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  <title>CONGO MON AMOUR</title>
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   <title>Athanase Matenda triomphe dans Maniema natal</title>
   <description><![CDATA[ 
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&nbsp;Athanase Matenda, ministre des Finances vient de d&eacute;montrer qu'individuellement chaque ministre peut jouer ce r&ocirc;le de rapprocher le gouvernement du peuple et de recr&eacute;er la confiance n&eacute;cessaire entre gouvern&eacute;s et gouvernants.

En effet, du 08 au 15 ao&ucirc;t 2008, le Ministre des Finances, Athanase Matenda Kyelu, a s&eacute;journ&eacute; dans la province du Maniema. Il arrivait pour la premi&egrave;re fois dans cette partie du pays depuis sa nomination au gouvernement, il y a de cela 18 mois. C'est un ministre que la population du Maniema a accueilli, mais c'est aussi un &eacute;lu de Pangi. Par cette visite, il a fait voir &agrave; cette population qu'elle avait perdu un d&eacute;put&eacute;, mais elle a gard&eacute; le m&ecirc;me d&eacute;fenseur de ses int&eacute;r&ecirc;ts qui n'a que chang&eacute; d'institutions. C'est un ministre que la population du Maniema a accueilli, mais c'est aussi un &eacute;lu de Pangi. Par cette visite, il a fait voir &agrave; cette population qu'elle avait perdu un d&eacute;put&eacute;, mais elle a gard&eacute; le m&ecirc;me d&eacute;fenseur de ses int&eacute;r&ecirc;ts qui n'a que chang&eacute; d'institutions.

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Un accueil d&eacute;lirant pour un fils du pays

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Pour manifester cette confiance renouvel&eacute;e au gouvernement &agrave; travers le ministre des Finances, une foule compacte attendait Athanase Matenda &agrave; son arriv&eacute;e le 08 ao&ucirc;t dernier &agrave; l'a&eacute;roport de Kindu. Toutes les couches de la population &eacute;taient au rendez-vous. Au bas de la passerelle, une fillette a fleuri le ministre. Aux c&ocirc;t&eacute;s d'elle, toutes les notabilit&eacute;s de la ville. Apr&egrave;s le c&eacute;r&eacute;monial d'accueil, c'&eacute;tait la communion avec le peuple. Danses, cris de joie, on courait de partout pour accompagner le cort&egrave;ge qui s'&eacute;branle vers le centre ville. Il fallait beaucoup d'habilet&eacute; au conducteur du ministre pour se frayer le passage. En plus des foules qui suivaient le cort&egrave;ge au pas de course, les motos &eacute;taient de la f&ecirc;te et constituaient le cort&egrave;ge du membre du gouvernement. A travers Athanase Matenda, c'est le chef de l'Etat et le Premier ministre qui &eacute;taient accueillis. Avant d'atteindre sa r&eacute;sidence de Kindu, le ministre est contraint &agrave; certains endroits &agrave; la marche &agrave; pied pour sentir la chaleur de l'accueil.

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Merci aux &eacute;lecteurs

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A la r&eacute;sidence, il n'est pas question pour le ministre de se reposer. Toute la foule qui a couru autour du cort&egrave;ge et d'autres qui l'avaient pr&eacute;c&eacute;d&eacute;, se sont donn&eacute;s rendez-vous &agrave; la r&eacute;sidence. C'&eacute;tait le moment de prendre contact, de parler, d'ouvrir le c&oelig;ur. Donnant &agrave; la foule les raisons de son d&eacute;placement en province, l'argentier du gouvernement a dit&nbsp;: " Je suis venu vous rendre hommage, vous dire merci de m'avoir &eacute;lu d&eacute;put&eacute; national et d'avoir &eacute;lu Joseph KABILA comme Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique. Le Premier Ministre Antoine Gizenga m'a accord&eacute; sept jours de vacances, j'ai jug&eacute; utile de les passer avec vous, je ne vais pas m'arr&ecirc;ter ici &agrave; Kindu, j'irai jusqu'&agrave; Pangi mon fief &eacute;lectoral. Encore une fois merci de tout coeur&hellip; ". La f&ecirc;te a continu&eacute; avec des r&eacute;jouissances populaires. Dans la soir&eacute;e, le ministre a accord&eacute; des audiences aux personnalit&eacute;s de la province &agrave; commencer par les d&eacute;put&eacute;s provinciaux suivis des repr&eacute;sentants des diff&eacute;rentes associations du Maniema, les Chefs coutumiers, les confessions religieuses, &hellip; sans oublier ceux qui venaient &agrave; titre personnel. Tout le monde voulait souhaiter la bienvenue &agrave; l'enfant de la maison.

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Retour &agrave; son Pangi natal

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Aussit&ocirc;t la c&eacute;r&eacute;monie d'inauguration termin&eacute;e, le ministre des Finances et sa d&eacute;l&eacute;gation traversent le fleuve Congo pour Pangi. Il est accompagn&eacute; du d&eacute;put&eacute; national Gandhi Bukamba, des d&eacute;put&eacute;s provinciaux originaires de Pangi, de la pr&eacute;sidente de l'Association des Femmes du Maniema AFREM et d'autres notabilit&eacute;s du Maniema. Le cort&egrave;ge a du mal &agrave; se frayer un chemin tellement que la population amass&eacute;e le long du parcours tient &agrave; tout prix &agrave; serrer la main de son leader. C'est pour dire que les ann&eacute;es de gestion n'ont pas encore &eacute;rod&eacute; la confiance du peuple &agrave; ses dirigeants &eacute;lus, contrairement &agrave; ce que disent les chants des sir&egrave;nes. Chaque escale est sanctionn&eacute;e par la remise des cadeaux. Ch&egrave;vres, poules, &oelig;ufs, riz,&hellip; tout pour alimenter son s&eacute;jour et m&ecirc;me une ferme.

Au village Kenye &agrave; environ 70 km de Kindu, l'atmosph&egrave;re change. C'est le moment de recueillement. Car, le ministre doit d&eacute;poser une gerbe de fleurs sur la tombe de Feu Chef coutumier Dunia, d&eacute;c&eacute;d&eacute; il y a quelques mois et de qui il garde de tr&egrave;s bons souvenirs. Un grand r&eacute;confort pour la famille de l'illustre disparu. Puis, l'accueil se poursuit. Tout au long du parcours, chants, danses, cris de joie sont au rendez-vous. Le sommet est atteint avec l'arriv&eacute;e &agrave; Kalima, &agrave; environ 110 km de Kindu. Ici, l'argentier national fait le m&ecirc;me triomphe. Selon les t&eacute;moignages recueillis sur place, cet accueil est une grande premi&egrave;re. Toute la cit&eacute; est en &eacute;bullition, heureuse de revoir celui &agrave; qui elle avait confi&eacute; le mandat de le repr&eacute;senter &agrave; l'Assembl&eacute;e Nationale. Ils sont fiers que ce soit &agrave; leur fils que le Chef de l'Etat et le Premier ministre aient confi&eacute; la gestion des Finances publiques au sein du Gouvernement central.

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Remercier Dieu

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Dimanche matin, le Ministre a particip&eacute; &agrave; deux offices religieux, &agrave; la paroisse Saint Pierre et &agrave; la paroisse des Baganda, avant de reprendre la route vers Pangi, chef-lieu du territoire du m&ecirc;me nom. Le ministre se rendait dans son fief &eacute;lectoral. La population ne rate pas cette occasion pour f&eacute;liciter son &eacute;lu. C'est l'occasion de lui soumettre des dol&eacute;ances dont beaucoup ont trouv&eacute; imm&eacute;diatement des r&eacute;ponses. D'autres le seront plus tard. Pour Athanase Matenda, il n'est pas question d'&ecirc;tre d&eacute;magogique. Il convient de signaler que si la route emprunt&eacute;e par le ministre est aujourd'hui praticable, c'est gr&acirc;ce aux travaux d'entretien r&eacute;alis&eacute;s par le Centre d'Impulsion et d'encadrement des ONGs de D&eacute;veloppement, CIOD dont le ministre des Finances est l'initiateur et qui est aujourd'hui dirig&eacute; par Alex Mobile.

Athanase Matenda est &eacute;galement venu apporter les r&eacute;ponses aux promesses faites pendant la campagne &eacute;lectorale. Pour la r&eacute;habilitation des infrastructures de l'administration du territoire, il a remis 1000 t&ocirc;les, 500 Kgs de clous, 5 motocyclettes &agrave; raison d'une par collectivit&eacute; et une moto de marque AG pour l'Administrateur du territoire, 45 v&eacute;los, 20 machines &agrave; coudre pour les mamans d&eacute;s&oelig;uvr&eacute;es, 20 machines &agrave; &eacute;crire, 2 tron&ccedil;onneuses pour la reconstruction des ponts, 1 phonie pour d&eacute;senclaver le territoire, 2 groupes &eacute;lectrog&egrave;nes, 20 matelas pour l'h&ocirc;pital. A Pangi sera bient&ocirc;t &eacute;rig&eacute; un h&ocirc;pital moderne gr&acirc;ce au financement du BCECO et les travaux seront ex&eacute;cut&eacute;s par le CIOD. Athanase Matenda a pos&eacute; la premi&egrave;re pierre de sa construction &agrave; la grande satisfaction des futurs b&eacute;n&eacute;ficiaires.

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Un march&eacute; moderne &agrave; Kalima

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A Kalima &eacute;galement, ce digne fils du terroir a inaugur&eacute; le march&eacute; moderne appel&eacute; " March&eacute; Matenda ", trois pavillons, des bureaux pour l'administration, des latrines&nbsp;; un projet r&eacute;alis&eacute; sur fonds propres de ce dernier certes mais aussi en utilisant son carnet d'adresses pour un co&ucirc;t d'environ 170.000 dollars am&eacute;ricains. Ce fut &eacute;mouvant pour les vendeuses de ce march&eacute;. Il a par la suite visit&eacute; le Centre hospitalier communautaire, &oelig;uvre de l'ONG CIOD (Centre d'impulsion et d'encadrement des organisations de d&eacute;veloppement du Congo) et les installations de la t&eacute;l&eacute;vision et radio du Maniema (TELERAMA) dont il est le promoteur. Athanase Matenda a visit&eacute; toutes les &eacute;coles r&eacute;habilit&eacute;es par le CIOD, entre autres l'&eacute;cole primaire Nakenge, en cours de r&eacute;habilitation, le Complexe Scolaire Islamique Matenda, l'Institut Musuku&nbsp;; l'atelier multiservices, le si&egrave;ge de l'ONG CIOD &agrave; Kingombe, lieu qui abrite &eacute;galement l'&eacute;metteur de TELERAMA. A l'Universit&eacute; du Moyen Lualaba, le Ministre leur a remis 20 matelas et 20 lits et s'est engag&eacute; &agrave; &oelig;uvrer &agrave; l'am&eacute;lioration de l'enseignement. Les &eacute;tudiants et les dirigeants de cette institution ont remerci&eacute; le ministre des Finances pour son implication en vue de la reconnaissance de cette &eacute;cole comme une universit&eacute; de l'Etat. Le ministre des Finances a cl&ocirc;tur&eacute; sa visite par une conf&eacute;rence de presse. Abordant la question relative &agrave; la situation sociale des travailleurs de la SAKIMA, la SOMENKI, la SIMETIN, Athanase Matenda Kyelu a reconnu que la SAKIMA est une entreprise qui a &eacute;t&eacute; mise en place par le Gouvernement avec des missions pr&eacute;cises, notamment, assurer la surveillance du patrimoine, proc&eacute;der aux inventaires du patrimoine, mais &eacute;galement aider &agrave; la recherche des partenaires. " A ma connaissance, je n'ai pas encore vu un partenaire qui s'est d&eacute;cid&eacute; de s'installer pour prendre en charge l'ensemble de ce patrimoine de mani&egrave;re &agrave; ce que cette entreprise puisse g&eacute;rer l'actif et le passif. Et &agrave; travers les dispositions du Code minier, il y a ici et l&agrave; quelques partenaires soit pour des contrats d'amodiation soit pour b&eacute;n&eacute;ficier de certaines concessions. Mais il n'y a pas une structure unique qui puisse r&eacute;pondre &agrave; toutes les conditions ", a-t-il soulign&eacute;, avant de dire qu'en tant que d&eacute;put&eacute;, cette question fait partie de ses pr&eacute;occupations m&ecirc;me si sa r&eacute;solution ne d&eacute;pend pas totalement de lui.

