Les Congolais n’ont pas de mémoire courte pour oublier ce
que le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila
Kabange, a relevé dans son discours d’investiture prononcé le 6
décembre 2006,en mettant notamment un accent particulier sur les cinq
chantiers pour les cinq prochaines années. Il s’agit des secteurs de
l’eau et de l’électricité, de l’emploi, des infrastructures ; de
l’éducation ; et de la santé. Ces cinq chantiers constituent le socle
de son action. Au Katanga, les cinq chantiers du chef de l’Etat ne
relèvent plus du virtuel, les actions sur terrain en témoignent. Le
coup d’envoi vient d’être donné par Moïse Katumbi Tchapwe, l’actuel
gouverneur élu de la province de Moïse Tchombe.
Comme on le sait, le Katanga a toujours été depuis des décennies le
poumon économique de la République démocratique du Congo. C’est à cause
d’une mauvaise politique économique fondée sur la gabegie que la
province du cuivre a cessé de jouer son rôle prépondérant sur
l’échiquier national.
Depuis 1990 jusqu’en 2006, plusieurs gouverneurs qui se sont
succédé à la tête de la province du Katanga étaient toujours en perte
de vitesse. Personne n’a su s’en sortir. La situation allait de mal en
pis. Face à ce cauchemar, le Katanga était classé parmi les vestiges de
l’histoire du Congo. La vie au sein de la Gecamines et de la SNCC
devenait amère. Et pourtant, ces sociétés qui ont fait jadis l’honneur
du Katanga devenaient des canards boiteux. Et tout portait à croire que
c’était la fin d’une vie. Le climat politique dans cette partie du
territoire national était devenu maussade. Donc, le Katanga devenait un
lieu invivable.
QUOI DE PLUS NEUF?
A l’occasion du quarante-septième
anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo,
le gouverneur du Katanga a saisi la balle au bond pour faire son bilan
de plus de quatre mois à la tête de l’exécutif provincial. Après le
défilé militaire et civil, pendant que les uns et les autres
s’apprêtaient à regagner leurs domiciles, la population a assisté un
autre défilé riche en couleurs qui a duré plus de deux heures. Moïse
Katumbi a fait un don spécial à sa province. Nous avons vu défilé des
différents engins légers et lourds tant pour les secteurs agricoles que
miniers, pour la santé et des équipements pour la réhabilitation de
différents hôpitaux de la province. Il s’agit du début d’un progrès
remarquable pour le développement durable de cette province.
AVANT LA RETENUE DE 40% A LA SOURCE, MOÏSE DEMARRE
Incroyable
mais vrai, l’élection de Moïse Katumbi Tchapwe à la tête de la province
du Katanga est un signal fort qui ne trompe pas pour un lendemain
meilleur de cette entité provinciale. Non seulement qu’on le sent mais
aussi et surtout que cela se vit et saute aux yeux. L’espoir d’un
Katanga nouveau se profile à l’horizon. D’aucuns ont pensé que Moïse Katumbi pouvait relever ce défi.
Avant la retenue de 40% à la source à partir du mois de septembre comme
a eu à le redire le président de l’Assemblée nationale dans son message
à la population, le 30 juin 2007 sur la place Moïse Tchombe, l’actuel
gouverneur du Katanga a pris l’initiative de prouver à la face du monde
que le Congolais est capable de beaucoup de choses. Tout compte fait,
c’est question de volonté et de prise de conscience en acceptant ses
responsabilités. Pendant que le Gouvernement. central est incapable
d’acheter des véhicules pour ses ministres, pendant que le bureau de
l’Assemblée nationale n’est pas encore doté de moyens de transport,
Moïse Katumbi fait la différence. Que s’est-il passé exactement?
