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CONGO MON AMOUR
mardi 27 mars 2007, a 23:21
Joseph KABILA Kabange parle
 

   

(…) Nous avons tourné la page de l’impunité, du désordre, de la compassion. Après avoir tourné la page, le Congo, les institutions démocratiquement élues devraient se mettre au travail. Par conséquent, tous ceux qui pensent, à Kinshasa ou sur tout le territoire national, qu’ils peuvent empêcher les institutions de travailler pour le bien-être de la population doivent déchanter. L’action avait pour but de mettre une fois pour toutes un terme à la situation d’insécurité dans la Gombe et même à Kinshasa. Aujourd’hui, c’est chose faite. C’était cela l’essentiel.

 

Question : Quel sort sera réservé à Jean-Pierre Bemba. Il semble prêt à dialoguer aujourd’hui.

 

 

R/Quelles sont nos habitudes ? Le Président Kabila que vous avez connu avant les élections n’est plus le même. Vous avez connu un président qui a à tout moment cherché le consensus. C’était pour organiser les élections et stabiliser la situation politique. Aujourd’hui, c’est un Président élu. Je suis le garant de la Constitution, je dois assurer la sécurité de 60 millions de Congolais. Ce n’est pas avec des négociations qu’on va assurer la sécurité des Congolais. Je ne pense pas qu’il y ait des négociations à faire. Il faut faire respecter la loi.

 

Question : Vous aviez dit lors de votre investiture, « finie la récréation » (…)

 

R/Vous ne m’aviez pas cru. « Finie la récréation », c’était pour dire à tout le monde que la population devait se mettre au travail, à commencer par le Président et les institutions.

 

Question : Jean-Pierre Bemba, dans sa dernière interview, a déclaré que c’était la 4è fois qu’on attentait à sa vie. Cette fois est donc la 5e. Si j’étais militaire, je vous demanderais comment vous faites pour rater votre cible à chaque fois, mais heureusement, je suis civil. Face à cette accusation répétée, l’opinion est convaincue que vous voulez attenter à sa vie. Aujourd’hui, vous êtes élu mais le pouvoir, pour être démocratique, doit avoir en face une opposition elle aussi démocratique. Vous avez signé un décret dans lequel vous donnez des moyens à trois des opposants. Et le gouvernement a pris acte de la décision de porter plainte contre M. Bemba. Que pouvez-vous faire pour sauver ce qui est sauvable au niveau de l’opposition ?

 

 

R/En ce  qui concerne la plainte contre M. Bemba, c’est désormais le mandat de la justice. Je n’ai pas de commentaire à faire. On a adopté, avec la Constitution, le principe de la séparation des pouvoirs.

Quant aux pouvoirs accordés aux anciens Vice-Présidents, il faut instaurer une culture. Les 4 VP ont eu ces avantages grâce à un décret destiné à les mettre à l’abri. 12 policiers étaient destinés à leur sécurité physique, ils conservent les trois quarts de leur salaire, disposent de moyens de transport, d’un billet d’avion…C’est limité dans le temps, ça dure le temps de la législature en cours. En 2011, ces avantages tombent.

 

 

 

Question : Que répondez-vous à ceux qui disent que vous ne communiquez pas assez souvent ?

 

R/Je ne pense pas. Vous étiez trop habitués aux discours dans ce pays, habituez-vous aux actions sur le terrain et moins aux discours.

 

Question : Concernant l’affaire Kahemba, on vous accuse de laisser une partie du territoire congolais à l’Angola en échange de son soutien.

 

R/IL y a une maladie dans ce pays, c’est l’intoxication, la rumeur. Qui a défendu ce pays plus que moi ? Qui ? Sur la ligne de front, dans les tranchées et sur les plans politique et diplomatique alors que ceux qui nous accusent aujourd’hui étaient de l’autre côté, en train d’appuyer des puissances qui avaient pénétré le pays.

Kahemba est à 100 km de la frontière, pas 200m. « Ils ont vendu Kahemba »…A qui ? à quel prix ? et quand ? Ils cherchent à faire croire à toute la population, comme si c’était une population bête, qu’on a vendu une partie du territoire.