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Les contrats chinois ne sont pas la seule planche de salut

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Concernant les contrats chinois, le ministre Matenda a expliqu&eacute; qu'ils ont &eacute;t&eacute; sign&eacute;s entre un consortium d'entreprises chinoises et la Gecamines, qui ont par la suite cr&eacute;&eacute; une joint-venture pour exploiter les ressources mini&egrave;res de la Rdc et en contre partie, mettre &agrave; la disposition de la Nation congolaise, les infrastructures n&eacute;cessaires. Mais quelle est la part de la province du Maniema dans ces contrats chinois&nbsp;? A cette question, le ministre a r&eacute;pondu que les contrats chinois ne sont qu'une partie du programme d'investissement de la R&eacute;publique. Il ne couvre pas l'ensemble du territoire national, car celui-ci est financ&eacute; en ce qui concerne les infrastructures, &agrave; travers des formules compl&eacute;mentaires. " Les Chinois viennent d'arriver aujourd'hui.

Avant eux, il y avait les programmes avec la Banque mondiale et avec l'Union Europ&eacute;enne sur la r&eacute;habilitation du tron&ccedil;on Kisangani-Lubutu-Kindu, ainsi que le tron&ccedil;on Kasongo-Kindu ". C'est pour dire que ces programmes sont compl&eacute;mentaires. Toutefois, le ministre insiste sur le fait qu'il ne faut pas tomber dans le pi&egrave;ge de ceux qui croient que la contr&eacute;e qui n'est pas couverte par les contrats chinois, ne fait pas partie des pr&eacute;occupations du Gouvernement. Il a par la suite dit que des pourparlers existent d&eacute;j&agrave; avec certains pays &eacute;mergents comme l'Inde, la Cor&eacute;e du Sud, etc. R&eacute;agissant &agrave; la question de savoir d'o&ugrave; il tire ses ressources, Athanase Matenda a r&eacute;pondu&nbsp;: " C'est &ccedil;a le travail d'un homme politique, d'un leader. C'est un homme qui a un carnet d'adresses, qui a des relations et qui les met &agrave; profit pour que sa communaut&eacute; de base puisse en b&eacute;n&eacute;ficier". R&eacute;pondant &agrave; la question du transfert de la direction provinciale de la Soci&eacute;t&eacute; nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) de Kindu &agrave; Kalemie, le ministre a indiqu&eacute; qu'il ne veut pas se prononcer avant d'&eacute;changer avec ses coll&egrave;gues qui ont la tutelle de cette entreprise. Ce voyage aura &eacute;t&eacute; un triomphe pour l'&eacute;lu de Pangi, certes, mais aussi pour tout le gouvernement qui se reconna&icirc;t &agrave; travers les &oelig;uvres de l'un de ses membres au profit de la population. Voil&agrave; qui doit faire des &eacute;mules parmi les ministres du gouvernement Gizenga.

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&nbsp;Jean-Marie Nkambua
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   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/08/680777</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Mon, 18 Aug 2008 11:31:02 +0200</pubDate>
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   <title>L’ouvrage « De L.-D. Kabila à J. Kabila » :  les témoignages de Kamerhe, Mumengi et Kikaya</title>
   <description><![CDATA[ 
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L'ouvrage &laquo; De L.-D. Kabila &agrave; J. Kabila &raquo; &eacute;crit par Mova Sakanyi, Yvon Ramazani et Omer Nsongo s'est d&eacute;roul&eacute;e au cours d'une c&eacute;r&eacute;monie ponctu&eacute;e par des t&eacute;moignages de Kamerhe, Mumengi et Kikaya. &laquo;&nbsp;De L.D. Kabila &agrave; J. Kabila : La v&eacute;rit&eacute; des faits&nbsp;&raquo;, tel est le sujet du livre pr&eacute;sent&eacute; derni&egrave;rement au Grand h&ocirc;tel Kinshasa en pr&eacute;sence de plusieurs notabilit&eacute;s. Ecrit par trois auteurs, cet ouvrage entend retracer la v&eacute;rit&eacute; sur deux r&eacute;gimes qui n'en font qu'un en r&eacute;alit&eacute;, c'est-&agrave;-dire le passage du r&egrave;gne d'un p&egrave;re, Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabita, &agrave; celui du fils, Joseph Kabila.Au cours du bapt&ecirc;me, trois t&eacute;moignages faits par trois politiciens ayant connu les deux chefs d'Etat ont &eacute;t&eacute; propos&eacute;s &agrave; l'assistance: Vital Kamerhe, Didier Mumengi et Kikaya Bin Karubi.Congolais, tout en f&eacute;licitant les auteurs pour le travail abattu. Le premier &agrave; prendre la parole, pr&eacute;s&eacute;ance oblige, c'&eacute;tait le pr&eacute;sident de l'Assembl&eacute;e nationale, M. Vital Kamerhe. Ce dernier a expliqu&eacute; comment Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila l'a d&eacute;couvert &agrave; travers une &eacute;mission t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e au moment o&ugrave; il assumait les fonctions de directeur de cabinet adjoint du ministre Kalume pour l'appeler &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s en lui confiant le poste de Commissaire g&eacute;n&eacute;ral adjoint du Gouvernement et, par la suite, le poste de Commissaire g&eacute;n&eacute;ral du Gouvernement&nbsp;&nbsp; &nbsp;sous Joseph Kabila.Il a &eacute;galement &eacute;tal&eacute; combien il a pein&eacute; dans l'entourage de M'Zee Kabila pour faire passer des id&eacute;es qui ne rencontraient pas du tout l'assentiment de ce r&eacute;volutionnaire. Pour r&eacute;sumer ce qu'il pense de deux chefs d'Etat, Vital Kamerhe lance: &laquo;&nbsp;Mao Tse Tsoung avait cr&eacute;&eacute; une r&eacute;volution pour apprendre aux Chinois le patriotisme et Deng Zao Xiao a initi&eacute; la reconstruction&nbsp;&raquo;.&laquo;&nbsp;M'Zee Kabila, homme de r&eacute;flexion avec des &eacute;nergies in&eacute;puisables, qui aimait son pays&nbsp;&raquo;Didier Mumengi, pour sa part, a mis en exergue le c&ocirc;t&eacute; homme de r&eacute;flexion pour expliquer ce qu'il a le plus retenu de Laurent&shy; D&eacute;sir&eacute; Kabila, l'ancien ami de son p&egrave;re qui l'avait connu &laquo;&nbsp;dans le sein de sa m&egrave;re&nbsp;&raquo;.L'ayant reconnu, M'Zee Kabila a pr&eacute;sent&eacute; Didier Mumengi &agrave; son fils Joseph Kabila et les deux travailleront ensemble dans un journal de l'arm&eacute;e d&eacute;nomm&eacute; &laquo;&nbsp;Arm&eacute;e ascari&nbsp;&raquo; avec Yvon RAMAZANI co-auteur . Contents du travail abattu, &laquo;&nbsp;M'Zee&nbsp;&raquo; leur confiera par la suite l'organisation de premi&egrave;res festivit&eacute;s du 30 juin en 1997. C'&eacute;tait parti pour en arriver aux fonctions de ministre de l'Information, apr&egrave;s un bref passage au cabinet du vice-ministre Juliana Lumumba.Pour sa part, Kikaya Bin Karubi a indiqu&eacute; que Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila &eacute;tait &agrave; la recherche des comp&eacute;tences nationales et &eacute;tait un homme avec &laquo;&nbsp;&eacute;nergies in&eacute;puisables&nbsp;&raquo;.Kikaya Bin Karubi a &eacute;galement mis l'accent sur l'amour de M'Zee Laurent&shy; D&eacute;sir&eacute; Kabila envers la nation, envers son pays. Il a aussi relev&eacute; le fait qu'il (M'Zee) ne l&eacute;sinait pas sur les moyens pour aller au secours de ses collaborateur, de ceux qu'il envoyait en mission. Il s'est bas&eacute;, pour ce faire, sur sa propre exp&eacute;rience &agrave; travers les fonctions d'ambassadeur de la Rdc au Zimbabwe qu'il assumait et ou il &eacute;tait le dernier congolais &agrave; avoir vu le corps de M'Zee &agrave; Harare, apr&egrave;s son assassinat &agrave; Kinshasa. Pour clore la c&eacute;r&eacute;monie, Vital Kamerhe a baptis&eacute; &laquo;&nbsp;De L-D Kabila &agrave; Joseph Kabila: La v&eacute;rit&eacute; des faits&nbsp;&raquo;.(Milor)
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   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/08/675960</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 18:05:30 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Joseph Kabila  à Pékin en Chine</title>
   <description><![CDATA[ 
Le Pr&eacute;sident Joseph Kabila Kabange a quitt&eacute; Kinshasa mercredi pour P&eacute;kin, en Chine, o&ugrave; il a assistera ce vendredi &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie d'ouverture des Jeux Olympiques de la XXIX&egrave;me olympiade aux c&ocirc;tes de ses homologues de l'Am&eacute;rique, de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique ainsi que de la Chine. 
Le Pr&eacute;sident Joseph Kabila Kabange a quitt&eacute; Kinshasa mercredi pour P&eacute;kin, en Chine, o&ugrave; il assistera vendredi &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie d'ouverture des Jeux olympiques de la XXIX&egrave;me olympiade aux c&ocirc;t&eacute;s de ses homologues de l'Am&eacute;rique, de l'Europe, de l'Asie et de l'Afrique ainsi que de la Chine. La R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo sera repr&eacute;sent&eacute;e aux comp&eacute;titions des Jeux olympiques dans quatre disciplines sportives, &agrave; savoir l'athl&eacute;tisme, le judo, la boxe et la natation. Le Chef de l'Etat mettra &agrave; profit son s&eacute;jour en Chine pour entrer en contact avec les milieux d'affaires chinois et les&nbsp; entreprises chinoises impliqu&eacute;es dans les travaux de reconstruction de la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo &agrave; travers les cinq chantiers dont il est l'initiateur.Peu avant son d&eacute;part pour la Chine, le Chef de l'Etat a re&ccedil;u en audience l'ambassadeur de France, Bernard Pr&eacute;vost, venu lui faire ses adieux, au terme d'un mandat de deux ans en R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo.M. Prevost s'est d&eacute;clar&eacute; tr&egrave;s reconnaissant vis-&agrave;-vis du Pr&eacute;sident Joseph Kabila et du peuple congolais pour l'accueil et les facilit&eacute;s lui accord&eacute;es durant son mandat en R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo, tout en se f&eacute;licitant du fait que c'est pendant son mandat en RDC que le Pr&eacute;sident Kabila a effectu&eacute; r&eacute;cemment une visite officielle en France qui a favoris&eacute; le renforcement des liens de coop&eacute;ration entre Kinshasa et Paris.Pour le diplomate fran&ccedil;ais, cette visite a permis aux deux Chefs d'Etat de faire une meilleure connaissance mutuelle, de m&ecirc;me qu'elle a permis &agrave; la France, qui pr&eacute;side en ce moment l'Union europ&eacute;enne, d'apporter son soutien multiforme &agrave; la RDC, notamment dans les secteurs de l'arm&eacute;e, de la police et de la justice. M. Prevost quitte la RDC prochainement pour son pays o&ugrave; il est appel&eacute; &agrave; d'autres fonctions au minist&egrave;re de l'Int&eacute;rieur.ACP 
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   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/08/675938</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Fri, 08 Aug 2008 17:50:22 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Procès Botethi : Kady lave Kimbuta ; qui avait manipulé qui ?</title>
   <description><![CDATA[ 
Le t&eacute;moignage tant attendu de Kady n'a pas confirm&eacute; les all&eacute;gations du pr&eacute;venu Patrick Mwewa selon lequel, le gouverneur de la ville province de Kinshasa serait le commanditaire de l'assassinat de l'honorable Daniel Botethi. Tant que le sergent Kady &eacute;tait en cavale, les choses allaient pour le mieux pour le pr&eacute;venu Patrick Mwewa et se compliquaient pour le gouverneur de Kinshasa qui ne devrait compter que sur la justice et la lucidit&eacute; des juges. Sans l'arrestation de Kady, Andr&eacute; Kimbuta serait lav&eacute; par le tribunal, dans une certaine opinion et dans l'opinion g&eacute;n&eacute;rale, le verdict serait fauss&eacute;.

