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CONGO MON AMOUR
mercredi 22 juillet 2009, a 18:34
Vérité dure mais bonne à dire:Ngbanda et Cie pour beaucoup dans les malheurs du « Clan Bemba » !
 

Enterré à Gemena le lundi 12 juillet dernier, Jeannot Bemba – comme on le dit dans une expression consacrée  - a tiré sa référence le mercredi 1er juillet à Bruxelles, en sa résidence de Waterloo, lieu symbolisant la défaite de Napoléon.  Quarante-huit heures plus tôt, il venait de faire le déplacement de La Haye  pour assister à une séance de la Cpi consacrée à la requête introduite par son fils en vue d'une mise en liberté provisoire.  Le mercredi 8 juillet, « Chairman » a bénéficié de quelques heures de sortie de la prison, juste pour s'incliner devant la dépouille mortelle de son père ; le rapatriement du corps à Kinshasa ayant été prévu pour le lendemain. Les adieux ont eu lieu pour cadres, à Bruxelles, l'église Saint Michel de Bruxelles et, à Kinshasa, la cathédrale Notre Dame du Congo. Comme on devrait s'y attendre, en Belgique, un bon millier d'Opposants de la Diaspora congolaise ont saisi l'occasion pour se mobiliser et faire entendre sa voix, décriant singulièrement la « dictature » au Pouvoir à Kinshasa, et en relançant, par effet d'entraînement, le discours de la congolité. En RDC, une foule compacte a accompagné, au pas de marche, de 7h00 à 17h00, le cortège funèbre de l'aéroport de Ndjili aux installations GB. Finalement, l'événement n'a plus été la mort du père, mais la « sortie » du fils. C'est de bonne guerre, en politique s'entend.

            D'autant que certains esprits continuent de lier la mort de Jeannot Bemba à l'emprisonnement de son fils et, dès lors qu'ils ont toujours attribué l'arrestation de ce dernier au Pouvoir central congolais, ils en viennent à la déduction que l'on devine. Au nombre de ces esprits, on s'en doute, le « maître du Savoir » (sic !) Honoré Ngbanda, président de l'Apareco.

Dans l'hommage posthume qu'il rend à « Ya Jeannot », voici ce qu'il dit au défunt : « Je sais combien la pénible situation que traverse aujourd'hui ton fils Jean-Pierre Bemba a sensiblement affecté ta santé. Plus d'une fois, nous avons partagé ta douleur et ta colère face à l'acharnement et à l'injustice dont il est victime de la part de la CPI , avec la complicité active du pouvoir d'occupation en place à Kinshasa. Nous savions que tout cela n'était que le prolongement  et la ramification du vaste complot international dont est encore victime notre pays la République démocratique du Congo ».

            Malheureusement, Ngbanda et les siens trichent avec cette Vérité une et unique : c'est Bemba fils, mais alors lui seul, qui aura fait continuellement mal à Bemba père !, et cette fois-ci, il y a été aidé par certains Opposants, certains activistes de la Société civile et certains fils de l'Equateur…

                       

Si Bemba Jr avait entendu la voix de Bemba Sr

            On se souviendra, en effet, que lors d'un point de presse tenu en 1998 au lendemain de l'entrée de J-P. Bemba en rébellion contre le Pouvoir Laurent-Désiré Kabila, Jeannot Bemba avait fait deux déclarations fort significatives.

            Par la première – il n'était pas obligé de s'exprimer ainsi publiquement – il avait donné de son fils l'image d'un manager peu scrupuleux. Malgré son diplôme en Hautes Etudes commerciales, « Chairman » s'était révélé un mauvais gérant. D'où la chute de l'empire industriel et commercial  Scibe-Zaïre.  Ses amis  du Mlc «  organisation politico-militaire » et du Mlc « organisation politique » en savent d'ailleurs quelque chose. Certains lient d'ailleurs les expéditions de Bangui à une affaire de gros sous !

            A ce propos, il est intéressant de relever l'unanimité reconnue à Jeannot Bemba d'avoir bâti un empire industriel et commercial puissant. L'hommage, à lui, rendu par le président actuel de la Fec , M. Yuma, en la cathédrale Notre Dame, en est le témoignage éloquent.

            Mais, une question est demeurée sans réponse : qui a conduit Scibe-Zaïre à la faillite, ou presque ?

