| lundi 24 novembre 2008, a 13:29 |
| UCDP ET APARECO : MÊME JEU ! |
A l'Apareco, on est aux anges en voyant, enfin, l'Ucdp franchir le Rubicon !
On se souviendra de l'invite, sous forme de boutade, faite par le mouvement de Ngbanda dès que la structure de Kalama, jusque-là pro-Kabila, a commencé ses attaques contre les Kabilistes de Joseph. « Encore un peut d'effort », lui a lancé l'Apareco.
C'est désormais chose faite.
En effet, ces temps derniers, c'est sous la signature inodore et incolore « Info Ucdp » que l'Ucdp s'en prend à Joseph Kabila et à son entourage. Toutes les décisions du Raïs, voire toutes les audiences qu'il accorde à des personnalités congolaises et étrangères sont analysées pour être tournées en dérision.
L'Ucdp – dont on a du mal à situer la nature exacte par rapport à des partis politiques, des asbl, des ong, des syndicats ou des médias - met ses « talents » au service des Afdélistes qui poussaient Laurent-Désiré Kabila à développer une intransigeance de laquelle même les panafricanistes les mieux lotis ont commencé à s'éloigner à la faveur de la perestroïka.
M'Zee en est mort de la manière la plus choquante et dramatique : l'assassinat.
A ce propos, il importe de rappeler que la quasi-totalité des pays progressistes du continent ont compris le non sens de pareille intransigeance dans un monde de plus en plus unipolaire ; la crise financière mondiale actuelle en étant l'illustration parfaite puisqu'elle frappe avec la même intensité, la même dureté autant les Occidentaux que les Orientaux.
En Afrique, des pays comme l'Angola, la Namibie, la Tanzanie, l'Ouganda, le Congo-Brazzaville, le Bénin, le Mali, l'Algérie, l'Egypte et la Libye, réputés progressistes, ont saisi la nécessité du dialogue permanent avec les décideurs (Occidentaux) en lieu et place de l'affrontement. Résultat : ils avancent…
Vraisemblablement, l'Ucdp n'a jusque-là rien compris de cette dynamique alors qu'elle opère chez les mêmes Occidentaux. Ouvrons la parenthèse pour relever que l'un des drames du Congo au cours de ces vingt dernières années, c'est d'avoir le verbe chez les communistes-socialistes apparentés aux nationalistes purs et durs, mais le ventre chez les capitalistes que l'on dénonce comme « pilleurs des ressources naturelles congolaises ».
Venons-en aux faits.
Qu'a-t-on constaté dans les « Lettres de l'Ucdp » de la semaine du 17 au 22 novembre 2008 ?
Cette organisation prend à partie, avec une délectation insolite, Joseph Kabila qu'il rend responsable des malheurs qui s'abattent sur le pays à la suite des événements du Kivu.
D'abord, elle lui fait le reproche d'avoir nommé Alexis Thambwe Mwamba au poste de ministre des Affaires étrangères. Pour cette structure, ATM ne le mérite pas pour la bonne et simple raison qu'il était du Rcd, alors mouvement politico-militaire prorwandais !
Pourtant, l'Ucdp aurait été conséquente avec elle-même en rappelant que cet homme a été aussi membre du Mlc et ministre du Plan sous le « 1+4 ». C'est sous son mandat que le pays s'est doté du Dscrp dont le candidat « mwana mboka » Jean-Pierre Bemba a tenté de transformer en programme de gouvernement de son parti une fois, une fois élu président de la République.
En plus, elle aurait dû ajouter que ATM député national élu du Maniema.
Croit-elle alors, en s'en prenant de façon si ouverte à cette personnalité, qu'elle ne touche pas à la sensibilité des Maniemiens ?
Voilà comment, sans peut-être le savoir, l'Ucdp fait le jeu des puissances occidentaux et du Rwanda prêtes à la balkanisation de la RDC.
Pourtant, à bien réfléchir, le choix d'ATM aux Affaires étrangères peut se révéler payant en ce que l'homme n'a pas de contentieux réel avec Kigali, encore moins avec Kampala. Donc, il peut être un interlocuteur valable pour le Rwanda et l'Ouganda. On imagine, tout de même, si un « M'Zeeiste » dur à cuire avait pris les fonctions ! Ce serait le cabrage garanti.
Faut-il encore souligner que le passage de Thambwe Mwamba au Plan a grossi assurément son carnet d'adresses remontant à l'époque Mobutu. Il peut ouvrir des portes qui peuvent être favorables à la RDC.
L'encre de sa lettre n'avait pas encore séché que l'Ucdp va encore s'en prendre à Joseph Kabila pour avoir reçu en audience lord Mallock Brown, ministre britannique des Affaires étrangères. Considérant cette visite comme « de la poudre aux yeux pour aveugler et distraire les congolais », cette structure « classe le gouvernement britannique comme ennemi du peuple congolais ! ». Elle avance comme raison les faits que Tony Blair, Premier ministre sortant, soit le « co-commanditaire de la guerre d'agression contre notre pays par le Ruanda, l'Ouganda, le Burundi » et soit devenu le « conseiller spécial d'un obscur petit fuhrer africain d'un tout petit pays (Ruanda) Paul Kagame qui utilise les moyens d'Etat pour mener des actes terroristes en RDCongo ! ».
