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CONGO MON AMOUR
mercredi 31 décembre 2008, a 13:06
Procès Jean-Pierre Bemba alias Baimoto : l’audience fixée du 12 au 15 janvier 2009

Le président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme, ligue qui avait porté plainte contre Jean-Pierre Bemba Gombo, est mort samedi dans un accident de circulation. Selon les informations en notre possession, il est allé au nord de la RCA en vue de recueillir d'autres témoignages sur le dossier des exactions contre les populations centrafricaines, lorsque sa voiture a heurté un gros véhicule de marchandises. Le chauffeur du gros véhicule est aux arrêts. Une enquête est ouverte.

Qui a tué Me Goungaye et quelle est la conséquence de cette mort sur le dossier JP Bemba Gombo.
La date du lundi 29 décembre 2008 était prévue comme celle à laquelle la Cour devrait fixer l'opinion sur l'audience de confirmation des charges contre le sénateur congolais, JP Bemba. La décision est tombée effectivement lundi. L'audience de confirmation des charges aura lieu du 12 au 15 janvier 2009. Sans doute que l'un des juges retenus pour des raisons familiales aura fini ses vacances. Au moment où on attendait beaucoup de son principal accusateur, Me Goungaye Wanfiyo, le président de la ligue Centrafricaine des droits de l'homme, ce dernier vient de mourir dans un accident de circulation. Le décès du président de la ligue centrafricaine est intervenu samedi soir, dans un accident de voiture.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame. Me Goungaye Wanfiyo présidait depuis quatre ans aux destinées de la ligue centrafricaine des droits de l'homme. L'homme était connu pour son franc parler et ses prises de positions à l'encontre des exactions commises par divers groupes armés sur la population au nord-ouest du pays. Sa ligue est à la base de la plainte contre le sénateur congolais, JP Bemba, leader du Mlc qui est actuellement écroué à la Haye dans une des prisons de la Cour pénale internationale. Il nous revient que Me Goungaye s'était rendu au nord de la Rca en vue de recueillir davantage de témoignages sur les exactions que les soldats centrafricains et les hommes du Mlc avaient fait subir aux populations de cette partie de la République centrafricaine. C'est donc en plein travail, en prévision de la prochaine audience, l'avocat centrafricain s'activait au point que la mort l'a surpris.

Qui a tué Goungaye ?

Comme on devrait s'y attendre, cette mort est suspecte. On apprend que le chauffeur du grand véhicule contre lequel la voiture dans laquelle se trouvait le président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme est allée se heurter mortellement est mis aux arrêts. C'est la preuve que les enquêteurs centrafricains eux aussi soupçonnent un accident criminel. La question que l'on se pose dans cette éventualité c'est celle de savoir qui pouvait en vouloir à l'avocat au point de lui vouloir la mort.

Lorsqu'on sait que l'homme n'est pas en odeur de sainteté avec le pouvoir de son pays qu'il dérange, le doigt accusateur est vite pointé vers le pouvoir centrafricain. On part du fait qu'il y a quelques jours seulement, l'avocat était interpellé pour ses attaques contre le régime Bozize. L'autre élément qui milite en faveur de l'accusation des autorités centrafricaines, c'est que beaucoup de personnes du côté du président Bozize se sentiraient menacées par l'activisme du président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme.

Rappelons que lors de la première intervention des hommes du Mlc pour secourir le régime Patassé, l'actuel chef de l'Etat était chef d'Etat major de l'armée centrafricaine.

A ce titre, ses hommes, aux côtés des hommes de JP Bemba, auraient participé aux exactions que l'on dénonce et sur lesquelles l'avocat et président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme enquêtait. Lorsqu'on sait qu'après JP Bemba, une certaine opinion commençait à s'impatienter en voyant que les auteurs centrafricains de ces exactions n'étaient pas encore inquiétés.

Le dialogue centrafricain, pense-t-on, en vue de la réconciliation nationale, a motivé la décision du président de la ligue à rouvrir, sinon à dépoussiérer le dossier des auteurs centrafricains des exactions. Cela peut paraître comme une provocation. Pas étonnant que Me Goungaye soit sacrifié à l'autel de la réconciliation nationale centrafricaine. Il semble que lorsqu'on doit sacrifier une poule ou un mouton, on choisit toujours le mouton ou la poule rebelle. Par ce fait, pense-t-on, on se débarrasse de l'élément perturbateur de la paix sociale.