Primo, c’est ridicule. Secundo, le Congo est un Etat moderne. Nous avons des cadres de concertation avec nos voisins, notamment la grande commission mixte. Nous avons activé ce mécanisme. Une délégation angolaise est venue sur place. Des experts angolais et congolais sont sur le terrain. Ils vont identifier la borne 28 et savoir si effectivement les Angolais ont passé la frontière ou si ce sont des Congolais qui sont passés en Angola. Une commission parlementaire est également sur le terrain. Attendons leur rapport. Si l’on n’arrive pas à trouver une solution, il y a d’autres mécanismes comme l’Union Africaine ou les Nations Unies, mais nous n’en sommes pas là. IL faut bannir à jamais cette culture du mensonge, de la rumeur, de l’intoxication qui a comme but le soulèvement de la population. Pour moi, c’est tout à faire ridicule.

 

Question : Un certain nombre de députés de l’opposition se sentent menacés, leurs média ne fonctionnent pas. Que pouvez-vous dire de la sécurité et de la liberté d’expression ?

 

R/C’est constitutionnel. Les députés peuvent être à l’aise. Il y a eu des dérapages mais ce n’est pas seulement au Congo. En Irak, en Afghanistan aussi. Quant aux média de l’opposition, je n’en ai pas entendu parler, il faut demander au ministre de l’Information.

 

Question : Ce pays est rongé par la rumeur, dites-vous. Donc il faut la combattre par l’information. Or, vous parlez peu. En 100 jours de pouvoir, c’est la première fois que vous parlez à la presse. Est-ce suffisant pour combattre l’intoxication ? Sur la question de Kahemba, c’était la cacophonie gouvernementale. Il y a un problème de communication au gouvernement. Et quant aux 5 chantiers, quand estimez-vous que le Congolais moyen va en sentir les effets ?

 

R/La rumeur, est-ce un problème de communication ? je ne pense pas. Par exemple, on m’a appelé, il y a deux semaines pour me demander si j’allais bien car la rumeur circulait qu’on m’avait tiré dessus. Pensez-vous que chaque jour, le Président doit aller dans les ngandas prendre une bière avec ses copains pour mettre fin aux rumeurs ? Je ne pense pas.

Quant à la cacophonie sur le cas de Kahemba. Le ministre s’est exprimé après avoir envoyé une commission de son ministère. Le gouvernement a maintenant pris la décision d’envoyer  une commission mixte de vérification. A mon humble avis, il n’y a pas de cacophonie. Et la vérité va éclater au grand jour au retour des gens sur le terrain.

Concernant les 5 grands chantiers. IL y a ceux qui pensent que c’est une blague. C’est un réalité. Mais il n’y a pas que 5 chantiers. Tout est à refaire. Ce ne sont que les priorités des priorités identifiées pendant la campagne et avant. Cela fait partie du programme du gouvernement qui bientôt va présenter le budget à l’Assemblée nationale et vous verrez bien que c’est la priorité. Ils vont certainement démarrer avant la fin de cette année mais il faut qu’il y ait une loi budgétaire pour éviter le chaos dans la gestion des 5 chantiers.

 

Question : La Monuc et d’autres ont toujours dit que la violence était évitable si les deux parties se mettaient autour de la table. Ne pensez-vous pas que vous avez perdu, au niveau du processus démocratique, une part de crédibilité ?

 

R/Quelle est la contradiction sur le plan politique ? Le problème était militaire. Il y en a beaucoup qui évitaient de passer sur le boulevard comme si c’était un pays à part. La paix n’a pas de prix. Vous pouvez tout avoir, mais si vous n’avez pas la paix, vous n’avez rien. Et vous pouvez aussi manquer de tout, mais si vous avez la paix, vous avez l’espoir.

Qu’avons-nous vu ? Une milice qui voulait contrôler une partie de territoire. Est-ce que chez vous c’est une question politique ? De quoi va-t-on négocier et avec qui ? Quel est son statut ? Un chef de guerre ? Un politicien ? Peu importe l’avis de la Monuc, il fallait à tout prix rétablir l’ordre et dans les plus brefs délais.