L'Ucpd aurait dû prendre le courage d'allonger la liste avec les Américains, les Canadiens, les Belges, les Allemands etc.
Elle devrait, dès cet instant, se poser la simple question suivante : que doit faire le Grand Congo devant une telle coalition des puissances mondiales résolues à le balkaniser ? Aller à l'affrontement, comme elle le suggère ?
Tout esprit posé soutiendra le contraire : il faut négocier, négocier, ne jamais se fatiguer de négocier, surtout ne jamais cesser de négocier.
C'est ce que Joseph Kabila fait avec le Rwanda et l'Ouganda ; c'est ce qu'il fait avec les Belges, les Français, les Américains, les Britanniques.
Au final, il a raison.
L'une des preuves est que si la guerre de Laurent Nkunda était survenue en trouvant un Congo sans Institutions ni Constitution issues des urnes, on en serait déjà à envisager un Dialogue intercongolais bis. Or, qui ont amené les Congolais aux élections ? Ce sont bien les Occidentaux, en ces les Britanniques, cela est vrai. Mais l'Histoire va devoir retenir pour la postérité que de tous les candidats vertébrés pour la présidence de la République en 2006, seul Joseph Kabila s'était opposé à toute négociation susceptible de retarder le calendrier électoral, donc de prolonger indéfiniment la Transition !
Faut-il alors commettre l'impair de pousser Kabila à éconduire les Occidentaux qui viennent au pays pour échanger sur la guerre de l'Est ?
C'est ici que l'on se pose cette petite question à Kalama : à quel jeu joue l'Ucdp ? Il n'est pas exclu que ce soit le jeu subtil de l'Apareco consistant à dénoncer une balkanisation dont elle appelle secrètement l'avènement de tous vœux, conscient du peu de chances qu'il a de diriger un Congo uni, ce après avoir longtemps diabolisé les Kasaïens et les Bandundois sous Mobutu, les Katangais et les Kivutiens sous M'Zee et le Raïs.
Par : Mapamitiba
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| lundi 24 novembre 2008, a 13:19 |
| NKUNDA DONNE A SA GUERRE SON VRAI VISAGE! |
Gare à la distraction : les « contrats chinois » dont Laurent Nkunda réclame l'annulation n'ont aucun lien direct ou indirect avec la guerre actuelle, commencée, pour rappel, en mai-juin 2004 avec les événements de Bukavu. Or, les accords d'infrastructures et d'exploitation minière remontent à septembre 2007 ! Bien plus, le général démissionnaire omet dans sa revendication les contrats miniers soumis à re-visitation et dont l'essentiel concerne des firmes occidentales. Faut-il en déduire que la guerre imposée aux Congolais a la bénédiction de l'Occident ? Puisque tel est le cas, la conclusion à tirer est que la question « Tutsi » est secondaire dans l'aventure Nkunda…
L'ambassadeur de France en RDC a tenu le mardi 18 novembre 2008, en sa résidence, un point de presse au cours duquel il a abordé plusieurs sujets dont, on s'en doute, la guerre de l'Est avec ses motivations et ses conséquences. A l'en croire, cette guerre est fondée sur deux donnes, à savoir l'exploitation minière et la tension démographique.
Qu'elle vienne du diplomate de l'un des pays moteurs de l'Union européenne, de l'Onu et surtout du G 8, bref du Monde dominant, pareille précision n'est pas à banaliser.
Au lendemain de la rencontre Obasanjo-Nkunda à Jomba, l'opinion a cherché à connaître les revendications réelles du général démissionnaire. Dans sa dépêche du lundi 17 novembre dernier, l'Afp en a cité 8 dans son titre alors que dans le texte, il y en a eu cinq :
- négociations directes avec le gouvernement de Kinshasa,
- renégociation de tous les contrats signés par le gouvernement congolais avec des entreprises chinoises,
- cessation de toute coopération entre les Fardc et les rebelles hutu rwandais des Fdlr,
- intégration des éléments du Cndp au sein de l'armée nationale et
- réintégration de Laurent Nkunda dans la même armée.
On se souviendra que lors de la Conférence de Goma, le Cndp en avait aligné 8, en l'occurrence :
- le rétablissement de la Commission « Vérité et Réconciliation »,
- la neutralisation des Fdlr/ex-Far/Interahamwe, Adf/Nalu, Lra et Fnl/Palipehutu,
- le retour des exilés et des expatriés congolais au Congo, dont le retour de J-P Bemba ;
- le retour des déplacés internes dans leurs foyers ;
- la formation d'une armée nationale et républicaine ;
- la restauration de la dignité du Congo et des congolais par la non-extradition vers des juridictions supranationales (lisez internationales) des auteurs des crimes commis sur le territoire national ;
- l'annulation des mandats d'arrêt émis contre ses chefs et
- la non création, par le gouvernement, des milices supplétives à son armée et qui sont l'expression illégale de sa volonté.
