IL y a comme un consensus au niveau
de la conférence des présidents : Kamerhe doit quitter le poste. Ils affirment
qu'ils coupent la poire en deux entre ceux qui défendaient la légalité
(kamerhe et ceux qui affirment qu'il fallait démissionner à la plénière)
et l'Amp qui voudrait que Kamerhe démissionne en dehors de la plénière.
Apparemment c'est une décision de Kamerhe
lui-même suivant "son souci
de préserver le chef de l'Etat et sa famille politique du piège de l'inconstitutionnalité
et de sauvegarder la jeune démocratie du caractère illégal"
Kamerhe a commis 7 fautes :
- une faute d'éthique politique : quand
on n'est pas d'accord avec le parti on démissionne. Si on ne démissionne
pas du parti du moiins des postes qu'il gère. Pcq la démocratie c'est la
dictature des partis.
- faute de sociologie politique : pour
l'heure aucun fait ne lui donne raison sur terrain. Tant et si bien que
même dans la population du SK les voix ne s'élèvent pas pour prendre sa
cause. On est avec toi mais on ne peut te soutenir pcq on va croire que
nous condamnons l'opération conjointe ; donc nous sommes pour les
Fdlr : or une des critiques du rwanda c'est que les congolais travaillent
avec les Fdlr (et donc pour la déstabilisation du Rw.)
les députés ont assuré le président
de la république de leur soutien aux opérations qui sont menées pour le
retour des FDLRs dans leur pays. Selon un membre du bureau de l'assemblée
provinciale, le chef de l'Etat leur a aussi garantie que ces opérations
pourront se faire sans intervention des troupes étrangères.
- Kamerhe qualifie d'illégalité le fait
qu'on lui ai demandé de démissionner avant la session : il aurait annoncé
sa volonté de démissionner par les médias ou par une conférence de presse
ou écrit a son parti pour l'annoncer (gage) et puis le "handover et
le check-out " allaient s'ensuivre... Ehud Olmert a démissionné il
y a plus de 4 mois mais il est encore là... jusqu'à la remise et reprise
avec son successeur. C'est donc un faux problème.
- Ramener le débat au niveau de l'institution
afin d'avoir une crise institutionnelle autour de sa personne : c'est aussi
exposer la jeune démocratie à des épreuves dont nous avons vécu une partie
avec le bras de fer qu'il y a eu. Ainsi aurait-il pu poser en plénière
le problème avec la possibilité de gagner au vote et de devenir de fait
un président indépendant comme Kengo. Le président ayant perdit la majorité
dirigera dans une situation de conflit. On a connu Mobutu-Tshisekedi et
ce à quoi cela a abouti : la guerre venue de l'extérieur dans un pays totalement
affaibli et une population démobilisé par des actions de paralysie chronique.
- acculé le président pourrait ainsi
envisager de dissoudre le parlement après probablement quelques mois d'un
gouvernement d'union nationale qui aura essayé de sauver l'essentiel. Il
relancera alors un autre gouvernement d'union nationale au moment où il
dirigerait par décrets et ordonnances jusqu'à des hypothétiques élections.
- Le fait d'accepter le principe de
démissionner tout en demeurant reconnaissant à JK ou même en se reconnaissant
Kabiliste : après avoir fait perdre des plumes à sonn parti c'est donc
JK lui-même qu'il aura écorché. La meilleure façon c'est de s'assumer et
d'annoncer les couleurs de son propre avenir politique. A moins qu'il attende
produire l'effet de surprise.
- Kamerhe fait paraître l'assemblée
nationale ou la constitution comme des entités sui generis. Et pourtant
on sait que c'est au prix de négociations et accords qui constitutent les
ressorts et équilibres du jeu politique actuel. Son jeu risque de casser
ces équilibres. Le Pprd ou l'Amp pourrait corrompre et débaucher des gens
comme Yves Kisombe càd en rupture de banc avec leurs partis. Alors que
tout en restant député il a l'obligation de ne pas trahir.
Claude BUSE Misambo
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