| mercredi 30 juillet 2008, a 15:10 |
| Procès Botethi : Kady lave Kimbuta ; qui avait manipulé qui ? |
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Le témoignage tant attendu de Kady n'a pas confirmé les allégations du prévenu Patrick Mwewa selon lequel, le gouverneur de la ville province de Kinshasa serait le commanditaire de l'assassinat de l'honorable Daniel Botethi. Tant que le sergent Kady était en cavale, les choses allaient pour le mieux pour le prévenu Patrick Mwewa et se compliquaient pour le gouverneur de Kinshasa qui ne devrait compter que sur la justice et la lucidité des juges. Sans l'arrestation de Kady, André Kimbuta serait lavé par le tribunal, dans une certaine opinion et dans l'opinion générale, le verdict serait faussé.
Car, on ne voyait pas le tribunal impliquer et condamner André Kimbuta dès le moment où, avant même que Kady témoigne, des prisonniers, dans l'unanimité, déclaraient avoir eu vent de la dénonciation de André Kimbuta par Patrick Mwewa, quarante-huit heures à l'avance. En effet, alors qu'il était interdit qu'une personne que le personnel soignant ne puisse accéder dans la chambre du prévenu, l'infirmier qui avait la charge du malade a trouvé Kasongo dans la chambre entrain de faire manger de la bouillie au prévenu. Comment y avait-il eu accès et à la demande de qui ? Qui lui avait donné mission de nourrir un prisonnier comme lui ? Pour l'infirmier, ce qui comptait, c'était avant tout que le prisonnier qui refusait de manger était cette fois en train de manger avec appétit. Mais pour s'assurer de la qualité de ce qu'on faisait manger à son malade, il a demandé que Kasongo goutte, lui aussi, à cette nourriture. Ce que le prisonnier Kasongo fera sans hésitation. Aussitôt après avoir fini de faire manger Mwewa, Kasongo est sorti. A ce sujet, deux témoins ont confirmé l'essentiel, à savoir, la présence de Kasongo dans la chambre du prévenu sans que personne ne le lui ait demandé. Car, on ne voyait pas le tribunal impliquer et condamner André Kimbuta dès le moment où, avant même que Kady témoigne, des prisonniers, dans l'unanimité, déclaraient avoir eu vent de la dénonciation de André Kimbuta par Patrick Mwewa, quarante-huit heures à l'avance. En effet, alors qu'il était interdit qu'une personne que le personnel soignant ne puisse accéder dans la chambre du prévenu, l'infirmier qui avait la charge du malade a trouvé Kasongo dans la chambre entrain de faire manger de la bouillie au prévenu. Comment y avait-il eu accès et à la demande de qui ? Qui lui avait donné mission de nourrir un prisonnier comme lui ? Pour l'infirmier, ce qui comptait, c'était avant tout que le prisonnier qui refusait de manger était cette fois en train de manger avec appétit. Mais pour s'assurer de la qualité de ce qu'on faisait manger à son malade, il a demandé que Kasongo goutte, lui aussi, à cette nourriture. Ce que le prisonnier Kasongo fera sans hésitation. Aussitôt après avoir fini de faire manger Mwewa, Kasongo est sorti. A ce sujet, deux témoins ont confirmé l'essentiel, à savoir, la présence de Kasongo dans la chambre du prévenu sans que personne ne le lui ait demandé.
Les avocats de la partie civile ont essayé de trouver une contradiction dans les propos de deux infirmiers en épiloguant sur la couleur et la forme du récipient qui contenait de la bouillie. Et pourtant, les choses étaient très claires. L'infirmier qui est entré avait focalisé son attention sur le récipient dont Kasongo se servait pour donner la bouillie alors que celui qui était auprès du malade avait fixé son attention sur le récipient qui contenait cette bouillie. Selon son témoignage, la bouillie était dans un bol de couleur verte et jaune alors que le gobelet dont on se servait pour mettre la bouillie dans la bouche était de couleur bleue. Les avocats de la partie civile ont d'abord vu une manipulation en partant de la contradiction apparente. Après, ils ont fait savoir que les questions posées et les personnes à qui on les posait n'auraient aucun lien avec le procès. Le ministère public s'est dit étonné de cette réaction. Car, ces questions avaient pour but d'apporter de la lumière' sur le commanditaire cité par le prévenu Mwewa. On ne peut pas dire que ces questions n'auraient pas de liens avec le procès. Il a constaté que les avocats n'avaient plus d'armes.
