Une
interview de Jean-Pierre Bemba à Radio Okapi, diffusée dans la presse kinoise
le 14 avril 2008 concomitamment avec une analyse critique du Ccd de Jean-Pierre
Lisanga Bonganga sur le même sujet, à savoir le retour à sécuriser de Chairman, a bénéficié en début de cette semaine
d'une forte médiatisation.
Normal :
après l'échange de courrier entre le Sénat et le Gouvernement les 24 et 29 mars
passé et la publication, par la chambre haute, du communiqué du 31 courant
évoquant pour la première fois les dispositions relatives à la fin du mandat
selon l'article 204-6 du Règlement intérieur, l'exilé de Faro a réagi par voie
de média. Selon une dépêche Afp du 1er avril, il s'est dit surpris
d'apprendre de la presse ce message. Insistant sur le caractère politique de la
solution à son problème, il a enjoint le gouvernement de désigner les interlocuteurs
censés discuter avec lui des conditions de son retour.
Deux
semaines après, il y a eu cette interview à Radio Okapi et cette analyse
critique du Ccd venues relancer en quelque sorte le dossier.
Manifestement,
et malheureusement, le sénateur
Bemba et le député national Lisanga ont comme résolu de tronquer l'Histoire pour
se dédouaner vis-à-vis de l'opinion et, de ce fait, continuer à culpabiliser
Joseph Kabila et sa famille politique restés dramatiquement fidèles à l'esprit
« porteur d'œuf ».
En
effet, là où Bemba dit à son interviewer : « Je crois qu'heureusement vous avez vu ce que j'avais déclaré au
lendemain de la décision de la Cour suprême de justice pour éviter le chaos »
et explicite sa pensée en soulignant que « j'avais dit que je m'inscrivais dans une opposition républicaine et
forte », Lisanga ; lui, renchérit en ces termes : « Le CCD tient à rappeler à l'opinion tant
nationale qu'internationale que conformément à l'esprit de l'accord du 29
octobre 2006, le candidat Jean-Pierre Bemba, dont on avait officiellement
annoncé la défaite, a évité au Peuple congolais la situation déplorée à ce jour
au Kenya, en faisant une déclaration radiotélévisée demandant à ses partisans
de s'inscrire dans une opposition forte et républicaine ».
La
ressemblance des expressions est fortuite, préviendrait le romancier !
Pourtant,
les deux Jean-Pierre savent qu'ils parcellisent la narration des faits
remontant à une quinzaine de mois à peine. Des faits encore frais dans la
mémoire collective, à moins de continuer de prendre les Congolais, à commencer
par leurs propres électeurs, pour de gros amnésiques.
Rafraîchissons
les deux honorables la mémoire :
Violation des Accords de la
« Monuc »
1.
Bemba n'avait accepté ni le verdict des urnes, ni celui des juges. En effet, avant
le verdict des urnes, il y avait eu la déclaration
proclamant sa victoire au Second tour.
Faite au nom de l'Un par le sénateur Lunda Bululu en la résidence secondaire de Chairman sur le Bld du 30
juin (lieu de la plupart des événements malheureux à se produire entre août
2006 et mars 2007), cette déclaration était en elle-même une violation
délibérée (la première, de toutes les façons) des accords politiques conclus
entre ses délégués et ceux de Kabila sous les auspices de la Monuc, accords qui
prévoyaient notamment des dispositions sécuritaires à prendre par le vainqueur
en faveur du vaincu. Pour mémoire, le décret n°6/143-b du 13 novembre 2006 en est
le produit.
A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu !
Contestation des résultats du Second
tour
2.
Après le verdict des juges, Chairman ne s'était pas inscrit dans la logique
d'une opposition forte et républicaine ou républicaine et forte, contrairement
à ce qu'il souligne. A preuve : il avait brandi la menace de la remise en
cause des résultats électoraux à la première occasion. Pour rappel, considérant
que le procès « n'a été ni équitable, ni
juste pour restaurer la transparence et la vérité des urnes », il avait
exactement ajouté ceci : « Nos
griefs sur cette élection demeurent et nous serions bien fondés à en contester
le verdict » !
«
La République » fut l'un des rares
journaux à relever que le vaincu du Second tour n'avait ni félicité Joseph
Kabila de son élection (comme le font les esprits démocratiques), ni eu un seul
petit mot de remerciement à l'égard des partenaires extérieurs (devenus ses
principaux défenseurs). On n'a qu'à relire le texte intégral de sa déclaration.
A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu !
Attaques pendant la campagne électorale
3.
Pour que l'Histoire soit préservée de la souillure, il est impérieux de
commencer cependant par situer le parcours des deux candidats à partir de la
campagne électorale.
