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CONGO MON AMOUR
mardi 24 mars 2009, a 09:00
John Numbi, le bras armé de Kabila
 

L'inspecteur général de la police a été l'un des artisans de la récente opération militaire menée dans le Kivu par les armées rwandaise et congolaise. Enquête sur un homme de l'ombre, dont l'influence s'étend jusqu'à Kigali.

C'est devenu presque une habitude. Chaque fois que l'inspecteur général de la police congolaise, le général John Numbi, accomplit une mission en rapport avec la crise qui mine les provinces de l'est de la RD Congo, il déchaîne les passions. Ce fut le cas en janvier 2007 lorsque, sous les auspices du Rwanda, il rencontrait secrètement Laurent Nkunda à Kigali. L'entrevue avait abouti au fameux processus de « mixage », dont l'objectif était d'intégrer les combattants du Conseil national pour la défense du peuple (CNDP) à l'armée régulière. Très décriée, l'entreprise fit long feu. Deuxième tempête, celle provoquée par l'opération Umoja Wetu (« Notre unité », en swahili). Négociée secrètement par John Numbi, elle s'est traduite par des actions conjointes des armées congolaise et rwandaise au Nord-Kivu, officiellement pour traquer les membres des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Mais les dommages collatéraux de cette opération dont il a assuré la coordination sont importants, notamment au sein de la majorité présidentielle. Bien qu'il ait agi au nom du chef de l'État, l'inspecteur général de la police est la cible de vives critiques émanant de la classe politique. À ses détracteurs, le général répond, lapidaire : « Je ne me préoccupe pas des rumeurs. Il y a des choses qui relèvent du secret défense. Quand il s'agit d'un plan pour sauver le pays, on ne peut y associer tout le monde. »

Numbi, « c'est le militaire le plus puissant du pays après le chef de l'État, tout comme l'est Katumba Mwanke, l'éminence grise du président, sur le plan politique. Il traite directement avec Kabila », explique l'un de ses compagnons d'armes. Fidèle parmi les fidèles, il appartient au premier cercle des collaborateurs du numéro un congolais, ce groupe que l'on qualifie à Kin­shasa de « gouvernement parallèle ». Né en 1962, il est originaire du Haut-Lomami (Nord-Katanga). En 1983, il décroche un diplôme en électronique à l'Institut supérieur pédagogique technique de Likasi. Selon lui, sa première rencontre avec les Kabila, père et fils, remonte à 1989, à Pweto. À cette époque, le Katanga s'appelle encore Shaba. Laurent-Désiré Kabila, rebelle errant depuis les années 1960, n'imagine pas un seul instant qu'il prendra un jour le pouvoir. Mais ce n'est qu'à l'occasion d'une nouvelle rencontre, en 1992, que John Numbi sympathisera avec le jeune Joseph Kabila.

À Kinshasa, le président Mobutu Sese Seko a décrété la démocratisation de son régime depuis avril 1990. La scène politique est en ébullition. Au Shaba, toutes les dérives sont permises : les « autochtones », sous la houlette principalement de l'Union des fédéralistes et des républicains indépendants (Uferi), le parti de Nguz a Karl-i-Bond, se livrent à une épuration ethnique. Principales victimes, les Kasaïens, priés de rentrer « chez eux ». Ceux qui ont vécu ces événements se souviennent de John Numbi, l'un des « activistes les plus fous » de la jeunesse de l'Uferi. Il aurait exécuté de « sales besognes ». Ce que l'intéressé réfute : « J'ai toujours dit que si une seule famille kasaïenne a été endeuillée à cause de moi, qu'elle se fasse connaître. Jusqu'à ce jour, je n'ai vu personne. » En 1996, soupçonné d'entretenir des liens avec les adversaires du régime zaïrois, il est arrêté à Lubumbashi et emmené à Kinshasa. Mais il réussit à échapper à ses geôliers et à se réfugier dans l'enclave de Cabinda, où sont établis des gendarmes katangais – issus de l'armée de Moïse Tshombe constituée lors de la sécession de 1960 – avec lesquels il est en contact. C'est avec ce groupe que Numbi entrera à Kinshasa en mai 1997 par Kitona (ouest), après la chute du régime zaïrois. Laurent-Désiré Kabila s'installe au pouvoir grâce à ses parrains rwandais et ougandais.

