Kongo, BDK. Ce n'est plus la raison pour laquelle le gouvernement a été obligé d'agir qui compte, mais la manière dont il a agi. A ce sujet, même l'autorité locale, le gouverneur du Bas-Congo a parlé du manque de professionnalisme de la police. Un tel argument ne peut pas permettre à l'Ue d'agir comme elle vient de le faire en appelant toutes les parties à un dialogue véritable pour le retour de la paix. Le gouvernement doit abandonner l'idée de la dissolution de Bdk, souhait émis par la population de certains coins de la province. C'est un travail de plus pour le gouvernement. Il ne suffit pas de dialoguer, mais il faut après pacifier les esprits tout en faisant comprendre à Bdk qu'il, avait pris une fausse route. Dans ce domaine d'intégrisme spirituel, on entend rarement raison.
L'ouverture que laisse la porte parole de l'Union européenne, Maja Kocijancic, est une preuve que le Bdk n'est pas blanchi. On serait une puiossance diplomatique, personne n'oserait proposer un dialogue avec des gens qui ont commis des exactions du genre de celles de Bdk dans le Bas-Congo. Elle a reconnu cependant qu'il est légitime que le gouvernement fasse respecter son autorité sur l'ensemble du territoire : « mais ceci doit se faire dans le respect des principes d'un Etat de droit et des droits de l'homme, sans un recours disproportionné à la force. Nous encourageons le retour du dialogue entre les autorités de l'Etat et le mouvement politico-religieux BDK ainsi que la recherche active d'une solution pacifique ».
La Rdc dans le collimateur de la commission de l'Onu en matière des droits de l'homme
Le droit de l'homme, c'est le nerf de la guerre. Comme poursuivi par le signe indien, la Rdc est en actualité dans ce domaine dans commission de l'Onu sur les droits de l'homme. Alors qu'en dépit de tout ce qui se dit sur lui, le Soudan n'a pas un observateur indépendant commis par l'Onu pour faire rapport, en Rdc il y en a un. La demande du groupe Afrique, exprimée par le représentant est présentée comme un souhait de la Rdc qui aurait des choses à cacher. Les pays européens ont décidé de se réunir pour se prononcer sur cette demande. Il y a plus de risque qu'encore une fois on cherche une formule polie de garder le statu quo. Ce sera une défaite de plus pour la Rdc. On a laissé les Ong de défense des droits de l'homme influencer la décision que pourraient prendre les pays européens pendant que la majorité au pouvoir est distraite par l'opposition.
Joachim Diana G.
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| vendredi 21 mars 2008, a 00:59 |
| Le président Joseph Kabila est arrivé ce jeudi à Matadi où il va présider le conseil des ministres ce vendredi |
Le président de la république séjourne à Matadi, chef-lieu du Bas-Congo, où il est arrivé ce jeudi à bord de son 4X4 qu'il a conduit personnellement en partant tôt le matin de Kinshasa. Le chef de l'Etat présidera vendredi dans la ville portuaire le conseil des ministres.
Le conseil des ministres à tenir à Matadi sous la présidence du chef de l'Etat est confirmé ce vendredi après le report de la semaine dernière. Le président de la République a effectué en prévision de ce conseil le déplacement de la ville portuaire où il est arrivé jeudi à bord de son véhicule 4X4 qu'il affectionne de conduire personnellement. Aussitôt après son accueil par les autorités provinciales, le président a mis à profit sa journée veille de la réunion du conseil pour recevoir les notabilités locales en vue de s'enquérir des problèmes particuliers de la province, particulièrement ceux qui font la trame des troubles vécus actuellement par le Bas-Congo. L'événement de la présence du président de la République dans le chef-lieu de la province côtière a fait revêtir Matadi de décors de fête pour l'accueil de l'autorité suprême du pays gratifiant la ville portuaire de l'insigne honneur de sa visite. Plusieurs banderoles jonchent la ville avec des inscriptions souhaitant la bienvenue au chef de l'Etat et à toute la délégation gouvernementale qui le suit.
Matadi reçoit la première visite du Chef de l'Etat depuis son élection de 2006 alors que pendant la transition le président de la République y effectuait plusieurs déplacements au cours desquels il rencontrait beaucoup des cadres et notabilités provinciales qui lui soumettaient des problèmes particuliers dont ils requéraient du premier des Congolais des solutions appropriées. Il va de soi que l'occasion actuelle est à nouveau propice pour de semblables contacts, surtout au regard de la situation de la crise majeure que les adeptes de la secte Bundu dia Kongo font vivre à la province du Bas-Congo tout entière. La population de cette partie de la République dans son ensemble attend donc beaucoup de la présence à Matadi des dirigeants du pays, le président et l'équipe gouvernementale.
Gouvernement central : Conseil des ministres ce vendredi à Matadi
C'est en principe le vendredi 14 mars dernier que le chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila Kabange, devrait faire le déplacement de la ville de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo. Mais, pour des raisons de sécurité, ce voyage n'avait pu avoir lieu comme prévu. Les conditions étant maintenant réunies, c'est finalement ce vendredi 21 mars 2008 que l'ensemble du Gouvernement central se réunira dans la ville portuaire. Bien entendu, le patriarche Antoine Gizenga, en sa qualité de chef de l'Exécutif national, sera aussi de la partie. Ce déplacement intervient après les incidents ayant opposé, jusque la semaine dernière, les éléments de la Police nationale aux adeptes de Bundudia Kongo.
Le Conseil des ministres du Gouvernement central se tiendra ce vendredi 21 mars 2008 dans la ville de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo. Voilà donc une information susceptible de rassurer les habitants de la province chère à Simon Kimbangu, surtout ceux qui avaient fui leurs domiciles à Matadi lors des escarmouches ayant mis aux prises les éléments de la Police nationale congolaise aux adeptes de Bundu dia Kongo et plus exactement la branche dénommée les « MAKESSA » qui imposait sa loi dans tous les coins de la province allant jusqu'à défier l'Etat.
Joseph Kabila entend rassurer les habitants de la province du Bas-congo
Hormis l'aspect strictement protocolaire ayant trait à la tenue d'un Conseil des ministres à Matadi, à travers ce voyage, Joseph Kabila, dont la dernière visite à Matadi remonte à 2006, entend rassurer les Congolais du Bas-Congo sur la pacification totale de leur province après les incidents ayant opposé les Policiers aux adeptes de Bundu dia Kongo. Il s'agissait, à travers cette opération initiée par la Police nationale congolaise, de restaurer l'autorité de l'Etat mise en branle par le Bundu dia Kongo dont les membres commençaient à se substituer aux agents de l'Etat dans certaines contrées. Au bout du compte, on s'est vite rendu à l'évidence: les dérapages de Bundu dia Kongo conduisaient la province vers une guerre de religion où catholiques, protestants et Kimbanguistes devenaient, très visiblement, la cible de BDK.
Jusqu'à la semaine dernière, quelques incidents étaient signalés à Madimba et à Kisantu. On comprend que dans ces conditions, l'ensemble du Gouvernement central, conduit par le chef de l'Etat, ne pouvait nullement effectuer le déplacement de la ville de Matadi pour des raisons de sécurité. Même si l'équipe d'avance était déjà partie. Finalement, maintenant que tout est rentré dans l'ordre, l'Exécutif national tiendra sa réunion dans le chef-lieu de la province du Bas-Congo ce vendredi 21 mars 2008.
La toute première sortie offic1elle de Gizenga en dehors de Kinshasa
Une autre particularité de ce déplacement de l'ensemble des membres de l'Exécutif national, c'est la toute première sortie officielle du Premier ministre Antoine Gizenga Fundji en dehors de la ville de Kinshasa. Car, jusque là, le patriarche de Gungu limitait ses déplacements à la liaison entre sa résidence et son bureau à la Primature, hormis le palais du peuple où il s'est rendu plusieurs fois sur invitation des députés nationaux par l'entremise de leur bureau. L'on se souviendra que même à Kingasani ya Suka, après le crash de l'Antonov 26, le Premier ministre congolais avait été représenté, outre par les membres du Gouvernement, par son épouse. Vu sous cet angle, le déplacement de Matadi constitue pour Antoine Gizenga une grande première.
Depuis sa nomination à la tête du Gouvernement central, Antoine Gizenga Fundji s'est limité à un déplacement à Bruxelles pour des raisons de santé. Car, côté voyages, le patriarche maintient son mythe.
Déjà, une délégation des députés et sénateurs kongo à Matadi
Du côté des députés et des sénateurs Kongo, apprenions-nous hier soir, une délégation se rend ce jour dans la ville de Matadi. Sous la conduite de Me Kembukuswa ne Nlaza, président de la Dynamique parlementaire Kongo (DPK), toutes ces personnalités profiteront certainement de l'occasion pour s'entretenir avec le chef de l'Etat au sujet de tristes événements ayant endeuillé, une fois de plus, la province du Bas Congo. Surtout qu'au centre de ces incidents, on retrouve encore et toujours le mouvement politico religieux Bundu dia Kongo dont le responsable est député national. Sans nul doute que députés et sénateurs Kongo saisiront la balle au bond pour appeler certaines revendications du peuple Kongo que récupèrent généralement les membres de BDK.
Daniel Nzuzi Muanda/Marcellin
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| dimanche 16 mars 2008, a 22:45 |
| HONORE NBGANDA, L’HOMME RENOMME EN LETTRES OUVERTES |
Pour bien entrer dans le vif du sujet, j'aurais voulu expliquer aux lecteurs la signification de la Lettre ouverte que notre compatriote s'en est accaparée pour devenir son chant de bataille, comme la « Chanson de Roland » à Roncevaux, qui y laissa sa vie en sonnant sans cesse le cor d'après la légende. Quant au Dictionnaire Petit Robert, Lettre ouverte signifie : écrit polémique ou revendicatif adressé à quelqu un en particulier, mais rendu public simultanément.
Après cette signification livresque, nous devons savoir tous qu'une lettre ouverte est une lettre qui est rendue publique, accessible à n'importe qui. Elle donne droit à la polémique et à la réponse. Donc, la personne qui s'adresse à une autre personne, doit s'y attendre à une réponse ou soit à un silence du destinataire. C'est le cas ici de plusieurs lettres ouvertes produites par notre compatriote Honoré Ngbanda.
A lire Monsieur Ngbanda, on sent que cet un homme cultivé, un homme de lettre qui a été bien instruit à l'ancienne école, section gréco-latine des missionnaires de l'époque en République Démocratique du Congo. Je l'apprécie beaucoup, non pas pour sa position politique mais sur sa connaissance littéraire, car il a l'art de la rhétorique dans ses veines. C'est pour cette raison qu'il occupe une place sur les médias écrits et se taille la part du lion pour cela, d'où son arrogance qui fâche.