Personnellement,
seul journaliste de la presse écrite privée à me retrouver dans la suite du
candidat Joseph Kabila au Premier tour, cela aux étapes de Kisangani et Isiro
(Province Orientale), Gbadolite, Gemena et Bumba (Equateur), Lodja, Mbuji-Mayi
et Kabinda (Kasaï oriental), Kindu (Maniema) et Lubumbashi (Katanga), j'avais beaucoup
vu, énormément entendu.
Introduit
dans chacune de ses adresses par Vital Kamerhe, alors secrétaire général du
Pprd, le candidat Kabila n'avait pas une seule fois tenu des propos déplacés
envers un seul de ses 31 concurrents. Dont Jean-Pierre Bemba. Pas une seule
fois on n'avait vu ou entendu les militants du Pprd s'attaquer aux militants
d'autres partis ou détruire leurs matériels de campagne.
Par
contre, Jean-Pierre Bemba, selon les dépêches d'agences généralement lues sur
Internet, alignait des attaques en règle soit par lui-même, soit par ses hommes
interposés.
Les
premières attaques avaient commencé par Lubumbashi avec des allusions à peine
voilées sur les contrats miniers. Il avait conscience, lui, de s'adresser
directement à Kabila étant donné que la campagne ne portait pas sur les
législatives, mais sur la présidentielle !
De
retour à Kinshasa, les attaques s'étaient amplifiées le 27 juillet 2006.
D'abord, sur son parcours de l'aéroport de Ndjili au stade Tata Raphaël, tous
les matériels de campagne de Kabila ayant été détruits. Les sièges de la Ham et
de l'Ondh, de même les installations de l'Armée de l'Eternel et de l'orchestre
Wenge musica maison mère avaient été vandalisées. Des policiers étaient les uns
molestés, les autres abattus froidement par ses partisans. Ensuite, en plein
meeting au stade, Jean-Pierre Bemba avait exploité les fameuses injures
qu'aurait faites son concurrent Kabila aux Kinois. Il s'était livré à une
surenchère scandaleuse. Enfin, il avait laissé ses médias exploiter à fond le
discours sur la congolité promu par Honoré Nbganda et l'Apareco.
A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu !
Provocations à Gbadolite, Gemena et
Bumba
4.
Témoin oculaire de scènes de provocation vécues par le candidat Kabila à
Gbadolite, Gemena et Bumba, j'avais personnellement vu comment les éléments
Fardc commis à la sécurité de Bemba dans les deux premières villes s'étaient
comportés pendant la séjour de celui qui, jusque-là, fut tout de même le chef de
l'Etat en fonction. A Gbado, ils avaient noué un bandeau rouge sur le front et
sur le bout du canon de leurs armes. Signe qu'ils étaient prêts à tout
affrontement armé avec la garde présidentielle. Neuf mois plus tard, ces scènes vont se répéter à Kinshasa !
A
Gbado, les éléments de Bemba avaient même coupé le signal Rtnc et Digitalcongo.
A Gemena, ils avaient empêché les jeeps du cortège présidentiel d'être
débarqués de l'avion ; ce qui obligera Kabila de parcourir à pied la
distance séparant l'aéroport de l'institut Gemena, lieu du meeting. A Bumba, Radio
Liberté avait accru le discours de congolité, exactement comme elle l'avait
fait à Gbadolite et à Gemena.
A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu !
Appel au soulèvement des Kinois
5.
Le 20 août 2006, date fixée pour la proclamation par la Cei des résultats
provisoires pour le Premier tour, des acteurs politiques proches ethniquement de Bemba – en l'occurrence
Gabriel Mokia et Jean-Baptiste Bomanza – avaient passé des heures entières sur
Radio Liberté Kinshasa (Ralik) à préparer les Kinois au soulèvement en cas de
victoire de Joseph Kabila.
A
partir de 11h00, les auditeurs de Ralik entendront ce message : « les résultats attendus allaient consacrer la
victoire du Candidat des Occidentaux, celui avec lequel les Occidentaux
entendaient signer des contrats léonins sur les dos du peuple congolais, en
privant Bemba de sa victoire » !
Ils
avaient même poussé la provocation à l'inimaginable en demandant aux Tanzaniens
ou aux Rwandais de venir récupérer leur
« fils » au risque de le voir subir le supplice du libérien Samuel Doë !
A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu !
Ou
plutôt si, car tout ce qu'il retiendra des événements du 20 au 24 août 2006,
c'est l'attaque dont il fut l'objet en sa résidence secondaire du Bld du 30
juin alors qu'il recevait les diplomates membres du Ciat. Or, c'est le même
jour et au même endroit que ses gardes avaient enfermé les éléments de la Garde
présidentielle. Probablement que ses gardes, qui pouvaient tout ignorer sauf
une action musclée de récupération, lui avaient caché la prise d'otage.
Incendie de « Ccktv »
6.