Un vrai accident c'est aussi possible

En Afrique, il n'y a pas de mort sans cause. C'est pourquoi, après chaque décès, on organise le « kinzonzi » pour chercher et trouver la cause de la mort et en déterminer les auteurs. C'est une occasion pour les vivants de prévenir d'autres occasions de décès. La pratique est de mise même dans la vie politique moderne. Lorsqu'un dignitaire du régime meurt, c'est Dieu qui le punit pour ses crimes et ses injustices contre la population. Si c'est un opposant qui meurt, c'est le pouvoir qui l'a tué. C'est comme si, s'il n'y avait pas de pouvoir, les opposants - dans le cas où ils pouvaient exister en dehors de l'existence du pouvoir – ne mourraient jamais.

C'est pour dire que l'accident dans lequel est mort le président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme peut être - sauf si l'enquête prouve le contraire - un accident ordinaire comme on en connaît sur des routes africaines. C'est malheureusement difficile à faire accepter. Même si une enquête est diligentée, il y a peu de chance que ses conclusions soient acceptées. Sauf, dans une certaine mesure, si on fait appel à des enquêteurs extérieurs au pays du crime et de la victime.

Dans ce genre d'enquête généralement, il y a plus de supposition, d'équilibrisme et d'accusations en demi mots qui laissent l'opinion dans le doute (nuisible au pouvoir en place) que qui aident à l'éclatement de la vérité attendue. Même après enquête, les suspicions continueront à peser sur le pouvoir en place. Car, sur ce continent, même si tout le monde aspire au pouvoir, on développe un curieux sentiment selon lequel le pouvoir serait « diabolique » et l'opposition ne serait que « saint ».

Quelle conséquence sur le dossier JP Bemba ?

Comme souligné plus haut, la ligue centrafricaine des droits de l'homme est un d'importants accusateurs de JP Bemba. On peut dire que la ligue centrafricaine des droits de l'homme est une personnalité morale. La disparition de son président peut être sans conséquences pour le procès JP Bemba. Cependant, il faut tenir compte d'une réalité selon laquelle, Me Goungaye avait fait de cette affaire contre le sénateur congolais, une affaire personnelle. A ce titre, on ne voit personne d'autre s'investir dans ce dossier avec la même passion. Le fait qu'il soit mort est un élément important pour réduire les ardeurs d'un éventuel successeur.

On peut donc dire que le dossier Bemba pourrait connaître une évolution sensible en faveur du sénateur, leader du Mlc. On est en droit de le croire dans la mesure où, lors du procès, l'accusation aurait besoin de tous témoins et surtout de tous les témoignages. Le président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme apporte dans la tombe un bon nombre d'éléments de ce dossier. Les avocats de JP Bemba n'ont jamais cessé de faire remarquer que le dossier de leur client était vide. Est-ce pour cela que le président de la ligue centrafricaine des droits de l'homme était-il obligé d'aller chercher d'autres témoignages ? Même à ce sujet, personne ne rassure qu'effectivement Me Goungaye était à la recherche d'autres témoignages.

La rumeur avait à certain moment fait état de l'intention de la ligue de se rebiffer après que, selon la même rumeur, on ait pris son président en possession des éléments falsifiés sur base desquelles il aurait porté plainte contre le leader du Mlc. Lorsqu'on sait que l'arrestation des JP Bemba était de nature à servir d'écran de fumée qui empêcherait de voir les auteurs centrafricains de ces crimes, il y a des gens qui seraient dans tous leurs états contre tout ce qui pouvait innocenter JP Bemba. Encore une fois, il revient aux avocats de JP Bemba de prendre en compte cette donne. L'audience du 12 au 15 janvier prochain est donc d'importance. La Cour va-t-elle confirmer les charges ou élargir le leader du Mlc ? La question reste posée. Elle s'ajoute à cette autre interrogation de savoir s'il était juste que dans ce dossier, JP Bemba puisse être seul à en porter la responsabilité ?

(SL/PKF/GW/Yes)

mardi 30 décembre 2008, a 13:18
une opération Chirurgicale contre Joseph Kabila en faveur de Léon Kengo wa Dondo

De plus en plus, les Etats occidentaux ne méditent que sur ce scénario macabre et sur les moyens de sa réussite en Rdc surtout qu'ils y manipulent des troupes un peu partout, aussi bien dans les Institutions de la République que dans l'opposition politique, la société civile et au sein de la population en douceur, en misant sur les possibilités de la Monuc à quadriller, avec ses moyens énormes, le pays, surtout la ville de Kinshasa.