Sous Laurent-Désiré Kabila – comme c'est le cas avec son successeur –, John Numbi se montre opportuniste. Une de ses vieilles connaissances résume : « Audacieux, il a toujours agi sans réserve. Il sait s'attirer les bonnes grâces du chef. C'est Kabila père qui a fait de lui un militaire. » Petit à petit, il se fraie un chemin : chargé de la communication dans une compagnie, puis dans une brigade, Numbi se retrouvera directeur des transmissions de l'armée du nouveau pouvoir et même commandant de la 50e brigade chargée de la sécurité de la ville de Kinshasa. Ses relations avec James Kabarebe, officier rwandais qui était alors le patron de l'armée congolaise, remontent à cette époque. Mais en 1998, à la suite d'un renversement d'alliances, Rwandais et Ougandais attaquent le Congo. Nommé commandant opérationnel à Kindu, dans le Maniema, il ne peut empêcher la prise de la ville par l'ennemi. En décembre 2000, alors qu'il doit assurer avec Joseph Kabila la défense de la localité de Pweto, au Katanga, celle-ci tombe entre les mains des Rwandais. Furieux, Laurent-Désiré Kabila le décharge de ses fonctions. Quelques semaines plus tard, le 16 janvier 2001, alors qu'il est au Zimbabwe pour suivre une formation militaire, Numbi apprend que Laurent-Désiré Kabila a été assassiné.

 

Le temps d'apprendre

De retour à Kinshasa, il est nommé, en mars 2001, chef d'état-major de l'armée de l'air par le nouveau président, Joseph Kabila. Mais les officiers de carrière ne le considèrent pas comme un « vrai » militaire. L'un d'eux explique, sarcastique : « Les militaires se reconnaissent par écoles et par promotions. Nous ne connaissons pas les siennes ». Mais Numbi ne se contente pas d'être promu : il prend aussi le temps d'apprendre. Et il apprend vite, à travers les différents séminaires qu'il organise dans le cadre de ses fonctions. Parallèlement, celui qui est devenu un homme du sérail se voit confier les missions les plus délicates, notamment en matière de maintien de l'ordre. « Avec brutalité », affirment ses détracteurs. « Il est autoritaire, mais pas dur », rectifie un de ses collaborateurs. C'est lui, par exemple, qui s'illustre en mars 2007 lors du conflit entre le président Kabila et l'ancien vice-président Jean-Pierre Bemba. Ses hommes ont, en effet, pilonné la résidence de ce dernier au moment où il recevait des diplomates étrangers. Un observateur constate : « Pour Numbi, il n'y a pas d'équivoque : les ennemis de Kabila sont ses ennemis. » En juin 2007, il est nommé inspecteur général de la police congolaise. C'est à lui que revient la tâche de réprimer les manifestations du mouvement religieux Bundu dia Kongo, dans la province du Bas-Congo. Une opération qui fera de nombreuses victimes.

Si certains n'apprécient pas ses méthodes, ils reconnaissent toutefois à John Numbi une indéniable qualité : le sens de l'ordre et de l'organisation. Il a ainsi amélioré les infrastructures des services dont il a eu à s'occuper. Les officiels rwandais, avec lesquels il s'entend bien, le considèrent comme « un homme ouvert au dialogue, qui va droit au but, sait se montrer blagueur et taquin ». Tout en soulignant l'un de ses « défauts » : « Il a tendance à vouloir tout faire lui-même. » Marié, père de six enfants, John Numbi n'a pas beaucoup de loisirs. Mais quand il quitte sa tenue de général trois étoiles, il aime consacrer du temps à sa ferme de Lubumbashi. À moins qu'il n'écoute ses musiques favorites. En particulier, celle de son idole : le maître de la rumba congolaise, Luambo Makiadi.


Source : JA

dimanche 22 mars 2009, a 12:46
Qui de Kabila et de Kamerhe a fait qui ?
 


 

            Auteur de l'ouvrage < Pourquoi j'ai choisi Kabila ? >, Vital Kamerhe vient d'user de son devoir d'ingratitude en engageant un bras de fer avec son parti et sa famille politique dont l'initiateur attitré – il l'a toujours proclamé - est Joseph Kabila, le Président de la République.

            Dans cet ouvrage – dont la relecture est maintenant vivement recommandée – le président de l'Assemblée nationale relate le contexte de ses deux premiers contacts avec le futur chef de l'Etat. D'abord à l'aéroport de Ndjili, en pleine guerre du 2 août 1998, lors de la prise manquée de Kinshasa par un Rcd porté à bout de bras par le Rwanda. Ensuite à la Cité de l'Union africaine, après que le lieutenant-général Didier Etumba, alors général, l'eût amené en janvier 2001.

            Quel aura été alors le parcours de Vital Kamerhe, depuis la dernière  rencontre ?

            Joseph Kabila l'avait fait le délégué au Dialogue intercongolais, pour le compte de la composante < Gouvernement >.

            Joseph Kabila l'avait fait ministre de l'Information et Médias dans le premier Gouvernement <1+ 4 >.

            Joseph Kabila l'avait fait secrétaire général du Pprd.

            Joseph Kabila l'a fait < directeur visible > de sa campagne électorale.

            Joseph Kabila l'a fait candidat à la députation nationale.

            Joseph Kabila l'a fait président de l'Assemblée nationale alors qu'il aspirait devenir Premier ministre avant l'avènement de l'Amp en juin 2006.