Le 18 septembre 2006, un incendie s'était déclaré dans l'immeuble abritant le
siège national du Mlc et des médias Bemba (Cctv, Cktv et Ralik). Cet incendie
avait été rapidement attribué au député national Pprd Kasongo Numbi, invité
pourtant à une émission par le directeur général Stéphane Kitutu. Mais la suite
des événements révéla qu'il s'agissait d'un accident consécutif à un
court-circuitage électrique.
Hélas !,
l'infortuné se retrouvera avec une jambe cassée ; un garde de Bemba
l'ayant écrasée avec une brique ! L'acte avait été commis dans la même
résidence secondaire du Bld du 30 juin !
A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu !
Destruction de la Cour suprême de
justice
7.
Le 11 novembre 2006, il y avait eu destruction d'une partie de la Cour suprême
de justice alors que cette instance devrait se prononcer sur la requête en
annulation des résultats provisoires du Second tour de la présidentielle
proclamés par la Cei et de l'entièreté de la maison communale de Gombe où le
couple présidentiel venait de célébrer le mariage civil.
Dans
la foulée, encore des policiers seront les uns abattus, les autres molestés par
les hommes de Bemba, principalement ceux qui se trouvaient en faction dans le
paramètre « Rond-point Mandela/Bld du 30 juin – Place Cadeco – Place Cour
suprême de justice – Rocade Inss », devenu un no man's land dans la ville.
Les sièges de l'ong Parec et de la Fecofa avaient également été détruits.
A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu !
Dieu ne fait pas Bemba
« vainqueur »
Peut-on,
un seul instant, et en toute honnêteté, dire que pour nos deux honorables, tous
ces actes-là, signés au grand jour, présageaient d'un excellent climat de
confiance et de cohabitation pacifique entre le Raïs et Chairman ?
Si,
dans leur entendement, la réponse est oui, c'est bien l'indice que les
événements des 22 et 23 mars 2007 ont été planifiés !
Et
comment ! (Lire BALISES).
Avant
ces événements, il y a eu ce gros exhibitionnisme militaro-fétichiste observé
plusieurs semaines durant sur le Bld du 30 juin, devant la même résidence
secondaire de Jean-Pierre Bemba (lire encadré).
Faisant
face aux éléments Fardc positionnés dans le cimetière de Gombe et ses
voisinages immédiats, les éléments Fardc commis à la garde de Chairman terrorisaient
pratiquement la population avec le même bandeau rouge noué sur le front et sur
le canon de leurs armes, scène observée à Gbadolite et Gemena six mois plus tôt !
Il
est de notoriété publique que ces événements résultaient de l'interview
accordée par Chairman à quatre médias politiquement
proches.
Pour
rappel, Bemba venait de rentrer de son séjour médical au Portugal après s'être
foulé ou cassé le pied dans les escaliers de sa résidence principale, aux abords du fleuve Congo. Il signait ainsi sa rentrée
politique, avait-on dit !
Mais
quelle rentrée politique ?
Depuis
plusieurs semaines, l'Etat-major général des Fardc avait soumis tous les
militaires à un recensement général. Le délai dépassé, un ultimatum de 15 jours
leur avait été imparti.
Or,
à quoi avait-on assisté ? Avec le recul du temps, on devrait auditionner à
nouveau cette interview pour réaliser toute la démarche provocatrice dans
le chef du chef de file de l'Opposition forte et républicaine !
Bemba
parlait de ses soldats (« Basoda
na ngai », répétait-il en lingala). Il les soustrayait à l'appel de la
Haute hiérarchie militaire ; ce qui revient à dire qu'il les invitait
ouvertement à la désobéissance !
Réclamant
l'application des accords de la Monuc en ce qui concerne le dispositif
sécuritaire spécial que le vainqueur devrait mettre en place pour le vaincu, il
se gaussait en même temps des Fardc
qui, selon ses propos, devraient plutôt se retrouver au Nord-Kivu pour
combattre Laurent Nkunda ou à Kahemba pour en chasser les Angolais !
Ainsi,
remettait-il en cause tout le processus de brassage enclenché !
Paradoxe
congolais : le lendemain de cette interview, un journal de la place soutenait
que les Occidentaux avaient très bien apprécié cette prestation qu'ils
considéraient comme digne d'un Opposant ! Et le surlendemain, c'était la
guerre en pleine ville de Kinshasa avec son cortège de morts, de blessés et de
destruction des biens.
Ça
rappelait aux Kinois le pillage de 1991. Un journal de la même obédience s'en
était vanté le lendemain, reprenant la réaction d'un leader de l'Union sacrée
selon laquelle « Mobutu avait pillé
le peuple, et maintenant le peuple pille Mobutu ». On connaît la suite
avec le chômage qui s'en est suivi.