Il a un savoir et une connaissance littéraire d'un niveau supérieur par rapport aux hommes à qu'il s'attaque et à qu'il s'adresse. Un silence de mort, malgré toutes les mensonges, toutes les aberrations et absurdités qu'il injecte à travers ses écrits, lui donne une intégrité de la parole. Ce n'est pas normal. Il n'hésite en aucun cas de dire et d'écrire ce qu'il pense; mais si, quelque un s'interpose en lui répondant avec sincérité et avec force, il se prend pour victime et menace bêtement l'autre par une méthode sauvage de mauvais goût, propre à lui, avec ses sbires.
Les lettres ouvertes de Ngbanda.
Avant de me mettre à accoucher ces lignes, je me suis mis à répertorier dans un premier temps un certain nombre de lettres ouvertes écrites par Honoré Ngbanda et j'en ai trouvé une dizaine, c'est-à-dire, pour être précis, je me suis arrêté aux 17 lettres ouvertes de la main du Pasteur Honoré Ngbanda. Il y en a, il y en aura d'autres, je suppose, qu'elles ne seront pas non plus les premières ni les dernières.
En voici quelques unes des ces lettres que je ne reproduirai pas évidemment comme citations dans mon article, mais tout simplement vous montrer pour quelle raison je m'intéresse au sujet Honoré Ngbanda. Il est intéressant, car c'est un compatriote qui sais écrire, sait également étoffer ses écrits et son langage en l‘habillant pour s'accaparer et s‘octroyer certains esprits faibles des nos compatriotes. Son style est propre à lui, même s'il essaie de le masquer par une personne interposée, nous connaissons que c'est lui qui a écrit.
La liste est tellement longue des Lettres ouvertes produites par Honoré Ngbanda, je vous présente quelques titres parmi lesquels : Lettres ouvertes*: aux ex-Zaïrois, à Son Éminence le Cardinal Frédéric Etshou(décédé), d'Éric Lenge, à Monsieur Swing de la Monuc, à nos très chers disparus, à Georges W. Bush, à tous, aux Responsables politiques européens, à Koffi Echoc(ancien secrétaire général de l'Onu), au Président Joseph Kabila Kabange doit partir. La bête noire de Ngbanda, à qu'il souhaite sa mort dans ses prières qu'il adresse à son Dieu.
Parmi ces titres des lettres que j'ai trié pour vous, il y a certaines qui lui ont rendu ridicule. Je prends par exemple : « Lettre ouverte à tous », c'est vague. C'est très vague. Une autre « lettre ouverte d'Éric Lenge ». Si le ridicule tuait, alors, Honoré Ngbanda ne serait plus parmi nous. Il a de la chance, car on vit avec son ridicule jusqu'à la fin de sa vie. L'autre lettre ouverte écrite à « nos très chers disparus. » Par là, Ngbanda veut nous faire croire, nous faire savoir et nous faire comprendre qu'il est le seul homme à s'attacher aux mémoires des nos compatriotes tués pendant et après la guerre. Tout cela c'est du bluff.
La dernière de ses œuvres est « Lettre ouverte à la classe politique et à l'élite congolaise » publiée en date du 27 décembre 2007. Cette dernière, je crois qu'elle est la plus longue de toutes. Il faut avoir de la patience, de l'énergie, du temps pour aller jusqu'à la fin. En la lisant, on se perd et on perd le fil conducteur d'une bonne lecture. En bon lecteur, j'aime lire et comprendre le message que l'auteur a voulu nous transmettre. Ce n'est pas le cas dans la dernière Lettre ouverte à la classe politique et aux élites de la République Démocratique du Congo. Il y a trop d'amalgames, beaucoup de confusions et beaucoup de contradictions où l'auteur se contredit à lui-même.
Un seul exemple parmi tant d'autres contradictions que voici. Il s'explique en disant que son come back politique a commencé après l'assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila, d'ailleurs, à qui je rends un vibrant hommage en tant que libérateur, pour que son âme se loge et se repose en paix aux côtes des autres héros du siècle dernier. Par cette confirmation de ses débuts politique après cet assassinat ignoble et lâche, je dirai que c'est faux.
Son entrée politique et non pas sa rentrée comme il prétend le dire a commencé lorsqu'il a publié son livre: « Ainsi sonne le glas ! » en 1998. A mon avis, qui n'est pas d'ailleurs humble, c'est à cette époque là que tout le monde a senti que l'ancien tortionnaire des disparus nocturnes de l'ancien régime à travers tout le Zaïre, sortait sa tête, parce qu'il se sentait loin de poursuites judiciaires et d'être inculpé contre le crime économique et les biens mal acquis. Et je confirme, que Le Président Laurent Désiré Kabila était encore vivant. De qui se moque-t-on ?
Quant à Honoré Ngbanda homme politique, je ne le crois pas. A l'époque de l'ancien régime, mon sujet n'a jamais été élu comme député ou comme sénateur. Il n'a jamais été mandaté par le peuple pour une représentation quelconque. Je sais qu'il a occupé des postes politiques, cela ne veut pas dire qu'il était un homme politique. C'est pour cette raison que je conteste et je contesterai à tout moment lorsqu'il dit qu'il a fait sa rentrée politique le 10 juin 2004 à Lomé, c'est plutôt son entrée en politique.
Une autre contradiction. Lorsqu'il écrit et confirme que Joseph Kabila Kabange est un imposteur, un pion de rwandais, ces révélations que je peux qualifiées des accusations volontaires et mensongères, ont fait le tour du monde que toute personne en a pris connaissance. Mais, une chose est certaine, depuis toutes ces révélations souvent mensongères et volontaires, Joseph Kabila est toujours et encore le Chef de l'État, car il a été élu aux suffrages universels et démocratiques.
Que Ngbanda l'accepte ou ne l'accepte pas, c'est son droit, mais, le choix de la majorité des congolais a été clair et factuel. De son vivant et pendant tout le temps que Laurent Désiré Kabila combattait le régime dictatorial d'ex-Zaïre du Maréchal Mobutu, L.D.K n'avait jamais accepté d'être appelé zaïrois. C'était son droit légitime. Donc, je donne raison à Ngbanda de s'opposer et de contester dans le sens positif et constructif. Non dans le sens négatif avec envie et intention de tuer et de détruire tout ce que nous sommes entrain de construire après le désastre laissé par la deuxième République.
Revenant sur cette contradiction, il s'agit ici de test ADN( en biologie: principal constituant des chromosomes, qui sert de support à l'information génétique et à sa transmission héréditaire. ADN = acide désoxyribonucléique). Lorsque notre compatriote avait demandé et exigé que le test ADN soit appliqué à certain congolais d'origines douteuses et plus particulièrement à Joseph Kabila, cette proposition raciste lui avait valu une invention qu'il veut s'en approprier.
Une chose est fausse, lorsqu'il confirme dans sa dernière lettre ouverte aux élites et hommes politiques congolais que même l'Union Européenne a adopté à l'unanimité le test ADN. Si nous regardons bien, Mobutu lui-même avait été confronté au même doute de son appartenance à la nationalité congolaise. Même Honoré Ngbanda, peut être soumis à ce test, car on ne sais jamais s'il est vrai congolais ou composé de sang centrafricain étant donné que sa province d'origine soit frontière sans barrière limitrophe avec la Centrafrique.
Il peut toujours avoir une ombre de doute sur lui aussi. D'où, l'ADN c'est une idée xénophobe, tribale et raciste. Que pense-t-il des Kengo, Cardozo Batwanyele Losembe, Olivier Kamitatu Etsou et tant d'autres compatriotes, dont la liste n'est pas exhaustive ? En poursuivant ma lecture de la dernière lettre ouverte aux élites et hommes politiques de la république Démocratique du Congo, les contractions et les confusions dans les pensées négatives de notre compatriote se confirment de plus en plus.
Lorsque je lis Honoré Ngbanda, je le trouve toujours négatif vis-à-vis des efforts combien louables que les hommes au pouvoir aujourd'hui dans notre pays mènent bec et ongle pour faire quelque chose dans l'intérêt général de la population congolaise. Bien que, toutes les conditions ne sont pas réunies, mais est-il que, le peuple congolais palpe un peu la réalité. La Conférence de paix, la sécurité et développement de Goma, Honoré Ngbanda l'avait qualifiée « du sadisme et cynique » selon ses termes. Je lui pose ici une question: s'il était à la place de Kabila, qu'allait-il faire si ce n'est cherché la paix et la sécurité par le dialogue ?
Ici je veux dire la vérité à Honoré Ngbanda. La situation que les hommes au pouvoir dans notre pays traversent aujourd'hui n'est la même à l'époque que les Ngbanda étaient aux affaires de l'État. A l'époque, il n'y avait pas autant de stress comme aujourd'hui. Personne ne disait mot, personne n'écrivait quoique ce soit, personne n'écrivait n'importe quoi contre le pouvoir. Pour être claire, Honoré Ngbanda, d'autres compatriotes moi-même y compris, nous dormons paisiblement sur nos oreillers, pendant que nos compatriotes qui essaient de faire quelque chose ne sont pas tranquilles. Ils vivent les réalités sur le terrain. Ils vivent les souffrances quotidiennes de notre peuple, sans souvent avoir la possibilité de répondre efficacement à leurs attentes.
C'est trop pénible, par rapport à nous qui sommes à huit milles kilomètres et qui imaginons que c'est facile de diriger un pays exsangue depuis de décennies, sans nous rendre compte que la RDC est ruiné par les guerres et par la pauvreté. Lorsque les Ngbanda étaient aux affaires, ils ne se rendent même compte dans quel état ils ont laissé le pays, aujourd'hui ils deviennent des donneurs des leçons. Cela m'énerve et me révolte.
Toujours dans sa dernière lettre ouverte à l'élite et aux hommes politiques de la République Démocratique du Congo, Honoré Ngbanda nous relate son voyage clandestin à Goma, chef lieu du Nord Kivu. C'est vraiment ridicule et de n'importe quoi, pour un homme qui se dit leader d'un mouvement politique d'alternance. Son attention et son regard se sont focalisés sur des faits banaux et terre à terre tels que: la débauche des autorités de Goma, leurs aventures avec les filles hirondelles rwandaises qui peuplent la région.