            Pour la petite histoire, ambitionnant d'investir la primature avec Joseph Kabila chef d'Etat (le partage de l'Exécutif entre l'Est et l'Ouest importait peu à ses yeux), Vital Kamerhe n'avait pas voulu de la mise sur pied d'une coalition élargie aux autres forces politiques et sociales, estimant le Pprd suffisamment outillé pour remporter les élections présidentielle et législatives nationales au 1er tour ! D'où l'ébruitement de toutes les stratégies qui se peaufinaient à Procoki pour cette coalition.

            Dieu merci : Kabila ne l'avait pas suivi dans ce schéma. D'ailleurs, lors de la sortie de l'Amp, il avait revendiqué l'initiative de l'ouverture du Pprd aux forces extérieures.

            Pour peu donc qu'il ait été homme d'honneur, Vital Kamerhe devrait se gêner de briguer un mandat soutenu par la coalition Amp-Palu-Udémo dont il n'avait pas voulu la création.

Pourtant, il a osé réclamer le poste de président de l'Assemblée nationale ; la primature ayant été cédée au Palu en prévision du Second tour.

C'est encore Joseph Kabila qui va lui donner le poste disputé avec Tshiongo.

            Mais, il a continué d'exiger le poste de Premier ministre. Notamment en se portant candidat à la succession d'Antoine Gizenga en septembre 2008 !

On se souvient de la sortie < médiatique > de quelques députés nationaux originaires de l'Est qui ont soutenu la thèse, saugrenue, d'une primature revenant à un ressortissant l'Est, sous prétexte que seul un oriental maîtrise  mieux les enjeux de la guerre !

C'est bien la preuve – si besoin est – que Vital Kamerhe ne se sentait pas ou plus à l'aise au perchoir de l'Assemblée nationale et qu'il ambitionnait de changer d'institution.

Serait-ce là l'origine de sa fronde ?

Qu'il en soit ainsi ou non, la vérité qui importe d'être soulignée aujourd'hui est la suivante : c'est par Joseph Kabila que Vital Kamerhe est devenu l'acteur politique majeur qu'il est devenu.

Avec la crise actuelle, il vient d'user de son devoir d'ingratitude.

Dès lors, la bienséance plaide pour sa démission.

On n'a pas à redouter le déluge.

Au demeurant, tous ceux qui brandissent la menace du déluge résultant de leur déchéance finissent de la même manière : ils ne remontent jamais à la surface !


Notre correspondant : NDL

 

jeudi 19 mars 2009, a 18:32
7 fautes politiques de Vital Kamerhe
 


IL y a comme un consensus au niveau de la conférence des présidents : Kamerhe doit quitter le poste. Ils affirment qu'ils coupent la poire en deux entre ceux qui défendaient la légalité (kamerhe et ceux qui affirment qu'il fallait démissionner à la plénière) et l'Amp qui voudrait que Kamerhe démissionne en dehors de la plénière.
Apparemment c'est une décision de Kamerhe lui-même suivant "son souci de préserver le chef de l'Etat et sa famille politique du piège de l'inconstitutionnalité et de sauvegarder la jeune démocratie du caractère illégal"
Kamerhe a commis 7 fautes :
- une faute d'éthique politique : quand on n'est pas d'accord avec le parti on démissionne. Si on ne démissionne pas du parti du moiins des postes qu'il gère. Pcq la démocratie c'est la dictature des partis.
- faute de sociologie politique : pour l'heure aucun fait ne lui donne raison sur terrain. Tant et si bien que même dans la population du SK les voix ne s'élèvent pas pour prendre sa cause. On est avec toi mais on ne peut te soutenir pcq on va croire que nous condamnons l'opération conjointe ; donc nous sommes pour  les Fdlr : or une des critiques du rwanda c'est que les congolais travaillent avec les Fdlr (et donc pour la déstabilisation du Rw.)
les députés ont assuré le président de la république de leur soutien aux opérations qui sont menées pour le retour des FDLRs dans leur pays. Selon un membre du bureau de l'assemblée provinciale, le chef de l'Etat leur a aussi garantie que ces opérations pourront se faire sans  intervention des troupes  étrangères.
- Kamerhe qualifie d'illégalité le fait qu'on lui ai demandé de démissionner avant la session : il aurait annoncé sa volonté de démissionner par les médias ou par une conférence de presse ou écrit a son parti pour l'annoncer (gage) et puis le "handover et le check-out " allaient s'ensuivre... Ehud Olmert a démissionné il y a plus de 4 mois mais il est encore là... jusqu'à la remise et reprise avec son successeur. C'est donc un faux problème.
- Ramener le débat au niveau de l'institution afin d'avoir une crise institutionnelle autour de sa personne : c'est aussi exposer la jeune démocratie à des épreuves dont nous avons vécu une partie avec le bras de fer qu'il y a eu. Ainsi aurait-il pu poser en plénière le problème avec la possibilité de gagner au vote et de devenir de fait un président indépendant comme Kengo. Le président ayant perdit la majorité dirigera dans une situation de conflit. On a connu Mobutu-Tshisekedi et ce à quoi cela a abouti : la guerre venue de l'extérieur dans un pays totalement affaibli et une population démobilisé par des actions de paralysie chronique.
- acculé le président pourrait ainsi envisager de dissoudre le parlement après probablement quelques mois d'un gouvernement d'union nationale qui aura essayé de sauver l'essentiel. Il relancera alors un autre gouvernement d'union nationale au moment où il dirigerait par décrets et ordonnances jusqu'à des hypothétiques élections.
- Le fait d'accepter le principe de démissionner tout en demeurant reconnaissant à JK ou même en se reconnaissant Kabiliste : après avoir fait perdre des plumes à sonn parti c'est donc JK lui-même qu'il aura écorché. La meilleure façon c'est de s'assumer et d'annoncer les couleurs de son propre avenir politique. A moins qu'il attende produire l'effet de surprise.
- Kamerhe fait paraître l'assemblée nationale ou la constitution comme des entités sui generis. Et pourtant on sait que c'est au prix de négociations et accords qui constitutent les ressorts et équilibres du jeu politique actuel. Son jeu risque de casser ces équilibres. Le Pprd ou l'Amp pourrait corrompre et débaucher des gens comme Yves Kisombe càd en rupture de banc avec leurs partis. Alors que tout en restant député il a l'obligation de ne pas trahir.