Car, on ne voyait pas le tribunal impliquer et condamner Andr&eacute; Kimbuta d&egrave;s le moment o&ugrave;, avant m&ecirc;me que Kady t&eacute;moigne, des prisonniers, dans l'unanimit&eacute;, d&eacute;claraient avoir eu vent de la d&eacute;nonciation de Andr&eacute; Kimbuta par Patrick Mwewa, quarante-huit heures &agrave; l'avance. En effet, alors qu'il &eacute;tait interdit qu'une personne que le personnel soignant ne puisse acc&eacute;der dans la chambre du pr&eacute;venu, l'infirmier qui avait la charge du malade a trouv&eacute; Kasongo dans la chambre entrain de faire manger de la bouillie au pr&eacute;venu. Comment y avait-il eu acc&egrave;s et &agrave; la demande de qui&nbsp;? Qui lui avait donn&eacute; mission de nourrir un prisonnier comme lui&nbsp;? Pour l'infirmier, ce qui comptait, c'&eacute;tait avant tout que le prisonnier qui refusait de manger &eacute;tait cette fois en train de manger avec app&eacute;tit. Mais pour s'assurer de la qualit&eacute; de ce qu'on faisait manger &agrave; son malade, il a demand&eacute; que Kasongo goutte, lui aussi, &agrave; cette nourriture. Ce que le prisonnier Kasongo fera sans h&eacute;sitation. Aussit&ocirc;t apr&egrave;s avoir fini de faire manger Mwewa, Kasongo est sorti. A ce sujet, deux t&eacute;moins ont confirm&eacute; l'essentiel, &agrave; savoir, la pr&eacute;sence de Kasongo dans la chambre du pr&eacute;venu sans que personne ne le lui ait demand&eacute;. Car, on ne voyait pas le tribunal impliquer et condamner Andr&eacute; Kimbuta d&egrave;s le moment o&ugrave;, avant m&ecirc;me que Kady t&eacute;moigne, des prisonniers, dans l'unanimit&eacute;, d&eacute;claraient avoir eu vent de la d&eacute;nonciation de Andr&eacute; Kimbuta par Patrick Mwewa, quarante-huit heures &agrave; l'avance. En effet, alors qu'il &eacute;tait interdit qu'une personne que le personnel soignant ne puisse acc&eacute;der dans la chambre du pr&eacute;venu, l'infirmier qui avait la charge du malade a trouv&eacute; Kasongo dans la chambre entrain de faire manger de la bouillie au pr&eacute;venu. Comment y avait-il eu acc&egrave;s et &agrave; la demande de qui&nbsp;? Qui lui avait donn&eacute; mission de nourrir un prisonnier comme lui&nbsp;? Pour l'infirmier, ce qui comptait, c'&eacute;tait avant tout que le prisonnier qui refusait de manger &eacute;tait cette fois en train de manger avec app&eacute;tit. Mais pour s'assurer de la qualit&eacute; de ce qu'on faisait manger &agrave; son malade, il a demand&eacute; que Kasongo goutte, lui aussi, &agrave; cette nourriture. Ce que le prisonnier Kasongo fera sans h&eacute;sitation. Aussit&ocirc;t apr&egrave;s avoir fini de faire manger Mwewa, Kasongo est sorti. A ce sujet, deux t&eacute;moins ont confirm&eacute; l'essentiel, &agrave; savoir, la pr&eacute;sence de Kasongo dans la chambre du pr&eacute;venu sans que personne ne le lui ait demand&eacute;.

Les avocats de la partie civile ont essay&eacute; de trouver une contradiction dans les propos de deux infirmiers en &eacute;piloguant sur la couleur et la forme du r&eacute;cipient qui contenait de la bouillie. Et pourtant, les choses &eacute;taient tr&egrave;s claires. L'infirmier qui est entr&eacute; avait focalis&eacute; son attention sur le r&eacute;cipient dont Kasongo se servait pour donner la bouillie alors que celui qui &eacute;tait aupr&egrave;s du malade avait fix&eacute; son attention sur le r&eacute;cipient qui contenait cette bouillie. Selon son t&eacute;moignage, la bouillie &eacute;tait dans un bol de couleur verte et jaune alors que le gobelet dont on se servait pour mettre la bouillie dans la bouche &eacute;tait de couleur bleue. Les avocats de la partie civile ont d'abord vu une manipulation en partant de la contradiction apparente. Apr&egrave;s, ils ont fait savoir que les questions pos&eacute;es et les personnes &agrave; qui on les posait n'auraient aucun lien avec le proc&egrave;s. Le minist&egrave;re public s'est dit &eacute;tonn&eacute; de cette r&eacute;action. Car, ces questions avaient pour but d'apporter de la lumi&egrave;re' sur le commanditaire cit&eacute; par le pr&eacute;venu Mwewa. On ne peut pas dire que ces questions n'auraient pas de liens avec le proc&egrave;s. Il a constat&eacute; que les avocats n'avaient plus d'armes.

Les t&eacute;moignages des autres prisonniers lavent Kimbuta

Les t&eacute;moignages des autres prisonniers qui partageaient la chambre avec Kasongo ont apport&eacute; la lumi&egrave;re qui lavait Andr&eacute; Kimbuta avant m&ecirc;me que l'on ait entendu le pr&eacute;tendu interm&eacute;diaire entre les tueurs et le commanditaire. En effet, il nous revient de ces t&eacute;moignages que lorsque, suivant le proc&egrave;s &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, Kasongo avait vu venir Patrick Mwewa sur une chaise roulante, il s'est &eacute;cri&eacute; " vieux na ngai kongo bololo ". C'est la preuve que les personnes se connaissaient. Et Kasongo d'ajouter que si Patrick Mwewa n'&eacute;tait pas arriv&eacute; en retard, il serait avec eux en prison d&eacute;j&agrave;, parce qu'il &eacute;tait impliqu&eacute; dans le coup qui l'avait conduit lui Kasongo en prison. L'autre preuve, c'est que lorsque apr&egrave;s que Patrick Mwewa ait cit&eacute; Andr&eacute; Kimbuta, un des coll&egrave;gues qui s'est permis de critiquer le coup, parce que, estimait-il, n'&eacute;tait pas r&eacute;ussi, Kasongo est entr&eacute; dans tous ses &eacute;tats. Il a pris &agrave; partie les ex-Faz qu'il accusait d'avoir une formation sommaire et quelconque. Car, accusait-il, ils avaient la formation &agrave; Kibomango le matin et le soir ils revenaient en famille aupr&egrave;s de leurs parents. Cela, compara&icirc;t-il, n'&eacute;tait pas le cas avec les " kadogo " qui, eux, recevaient leur formation loin de la famille. Ce sera le m&ecirc;me cas lorsqu'un autre prisonnier d&eacute;noncera cette habitude de citer faussement de hautes personnalit&eacute;s, pratique dans laquelle, selon les m&ecirc;mes t&eacute;moignages, Kasongo serait pass&eacute; ma&icirc;tre, au point de m&eacute;riter le sobriquet de " professeur ", (entendez en fausses d&eacute;nonciations), Kasongo est encore entr&eacute; dans une grande col&egrave;re. Il fallait que les responsables de la prison interviennent pour faire rentrer le calme.

Tout &eacute;tait donc d&eacute;j&agrave; clair que la d&eacute;nonciation de Andr&eacute; Kimbuta &eacute;tait fausse. Ce que Kady a dit au cours de la s&eacute;ance d'hier n'a &eacute;t&eacute; qu'enfoncer une porte d&eacute;j&agrave; ouverte. Cela n'est pas en d&eacute;faveur de la victime. Il serait donc &eacute;tonnant que les avocats de la partie civile se sentent l&eacute;s&eacute;s parce qu'ils n'ont pas eu la peau de Andr&eacute; Kimbuta. Ce qui compte pour eux pourtant, ce n'est pas la peau de Kimbuta cit&eacute; faussement, mais que justice soit faite. Qu'il y ait un commanditaire ou non, ce qui compte c'est qu'on connaisse les auteurs du crime et qu'on leur fasse subir le ch&acirc;timent qu'ils m&eacute;ritent. Agir autrement, c'est chercher le chemin de la politisation du proc&egrave;s. La politisation, on le sait fait &eacute;loigner de la justice.

Le gouverneur Kimbuta regrette avoir subi un pr&eacute;judice moral tr&egrave;s grave

Hier donc, le gouverneur Andr&eacute; Kimbuta a comparu devant le travail. Dans sa d&eacute;position, il a d&eacute;clar&eacute; devant le tribunal qu'il a &eacute;t&eacute; victime d'une d&eacute;nonciation calomnieuse et mensong&egrave;re car il n'a jamais &eacute;t&eacute; m&ecirc;l&eacute; dans cette affaire ni de pr&egrave;s ni de loin. Ensuite, le gouverneur Kimbuta a regrett&eacute; avoir subi un pr&eacute;judice moral tr&egrave;s grave. Car, a-t-il dit, outre ses fonctions de gouverneur de la ville, il est p&egrave;re de famille. C'est ainsi qu'il r&eacute;it&egrave;re sa confiance en la justice et demande &agrave; ce que les auteurs de cette machination mensong&egrave;re soient s&eacute;v&egrave;rement sanctionn&eacute;s.

Quant au conseil de la partie civile (Botethi et consorts), il dit que ce n'est qu'une partie remise du fait que le gouverneur doit &ecirc;tre confront&eacute; avec Patrick Mwewa et le fameux Kady. Pour lui donc, la d&eacute;position du gouverneur ainsi que la question lui pos&eacute;e par le minist&egrave;re public sont tout &agrave; fait inopportunes. Apr&egrave;s qu'il ait d&eacute;pos&eacute; hier au tribunal au camp Kokolo, le gouverneur Andr&eacute; Kimbuta Yango a &eacute;t&eacute; l'objet d'un bain de foule impressionnant. Son protocole a eu de la peine pour le faire entrer dans sa voiture. Au-del&agrave; de cette affaire Botethi, c'est toute la probl&eacute;matique de la moralisation de la vie politique en R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo qui doit faire r&eacute;fl&eacute;chir et m&eacute;diter toute la classe politique congolaise. Car, ce qui se fait en Rdc dans le chef des politiques est fonci&egrave;rement immoral. Il est vrai que sur la sc&egrave;ne politique, on se donne des coups mais dans la stricte limite de l'honn&ecirc;tet&eacute; morale et intellectuelle. Lorsqu'on " fabrique " en laboratoire des machinations d'une telle monstruosit&eacute; de ce genre, on se demande si ces auteurs de cette machination sont v&eacute;ritablement sur la sc&egrave;ne politique ou dans la jungle.

JDG
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 ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/07/671621</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Wed, 30 Jul 2008 15:10:10 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Le Chef de l’Etat Joseph Kabila remercie les éléments de la PNC/Kasaï Occidental</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;
Signe de magnanimit&eacute; attentionn&eacute;e du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique : il vient de transmettre ses congratulations et ses remerciements aux &eacute;l&eacute;ments de la Police nationale du Kasa&iuml; Occidental qui ont brill&eacute; par leur conduite exemplaire aux festivit&eacute;s du 48&egrave;me anniversaire de l'Ind&eacute;pendance c&eacute;l&eacute;br&eacute;es devant le Chef de l'Etat &agrave; Kananga Jos&eacute;&shy; Alexantre Bakemo, inspecteur provincial de la PNC (Police nationale Congolaise) pour le Kasa&iuml; Occidental, a transmis derni&egrave;rement aux &eacute;l&eacute;ments de la PNC bas&eacute;s dans cette province, les remerciements du Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique, commandant supr&ecirc;me des forces arm&eacute;es et de la Police nationale, pour leur comportement exemplaire lors des festivit&eacute;s marquant le 48&egrave;me anniversaire de l'Ind&eacute;pendance de la RDC &agrave; Kananga. L'inspecteur provincial de la PNC qui s'adressait aux hommes de troupe a encourag&eacute; en derniers avant de les inviter &agrave; afficher un comportement toujours exemplaire.Un m&eacute;mo de l'Intersyndicale de la Fonction publique au Chef de l'EtatLe Collectif des Syndicats de l'intersyndicale de l'administration publique (SYAP) a adress&eacute; le week-end un m&eacute;morandum au Chef de l'Etat, en guise de recours final pour l'ex&eacute;cution totale du &ldquo;&nbsp;bar&egrave;me de Mbudi&nbsp;&rdquo;.Un responsable du SYAP, contact&eacute; par la presse, a d&eacute;clar&eacute; que c'est depuis le mois de f&eacute;vrier que les contacts ont &eacute;t&eacute; pris avec le gouvernement et le Premier ministre sans qu'une r&eacute;ponse soit donn&eacute;e aux revendications des fonctionnaires.Le m&eacute;morandum r&eacute;dig&eacute; mercredi dernier apr&egrave;s une assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale du collectif, fixe au 29 ao&ucirc;t le d&eacute;lai limite sur la position des instances nationales pour l'ex&eacute;cution des mesures de protestation.ACP 
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&nbsp; ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/07/668305</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 16:34:35 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>La vérité des faits : S’ils vous disent que Joseph Kabila Kabange n’est pas Congolais…</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

Dites-leur calmement&nbsp;: FAUX&nbsp;! Joseph Kabila Kabange est d'ailleurs plus Congolais que ceux des Congolais qui lui contestent la nationalit&eacute; congolaise. 