Dans cette révélation, je n'ai pas trouvé aucun rapport avec la situation que traversent les congolais au quotidien. A son époque, la débauche et la prostitution étaient presque institutionnalisées. Tout le monde se taper la femme d'autrui à volonté, même si l'homme savait que son épouse couche avec son supérieur. A partir de ce constat, nous voyons déjà la vision sentimentale et la vision politique de Ngbanda qui seront basées sur la vie intime de ses concitoyens. Je n'approuve pas que la sécurité de notre pays soit confiée aux hommes volages et non sérieux pour nous protéger.
Vers la fin de sa lettre, il nous parle des adhésions massives au sein de Echoc, son Association. Il vrai qu'il y ait des adhérents dans une association, car, c'est grâce aux adhérents que les associations vivent. Avec les 10 € par personne adhérée que récolte Apareco par fidèle dans l'Église charismatique que fréquente son leader et qui échappe à la fiscalité, c'est énorme pour se taper un voyage à Goma. Comme je le connais à travers ses écrits, c'est un homme qui étoffe son langage. Il nous dit des adhésions massives des Cadres, des hauts fonctionnaires congolais, des hommes politiques, toutes les couches confondues, tout ça, c'est de la propagande mensongère et exagérée. Il aime gonfler le chiffre et il est le génie en matière de montage des images photos et interviews fictives, illicites attribuées à ses proies.
La transparence du Gouvernement GIZENGA.
J'aurais bien voulu terminer ce document par ce sous titre, la transparence que le peuple congolais vit depuis l'avènement du Gouvernement démocratiquement élu et légitimé par le congolais. Depuis que nos gouvernants gouvernent, c'est la première fois que nous savons que et nous apprenons que le Gouvernement congolais a reçu un tel montant d'argent par les organisations internationales.
C'est la première fois qu'on entend qu'un Ministre des Finances, comme l'argentier actuel de la République Démocratique du Congo, en l'occurrence, son Excellence Athanase Matenda Kyelu, qui apporte des fonds et rendu public par la presse après ses multiples voyages et rencontres avec ses homologues pour le bien être et l'économie de notre pays.
Tous les fonds donnés par nos partenaires et amis de la RDC, sont rendus public et tout congolais en sait quelque chose. Les accords des aides financières pour notre pays sont connus. Les derniers accords, qui rendent les ennemis de notre pays et les occidentaux furieux, ceux conclus entre les chinois et La République Démocratique du Congo, sont frappants. Même certains fils et filles de la République sont contres et hostiles à ces accords. Où est leur amour pour le Congo Démocratique ?
Il y a longtemps que notre pays croupisse dans la misère avec son peuple depuis notre indépendance jusqu'à nos jours. Notre pays a eu beaucoup d'accords avec les pays occidentaux depuis la nuit de temps pour le développement économique entre autres, nous vivons toujours dans la pauvreté et la misère les plus récurrentes de la planète.
Aujourd'hui, les Chinois arrivent, ils sont partout dans le monde, en France n'en parlons même pas, ils sont même dans des villages français, c'est-à-dire au fin fond de la France profonde, alors on veut nous interdire de nous lier à eux pour nous aider à développer notre pays. Les chinois apportent beaucoup à aujourd'hui sa contribution à l'économie mondiale. Ils sont souple et correcte dans leur façon de soigner les relations et leurs engagements vis-à-vis de leurs partenaires.
Donc, je ne voit aucun mal pour l'Afrique en général et pour la République Démocratique du Congo en particulier, de ne pas profiter de l'opportunité qui s'ouvre devant l'humanité entière de se doter d'un partenaire fiable et déterminer pour travailler en partenariat réciproque pour le développement et l'avenir meilleur aux pays pauvres en voie de développement.
En congolais digne, pur et dur, Echoc de la Diaspora soutient tous les actes positifs entrepris par notre Gouvernement et par le Président de la République. Echoc de la Diaspora soutient également les efforts des membres du Gouvernement, des Députés nationaux, des Députés provinciaux, des Sénateurs et pour toutes congolaises et congolais qui œuvrent positivement pour l'intérêt général, collectif de notre pays. Car les élus de l'ancien régime étaient tous du MPR.
Gabriel Masudi Bin-Omari
Syndicaliste de Formation
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| vendredi 14 mars 2008, a 20:41 |
| Dégâts collatéraux d’un spectaculaire coup de filet : V. Bout, JP Bemba, Onusumba… dans les cordes |
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Le coup de filet réalisé par les services secrets américains à Bangkok va indubitablement conduire des ex-chefs rebelles RD. congolais devant les juges en Thaïlande et aux Etats-Unis.
Pour un gros Poisson, il est plutôt balaise. La spectaculaire arrestation intervenue à Bangkok, oeuvre des services américains, va certainement accélérer les choses et faire bouger la justice internationale. Victor Anatolyevitch Bout, indéniablement un des plus grands trafiquants d'armes du monde, a été arrêté mercredi 6 mars à Bangkok, en Thailande, à la suite d'un piège lui tendu par des policiers américains de l'Agence anti-drogue – DEA –, qui se seraient fait passer pour des hauts responsables de la guérilla colombienne.
Bout a été cueilli dans sa chambre de l'hôtel Sofitel Silom, après plusieurs mois de surveillance, lors d'une opération conjointe de la police thaïlandaise et de la police anti-narcotique américaine. Il s'apprêtait, en effet, à vendre, pour plus de USD 5 millions, des armes aux FARC, mouvement rebelle colombien considéré par les Etats-Unis comme une organisation terroriste.
C'est donc une figure plutôt emblématique du marché de la mort dont Hollywood avait déjà adapté la vie au cinéma avec le film Le seigneur de la guerre interprété par Nicolas Cage. Frappé pourtant par les Nations unies d'une interdiction de voyager, Bout disposait d'une flotte d'une cinquantaine de petits avions et sillonnait la planète impunément. Il s'est donné pour spécialité de vendre des armes dans les pays frappés par des embargos de l'ONU.
L'on indique qu'avec son arrestation, des ex-rebelles RD-congolais sont dorénavant dans les cordes. On cite entre autres son ami et partenaire d'affaires Bemba, Adolphe Onusumba Yemba, dont le présumé associé africain de Bout, l'incontournable IndoKényan Sanjivan Ruprah, avait épousé une des sœurs aujourd'hui décédée, donc son beau-frère, celui-là même qui gérerait ses affaires en RD-Congo.
Dégâts collatéraux attendus
Victor Anatolyevitch Bout a des connexions avec des ex-chefs rebelles RD-congolais avec qui il a, pendant les années de rébellion travaillé étroitement. La plupart ne vont pas échapper. Ils sont dans la nasse... dans les cordes.
La chaîne de télévision française, France 24, a, mercredi 6 mars, diffusé en boucle des images sur lesquelles on pouvait l'apercevoir dans les maquis RD-congolais aux côtés des chefs de guerre de l'Est où il échangeait les armes contre les ressources telles que l'or, le coltan, le bois, le diamant, etc.
Mais, c'est vers le Nord du pays, dans les maquis de JP Bemba que Bout installe pratiquement ses pénates pour s'accrocher à une rébellion qui avait fini d'avoir toutes les allures d'un vaste commerce illicite.
Le chairman du MLC, aujourd'hui contraint à l'exil à Faro, au Portugal, qui avait réussi à cloisonner son mouvement entre les branches politiques et militaires, s'était adjuré tout ce qui est finance et affaires pour établir des partenariats, notamment avec l'ancien militaire russe et agent du KGB, services des renseignements russes.
Les sources indiquent que ces relations ont survécu à la rébellion, puisque les deux hommes ont poursuivi leurs affaires. On rapporte, en effet, que les armes de Bemba saisies à Gbadolite et Gemena – achetées après le Dialogue intercongolais et au moment où Bemba était déjà vice-président de la République – étaient l'oeuvre de Bout.
C'est le même Bout qui aurait servi d'intermédiaire entre Bemba et l'ancien président libérien, Charles Taylor, pour l'acquisition du jet qui a fait couler l'encre et la salive. L'on rappelle que l'aéronef avait quitté Lagos, au Nigeria, avant d'aller droit chez le parrain Yoweri Kaguta Museveni.
Africa News a même fait l'objet des poursuites judiciaires du MLC pour avoir diffusé ces informations. Les faits lui donnent raison aujourd'hui. Des sources confirment que Bout aurait vendu toute sa flotte à la COZA, compagnie aérienne basée en Ouganda et appartenant à Bemba, dont la gestion serait assurée par Jean-Pierre Singo, son homme de mains.
C'est toujours Victor Bout qui aurait vendu à Bemba son hélicoptère détruit en mars 2007 lors des combats qui avaient opposé sa milice aux FARDC à Kinshasa.
Bout, ajoute-t-on, travaille également en partenariat avec l'ex-chef du RCD-Goma, ex-ministre de la Défense et député national, dont le présumé associé africain de Bout, l'incontournable Indo-Kényan Sanjivan Ruprah, avait épousé une des sœurs aujourd'hui décédée-, donc son beau-frère, celui-là même qui gèrerait ses affaires en RD-Congo.
Un article paru dans Le Monde du 26 mars 2002, faisait déjà état de l'implication active de Bout et de son ami Sanjivan Ruprah, en complicité avec le RCD dirigé par Onusumba dans La contrebande des minerais RD congolais et la contre façon des francs congolais.
Sombre avenir pour les leaders RD-congolais ?
Autant de connexions donc qui suscitent de graves interrogations sur les suites et les conséquences de ce nouveau coup de filet sur la classe politique RD-congolaise.
On indique, en effet que tous les anciens partenaires du trafiquant d'armes pourront être cités à comparaître dans les procès qui vont avoir lieu d'abord à Bangkok, ensuite aux Etats-Unis.
Paul Kagame très actif dans le réseau, est-il également concerné ? Bien malin qui saurait y répondre.
Les Russes, eux, réclament aussi l'extradition de Bout. Sérieux points d'interrogation particulièrement sur le sort de Jean-Pierre Bemba, qui, déjà indexé par la CPI dans l'affaire de son mercenariat à Bangui, devoir en découdre avec la plus grande puissance du monde.
Le chairman du MLC, qui arpente les couloirs du Parlement européen et des places politiques et diplomatiques occidentales – il a séjourné à Bruxelles le weekend dernier – pour son propre lobbying doit certainement voir anéantis ses efforts de revenir à la surface.
A Kinshasa, l'opposition, qui s'apprête à ouvrir officiellement la course au poste de porte-parole, ne manquera certainement pas d'intégrer cette nouvelle donne dans ses réflexions.
Il serait ainsi question d'examiner cette nouvelle et double dimension d'une question à la fois morale et politiquement stratégique pour savoir s'il faut fonder sa confiance à des personnages dont l'image controversée ne manquera pas de d'éteindre sur le reste de la troupe.