Claude BUSE Misambo

jeudi 12 mars 2009, a 13:10
De Joseph Kasa-Vubu à Joseph Kabila, Pourquoi les Congolais s’acharnent-ils sur leurs Présidents?
 

 

Répondre à cette question exige de passer au peigne fin, la politique menée par les différents dirigeants depuis l'accession du pays à l'indépendance.Les premières impressions étant souvent les plus naturelles, le discours d'investiture de chaque chef de l'Etat livre ses aspirations et ses ambitions politiques profondes. Il jette ainsi les premiers jalons de son programme d'action.

 

Le président Kasa-Vubu a hérité du colonisateur, une situation économique très favorable à l'indépendance. Mobutu lui, a reçu en héritage une situation socio-économique et politique qu'il a qualifié lui-même de lamentable. Quant à  Mzee Kabila, celui-ci a trouvé un Etat sans âme et Joseph Kabila un pays en lambeaux qu'il cherche à colmater.

 

En dépit d'un certain nombre des réalisations positives, le poids de tous les ratés et échecs de différents pouvoirs depuis  l'indépendance, pèse sur Joseph Kabila en sa qualité de président en exercice. Les infrastructures socio-économiques et de communication détruites d'une façon soit délibérée, par des guerres, par l'incivisme ou par l'ignorance, constituent encore à ce jour,  une des charges que Joseph Kabila a le devoir d'assumer pour la continuité de l'Etat.

 

Nos compatriotes qui se disent opposants et surtout ceux de la diaspora ont pris un plaisir injustifié d'injurier à longueur des journées sur le net, le président de la République tout en lui attribuant des noms les plus ridicules oubliant qu'ils sont en train de montrer à la face du monde, une certaine « petitesse d'esprit » car aucun peuple, aucun citoyen sérieux ne peut gaspiller ainsi autant de temps précieux à présenter une image aussi sombre de son propre pays en lieu et place de contribuer à son épanouissement et  à son développement. Ceci démontre que,  malgré les 49 ans d'indépendance, le congolais n'a pas encore compris le rôle qu'il doit  jouer. 

 

·                De Kasa-Vubu à Mobutu

 

Si le Président Mobutu avait dénoncé la gestion de Kasa-Vubu, c'est parce que la situation était réellement chaotique. La question que l'on est tentée de se poser  est celle de savoir si c'est parce que Kasa-Vubu était mauvais gestionnaire qu'il y avait eu mauvaise gestion. Les députés et les sénateurs tous élus et venus de la masse n'ont pas fait mieux. Avec Mobutu, la situation est allée de mal en pis. Aucune de ses promesses sur le redressement de la situation du pays n'a été tenue. Sa gestion a été la plus anarchique ce qui  a ruiné irrémédiablement le pays. Ce qu'il faut épingler est que le président Mobutu n'a pas non plus travaillé seul, il a puisé ses collaborateurs dans le même peuple dont nous taisons les noms pour les plus en vus. Les résultats ont été simplement catastrophiques.

 

·                De Mzee Kabila à Joseph Kabila

 

Le Président Laurent'Désiré Kabila, malgré sa bonne foi, n'a pas pu faire mieux. Il avait même fait appel aux intellectuels universitaires de proposer des voies de sortie. Mais les résultats n'ont pas suivi.Sa mort tragique ne lui a pas permis d'aborder les autres aspects de la réalisation de son plan nationaliste fondé sur l'auto-prise en charge par le travail et l'organisation d'une gestion saine et responsable. Ilavait compris qu'il fallait d'abord initier localement des activités de production pour garantir à la population l'autosuffisance alimentaire. Sa préoccupation majeure était axée sur le développement du pays pour pouvoir réduire sensiblement  la pauvreté. Malheureusement, pendant son règne, il a été victime des critiques acerbes de la part surtout de ses compatriotes.