Une milice qui avait comme objectif d’aller prendre des points clefs de la ville, vous me dîtes qu’il faut négocier ! On négocie quand on est vivant, Monsieur. La réponse est tout à fait claire, on devait remettre de l’ordre dans la ville.

 

Question : Vous dîtes que les milices voulaient prendre des points clefs de la ville. Il a été rapporté qu’elles avaient pris le contrôle du beach Ngobila, de Kin-Mazières, de l’aéroport de Ndolo et  de la commune de Kinshasa. Pourquoi les forces gouvernementales ne l’ont pas empêché ?

Qu’est-ce que le gouvernement compte faire pour ceux qui ont tout perdu dans les pillages ?

Où est Jean-Pierre Bemba ?

Quel est le bilan de ces affrontements ?

 

R/Le combat, c’est quelque chose de dynamique, mais c’est aussi la confiance quand on sait qu’on va résoudre le problème de façon pacifique. Les autres avaient un plan diabolique.

Ce que le gouvernement va faire pour ceux qui ont tout perdu. Tout d’abord nous présentons nos condoléances à cette population, notre compassion pour les blessés encore dans les hôpitaux. Et à la dernière réunion des ministres, le ministre des Affaires Humanitaires et le ministre des Affaires Sociales, ont reçu comme mission de faire le bilan et de voir comment le gouvernement pourrait venir en aide à cette population.

Où est JP Bemba ? Je ne sais pas.

 

Question : Cette situation a été préparée à partir des événements du Bas Congo, et il y a eu une longue interview de JP Bemba en lingala qui montrait qu’il préparait intentionnellement ces événements. Dans certains quartiers, ils sont rentrés comme un couteau dans du beurre. Pourquoi cette confiance ? Dans tous les discours, il n’acceptait rien, il était visible qu’il ne peut vivre sans pouvoir.

 

R/Pourquoi cette confiance ? Peut-être parce que c’est un ancien Vice-Président. Les incidents que nous avons connus, je crois que c’était la troisième ou quatrième fois à Kinshasa et toujours autour d’un parti politique, le MLC et de son Président, Jean-Pierre Bemba. Je vous ai dit qu’au départ, l’objectif était d’a  mener le pays aux élections. Si nous avions pris des mesures pareilles, on aurait dit que le Président Kabila ne voulait pas des élections.

Maintenant que c’est chose faite, personne n’est au-dessus de la loi, le Président de la République lui-même. Quelqu’un a essayé de se mettre au-dessus de la loi. La loi vient de le remettre à sa place.

 

Question : Quel sera l’apport de la Banque Mondiale ?

Quelle lecture faites-vous des événements du Bas Congo ?

Quelle est votre position sur la double nationalité ?

 

R/Je ne voudrais pas m’hasarder sur les chiffres mais Wolfowitz avait parlé de 180 M$ pour appuyer les 5 chantiers, mais pas seulement. Nous disons merci mais nous comptons beaucoup sur nos propres moyens.

Concernant le Bas Congo : au mois de janvier, il y a eu des incidents extrêmement graves qui ont choqué la population et moi-même parce que le peuple kongo est un peuple pacifique. Aussitôt informé, j’ai demandé au Procureur de la République d’aller sur place car il y a eu morts d’hommes, 89 personnes, pour initier une enquête. Au niveau de la justice, ils ont terminé avec l’enquête. Ils ont déposé une demande à l’Assemblée nationale pour la levée de l’immunité de certains députés impliqués. En attendant, il y a des officiers de renseignements qui ont été arrêtés et des mesures disciplinaires ont été prises. Mais l’enquête étant terminée, on attend encore une commission parlementaire et le Procureur sera dans l’obligation de poursuivre ceux qui ont été impliqués de près ou de loin. Une chose est sûre, personne ne sera au-dessus de la loi.

Le mouvement Bundu Dia Kongo doit faire un choix. Soit c’est une église, une secte, soit c’est un parti politique. Ils n’ont pas encore fait ce choix. On verra si le gouvernement ne sera pas amené à retirer l’autorisation de fonctionner à ce mouvement.

 

Question : La presse internationale a fait état de l’appui de l’Angola dans ces affrontements. Qu’en est-il ?