            Honoré Ngbanda le sait : ce n'est ni L-D. Kabila, ni l'Afdl. Donc, ce n'est pas Joseph Kabila. Au contraire, en nommant Jeannot Bemba ministre de l'Economie, M'Zee Kabila avait permis à ce dernier de remonter un peu ses affaires. Ceci d'un. De deux, en refilant à J-P. Bemba le marché de transport des troupes, armes et  rations à destination du Sud-Kivu lors des événements « Nkunda/Mutebusi » en 2004, J. Kabila avait à son Vipi de se faire beaucoup de sous. Certaines sources parlent même d'une vingtaine de millions de dollars Us.

            Bref, le Groupe Scibe-Zaïre avait commencé son déclin sous Mobutu, et parmi les hommes qui y auront été pour beaucoup, il y a, d'abord, Jean-Pierre Bemba en personne, ensuite les anti-Jeannot dont certains avaient été cités pendant la Cns.

            Par la deuxième déclaration – il n'était pas non plus obligé de s'exprimer ainsi publiquement – Jeannot Bemba avait menacé son fils de malédiction au cas où il n'arrêtait pas l'aventure insurrectionnelle. Il l'avait ouvertement mis en garde en dénonçant, par la même occasion, l'implication des Mobutistes revanchards parmi lesquels ceux de l'Equateur qui l'avaient combattu sous le maréchal ! La malédiction, il l'avait proférée dans l'adage lingala : « matoyi elekaka moto te ». Plus d'une fois, il martela en direction de « Chairman » : « Si tu es mon fils, arrête cette aventure » !

            La réplique du fils fut cinglante ; elle est dans son ouvrage intitulé « Le Choix de la Liberté  » que Ngbanda Honoré doit avoir certainement lu.

            « Chairman » avait, dès lors, fait le choix libre de poursuivre la guerre avec son lot d'épisodes tragiques, au nombre desquels – hélas ! - les affrontements sanglants de Kisangani entre les armées rwandaise (soutenant le Rcd) et ougandaise (soutenant le Mlc), la guerre fratricide Hema-Lendu en Ituri, les événements malheureux de Mambassa, les deux expéditions armées de la branche « militaire » du Mlc sur Bangui et, bien entendu, les troubles pré et post-électoraux de Kinshasa pour ne pas compter ceux du Bas-Congo !

            Or, s'il avait entendu la voix et suivi la voie de la raison de son père Jeannot Bemba Saolona, Jean-Pierre Bemba Gombo n'aurait pas eu tout ce sang sur les mains, mais aussi sur la conscience, pendant qu'il continuait encore de baigner dans les larmes de tristesse des agents et cadres du Groupe Scibe, victimes de sa mauvaise gérance. En clair, s'il avait honoré son père en 1998, il ne se serait jamais retrouvé à La Haye , mais alors pas du tout !

Le « coup » de la Société civile et de l'Opposition-Diaspora

            Jamais deux sans trois : aux deux déclarations de Papa Bemba, il y a lieu d'ajouter l'action de la Société civile ; Ong dites de défense des droits de l'homme en tête.

            Honoré Ngbanda aura l'honnête de le reconnaître : la Société civile zaïroise (devenue congolaise à l'avènement de Laurent-Désiré Kabila) a longtemps nourri la communauté internationale en raisons de diabolisation du Pouvoir présent à Kinshasa. Elle l'avait fait sous le maréchal, elle l'a fait sous M'Zee et elle continue de le faire sous le Raïs.

            Cette Société civile a dans l'Opposition politique – surtout la branche de la Diaspora – son meilleur allié pour discréditer l'acteur politique congolais, principalement celui ayant fait la guerre : L-D. Kabila, J. Kabila, J-P. Bemba, A. Z'Ahidi Ngoma, A. Ruberwa, A. Mbusa Nyamwisi, A. Thambwe Mwamba etc.

            Or, en s'autoproclamant porte-étendard de l'Opposition/Diaspora, Honoré Ngbanda fait de lui-même le terrible aveu d'avoir contribué, d'une manière ou d'une autre, aux malheurs de Jean-Pierre Bemba ! Ne perdons pas de vue que « Chairman » est en prison sur plainte, aussi, de la Fidh ayant son siège à Paris !

            Il est alors malhonnête de la part de Nbganda et Cie d'impliquer Joseph Kabila dans la responsabilité des conséquences des actes de Jean-Pierre Bemba !