A comparer les revendications de janvier à celles de novembre de la même année, on réalise vite qu'effectivement Laurent Nkunda « danse le tango seul » ! Il n'a rien de fixe. Donc rien de crédible !
La surenchère
En effet, à l'analyse des premières revendications du Cndp, les analystes avaient vite fait de relever que :
1. la création d'une institution citoyenne comme la « Commission Vérité et Réconciliation » n'est pas de la compétence du chef de l'Etat. Aux alinéas 2 et 3, l'article 222 de la Constitution actuelle dispose que «Les institutions d'appui à la démocratie sont dissoutes de plein droit dès l'installation du nouveau Parlement. Toutefois, par une loi organique, le Parlement pourra, s'il échet, instituer d'autres institutions d'appui à la démocratie ». Ce rappel s'impose parce que dans cette revendication, le Cnpd avait tenté d'engager la responsabilité du Président de la République dans la mise sur pied de ladite commission !
2. la neutralisation des groupes armés est l'une des missions dévolues à la Monuc. C'est clairement établi dans l'Accord de Lusaka aux chapitres 8 et 9. C'est précisément au chapitre 9 que sont identifiés tous les groupes armés cités par le Cndp, à savoir les ex-Far, les milices Interahamwe, l'Adl, le Nalu, le Lra et le Fnl.
3. le retour des exilés et des expatriés dans un pays est une question individuelle.
4. le retour des déplacés internes dans leurs foyers requiert la cessation des hostilités. C'est, du reste, l'un des principaux objectifs du Programme Amani.
5. la formation d'une nouvelle armée est une prérogative du Gouvernement. Pour rappel, cette formation, en cours, se fait sur base d'une des résolutions du Dialogue intercongolais ;
6. la non extradition vers des juridictions internationales des auteurs des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et des crimes de génocide est, au regard du Statut de Rome fondateur de la Cpi, une obligation d'Etat ;
7. l'annulation des mandats d'arrêt lancés contre des chefs militaires est un acte relevant du Judiciaire reconnu, aux termes de la Constitution, comme indépendant de l'Exécutif et du Législatif (article 149), et
8. la non création des milices supplétives par le Gouvernement ne peut être légalement prouvée.
Conscient de l'incohérence de ses revendications, le Cndp se livre maintenant à la surenchère en y ajoutant les contrats chinois !
Clin d'œil de prostitué
Personne ne peut, dès lors, prendre au sérieux Laurent Nkunda, cela pour les trois évidentes suivantes :
- primo, la guerre qu'il a relancée à l'Est n'a aucun lien direct ou indirect avec les accords d'infrastructures et d'exploitation minière conclus entre la RDC et les entreprises chinoises en septembre 2007. Cette guerre, en effet, remonte à mai-juin 2004 avec l'affaire dite « Mutebusi » et s'est poursuivie en 2006, la veille de la tenue des élections ;
- secundo, le Cndp ne prend pas en compte les contrats soumis à re-visitation, lesquels concernent essentiellement les entreprises de la sphère occidentale. Autant dire un clin d'œil de prostitué en direction des Occidentaux et, avec ceux-ci, de Bretton's Wood.
- tertio, la revendication survient au moment où certains partenaires traditionnels ont commencé à évoluer positivement leurs positions. Cas de la Grande-Bretagne qui a décidé d'accompagner la réalisation des infrastructures « chinoises » en veillant sur l'environnement. Cas aussi du Fmi qui a préconisé la réduction, de moitié, de ce qu'il continue de considérer comme un emprunt du Gouvernement congolais. La crise financière mondiale s'étant invitée dans le « débat » et le coût de la tonne de cuivre ayant chuté pour plus de la moitié, les Opposants qui fondaient hier leur argumentation sur la disproportion entre, d'une part, les 80 milliards de Usd des recettes escomptées et, d'autre part, de la mise congolaise des 10 millions de tonnes, ne veulent plus prendre le risque de se prononcer, maintenant que les mêmes recettes tombent à moins de 40 milliards de Usd.
Minorité tutsi : question secondaire
Au fait, avec sa revendication, Laurent Nkunda ne dit rien d'autre aux Occidentaux que c'est pour eux, et pour eux seuls qu'il fait la guerre aux populations congolaises ! Il s'agit d'une accusation gravissime, surtout quand cette guerre porte les germes du génocide.
Ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht a beau dire dans sa dernière sortie médiatique que Laurent Nkunda « craint d'être un jour inculpé pour crime contre l'humanité devant la Cour pénale internationale de La Haye » et que cela " explique pourquoi il veut tant négocier à présent », les Congolais sont de plus en plus convaincus que l'Occident n'a pas de bonnes intentions à l'égard de leur pays. C'est la seule réponse qu'ils se font lorsqu'ils s'interrogent sur les causes véritables de la non tenue des promesses préélectorales en termes d'investissements, dans le cadre de la reconstruction nationale.