1.500 JEEPS ET 250 TRACTEURS
Rappelons que lors de la
fête du 30 juin 2007 qui intervient après des élections libres,
démocratiques et transparentes, le chef de l’exécutif provincial du
Katanga a surpris la population de sa juridiction ainsi que tous ses
hôtes venus de Kinshasa. La population a assisté à un défilé du charroi
automobile unique, en son genre. On a cru comprendre qu’il s’agissait
des véhicules de différents services évoluant au Katanga. Et pourtant,
l’homme d’Etat a choisi le beau moment afin de faire son bilan depuis
bientôt. C’était un autre défilé riche en couleurs qui a duré au moins
deux heures. Il s’agit de 1.500 jeeps en vue d’équiper l’administration
locale. Ce qui est vrai est que les services de l’Etat au niveau
provincial sont viables. Dans le domaine du secteur agricole, 250 tracteurs sont déjà
disponibles pour la relance de ce secteur qui était déjà en état de
désuétude. Nul n’ignore que le Katanga a exploité le domaine de Kanyama
avec la Gecamines Développement. Depuis, cette dernière ne fonctionne
plus, la population katangaise meurt de faim. Il y a également des
camions devant permettre d’évacuer les différentes denrées alimentaires
de la brousse vers les centres de consommation.
DES AMBULANCES ET DES EQUIPEMENTS POUR HOPITAUX
Dans
le domaine de la santé, plusieurs ambulances et camions ont défilé
contenant des matelas, des couvertures pour des hôpitaux du Katanga.
Désormais, les filles et fils du Katanga auront accès à des soins
appropriés partout où ils se trouvent. Autant d’engins lourds devant
permettre de réhabiliter les routes ont défilé. Dans le domaine des mines, la population a salué le passage
des engins lourds devant permettre aux différentes sociétés minières
d’opérer sans lacunes. Il sied de noter que le gouverneur du Katanga
est aussi responsable de la Compagnie minière du Katanga (CMK) qui
travaille en partenariat avec la Gecamines. C’est ici le lieu de louer
le mérite de Moïse Katumbi Tchapwe qui a réussi à mettre fin au trafic
frauduleux des minerais au profit de la province. Au jour
d’aujourd’hui, il existe autant d’entreprises minières au Katanga qui
oeuvrent officiellement dont les taxes sont versées dans la caisse de
l’Etat et cela permet de maximiser des recettes. Voilà un bel exemple à
suivre. Les Katangais ont bonne impressions de leur gouverneur en qui
ils ont pleinement confiance.
LE KATANGA S’EVEILLE
Moïse Katumbi constitue
actuellement l’espoir de tous les Katangais. C’est l’homme du
développement qui a osé. Il est attentif au malheur de sa population.
Il a levé l’option de mettre fin à la misère. La ville de Lubumbashi
est en train de recouvrer sa face d’antant. Tout le monde est dans la
liesse. A son passage, il est souvent accueilli par des cris de joie,
des acclamations et des chansons qui louent sa bravoure. On dirait que
le Katanga reste la seule province où on sent la détermination à
matérialiser les cinq chantiers prônés par le chef de l’Etat dans son
discours d’investiture. Pendant que d’autres gouverneurs attendent le financement
d’ailleurs, ne sachant pas par où commencer, Katumbi Tchapwe s’impose.
Toutes les routes de la ville de Lubumbashi sont praticables en
attendant leur réhabilitation. On remarque la propreté sur le parcours. Pas d’immondices
entassés quelque part. Tous les immeubles tant publics que privés sont
repeints. L’ordre et la discipline règnent dans la ville. Pas de
tracasseries et de constructions anarchiques. Malgré moult difficultés connues en matière d’énergie,
aujourd’hui le phénomène délestage est en train de disparaître du
langage des katangais. Nombre de quartiers de la ville sont alimentés en énergie
électrique 24h/24. Nous avons vécu cela durant notre séjour de quatre
jours dans la province du Katanga. Il n’y a plus de doute qu’un vent
nouveau souffle sur le Katanga. Le développement du Katanga saute aux
yeux à travers gouverneur Moïse Katumbi. Le transport urbain est
organisé à travers la ville. Outre cela, un autre fait frappant dans le secteur économique reste dominé par l’augmentation de la production par le péage.
Depuis
son arrivée à la tête du gouvernorat du Katanga, le péage est passé de
300.000 à 1.500.000 dollars américains de recettes. Donc, le Katanga
devient une province où il fait beau vivre. C’est déjà là un signe de
bonne gouvernance. Cette province a commencé à attirer l’attention des
investisseurs venus de tous les coins du monde. Cela s’est fait sentir
lors du défilé du 30 juin 2007 où on a vu certains expatriés défilés.
Il existe bon nombre de sociétés minières mieux identifiées sur place.