L'opération Chirurgicale en  question consistait, comme son adjectif l'indique, pour ces puissances, à abattre le Chef de l'Etat Congolais élu démocratiquement ou à l'éliminer physiquement, en douceur, comme elles ont réussi à le faire à son défunt père Laurent Désiré KABILA ; une opération en douceur C'est-à-dire sans  susciter ou provoquer des troubles, encore moins une réaction quelconque de la part de ses fidèles, en vue d'installer Léon KENGO WA DONDO comme Président intérimaire.

En effet, nul n'ignore que l'organisation des élections générales en RDC ont totalement été financée par les pays occidentaux. De ces éléments, est sorti le candidat Joseph KABILA comme le Chef de l'Etat congolais devant  diriger la 3e République tant attendue et comme le tout premier Président choisi démocratiquement au pays, depuis 1960.

Mais, dès que ce nouveau Chef de l'Etat ait tenté, en toute souveraineté, de diversifier la coopération de son pays avec le  monde extérieur, les  nations occidentales, partenaires traditionnels, se mirent à s'opposer à sa démarche pourtant salutaire pour son peuple, jusqu'à lui tourner le dos, comme elles ont fait hier au Maréchal MOBUTU.

Il saute donc aux yeux qu'avec leur attitude, elles s'insurgent énergiquement contre les contrats signés dernièrement entre le Gouvernement congolais et la Chine et sont  par conséquent déterminées à maintenir la RDC dabs leur système traditionnel d'exploitation et de sous développement, par respect à l'esprit de « Berlin ».

Ce qui fait que face à l'obstination du pouvoir de Kinshasa à réaliser coûte que coûte ses cinq (5) Chantiers dans le cadre de ces contrats, tout en laissant aussi l'ouverture à tout autre partenaire à investir au Congo, pour se démarquer de ce système, les nations occidentales se sont alors, comme piquées par des abeilles, engagées à lui mettre le bâton dans la roue, en pérennisant à l'Est de ce pays, la rébellion de KUNDA qu'elles ont initiée.

 De cette rébellion, les belligérants (Pouvoir et Rébellion) devaient, ont –elles planifier, se mettre autour d'une table pour  discuter des modalités d'une nouvelle transition, devant préparer de nouvelles élection  générales en RDC. Ainsi, les rencontres successives entamées en décembre 2008, entre le Gouvernement MUZITU et le CNDP de NKUNDA à Nairobi au  Kenya, ne sont là que le début d'exécution de ce plan mijoté depuis.

Mais, comme ces négociations semblent, selon ces nations nanties, patauger, d'autres scenarii  pour nuire au Pouvoir en Place à Kinshasa, sont déjà projetés, et, parmi ces scenarii, il y a l'opération chirurgicale la plus  peaufinée contre le Président de la République Joseph KABILA. Certes, des sources concordantes, ce sont donc les Etats-Unis d'Amérique  et la Grande Bretagne qui seraient en Tête de cette Opération sous la couverture du Rwanda et de CNDP en vue d'installer Léon KENGO WA DONDO comme Président intérimaire,  ayant déjà des ramifications à Kinshasa, après avoir réussi à faire les yeux doux à la France et à la Belgique.

Et, suivant leur plan machiavélique, les nations occidentales s'arrangent pour que cette opération intervienne :

- Soit, lors du voyage du Président Congolais à bord de son avion. En ce moment là, cet appareil serait abattu en plein vol, pour causer la mort de Joseph KABILA, comme ce fut le cas du Président Rwandais Juvénal HABIARIMANA et de son Homologue Burundais en 1984 ;

- Soit dans sa résidence où il serait visé par un ou des tireurs d'élite, dans des conditions similaires que celles vécus par son défunt père ;

- Soit encore, lors d'une cérémonie officielle où il serait criblé des balles, comme le pauvre Président SADATE de l'Egypte, au cas où il y prenait part.

De plus en plus, les Etats occidentaux ne méditent que sur ce scénario  macabre et sur les moyens de sa réussite en RDC surtout qu'ils y manipulent des troupes un peu partout, dans les Institutions de la République que dans l'opposition politique, la société civile et au sein de la population en douceur, en misant sur les possibilités de la MONUC à quadriller, avec ses moyens énormes, le pays, surtout la ville de Kinshasa. Et, les forces européennes, leurs propres forces qu'ils refusent de constituer et de dépêcher jusqu'à ce jour à l'Est de la RDC, à la demande du Gouvernement MUZITU, seraient déployées à la ville ou pendant leur opération chirurgicale dans ce pays, en appui à la MONUC.