On peut aujourd'hui en vouloir aux Chinois et, par ricochet, à Joseph Kabila. Mais, personne n'oublie que les « contrats chinois » n'ont été envisagés qu'à partir du mois de septembre 2007 alors que l'investiture du chef de l'Etat est intervenue début décembre 2006. En termes clairs, il n'y aurait probablement pas eu « contrats chinois » si les promesses faites avaient été tenues. Et même, Laurent Nkunda et son Cndp auraient été mis dans l'impossibilité de poursuivre la guerre si les « 5 Chantiers » avaient bénéficié de ces mêmes promesses et que toutes les provinces s'étaient transformées en « chantiers ».
Les Occidentaux auraient-ils fait exprès de laisser pourrir la situation pour que l'Avant Elections ressemble à l'Après Elections ? De toutes les façons, ils ne pourraient pas nier le fait que depuis le 28 août 2008 – date de relance des hostilités par le Cndp – ils ont effectivement laissé pourrir la situation, si bien qu'aux dividendes des élections hypothéqués s'ajoutent les dividendes de la paix tout aussi hypothéqués.
Avec les « contrats chinois », Joseph Kabila a certainement cru trouver la parade pour engager la reconstruction nationale, seul « remède » ou seule « arme » pour sauver le Congo.
Le 13 septembre 2007, s'adressant à la presse, il avait chiffré en milliards de Usd les besoins de la reconstruction. « Nous nous sommes vite rendu compte que pour construire et reconstruire le Congo, on avait besoin des moyens, de beaucoup de moyens. Beaucoup de moyens, ce n'est pas 50 millions de dollars, ni 150 millions de dollars mais plutôt des milliards. Et il fallait mobiliser ces moyens, il fallait mobiliser ces ressources. (…) Il se fait que dans le monde d'aujourd'hui, pour mobiliser 5, 10 ou 15 milliards des dollars, il faut avoir le temps, si pas beaucoup de temps. (…). C'est tout ce que nous sommes en train de faire depuis le mois de janvier début jusqu'à ce jour », avait-il !
L'ire des Occidentaux à son égard (via les « contrats chinois ») résonne aujourd'hui comme un désaveu de son engagement dans la reconstruction du pays, l'empêchement de la balkanisation.
Maintenant que Laurent Nkunda lance direction des Occidentaux l'expression gaulloise aux Québecois « Je vous ai compris », et se met à faire la sale besogne, il ne reste qu'à le constater : la protection de la minorité tutsi est une question secondaire dans l'aventure Nkunda !
Omer Nsongo die Lema
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| samedi 08 novembre 2008, a 09:16 |
| Angola : nouvelle donne dans la crise en RDC |
Un soutien militaire de la part de la France et de l'Angola à la RDC n'est pas à exclure. Une éventualité envisagée devant l'échec prévisible du sommet de Nairobi qui s'est tenu hier vendredi dans la capitale kenyane. Paris et Luanda dialoguent déjà à ce sujet pour soutenir Kinshasa.
Dans un article publié dans le journal Le Monde, paraissant à Paris et sous la plume de Natalie Nougareyde, il n'est pas exclu que Paris et Luanda interviennent aux côtés de Kinshasa pour rétablir la paix dans l'Est du pays et éviter une catastrophe humanitaire déjà en cours. Il est vrai qu'une Opération Artémis II a été proposée. Mais les Européens ont décidé de ne pas envoyer de troupes en République démocratique du Congo, préférant s'en remettre à la force de l'Onu présente sur le terrain. Aussi, face à l'échec prévisible du sommet de Nairobi qui vient de se tenir dans la capitale et n'a proclamé qu'un " cessez-le-feu immédiat ", l'Elysée a relancé au début de cette crise ses contacts avec l'Angola. Un pays qui était intervenu militairement dans les années 1990 au Congo, et avec lequel Nicolas Sarkozy s'est employé à nouer cette année une relation de coopération.
La France a suggéré que l'Angola envoie en RDC des éléments armés pour porter secours au pouvoir de Kabila, ainsi que ce dernier en a formulé ? "Les Angolais ont dit qu'ils étaient prêts à le faire, mais ce n'est pas à nous de les encourager. Si les Nations unies le demandent, pourquoi pas ?", commentait, voici quelques jours, un responsable diplomatique français. Depuis les années 1990, "l'Angola est un acteur vigilant auprès de Kinshasa", ajoutait-il, selon le journal Le Monde.
POSITION DELICATE
Lors de la guerre de 1998-2002, l'Angola avait dépêché des troupes en RDC, où étaient également impliqués le Rwanda et l'Ouganda. La guerre se régionalisait, dans un scénario que beaucoup redoutent aujourd'hui. Alors que les combats ont repris, des informations, difficiles à vérifier, font actuellement état de la présence sur le terrain des soldats venus d'Angola. Le pouvoir angolais n'a pas fait de commentaire à ce sujet.
Alors que les rebelles congolais tutsi étaient aux portes de la ville de Goma, M. Sarkozy avait téléphoné le 31 octobre dernier au président angolais, Eduardo Dos Santos, pour évoquer la situation en RDC. Ils ont, selon un communiqué de l'Elysée "partagé la même analyse de la crise" et "apporté un plein soutien politique et diplomatique" à M. Kabila.
