| jeudi 14 décembre 2006, a 22:40 |
| Rêve inespéré pour Bemba à la Présidence du Sénat |
On se bouscule pour obtenir des nominations ou au gouvernement ou dans le cabinet du Premier. *Pour ne pas ôter le repos au patriarche, on doit savoir que la clé de répartition des postes ministériels revient à la majorité. A l’attente du gouvernement s’ajoutent la rumeur et les spéculations sur la présidence du Sénat. L’Amp laissera-t-elle la présidence du Sénat à JP Bemba tout en sachant qu’en cas de vacance, c’est lui qui prendrait le pouvoir conformément à l’article 75 de la Constitution ?
Après l’attente anxieuse des résultats des élections, la célébration de la victoire de Joseph Kabila a suivi diverses péripéties dont des batailles rangées dans la ville de Kinshasa. L’attente, encore une fois anxieuse de voir en place l’exécutif qui va piloter les premières cinq années de la troisième République est venue couper l’élan festive. On a eu l’impression que la fête qui se prolongeait avait entre autre but, de passer cette période en dorant la pilule. En fait, une période très difficile à vivre pour ceux qui ont des ambitions. C’est pourquoi tout est maintenant concentré sur le Premier ministre. Il est connu, mais les gens refusent de le savoir comme tel. L’intérêt de cette attente, c’est que ceux qui ne se reconnaissent pas au Premier ministre désigné, souhaiteraient que ce soit une autre personne dans laquelle ils se retrouveraient. Ce jeu d’intérêt ne se comprend que parce qu’il y a des individus qui croient que le Premier aura la latitude de regarder autour de lui et de nommer tous ceux qui tendent vers lui une main suppliante.
Encore une fois, il faut remarquer que tout le monde doit apprendre comment les choses se feront afin de ne pas en vouloir et au chef de l’Etat et au patriarche. Il nous revient que les gens se bousculent pour se faire nommer même s’ils savent ne pas avoir des positions connues dans la majorité parlementaire. Il est vrai que le patriarche est le formateur du gouvernement, mais les usages veulent qu’il forme son gouvernement suivant une clé de répartition décidé de commun accord avec ses paires de la majorité. Tout ce qu’on peut attendre de lui, et qui dépend de lui, c’est la distribution dans le quota du Palu. Il faut reconnaître que l’assiette ne sera pas large pour satisfaire tout le monde. On comprend encore que l’on se bouscule pour faire partie de son cabinet. Même dans ce cas, on ne pense pas que le patriarche aura l’embarras de choix. Il sait qui a fait quoi et qui peut rendre quel service à l’Etat à ses côtés. Comme on le voit, il ne s’agira pas de faire des cadeaux. La tâche qui attend le patriarche est tellement énorme que l’on ne lui permettra pas la moindre erreur. Tout cela commence par le choix des collaborateurs à partir de son cabinet.
Tout le monde à la recherche de l’emploi
Dans un pays où travailler est une exception, beaucoup sont plus à la recherche d’emploi. Pour ce faire, ils seraient prêts à tout faire. Dans tous les domaines, le Premier ministre se gardera de confier des responsabilités aux dilettantes. De même il devra prendre avec des pincettes toutes les expertises qui lui seront présentées. Une chose est vraie, c’est que son gouvernement n’aura pas la paix. Dès les premières actions, ses adversaires chercheront à démontrer que l’on avait cru en lui à tort. La machine à diabolisation tournera donc à plein régime. Les médias seront mis à contribution pour le descendre sans oublier le combat au parlement. Il faudra au Premier de bien se prémunir et au besoin de savoir donner des coups. Car, dit-on, la meilleure défense c’est l’attaque. L’attaque pour lui, sera la bonne information donnée à temps à l’opinion. Il a l’habitude d’encaisser, mais il est de moment où il faut rendre le coup pour le coup. On se souviendra que la trêve médiatique après son retour d’exil n’avait commencé que lorsque, devant la mauvaise foi de certains médias qui voulaient faire croire que le leader du Palu était un intrus dans la politique congolaise, un groupe de militants avait pris l’option de faire la ronde des rédactions, de demander des comptes au journaliste, sinon de leur apprendre le rôle et la place de cet homme qu’est Antoine Gizenga dans l’histoire politique du pays. Dans l’ensemble, misant sur son organisation digne d’un parti des masses, le Palu avait un peu négligé le secteur des médias. Les choses devront être différentes dans la mesure où ce ne sera plus une affaire du Palu, mais la gestion d’un Etat. Un Etat où il faudra tenir compte de tout ce qu’il y a comme pesanteurs et mauvaise foi. La politique « de bien faire et le faire savoir » devra être de rigueur.
Mais à quand ce nouveau gouvernement ?
Aujourd’hui, la question qui est sur toutes les lèvres, c’est celle de savoir à quand le gouvernement. L’opinion a l’impression que les choses sont tirées en longueur. L’autre raison d’inquiétude, c’est au sujet de la rumeur selon laquelle le leader du Mlc, JP Bemba serait destiné au poste de président du Sénat. On voit donc le danger entourer Joseph Kabila. Selon l’article 75 de la Constitution, en cas de vacance, c’est la président du Sénat qui assure l’intérim du chef de l’Etat. Pour quel intérêt laisserait-on cette possibilité au Mlc ? Encore une fois, une ignorance des règles. N’est pas président du Sénat qui veut. Les sénateurs seront élus au second degré par les Assemblées provinciales. Pour espérer devenir président du Sénat il faut commencer par avoir la majorité au Sénat. Ce qui n’est pas évident pour le leader du Mlc. A moins qu’encore une fois, on ait envie de créer des tentions à ce sujet alors que le jeu est clair.
En ce qui concerne la mise en place du gouvernement, c’est encore une affaire de procédure. Le peuple congolais doit prendre son mal en patience en se mettant en tête que ni le chef de l’Etat ni le futur Premier ministre ne laisse les choses pourrir. Selon tous les calculs, les fêtes de nouvel an et de Noël se feront dans une nouvelle ère politique et dans la renaissance du Congo.
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