C'est d&eacute;j&agrave; assez significatif que ceux qui lui contestent la nationalit&eacute; congolaise se r&eacute;v&egrave;lent incapables de lui en attribuer finalement une autre et qui soit exacte. Ils le pr&eacute;sentent tant&ocirc;t en fils adoptif, d'origine rwandaise, de Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila, tant&ocirc;t de fils adoptif, d'origine tanzanienne, toujours de Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila, tant&ocirc;t de fils adoptif, d'origine ougandaise, encore de Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila, quand ce n'est pas en fils de M'Zee mais avec une m&egrave;re tutsi, sans cependant parvenir &agrave; situer la nationalit&eacute; de cette m&egrave;re dans une sous-r&eacute;gion des Grands Lacs o&ugrave; les Tutsi sont pr&eacute;sents aussi bien en RDC et au Burundi qu'au Rwanda et en Ouganda&nbsp;! 

Pourtant, ses origines - &agrave; savoir naissance, tribus et ethnies - le placent dans six des onze provinces congolaises. Voici comment&nbsp;:

- son p&egrave;re, Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila, est originaire de la province du Katanga frontali&egrave;re en territoire congolais avec les provinces du Kasa&iuml; occidental, du Kasa&iuml; oriental, du Maniema et du Sud-Kivu. La province du Katanga est frontali&egrave;re avec l'Angola, la Zambie et la Tanzanie.&nbsp; M'Zee appartient &agrave; l'ethnie Luba par son p&egrave;re et lunda par sa m&egrave;re. L'ethnie Luba s'&eacute;tend respectivement dans les provinces congolaises du Kasa&iuml; occidental et du Kasa&iuml; oriental. L'ethnie Lunda s'&eacute;tend dans les provinces congolaises du Bandundu et du Kasa&iuml; occidental tout en &eacute;tant pr&eacute;sente en Angola et en Zambie.

- sa m&egrave;re, Sifa Maanya, est originaire du Maniema, province autrefois comprise dans la province du Kivu frontali&egrave;re avec la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda. Bangubangu, sa tribu s'&eacute;tend dans les provinces congolaises du Kasai oriental, du Katanga et du Sud-Kivu. 

Partant, Joseph Kabila Kabange est originaire &agrave; la fois du Katanga et du Maniema. Son ethnie paternelle ainsi que sa tribu maternelle sont dans le Bandundu, les deux Kasa&iuml;, le Grand Kivu et le Katanga tout comme en Angola, en&nbsp;Zambie et en Tanzanie&nbsp;!

Ceux de ses tribus et ethnies sont dans 8 provinces.

Si l'on ajoute son mariage avec &nbsp;Marie-Olive Lembe, on se retrouve avec un couple 100 % Congo.

En effet, Marie-Olive Lembe Kabila est originaire du Bas-Congo par son p&egrave;re Barnab&eacute; Sita Kinsumbu et du&nbsp;Maniema par sa m&egrave;re L&eacute;onie Kasembe Okomba. Sita Kisumbu est de la tribu Yombe pr&eacute;sente dans le Bas-Congo, province frontali&egrave;re avec le Congo-Brazzaville et l'Angola &agrave; l'ext&eacute;rieur&nbsp;; Kinshasa et le Bandundu &agrave; l'int&eacute;rieur. 

L&eacute;onie Kasembe est des Anamongo pr&eacute;sents &agrave; l'Equateur (province frontali&egrave;re avec la Rca et le Congo-Brazzaville), au Kasa&iuml; oriental et au Grand-Kivu (province frontali&egrave;re avec la Tanzanie, le Burundi, le Rwanda et l'Ouganda). 

Ainsi, ceux de ses tribus et ethnies sont dans 6 provinces.

Cons&eacute;quence&nbsp;: le couple pr&eacute;sidentiel se retrouve &agrave; la fois dans le Katanga, le Maniema, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Kasa&iuml; occidental, le Kasa&iuml; oriental, l'Equateur, le Bandundu et le Bas-Congo&nbsp;!

Mieux, il unit l'Est (comprenant la Province Orientale, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Maniema, le Katanga, le Kasa&iuml; oriental et le Kasa&iuml; occidental) avec l'Ouest (comprenant l'Equateur, le Bandundu, Kinshasa et le Bas-Congo).

C'est bien l&agrave; un atout que l'on peut consid&eacute;rer comme d&eacute;cisif dans un Congo r&eacute;unifi&eacute;, r&eacute;concili&eacute; et pr&ecirc;t pour la Reconstruction nationale.

&laquo;&nbsp;Plus Congolais que moi, &ccedil;a n'existe pas&nbsp;&raquo;, disait encore Joseph Kabila dans une interview &agrave; &laquo;&nbsp;Jeune Afrique L'Intelligent&nbsp;&raquo; recueillie le 9 avril 2006 et reproduite par &laquo;&nbsp;La R&eacute;publique&nbsp;&raquo; dans la livraison n&deg;043.

Joseph Kabila Kabange est donc de ces Congolais dont se doivent d'&ecirc;tre fi&egrave;res les forces politiques et sociales qui s'attribuent depuis les ann&eacute;es 1960 le m&eacute;rite d'avoir consolid&eacute; l'unit&eacute; et la conscience nationales. 

De son vivant, m&ecirc;me Mobutu s'en serait f&eacute;licit&eacute; !

C'est en cela que le Chef de l'Etat est un atout d&eacute;cisif dans les deux piliers du d&eacute;veloppement de la RDC demain, &agrave; savoir la R&eacute;conciliation et la Reconstruction nationales.

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Yvon RAMAZANI ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/07/665077</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 11:59:51 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>CPI:Jean-Pierre transféré à La Haye</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;
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L'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, suspect&eacute; de crimes de guerre en Centrafrique et interpell&eacute; fin mai en Belgique, est arriv&eacute; aux Pays-Bas pour y &ecirc;tre transf&eacute;r&eacute; &agrave; la Cour p&eacute;nale internationale (CPI), a indiqu&eacute; le procureur, l'Argentin Luis Moreno-Ocampo jeudi.

L'ancien rebelle et ex-vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo Jean-Pierre Bemba, exil&eacute; au Portugal apr&egrave;s sa d&eacute;faite &agrave; la pr&eacute;sidentielle de 2006, va terminer son flamboyant parcours dans les ge&ocirc;les de la Cour p&eacute;nale internationale (CPI) pr&egrave;s de La Haye.

Le chef du Mouvement de lib&eacute;ration du Congo (MLC, une ex-r&eacute;bellion mu&eacute;e en parti politique) a &eacute;t&eacute; transf&eacute;r&eacute; jeudi de Bruxellles, o&ugrave; il avait &eacute;t&eacute; arr&ecirc;t&eacute; le 24 mai par les autorit&eacute;s belges qui ex&eacute;cutaient un mandat d'arr&ecirc;t du procureur de la CPI pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanit&eacute; commis en Centrafrique entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2003, &agrave; La Haye.

A l'&eacute;poque, le MLC &eacute;tait all&eacute; appuyer le r&eacute;gime du pr&eacute;sident centrafricain d'alors, Ange-F&eacute;lix Patass&eacute;, pour &eacute;craser une tentative de coup d'Etat du g&eacute;n&eacute;ral Fran&ccedil;ois Boziz&eacute;, qui parviendrait plus tard &agrave; s'emparer du pouvoir.

M.&nbsp;Bemba, un colosse de 1,90 m &acirc;g&eacute; de 45 ans et qui aspirait &agrave; devenir le &laquo;&nbsp;porte-parole de l'opposition&nbsp;&raquo; congolaise, vivait plus d'un an au Portugal, dans une luxueuse villa de Faro (sud), o&ugrave; il se disait &laquo;&nbsp;en exil forc&eacute;&nbsp;&raquo;. Il avait quitt&eacute; Kinshasa sous escorte blind&eacute;e de l'Onu dans la nuit du 11 avril 2007, quelques semaines apr&egrave;s de sanglants combats entre l'arm&eacute;e congolaise et sa garde rapproch&eacute;e, qui avait &eacute;t&eacute; totalement d&eacute;faite.

Apr&egrave;s son &eacute;chec au second tour de la pr&eacute;sidentielle d'octobre 2006 contre Joseph Kabila, M.&nbsp;Bemba s'&eacute;tait engag&eacute; &agrave; conduire une &laquo;&nbsp;opposition r&eacute;publicaine&nbsp;&raquo;. Mais, &eacute;lu s&eacute;nateur en janvier 2007, il avait refus&eacute; de voir ses soldats, pour la plupart natifs de sa r&eacute;gion de l'Equateur, regagner les rangs de l'arm&eacute;e nationale, estimant que sa s&eacute;curit&eacute; n'&eacute;tait pas garantie. Apr&egrave;s des semaines de tension extr&ecirc;me, des combats avaient &eacute;clat&eacute; les 22 et 23 mars 2007 en plein coeur de Kinshasa, faisant au moins 300 morts selon l'Onu. Le gouvernement l'avait alors accus&eacute; d'entretenir une &laquo;&nbsp;milice&nbsp;&raquo; et le parquet g&eacute;n&eacute;ral avait initi&eacute; une information judiciaire contre lui.

L'enfant ch&eacute;ri de Kinshasa contre M.&nbsp;Kabila en promettant de &laquo;&nbsp;rendre sa souverainet&eacute; au Congo&nbsp;&raquo;, avait finalement pris le chemin de l'exil. N&eacute; le 4 novembre 1962 &agrave; Bogada, dans la r&eacute;gion foresti&egrave;re de l'Equateur, M.&nbsp;Bemba est le fils d'un riche homme d'affaires proche de l'ancien dictateur za&iuml;rois Mobutu Sese Seko.

Apr&egrave;s ses &eacute;tudes en Belgique, notamment &agrave; l'ICHEC, il dirige les entreprises familiales. Touche &agrave; tout, il se lance &agrave; son compte dans la t&eacute;l&eacute;phonie mobile, le fret a&eacute;rien, cr&eacute;e deux cha&icirc;nes de t&eacute;l&eacute;vision. Mais le &laquo;&nbsp;Mobutu miniature&nbsp;&raquo;, tel que le surnommait la rue kinoise, quitte brusquement la capitale en 1997 apr&egrave;s l'arriv&eacute;e au pouvoir de Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila, p&egrave;re de l'actuel pr&eacute;sident.

Il dirige pendant la derni&egrave;re guerre en RDC (1998-2003) une r&eacute;bellion soutenue par l'Ouganda et cr&eacute;e, le MLC, pour renverser le r&eacute;gime de Kabila p&egrave;re. Il garde une grande fiert&eacute; de ses &laquo;&nbsp;ann&eacute;es de brousse&nbsp;&raquo; en Equateur (r&eacute;gion frontali&egrave;re de la Centrafrique) o&ugrave; le MLC r&eacute;gnait en ma&icirc;tre.

A la fin de la guerre, ce personnage controvers&eacute;, r&eacute;put&eacute; autoritaire et audacieux, obtient un des quatre postes de vice-pr&eacute;sident au sein du gouvernement de transition de RDC. En 2006, il appara&icirc;t d&egrave;s le d&eacute;but de la campagne &eacute;lectorale comme l'adversaire le plus s&eacute;rieux de Joseph Kabila, arriv&eacute; au pouvoir en 2001 &agrave; la mort de son p&egrave;re.

Apr&egrave;s une campagne de second tour &eacute;maill&eacute;e de violences et o&ugrave; ses partisans entretiennent un discours de haine contre les &eacute;trangers, il est battu au second tour par le sortant avec un score tr&egrave;s honorable de pr&egrave;s de 42%. Plus d'un an apr&egrave;s son d&eacute;part de Kinshasa, M.&nbsp;Bemba envisageait d'y revenir pour briguer le poste de porte-parole de l'opposition politique. Ses proches lui avaient m&ecirc;me trouv&eacute; une coquette villa et il affirmait que son retour n'&eacute;tait plus conditionn&eacute; qu'&agrave; la bonne volont&eacute; du pr&eacute;sident Kabila.

Le transf&egrave;rement jeudi de l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, suspect&eacute; de crimes de guerre en Centrafrique et arr&ecirc;t&eacute; le 24 mai en Belgique, &agrave; La Haye &eacute;tait attendu, a indiqu&eacute; l'un de ses avocats, Me Aim&eacute; Kilolo Musumba.

