Répondre à cette question exige de passer au peigne fin, la politique menée par les différents dirigeants depuis l'accession du pays à l'indépendance.Les premières impressions étant souvent les plus naturelles, le discours d'investiture de chaque chef de l'Etat livre ses aspirations et ses ambitions politiques profondes. Il jette ainsi les premiers jalons de son programme d'action.
Le président Kasa-Vubu a hérité du colonisateur, une situation économique très favorable à l'indépendance. Mobutu lui, a reçu en héritage une situation socio-économique et politique qu'il a qualifié lui-même de lamentable. Quant à Mzee Kabila, celui-ci a trouvé un Etat sans âme et Joseph Kabila un pays en lambeaux qu'il cherche à colmater.
En dépit d'un certain nombre des réalisations positives, le poids de tous les ratés et échecs de différents pouvoirs depuis l'indépendance, pèse sur Joseph Kabila en sa qualité de président en exercice. Les infrastructures socio-économiques et de communication détruites d'une façon soit délibérée, par des guerres, par l'incivisme ou par l'ignorance, constituent encore à ce jour, une des charges que Joseph Kabila a le devoir d'assumer pour la continuité de l'Etat.
Nos compatriotes qui se disent opposants et surtout ceux de la diaspora ont pris un plaisir injustifié d'injurier à longueur des journées sur le net, le président de la République tout en lui attribuant des noms les plus ridicules oubliant qu'ils sont en train de montrer à la face du monde, une certaine « petitesse d'esprit » car aucun peuple, aucun citoyen sérieux ne peut gaspiller ainsi autant de temps précieux à présenter une image aussi sombre de son propre pays en lieu et place de contribuer à son épanouissement et à son développement. Ceci démontre que, malgré les 49 ans d'indépendance, le congolais n'a pas encore compris le rôle qu'il doit jouer.
· De Kasa-Vubu à Mobutu
Si le Président Mobutu avait dénoncé la gestion de Kasa-Vubu, c'est parce que la situation était réellement chaotique. La question que l'on est tentée de se poser est celle de savoir si c'est parce que Kasa-Vubu était mauvais gestionnaire qu'il y avait eu mauvaise gestion. Les députés et les sénateurs tous élus et venus de la masse n'ont pas fait mieux. Avec Mobutu, la situation est allée de mal en pis. Aucune de ses promesses sur le redressement de la situation du pays n'a été tenue. Sa gestion a été la plus anarchique ce qui a ruiné irrémédiablement le pays. Ce qu'il faut épingler est que le président Mobutu n'a pas non plus travaillé seul, il a puisé ses collaborateurs dans le même peuple dont nous taisons les noms pour les plus en vus. Les résultats ont été simplement catastrophiques.
· De Mzee Kabila à Joseph Kabila
Le Président Laurent'Désiré Kabila, malgré sa bonne foi, n'a pas pu faire mieux. Il avait même fait appel aux intellectuels universitaires de proposer des voies de sortie. Mais les résultats n'ont pas suivi.Sa mort tragique ne lui a pas permis d'aborder les autres aspects de la réalisation de son plan nationaliste fondé sur l'auto-prise en charge par le travail et l'organisation d'une gestion saine et responsable. Ilavait compris qu'il fallait d'abord initier localement des activités de production pour garantir à la population l'autosuffisance alimentaire. Sa préoccupation majeure était axée sur le développement du pays pour pouvoir réduire sensiblement la pauvreté. Malheureusement, pendant son règne, il a été victime des critiques acerbes de la part surtout de ses compatriotes.
Le Président Joseph Kabila en pleine démocratie instaurée avec les institutions issues des élections est en train de démontrer une autre façon de gérer qui, avec l'adhésion de la population, pourra atteindre des résultats inimaginables.
Quand les Congolais auront pris conscience de leur rôle d'accompagner le Chef de l'Etat dans ses actions ; quand ils auront uni toutes leurs forces et leurs intelligences dans un élan nationalisteautour du Président de la république, ils auront gagné énormément pour les générations actuelles et futures. Joseph Kabila a démontré qu'il est l'homme de la parole donnée. Le Congolais qui aime encore ce vaste et beau pays doit éviter de s'afficher toujours en négativiste ou en ennemi conscient ou inconscient de son pouvoir.
Le problème de la République Démocratique du Congo se pose en termes d'hommes et de culture. Le sens de la nation n'a pas encore trouvé de place dans le vécu des Congolais. C'est la culture de la facilité comme à l'âge de la cueillette qui pourchasse l'homme congolais en général, qui veut tout avoir du Congo sans travailler, c'est aussi l'esprit de la jalousie de l'autre. L'homme congolais veut qu'il soit le seul à réussir, pas son frère. Et là, il se comporte comme un chef coutumier. Intellectuel et non intellectuel congolais semblent se comporter de la même manière. Pour eux, c'est toujours la faute de l'autre.
Maintenant que les institutions élues démocratiquement sont en place, le moment est venu pour reconstruire un pays pillé durant plusieurs décennies de mauvaise gestion et d'une mauvaise politique de coopération. Les cinq chantiers de la République ont été lancés par le chef de l'Etat Joseph Kabila exactement pour la reconstruction du pays dans tous les domaines.
L'acharnement aveugle et sans raison sur Joseph Kabila ne fait qu'aggraver le sous-développement du pays car, comment peut-on comprendre cela autrement si l'intellectuel congolais n'a que l'injure et le mensonge comme argument de son savoir.
Les Congolais qui ont choisi d'aller vivre à l'étranger pour plusieurs raisons et ceux qui sont restés au pays devraient s'arrêter, s'interroger et trouver ensemble ce qui est à la base de la débâcle dans tous les domaines en s'attaquant systématiquement aux problèmes latents qui minent le pays tels que la corruption, les guerres … et apporter tout leur savoir-faire en soutenant le Président pour un bien-être collectif. Car, affirmer que Joseph Kabila est responsable des maux que connaît notre pays comme essaient de le faire croire certains sites et blogs sur le net, serait une erreur grave pour tout Congolais conscient.
Charles Bukassa Kadiata
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