Des raisons éloignées des préoccupations politiques

            En fait, pour revenir aux déclarations de son père, Jean-Pierre Bemba n'a pas voulu intérioriser son rôle de fils Bemba.

            Pour ceux qui ne le savent pas, Jeannot Bemba fut un self made man accompli. Il n'avait pas fait d'études remarquables mais, en homme de poigne, il savait mettre à profit toutes les opportunités qui se présentaient à lui pour devenir un opérateur économique respectable, puis un acteur politique digne.

            A la tête de l'Aneza (patronat zaïrois devenu Fec), il avait même gagné une fois le trophée de meilleur manager africain. Pour mémoire, il fut président du Club des Managers Africains.

            Aussi, de sa vie de patron d'entreprise et d'acteur politique (ministre sous L-D. Kabila et sénateur sous J. Kabila), il s'attendait à tout, sauf au choc déshonorant de devenir père d'un rebelle, et encore un rebelle avec trop de sang sur soi !

            Avec une « qualité » comme celle-là, quel est cet investisseur sérieux belge ou américain, canadien ou sud-africain, japonais ou australien, qui se serait affiché  publiquement avec lui dans une chambre de commerce ou sur un terrain de tennis, dans une foire internationale ou un restaurant ? Quel est, en plus, ce palais impérial ou royal, princier ou présidentiel qui aurait ouvert grandement ses portes au père d'un rebelle impliqué, directement ou indirectement, dans la perpétration des crimes de guerre, des crimes de génocide ou des crimes contre l'humanité ?

            En un mot comme en cent, avec le concours des hommes comme Honoré Ngbanda, Jean-Pierre Bemba a « tué » Jeannot Bemba ; un père qu'il détestait sans doute pour des raisons éloignées des préoccupations politiques...

            Lorsque les langues vont commencer à se délier, bien des « Bembistes » se retrouveront à l'étroit dans leurs pensées, leurs paroles ou leurs actes issus d'une procuration signée Honoré Ngbanda, l'homme qui, avec les siens, est pour beaucoup dans les malheurs survenant au « Clan Bemba » !

Notre correspondant

O. N.L 

Article paru sous le titre initial : « Bemba fils a eu raison de Bemba père ! »

jeudi 16 juillet 2009, a 18:12
Fin de règne de l'impunité: Joseph Kabila nettoie les écuries de la Magistrature
 

Fin du règne de l'impunité

 

Six conseillers près la Cour suprême de justice, 4 premiers présidents, 10   présidents et 20 conseillers de la Cour d'appel, 6 Présidents des Tribunaux de Grande Instance, trente quatre juges d'Instance, 3 présidents et des juges des Tribunaux de paix sont révoqués de la Magistrature, de même de nombreux  magistrats civils du ministère publique. D'autres ont été démissionnés d'office pour refus de mutation ; d'autres encore mis à la retraite pour avoir soit accompli 35 ans de carrière, soit atteint l'âge de 65 ans. Bien entendu, des nouvelles nominations et promotions ont été annoncées. Détail important : le Président de la République s'est référé aux rapports du Conseil supérieur de la magistrature. On ne peut, cette fois, l'accuser de quelque violation de la loi…

 

 

            Quinze jours exactement après avoir dénoncé, dans son discours du 30 juin 2009 à l'occasion du 49ème anniversaire de l'Indépendance de la RDC célébré officiellement à Goma, les « 5 fléaux » qui gangrènent la société congolaise, en l'occurrence « l'indiscipline, l'intolérance, la concussion, la gabegie financière et la corruption », Joseph Kabila vient de joindre l'acte à la parole.

            Au fait, dans toutes ses allocutions de circonstance, notamment celles de l'investiture en décembre 2006 et de l'Etat de la nation en décembre 2007, pour ne pas citer ses différentes prestations dans les médias, il n'a cessé de stigmatiser la responsabilité des magistrats et des juges dans l'iniquité qui caractérise de nombreux actes judiciaires.

            Tous ses avertissements ont été accueillis presque dans l'indifférence alors que les hommes de loi savent pertinemment qu'aux termes de la Constitution, les arrêts de la Justice sont rendus au nom du Président de la République,  ce qui veut dire, pour le moment, au nom de Joseph Kabila Kabange !