Les témoignages des autres prisonniers lavent Kimbuta
Les témoignages des autres prisonniers qui partageaient la chambre avec Kasongo ont apporté la lumière qui lavait André Kimbuta avant même que l'on ait entendu le prétendu intermédiaire entre les tueurs et le commanditaire. En effet, il nous revient de ces témoignages que lorsque, suivant le procès à la télévision, Kasongo avait vu venir Patrick Mwewa sur une chaise roulante, il s'est écrié " vieux na ngai kongo bololo ". C'est la preuve que les personnes se connaissaient. Et Kasongo d'ajouter que si Patrick Mwewa n'était pas arrivé en retard, il serait avec eux en prison déjà, parce qu'il était impliqué dans le coup qui l'avait conduit lui Kasongo en prison. L'autre preuve, c'est que lorsque après que Patrick Mwewa ait cité André Kimbuta, un des collègues qui s'est permis de critiquer le coup, parce que, estimait-il, n'était pas réussi, Kasongo est entré dans tous ses états. Il a pris à partie les ex-Faz qu'il accusait d'avoir une formation sommaire et quelconque. Car, accusait-il, ils avaient la formation à Kibomango le matin et le soir ils revenaient en famille auprès de leurs parents. Cela, comparaît-il, n'était pas le cas avec les " kadogo " qui, eux, recevaient leur formation loin de la famille. Ce sera le même cas lorsqu'un autre prisonnier dénoncera cette habitude de citer faussement de hautes personnalités, pratique dans laquelle, selon les mêmes témoignages, Kasongo serait passé maître, au point de mériter le sobriquet de " professeur ", (entendez en fausses dénonciations), Kasongo est encore entré dans une grande colère. Il fallait que les responsables de la prison interviennent pour faire rentrer le calme.
Tout était donc déjà clair que la dénonciation de André Kimbuta était fausse. Ce que Kady a dit au cours de la séance d'hier n'a été qu'enfoncer une porte déjà ouverte. Cela n'est pas en défaveur de la victime. Il serait donc étonnant que les avocats de la partie civile se sentent lésés parce qu'ils n'ont pas eu la peau de André Kimbuta. Ce qui compte pour eux pourtant, ce n'est pas la peau de Kimbuta cité faussement, mais que justice soit faite. Qu'il y ait un commanditaire ou non, ce qui compte c'est qu'on connaisse les auteurs du crime et qu'on leur fasse subir le châtiment qu'ils méritent. Agir autrement, c'est chercher le chemin de la politisation du procès. La politisation, on le sait fait éloigner de la justice.
Le gouverneur Kimbuta regrette avoir subi un préjudice moral très grave
Hier donc, le gouverneur André Kimbuta a comparu devant le travail. Dans sa déposition, il a déclaré devant le tribunal qu'il a été victime d'une dénonciation calomnieuse et mensongère car il n'a jamais été mêlé dans cette affaire ni de près ni de loin. Ensuite, le gouverneur Kimbuta a regretté avoir subi un préjudice moral très grave. Car, a-t-il dit, outre ses fonctions de gouverneur de la ville, il est père de famille. C'est ainsi qu'il réitère sa confiance en la justice et demande à ce que les auteurs de cette machination mensongère soient sévèrement sanctionnés.
Quant au conseil de la partie civile (Botethi et consorts), il dit que ce n'est qu'une partie remise du fait que le gouverneur doit être confronté avec Patrick Mwewa et le fameux Kady. Pour lui donc, la déposition du gouverneur ainsi que la question lui posée par le ministère public sont tout à fait inopportunes. Après qu'il ait déposé hier au tribunal au camp Kokolo, le gouverneur André Kimbuta Yango a été l'objet d'un bain de foule impressionnant. Son protocole a eu de la peine pour le faire entrer dans sa voiture. Au-delà de cette affaire Botethi, c'est toute la problématique de la moralisation de la vie politique en République démocratique du Congo qui doit faire réfléchir et méditer toute la classe politique congolaise. Car, ce qui se fait en Rdc dans le chef des politiques est foncièrement immoral. Il est vrai que sur la scène politique, on se donne des coups mais dans la stricte limite de l'honnêteté morale et intellectuelle. Lorsqu'on " fabrique " en laboratoire des machinations d'une telle monstruosité de ce genre, on se demande si ces auteurs de cette machination sont véritablement sur la scène politique ou dans la jungle.