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AVOCAT DE BEMBA&nbsp;: &laquo;&nbsp;LE TRANSFEREMENT DE MON CLIENT ETAIT ATTENDU&nbsp;&raquo;

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Le transf&egrave;rement jeudi de l'opposant congolais Jean-Pierre Bemba, suspect&eacute; de crimes de guerre en Centrafrique et arr&ecirc;t&eacute; le 24 mai en Belgique, &agrave; La Haye &eacute;tait attendu, a indiqu&eacute; l'un de ses avocats, Me Aim&eacute; Kilolo Musumba.

&laquo;&nbsp;Ce n'est pas une surprise. La d&eacute;cision de mise en accusation est devenue d&eacute;finitive et ex&eacute;cutoire depuis l'arr&ecirc;t de la Cour de cassation&nbsp;&raquo;, a-t-il d&eacute;clar&eacute;, interrog&eacute; par l'agence Belga.

La cour de cassation, la plus haute juridiction belge, avait rejet&eacute; mardi deux pourvois form&eacute;s par M.&nbsp;Bemba, contre deux arr&ecirc;ts de la chambre des mises en accusation de Bruxelles qui avaient confirm&eacute; son maintien en d&eacute;tention.

Les avocats de M.&nbsp;Bemba avaient obtenu de la justice belge une suspension du transf&egrave;rement durant le week-end du 21 au 22 juin du s&eacute;nateur Jean-Pierre Bemba, au si&egrave;ge de la Cour p&eacute;nale internationale (CPI) &agrave; La Haye. Les avocats avaient saisi en r&eacute;f&eacute;r&eacute; le pr&eacute;sident du tribunal de premi&egrave;re instance de Bruxelles, qui avait d&eacute;cid&eacute; d'interdire le transf&egrave;rement de M.&nbsp;Bemba &agrave; La Haye tant que la proc&eacute;dure devant la Cour de cassation n'avait &eacute;t&eacute; tranch&eacute;e.

&laquo;&nbsp;En vertu de la loi belge du 29 mars 2004, relative &agrave; la coop&eacute;ration avec la CPI et les tribunaux p&eacute;naux internationaux, M.&nbsp;Bemba pouvait obtenir une mise en libert&eacute; provisoire ind&eacute;pendamment m&ecirc;me de la question de la validit&eacute; du mandat d'arr&ecirc;t.

Le transf&egrave;rement de M.&nbsp;Bemba sera maintenant pour nous une occasion de nous rendre directement &agrave; La Haye et de pr&eacute;senter les &eacute;l&eacute;ments de d&eacute;fense qui permettront d'&eacute;tablir que la responsabilit&eacute; p&eacute;nale de M.&nbsp;Bemba n'est engag&eacute;e dans cette affaire&nbsp;&raquo;, a expliqu&eacute; l'avocat.

&laquo;&nbsp;M.&nbsp;Bemba a un moral tr&egrave;s bon et reste tr&egrave;s serein&nbsp;&raquo;, a encore dit Me Kilolo Musumba, qui a rendu visite &agrave; son client mercredi soir &agrave; la prison de Saint-Gilles en vue de son transf&egrave;rement.

L'ancien vice-pr&eacute;sident de la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo (RDC) peut encore caresser l'espoir d'obtenir sa mise en libert&eacute; par la CPI pendant la poursuite de la proc&eacute;dure internationale.

L'ex-chef rebelle et vice-pr&eacute;sident congolais est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanit&eacute;, dont des viols et des meurtres, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003. Il &eacute;tait en d&eacute;tention &agrave; la prison de Saint-Gilles depuis son interpellation le 24 mai &agrave; Rhode-Saint-Gen&egrave;se en vertu du mandat d'arr&ecirc;t international &eacute;mis par la CPI


Djo ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/07/660076</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
   <guid isPermaLink="true">http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/07/660076</guid>
  <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 18:10:56 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Colette Braeckman répond à Karel De Gucht</title>
   <description><![CDATA[ 
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Une r&eacute;action du Ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res &agrave; propos de la crise entre les deux pays et notre r&eacute;ponse

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La Belgique et la RDC : entre r&eacute;alit&eacute; et fantasmes

Plusieurs articles &eacute;crits r&eacute;cemment par Madame Colette Braeckman sur la crise diplomatique entre la Belgique et la RDC contiennent une accumulation de contrev&eacute;rit&eacute;s et de th&egrave;ses dangereuses qui me force &agrave; r&eacute;agir. Ce type de rapportage induit le lecteur en erreur mais surtout interf&egrave;re gravement dans l'action diplomatique de la Belgique en pr&ecirc;tant &agrave; notre diplomatie des intentions qu'elle n'a pas. 

La Belgique ne parie pas sur un changement de r&eacute;gime &agrave; KinshasaA plusieurs reprises, Madame Braeckman a soutenu la th&egrave;se que le gouvernement belge parierait sur un changement de r&eacute;gime &agrave; Kinshasa. Elle pr&eacute;tend que &laquo; les Belges jouent la montre &raquo;. Elle &eacute;crit que &laquo; d'aucuns soup&ccedil;onnent d&eacute;j&agrave; un agenda cach&eacute; des Belges, qui pourraient &ecirc;tre tent&eacute;s de gagner du temps en sp&eacute;culant sur un &eacute;ventuel basculement du pouvoir &agrave; Kinshasa ! &raquo; Elle va jusqu'&agrave; insinuer que la CIA aurait financ&eacute; la Cour P&eacute;nale Internationale de La Haye pour que celle-ci arr&ecirc;te Jean-Pierre Bemba avant que les Belges n'envoient ce dernier &agrave; Kinshasa pour y prendre le pouvoir.. Je peux comprendre que certains extr&eacute;mistes en RDC souhaitent la rupture avec notre pays et fassent circuler de telles rumeurs absurdes. Je suis stup&eacute;fait qu'une journaliste exp&eacute;riment&eacute;e travaillant pour l'un des principaux quotidiens de notre pays se pr&ecirc;te &agrave; ce jeu dangereux et contribue &agrave; alimenter ces rumeurs. Madame Braeckman pense-t-elle s&eacute;rieusement que j'ai l'intention de faire renverser le Pr&eacute;sident Kabila ou que la CPI peut &ecirc;tre corrompue par le CIA ?

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La Belgique n'exige pas de droit de tutelle ou de droit moral sur le Congo. Selon Madame Braeckman la crise diplomatique entre les deux pays aurait &eacute;t&eacute; &laquo; provoqu&eacute;e par les propos tenus par le ministre De Gucht, qui r&eacute;clamait une sorte de droit de tutelle moral sur le pays &raquo;. Il s'agit l&agrave; d'une grossi&egrave;re distorsion de propos que j'avais tenu lors d'une interview &agrave; RTL-tvi dans laquelle j'estimais qu'il &eacute;tait &laquo; normal d'avoir le droit, voire le devoir moral, de dire ce qui va et ne va pas en RDC &raquo;. A une &eacute;poque o&ugrave; l'universalit&eacute; des droits de l'homme n'est plus remise en question, n'est-il pas acceptable d'exprimer ses pr&eacute;occupations face &agrave; des questions de bonne gouvernance ou de droits de l'homme dans n'importe quel pays du monde, a fortiori si on a une relation historique avec ce dernier? R&eacute;clamer un droit de tutelle est &eacute;videmment tout autre chose. Je n'ai jamais r&eacute;clam&eacute; un tel droit et d&eacute;fie Madame Braeckman de me dire o&ugrave; et quand j'aurais formul&eacute; de tels propos.

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Selon Madame Braeckman, cette volont&eacute; de mise sous tutelle de la RDC se traduirait par des exigences concr&egrave;tes de ma part : &laquo; vouloir prolonger l'embargo sur les armes, alors que les Nations Unies envisagent de lever cette mesure&hellip;, plaider, toujours &agrave; l'ONU, pour une sorte de mise sous tutelle internationale du secteur minier, d&eacute;fendre enfin le maintien permanent d'un observateur d&eacute;sign&eacute; par le Conseil des droits de l'homme &raquo;. 

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La politique de la Belgique vis-&agrave;-vis de l'Afrique, s'inscrit dans la philosophie d'un partenariat o&ugrave; chaque partie assume ses responsabilit&eacute;s. Les trois exemples donn&eacute;s par Madame Braeckman, illustrent parfaitement cette politique, &agrave; condition de ne pas &ecirc;tre grossi&egrave;rement d&eacute;form&eacute;s.

Il n'y a jamais eu d'embargo onusien vis-&agrave;-vis du gouvernement du Congo. Tout d'abord, il n'y a jamais eu d'embargo des Nations Unies sur les armes &agrave; l'encontre des autorit&eacute;s l&eacute;gales de la RDC. Il existe bel et bien un embargo visant tous les groupes arm&eacute;s ill&eacute;gaux dans ce pays. C'est pour cela que la Belgique a &oelig;uvr&eacute; au sein du Conseil de S&eacute;curit&eacute; pour le prolonger. 

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Nous sommes en effet tous scandalis&eacute;s par les atrocit&eacute;s commises par les milices dans l'Est du Congo. Madame Braeckman comprend-elle la port&eacute;e de cet embargo ? Les autorit&eacute;s de la RDC ont-elles des raisons de prendre ombrage d'une mesure qui ne les vise pas et qui devrait les aider &agrave; restaurer leur autorit&eacute; sur l'ensemble du territoire ? 

Il est vrai que les Europ&eacute;ens sont aussi soumis &agrave; un code de conduite qui leur impose des conditions pr&eacute;cises pour pouvoir exporter des armes. Ces conditions s'appliquent &agrave; tous les pays ext&eacute;rieurs &agrave; l'Union europ&eacute;enne et pas seulement &agrave; la RDC. Elles visent simplement &agrave; s'assurer que les armes vendues ne soient pas utilis&eacute;es, par exemple, par des enfants soldats ou par des troupes indisciplin&eacute;es qui commettraient des exactions contre les populations. L'Union Europ&eacute;enne et la Belgique ne sont pas en principe oppos&eacute;es &agrave; de telles livraisons d'&eacute;quipements militaires &agrave; la RDC mais estiment que celles-ci doivent aller de pair avec une r&eacute;forme de l'arm&eacute;e et des forces de police. L'Union Europ&eacute;enne offre actuellement son aide aux autorit&eacute;s de la RDC pour mener &agrave; bien cette r&eacute;forme sur le terrain. Madame Braeckman estime-t-elle que la Belgique doit, en contravention avec ses propres lois, livrer des armes &agrave; la RDC sans aucune des garanties mentionn&eacute;es plus haut ?

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La Belgique ne cherche pas &agrave; mettre sous tutelle internationale les ressources min&eacute;rales du Congo.

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Les &eacute;normes richesses mini&egrave;res de la RDC peuvent &ecirc;tre la meilleure et la pire des choses. Par les convoitises qu'elles suscitent et pas les revenus qu'elles g&eacute;n&egrave;rent, elles ont &eacute;t&eacute;, et continuent d'&ecirc;tre, la cause de conflits sanglants et de malheur pour les populations locales. Exploit&eacute;es de fa&ccedil;on durable et transparente, elles pourraient se transformer en un formidable moteur de d&eacute;veloppement. Cette conviction m'a amen&eacute; &agrave; cr&eacute;er, il y a deux ans, un groupe d'experts charg&eacute; de proposer des mesures concr&egrave;tes et r&eacute;alistes visant &agrave; mieux canaliser ces &eacute;normes ressources vers le d&eacute;veloppement du pays. Le rapport de ce groupe de travail a &eacute;t&eacute; officiellement transmis aux autorit&eacute;s de la RDC lors de ma derni&egrave;re visite dans ce pays. Il a &eacute;t&eacute; re&ccedil;u avec enthousiasme par les autorit&eacute;s et par les acteurs &eacute;conomiques du secteur. Madame Braeckman estime-t-elle que remettre des propositions aux autorit&eacute;s congolaises en leur faisant b&eacute;n&eacute;ficier de l'excellente expertise belge en la mati&egrave;re &eacute;quivaut &agrave; une mise sous tutelle ? Sinon, sur quels fait av&eacute;r&eacute;s se base-t-elle pour lancer ses accusations ?

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La Belgique est &agrave; juste titre pr&eacute;occup&eacute;e par la situation des droits de l'homme en RDC.