Le dernier avertissement en date devrait, tout de même, mettre chacun sur ses gardes. « J'ai, dans ce sens, depuis le 6 décembre 2007, dénoncé à maintes reprises, la qualité préoccupante de la distribution de la justice dans notre pays », a déclaré le chef de l'Etat avant de constater, non sans regret que « Abusant de l'indépendance liée portant à la délicatesse et à la noblesse de sa charge, le magistrat se rend lui aussi coupable de dol, de concussion, de corruption et voire même des infractions de droit commun, avec une facilité déconcertante ».

            La justice s'étant elle-même mise au banc des accusés, le Président a fini par faire ce que tout le monde savait qu'il fera le moment venu : il a pris ses responsabilités, mais en demeurant dans la légalité.

            « Dans cette perspective, j'entends tirer incessamment toutes les conséquences des conclusions des travaux de la deuxième session extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature tenus à Kinshasa du 11 au 23 juin courant. Il est temps que les opérateurs judiciaires choisissent leur camp ; celui de servir ou de martyriser davantage un peuple meurtri et éprouvé par plusieurs année de conflits et de violences », a-t-il annoncé dans son message du 30 juin tout en ne doutant aucunement du soutien de la population, estimant que « ces mesures (…), dans le plus bref délai, contribueront, à coup sûr, à garantir la justice et la sécurité judiciaire pour tous ».

 

Principal enseignement à tirer

 

            Le coup de balai, il l'a donné ce mercredi 15 juillet 2009, en sa qualité de garant constitutionnel du bon fonctionnement des institutions, comme il l'a fait valoir dans son message.

Des révocations, des démissions d'office et des mises à la retraite, avec justificatif d'ordre juridique, judiciaire ou administratif, ont été prononcées en direct du plateau de la Rtnc la nuit de mercredi à jeudi.

S'agissant de magistrats et juges révoqués, la sanction s'est appuyée sur des preuves inattaquables : des dossiers de dol, de concussion, de corruption référenciés ! Dans l'ordonnance n°09/054 du 15 juillet 2009 portant révocation des magistrats civils du siège, par exemple, l'un des attendus dispose que « les deux premiers des magistrats concernés ont commis des faits infractionnels qui ont donné lieu à leur condamnation à des peines de servitude principale supérieure à trois mois et que par les arrêts ci-dessus indiqués, la cour suprême de justice a reconnu les autres délits des magistrats coupables soit de dol, soit de concussion ou de délit de justice ayant donné lieu à des actions en prise à partie ».  

Cette fois-ci, personne ne peut accuser le Président de la République de quelque violation de la loi. Dès lors que l'organe compétent a été mis en place, en l'occurrence le Conseil supérieur de la magistrature – ce qui n'avait pas été le cas avec les mises à la retraite et nominations intervenues en février 2008 – il s'est appuyé sur ses conclusions et propositions.

En attendant la publication intégrale des ordonnances – la Rédaction s'attelle à les réunir – le principal enseignement à tirer à l'instant est que le chef de l'Etat se veut respectueux des lois du pays, dont la Constitution.

Premier à déclarer grandement ouvertes les portes de la prison pour tous les inciviques se livrant justement aux fléaux de l'indiscipline, de l'intolérance, de la concussion, de la gabegie financière et de la corruption, il attendait de l'Institution « Cours et Tribunaux » qu'elle fasse son travail.

Constat amer : du 6 décembre 2006 au 30 juin 2009, soit près de deux ans et demi, et cela malgré de multiples rappels, les hommes de la loi indexés ont plutôt ouvert grandement les portes des prisons physiques ou morales aux victimes ; les coupables étant, eux, libres !

Résultat : l'impunité a apparu aux yeux de bien des observateurs comme une valeur sociétale en dépit de ses nombreux dégâts aux plans politiques, économiques et sociaux, affectant l'homme congolais physiquement, spirituellement, moralement,  matériellement et financièrement.

 

Sanction judiciaire

 

Joseph Kabila a rappelé, dans son message du 30 juin 2009, avoir proposé au peuple congolais « un ambitieux programme de reconstruction nationale appelé les cinq chantiers pour changer le pays ». Mais, il a aussitôt précisé que ce programme, à l'instar de plusieurs projets en cours d'exécution, peut être mis en péril au travers de l'enracinement des antivaleurs au nombre desquelles, tout naturellement, l'indiscipline,  l'intolérance, la concussion, la gabegie financière et la corruption.