La crise en RDC place la France, pays exerçant la présidence de l'Union européenne, dans une position délicate. Tout en mobilisant sa diplomatie, et en accroissant son aide humanitaire, Paris ne peut pas se permettre d'envoyer des troupes dans la région, constatent de nombreux diplomates et experts. Les capacités de médiation françaises seraient en outre relatives. Cela tient à la "connotation pro-Kabila et anti-Kagamé" que "porte la France", dit un diplomate, en allusion notamment aux accusations portées contre Paris à propos de son rôle lors du génocide rwandais de 1994.
C'est pour contourner ce problème d'image et de positionnement que, lors de sa récente tournée dans ces régions d'Afrique, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, était accompagné de son homologue britannique, David Miliband. Le Royaume-Uni a tissé avec le Rwanda une relation étroite depuis le génocide. Mais il n'empêche que le soutien de la France à la RDC pourrait également relancer cette " guerre d'influence anglo-saxonne et francophone " en République démocratique du Congo.
En attendant, face aux faiblesses conjuguées de la mission de l'Onu en RDC (Monuc) et de l'armée congolaise, l'Elysée semble ouvert à l'idée que l'Angola pese dans l'équation militaire. Cependant, Bernard Kouchner semble beaucoup moins convaincu. Son entourage met en garde contre l'entrée en jeu de forces "qui compliqueraient la situation", ajoutant que "moins on régionalise, mieux ce sera".
TROUPES ANGOLAISES EN RDC: L'ONU DEMENT
Un haut responsable de l'Onu a démenti vendredi que des troupes angolaises combattaient aux côtés de celles de l'armée gouvernementale congolaise dans l'Est de la République démocratique du Congo, comme l'a affirmé la rébellion de Laurent Nkunda.
"Nous pouvons affirmer avec confiance qu'il n'y a pas de troupes angolaises, ni d'autre nationalité, en territoire congolais à l'heure actuelle", a déclaré à la presse Edmond Mulet, sous-secrétaire général de l'Onu pour les opérations de maintien de la paix.
Relevant que des rumeurs circulaient non seulement sur la présence de troupes angolaises mais aussi de troupes zimbabwéennes, dans l'Est de la RDC, M. Mulet a affirmé: "Ce n'est pas vrai."
"La force de l'Onu en RDC (Monuc) n'a pu recueillir aucune preuve d'une telle présence", a-t-il ajouté. Il a suggéré que la confusion provenait peut-être du fait que "des membres des forces régulières congolaises ont été entraînés en Angola".
Ces éléments des FARDC "sont mieux organisés, plus disciplinés et certains parlent le portugais", a affirmé M. Mulet. La rébellion de Laurent Nkunda a affirmé vendredi que des troupes angolaises combattaient en soutien de l'armée gouvernementale congolaise dans l'Est de la RDC, au nord de la ville de Goma. "Il y a des troupes angolaises sur le terrain. Tout le monde les a vues. Tout le monde les a entendues", a affirmé le porte-parole de la rébellion, Bertrand Bisimwa, joint de Kinshasa par l'AFP. Ces soldats angolais, dont il n'a pas précisé le nombre, "portent des uniformes congolais et parlent portugais. On les entend au Motorola" (marque de talkie-walkie), a-t-il assuré.
Sommet de Nairobi : déception
Rien d'extraordinaire dans ce sommet extraordinaire international de Nairobi sur la crise en République démocratique du Congo. A moins d'une volonté politique exprimée dans les coulisses par Kinshasa, Kigali et l'Onu, le sommet de Nairobi est demeuré dans le boulevard des vœux pieux et des condamnations verbales. Du-déjà-entendu. Pour preuve, au moment où le sommet se tenait à Nairobi, les combats avaient repris au nord de Goma, alors que l'on massacrait des populations civiles à Kiwanja.
Aucune décision importante et dissuasive n'a été prise à Nairobi, lors du sommet extraordinaire international convoqué par l'Organisation de Nations unies. L'exhortation du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, à l'endroit des chefs d'Etat des Grands Lacs « à se mobiliser pour endiguer la crise en République démocratique du Congo qui porte le risque d'enflammer toute la région », ne constitue rien d'autre qu'un vœu pieux. Comme on en a déjà entendu aux termes de la réunion de Lusaka, de l'Accord de Washington, de la Tripartite plus 1, de la Conférence internationale de la région des Grands Lacs, de l'Accord de Nairobi, de la Conférence de Goma. Aucune condamnation ferme. Seule une invitation à « contraindre le général rebelle Laurent Nkunda à mettre un terme à ses offensives dans l'Est du pays et à lui couper tout soutien ». Une reconnaissance tacite que le Rwanda appuie la démarche militariste de Nkunda. Sans plus.
Maigre consolation pour Kinshasa. Cette condamnation verbale ne rejoint nullement les préoccupations du peuple congolais qui s'attendait à une condamnation ferme pour enlever cette épine de ses pieds : les FDLR. Kinshasa a-t-il mal défendu le point de vue de la population congolaise d'enlever tout prétexte à Kigali et de remettre le « colis encombrant » que sont les FDLR à la Communauté internationale qui les a fait venir du Rwanda ?