Jusqu'à quant les occidentaux vont-ils laisser la RDC évoluer par ses propres ailes, sur base de son propre projet de société, même si elle est depuis confrontée avec eux dans des contentieux du genre Belgo-Congolais, non encore apurés ?

La présente analyse n'est qu'une sonnette d'alarme dirigé à l'endroit du pouvoir en place pour se rendre compte qu'il est menacé à la « maison » et qu'il doit se réveiller pour réajuster le tir, question de sa survie. En effet, par cette analyse, l'on en fait qui dénoncer cette menace à des finalités de sang savamment  entretenue par l'occident, laquelle risque d'entamer à la vie du Président Joseph  KABILA et par ricochet d'ébranler le processus démocratique en cours en RDC, si rien ne fait pour sauver les meubles.

Pour l'heure, l'on n'a qu'un seul devoir, celui de demander  au Chef de l'Etat Congolais de prendre toutes ses responsabilités pour devancer ces programmeurs du mal, de manière à éviter le pire. Aussi, est il appelé sans ambages :

- à restructurer de fond en comble les services de sécurité, l'armée et la Police Nationale en y nommant à des postes de responsabilité des éléments éprouvés compétents et capables de faire face à toute manœuvres sordide en vue et en octroyant à ces différents corps des moyens conséquents de leur politique ;

- à tout mettre en œuvre pour susciter et forger au pays, un « répondant » aux attitudes et actions peu responsables  de nations  nanties, de manière à les ramener aux bons sentiments ;

- à tout faire, sans  avoir peur de qui ou de quoi que ce soit, pour amener les partenaires Chinois à s'investir dans les contrats signés avec la RDC. Car, en politique, il y a un adage qui dit : « Qui risque rien, n'a rien » tirer, la Belgique a osé et est par conséquent  sortie de la domination hollandaise, les « Etats-Unis d'Amérique (les 13 colonies), du joug Britannique, la Chine de MAO, de l'impérialisme soviético-occidental.

(SL/CL/Yes/PKF)

Hassan Coulibali/Presse vérité Ghana


Attention : Au Congo, il aura aussi un capitaine Baracuda pour la prise du pouvoir par la force.



dimanche 28 décembre 2008, a 11:33
ENFIN, Six officiers des Fardc en prison pour détournement de salaire des militaires


Après le coup de filet de la capture des entrepreneurs européens et du S.G. au Budget, la série d'inculpés dans la traque des inciviques se poursuit cette fois dans l'armée où 6 officiers dètourneurs de la solde des militaires viennent d'être appréhendés.

Il n'y aura plus d'intouchables au sein de l'armée nationale, indiquait un conseiller du mi­nistre de la Justice Luzolo Bambi alors que ce dernier récupérait des jeeps en passe d'être de tour­nées. Et ceux qui ont bu à la coupe de la corruption doivent déjà s'inquiéter car l'épée de Da­modes a commencé de sévir. Après Mbuji-Mayi ou quelques hauts grades ont été mis en pri­son pour détournement des sol­des des militaires, c'est mainte­nant le tour des six officiers de la vile de Matadi qui ont été cueillis depuis le début de cette semaine dans la base militaire de Kitona, à plus de 210 kilomètres de Ma­tadi.

 

D'après des sources de l'auditorat général de Kinshasa, ils sont accuses d'être impliqués dans le détournement des soldes destinées aux militaires du Bas Congo. Ces officiers seraient charges de la gestion du person­nel militaire dans la province.

Il s'agit d'un officier militaire du territoire de  Mbanza-Ngungu deux officiers de Matadi dont un officier supérieur, ainsi que de trois officiers de la base militaire de Kitona : informe une source militaire. Ces officiers sont déte­nus à la ase militaire de Kitona en attendant leur transfert à Kins­hasa, a indiqué, une source qui a requis l'anomymat. D'après cette source, il y aurait des preuves ir­réfutables attestant des cas de détournement de la solde destinée aux militaires des contrées citées ci-haut. Aucune précision n'a été donnée sur la somme qui aurait disparu et sur la période qui concerne ce détournement. Selon la même source, ce détourne­ment n'a pas porté préjudice sur la paie des militaires de Bas Congo pour ce mois de décembre. Les enquêtes se poursuivent encore, précise la même source.