Or, la sanction politique (remaniement ou révocation) – qui relève de son autorité – ne suffit pas pour assainir totalement et rationaliser efficacement la gestion de la Chose publique. Quand l'acte infractionnel est consommé, il revient, en toute logique, à l'organe de la loi d'appliquer la sanction judiciaire !

Les magistrats et les juges révoqués, démissionnés ou retraités étant mis dans l'impossibilité de se rattraper, c'est à leurs collègues nouvellement nommés ou promus, au nombre desquels le Premier président de la Cour suprême de justice, en la personne de M. Bemuenzi Kenga, et le nouveau Procureur Général de la République, en la personne de M. Kabange Numbi, de saisir l'occasion pour restaurer l'autorité du Pouvoir Judiciaire.

Au-delà des « 5 Chantiers », il en va de la survie même de la Nation...

 

Mapamitiba et O N L

mardi 14 juillet 2009, a 18:57
L'Ambassadeur Henri Mova reçu par le roi Albert II
 

  

 

C'est fait ! Ce mardi 14 juillet 2009, les relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles se sont formalisées au niveau des représentations diplomatiques.

En effet, c'est ce jour - symbole de la Libération pour la France qui fut la puissance tutélaire de la Belgique - que Henri Mova Sakanyi (HMS) a franchi le portail de Laeken, palais royal belge, pour présenter officiellement au roi Albert II ses lettres de créance en qualité d'ambassadeur de la RDC en Belgique.

L'audience traditionnelle a duré une quarantaine de minutes, et c'est une première dans l'histoire des deux Etats car, généralement, elle se limite à 15 ou 20 minutes.

C'est que l'événement, comme on dit, a valu son pesant d'or. Le roi ne pouvait que vouloir en savoir davantage sur le Congo où, on peut s'en assurer, il se rendra pour le Cinquantenaire de l'Indépendance de ce pays, autrefois « propriété » de son arrière grand-parent Léopold II et colonie belge.

Evidemment, Mova Sakanyi s'est prêté à l'exercice ; sa note biographique le présentant, du reste, en homme politique, en homme des sciences et en homme de culture.

Il y a lieu de noter que depuis 1990 – en dehors d'Albert Kisonga nommé par M'Zee Laurent-Désiré Kabila – Henri Mova Sakanyi est le seul diplomate congolais en poste à Bruxelles à jouir de cet honneur.  Ni Justine Kasa-Vubu, ni Jean-Pierre Mutamba n'ont eu accès à Laeken. Quant à Kimbulu, sous Mobutu, il était simplement tenu à l'écart à la suite des événements ayant caractérisé la première phase de la Transition entre 1990 et 1997.

C'est bien la preuve qu'au cours de ces 19 dernières années, les relations diplomatiques entre la RDC et la Belgique ont évolué en dents de scie.

En cette année jubilaire « 2009-2010 » du Cinquantenaire de l'Indépendance de la RDC, Kinshasa et Bruxelles ont convenu de se donner de signaux forts.

Le choix d'Henri Mova Sakanyi s'explique dans cette logique. Non parce que le premier ambassadeur congolais, sous la 1ère Législature de la IIIème République, à être reçu par le roi des Belges est natif du Katanga, mais parce qu'au plan de la formation académique et à celui du cursus politique, l'homme dispose d'atouts forçant l'admiration.

 

Qui est Henri Mova Sakanyi ?

 

En effet, pour sa formation, il est docteur en Relations internationales et pour la politique, il appartient à la « Révolution Kabila » du 17 mai 1997 et, actuellement, il est membre du Pprd, parti ayant pour initiateur le Président Joseph Kabila Kabange.

Il faut bien noter qu'il est l'un des rares ambassadeurs congolais accrédités à Bruxelles, sinon le seul, à être spécialiste en Relations internationales à ce niveau ; la majorité de ses prédécesseurs étant uniquement des politiques.

Sa Note biographique signale qu'il est né à Lubumbashi le 10 novembre 1962.

Chef de Travaux (Maître de Conférences) à l'Université de Lubumbashi, il est professeur à l'Université de Kinshasa depuis 2008.

Plusieurs fois membre du Gouvernement central entre 1997 et 2007, il a été tour à tour ministre des Transports et Communications, ministre de l'Environnement, Affaires Foncières et Développement Touristique, Vice-Ministre des Affaires Etrangères et  ministre de l'Information et Presse et Porte-parole du Gouvernement.