           

Le Président Joseph Kabila en pleine démocratie instaurée avec les institutions issues des élections est en train de démontrer une autre façon de gérer qui, avec l'adhésion de la population, pourra atteindre des résultats inimaginables.

 

 Quand les Congolais  auront  pris conscience de leur  rôle d'accompagner le Chef de l'Etat dans ses actions ; quand ils auront  uni toutes leurs forces et leurs intelligences dans un élan nationalisteautour du Président de la république, ils  auront  gagné énormément  pour les générations  actuelles et futures. Joseph Kabila a démontré qu'il est l'homme de la parole donnée. Le Congolais qui aime encore ce vaste et beau pays doit éviter de s'afficher toujours en négativiste ou en ennemi conscient ou inconscient de son  pouvoir.

 

Le problème de la République Démocratique du Congo se pose en termes  d'hommes et de culture. Le sens de la nation n'a pas encore trouvé de place dans le vécu des Congolais. C'est la culture de la facilité comme à l'âge de la cueillette qui pourchasse l'homme congolais en général, qui veut tout avoir du Congo sans travailler, c'est aussi l'esprit de la jalousie de l'autre. L'homme congolais veut qu'il soit le seul à réussir, pas son frère. Et là, il se comporte comme un chef coutumier.  Intellectuel et non intellectuel congolais semblent  se  comporter de la même manière. Pour eux, c'est toujours la faute de l'autre.

 

 Maintenant que les institutions élues démocratiquement sont en place, le moment est venu pour reconstruire un pays pillé durant plusieurs décennies de mauvaise gestion et d'une mauvaise politique de coopération. Les cinq chantiers de la République ont été lancés  par le chef de l'Etat Joseph Kabila exactement pour la reconstruction du pays dans tous les domaines.

 

L'acharnement aveugle et sans raison sur Joseph Kabila ne fait qu'aggraver le sous-développement du pays car, comment peut-on comprendre cela autrement si l'intellectuel congolais n'a que l'injure et le mensonge comme argument de son savoir. 

 

Les Congolais qui ont choisi d'aller vivre à l'étranger pour plusieurs raisons et ceux qui sont restés au pays devraient s'arrêter, s'interroger et trouver ensemble ce qui est à la base de la débâcle dans tous les domaines en s'attaquant systématiquement aux problèmes latents qui minent le pays tels que la corruption, les guerres … et apporter tout leur savoir-faire en soutenant le  Président pour un bien-être collectif. Car, affirmer que Joseph Kabila est responsable des maux que connaît notre pays comme essaient de le faire croire certains sites et blogs sur le net, serait une erreur grave pour tout Congolais conscient.

 

 

 

                                                                                                              Charles Bukassa Kadiata

 

 

jeudi 05 mars 2009, a 11:21
Accueil chalereux du RAISI à Benie
 

 

Treize heures de route carrossable au volant de son véhicule, temps pris par le président Joseph Kabila parti mardi de Kisangani pour atteindre Beni où il a été chaleureusement accueilli avant d'y déployer d'intenses activités, notamment un tête-à-tête à Kasase avec son pair ougandais Yoweri Museveni.
 

Le chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila est arrivé mercredi à Beni. Au volant de sa voiture, il a roulé sur la route nationale n° 4 abandonnée il y a 20 ans, route qu'il vient de réhabiliter. On peut donc rouler sur cette route à du 100 km à l'heure. Il a quitté Kisangani mardi à 5 heures du matin et a atteint Beni à 18 heures. A la demande de la population, il a fait plusieurs escales, notamment à Bafwasende, Niani, Epulu, Mombassa et à Bomanda. Partout, il a été follement ovationné par la foule en liesse. Dès qu'il est arrivé à Beni, il a fait 700 mètres à pied jusqu'à la Place de l'Indépendance. Il était accompagné du gouverneur de province, M. Autsai.


Ce matin, il rencontre son homologue ougandais, Yoweri Museveni à Kasindi en territoire congolais à 75 km de Beni.

A Beni, il doit donner le coup d'envoi des travaux d'asphaltage de la route de grande importance qui reliera la Province Orientale au Grand nord, à savoir la province du Nord-Kivu jusqu'à Goma. Le chef de l'Etat congolais, profitant de son déplacement par route, inspecte l'état de la route entre Kisangani et Beni afin de se faire une idée plus ou moins claire des travaux à effectuer. Le voyage de Joseph Kabila dans cette partie de la Rdc intervient après la fin de la guerre consécutive à l'intégration des anciens rebelles dans l'armée nationale et surtout au retour des soldats rwandais qui étaient venus sur le territoire congolais en vue de participer aux opérations conjointes avec l'armée nationale congolaise pour rapatrier les rebelles hutu rwandais des Fdlr.