(Milor)
Kisungu Kas/AfricaNews |
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| vendredi 14 mars 2008, a 08:36 |
| Bdk exprime mal ses revendications |

S'il n'a rien omis dans son interview du 5 mars 2008 sur Rfi, Ne Muanda Nsemi pose au total 6 revendications pour sa province, à savoir : la revendication sur les violences qui se sont produites à partir du 28 février 2008, la revendication sur la table ronde du Bas-Congo, la revendication sur les emplois occupés par les non-orignaires, la revendication sur l'élection de Simon Mbatshi, la revendication sur la manne pétrolière et la rétrocession de 40 % des recettes d'Etat et la revendication sur la restauration du royaume Kongo. Dans les lignes qui suivent, nous en faisons l'analyse une à une…
Revendication sur les violences qui se sont produites à partir du 28 févier 2008 au Bas-Congo
Ne Muanda Nsemi (NMN) se plaint de voir les forces de l'ordre faire usage « des roquettes, des canons et même des bombes qui ont fait trembler toute la localité de Luozi » et dénonce qu'elle se soit mises « à lancer des roquettes à gauche à droite dans les villages, le long de la route… ». A l'en croire, partout où l'armée est passée, « il y a des massacres, il y a des viols, il y a des pillages ». Une telle description des affrontements prédispose à accréditer la thèse d'un « usage excessif de la force ». D'où l'appel à des « observateurs internationaux ». Faute d'images – pour la première fois, les ong spécialisées dans la dénonciation des viols et des violations avec illustrations en appui ont oublié de se munir des cameras – on n'est pas en mesure d'affirmer ou infirmer les allégations de l'honorable NMN.
La question sensée est cependant de savoir qu'est-ce qui a motivé l'action ou la réaction des forces de l'ordre ! Lorsqu'on entend les témoignages des résidents de Luozi et de Sekebanza victimes, eux, des brutalités subies de la part des « Makesa » - branche armée de Bdk – on est bien en droit de supposer que les violences sont venues du mouvement de Ne Muanda Nsemi. Pourtant, ce dernier se réclame de la culture kongo fondée sur la non-violence et l'arbre à palabres (dialogue). Or, un député national est, par principe, un homme de dialogue, donc de non violence. Qu'est-ce qui explique alors l'exception NMN ?
Revendication sur la table ronde du Bas-Congo
« …je demande que la Communauté internationale fasse pression pour qu'on puisse organiser une table ronde dans la région du Bas-Congo parce que c'est ça qui avait été la décision du Parlement. Quand ils ont massacré l'année passée, le Parlement avait décidé de l'organisation d'une table ronde ; le Gouvernement a refusé, et voilà que la crise continue. On organise cette table ronde, on laisse aux Bakongo résoudre les problèmes eux-mêmes », déclare Ne Muanda Nsemi. Dès l'instant qu'il attribue l'initiative de cette table ronde au Parlement, le bon sens commandait qu'il se plaigne d'abord auprès du Parlement de tout refus du Gouvernement de laisser se tenir ces assises. Comme relevé en manchette, la première session parlementaire ordinaire démarre le 15 mars. Les incidents ont commencé le 28 février. S'il était réellement un homme acquis à la non-violence et au dialogue, NMN aurait pu épargner ses électeurs, ses adeptes et ses concitoyens Ne Kongo des épreuves que l'on déplore.
Revendication sur les emplois occupés par les non-originaires
Ne Muanda Nsemi situe la répression dans la mise à l'écart des originaires du Bas-Congo dans « des entreprises de chez nous », dit-il. Donc au profit des non-originaires, sous-entend-t-il. Là, l'honorable joue une très mauvaise carte en ce que la province compte plusieurs entreprises certes, mais toutes ne relèvent pas du Portefeuille de l'Etat. En effet, en dehors de l'Onatra et de la Rvm (qui sont étatiques) et de la Cinat et de la Socir (qui sont mixtes), les sociétés comme Midema, Sucrière de Kwilu Ngongo, Jules Van Lanker et autres Cilu sont des entités privées. Rien n'oblige leurs propriétaires de n'engager que des cadres Ne Kongo. A ce que l'on sache, Onatra, Rvm et Socir (au sein desquels l'Etat a des intérêts) ont à leur tête des Ne Kongo.
NMN ajoute qu'« Au Bas-Congo, nous n'avons pas encore chassé, mais les Bakongo qui ont été envoyés vers les autres provinces ont été chassés ». L'usage de l'adverbe « encore » laisse supposer que la chasse est pour bientôt. Or, jusque-là, on ne connaît aucun Ne Kongo qui ait été chassé d'une autre province de la RDC ! Dans tous les cas, la rentrée parlementaire tombe à pic pour que l'honorable député national fixe l'opinion en citant les personnes, les entreprises et les provinces concernées.
Revendication sur l'élection de Simon Mbatshi
S'agissant de cette élection, Ne Muanda Nsemi réclame justice. Pour lui, « Dans aucun pays démocratique du monde, un parti politique qui a perdu les élections dans une région ne peut pas donner le gouverneur de cette région » ; l'Opposition ayant gagné dans sa province. Ce que l'honorable semble ne pas comprendre, c'est que l'élection des gouverneurs, à l'instar de celle des sénateurs, se fait au second degré et non au premier. Au second degré, la dynamique est toute autre ; les choses pouvant bien changer. Et si les choses ont changé au Bas-Congo, c'est moins à cause d'une corruption quelconque que d'un souci de rééquilibrage géopolitique. Ne Muanda Nsemi sait bien, très bien même que sa province compte trois districts : La Lukaya , les Cataractes et le Bas-Fleuve. Le Bureau de l'Assemblée provinciale du Bas-Congo a un président originaire de La Lukaya et un 1er vice-président originaire des Cataractes. Or, si le ticket Ne Muanda Nsemi avec Fuka Unzola avait gagné, les Cataractes auraient un 1er vice-président du Bureau de l'Assemblée provinciale, le gouverneur et le vice-gouverneur de province ; tandis que le Bas-Fleuve n'aurait que le 2ème vice-président de l'organe délibérant. Quel appui devrait-il alors attendre du Bas-Fleuve dans le cadre, par exemple, du « royaume Kongo » ? Naturellement rien ! Résultat : il n'est meilleur moyen pour déstabiliser le Bas-Congo dans le cadre du royaume que l'exclusion de l'un de ses districts du partage équitable et équilibré du pouvoir. En clair, les députés provinciaux de cette province ont voté avec sagesse.
Revendication sur la manne pétrolière et la rétrocession de 40 % des recettes d'Etat
Ne Muanda Nsemi évoque la Constitution disposant, pour le paraphraser, que « chaque province retient à la source les 40 % prévus pour le compte de l'Etat, et le Gouvernement central fait le contraire pour confisquer l'argent du pétrole du Bas-Congo ». Cette réponse sent l'amalgame. En effet, les 40 % sont une chose ; l'argent du pétrole une autre. En tant que député national, il n'est pas sans savoir que la loi censée réglementer la rétrocession, en l'occurrence la Loi sur la Décentralisation, est encore sous examen au Parlement. Quand bien même cette loi serait d'application, pareille revendication méritait-elle d'être faite dans la violence ? Pas du tout.
Revendication sur la restauration du royaume Kongo
« Nous pensons que ces frontières coloniales, il faut trouver une solution, et la solution, c'est prendre toute l'Afrique centrale, le transformer en un seul pays de type fédéral. Alors, à ce moment-là, toutes les nationalités qui avaient été divisées anarchiquement vont retrouver leur dignité. C'est ça, la meilleure solution », a déclaré le chef de Bdk qui va même persister et signer en ajoutant : « Nous revendiquons qu'on puisse abolir toutes les frontières coloniales en Afrique centrale et transformer toute l'Afrique centrale en un seul pays de type fédéral, parce que quand cela sera fait, les Bakongo qui sont en Angola, qui sont au Congo-Brazzaville et au sud Gabon seront réunifiés ».
Relevant l'autodétermination autoproclamée par le Kosovo et soutenue par la « Communauté internationale » en raison des massacres y perpétrés, il se demande pourquoi en Afrique les choses ne se passent pas de la même façon ! Comme pour suggestionner un Kosovo pour les Banyamulenge qu'on massacrerait au Kivu ! Il termine sa réponse en ces termes : « Je n'accepte pas qu'on dise que les frontières coloniales sont la volonté de Dieu et que les gens devraient se soumettre à ça ». Qu'on en dise ou qu'on en pense ce que l'on veut, cet appel à balkanisation du Congo n'est pas en faveur du Bas-Congo ou du futur Kongo central. Simplement parce que cette province, à partir de cet instant, devient un élément déstabilisant aux yeux de l'Angola (qui perdra notamment le pétrole du Cabinda), du Congo-Brazzaville (qui perdra le pétrole de Pointe-Noire) et du Gabon (qui perdra le pétrole de Mayumba).
Bien plus, cet appel à balkanisation étant aussi un appel à la création des Etats à base ethnique, c'est toute l'Afrique qui va basculer dans la reconstitution des empires, des royaumes, des chefferies pré-Berlin 1885 ! Que gagne alors le Bas-Congo d'une telle revendication, surtout au moment où des investissements de grande envergure (Inga III avec l'Afrique du Sud ; Emphytéose Moanda, pont sur le Fleuve, autoroute de 24 m reliant Boma à Banana etc.) sont déjà projetés et même des financements pour certains montés ? Peut-être « l'union mystique kongo » ! Sur le modèle du Daï Lama au Tibet ou des Frères musulmans en Egypte ; dixit Ne Muanda Nsemi.
Omer Nsongo die Lema |
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| mardi 11 mars 2008, a 22:11 |
| le phénomène Bundu dia Kongo ou encore celui de Nkunda, c’est un déni de la démocratie dans le chef de leurs auteurs |

Dans cette interview , M. Atundu Liongo président de la Convention de la démocratie pour la République (Cdr) donne son appréciation sur le mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo et, en filigrane il effleure le Cndp de Laurent Nkundabatware qui, à son avis ont tous deux un dénominateur commun. Ce politicien congolais attaque en plus la rumeur malveillante qui avait circulé dans la ville de Kinshasa sur la santé du chef de l'Etat…
L'Avenir : En tant qu'acteur politique, quelle lecture faites-vous de la situation politique actuelle marquée essentiellement par la persistance de l'insécurité à l'est malgré la conférence de Goma et la résurgence des troubles à l'ouest avec le phénomène Bundu dia Kongo ?