Bref,
Bemba a planifié son coup ; mais cette fois-là, Dieu ne l'a pas fait
« vainqueur » ! Au contraire, Dieu l'a littéralement confondu
parce qu'il s'est mis à faire ce qu'en d'autres circonstances il n'aurait
jamais fait.
Tenez !
Primo, il va offrir le cessez-le-feu au
commandement des Fardc dès que les choses ont commencé à se gâter pour sa garde,
entrée pratiquement en mutinerie. Or,
le cessez-le-feu est un acte militaire, et seul le militaire (loyaliste ou
rebelle) est compétent pour le prendre. L'observation est, une fois de plus, du
journal « La République ».
En
l'annonçant le 22 mars 2007 aux environs de 18h00 dans une déclaration faite
sur Radio Okapi, Bemba a, en réalité, confirmé qu'il était toujours à la tête
d'une branche armée alors que la Constitution promulguée le 18 février 2006 et
à l'adoption de laquelle il avait largement et activement contribué lors du
référendum des 18 et 19 décembre 2005 interdit formellement le détournement des
éléments Fardc ainsi que l'entretien des forces paramilitaires, des milices
etc.
Du
reste, dans une déclaration du 28 mars 2007 signée de son chargé de
Communication, il ressort au point 1 que « Le jeudi 22 mars 2007, l'honorable sénateur JP Bemba Gombo a demandé au
Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, l'ambassadeur
William Swing, de prendre des dispositions pour faciliter l'intégration par
l'Etat-major général des FARDC des éléments commis à sa garde dans les villes
de Gbadolite et de Gemena ». C'est la preuve, si besoin est, que jusqu'à cette date du 22 mars,
l'intégration n'était pas toujours faite !
Un
malheur ne venant jamais seul, Bemba va confirmer au travers de la même déclaration, au point 2, la détention par
devers lui d'un armement à Gbadolite et Gemena. « Les entrepôts d'armements de Gbadolite et de Gemena avaient été mis
sous observation de la Monuc depuis que l'honorable sénateur JP Bemba avait
quitté cette ville en juillet 2003. Ces entrepôts avaient été contrôlés par une
délégation de l'Etat-major général des FARDC en 2004 », y lit-on. La
déclaration n'explique pas cependant pourquoi, jusqu'en mars 2007, l'armée
nationale n'en avait pas encore pris possession !
Et
au point 3, il est dit de l'honorable sénateur JP Bemba qu'il « prend acte ce jour de l'intégration par
l'Etat-major général des FARDC des éléments commis à sa garde déployés dans les
villes de Gbadolite et de Gemena, ainsi que de l'entrée en possession par la
hiérarchie militaire des entrepôts d'armement de Gbadolite et de Gemena ».
En
d'autres termes, c'est seulement le 28 mars 2007 que Chairman a mis à la
disposition de l'armée et ses hommes, et son arsenal de guerre !
Rien
qu'avec cette déclaration, il s'en est allé des circonstances atténuantes aux
circonstances aggravantes. Résultat : il s'est lui-même livré aux instances
judiciaires. Et la Constitution, de même que le Règlement intérieur du Sénat,
soumet toute action judiciaire à charge d'un sénateur à la levée de son immunité
parlementaire.
C'est
ainsi que le 10 avril 2007, soit 13
jours après la déclaration suicidaire et 18 jours après les événements dits de
Kinshasa, le Procureur général de la République Tshimanga Mukeba a adressé au Président du Sénat une requête pour
cette levée.
Devenu
justement président du Sénat au terme de l'élection du Bureau définitif, et au
nom du principe de continuité de l'Etat, Léon Kengo, juriste de formation et
prédécesseur de Tshimanga Mukeba, se devait de donner suite à la procédure
déclenchée.
Curieusement,
il a choisi d'ignorer superbement cette correspondance. D'ailleurs, au lendemain
de son élection, il a fait sur Rfi la déclaration suivante : « Je considère que ce problème est éminemment
politique. Il ne faut pas en faire une question judiciaire qui risque
d'exacerber la situation et l'opinion. Il faut un règlement politique de ce
dossier ».
Tout
aussi curieusement : il sera le premier à se plaindre du silence du
Premier ministre Antoine Gizenga à sa propre correspondance !
C'est
aussi cela, le fonctionnement de la République. Aux uns, on fait subir la rigueur de la loi ; aux autres, on
promeut la solution politique, même quand l'acte infractionnel est signé !
Ce
n'est cependant pas une raison pour tronquer l'Histoire, d'autant plus qu'il n'y
a rien de pire qui puisse arriver à une Nation que de voir l'élu du peuple
mentir au même peuple.
Qu'ils
apprennent qu'à l'ère des autoroutes de l'Information, des traces des faits et
gestes à forte dose médiatique sont enregistrés, traités et mis en banques.
Comme
ces faits et gestes qui trahissent Jean-Pierre Bemba.
Omer Nsongo die Lema
|