Présent dans la diplomatie depuis 1998, il a aussi été tour à tour ambassadeur désigné en France, ambassadeur désigné en Israël et ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Fédération de Russie. Comme pour dire de la confirmation de sa désignation comme ambassadeur en Belgique procède d'un long processus.

Au même chapitre, il y a lieu de retenir qu'il a été désigné Envoyé spécial pour le dégel des relations entre la RDC avec l'Union Européenne, le Portugal, la France, la Belgique, l'Italie, l'Argentine, le Brésil, l'Israël et le Japon. C'est qui explique sa qualité de Conseiller à la Présidence de la République en charge des Questions stratégiques, entre 1999 et 2000.

            On retiendra qu'il a, en plus, évolué dans le Portefeuille au poste de président  du Conseil d'administration de la Rva (Régie des voies aériennes).

            Journaliste et opérateur culturel (il est écrivain, universitaire, essayiste, compositeur de musique, poète, dramaturge et conférencier), il a créé « SAFARI », une maison d'édition, de production et de consulting dont il est le directeur général. C'est sous le label « SAFARI » que sont publiés jusque-là des recueils de poèmes tels que « Sinuosités, mots d'amour pour maux d'amour » et « Arboretum » ; des ouvrages politiques tels que « De Laurent-Désiré KABILA à J.KABILA. La vérité des faits », « Laurent-Désiré KABILA, l'actualité d'un combat. Sept ans après… », « La guerre d'agression contre la RDC : enjeux et vois de sortie durables », « De l'agression contre la RDC : engagement et mise en œuvre de la responsabilité du Rwanda  et de l'Ouganda », mais aussi des ouvrages à caractère scientifique comme  « La science des Finances publiques », le « Droit International Humanitaire »…

Attaché à la marche du Monde, il est à la tête du CISRI ou Centre d'Etudes Stratégiques et des Relations Internationales.

De sa bibliographie, on peut relever aussi des titres comme « Traité de Non prolifération nucléaire : la trahison américaine, article scientifique », « Génocides et géopolitiques dans les grands lacs : conférence à Bruxelles », « Immigrations et sous-développement : la nouvelle problématique des rapports Nord-Sud, article et série », « Le maintien de la paix dans le système international » et « Comprendre la guerre froide et la mondialisation » publié en trois tomes.

Pour information, sa thèse de doctorat est intitulée : « L'Ordre de Yalta à l'épreuve de la Perestroïka et de la Mondialisation. Théories et Pratique des Relations Internationales en mutation ».

Homme politique, homme de culture, Henri Mova Sakanyi est également activiste des Droits de l'Homme. Sa Note biographique signale qu'il fut Représentant de la section katangaise de l'Association Zaïroise de Défense des Droits de l'Homme (Azadho). C'est en cette qualité qu'il va initier « Solidaires entre nous », structure qu'il qualifie lui-même de « précurseur du Ministère des Droits humains en RDC ».

            Il dispense des cours portant sur les « Droit International Humanitaire », et « Droit Constitutionnel et Institutions politiques ».

Il y a lieu de ne pas oublier sa spécialité en finance et en économie ! D'ailleurs, sa mémoire de licence a pour titre : « Incidence de la dette extérieure sur le développement de l'Afrique subsaharienne ». Outre « La science des finances publiques », sa bibliographie, en cette double matière, comprend notamment des titres ci-après : « Plaidoyer pour l'établissement des marchés boursiers en Afrique », « Modèle de développement et endettement extérieur : conférence aux 6èmes journées Scientifiques Economiques, Université de Lubumbashi » et « La dynamique de l'économie africaine face aux mutations internationales ». En tant que professeur d'université, il dispense 5 cours, à savoir : « Questions monétaires et bancaires », « Problèmes monétaires internationaux », « Economie du développement », «  Civisme et développement » et « Relations économiques internationales ».

            C'est donc un « crack » qui prend les choses en mains.

 

Bien des bonnes choses

 

            Pour la première fois probablement depuis 1960, Bruxelles accueille ainsi un ambassadeur « multidimensionnel », un ambassadeur au fait de la plupart des sujets sensibles, au nombre desquels ceux « qui fâchent » dans les relations « RDC-Belgique ». 

            Debater reconnu, Henri Mova Sakanyi est envoyé au front le plus intéressant qui soit pour l'instant pour le Congo post-électoral et post-conflit : celui de la Reconstruction nationale aux plans politique, économique et social.