Atundu Liongo : La situation à Goma est différente de la situation au Bas-Congo même si les deux participent à l'insécurité dans le pays. Mais d'une façon générale, nous pouvons dire que ce sont des mouvements de résistance à l'effort du chef de l'Etat pour pacifier complètement notre pays afin que toutes les provinces bénéficient de cinq chantiers en même temps.
Pour Goma, c'est essentiellement la pression de certains Etats voisins, du Rwanda pour ne pas le citer, sur le président de la République. Je ne sais d'ailleurs pas pour quelle raison. Sans le Rwanda, il est évident que le phénomène Nkunda et une grande partie de l'insécurité seraient éliminés. Quant au phénomène Bundu dia kongo, il s'agit d'un problème interne qui procède de la lutte pour le leadership dans le Bas-Congo par les adeptes de Bundu dia Kongo à travers le chef, l'honorable Nsemi. Le gouvernement, par le ministre d'Etat à l'Intérieur, a pris des mesures conservatoires nécessaires pour rétablir l'autorité de l'Etat. Quant au président de la République d'assurer le dialogue républicain nécessaire. Mais à priori ; que ce soit le phénomène Bundu dia Kongo ou encore celui de Nkunda, c'est un déni de la démocratie dans le chef de leurs auteurs dans la mesure où notre régime actuel a mis en place les structures et les instruments de dialogue et contestation démocratiques qu'ils n'ont pas utilisés et épuisés avant de se rebeller. Et donc, devant les actes de violence des uns et des autres, le gouvernement ne pouvait que dans sa mission constitutionnelle et légitime d'ailleurs, que faire barrage à ces deux mouvements. Malheureusement, la conséquence est qu'il y a beaucoup de morts. Aujourd'hui, j'ai entendu certains acteurs politiques dire que la réaction est disproportionnée et non. Le gouvernement est en situation de légitime défense contre ces forces négatives pour protéger la population. Donc, lorsqu'on tue gratuitement les populations, lorsqu'on brûle les citoyens, lorsqu'on empêche aux Congolais de circuler dans leur propre pays, le gouvernement se doit de mener une action dissuasive et chirurgicale. C'est ce qui explique la présence du ministre Dénis Kalume sur tous les fronts pour sécuriser et rassurer les populations civiles.
L'Av. : Lorsque Bundu dia Kongo prône la restauration du royaume Kongo, voyez-vous de l'illumination ou êtes-vous convaincu du sérieux de la revendication ?
A. L : Je pense que c'est une démarche dangereuse. Je dirais même, un dérapage de la démocratie. Notre pays a déjà fort à faire. Pour avoir une république normale et nous entendre entre nous, ce n'est pas le moment de nous opposer à nos frères Gabonais, Angolais ou Congolais de Brazzaville par des propos subversifs d'un autre âge. Je crois que ce n'est pas bien réfléchi comme initiative politique, de toutes les façons, de telles prétentions ne pourraient raisonnablement aboutir.
L'Av : Gizenga, c'est déjà une année. S'il vous était demandé de dresser le bilan ?
A. L : Je pense que les ministres sont bien placés pour ce faire dans leurs secteurs respectifs. Je pourrais cependant m'appesantir sur ce qui nous intéresse, nous, hommes politiques, d'une façon générale, à savoir l'effort de sécurité, une certaine maîtrise des événements politiques. On ne le souligne pas assez. Le premier ministre Gizenga joue un rôle fondamental dans notre pays. C'est leur insuffler la sagesse de son âge dans la gestion du pays. Si on doit le comparer à Mandela, je vous dirais que pendant son mandat Mandela n'a pas en réalité gouverné. Il a régné, mais grâce à sa présence, il a rassuré les Noirs et les Blancs. Ici chez nous c'est à peu près pareil. C'est que l'on demande, ce que moi personnellement j'attends du premier ministre Gizenga et qu'il a rempli est qu'il puisse insuffler la sagesse dans l'approche des problèmes ; je suis sûr que s'il n'était pas là, il y aurait eu plus de crises et des crises beaucoup plus violentes au sein du gouvernement et dans les rapports avec les provinces. Aujourd'hui, grâce au respect dû à son âge aucun acteur politique n'ose entreprendre des actions intempestives et irréfléchies dans les institutions ou en dehors contre lui.
L'Av. : Beaucoup sont ceux qui soutiennent que c'est un gouvernement à coquille vide, qui administre mais ne gouverne pas. Qu'en pensez- vous ?
A. L : Ce sont des propos rhétoriques. Aujourd'hui lorsque le ministre Dénis Kalume descend dans le Bas-Congo, rétablit les symboles de l'Etat, ce n'est pas une coquille vide. Quand le gouvernement prend l'initiative d'organiser la conférence de Goma et il en sort des actes concrets, ce n'est pas une coquille vide. Quand le gouvernement à travers le gouverneur du Katanga remet l'autorité de l'Etat en empêchant la séquestration d'un ministre, ce n'est pas une coquille vide. Il ne faut pas être impatient. Car, la détérioration est profonde et générale. Cette première année a servi à poser des actes fondamentaux sans lesquels la sécurité et les cinq chantiers n'auraient été que des slogans. Sans les efforts du ministre du Plan, on gouvernerait sans visibilité ; il faudrait aussi être attentif aux efforts de communications fournis, notamment par le site de cinq chantiers qui essaient de dire, de montrer aux leaders d'opinions, ceux qui ont accès au site, ce que le gouvernement fait, ce que le chef de l'Etat fait, ce que chacun fait pour l'amélioration de la situation générale du pays.
L'Av : La rumeur sur la mort du chef de l'Etat continue malheureusement a s'alimenter dans beaucoup de coins de la capitale. D'après vous, quelles stratégies qu'il faut pour mettre fin ?
A. L : Pour moi ce n'est pas une rumeur. C'est une opération montée par les professionnels à partir de deux actions ; l'intoxication et la désinformation. L'intoxication pour semer le trouble dans l'opinion et la désinformation pour semer le doute, conséquence, la rumeur va persister quelles que soient les preuves administrées parce que c'est un scénario prévu. Si pour démentir, on présente les photos, ils vont dire que ce sont des anciennes photos ou des anciennes images et ainsi de suite. Donc c'est une opération montée par les professionnels. Je crois que le chef de l'Etat a adopté la meilleure stratégie, c'est de laisser faire. Il ne doit faire leur jeu. Il doit faire son travail. Donc je crois que comme on dit le chien aboie, la caravane passe. Il faut travailler pendant que les autres veulent le distraire. C'est une opération de déstabilisation contre la république parce que si on parvient à déstabiliser le chef de l'Etat plus rien ne peut marcher. Ni au gouvernement ni dans le pays alors je me demande si ce sont des personnes qui aiment notre pays. En conclusion, je pense qu'il n'est pas exagéré de dire que c'est l'œuvre des fossoyeurs de la démocratie et de l'effort du développement de notre pays.
L'Av : Vous êtes à la tête d'un parti politique. Pouvons- nous en connaitre l'état de santé ? Vraisemblablement, depuis l'adhésion à la majorité présidentielle, plus rien n'y va. On ne l'entend plus…
A. L : C'est vrai que depuis les élections, nous nous sommes faits assez discrets pour des raisons stratégiques. Nous observons. Nous évitons de nous agiter inutilement. Nous sommes en train d'observer pour adopter la méthodologie qu'il faut par rapport à nos modestes moyens, par rapport à notre présence modeste dans les institutions. Nous avons un député dans l'assemblée provinciale de l'Equateur et pas plus tard qu'hier, il y a eu une réunion pour voir dans quelle mesure nous pourrions avoir quelques prétentions lors des élections locales et municipales prochaines. Mais, je peux vous rassurer que le parti est bien présent dans l'Equateur, notamment dans le district de la Mongala , dans les Kivus ; à Bukavu et à Goma. Le parti est bien présent ici à Kinshasa, notamment au Camps Luka et se porte normalement. Nous regrettons cependant le fait que nous ne sentons pas la synergie des autres partis de l'Amp à travers des actions combinées, par exemple dans cette histoire de rumeur. C'est à nous les partis, membres de l'Amp de nous réunir pour adopter une stratégie concertée. Dans cet ordre d'idées, nous pourrions mener à travers tous le pays des actions de masse et de soutien envers le chef de l'Etat. C'est ce que l'on peut faire. Normalement c'est tout l'Amp qui devrait se réunir et que chacun ait une mission auprès de sa base. Il faut ici apprécier les efforts du secrétaire général du Pprd, mais tout seul, c'est comme une goutte dans l'eau. C'est donc une réflexion que je soumets au secrétaire exécutif MM. Katumba, Koyagialo, Kanbinga, à la direction de l'Amp. Il ne faudrait pas que l'institution Amp considère que le problème du chef de l'Etat ne concerne que les décideurs de l'Amp ou qu'un parti. Le problème de la sécurité du chef de l'Etat, c'est notre problème à nous tous de l'Amp et même d'ailleurs au-delà.
L'Av : Nous sommes arrivés à la fin de notre entretien. Qu'auriez-vous à ajouter ?
A. L : Moi je voudrais conclure en demandant au peuple congolais de ne pas se laisser distraire. Les cinq chantiers sont une tâche difficile à exécuter mais qui démarre. Il faudrait par exemple que le Bas-Congo qui est une région connue pour ses vertus de tolérance trouve les moyens de donner une suite plausible aux revendications, si revendication il y a en demandant aux adeptes de Bundu dia Kongo d'être tolérants, de respecter les engagements que toute la nation a pris dans le cadre de la constitution, d'utiliser les instruments démocratiques républicains de dialogue, de recherche des solutions, bref, de vivre avec leur temps. En recourant à la force, je ne sais pas quelle solution ils ont amené. Ils augmentent la désolation chez nous. Je demanderais aussi aux autres parties de la république, qui chacune a ses problèmes de ne pas suivre la voie de la violence. Chaque province a ses problèmes, si le dialogue est la voie nécessaire il faudrait que les institutions républicaines comme les assemblées provinciales puissent être une source, une structure de recherche des solutions permanentes ; parce que je considère qu'organiser une table ronde pour le Bas- Congo et dans d'autres parties si nécessaire, c'est un peu avouer, consacrer l'échec des autorités provinciales. La voie de la démocratie n'est pas la seule mais à ces jours, c'est la meilleure, disons la moins mauvaise.
Dans le cadre de la démocratie, nous devrons tous participer à la restauration de l'autorité de l'Etat et d'un Etat de droit en favorisant la communication, la circulation des personnes et de leurs biens pour laisser au gouvernement et au président de la République le temps et les moyens de s'occuper adéquatement des mouvements sociaux qui éclatent de plus en plus dans tous les secteurs. Car, quelle que soit la détermination du chef de l'Etat, il ne peut réaliser les cinq chantiers immédiatement et complètement, surtout si certains se transforment en spectateurs.