Jusqu'à preuve du contraire, Nairobi II n'apporte aucun message d'espoir. C'est du-déjà-entendu. Pour preuve : les massacres de Kiwanja et la reprise des combats autour de Goma. Bien plus, Nkunda vient de minimiser cette rencontre internationale : « Il ne s'agit que d'un sommet régional. Cela n'a aucune influence sur nos exigences », a-t-il déclaré en réponse à une question de l'Agence Reuters sur le déroulement de ce sommet international.
LE CONTEXTE ECONOMIQUE
La plus grande déception, c'est que le sommet de Nairobi n'a pas abordé les problèmes de fond. Que Nkunda et les FDLR ne sont qu'instrumentalisés et que les vrais acteurs demeures cachés. Il fallait aborder les questions de fond pour les dénicher de manière à mettre définitivement fin à cette guerre.
En effet, il ne faut rien attendre des chefs d'Etat des Grands Lacs pour « contraindre Nkunda à mettre un terme à ses offensives ». Ni Museveni, l'allié naturel du Rwanda, ni Pierre Nkurunziza dont le pays connaît les mêmes problèmes que le Rwanda, moins encore le Kenyan Moi Kibaki qui appartient à la Communauté de l'Afrique de l'Est avec la Tanzanie, l'Ouganda, le Rwanda, et le Burundi ne se permettront ce luxe d'exercer une influence sur Nkunda. Pas d'illusions. Quel est alors ce chef de l'Etat des Grands Lacs qui exercera une pression sur le CNDP ?
Ce serait également une erreur d'attendre quelque chose du président tanzanien, Jakaya Kikwete, actuellement président en exercice de l'Union africaine. Il doit jouer au « rassembleur ». Certes, il a déclaré qu'il est « temps que les accords sur le désarmement, la démobilisation et le rapatriement ou la relocation des FDLR soient appliqués à la lettre ». Déclaration de bonnes intentions qui demeure sur le boulevard des vœux pieux pour autant que cela fait quatre ans que le programme DDRRR existe. Mais rien n'y est fait. Tout s'arrête là. Alors, trêve de plaisanterie et de comédie de mauvais goût pendant que des millions de Congolais sont tués.
Louis Michel s'est distingué en demandant de « replacer le problème dans un contexte économique et politique ». Déclaration intéressante pour autant que le Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire reconnaît tout aussi tacitement que la « RDC est riche en coltan, un minerai recherché qui sert à la fabrication des téléphones portables et que ses richesses sont pillées systématiquement ». Où vont ses richesses ? Qui les contrôle et par où transitent-elles ? C'est là le noeud du problème : le nerf de la guerre à l'Est de la RDC.
C'est dans ce contexte économique et politique que se cachent les « multinationales qui tirent le ficelles et embrasent l'Est de la RDC ». Pourquoi n'a-t-on pas évoqué publiquement les enquêtes de l'Onu sur le pillage des ressources congolaises pour traquer tous ces criminels économiques au même titre que les forces négatives ? La duplicité de la communauté internationale se situe à ce niveau.
Au demeurant, Nairobi II n'a apporté aucune solution miracle. Un échec programmé auquel s' attendaient les Congolais avertis. Ainsi, la République démocratique du Congo n'est pas encore sortie de l'auberge.
Le sommet de Nairobi appelle à un «cessez-le feu immédiat»
Le sommet, auquel participaient notamment les présidents de RDC, Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame, exige «le respect d'un cessez-le-feu immédiat par tous les groupes armés et les milices dans le Nord-Kivu», selon la déclaration finale des travaux, lue devant la prese.
Le sommet international sur le conflit dans l'Est de la RDC a exigé vendredi à Nairobi «un cessez-le-feu immédiat» des groupes armés dans le Kivu et l'ouverture d'un corridor humanitaire face à une crise qui menace l'Afrique des Grands Lacs d'une nouvelle tragédie humaine.
Dans sa déclaration finale, le sommet - auquel participaient les présidents de République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, et du Rwanda, Paul Kagame - a appelé tous les «groupes armés et milices» à respecter un «cessez-le-feu immédiat» et décidé «la mise en place d'un corridor humanitaire (...) pour permettre d'apporter une réponse (...) à la tragédie humanitaire».
Le sommet a par ailleurs exigé la mise en oeuvre «immédiate» des accords existants sur le désarmement des groupes armés. Le respect des conclusions de la réunion dépendaient cependant du bon vouloir des groupes armés du Kivu, absents du sommet de Nairobi. Et la rébellion de Laurent Nkunda, principale menace pour la sécurité de la zone, a confirmé sa position de derniers jours en jugeant que la réunion avait été «un autre sommet pour rien».
«Ce sommet prend des mesures avec retard», a ainsi ironisé le porte-parole des rebelles Bertrand Bisimwa. «Nous avons déjà décrété un cessez-le-feu (unilatéral le 29 octobre) et on a déjà décidé la création de couloirs humanitaires (le 30 octobre). J'espère que ce message était destiné au gouvernement», a-t-il encore dit à l'AFP.