            Pour  ne pas éparpiller les efforts au niveau du Benelux, le Président Joseph Kabila l'a désigné pour la même charge près le Pays-Bas, le Luxembourg et, tout naturellement, l'Union européenne.           

Le jubilé du Cinquantenaire augure bien des bonnes choses pour l'axe Kinshasa-Bruxelles.

 

 

Notre correspondant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Omer Nsongo die Lema

  

mardi 14 juillet 2009, a 18:57
L'Ambassadeur Henri Mova reçu par le roi Albert II
 

  

 

C'est fait ! Ce mardi 14 juillet 2009, les relations diplomatiques entre Kinshasa et Bruxelles se sont formalisées au niveau des représentations diplomatiques.

En effet, c'est ce jour - symbole de la Libération pour la France qui fut la puissance tutélaire de la Belgique - que Henri Mova Sakanyi (HMS) a franchi le portail de Laeken, palais royal belge, pour présenter officiellement au roi Albert II ses lettres de créance en qualité d'ambassadeur de la RDC en Belgique.

L'audience traditionnelle a duré une quarantaine de minutes, et c'est une première dans l'histoire des deux Etats car, généralement, elle se limite à 15 ou 20 minutes.

C'est que l'événement, comme on dit, a valu son pesant d'or. Le roi ne pouvait que vouloir en savoir davantage sur le Congo où, on peut s'en assurer, il se rendra pour le Cinquantenaire de l'Indépendance de ce pays, autrefois « propriété » de son arrière grand-parent Léopold II et colonie belge.

Evidemment, Mova Sakanyi s'est prêté à l'exercice ; sa note biographique le présentant, du reste, en homme politique, en homme des sciences et en homme de culture.

Il y a lieu de noter que depuis 1990 – en dehors d'Albert Kisonga nommé par M'Zee Laurent-Désiré Kabila – Henri Mova Sakanyi est le seul diplomate congolais en poste à Bruxelles à jouir de cet honneur.  Ni Justine Kasa-Vubu, ni Jean-Pierre Mutamba n'ont eu accès à Laeken. Quant à Kimbulu, sous Mobutu, il était simplement tenu à l'écart à la suite des événements ayant caractérisé la première phase de la Transition entre 1990 et 1997.

C'est bien la preuve qu'au cours de ces 19 dernières années, les relations diplomatiques entre la RDC et la Belgique ont évolué en dents de scie.

En cette année jubilaire « 2009-2010 » du Cinquantenaire de l'Indépendance de la RDC, Kinshasa et Bruxelles ont convenu de se donner de signaux forts.

Le choix d'Henri Mova Sakanyi s'explique dans cette logique. Non parce que le premier ambassadeur congolais, sous la 1ère Législature de la IIIème République, à être reçu par le roi des Belges est natif du Katanga, mais parce qu'au plan de la formation académique et à celui du cursus politique, l'homme dispose d'atouts forçant l'admiration.

 

Qui est Henri Mova Sakanyi ?

 

En effet, pour sa formation, il est docteur en Relations internationales et pour la politique, il appartient à la « Révolution Kabila » du 17 mai 1997 et, actuellement, il est membre du Pprd, parti ayant pour initiateur le Président Joseph Kabila Kabange.

Il faut bien noter qu'il est l'un des rares ambassadeurs congolais accrédités à Bruxelles, sinon le seul, à être spécialiste en Relations internationales à ce niveau ; la majorité de ses prédécesseurs étant uniquement des politiques.

Sa Note biographique signale qu'il est né à Lubumbashi le 10 novembre 1962.

Chef de Travaux (Maître de Conférences) à l'Université de Lubumbashi, il est professeur à l'Université de Kinshasa depuis 2008.

Plusieurs fois membre du Gouvernement central entre 1997 et 2007, il a été tour à tour ministre des Transports et Communications, ministre de l'Environnement, Affaires Foncières et Développement Touristique, Vice-Ministre des Affaires Etrangères et  ministre de l'Information et Presse et Porte-parole du Gouvernement.

Présent dans la diplomatie depuis 1998, il a aussi été tour à tour ambassadeur désigné en France, ambassadeur désigné en Israël et ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Fédération de Russie. Comme pour dire de la confirmation de sa désignation comme ambassadeur en Belgique procède d'un long processus.

