Maj Kisimba n'a pas attendu longtemps pour mettre en exécution le mot d'ordre du chef de l'Etat relatif à la tolérance zéro. Pas surprenant pour ce ministre qui a pris à son compte la croisade morale initiée par le Raïs. Pour preuve, près de dix agents des affaires foncières cités dans des spoliations du patrimoine de l'Etat, des superpositions des titres et des lotissements anarchiques ont été mis à la disposition de la justice pour répondre de leurs actes.
Cette décision a été prise à l'issue d'une séance de travail que présidait dans son cabinet de travail le ministre Maj Kisimba Ngoy des Affaires foncières au cours de laquelle a pris part le Secrétaire général de ce ministère.
Ces agents ont été mis aux arrêts par des éléments de la police nationale congolaise qui les ont directement acheminés auprès de l'autorité compétente pour qu'ils puissent répondre de leurs actes. Celle-ci est appelée à déterminer le niveau de leurs responsabilités pour décider si possible de leur acheminement devant une juridiction de jugement.
Ces arrestations, indique-t-on démontrent bien la détermination de Maj Kisimba Ngoy de mettre fin à l'anarchie tant décriée qui ternit l'image de son ministre qui a dans son compte près de 80% de procès pendant devant les cours et tribunaux. La mise sous examen judiciaire de ces agents, a-t-on souligné, est un signal sur l'observation de l'état d'esprit qui doit régner dans ce ministère. Cette opération, souligne-t-on au cabinet du ministre des Affaires foncières, démontre l'approche qu'on fait de la lutte contre l'impunité qui doit aller de paire avec la tolérance zéro décrétée par le Chef de l'Etat congolais, Joseph Kabila.
C'est dans ce contexte que la population pourrait vivre dans la quiétude sociale et que la confiance pourrait renaître au sein du ministère.
Les agents mis sous examen judiciaire se subdivisent en deux groupe conservateurs des titres immobiliers (CTI), des anciens chefs de division de cadastre (CDC) d'un Directeur de l'administration centrale qui ont tous, d'après des éléments du dossier à notre disposition posé des actes dans la spoliation de la concession de l'OCPT sur le Boulevard Tshatshi en diagonal du bâtiment de la Caisse nationale d'épargne dans la commune de la Gombe.
Le second groupe concerne un cas des géomètres véreux qui se sont illustrés au quartier industriel de la commune de Limete à la supervision des titres, au morcellement des concessions et aux lotissements anarchiques.