JDG | | | |
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| mardi 22 juillet 2008, a 16:34 |
| Le Chef de l’Etat Joseph Kabila remercie les éléments de la PNC/Kasaï Occidental |

Signe de magnanimité attentionnée du Président de la République : il vient de transmettre ses congratulations et ses remerciements aux éléments de la Police nationale du Kasaï Occidental qui ont brillé par leur conduite exemplaire aux festivités du 48ème anniversaire de l'Indépendance célébrées devant le Chef de l'Etat à Kananga José Alexantre Bakemo, inspecteur provincial de la PNC (Police nationale Congolaise) pour le Kasaï Occidental, a transmis dernièrement aux éléments de la PNC basés dans cette province, les remerciements du Président de la République, commandant suprême des forces armées et de la Police nationale, pour leur comportement exemplaire lors des festivités marquant le 48ème anniversaire de l'Indépendance de la RDC à Kananga. L'inspecteur provincial de la PNC qui s'adressait aux hommes de troupe a encouragé en derniers avant de les inviter à afficher un comportement toujours exemplaire. Un mémo de l'Intersyndicale de la Fonction publique au Chef de l'EtatLe Collectif des Syndicats de l'intersyndicale de l'administration publique (SYAP) a adressé le week-end un mémorandum au Chef de l'Etat, en guise de recours final pour l'exécution totale du “ barème de Mbudi ”. Un responsable du SYAP, contacté par la presse, a déclaré que c'est depuis le mois de février que les contacts ont été pris avec le gouvernement et le Premier ministre sans qu'une réponse soit donnée aux revendications des fonctionnaires. Le mémorandum rédigé mercredi dernier après une assemblée générale du collectif, fixe au 29 août le délai limite sur la position des instances nationales pour l'exécution des mesures de protestation. ACP
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| mardi 15 juillet 2008, a 11:59 |
| La vérité des faits : S’ils vous disent que Joseph Kabila Kabange n’est pas Congolais… |
Dites-leur calmement : FAUX ! Joseph Kabila Kabange est d'ailleurs plus Congolais que ceux des Congolais qui lui contestent la nationalité congolaise.
C'est déjà assez significatif que ceux qui lui contestent la nationalité congolaise se révèlent incapables de lui en attribuer finalement une autre et qui soit exacte. Ils le présentent tantôt en fils adoptif, d'origine rwandaise, de Laurent-Désiré Kabila, tantôt de fils adoptif, d'origine tanzanienne, toujours de Laurent-Désiré Kabila, tantôt de fils adoptif, d'origine ougandaise, encore de Laurent-Désiré Kabila, quand ce n'est pas en fils de M'Zee mais avec une mère tutsi, sans cependant parvenir à situer la nationalité de cette mère dans une sous-région des Grands Lacs où les Tutsi sont présents aussi bien en RDC et au Burundi qu'au Rwanda et en Ouganda !
Pourtant, ses origines - à savoir naissance, tribus et ethnies - le placent dans six des onze provinces congolaises. Voici comment :
- son père, Laurent-Désiré Kabila, est originaire de la province du Katanga frontalière en territoire congolais avec les provinces du Kasaï occidental, du Kasaï oriental, du Maniema et du Sud-Kivu. La province du Katanga est frontalière avec l'Angola, la Zambie et la Tanzanie. M'Zee appartient à l'ethnie Luba par son père et lunda par sa mère. L'ethnie Luba s'étend respectivement dans les provinces congolaises du Kasaï occidental et du Kasaï oriental. L'ethnie Lunda s'étend dans les provinces congolaises du Bandundu et du Kasaï occidental tout en étant présente en Angola et en Zambie.
- sa mère, Sifa Maanya, est originaire du Maniema, province autrefois comprise dans la province du Kivu frontalière avec la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda. Bangubangu, sa tribu s'étend dans les provinces congolaises du Kasai oriental, du Katanga et du Sud-Kivu.
Partant, Joseph Kabila Kabange est originaire à la fois du Katanga et du Maniema. Son ethnie paternelle ainsi que sa tribu maternelle sont dans le Bandundu, les deux Kasaï, le Grand Kivu et le Katanga tout comme en Angola, en Zambie et en Tanzanie !
Ceux de ses tribus et ethnies sont dans 8 provinces.
Si l'on ajoute son mariage avec Marie-Olive Lembe, on se retrouve avec un couple 100 % Congo.