Signalons, qu'il ne s'agit du pre­mier coup de filet depuis la prise des fonctions par le nouveau Chef d'Etat-major et le nouveau minis­tre de la Défense nationale. Il y a quelques jours, quatre officiers ont été également arrêtés à Mbuji-­Mayi pour la même cause. Il y a lieu de croire dans les jours qui viennent, d'autres têtes vont en­core tomber surtout dans les pro­vinces de l'Est où l'affairisme de  nos hommes en armes a été mis en exergue ces derniers temps par tous les observateurs tant nationaux qu'internationaux.

L'opi­nion se souviendra que lors de sa  visite éclair dans l'Est aussitôt après son investiture. Le Premier ministre a ramené des cartons de ration destinés aux militaires au front mais retrouvés en vente dans les magasins de Kisangani. Adolphe Muzito qui a remis ces témoignages à l'Auditeur général voulait mettre ce dernier devant ses responsabilités pour traquer tOus Ies officiers qui ont choisi de s'enrichir facilement sur le sang de nos compatriotes plutôt que de défendre la nation jusqu'au sacri­fice suprême comme ils l'ont juré.

Aujourd'hui, on peut compren­dre que la série d'arrestations des officiers inscrit dans le cadre de cette lutte contre l'impunité an­noncée par le président de la Ré­publique qui a promis d'ouvrir les protes des prisons aux malfai­teurs. Le Premier ministre Muzito a entrepris aussitôt après son in­vestiture une visite dans les provinces agitées de Est de la République pour se rendre compter lui-même de la situation de ter­rain. Ayant reçu des instructions du Chef de l'Etat pour gérer avec rigueur les affaires de l'Etat, Il n'a pas cache sa volonté de curer en premier lieu les rangs des FARDC de toutes les brebis ga­leuses afin de permettre au gou­vernement de briser cette humi­liation que Nkunda impose à la RDC. Le nouveau Chef d'état-major a émis aussi le voeu de res­taurer la discipline qui est la mère des armées des FARDC.

On ose croire qu'après Mbuji-Mayi, Ma­tadi, l'état-major général et l'auditorat général vont s'appe­santir sur la gestion des fonds destinés à l'effort de guerre dans le Nord et le Sud Kivu. Beaucoup de congolais souhaiteraient voir également que le gouvernement diligente une enquête sur les im­meubles en construction à Kinshasa, lesquels sont pour la plu­part attribués à des officiers de l'armée qui ne gagnent officielle­ment que moins de 500 USD.

(SL/Milor/GW/PKF)

jeudi 18 décembre 2008, a 15:30
Le Président Joseph Kabial répond aux députés par une lettre adressée au Président de l’Assemblée nationale

 

Le président de la République vient d'adresser une lettre au président de l'Assemblée nationale dans laquelle le Chef de l'Etat répond aux préoccupations exprimées par les différents groupes parlementaires qu'il a reçus à tour de rôle dernièrement
 

Le Président de la République, Joseph Kabila, dans son souci de collaborer avec la chambre basse, a envoyé hier à l'Assemblée nationale un nouveau message. Toutes les préoccupations des élus du peuple ont été abordées avec une rare sincérité. Cette lettre montre aux yeux de la communauté tant nationale qu'internationale, la détermination de Joseph Kabila de reconstruire et le pays et la nation congolaise.   

Ci-dessous l'intégralité du message de Kabila à l'Assemblée nationale...


Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,

Du 8 au vendredi 12 décembre 2008, j'ai accordé une série d'audiences aux Députés et Sénateurs regroupés par province dans le cadre des consultations d'usage qu'impose le devoir de ma charge,    plusieurs préoccupations ont été soulevées à cette occasion par mes hôtes en rapport avec aussi bien des besoins sociaux de base de nos populations et l'état dégradé des infrastructures dans leurs différentes provinces. Je vous prie d'assurer les honorables Députés que je viens de transmettre l'ensemble de leurs mémorandums déposés au cours de ces entretiens à M. le Premier ministre avec des instructions précises que le gouvernement étudie les voies et moyens de donner progressivement satisfaction à chacune des préoccupations spécifiques exprimées au niveau de chaque province, district ou territoire, en étroite collaboration avec les gouverneurs de province.