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La Belgique souhaitait en effet la prolongation du mandat du rapporteur sp&eacute;cial des Nations Unies pour les Droits de l'Homme. La gravit&eacute; de la situation &agrave; l'Est comme dans le reste du pays justifiait amplement cette mesure. La Belgique a &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;ue par ce refus mais a pris bonne note de la d&eacute;cision des autorit&eacute;s congolaises. La prolongation du rapporteur sp&eacute;cial n'est plus &agrave; l'ordre du jour et ne doit donc plus &ecirc;tre un obstacle dans les relations entre les deux pays. La Belgique reste toutefois vigilante &agrave; la question des droits de l'homme et demande aux autorit&eacute;s congolaises de prendre leurs responsabilit&eacute;s dans ce domaine. 

Je pourrais encore ajouter qu'il est tout &agrave; fait faux que je me sois oppos&eacute; aux contrats pass&eacute;s avec des soci&eacute;t&eacute;s chinoises ou que j'aurais &eacute;t&eacute; frustr&eacute; parce que le port d'Anvers n'aurait pas obtenu de contrats lucratifs qui ne semblent exister que dans l'imagination f&eacute;conde de certains journalistes. 

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Madame Braeckman pr&eacute;tend encore que la Belgique est isol&eacute;e. Les conclusions adopt&eacute;es le 16 juin dernier &agrave; l'unanimit&eacute; par les 27 Ministres des Affaires &eacute;trang&egrave;res de l'Union Europ&eacute;enne d&eacute;plorant la fermeture des Consulats belges et exprimant la pr&eacute;occupation du Conseil face &agrave; l'usage excessif de la force par la police congolaise au Bas Congo lui donnent tort.

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Karel De Gucht

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Notre r&eacute;ponse: 

Qui est vraiment incontr&ocirc;lable ? 

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Non seulement la col&egrave;re est mauvaise conseill&egrave;re, maiselle semble emp&ecirc;cher de lire correctement les textespubli&eacute;s dans Le Soir. O&ugrave; en effet aurions nous publi&eacute; que &laquo;la CIA aurait financ&eacute; la Cour p&eacute;nale internationale &raquo; et que les Belges auraient jamais encourag&eacute; Jean-Pierre Bemba &agrave; gagner Kinshasa pour qu'il y prenne le pouvoir? Tout au plus avions nous sugg&eacute;r&eacute; que les Am&eacute;ricains soutenaient les enqu&ecirc;tes de la CPI, information confirm&eacute;e deux semaines plus tard par le p&eacute;riodique Africa Confidential, qui publia, dans son &eacute;dition du 6 juin, que &laquo; selon des sources polici&egrave;res en Belgique, il apparut que Jean-Pierre Bemba &eacute;tait en possession d'un visa pour les Etats Unis et aurait eu l'intention de se rendre dans ce pays. Il semble que des officiels am&eacute;ricains aient tenu la Cour inform&eacute;e de cetteintention, tandis que la mandat d'arr&ecirc;t, &eacute;mis le 126 mai,&eacute;tait tenu secret jusqu'&agrave; sa mise en &oelig;uvre. &raquo;
A propos du retour de Jean-Pierre Bemba &agrave; Kinshasa, citant des responsables de son parti, le Mouvement pour la lib&eacute;ration du Congo, nous avons effectivement &eacute;crit qu'il se pr&eacute;parait &agrave; regagner le Congo, certainement pas pour y prendre le pouvoir, mais pour y occuper la fonction de &laquo; chef de l'opposition &raquo;, un poste dot&eacute; d'un statut l&eacute;gal.
Quant au &laquo; droit moral &raquo; que M. De Gucht revendique &agrave; propos du Congo, il s'ag&icirc;t l&agrave; de propos confirm&eacute;s &agrave;plusieurs reprises, lors d'entretiens avec le pr&eacute;sident Kabila mais aussi dans la presse, et justifi&eacute;s par le montant de l'aide au d&eacute;veloppement apport&eacute;e par la Belgique.Relevons en passant que si le ministre s'en &eacute;tait tenu aux usages diplomatiques et avait livr&eacute; &agrave; huis clos r&eacute;flexions et critiques au pr&eacute;sident au lieu de s'exprimer en pr&eacute;sence d'une douzaine de t&eacute;moins, la teneur de l'entretien aurait suscit&eacute; moins de &ldquo;fuites&rdquo; et d'interpr&eacute;tations diverses.

Cependant, si le terme &laquo; tutelle &raquo; n'a pas &eacute;t&eacute; explicitement prononc&eacute;, comment interpr&eacute;ter autrement l'exigence de prendre connaissance des contrats pass&eacute;s avec la Chine et l'insistance mise &agrave; soumettre le secteur minier congolais &agrave; l'examen d'un groupe d'experts travaillant pour les Nations unies (une revendication qui perdit beaucoup de sa cr&eacute;dibilit&eacute; lorsqu'il apparut que M. Pierre Chevalier (VLD) propos&eacute; par la Belgique comme repr&eacute;sentant &agrave; l'ONU &eacute;tait depuis janvier membre du Conseil d'administration de lasoci&eacute;t&eacute; Forrest et avait ensuite &eacute;t&eacute; inculp&eacute; de blanchiment).

En ce qui concerne l'embargo qui frappe les fournitures d'armes et qui a &eacute;t&eacute; lev&eacute; par r&eacute;solution 1807 du Conseil de S&eacute;curit&eacute;, pourquoi M. De Gucht, &agrave; Kinshasa, a-t-il r&eacute;p&eacute;t&eacute; que la Belgique allait plaider pour que le &laquo; code de bonne conduite &raquo; de l'Union europ&eacute;enne reste d'application alors que les autorit&eacute;s de Kinshasa ne devraient pas se sentir concern&eacute;es ? S'il est &eacute;vident qu'il faut interdire les livraisons d'armes &agrave; des milices arm&eacute;es utilisant des enfants-soldats et terrorisant les populations civiles, M. De Gucht a certainement lu les nombreux rapports des ONG sp&eacute;cialis&eacute;es et de la MONUC qui mettent en cause laresponsabilit&eacute; des pays voisins (le Rwanda et l'Ouganda) dans l'approvisionnement des groupes arm&eacute;sop&eacute;rant dans les deux Kivu et dans l'Ituri. En plus de demander &agrave; Kinshasa de d&eacute;montrer que les militaires gouvernementaux ne feront pas un usage disproportionn&eacute; de leur force lorsqu'ils r&eacute;tablissent l'autorit&eacute; de l'Etat, (l'arm&eacute;e congolaise, en pleine restructuration, s'est effectivement rendue coupable de violences disproportionn&eacute;es dans le Bas Congo et est accus&eacute;e d'exactions graves dans l'Est du pays) pourquoi M. De Gucht ne plaide-t-il pas pour que le m&ecirc;me embargo sur les armes soit appliqu&eacute; &agrave; ceux qui, par deux fois, ont port&eacute; la guerre au Congo et y soutiennent encore diverses milices?

Quant aux contrats chinois, le d&eacute;plaisir des Belges face &agrave; ces accords de troc pour lesquels ils n'avaient pas&eacute;t&eacute; consult&eacute;s a &eacute;t&eacute; tellement &eacute;vident que m&ecirc;me des alli&eacute;s europ&eacute;ens s'en sont &eacute;mus et ont charg&eacute; leursambassadeurs &agrave; Kinshasa d'exprimer le &laquo;nihil obstat&rdquo; de leurs gouvernements. Nous avons &eacute;videmment pris bonne note de sa d&eacute;claration selon laquelle jamais la Belgique n'avait envisag&eacute; de d&eacute;stabiliser le r&eacute;gime congolais, ce que nous n'avions jamais pr&eacute;sent&eacute; que comme &laquo;une hypoth&egrave;se tr&egrave;s hasardeuse &raquo;, formul&eacute;e par certains groupes au Congo. Aurions nous eu des raisons d'&ecirc;tre plus affirmative ?

Revenons enfin sur le terme &laquo; incontr&ocirc;lable &raquo; : sans avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;mentie, La Libre Belgique, dans son &eacute;ditiondu 18 juin, pr&ecirc;te ce propos au ministre, d&eacute;signant le pr&eacute;sident Kabila au cours d'une conversation tenue en marge du Conseil europ&eacute;en de Luxembourg. A d&eacute;faut de conna&icirc;tre les r&egrave;gles de la diplomatie, M. De Gucht devrait au moins se souvenir de l'histoire et mesurer la charge &eacute;motionnelle d'un terme tel que celui l&agrave;. Concluons que le ministre sous estime peut-&ecirc;tre la port&eacute;e de l'expression qu'il a utilis&eacute;e, s'&eacute;tant montr&eacute; &ldquo;incontr&ocirc;lable&rdquo; lui-m&ecirc;me, tant par le &laquo;Premier &raquo; Guy Verhofstadt du temps o&ugrave; il pr&eacute;sidait le VLD qu'aujourd'hui par Yves Leterme
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   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/655777</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 13:56:13 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Mobutu, Bemba: la fin des années Équateur</title>
   <description><![CDATA[ Mobutu avait fait r&ecirc;ver originaires et habitants de l'Equateur surnomm&eacute;s affectueusement &laquo;Code 32&raquo;. Apr&egrave;s trois d&eacute;cennies de pouvoir sans partage o&ugrave; les villes du Nord du pays furent c&eacute;l&eacute;br&eacute;es comme des Mecque, il a &eacute;t&eacute; d&eacute;sacralis&eacute; par un Kasa&iuml;en - &Eacute;tienne Tshisekedi - et abattu par un Katangais qu'il avait eu le tort de m&eacute;priser, le pire ennemi Laurent-D&eacute;sir&eacute; Kabila. Il a n&eacute;anmoins laiss&eacute; une Dsp - sa redoutable arm&eacute;e sp&eacute;ciale - dont le chef de pacotille, le neveu Nzimbi a trouv&eacute; la mort en Belgique dans la totale d&eacute;sh&eacute;rence. 