Les éléments en débandade se trouvent en partie de l’autre côté du fleuve, avez-vous pris contact avec le Congo-Brazzaville ?

 

R/Les contacts sont en cours.

Pour l’appui de l’Angola, il ne faut pas mépriser les Congolais. C’est ridicule. Chaque fois qu’il y a des opérations militaires qui réussissent quelque part, il y a eu des étrangers. Et en Ituri, est-ce qu’il y a des étrangers ? au Nord Katanga  quand nous avons mis fin au phénomène des Mai Mai ? On voit des étrangers, des Angolais partout. C’est stupide. Le moment venu, il faudra aller demander à Luanda, au Président Dos Santos. Les forces armées sont en pleine restructuration et  nous avons des unités capables de mener des opérations sur tout le territoire. N’eût été l’embargo sur notre pays et la bureaucratie internationale, nous aurions équipé notre armée pour qu’elle soit en mesure de maîtriser n’importe quelle situation sur tout le territoire. L’objectif pour 2008-2009, c’est d’avoir une armée bien entraînée, bien équipée et bien commandée. L’ambition de la Rdc est d’être en mesure de déployer des unités des forces armées, pourquoi pas au Darfour, en Somalie, dans des opérations de maintien de la paix. Il ne faut pas mépriser mon peuple.

 

 

 

 

 

Question : Qui a tiré la première balle ?

Il y a des gens en prison pour des actes commis avant votre élection, notamment Marie-Thérèse Nlandu et des personnes jugées pour l’assassinat de votre père dont le procès a été jugé inique. Il se peut qu’il y ait des innocents. Allez-vous rouvrir le procès, décréter une amnistie ?

 

R/Aux Etats-Unis, deux ou trois Présidents de la République ont été assassinés. On a amnistié combien de ces assassins ? La démocratie, c’est aussi la justice. L’erreur, pendant la Transition, était de croire qu’on pouvait arriver à la réconciliation sans la justice. Tous ceux qui pensent pouvoir perturber le processus voyaient au bout du tunnel l’amnistie. C’est la page que nous avons tournée avec les élections.

Concernant Marie-Thérès Nlandu, l’affaire est entre les mains de la justice. Je ne suis ni Président de la Cour Suprême, ni Procureur, ni Auditeur. Je n’aimerais pas influencer la décision de la justice congolaise.

Maintenant « qui a commencé ? ». Je n’étais pas déployé sur le terrain pour savoir qui a commencé et comment. La question est de savoir s’il y a eu infraction. Le Chef d’Etat-Major général a donné un ultimatum pour qu’ils soient désarmés, intégrés à l’armée ou démobilisés. Bemba a dit que personne ne désarmerait ses hommes. Qui a ses hommes à lui dans ce pays ? Même le président n’a pas ses hommes à lui. Ce sont des jeunes gens au service de la nation. Ce ne sont pas des armées privées. Un jour, je ne serai plus Président. Est-ce que je vais tous les emmener chez moi ? Donc selon moi, cela ne va pas se répéter, ici à Kin ou à l’Est. Ceux qui sont à la base de l’insécurité seront traqués et mis à disposition de la justice.

Qui a commencé ? Je fais confiance au Chef d’Etat-Major qui a dit que ce sont les milices qui ont tiré sur les FARDC. Sur place, il y a eu sept morts. Il ne faut pas prendre cette histoire à la légère. Il y a plusieurs dizaines de morts dans nos hôpitaux, quelqu’un doit répondre de ses actes. Sinon il faut aller voir les familles et leur dire « comme c’est de la politique, on oublie tout ça. ». Il ne faut pas de double langage et accepter que des gens restent au-dessus des lois.

 

Question : Que voule-vous faire de Bemba ? Est-il plus profitable de le laisser s’exiler ? Est-il nuisible pour votre pouvoir ? Que répondez-vous aux gens qui pensent que cette mise à l’écart peut faire glisser votre pays sur la pente du parti unique ?

 

R/C’est archi-faux. Instituer un parti unique dans ce pays, c’est de la haute trahison. Je n’enfreindrai jamais la Constitution.
quant à Bemba, il faut poser la question au Procureur. Ce n’est pas une question politique. Chez vous, en France, est-ce que quelqu’un peut créer une milice à Paris, contrôler les Champs Elysées et deux jours après demander la réconciliation ? Ici, la réponse est non.