Voyage par route, preuve du retour de la sécurité

La présence de Joseph Kabila sur cette parie jadis troublée et le fait qu'il fasse de longues distances par route est une preuve du retour de la sécurité. Joseph Kabila saisira l'opportunité pour rencontrer son homologue ougandais à Kasindi, une localité congolaise située à la frontière de deux pays. Les deux chefs d'Etat vont évaluer les opérations conjointes menées entre les deux pays alliés à l'armée du Sud Soudan. A ce jour, tout le monde est d'avis que les opérations ont donné des résultats positifs dans la mesure où les éléments de Lra ont été dispersés dans la nature. Le souhait de l'Ouganda, on le sait, était de voir ces opérations se poursuivre jusqu'à la neutralisation totale de Lra. Il nous revient que les rebelles ougandais de Lra poursuivent les exactions contre les populations civiles dans la région de Dungu et de Faradje.

Les inquiétudes de la Société civile de la Province Orientale

Selon les sources proches de la mission de l'Onu en Rdc, les éléments de Lra auraient fait des victimes le samedi dernier. Un homme aurait été tué. La victime aurait rencontré les Lra sur la route qui mène vers Ariwara dans la province Orientale. La chefferie Malingindo aurait également été mise à sac par les rebelles ougandais de Lra. Au niveau de la société civile de la Province Orientale, contrairement au discours politicien, ces exactions risquent de s'intensifier si les soldats ougandais se retirent. Cette question va certainement figurer au menu des entretiens entre Joseph Kabila et Yoweri Museveni. Cette inquiétude de la société civile de la Province Orientale est compréhensible, mais, il n'est pas normal de faire croire qu'il n'y aurait que l'armée ougandaise pour mettre fin aux exactions de Lra. Le souhait de tout le monde, qui devrait être celui de la société civile de la Province Orientale, c'est celui de voir le gouvernement congolais prendre des dispositions afin que le Lra ne puisse plus se réorganiser afin de poursuivre des exactions contre les populations civiles.

Poser le problème en terme de la prolongation de la présence des soldats ougandais en territoire congolais peut contrarier le Chef de l'Etat congolais. De même, si l'Ouganda se met dans une espèce de chantage afin que la Rdc se trouve forcée de prolonger la présence de ses troupes sur le territoire congolais, cela peut faire penser à un agenda caché. Car, en effet, les officiers ougandais l'avaient fait remarquer, le Lra opérant sur le territoire congolais, c'est ce pays qui a intérêt à insister sur la poursuite des opérations avec des armées des pays voisins. Il n'empêche que cette question s'invite aux entretiens de ce mercredi entre Joseph Kabila et Yoweri Museveni. Il n'est pas exclu que Joseph Kabila qui est sur le terrain puisse aller dans le sens de rencontrer le souhait de Kampala. Il a été démontré que la coopération entre les pays voisins dans le but de nettoyer les poches d'insécurité aux frontières communes vaut mieux que d'attendre la solution au niveau des pays qui ne vivent pas et ne sentent pas au quotidien les effets de cette insécurité.

Sonder les voies de la coopération ougando-congolaise

Outre l'évaluation des opérations militaires conjointes contre le Lra, Joseph Kabila et Museveni vont sonder les voies de la coopération entre les deux pays dans les domaines autres que la guerre. Museveni est en fait demandeur de cette rencontre. On se souvient qu'il avait émis le souhait de rencontrer Joseph Kabila dans une localité frontalière congolaise ou ougandaise lors du dernier déplacement de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Mbusa Nyamwisi en Ouganda. A cette époque, la guerre faisait rage au Nord-Kivu et Museveni estimait que les autorités congolaises depuis Mobutu ne comprenaient pas qu'il s'agissait d'une guerre économique. Il voulait par conséquent rencontrer son homologue congolais pour en parler.

Homme à ne pas céder au chantage, Joseph Kabila n'avait pas sauté sur l'occasion que lui offrait Museveni. Aujourd'hui, la donne a changé. La paix est revenue au Nord-Kivu, même s'il faut attendre que les dernières convulsions cessent. Il serait plus aisé pour Joseph Kabila d'aborder cette question sans pression. Si aujourd'hui, entre le Rwanda et la Rdc on peut parler d'autre chose que de la guerre et des Fdlr, Kampala doit en faire autant. Attendre que le Lra soit mis hors d'état de nuire avant de parler économie. Il faudra également que les autorités ougandaises apprennent que faire la guerre aux voisins pour atteindre des objectifs économiques n'est pas une stratégie dont on peut se vanter. Si donc le Lra continue des exactions en vue de permettre la prolongation des opérations conjointes, Kinshasa ne pourra pas s'engager sur cette voie et usera de tous les moyens pour défendre son territoire et protéger sa population.