Ses hommes servaient de terreau pour un autre fils de l'&Eacute;quateur, fils Mobutu, le &laquo;Chairman&raquo; Jean-Pierre Bemba Gombo, qui allia terreur, f&eacute;rocit&eacute; et m&eacute;galomanie mais par qui la province croyait rena&icirc;tre. Son arrestations et sa probable prochaine inculpation par la Cour P&eacute;nale Internationale jettent un discr&eacute;dit sur une province bling-bling et referment une page trop salace. Code 32 - pour trente-deux de r&eacute;gime Mobutu! Plus de trois d&eacute;cennies... Originaires et habitants de la province de l'Equateur &eacute;taient trop fiers du Congo d'apr&egrave;s-ind&eacute;pendance. Les Bangala par le jeune journaliste Mobutu avaient su quadriller et manipuler la vie politique. A l'extr&ecirc;me nord de la province, les Ngbandi (Gbadolite, Mobayi Mbongo) &agrave; la fronti&egrave;re de la Centrafrique dont ils partagent la langue g&eacute;n&eacute;ralement peu form&eacute;s intellectuellement avaient r&eacute;ussi &agrave; prendre le dessus sur les Ngbaka (Gemena, au sud) peu form&eacute;s certes mais port&eacute;s sur les affaires. NAISSANCE D'UN PUISSANT. C'est ainsi qu'un Ngbandi, Litho Moboti, alors ministre des Finances &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; la G&eacute;camines, &eacute;tat dans l'&eacute;tat, exporte 140.000 tonnes de cuivre et 40.000 tonnes de cobalt/an et p&egrave;se des milliards de dollars, d&eacute;cide de prendre partenaire un Ngbaka, Jeannot Bemba Saolona, conducteur de camion de transport en &Eacute;quateur o&ugrave;, au volant de son truck Mercedes, il ravitaillait des villages de brousses en bo&icirc;tes de conserve et savonnerie, achetant au passage les produits de la terre. Notamment le caf&eacute;. La petite affaire va - gr&acirc;ce &agrave; des ponctions et d&eacute;tournements des deniers publics - &agrave; ce point si bien marcher que Jeannot Bemba Saolona estime devoir r&eacute;clamer quelques &eacute;gards que lui refuse l'homme fort du r&eacute;gime. Entre les deux hommes existent au moins deux races. L'un a &eacute;t&eacute; &agrave; l'&eacute;cole, l'autre pas. Outre cela, Litho Moboti n'est autre que l'oncle propre de Joseph D&eacute;sir&eacute; Mobutu &agrave; qui, par dessus le march&eacute;, le nouvel homme fort qui a &eacute;vinc&eacute; &agrave; la fois le pr&eacute;sident de la R&eacute;publique Kasavubu et le Premier ministre Lumumba doit de ne pas &ecirc;tre mort de famine lors des classes pass&eacute;es chez les P&egrave;res Blancs. Mobutu doit aussi &agrave; la famille Endundo, des Mongo de Mbandaka, la grande ville du centre de la province, d'avoir &eacute;chapp&eacute; &agrave; une autre disette. Il gardera jusqu'&agrave; sa mort une amiti&eacute; sans fin au fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; de Jos&eacute; Endundo, son ami Lomata Etitingi aujourd'hui d&eacute;put&eacute; de la nouvelle Assembl&eacute;e nationale &eacute;lue. Lomata a souvent eu le m&eacute;rite de faire &eacute;claffer de rire le L&eacute;opard, quand celui-ci en avait besoin. Mais Lomata fit vite de quitter le bateau fou de son ami alors que la guerre de l'Afdl faisait rage et qu'il sentit son h&eacute;ros certainement irr&eacute;m&eacute;diablement perdu. Avec femme et enfants, l'amuseur du roi L&eacute;opard prit la direction de l'Angleterre laissant derri&egrave;re une scierie et une fabrique de peintures tomb&eacute;es en faillite depuis des d&eacute;cennies... DERNIER PACTOLE FINANCIER. Dernier ParSec de Mobutu et dernier caissier et banquier, le fils de Bemba Saolana, Jean-Pierre Bemba Gombo garda quelques semaines encore ses positions aupr&egrave;s du Mar&eacute;chal malade et condamn&eacute;. Au grand dam de la ribambelle d'enfants Mobutu, l'ancien D-g de la Soci&eacute;t&eacute; Scibe-Za&iuml;re (Soci&eacute;t&eacute; commerciale Bemba) r&eacute;ussit &agrave; s'emparer du dernier pactole du L&eacute;opard. Dans certains milieux, on le dit &laquo;fils cach&eacute; de Mobutu&raquo;. Ce n'est pas s&ucirc;r... La semaine derni&egrave;re &agrave; Bruxelles, le p&egrave;re Saolona a tonn&eacute; face aux cam&eacute;ras: &laquo;Regardez la couleur de ma peau. Il y a dans mes veines du sang belge qui coule. Les Belges ne peuvent pas faire &ccedil;&agrave; &agrave; mon fils&raquo;. A sa mani&egrave;re, le S&eacute;nateur - il a en effet r&eacute;ussi entre-temps &agrave; se r&eacute;concilier avec son fils et &agrave; se faire &eacute;lire S&eacute;nateur sur les listes du parti de son fils, le MLC - r&eacute;agissait au bannissement d'un enfant &agrave; qui il n'a jamais cess&eacute; de prodiguer des conseils mais qui d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment annon&ccedil;a - les r&eacute;bellions faisant rage - qu'il avait d&eacute;cid&eacute; de couper les communications avec un p&egrave;re heureux d'&ecirc;tre ministre de l'&Eacute;conomie des Kabila. &laquo;Lui c'est lui, moi c'est moi&raquo;, expliquait le &laquo;Chairman&raquo; depuis ses maquis de la jungle de l'Equateur. C'est avec le dernier pactole de Mobutu que Jean-Pierre lan&ccedil;a sa r&eacute;bellion contre le r&eacute;gime de Kinshasa apr&egrave;s avoir &eacute;chou&eacute; de rallier, &agrave; la demande de Museveni et de Kagame, celle de Goma?C'est en tout cas avec l'appui de nombre des membres du &laquo;Code 32&raquo; qu'il d&eacute;cida de prendre la route de la r&eacute;bellion, prenant ses nouveaux quartiers &agrave; Kisangani, avant d'en &ecirc;tre d&eacute;log&eacute; par les forces coalis&eacute;es du Rcd-G et de l'arm&eacute;e rwandaise alors que l'UPDF, l'arm&eacute;e ougandaise se mettait &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s. JPBG b&eacute;n&eacute;ficia de l'appui de l'ancien chef de la Dsp Nzimbi, un Ngbandi - ou en tout cas de certains de ses hommes d&eacute;faits par l'Afdl - comme de celui d'un autre g&eacute;n&eacute;ral, un autre Ngbaka, Kpama Baramoto toujours en vie et toujours en exil. Apr&egrave;s la fin de Mobutu mort en exil &agrave; Rabat, Maroc, abandonn&eacute; de tous, tous les Code 32 r&ecirc;vaient de r&eacute;tablir la province &laquo;dans sa dignit&eacute;&raquo;. L'outil c'&eacute;tait le MLC. D'o&ugrave; l'incapacit&eacute; pour l'aile kasa&iuml;enne (Fran&ccedil;ois Mwamba Tshishimbi, Delly Sessanga, Fran&ccedil;ois Luhaka, Jean-Pierre Tshimamga, etc.) malgr&eacute; exc&egrave;s et braillements guignolesques compr&eacute;hensibles - il faut &eacute;viter d'&ecirc;tre accus&eacute; de mollesse ou de connivence avec l'ennemi - d'esp&eacute;rer &eacute;merger dans ce sein. Les Code 32 ont tout ceintur&eacute;, investi tout l'or - souvent bien malgr&eacute; eux - dans ce fils Jean-Pierre. C'est rat&eacute;. Alors qu'ils pensaient avoir invent&eacute; la meilleure machine pour leur retour au pouvoir, la tragique et humiliante fin de Bemba les met &agrave; nouveau K.O et referment les ann&eacute;es Equateur. Il n'est pas s&ucirc;r qu'ils sachent se relever. Quand d'autres p&ocirc;les - &agrave; l'Est et &agrave; l'Ouest - reprennent l'initiative. 





D. DADEI.  ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/652724</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 09:01:44 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Mayobo exclu du Palu</title>
   <description><![CDATA[ 
La d&eacute;cision est tomb&eacute;e le samedi. Dans beaucoup de milieux du Palu, elle n'a surpris personne. Dans l'espace politique cependant, cette nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans la mesure o&ugrave; Godefroid Mayobo n'est pas n'importe qui. Il a &eacute;t&eacute; &eacute;lu sur la liste du Palu comme d&eacute;put&eacute; national dans la circonscription de Mont-Amba. Mais ce qui a fait sa popularit&eacute;, c'est sa qualit&eacute; de porte-parole du leader du Palu, le patriarche Antoine Gizenga. L'homme s'est propuls&eacute; au devant de l'actualit&eacute; politique nationale avec la nomination de Antoine Gizenga comme Premier ministre. Pendant les consultations pour la formation du gouvernement, Mayobo est devenu un homme important par lequel tout passait. Il est devenu un v&eacute;ritable alter ego du Premier ministre&nbsp;; &agrave; tel point que qui avait vu Mayobo, a vu Antoine Gizenga.

C'est ici que commence aussi bien l'ascension que les difficult&eacute;s de ce math&eacute;maticien, assistant &agrave; l'Institut sup&eacute;rieur des sciences appliqu&eacute;es (Ista). Comme dit un adage bantou, plus le singe monte plus haut plus il fait d&eacute;couvrir sa nudit&eacute;. Ce qui arrive &agrave; Mayobo, tire son origine &agrave; cette ascension. Le voyage du chef de l'Etat au Bandundu est &agrave; ce point de vue, porte-malheur pour Godefroid Mayobo. C'est ici que commence aussi bien l'ascension que les difficult&eacute;s de ce math&eacute;maticien, assistant &agrave; l'Institut sup&eacute;rieur des sciences appliqu&eacute;es (Ista). Comme dit un adage bantou, plus le singe monte plus il fait d&eacute;couvrir sa nudit&eacute;. Ce qui arrive &agrave; Mayobo tire son origine &agrave; cette ascension. Le voyage du chef de l'Etat au Bandundu est &agrave; ce point de vue, porte-malheur pour Godefroid Mayobo.

Il n'a pas compris Gizenga

Poursuivant son option de tenir ses r&eacute;unions notamment en province, le Gouvernement Gizenga, avec le chef de l'Etat en t&ecirc;te, s'est r&eacute;uni en mai dernier dans la province du Bandundu. Pour Antoine Gizenga qui rentrait dans son fief plus de quarante ans apr&egrave;s, dont 30 ans d'exil forc&eacute;, avait demand&eacute; &agrave; tout le monde de comprendre que dans la d&eacute;l&eacute;gation qui se rendait au Bandundu, la personne &agrave; mettre en vedette, c'est le chef de l'Etat. Car, c' est lui qui amenait tout le monde au Bandundu. Le premier ministre avait &eacute;galement fait comprendre qu'il aura l'occasion de faire une visite au Bandundu &agrave; l'occasion de laquelle il pourra &ecirc;tre en vedette. C'est ainsi par exemple qu'arriv&eacute; par avion dans la ville o&ugrave; il a grandi, &agrave; savoir, la ville de Kikwit, Gizenga a trouv&eacute; des foules qui l'attendaient. Mais il a demand&eacute; &agrave; tout le monde d'attendre le chef de l'Etat avant de d&eacute;clencher le processus d'accueil mis en place. Dans l'ensemble, la population de Kikwit a respect&eacute; le mot d'ordre. Mais, les dirigeants du Palu n'ont pas appr&eacute;ci&eacute; la pr&eacute;sence " des groupes marginaux qui n'h&eacute;sitaient pas &agrave; faire autre chose que ce qui &eacute;tait protocolairement pr&eacute;vu.

A savoir, selon des sources proches du Palu, on a trouv&eacute; des groupes organis&eacute;s qui venaient accueillir Mayobo en lieu et place du Chef de l'Etat. Pire, apprend-on de la m&ecirc;me source, ces groupes se permettaient m&ecirc;me de d&eacute;fier les autres militants du Palu. On s'est donc trouv&eacute; en face d'un groupe en faveur d'un membre du Palu mais qui marchait contre les ordres du parti. Une semaine apr&egrave;s, le Palu ayant fini de dig&eacute;rer les actes de r&eacute;bellion (&nbsp;?) de Godefroid Mayobo, apr&egrave;s r&eacute;union du CENAL (Comit&eacute; ex&eacute;cutif national) a pris la d&eacute;cisioin grave. . C'est ainsi que le samedi dernier, la d&eacute;cision du CENAL est tomb&eacute;e. Godefroid Mayobo, ministre pr&egrave;s du Premier ministre est exclu d&eacute;finitivement du Palu et le parti lui retire &eacute;galement la qualit&eacute; de le repr&eacute;senter au gouvernement. La d&eacute;cision est sign&eacute;e par Remy Mayele Mijiba, Secr&eacute;taire permanent du Palu. Comme on le voit, c'est une d&eacute;cision tr&egrave;s grave dans la mesure o&ugrave; Mayobo n'est pas n'importe qui dans ce parti. Il est de ces personnes qui ont tout brav&eacute; pour rester fid&egrave;le au patriarche et au parti.

Malheureusement, certains proches du ministre ont vite fait de lui leur leader au point de d&eacute;fier et la ligne et la hi&eacute;rarchie du parti. Beaucoup de d&eacute;clarations ont &eacute;t&eacute; mises sur le compte de Godefroid Mayobo depuis que le Palu a re&ccedil;u la gestion du gouvernement de la R&eacute;publique, d&eacute;clarations qui n'ont pas fait de vagues gr&acirc;ce &agrave; la sagesse du Premier ministre. On a mis sur le compte de Godefroid Mayobo l'ambition d'&ecirc;tre le dauphin de Antoine Gizenga. Partant de ces intentions, on a vu l'ombre de Godefroid Mayobo dans ce qui se tramait pour remplacer le Premier ministre. Ce qui est arriv&eacute; au Bandundu est apparu aux yeux des membres du Palu comme la preuve de tout ce qui &eacute;tait jusque-l&agrave; du domaine de la rumeur.

La crainte que l'on a c'est que le Palu s'est amput&eacute; d'un &eacute;l&eacute;ment de grande qualit&eacute;. Mayobo, c'est le d&eacute;batteur du parti avec des arguments massus et math&eacute;matiques. Bref, c'est une des t&ecirc;tes pensantes du Palu. Comme on n'a jamais deux personnes &eacute;gales dans une soci&eacute;t&eacute;, Mayobo est irrempla&ccedil;able. Mais, il n'est pas la premi&egrave;re pi&egrave;ce ma&icirc;tresse du Palu &agrave; quitter le parti. On avait enregistr&eacute; &agrave; l'&eacute;poque le d&eacute;part de Mama Th&eacute;r&egrave;se Pakasa, celle-l&agrave; m&ecirc;me qui avait incarn&eacute; le Palu et avait pris le risque pendant la dictature. On ne peut pas ne pas citer le d&eacute;part de Jean-Claude Biebie et de G&eacute;rard Gifuza. Le Palu a surv&eacute;cu &agrave; tous ces d&eacute;parts. Il va de soi qu'il survivra &agrave; Mayobo. Mais, il ne faut pas que l'on remplace le vice par un autre vice. Il est temps que le Palu tire et tr&egrave;s rapidement les le&ccedil;ons de l'histoire. Nous esp&eacute;rons qu'il n'y aura pas la chasse &agrave; l'homme sans toutefois laisser le ver dans le fruit. Ci-dessous, la d&eacute;cision d'exclusion du ministre Godefroid Mayobo du Palu.