Propos recueillis par Yassa |
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| lundi 10 mars 2008, a 21:29 |
| Jean Pierre Bemba : la série noire continue ! |
Arrestation du trafiquant d'armes Victor Bout
Bemba : la série noire continue !
Jeudi 8 mars 2008. Bangkok. Sofitel Silom hotel. Victor Bout, présenté comme l'un des grands trafiquants d'armes, est mis aux arrêts. Le piège, tendu par Dea, vient de fonctionner parfaitement ; les policiers de l'agence anti-drogue américaine s'étant fait passer pour de hauts responsables de la guérilla colombienne. Une guérilla qui vit essentiellement de la plantation et de la vente de la drogue, guérilla rendue célèbre avec la prise en otage d'Ingrid Betancourt.
Rfi, qui livre l'information, signale qu'avant son extradition sollicitée par Washington, Victor pourrait être jugé en Thaïlande pour tentatives de meurtres. La Russie voudrait aussi l'avoir pour un autre jugement.
Les Etats-Unis justifient leur demande par le fait qu'il approvisionnerait la guérilla colombienne en armes. Il n'est pas exclu d'y trouver le trafic de drogue. Outre la drogue, l'homme est aussi dans le commerce illégal du diamant.
La dépêche de la radio française signale que Victor Bout disposerait d'une flotte d'une cinquantaine de petits avions avec pour spécialité le trafic « des armes dans les pays frappés par des embargos de l'ONU. Parmi ses clients, figuraient l'ancien président du Liberia, Charles Taylor, mais aussi les rebelles congolais et les Talibans ».
Interdit de voyager, le trafiquant d'armes probablement « le plus connu de la planète » est omniprésent dans les pays mis sous embargo par l'Onu en raison du potentiel d'insécurité.
Rfi indique que « …c'est en Afrique que cet homme rondouillard se construit une réputation qui poussera même Hollywood à adapter sa vie au cinéma avec le film Lord of War. Angola, Liberia, Sierra Leone, RDC ». Et de préciser : « Malgré les sanctions des Nations Unies et un mandat d'arrêt émis par la Belgique, les avions de sa compagnie Air Cess, basée aux Emirats Arabes Unis, poursuivent leurs livraisons ».
Sylvie Burret, de Rfi elle aussi, relève dans son article intitulé « Trafic d'armes. Profession : trafiquant » que Viktor Anatolievitch Bout a un cirriculum vitae impressionnant. Il posséderait cinq passeports pour cinq nationalités différentes et circule sous plusieurs pseudonymes. Né au Tadjikistan en 1967, officier de l'armée de l'air soviétique, ayant travaillé pour le KGB, il a démarré ses activités en Belgique avec pour associé le pilote belge Lemaire.
A un moment, il a été accusé par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d'Afrique du Sud de fournir des armes à l'Unita. En Sierra Leone, il a livré des armes au mouvement rebelle Ruf pour plusieurs millions de dollars américains. « Bout fournirait également des véhicules, des uniformes, des munitions et du fuel aux rebelles », souligne-t-elle.
« Tentatives de meurtres », « armes », « trafic de drogue », « diamant », « cinquantaine de petits avions », « véhicules, uniformes, munitions, fuel » : on a là le profil du parfait mercenaire, homme sans loi ni foi pour qui la vie de l'autre n'a aucune importance, encore moins la paix et la sécurité d'un pays.
Pas de chance !
Victor Bout n'est pas un inconnu pour les Congolais. Son nom est repris dans le dernier Rapport du Panel des Nations Unies sur l'exploitation illégale des ressources naturelles et autres richesses nationales de la RDC.
Dans ce rapport, Victor Bout est cité avec le kényan d'origine indienne Sanjivan Ruprah parmi les trafiquants d'armes les plus actifs à l'Est du Congo, cela entre 1998 (début de la 2ème guerre) et 2003 (démarrage de la Transition issue du Dialogue inter congolais). Ils se servaient, tout naturellement, des territoires rwandais et ougandais pour approvisionner en effets militaires (armes, minutions, véhicules, uniformes, fuel, ration et …drogue) les mouvements rebelles présents au Kivu et en Province Orientale. Ces mouvements, on s'en doute, sont le Rcd et Cie ainsi que le Mlc. Bien entendu, en raison de l'état délabré de la quasi-totalité des aérodromes de la RDC, le type d'aéronef faisant l'affaire est le petit porteur. Genre celui de la flotte de Victor Bout.
Les indiscrétions laissent entendre que l'arsenal de Gbadolite mis en dernières minutes par Jean-Pierre Bemba à la disposition des Fardc au lendemain des incidents de Kinshasa en mars 2007 serait une livraison du duo Bout-Ruprah ! Il est certes vrai que ces armes (plusieurs tonnes) avaient été placées sous la surveillance de la Monuc. Mais, il est surtout vrai que la Monuc n'avait été alertée qu'après que Joseph-François Nzanga Mobutu en ait dénoncé le stockage dans les installations de son usine Coca-Cola à Gbadolite.
C'est à partir de cet arsenal que l'on peut remonter la filière de la connexion. Les articles de Rfi et Sylvie Burruet signalent l'implication de Bout dans le trafic d'armes opéré au Liberia et en Sierra Leone à l'époque d'un certain rebelle CharlesTaylor, devenu président de la République, aujourd'hui en procès à la Cpi à la suite des crimes commis notamment en Sierra Leone. Sait-on qui a acheté l'avion de Taylor ? C'est Jean-Pierre Bemba, un passionné de la flotte aérienne ! C'est sous licence de Scibe Airlift que l'Antonov avait crashé à Ndolo avec à bord des produits pétroliers, pharmaceutiques et alimentaires destinés à l'Unita, en Angola.
On peut donc dire de Bemba et Bout qu'ils se rejoignent dans le trafic. Et les deux sont en train de vivre la fin de leur aventure.
La série noire se poursuit pour Chairman en ce qu'il n'en a pas encore commencé avec la plainte qui l'attend à Kinshasa à la suite des incidents de mars de l'année dernière que l'arrestation de Victor Bout peut révéler, au cours du procès, un pan de ses activités illicites pendant que, sur ces entrefaites, la Cpi a déjà démarré ses investigations sur les tueries de Bangui dans lesquelles il serait impliqué via ses hommes !
Décidément, les choses vont tellement de mal en pis pour l'honorable Jean-Pierre Bemba que même sa candidature pour le poste de porte-parole de l'Opposition politique a désormais trop peu de chances d'être soutenue par les siens…
Mapamitiba
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| vendredi 07 mars 2008, a 06:03 |
| Réunion Ceaac sur le Tchad ; Kabila tient son premier sommet ! |

* Prévues pour le 10 mars prochain, les assises de Kinshasa sont les premières à se tenir sous les auspices de Joseph Kabila, porté à la présidence de la Ceeac depuis le mardi 30 octobre 2007 à l'occasion de la 13ème session ordinaire. Pour mémoire, cette organisation sous-régionale a été créée en 1983. Elle entre en cette année 2008 dans sa 25ème année. Un quart de siècle. Tout un symbole… * Comme pour marquer justement cette solennité, le Palais de la nation est en train de subir un lifting à la hauteur de l'événement. Nouvelle couche de bitume dans le périmètre direct ; nouvelle couche de peinture sur les immeubles alentour dont la Dgrad, nouvelle « coiffure » pour la pelouse et les fleurs : les travaux vont bon train. Apparemment, le conseil des ministres qui s'y est tenu le mercredi 5 mars 2008 aura servi de test grandeur nature... *Manifestement, Joseph Kabila prépare au travers de ces assises sa propre rentrée politique, cinq jours avant la rentrée parlementaire. C'est certainement à cette occasion qu'il sera définitivement mis fin à toutes ces rumeurs tantôt sur sa maladie, tantôt sur son décès.
Sauf imprévu, c'est le lundi 10 mars 2008 que Kinshasa abrite les assises du sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (Ceeac) convoquée par son président en exercice, le chef de l'Etat Joseph Kabila.
Devant se clôturer le samedi 8 mars prochain, le séminaire initié à l'attention des membres du gouvernement Gizenga s'est ouvert hier jeudi au ministère des Affaires étrangères. Il est naturellement prévu des travaux préparatoires proprement dits qui devront au moins deux jours ou un, avant le sommet. Sont attendus, tous les chefs d'Etat de la sous-région, notamment l'Angolais Eduardo Dos Santos, le Congo-brazzavillois Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Omar Bongo, le Centrafricain François Bozize, le Camerounais Paul Biya, le Burundais Pierre Nkurunziza, l'Equatoguinéen Obiang Nguema, le Saotoméen Fradrique Menezes et, c'est évident, le Tchadien Idriss Deby Itno, parce que le point focal étant la crise tchadienne. Cette crise, pour rappel, a été accentuée avec la prise manquée de N'Djamena par les rebelles de la Cnt (Concorde nationale tchadienne) soutenus par les frères Timane et Tom Erdimi du Rfc. La France ayant proposé dès le vendredi 1er février de sortir du Tchad le président Idriss « s'il estimait que sa vie était en danger et qu'il devait partir », bien des observateurs avaient prédit la chute du Pouvoir. Les affrontements de dimanche 3 au mercredi 5 février ont plutôt déjoué les pronostics ; Paris s'étant rapidement ressaisi pour se mettre du côté de la légalité et de la légitimité.
Aux premières heures, Joseph Kabila a fait vite de réagir en faveur justement de la légalité et de la légitimité. Déjà, le samedi 2 février, il avait fait publier par ses services de presse un communiqué dans lequel il exprimait « sa vive préoccupation sur la situation socio-politique trouble qui règne à Djamena, capitale de la République du Tchad ». Aussi, agissant au nom des Etats membres de l'organisation et se conformant aux dispositions statutaires de l'organisation panafricaine, il a condamné « toute tentative de prise de pouvoir par les armes » non sans saluer au passage l'initiative de la médiation de l'Union africaine confiée aux présidents congolais Denis Sassou Nguesso et libyen Mouhammar Kadhaffi. Continuant de suivre « avec grande attention l'évolution de la situation et exprime son soutien au peuple tchadien ainsi qu'aux institutions démocratiquement élues de l'Etat tchadien », Joseph Kabila a annoncé une délégation de la Ceeac au Tchad « pour une évaluation conséquente » de la situation. Vingt jours plus tard, il va recevoir au Palais de la Nation une délégation tchadienne conduite par le ministre d'Etat Harun Kabadi.