Les cinq chantiers réalité en province

Au même moment qu'il continue avec la diplomatie de paix qui est à la base de la situation que l'on vit maintenant dans la partie Est du pays, Joseph Kabila ne perd pas le temps pour relancer les cinq chantiers dans les provinces. C'est ainsi qu'il avait annoncé la réhabilitation de l'aéroport de Kisangani. Avant même qu'il quitte le chef-lieu de la province Orientale, les experts de la Rva sont déjà à pied d'œuvre. C'est le sens du déplacement de l'Administrateur délégué général de la Régie des Voies Aériennes (RVA) à Kisangani où Jean Acisse, est arrivé le dimanche dernier.
Aujourd'hui, ce sera le tour de la route dont Joseph Kabila lance les travaux. Lorsqu'on sait que Joseph Kabila est encore dans cette partie du pays, on découvrira au fil des visites des différents projets dont l'exécution n'attendait que la fin effective de la guerre. Selon l'Adg se la Rva, les travaux de la réhabilitation de l'aéroport se terminera à la fin de cette année. Il a même précisé que ce sera avant Noël 2009.

Aujourd'hui, on saura les détails techniques et la durée des travaux de la route que Joseph Kabila inaugure à Beni. Au niveau de Goma, il sera sans aucun doute question de la réhabilitation de l'aéroport endommagé par l'irruption volcanique. Il y aura sans aucun doute d'autres projets. Le plus important de tous, c'est ce projet de paix qui permet aux habitants de Goma en particulier et ceux de la province du Nord-Kivu en général, de vivre, de dormir de se réveiller et de travailler sans la psychose du crépitement d'armes. De Goma.

Escale significative à Bafwasende

Arrivée à 8h30 au chef lieu du territoire de Bafwasende, le Prési­dent de la République est monte dans sa jeep à 9 h00 après une marche à pieds sur environ 500 m au centre commercial.

Accueilli à la stèle érigé jadis par le MPR de triste mémoire, le Président Kabila a pris d'abord la direction du bureau du territoire jusqu'au niveau du bureau de la Police pour faire demi tour et reprendre la nationale N° 4, en lon­geant la tribune, le centre com­mercial posant des questions à l'Administrateur du territoire Idris sur la situation sociale et sécuritaire pour monter à bord de sa jeep au bas de la colline où est érigée l'église catholique.

L'Admi­nistrateur du territoire a fait la syn­thèse des préoccupations de la population dans un rapport qui lui a été déposé. Le manque criant d'infrastructures scolaires au ni­veau primaire, secondaire et ins­tituts supérieurs, routes de des­serte agricole, appui aux agricul­teurs, des dizaines de ponts qui rendent l'évacuation des produits agricoles difficiles, pont Avakubi sur la rivière Ituri, l'insécurité à Opienge, sont autant de préoccu­pations exprimées au Président Kabila.

Bien avant son arrivée des équipes d'avance avaient palpé les nombreux problèmes qui blo­quent le développement de Bafwasende : Absence d'énergie électrique, pas d'eau potable (Regideso), les femmes violentées pendant la période trouble allon­gée. Telle est la liste des problè­mes qui bloquent le rayonnement de Bafwasende.

Les grandes attentes

Plusieurs mémos déposés par les filles et fils de Bafwasende à la Présidence attendent des réac­tions depuis quelques années. Peut-on croire qu'avec le passage de Rais lui-même sur plus de 200 km, de 122 km au-delà de 310 km sans une activité économique de grande envergure, mais plutôt la forêt dense, le territoire de Bafwasende regroupe pourtant d'immenses richesses dans son sol et sous sol non encore exploitées.

Les investisseurs sont donc atten­dus pour transformer les richesses potentielles en richesses réelles. La paix qui s'installe à petit feu pourra peut être servir de leitmo­tiv pour le développement de cette partie de la République, soutient oubliée.

(PKF)


lundi 02 mars 2009, a 12:23
Opérations militaires combinées RDC-Rwanda-Ouganda : Ba Ki-moon conforte la position de Kabila
 

 

            Joseph Kabila, en séjour de travail à Kisangani après Mbandaka, a reçu le samedi 28 février 2009 le secrétaire général de l'Onu, en tournée en Afrique depuis le 24 dernier, tournée commencée par l'Afrique du Sud et le Zimbabwe pour se poursuivre par le Rwanda, le Kenya et l'Egypte.

C'est du chef-lieu de la Province Orientale que Ba Ki-moon est descendu à Goma en fin de journée avant de visiter, le lendemain, le centre d'accueil des déplacés de guerre à Kibati, à une douzaine de km de la capitale provinciale.

            Au cours du point de presse tenu à Goma juste après son arrivée, le secrétaire général des Nations Unies s'est évidemment prononcé sur les échanges qu'il a eu avec le chef de l'Etat congolais, opérations militaires combinées Fardc/Updf et Fardc/Rdf incluses.

             << …le président Kabila et moi-même avons évalué la situation actuelle ; nous pensons que c'est une opportunité que la situation actuelle est bien meilleure que ce qu'on a vu >>, a-t-il avant d'ajouter : << Nous avons essayé de réfléchir sur comment maintenir et améliorer les Fardc >>.