En effet, Marie-Olive Lembe Kabila est originaire du Bas-Congo par son père Barnabé Sita Kinsumbu et du Maniema par sa mère Léonie Kasembe Okomba. Sita Kisumbu est de la tribu Yombe présente dans le Bas-Congo, province frontalière avec le Congo-Brazzaville et l'Angola à l'extérieur ; Kinshasa et le Bandundu à l'intérieur.
Léonie Kasembe est des Anamongo présents à l'Equateur (province frontalière avec la Rca et le Congo-Brazzaville), au Kasaï oriental et au Grand-Kivu (province frontalière avec la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda).
Ainsi, ceux de ses tribus et ethnies sont dans 6 provinces.
Conséquence : le couple présidentiel se retrouve à la fois dans le Katanga, le Maniema, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Kasaï occidental, le Kasaï oriental, l'Equateur, le Bandundu et le Bas-Congo !
Mieux, il unit l'Est (comprenant la Province Orientale, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le Katanga, le Kasaï oriental et le Kasaï occidental) avec l'Ouest (comprenant l'Equateur, le Bandundu, Kinshasa et le Bas-Congo).
C'est bien là un atout que l'on peut considérer comme décisif dans un Congo réunifié, réconcilié et prêt pour la Reconstruction nationale.
« Plus Congolais que moi, ça n'existe pas », disait encore Joseph Kabila dans une interview à « Jeune Afrique L'Intelligent » recueillie le 9 avril 2006 et reproduite par « La République » dans la livraison n°043.
Joseph Kabila Kabange est donc de ces Congolais dont se doivent d'être fières les forces politiques et sociales qui s'attribuent depuis les années 1960 le mérite d'avoir consolidé l'unité et la conscience nationales.
De son vivant, même Mobutu s'en serait félicité !
C'est en cela que le Chef de l'Etat est un atout décisif dans les deux piliers du développement de la RDC demain, à savoir la Réconciliation et la Reconstruction nationales.
Yvon RAMAZANI |
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| vendredi 04 juillet 2008, a 18:10 |
| CPI:Jean-Pierre transféré à La Haye |

L'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, suspecté de crimes de guerre en Centrafrique et interpellé fin mai en Belgique, est arrivé aux Pays-Bas pour y être transféré à la Cour pénale internationale (CPI), a indiqué le procureur, l'Argentin Luis Moreno-Ocampo jeudi.
L'ancien rebelle et ex-vice-président de la République démocratique du Congo Jean-Pierre Bemba, exilé au Portugal après sa défaite à la présidentielle de 2006, va terminer son flamboyant parcours dans les geôles de la Cour pénale internationale (CPI) près de La Haye.
Le chef du Mouvement de libération du Congo (MLC, une ex-rébellion muée en parti politique) a été transféré jeudi de Bruxellles, où il avait été arrêté le 24 mai par les autorités belges qui exécutaient un mandat d'arrêt du procureur de la CPI pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Centrafrique entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2003, à La Haye.
A l'époque, le MLC était allé appuyer le régime du président centrafricain d'alors, Ange-Félix Patassé, pour écraser une tentative de coup d'Etat du général François Bozizé, qui parviendrait plus tard à s'emparer du pouvoir.
M. Bemba, un colosse de 1,90 m âgé de 45 ans et qui aspirait à devenir le « porte-parole de l'opposition » congolaise, vivait plus d'un an au Portugal, dans une luxueuse villa de Faro (sud), où il se disait « en exil forcé ». Il avait quitté Kinshasa sous escorte blindée de l'Onu dans la nuit du 11 avril 2007, quelques semaines après de sanglants combats entre l'armée congolaise et sa garde rapprochée, qui avait été totalement défaite.
Après son échec au second tour de la présidentielle d'octobre 2006 contre Joseph Kabila, M. Bemba s'était engagé à conduire une « opposition républicaine ». Mais, élu sénateur en janvier 2007, il avait refusé de voir ses soldats, pour la plupart natifs de sa région de l'Equateur, regagner les rangs de l'armée nationale, estimant que sa sécurité n'était pas garantie. Après des semaines de tension extrême, des combats avaient éclaté les 22 et 23 mars 2007 en plein coeur de Kinshasa, faisant au moins 300 morts selon l'Onu. Le gouvernement l'avait alors accusé d'entretenir une « milice » et le parquet général avait initié une information judiciaire contre lui.