25 ans de la Ceeac : tout un symbole
Comme pour confirmer son engagement dans le suivi de la question tchadienne, le chef de l'Etat a mandaté auprès de tous ses collègues de la Ceeac le ministre d'Etat aux Affaires étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi accompagné, pour la circonstance, de son conseiller politique et diplomatique principal Marcellin Cishambo.
Commencée par Oyo, ville du Nord de la République du Congo où elle a échangé avec le président Denis Sassou Nguesso, la mission s'est terminée par Luanda où elle s'est livrée au même exercice avec le président angolais Edouardo Dos Santos. C'est de l'étape de Libreville qu'elle couvert successivement le trajet de Malabo, de Yaoundé et de Bujumbura.
Les assises de Kinshasa sont donc les premières que tient Joseph Kabila, porté à la présidence de la Ceeac depuis le mardi 30 octobre 2007 à l'occasion de la 13ème session ordinaire. Pour mémoire, cette organisation sous-régionale a été créée en 1983. Elle entre dans sa 25ème année. Tout un symbole.
Propre rentrée politique
Comme pour marquer justement cette solennité, le Palais de la nation est en train de subir un lifting à la hauteur de l'événement. Nouvelle couche de bitume dans le périmètre direct ; nouvelle couche de peinture sur les immeubles alentour dont la Dgrad, nouvelle « coiffure » pour la pelouse et les fleurs : les travaux vont bon train. Apparemment, le conseil des ministres qui s'y est tenu le mercredi 5 mars 2008 aura servi de test grandeur nature. Manifestement, Joseph Kabila prépare au travers de ces assises sa propre rentrée politique, cinq jours avant la rentrée parlementaire. C'est certainement à cette occasion qu'il sera définitivement mis fin à toutes les rumeurs tantôt sur sa maladie, tantôt sur son décès. Mais, cela est un autre dossier.
Le dossier tchadien, comme on vient de le relever, constitue le sujet principal du sommet extraordinaire. Il n'est pas exclu que d'autres sujets s'invitent au débat, notamment celui de la crise camerounaise et des crises congolaises de l'Est avec la poursuite des troubles au Nord-Kivu après la Conférence de Goma et de l'Ouest avec l'affaire Bundu dia Kongo. On a, du reste, l'impression que la coïncidence entre la convocation du sommet de la Ceeac et la résurgence des affrontements avec le mouvement politico-religieux Bdk n'a rien de fortuit. Dans tous les cas, même en aparté, la question pourrait être soulevée après l'appel à la balkanisation de l'Afrique centrale lancé avant-hier sur Rfi par le député « national » Ne Muanda Nsemi. Pour mémoire, ce dernier a eu le culot de déclarer que la revendication de son organisation est d'« abolir toutes les frontières coloniales en Afrique centrale et transformer toute l'Afrique centrale en un seul pays de type fédéral » car, dans sa vision, c'est lorsque son vœu sera exaucé que « les Bakongo qui sont en Angola, qui sont au Congo-Brazzaville et au sud Gabon seront réunifiés ». Il n'est pas exclu qu'un message clair soit adressé à tous ceux qui rêvent de la révision des frontières héritées de la colonisation ; qu'ils opèrent à couvert ou à découvert (lire chronique politique en p. 5). Les assises de Kinshasa ne manqueront sûrement pas de conforter le Pouvoir Kabila, pardon, le Pouvoir congolais.
Omer Nsongo die Lema |
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| lundi 03 mars 2008, a 12:34 |
| Coalition Bundu dia Kongo, où es-tu ? |
* On ne sait pas trop pourquoi on surdimensionne le BDK. Ce mouvement n'a aligné qu'un seul député national, son chef Ne Muanda Nsemi, alors que le Bas-Congo aligne 25 députés à l'Assemblée nationale. Il n'a aucun sénateur parmi les 4 à représenter la province. Bref, sur les 29 parlementaires Ne Kongo, BDK a seulement son chef au Palais du Peuple. Résultat : il n'a pas de ministre national, pas de ministre provincial, et il risque demain de n'avoir aucun maire, ni bourgmestre... * C'est donc non sans raison que l'on en vient à se demander pourquoi fait-on passer ce mouvement pour porteur des aspirations de près de 5 millions de Ne Kongo dont près de 3 millions résidant au Bas-Congo ; le reste étant éparpillé à Kinshasa, dans les autres provinces du pays et à l'étranger... * Paradoxe congolais : les forces politiques et sociales qui soutenaient jusque-là BDK en accusant le Gouvernement d'étouffer les libertés fondamentales prennent maintenant peur et se plaignent de l'attentisme du même Gouvernement.. Elles se mettent à supplier Gizenga II de rétablir l'autorité de l'Etat ; les actes de ce mouvement étant étendus à la chasse aux non-originaires...
Alors que Ne Muanda Nsemi, chef de Bundu dia Kongo (Bdk), en appelle seulement maintenant à un dialogue à la kivutienne pour la résolution de la crise que son organisation entretient délibérément dans le Bas-Congo, les églises chrétiennes – confessionnelles comme non confessionnelles – ne décolèrent pas. Principalement les Catholiques et les Protestants, obligés de donner raison aux Kimbanguistes qui, eux, ont trop longtemps fait les frais de l'intégrisme ethnotribal et politico-religieux de ce mouvement implanté surtout en pays Nianga.
En l'espace de 48 heures, les représentants du Saint Siège et les descendants de Luther ont levé le ton pour stigmatiser la violence dont les leurs sont victimes de la part des « Makesa » (gens forts), cette sorte de branche armée qui se permet de se substituer à l'armée, à la police, aux services de renseignements et à la justice qui constituent pourtant les quatre instruments sécuritaires de tout Etat moderne. Pour la petite histoire, Bdk s'est rendu ou a été rendu célèbre à la suite des affrontements dits du Bas-Congo survenus fin janvier-début février 2007 entre les forces de l'ordre et ses « Makesa », précédant les événements de Kinshasa de mars de la même année. Les deux, on le sait, sont politiquement liés.
Le bilan, demeuré provisoire jusqu'à ce jour, fait état de 105 morts de deux côtés, avec cependant cet étrange constat des corps jamais identifiés par les dirigeants de ce mouvement ni réclamés par les familles. D'où, d'ailleurs, la thèse d'infiltration avec des éléments venus soit de Kinshasa, soit de Brazzaville, en renfort à ceux de Ne Muanda Nsemi.
Miroir grossissant
A dire vrai, Bdk a tout de la grenouille de la fable de La Fontaine. Celle qui voulait se faire plus grosse que le bœuf. Parce que si ce mouvement avait réellement de l'emprise sur les Ne Kongo, comme son chef s'en vante devant des médias, il n'aurait pas aligné un seul député national en la personne justement de son chef Ne Muanda Nsemi pour une province ayant 25 députés à l'Assemblée nationale. Il aurait, en plus, pu avoir plusieurs députés provinciaux et plusieurs sénateurs. Or, il n'a aucun député provincial, ni même un sénateur parmi les 4 que compte le Sénat.
Bref, sur les 29 parlementaires Ne Kongo, Bdk n'en a qu'un seul ! Résultat : le mouvement n'a pas de ministre national, pas de ministre provincial non plus, et il risque même de n'avoir demain aucun maire, aucun bourgmestre... C'est donc non sans raison que l'on en vient à se demander pourquoi le fait-on passer pour porteur des aspirations de près de 5 millions de Ne Kongo dont près de 3 millions résidant au Bas-Congo ; le reste étant éparpillé à Kinshasa, dans les autres provinces et à l'étranger.
En fait, le miroir grossissant dans lequel Bdk se projette relève l'escroquerie à laquelle se livrent certaines forces politiques et sociales au nombre desquelles des personnalités politiques, des ong de défense des droits de l'homme et des médias proches de l'Opposition.
Ayant instrumentalisé ce mouvement, principalement à partir de 2005 et en prévision des enjeux référendaire et électoral, ces forces réalisent à leurs dépens maintenant seulement que le bon Bdk est en voie de devenir un méchant loup, prêt à dévorer tout le monde. N'en déplaise à Ne Muanda Nsemi qui crie maintenant au complot ! Car, les incidents de Luozi avec ses 6 morts et 11 blessés ont la particularité de survenir après la signature d'une sorte de « pacte de non-agression » entre l'Eglise catholique romaine et le chef du mouvement politico-religieux avec pour médiateur l'honorable Gilbert Kiakwama ! Ce qui suppose, de deux choses l'une : soit Bdk est en train d'échapper à l'autorité de son chef, soit il continue de lui obéir. Dans la seconde éventualité, les honorables Kiakwama et Jean-Claude Mvuemba de même l'ensemble de la Dynamique parlementaire kongo vont devoir en tirer toutes les conséquences.
L'enjeu provincial
La réalité est que toute la coalition Bdk qui s'est formée à la faveur des événements du Bas-Congo de 2007 est en train de récolter ce qu'elle a semé en croyant accroître et consolider son leadership aux plan provincial et national, et même aux plan régional et international (lire Chronique politique).
Pourtant, quand on analyse froidement la première et vraie cause des affrontements du Bas-Congo de 2007, à savoir l'échec du « ticket Fuka Unzola-Ne Muanda Nsemi » pour le gouvernorat de la province, tout révèle et relève justement l'escroquerie et l'instrumentalisation politique. Le Mlc – qui avait présenté et parrainé ce ticket – savait au départ que son candidat gouverneur Fuka Unzola et son candidat vice-gouverneur Ne Muanda Nsemi étaient tous deux ressortissants du district des Cataractes dans un Bas-Congo qui compte exactement trois districts (avec La Lukaya et le Bas-Fleuve). Le vote des membres des bureaux des Assemblées provinciales ayant précédé celui du gouverneur de province, le Mlc savait aussi que la présidence et la première vice-présidence de l'organe délibérant provincial avaient échu aux honorables François Kimasi (du district de la Lukaya ) et Augustin Kisombe (du district des Cataractes).
Le district du Bas-Fleuve était donc le moins bien servi. Le Mlc savait surtout que c'est dans le Bas-Fleuve que Bemba avait fait le plein de voix aux premier et second tours, grâce au travail abattu par Romain Nimy et par Justine Kasa-Vubu. Or, ce parti va commettre l'impardonnable en ignorant superbement le Bas-Fleuve dans le partage géopolitique du Pouvoir provincial. Dire qu'il aurait gagné en estime s'il avait préconisé, par exemple, un ticket « Bas-Fleuve/Cataractes » pour le gouvernorat ; le district concerné ne manquant d'ailleurs pas de gros calibres pour les postes de gouverneur ou de vice-gouverneur ».