Ayant exprimé au président Kabila sa satisfaction à la suite des progrès constatés sur le terrain des opérations militaires, Ba Ki-moon s'est réjouit également << de l'amélioration des relations avec le président Kagame du Rwanda >>. Il croit que les deux chefs d'Etat << pourront travailler ensemble afin d'avancer le rapprochement…>> enclenché au travers de l'opération << Umoja Wetu >>.

Se prononçant à ce sujet, il a estimé que << l'opération conjointe congolo-rwandaise (…) de ces deux dernières semaines a eu un aboutissement positif >>.

S'agissant particulièrement des Fdlr, sa position est claire : << Nous devons nous assurer que les Fdlr ne se réorganisent pas et qu'elles ne reviennent pas au niveau auquel elles étaient >>, a-t-il dit. Il s'est voulu convaincant en précisant que << Dans le contexte du mandat qui lui a été attribué par le Conseil de sécurité, la Monuc est en train de faire tout son possible pour assister les autorités congolaises, et en particulier l'armée nationale congolaise, avec l'appui logistique, l'appui technique et (…) également un appui d'entraînement, et nous allons continuer de travailler dans cette direction >>.

Ba Ki-moon a certes relevé << les limites en capacités et en ressources >> de la Monuc, mais il a aussi fait observer que celle-ci << fait des efforts pour soutenir l'armée congolaise et protéger les civils >>.

            Il a saisi l'opportunité pour dire combien il était heureux de cette occastion lui ayant permis << de discuter avec le président Kabila de la nécessité d'une coopération étroite entre le gouvernement et la population de RDC et l'Onu >>, considérant au passage qu'<< Une étroite collaboration entre le gouvernement et la Monuc est particulièrement importante pour stabiliser l'est et protéger la population >>.

 

Exclusion, puis inclusion !

 

            Quel enseignement peut-on tirer de la rencontre Kabila-Ba Ki-moon de Kisangani au lendemain de la fin de l'opération << Umoja Wetu >> ?

            D'abord, la Monuc est aujourd'hui mise devant ses responsabilités. Car, il a été malheureusement constaté que la mission onusienne agit plus sur le terrain politique que sur le terrain militaire. Au demeurant, un expert indépendant, Jason Stearns pour ne pas le citer, est d'avis que << Le problème, c'est que la Monuc a toujours eu plus de succès sur le plan politique que militaire. Alors que son rôle principal est la protection des civils, elle n'a pas très bien rempli cette fonction…>>.

            Mais, la réalité – continuellement escamotée – est que l'Accord de Lusaka (duquel la mission onusienne tient son existence) charge de la Monuc de procéder au rétablissement de la paix en RDC et, parmi les mécanismes prévus, il y a au chapitre 8 le désarmement des groupes armés étrangers au nombre desquels (selon le chapitre 9) la Lra (Ouganda) et les ex-Far/Interahamwe confondus aux Fdlr (Rwanda).

            Les observateurs avertis ont le loisir de constater qu'en dix ans bientôt d'opérationnalité, la Monuc n'a jamais réussi à désarmer un seul groupe armé étranger cité dans l'Accord de Lusaka, encore moins traduit en justice auprès du Tribunal pénal international un seul chef rebelle alors que les atrocités attribuées notamment à la Lra et aux Fdlr sont évidentes !

            C'est probablement en raison de cette carence que les présidents Kabila, Museveni et Kagame, encouragés par les Américains et les Européens, ont opté pour des opérations militaires combinées n'impliquant pas directement la Monuc.

            On se souviendra comment, au lendemain de ces opérations, la mission onusienne s'est empressée de se plaindre de son exclusion avant de proposer ses bons offices.

            Ce n'est donc pas sans surprise qu'à l'occasion de la parade militaire organisée le 24 février dernier dans le cadre du retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, le << retour >> de la Monuc dans lesdites opérations a été mis en exergue par les officiels de la RDC et du Rwanda présents à Goma. Autant que les ministres de la Défense, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont annoncé la poursuite des opérations anti-Fdlr au Sud-Kivu par une action concertée Fardc/Monuc pendant que les Fardc et la Pnc vont entreprendre le ratissage au Nord-Kivu.

 

Déduction

 

            En rappelant, au cours de sa conférence de presse de samedi dernier à Goma, que << Le mandat de la MONUC est de soutenir l'action des autorités et institutions congolaises, pas de s'y substituer >> tout en précisant que << La MONUC travaille à étendre l'autorité de l'Etat et à établir l'état de droit, qui sont les seules garanties de la paix et de la stabilité dans la région >>, Ba Ki-Moon incite les observateurs à déduire de cette déclaration que cette fois-ci, la mission onusienne entend jouer concrètement et pleinement le rôle militaire pour lequel elle avait été montée !

            Kabila, Museveni et Kagame l'y ramènent.

            C'est en cela que, dans le contexte politique actuel dominé par la crise institutionnelle, Ba Ki-moon conforte la position du premier cité.

 

Omer Nsongo die Lema

(en reportage à Goma)

 

 

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