Au même chapitre, il y a lieu de retenir qu'il a été désigné Envoyé spécial pour le dégel des relations entre la RDC avec l'Union Européenne, le Portugal, la France, la Belgique, l'Italie, l'Argentine, le Brésil, l'Israël et le Japon. C'est qui explique sa qualité de Conseiller à la Présidence de la République en charge des Questions stratégiques, entre 1999 et 2000.

            On retiendra qu'il a, en plus, évolué dans le Portefeuille au poste de président  du Conseil d'administration de la Rva (Régie des voies aériennes).

            Journaliste et opérateur culturel (il est écrivain, universitaire, essayiste, compositeur de musique, poète, dramaturge et conférencier), il a créé « SAFARI », une maison d'édition, de production et de consulting dont il est le directeur général. C'est sous le label « SAFARI » que sont publiés jusque-là des recueils de poèmes tels que « Sinuosités, mots d'amour pour maux d'amour » et « Arboretum » ; des ouvrages politiques tels que « De Laurent-Désiré KABILA à J.KABILA. La vérité des faits », « Laurent-Désiré KABILA, l'actualité d'un combat. Sept ans après… », « La guerre d'agression contre la RDC : enjeux et vois de sortie durables », « De l'agression contre la RDC : engagement et mise en œuvre de la responsabilité du Rwanda  et de l'Ouganda », mais aussi des ouvrages à caractère scientifique comme  « La science des Finances publiques », le « Droit International Humanitaire »…

Attaché à la marche du Monde, il est à la tête du CISRI ou Centre d'Etudes Stratégiques et des Relations Internationales.

De sa bibliographie, on peut relever aussi des titres comme « Traité de Non prolifération nucléaire : la trahison américaine, article scientifique », « Génocides et géopolitiques dans les grands lacs : conférence à Bruxelles », « Immigrations et sous-développement : la nouvelle problématique des rapports Nord-Sud, article et série », « Le maintien de la paix dans le système international » et « Comprendre la guerre froide et la mondialisation » publié en trois tomes.

Pour information, sa thèse de doctorat est intitulée : « L'Ordre de Yalta à l'épreuve de la Perestroïka et de la Mondialisation. Théories et Pratique des Relations Internationales en mutation ».

Homme politique, homme de culture, Henri Mova Sakanyi est également activiste des Droits de l'Homme. Sa Note biographique signale qu'il fut Représentant de la section katangaise de l'Association Zaïroise de Défense des Droits de l'Homme (Azadho). C'est en cette qualité qu'il va initier « Solidaires entre nous », structure qu'il qualifie lui-même de « précurseur du Ministère des Droits humains en RDC ».

            Il dispense des cours portant sur les « Droit International Humanitaire », et « Droit Constitutionnel et Institutions politiques ».

Il y a lieu de ne pas oublier sa spécialité en finance et en économie ! D'ailleurs, sa mémoire de licence a pour titre : « Incidence de la dette extérieure sur le développement de l'Afrique subsaharienne ». Outre « La science des finances publiques », sa bibliographie, en cette double matière, comprend notamment des titres ci-après : « Plaidoyer pour l'établissement des marchés boursiers en Afrique », « Modèle de développement et endettement extérieur : conférence aux 6èmes journées Scientifiques Economiques, Université de Lubumbashi » et « La dynamique de l'économie africaine face aux mutations internationales ». En tant que professeur d'université, il dispense 5 cours, à savoir : « Questions monétaires et bancaires », « Problèmes monétaires internationaux », « Economie du développement », «  Civisme et développement » et « Relations économiques internationales ».

            C'est donc un « crack » qui prend les choses en mains.

 

Bien des bonnes choses

 

            Pour la première fois probablement depuis 1960, Bruxelles accueille ainsi un ambassadeur « multidimensionnel », un ambassadeur au fait de la plupart des sujets sensibles, au nombre desquels ceux « qui fâchent » dans les relations « RDC-Belgique ». 

            Debater reconnu, Henri Mova Sakanyi est envoyé au front le plus intéressant qui soit pour l'instant pour le Congo post-électoral et post-conflit : celui de la Reconstruction nationale aux plans politique, économique et social.

            Pour  ne pas éparpiller les efforts au niveau du Benelux, le Président Joseph Kabila l'a désigné pour la même charge près le Pays-Bas, le Luxembourg et, tout naturellement, l'Union européenne.           

Le jubilé du Cinquantenaire augure bien des bonnes choses pour l'axe Kinshasa-Bruxelles.

 

 

Notre correspondant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Omer Nsongo die Lema

  

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