L'Amp n'a fait que profiter de cette faute en soutenant le ticket « Mbatshi-Nkusu » ; le gouverneur étant du Bas-Fleuve, son second de la Lukaya. Conscients , eux, de l'équilibre provincial, les députés provinciaux n'avaient pas besoin d'être corrompus pour confier le poste gouverneur au district le moins servi. Ne Muanda Nsemi était censé le savoir. En bon Ne Kongo, il ne pouvait pas privilégier son district à lui au détriment des autres.
La question à se poser est cependant de savoir qui avait poussé Bemba à jouer un si mauvais et dangereux jeu ? Dans le même contexte, réputé cassant, Ne Muanda Nsemi n'est pas homme à jouer les seconds rôles. Sa cohabitation avec Fuka Unzola était condamnée à la conflictualité. On imagine ce qui serait advenu du Bas-Congo en général et du Mlc en particulier en cas de conflit entre le gouverneur élu et le vice-gouverneur non-élu ; ce dernier disposant de ses « Makesa » ! La même question revient : qui encore avait poussé Bemba à jouer un si mauvais et dangereux jeu ?
Le laisser vivre l'effet boomerang
Hier, appuyé par bien des personnalités politiques, des ong de défense des droits de l'homme et des médias, Bundu dia Kongo a trouvé dans sa croisade contre l'Autorité de l'Etat un soutien à son combat dont les actes en date sont maintenant condamnés même par le clergé catholique. Mgr Dizolele Nzambi s'est adressé le 1er mars 2008 à ce mouvement en ces termes : « Que la hiérarchie de Bundu dia Kongo fasse tout pour ne pas diviser le peuple Kongo, parce que tous ces actes qui se commettent dans les villages peuvent amener non seulement beaucoup de haine, mais aussi de division ». Au cours de la semaine dernière, la Presse a fait écho de la chasse aux non-originaires déclenchée par ce mouvement notamment à Kimpese, à la Cinat.
Premier paradoxe : les mêmes forces politiques et sociales qui accusaient hier le Gouvernement d'étouffer les libertés fondamentales prennent peur et se plaignent de l'attentisme du même Gouvernement, comme s'ils se mettaient à supplier Gizenga II de rétablir l'autorité de l'Etat.
Deuxième paradoxe : les mêmes forces politiques et sociales qui condamnaient (et continuent de condamner) les actes de Gabriel Kyungu au Katanga sont aussi les mêmes qui admiraient Bdk hier avant de commencer en s'en détourner aujourd'hui ! Ainsi, la coalition Bundu dia Kongo se tait. Bien seul désormais, Ne Muanda Nsemi redoute le régicide dont sont capables ses « Makesa ». Il en appelle à la table ronde du Bas-Congo comme si, pour y arriver, il fallait absolument passer par le noircissement de l'image de la province avec mort d'hommes et destruction d'infrastructures. Sans l'enjeu provincial, national, régional et international que représente la province, on devrait le laisser vivre l'effet boomerang…
Omer Nsongo die Lema |
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| samedi 01 mars 2008, a 05:38 |
| Qui en veut si tant à Kabila ? |

* A l'intérieur, les populations finissent par se demander pourquoi l'on en veut si tant à un homme à peine élu et qui est en train de chercher à réaliser ses promesses de campagne ! N'étant pas dupes, elles réalisent que perpétré successivement sur Lumumba, Mobutu et L-D. Kabila - généralement avec le concours des puissances extérieures - l'assassinat politique ou physique n'a jamais fait avancer le pays. Au contraire ! * A l'extérieur, il n'est meilleure façon pour le roi Albert II ou le président Sarkozy de se sentir méprisé que de recevoir une information ou d'apprendre une rumeur fausse sur la mort d'un homologue. Là, il cesse carrément d'avoir de l'estime pour la personne qui se livre à cette pratique ; il ne peut que la traiter de vulgaire mercenaire ou escroc... *Il va sans dire que s'il était appelé à se prononcer entre les rumeurs et les chantiers, le peuple ne pourrait que se pencher du côté des chantiers ! D'autant qu'avec les rumeurs, c'est vraiment un saut dans l'inconnu tandis qu'avec les chantiers, c'est juste le contraire...
La différence de la vérité qui n'a vraiment pas besoin d'être régulièrement entretenue, le mensonge a pour gros problème sa gestion difficile ! En effet, chaque fois qu'il commence à être défait par la réalité, il doit être alimenté avec un nouveau montage.
Les rumeurs sur le sort de Joseph Kabila sont dans cette logique. Lancées avec l'assassinat par balles, elles se sont défaites dès que la télé a montré le chef de l'Etat en train de recevoir des lettres de créance des nouveaux ambassadeurs le 7 février dernier au Palais de la nation et présider le lendemain un conseil des ministres à la Cité de l'Union africaine. Ces rumeurs ont fait état par la suite de l'assassinat par empoisonnement avant d'être balayées par d'autres apparitions du Président de la République. S'étant rendu compte de l'échec de leur stratagème, les planificateurs et propagateurs des rumeurs croient tenir maintenant le bon bout : la maladie du chef. Malheureusement, là aussi, c'est échec et mât. Réalisant à leurs dépens que plus ça dure, plus ça se démonétise, les voici contraints de jouer le va-tout : ils viennent de lancer un drôle appel à la résistance !
L'homme congolais, selon l'Itp
A l'intérieur comme à l'extérieur du pays, les étrangers – principalement les officiels – en sont à se demander si les Congolais méritent réellement d'être pris pour des gens sérieux, des gens dignes d'être dirigeants, et encore dirigeants (c'est-à-dire gouvernants et opposants) du si immense et riche pays connu sous le nom Congo.
A dire vrai, la persistance des rumeurs – à l'instar du discours sur la congolité – confirme la typologie de l'homme congolais telle que faite par l'International Tutsi Power (Itp). Une typologie confirmée en son temps par le Corps des volontaires de la paix (Cvp) et actuellement confortée par les Organisations non gouvernementales internationales. A en croire les uns et les autres, il suffit de donner à l'homme congolais « Argent, Villa et Véhicule » pour qu'il vous vende son âme ! Les multinationales ont certainement intériorisé cette description qu'elles n'ont aucun mal à trouver un bras séculier congolais prêt à troubler l'ordre institutionnel au travers de l'ordre public ou vice-versa. Et là, les rumeurs font partie des moyens justifiant la fin, même quand elles volent bas. Il a finalement amplement raison, ce confrère qui a introduit sa manchette d'hier par cette boutade : « Si l'on en croit la rumeur, il y a longtemps que le chef de l'Etat est décédé. Joseph Kabila doit avoir un pouvoir surnaturel qui le fait ressusciter des morts chaque matin avant de mourir dans la journée et de re-ressusciter le lendemain matin ».
Vulgaire mercenaire
Pourtant, les utilisateurs de cette arme redoutable - mais en réalité trahissant la faiblesse d'esprit et la perversité de la conscience - savent que les officiels étrangers ont toutes les facilités d'accéder à l'information. La vraie. Quand, par exemple, ils veulent s'assurer de la mort d'une autorité donnée, ils peuvent l'appeler simplement au téléphone, à son numéro personnel ! D'un mort on peut tout attendre, sauf une réponse…
On imagine alors l'idée que se font ces officiels de la nature de l'homme ou de l'organisation à la base des rumeurs lorsque celles-ci, vérifiées et revérifiées, se révèlent non fondées. Ils y trouvent l'expression de mépris à leur égard, mais aussi à l'égard de leurs propres peuples tout comme du peuple congolais qu'ils finissent par prendre en pitié. Il n'est pas meilleure façon pour le roi Albert II ou le président Sarkozy de se sentir méprisé que de recevoir une information ou d'apprendre une rumeur fausse sur la mort d'un homologue. Là, il cesse carrément d'avoir de l'estime pour la personne qui s'adonne à cette pratique ; il va commencer à la traiter en vulgaire mercenaire ou escroc. Ceci, à l'extérieur du pays.
Appel au soulèvement
A l'intérieur, l'effet est encore plus terrible qu'on ne le croit pour le peuple obligé, chaque matin, chaque midi, chaque soir de se mettre à l'affût de l'image ou du son devant le convaincre du contraire. Les populations de l'ensemble du pays Congo (et non Kongo) finissent naturellement par se demander pourquoi l'on en veut si tant à un homme à peine élu, un homme qui est en train de chercher à réaliser ses promesses de campagne !
N'étant pas dupes, elles consultent les annales qui les renseignent et leur enseignent que l'assassinat moral de la personnalité des acteurs majeurs précède généralement l'assassinat physique ou politique. Mais, elles réalisent en même temps que perpétré successivement sur Patrice-Lumumba, Mobutu Sese Seko et Laurent-Désiré Kabila et généralement avec le concours des puissances extérieures, l'assassinat moral ou physique n'a pour autant pas fait avancer le pays. Au contraire. Partant du principe « les mêmes causes produisent les mêmes effets », l'assassinat de Joseph Kabila aboutira au même résultat. Un résultat qui pourrait cependant se révéler pire en raison du contexte géopolitique interne et externe actuel. Et encore, quand l'appel au soulèvement est l'oeuvre des forces politiques et sociales à la base justement de la paupérisation du peuple, la réaction pourrait être contraire à celle escomptée.
Course contre la montre
Ce qui est déjà sûr, c'est que les rumeurs s'accentuent au fur et à mesure que l'on s'approche du démarrage des grands travaux d'infrastructures de base liés aux 5 Chantiers. On assiste à une sorte de course contre la montre avec deux compétiteurs : les rumeurs et les chantiers.
A ce propos, il y a lieu de noter que Kinshasa, dont 250 km du réseau routier sont concernés par les contrats dits chinois, attend incessamment 200 ingénieurs en provenance de Beijing. Les grandes artères répertoriées sont, notamment, le Bld Lumumba, le Bld du 30 juin et l'avenue de la Libération allant de Gombe à Ipn, en plus l'autoroute périphérique aéro N'djili-centre ville. Déjà, Usd 100 millions sont disponibilisés pour les équipements.
Il va sans dire que s'il était appelé à se prononcer, le peuple ne pourrait que se pencher du côté des chantiers ! D'autant qu'avec les rumeurs, c'est vraiment un saut dans l'inconnu, tandis qu'avec les deuxièmes, c'est juste le contraire. En effet, au cas où les chantiers démarrent, le peuple saura qui sanctionner positivement et comment le faire. Au cas où ils ne démarrent pas, il sait aussi qui sanctionner et comment le faire, sans nécessaire aller à un autre schéma. Le raccourci préconisé par les « chantres » des rumeurs est donc la voie la plus mauvaise qui soit. Il doit être combattu...
Omer Nsongo die Lema |
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