De manière générale, certaines de ces préoccupations sont déjà prises en compte par le gouvernement dans le cadre de son programme à travers les projets repris dans le tableau en annexe. Pour la bonne fin de ces derniers, tout comme pour le règlement des questions sécuritaires sur l'ensemble du territorial national, j'ai instruit le Premier ministre d'essayer à ce que le gouvernement mobilise les moyens requis à cet effet.

Cependant, je vous prie de confirmer aux Honorables Députés que, grâce aux efforts déjà mis en œuvre, les matériels ci-après ont été commandés et sont en voie d'être livrés. 700 tracteurs à affecter par province, commande à renouveler chaque année, pour assurer la mécanisation de l'agriculture. 120 bacs et plusieurs ponts métalliques à répartir à chaque province, engins des travaux publics destinés à équiper une brigade d'Office des Routes par province. Equipements d'adduction et de purification d'eau. Un million de houes, bêches et machettes pour les paysans.

S'agissant de quelques préoccupations spécifiques d'ordre politique soulevées par les Députés de quelques provinces au cours de ces entretiens, je réitère ma disponibilité à œuvrer   dans le sens de la cohésion nationale et de l'intérêt supérieur de    nos populations tout en demeurant dans les limites fixées par notre loi suprême. C'est dans cet ordre d'idées que j'ai, à titre d'exemple, réaffirmé la nécessité de respecter les principes de la décentralisation prescrits actuellement par la Constitution, en réponse à la préoccupation des élus du Bas-Congo en rapport avec le fédéralisme.

Par contre, les efforts demeurent en cours s'agissant de l'amélioration de la représentation de toutes les provinces dans les institutions. Informez les Députés de Kinshasa de ma disponibilité à recevoir l'opposition politique très prochainement pour débattre de toutes les questions politiques d'intérêt national. Portez à la con naissance des Députés de la province Orientale, en rapport avec la question de « Mbororo ». Un plan était en cours en vue d'identifier ces derniers, de les recenser, de les rassembler en coordination avec le Hcr pour les ramener en Rca ou au Sud Soudan d'où ils sont venus. Dans le même ordre d'idées, les opérations militaires conjointes avec l'Ouganda et le Sud Soudan sont déjà en cours pour déloger la Lra du parc de la Garamba au cas où Joseph Kony ne signait pas l'accord de paix avec le gouvernement ougandais au 25 décembre 2008.

Rassurez les Députés de l'Equateur que ce n'est ni la politique,  du gouvernement, ni celle de l'armée, encore moins celle des services de sécurité de s'acharner contre les ressortissants de l'Equateur par des arrestations et autres détentions intempestives étant donné, par ailleurs, que les mêmes plaintes avaient été formulées par les Députés des autres provinces comme le Sud­-Kivu, le Nord-Kivu, la province Orientale dont un grand nombre de ressortissants faisaient, du reste, l'objet des poursuites.

Est-il qu'il était du devoir des Députés d'inciter les ministres respectifs de la Défense nationale et des Anciens Combattants ainsi que celui de l'Intérieur et Sécurité, en vue d'apporter la lumière sur cette question et que d'ores et déjà, j'ai pris l'engagement de clarifier cette situation avec mon Conseiller spécial et les services de sécurité. Réaffirmez aux Députés du Nord-Kivu et ceux du Sud­-Kivu, la politique du gouvernement face à la guerre ou à l'insécurité dans ces deux provinces vise à mettre fin aux souffrances de populations et qu'il importe que tout le monde s'implique, à l'instar de ce qui s'est fait au Nord­ Katanga où les parents, sensibilisés sur leur responsabilité vis-à-vis de leurs enfants qui avaient pris les armes, avaient fait leur part et la paix était revenue.

Pour toutes les questions liées aux tracasseries administratives et policières, j'ai recommandé aux Députés, au cours de leurs    vacances parlementaires, d'inviter les autorités civiles et militaires provinciales afin qu'elles jouent pleinement leur rôle. Au niveau du gouvernement central, les ministres concernés ont déjà reçu des instructions appropriées. Enfin, j'ai exprimé aux Députés tout mon engagement dans la lutte amorcée contre la corruption et l'impunité et sollicité leur ferme soutien aux efforts déployés actuellement par le gouvernement en vue de l'éradication de ces fléaux.

En formulant les vœux de bonheur  à vous ­même et à chacun des Députés au seuil des fêtes de Nativité et de Nouvel An, je vous prie d'agréer, Monsieur le président de l'Assemblée nationale, l'assurance de ma parfaite considération.

 

 

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