 

Question : Allez-vous solliciter l’Afrique du Sud pour le voir livrer aux autorités de la République ?

 

R/Je n’ai pas encore eu le Président Mbeki. Ici c’est la justice qui s’occupe de cela. Pour le moment, la question ne se pose pas.

 

Question : En ce qui concerne les 5 grands chantiers, il faudrait commencer par la justice. Quel monument est envisagé devant le Palais du peuple ?

 

R/Devant le palais, l’idée était de construire un monument en mémoire de ceux qui ont perdu la vie pendant la guerre. C’est une très bonne idée.

Sur les 5 chantiers, plusieurs textes de loi sont en gestation pour réformer la justice. Il y a beaucoup de faiblesse dans l’appareil judiciaire, mais il y a des projets de loi dont l’objectif est de renforcer l’appareil judiciaire.

 

Question : Vous avez parlé en français, dans la langue officielle, mais 80% des gens parlent en langues nationales, n’est-ce pas nécessaire de donner aux langues nationales leur place ?

 

R/J’ai bien capté le message, reçu 5/5.

 

Question : Des enfants ont été mis à contribution dans la mise à sac de certains magasins. N’est-ce pas le moment de trouver une solution définitive pour l’encadrement de ces enfants. ? La milice de Bemba a été défaite. Parmi eux, il y a des hommes accusés de cannibalisme, que vont faire ces gens ?

 

R/Ils seront traduits devant la justice militaire. L’auditeur militaire a déjà reçu des instructions dans ce sens.

Pour les enfants de la rue, il y a un programme du gouvernement présenté devant l’Assemblée Nationale. Des mesures ont été prises  dans le sens de l’encadrement de ces enfants et de la réactivation du service nationale pour qu’ils soient utiles à la société.

 

Question : On a connu beaucoup de foyers de tension à l’Est avec Nkunda. Aujourd’hui, on parle de ses éléments mixés mais il a un mandat d’arrêt. Qu’en est-il ?

Aujourd’hui, vous êtes à 100 jours. Quel bilan faites-vous ? On n’a pas vu de signaux forts. Et j’aimerais votre point de vue sur le moratoire.

 

R/Sur le moratoire, le point avait été mis à l’ordre du jour. Il concerne la mise en application de la loi. La Constitution est claire sur la double nationalité. La nationalité congolaise est une et exclusive.

Concernant Nkunda et le mixage, effectivement, il y a un mandat d’arrêt. Il ne fait plus partie des Fardc. Après les combats à l’Est en décembre et janvier, on a lancé un ultimatum. Il se rend ou il y aura des opérations militaires jusqu’à l’anéantir. Suite à cet ultimatum, des unités ont accepté de réintégrer l’armée. Il fallait d’abord les identifier. Qui est qui ? Qui a fait quoi ?

L’objectif final est de mettre tout le monde sous commandement de l’Etat-Major de l’armée et de la région militaire. Ensuite il y aura redéploiement. Voilà la genèse de ce problème de mixage.

 

Question : Quel bilan faites-vous de vos 100 jours ?

 

 

R/Le mandat du Président n’est pas de 100 jours. C’est 5 ans. Je n’aime pas vraiment me lancer dans cette démagogie d’un bilan de cent jours. Qu’est-ce que l’on peut faire dans un pays de déliquescence comme cela en trois mois ? Sauf si vous voulez que je sois menteur ou démagogue. Le gros du travail est le suivi de la mise en place des institutions. Le Président, c’est la tête, mais la tête sans les jambes et les pieds, c’est tout à fait inefficace. C’est pourquoi nous avons mis en place toutes les institutions. Il y a déjà un programme du gouvernement qui a été adopté. Ce n’est pas seulement le gouvernement qui doit travailler. IL a pour mission de mettre au travail la population. Ce ne sont pas les 60 ministres qui vont reconstruire le pays. Pendant ces 100 jours, je n’étais pas du tout en vacances et ce sera le cas pour les 5 ans à venir.

 

 

 

 

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