L'enfant chéri de Kinshasa contre M. Kabila en promettant de « rendre sa souveraineté au Congo », avait finalement pris le chemin de l'exil. Né le 4 novembre 1962 à Bogada, dans la région forestière de l'Equateur, M. Bemba est le fils d'un riche homme d'affaires proche de l'ancien dictateur zaïrois Mobutu Sese Seko.
Après ses études en Belgique, notamment à l'ICHEC, il dirige les entreprises familiales. Touche à tout, il se lance à son compte dans la téléphonie mobile, le fret aérien, crée deux chaînes de télévision. Mais le « Mobutu miniature », tel que le surnommait la rue kinoise, quitte brusquement la capitale en 1997 après l'arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président.
Il dirige pendant la dernière guerre en RDC (1998-2003) une rébellion soutenue par l'Ouganda et crée, le MLC, pour renverser le régime de Kabila père. Il garde une grande fierté de ses « années de brousse » en Equateur (région frontalière de la Centrafrique) où le MLC régnait en maître.
A la fin de la guerre, ce personnage controversé, réputé autoritaire et audacieux, obtient un des quatre postes de vice-président au sein du gouvernement de transition de RDC. En 2006, il apparaît dès le début de la campagne électorale comme l'adversaire le plus sérieux de Joseph Kabila, arrivé au pouvoir en 2001 à la mort de son père.
Après une campagne de second tour émaillée de violences et où ses partisans entretiennent un discours de haine contre les étrangers, il est battu au second tour par le sortant avec un score très honorable de près de 42%. Plus d'un an après son départ de Kinshasa, M. Bemba envisageait d'y revenir pour briguer le poste de porte-parole de l'opposition politique. Ses proches lui avaient même trouvé une coquette villa et il affirmait que son retour n'était plus conditionné qu'à la bonne volonté du président Kabila.
Le transfèrement jeudi de l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, suspecté de crimes de guerre en Centrafrique et arrêté le 24 mai en Belgique, à La Haye était attendu, a indiqué l'un de ses avocats, Me Aimé Kilolo Musumba.
AVOCAT DE BEMBA : « LE TRANSFEREMENT DE MON CLIENT ETAIT ATTENDU »
Le transfèrement jeudi de l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, suspecté de crimes de guerre en Centrafrique et arrêté le 24 mai en Belgique, à La Haye était attendu, a indiqué l'un de ses avocats, Me Aimé Kilolo Musumba.
« Ce n'est pas une surprise. La décision de mise en accusation est devenue définitive et exécutoire depuis l'arrêt de la Cour de cassation », a-t-il déclaré, interrogé par l'agence Belga.
La cour de cassation, la plus haute juridiction belge, avait rejeté mardi deux pourvois formés par M. Bemba, contre deux arrêts de la chambre des mises en accusation de Bruxelles qui avaient confirmé son maintien en détention.
Les avocats de M. Bemba avaient obtenu de la justice belge une suspension du transfèrement durant le week-end du 21 au 22 juin du sénateur Jean-Pierre Bemba, au siège de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Les avocats avaient saisi en référé le président du tribunal de première instance de Bruxelles, qui avait décidé d'interdire le transfèrement de M. Bemba à La Haye tant que la procédure devant la Cour de cassation n'avait été tranchée.
« En vertu de la loi belge du 29 mars 2004, relative à la coopération avec la CPI et les tribunaux pénaux internationaux, M. Bemba pouvait obtenir une mise en liberté provisoire indépendamment même de la question de la validité du mandat d'arrêt.
Le transfèrement de M. Bemba sera maintenant pour nous une occasion de nous rendre directement à La Haye et de présenter les éléments de défense qui permettront d'établir que la responsabilité pénale de M. Bemba n'est engagée dans cette affaire », a expliqué l'avocat.
« M. Bemba a un moral très bon et reste très serein », a encore dit Me Kilolo Musumba, qui a rendu visite à son client mercredi soir à la prison de Saint-Gilles en vue de son transfèrement.
L'ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) peut encore caresser l'espoir d'obtenir sa mise en liberté par la CPI pendant la poursuite de la procédure internationale.
L'ex-chef rebelle et vice-président congolais est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des viols et des meurtres, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Il était en détention à la prison de Saint-Gilles depuis son interpellation le 24 mai à Rhode-Saint-Genèse en vertu du mandat d'arrêt international émis par la CPI
Djo |
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| Présentation | Congo Debout :Dans ce monde d'aujourd'hui, la puissance passe par l'information. Ce blog informe les Congolais, dit-on. Qui informe et s'informe se développe. Y.R
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