M. Ban Ki-moon a également pris la défense de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), accusée vendredi par Kinshasa d'inaction lors de «tueries» perpétrées, selon le président Joseph Kabila, par les rebelles. Il a estimé «que la capacité de la Monuc (était) arrivée à sa limite, malgré les efforts actuels de reconfigurer ses forces qui sont engagées face à des groupes armés dans tout l'Est de la RDC». Le sommet lui a demandé «de renforcer le mandat» de la Monuc et «de fournir des ressources appropriées». Par ailleurs, une équipe de la force onusienne s'est rendue à Kiwanja (80 km au nord de la capitale du Nord-Kivu, Goma) pour «vérifier les informations sur les massacres», selon l'ONU.
«C'est uniquement au niveau politique, ici, dans votre région, que des solutions durables peuvent être trouvées», a lancé Ban Ki-moon aux chefs d'Etat africains. MM. Kabila et Kagame n'ont pas eu d'entretien en tête-à-tête à Nairobi, ont indiqué des participants.
«La récente offensive du CNDP a radicalement aggravé la situation, elle conduit à de sévères conséquences humanitaires et a précipité une fois de plus l'Est de la RDC dans une phase de crise», a déploré M. Ban. «Nous devons laisser le cycle de violence derrière nous».
«La décennie passée, plus de cinq millions de Congolais ont perdu la vie à cause de la guerre, de la faim, de maladies et des déplacements de populations. Cela a été une des pires tragédies humaines de notre époque», a-t-il rappelé.
BELGA |
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| vendredi 07 novembre 2008, a 11:01 |
| Pour avoir plongé Rutshuru dans le noir : Jules SMPENZWA récompensé par Nkunda |
Le CNDP on les sait bien, est entrain d'installer son administration illégale tant civile que militaire dans les territoires qu'il occupe au Nord Kivu. C'est dans ce cadre qu'il a procédé à la formation de son gouvernement constitué de commissaires. C'est aussi dans ce contexte, que Nkunda Batware vient de désigner l'administrateur du territoire de Rutshuru, en la personne de Jules SIMPENZWA, hutu originaire de Jamba.
Qui est Jules SIMPENZWA ?
Mes chers compatriotes, Jules SIMPENZWA, est un Ex-technicien du barrage Mundo GUISTO de Rutshuru. Il avait profité de l'une des incursions du Nkunda et son CNDP à Rutshuru pour plonger dans le noir, plusieurs semaines durant, cet important centre du Nord-Kivu, ainsi que le centre voisin de Kimanja. Ce qui aura pour effet de priver autant les unités productives et commerciales que les formations médicales du courant électrique et, tout naturellement, d'occasionner des pertes en vies humaines.
Véritable crime de guerre contre l'humanité, la pratique d'interruption délibérée d'électricité en temps guerre n'est pas sans rappeler aux populations de Kinshasa et Bas-Congo l'occupation, en Août 1998, du barrage d'Inga.
Plusieurs semaines durant, privées de courant électrique, ces populations avaient vécu les pires moments de leurs existence avec de nombreuses pertes en vies humaines dans les formations médicales, pendant que les unités productives et commerciales comme des chambres froides, des alimentations, des boulangeries, des brasseries etc.. avaient été mises systématiquement aux arrêts.
Il y a lieu de signaler qu'à l'époque de l'occupation du barrage d'Inga, Nkunda Batware évolué déjà au sein de RCD.
Jules SIMPENZWE censé être conscient de la nature criminelle de l'acte d'interruption volontaire du courant électrique en temps de guerre, se voit récompensé de la traîtrise.
Il va bien falloir, le moment venu, qu'il en réponde……………………………
MAPAMITIBA |
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| mercredi 05 novembre 2008, a 22:26 |
| Nkunda bientôt à la CPI |
Le Procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno dénonce notamment le déplacement forcé des populations, les meurtres , les viols et les pillages perpétrés lors des affrontements armés récents dans la province du Nord- Kivu.
La situation à l'Est de la RDC a été marquée par de nombreux cas de violation des droits de l'homme. Le procureur de la Cour pénale internationale qui a déjà eu à parler des sévisses subis par la population de cette partie de la République, est monté hier sur ses quatre chevaux.
Luis Moreno Ocampo a exprimé son inquiétude sur la situation dans les Kivu et rappelé que son bureau suivait de très près les informations convergentes sur des attaques menées contre la population civile, selon un communiqué de la CPI.
Le procureur dénonce notamment « le déplacement forcé des populations, les meurtres, les viols et les pillages perpétrés lors des affrontements armés récents dans la province du Nord-Kivu ».
« Les crimes doivent cesser. La population des deux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu n'a que trop souffert. Les viols et les déplacements forcés sont des crimes graves qui ne sauraient rester impunis », a affirmé le procureur.
Selon le communiqué, le procureur de la CPI s'est déjà penché sur « des crimes qui auraient été commis dans les deux provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ces dernières années » par toutes les parties belligérantes. « Il va annoncer très prochainement l'orientation de son enquête », ajoute le communiqué.