La volonté manifeste de Moïse Katumbi de faire du Katanga un jardin
botanique n’est plus à démontrer. Dans la foulée, cette démonstration d’assistance en vue de
rendre les institutions provinciales viables témoigne l’engagement du
gouverneur de la province du Katanga et sa détermination de changer
l’image du Katanga ternie par ses prédécesseurs gouverneurs qui ont
servi leurs intérêts particuliers et partisans. Les Katangais ne jurent que par Moïse Katumbi, présenté comme
libérateur. Ce dernier est décidé à combattre le pillage des richesses
du sous-sol congolais à partir du Katanga, Il a mis fin à la main
obscure qui opérait à tous les postes douaniers. Aujourd’hui, il existe
au Katanga un comité paritaire entre le Katanga, le Kasaï Occidental et
le Kasaï Oriental dans le secteur agricole. Autrement dit, Moïse Katumbi est venu réconcilier les
différents peuples vivant au Katanga pour leur cohabitation pacifique.
Il milite pour les relations de bon voisinage. Il a mis fin aux
querelles entre ethnies. Pour preuve, la langue française demeure la
seule langue parlée au gouvernorat du Katanga. Sans pour autant verser dans la démagogie, le Katanga est en
train de renaître. D’ici deux ans, il y a de quoi rêver que cette
province atteigne le niveau économique de l’Afrique du Sud. C’est
pourquoi, le gouverneur et son gouvernement provincial s’attellent à
conjuguer d’énormes efforts pour la réhabilitation de la Gecammes et de
la SNCC qui se meurent. Les travailleurs qui n’ont plus de salaires
espèrent en Moïse Katumbi. Cela, dans l’objectif d’amener cette province à jouer son
rôle de choix à l’échéquier natioanl, continental et à travers le
monde. Si on a parlé du scandale géologique, c’est à partir du Katanga.
Raison pour laquelle, Katumbi Tchapwe s’investit pour remettre le
Katanga à sa place.
LE SENS DE
CREATIVITE
D’aucuns se posent la
question de savoir par quelle magie le gouverneur de la province du
Katanga est en train de réaliser tous ces exploits. Il est évident que
tout est le fruit de l’intelligence et de la sagesse. Il s’avère
irrévocable que la force de 1’homme du Katanga réside dans son
réalisme. Il parle peu mais agit, On le découvre à travers les actions.
Il se veut plus un homme de terrain qu’un bureaucrate. Sensible à la
souffrance de son peuple, il se bat bec et ongles pour apporter des
solutions aux maux dont souffre son peuple. Bref, les cinq chantiers du chef de l’Etat ont démarré avec
Moïse Katumbi. Voilà l’homme qu’il faut pour la bonne gouvernance et le
progrès social dans ce pays. Mais ce qu’il faut savoir est que le
gouverneur du Katanga n’est pas un magicien. Il a besoin du concours de
tout le monde. Si chacun pouvait lui apporter sa contribution, le rêve
d’imprimer au Katanga une nouvelle implusion deviendra une réalité. Avant d’entreprendre un voyage de mille kilomètres, il faut
commencer par le premier pas. A peine nommé gouverneur du Katanga,
Moïse Katumbi a sensibilisé les siens pour le travail. Seul le travail
apporte le bonheur. Et pour éviter toute distraction, il a relayé le message du
président de la République qui a invité, à l’occasion de la fête du 30
juin 2007, les Katangais à être vigilants et exigeants. Avec Moïse
Katumbi, l’heure a sonné pour le changement des mentalités, le
développement dans tous les domaines. Comme la question de l’insécurité ne se pose plus au Katanga,
il y a de quoi croire à l’action de Katumbi, surtout avec les
bousculades des investisseurs au portillon de la RDC en général et du
Katanga en particulier. Moïse Katumbi fait donc la fierté et l’honneur
des gouverneurs au Congo. D’ailleurs, il convient de rappeler ici que
dans son adresse à la population du Katanga le 30 juin 2007, le
président de l’Assemblée nationale a souhaité que des gouverneurs
d’autres provinces aillent en stage de quelques mois à côté de leur
compère du Katanga. Cela, compte tenu de la nouvelle impulsion qu’il a apportée
au Katanga. Le génie de Moïse Katumbi lui attire la sympathie. Sans lui
à la tête du Katanga, personne jusque-là ne rassure.
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Médard Muyaya
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