Les enfants sont des cibles faciles pour le recrutement forcé dans l'Est de la Rdc où les combats ont entraîné le placement de quelque 100.000 personnes, dont 60% d'enfants, selon l'Unicef. Unicef et Amnesty international ont aussi dénoncé le recrutement d'enfants soldats, pour certains récemment démobilisés, par les parties en conflit.
Entre-temps, la section Protection de l'enfant de la Monuc a écrit le 18 février 2008 au gouvernement sur les cas des enfants du Nord-Kivu interpellés. Elle a fait état de 31 mineurs. De ces enfants, 16 sont Rwandais, 14 Congolais et 1 Burundais.
La Monuc rappelle à ce propos que l'article 114 de la loi N°023/ 2002 du 18 novembre 2002 portant code judiciaire militaire congolais, stipule que les juridictions militaires ne sont pas compétentes à l'égard des enfants de moins de 18 ans. En plus, ajoute-elle, la RDC reconnaît que les enfants soumis au recrutement sont avant tout victimes.
Pour conclure, la Monuc affirme compter sur la collaboration du gouvernement afin que des mesures immédiates soient prises pour la libération de ces 31 mineurs afin que la Monuc, en coopération avec les partenaires, puisse procéder au rapatriement et à la réunion des familles et enfants rwandais, burundais et congolais dans les plus brefs délais.
C'est sur le gouvernement congolais que la Monuc fait pression. Mais elle ne dit rien sur les auteurs du recrutement des enfants pour servir dans les combats. Encore une politique de deux poids, deux mesures.
Il est facile de déduire que soit les enfants ont été recrutés par le Rwanda et mis à la disposition du CNDP soit alors c'est ce dernier qui recrute les enfants pour les emmener dans les zones de conflit.
Il sied de rappeler que le CNDP se trouvait dans le collimateur de la CPI depuis août 2006 quand elle avait émis un mandat d'arrêt contre le chef d'état-major de Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda. Mais Nkunda a fait obstruction à la démarche de la CPI.
Quatre Congolais sont actuellement détenus par la CPI. Les chefs de milices Thomas Lubanga, Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo sont accusés pour leur rôle dans le conflit ayant déchiré l'Ituri, une région voisine des Kivu, depuis 2002.
Quant à l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba Gombo, arrêté en mai à Bruxelles, est inculpé pour des crimes commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003.
Ci-dessous la liste de 31 enfants-soldats récupérés par le gouvernement congolais, leur âge et leur nationalité :
- BISORE BIZIMANA : 14 ans, CONGOLAISE ;
- BIZIMANA MUNGU IKO : 16 ans, CONGOLAISE ;
- SERUSHAGO BONHEUR : 15 ans, RWANDAISE ;
- GIRENGANYA ALFRED : 14 ans, CONGOLAISE ;
- NDABAGE FAUSTIN : 16 ans RWANDAISE ;
- SEBIMANA CLALUE : 14 ans, CONGOLAISE ;
- BASEME DIEUDONNE : 15 ans, RWANDAISE ;
- KABUNGU FRANCIS : 12 ans, CONGOLAISE ;
- SENGA RUK1NEZA : 15 ans, CONGOLAISE ;
- DADAKOBINDE MATIEBU : 14 ans, CONGOLAISE ;
- RAHATINGABIRE : 15 ans, RWANDAISE ;
- NGABOZIZA JEAN-CLAUDE : 16 ans, CONGOLAISE ;
- BARAKA INNOCENT : 15 ans, RWANDAISE ;
- MANIFACHE PLACIDE : 15 ans, CONGOLAISE ;
- MUNGU IKO KAGUMA : 16 ans, RWANDAISE ;
- MISHUMA ALPHONSE : 15 ans, BURUNDAISE ;
- TUMISEME JEAN-CLAUDE : 16 ans, RWANDAISE ;
- NIMOBONA ALEXIS : 17 ans, RWANDAISE ;
- NZABARINDA ELISA : 15 ans, RWANDAISE ;
- NKUSI WILSON : 17 ans, CONGOLAISE ;
- TULEZIHIMA NA GASAZE : 17 ans, RWANDAISE ;
- IMANIFIDELE : 17 ans, CONGOLAISE ;
- BIZIMUREMU JEROME : 17 ans, CONGOLAISE ;
- KADAHIZA CHRISTIAN : 16 ans, RWANDAISE ;
- HABIMANA GERARD : 17 ans, RWANDAISE ;
- MOYOBOKE DEOGRATIAS : 16 ans, RWANDAISE ;
- NIBAKURE ETIENNE : 17 ans, CONGOLAISE ;
- MANIRAHO ERIC : 16 ans, RWANDAISE ;
- HAKIZIMANA GEREDI : 17 ans, RWANDAISE ;
- RUG WEFRAKE MOISE : 16 ans, RWANDAIS ;
- MUHETO JEAN-CLAUDE : 17 ans, RWANDAISE.
(SL/Ern./GW/Yes)
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