Joachim Diana G.

DECISION N&deg;&nbsp;PL/SPRSGCP/N&deg;OO3/2008 DU 14 JUIN 2008 PORTANT EXCLUSION DEFINITIVE DU PARTI ET DU GOUVERNEMENT DE MONSIEUR Godefroid MAYOBO, MEMBRE DU COMITE EXECUTIF NATIONAL (CENAL) DU PARTI LUMUMBISTE UNIFIE (PALU)

Le Secr&eacute;taire Permanent repr&eacute;sentant le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral Chef du PARTI&nbsp;;

&nbsp;Vu la Constitution de la R&eacute;publique D&eacute;mocratique du Congo du 18 f&eacute;vrier 2006, sp&eacute;cialement en son article 6&nbsp;; &nbsp;Vu la d&eacute;claration du Bureau Politique du 28 Ao&ucirc;t 1964 portant cr&eacute;ation du Parti Lumumbiste Unifi&eacute; (PALU)&nbsp;; &nbsp;Vu les Statuts et l'Historique du Parti&nbsp;; &nbsp;Vu la R&eacute;forme des Structures Politiques du Parti du 11 Novembre 1992&nbsp;; &nbsp;Vu les Pouvoirs Statutaires du Secr&eacute;taire Permanent Repr&eacute;sentant le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral Chef du Parti&nbsp;; &nbsp;Vu le R&egrave;glement Int&eacute;rieur du Parti Lumumbiste Unifi&eacute; (PALU), sp&eacute;cialement en son Article 120&nbsp;; &nbsp;Attendu que Monsieur MAYOBO Godefroid, membre du CENAL, a &eacute;t&eacute; d&eacute;sign&eacute; par le Parti pour assister Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Antoine GIZENGA, dans ses fonctions de Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la R&eacute;publique&nbsp;; &nbsp;Attendu que le pr&eacute;cit&eacute; s'est rendu coupable des manquements graves &agrave; la discipline du Parti, en cr&eacute;ant des Associations concurrentes et d&eacute;loyales, en l'occurrence&nbsp;: les Amis de Mayobo (FRANAKI) et la Fondation MAYOBO et les a utilis&eacute;es contre les int&eacute;r&ecirc;ts du Parti&nbsp;; &nbsp;Attendu que, au regard de l'article 120 du R&egrave;glement Int&eacute;rieur du Parti, ces faits sont constitutifs des manquements graves&nbsp;; &nbsp;Vu la d&eacute;cision prise &agrave; la majorit&eacute; des membres pr&eacute;sents &agrave; la r&eacute;union extraordinaire du Comit&eacute; Ex&eacute;cutif National (CENAL) en date du 14 juin 2008&nbsp;;

&nbsp;Consid&eacute;rant la gravit&eacute; des faits lui reproch&eacute;s&nbsp;; &nbsp;Vu l'urgence&nbsp;;

DECIDE&nbsp;:

Article premier&nbsp;: Monsieur est exclu d&eacute;finitivement du Parti Lumumbiste Unifi&eacute; (PALU)&nbsp;;

Article 2&nbsp;: De ce fait, il perd son mandat politique&nbsp;;

Article 3&nbsp;: La pr&eacute;sente d&eacute;cision abroge toutes les dispositions ant&eacute;rieures et contraires &agrave; la pr&eacute;sente d&eacute;cision&nbsp;;

Article 4&nbsp;: La pr&eacute;sente d&eacute;cision entre en vigueur &agrave; la date de sa signature.

Le Peuple vaincra&nbsp;!

Fait &agrave; Kinshasa, le 14 Juin 2008.

Pour le Parti Lumumbiste Unifi&eacute; (PALU),

Le Secr&eacute;taire Permanent Repr&eacute;sentant le Secr&eacute;taire G&eacute;n&eacute;ral Chef du Parti Remy MAYELE MIJIBA
&nbsp; ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/649937</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
   <guid isPermaLink="true">http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/649937</guid>
  <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 09:03:45 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>La vérité des Faits! : 31. S’ils vous disent que les événements de Kinshasa en mars 2007 ont été provoqués par Joseph Kabila Kabange…</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;

Dites-leur calmement&nbsp;: FAUX&nbsp;!&nbsp; Pour appr&eacute;hender, p&eacute;n&eacute;trer et circonscrire ces &eacute;v&eacute;nements, il est indiqu&eacute; de rappeler les faits historiques ci-apr&egrave;s&nbsp;: 

&nbsp;

Violation des Accords de la &laquo;&nbsp;Monuc&nbsp;&raquo;

&nbsp;

1. Bemba n'avait accept&eacute; ni le verdict des urnes, ni celui des juges. En effet, avant le verdict des urnes, il y avait eu la proclamation de sa victoire au Second tour. Faite au nom de l'Union pour la nation par le s&eacute;nateur Lunda Bululu en la r&eacute;sidence secondaire de Chairman sur le Bld du 30 juin (lieu de d&eacute;part de la plupart des &eacute;v&eacute;nements malheureux &agrave; se produire entre ao&ucirc;t 2006 et mars 2007), cette d&eacute;claration &eacute;tait en elle-m&ecirc;me une violation d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e (la premi&egrave;re, de toutes les fa&ccedil;ons) des accords politiques conclus entre ses d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et ceux de Kabila sous les auspices de la Monuc, accords qui pr&eacute;voyaient notamment des dispositions s&eacute;curitaires &agrave; prendre par le vainqueur en faveur du vaincu. Pour m&eacute;moire, le d&eacute;cret n&deg;6/143-b du 13 novembre 2006 en est le produit.

A l'entendre proclamant par la suite son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait rien vu, rien entendu&nbsp;!

&nbsp;

Contestation des r&eacute;sultats du Second tour

&nbsp;

2. Apr&egrave;s le verdict des juges, Chairman ne s'&eacute;tait pas inscrit dans la logique d'une opposition forte et r&eacute;publicaine, contrairement &agrave; ce qu'il souligne. A preuve&nbsp;: il avait brandi la menace de la remise en cause des r&eacute;sultats &eacute;lectoraux &agrave; la premi&egrave;re occasion. Pour rappel, dans sa d&eacute;claration du 28 novembre 2006, il avait&nbsp; consid&eacute;r&eacute; que le proc&egrave;s &laquo; n'a &eacute;t&eacute; ni &eacute;quitable, ni juste pour restaurer la transparence et la v&eacute;rit&eacute; des urnes &raquo;. Il ajoutera d'ailleurs ceci&nbsp;: &laquo; Nos griefs sur cette &eacute;lection demeurent et nous serions bien fond&eacute;s &agrave; en contester le verdict &raquo; ! 

&laquo; La R&eacute;publique &raquo; fut l'un des rares journaux &agrave; relever que le vaincu du Second tour n'avait ni f&eacute;licit&eacute; Joseph Kabila de son &eacute;lection (comme le font les perdants ayant r&eacute;ellement l'esprit d&eacute;mocratique), ni eu un seul petit mot de remerciement &agrave; l'&eacute;gard des partenaires ext&eacute;rieurs (devenus ses principaux d&eacute;fenseurs). On n'a qu'&agrave; relire le texte int&eacute;gral de sa d&eacute;claration.

A l'entendre proclamant par la suite son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait rien vu, rien entendu&nbsp;!

&nbsp;

Attaques pendant la campagne &eacute;lectorale

&nbsp;

3. Pour que l'Histoire soit pr&eacute;serv&eacute;e de la souillure, il est imp&eacute;rieux de nous rem&eacute;morer le parcours des deux candidats &agrave; partir de la campagne &eacute;lectorale ouverte le 29 juin pour se terminer le 28 juillet 2006.

Pour avoir couvert la campagne &eacute;lectorale dans la suite du candidat Joseph Kabila au Premier tour, cela successivement aux &eacute;tapes de Kisangani et Isiro (Province Orientale), Gbadolite, Gemena et Bumba (Equateur), Lodja, Mbuji-Mayi et Kabinda (Kasa&iuml; oriental), Kindu (Maniema) et Lubumbashi (Katanga), nous avons beaucoup vu, &eacute;norm&eacute;ment entendu.

Introduit dans chacune de ses adresses par Vital Kamerhe, alors secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du Pprd, le candidat Kabila n'avait pas une seule fois tenu des propos d&eacute;plac&eacute;s envers un seul de ses 31 concurrents. Dont Jean-Pierre Bemba. Pas une seule fois nous n'avons vu ou entendu les militants du Pprd s'attaquer aux militants d'autres partis ou d&eacute;truire leurs mat&eacute;riels de campagne.

Par contre, Jean-Pierre Bemba alignait des attaques en r&egrave;gle soit par lui-m&ecirc;me, soit par ses hommes interpos&eacute;s. 

Les premi&egrave;res attaques avaient commenc&eacute; par Lubumbashi avec des allusions &agrave; peine voil&eacute;es sur les contrats miniers. Chairman avait conscience, lui, de s'adresser directement &agrave; Kabila &eacute;tant donn&eacute; que la campagne ne portait pas sur les l&eacute;gislatives nationales ou provinciales, encore moins sur l'&eacute;lection du gouverneur de province. La campagne visait la pr&eacute;sidentielle&nbsp;!

De retour &agrave; Kinshasa, les attaques s'&eacute;taient amplifi&eacute;es le 27 juillet 2006. D'abord, sur son parcours de l'a&eacute;roport de Ndjili au stade Tata Rapha&euml;l, tous les mat&eacute;riels de campagne de Kabila avaient &eacute;t&eacute; d&eacute;truits. Les si&egrave;ges de la Ham et de l'Ondh, de m&ecirc;me les installations de l'Arm&eacute;e de l'Eternel et de l'orchestre Wenge musica maison m&egrave;re avaient &eacute;t&eacute; vandalis&eacute;es. Des policiers &eacute;taient les uns molest&eacute;s, les autres abattus froidement par ses partisans. Ensuite, en plein meeting au stade, Jean-Pierre Bemba avait exploit&eacute; les fameuses injures qu'aurait faites son concurrent Kabila aux Kinois. Il s'&eacute;tait livr&eacute; &agrave; une surench&egrave;re scandaleuse. Enfin, il avait laiss&eacute; ses m&eacute;dias exploiter &agrave; fond le discours sur la congolit&eacute; promu par Honor&eacute; Nbganda et l'Apareco.

A l'entendre proclamant par la suite son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait rien vu, rien entendu&nbsp;!

&nbsp;

Provocations &agrave; Gbadolite, Gemena et Bumba

&nbsp;

4. T&eacute;moins oculaires de sc&egrave;nes de provocation v&eacute;cues par le candidat Kabila &agrave; Gbadolite, Gemena et Bumba, nous avons vu comment les &eacute;l&eacute;ments Fardc commis &agrave; la s&eacute;curit&eacute; de Bemba dans les deux premi&egrave;res villes s'&eacute;taient comport&eacute;s pendant la s&eacute;jour de celui qui, jusque-l&agrave;, &eacute;tait tout de m&ecirc;me le chef de l'Etat en fonction. A Gbado, ils avaient nou&eacute; un bandeau rouge sur le front et sur le bout du canon de leurs armes. Signe qu'ils &eacute;taient pr&ecirc;ts &agrave; tout affrontement arm&eacute; avec la garde pr&eacute;sidentielle. Neuf mois plus tard,&nbsp; ces sc&egrave;nes vont&nbsp; se r&eacute;p&eacute;ter &agrave; Kinshasa&nbsp;!

A Gbadolite, les &eacute;l&eacute;ments de Bemba avaient m&ecirc;me coup&eacute; le signal Rtnc et Digitalcongo la veille de l'arriv&eacute;e de Joseph Kabila Kabange.

A Gemena, ils avaient emp&ecirc;ch&eacute; les jeeps du cort&egrave;ge pr&eacute;sidentiel d'&ecirc;tre d&eacute;barqu&eacute;es de l'avion&nbsp;; ce qui obligera Kabila de parcourir &agrave; pied la distance s&eacute;parant l'a&eacute;roport de l'institut Gemena, lieu du meeting. 

A Bumba, Radio Libert&eacute; avait accru le discours sur la congolit&eacute;, exactement comme elle le faisait &agrave; Gbadolite et &agrave; Gemena.

A l'entendre proclamant par la suite son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait rien vu, rien entendu&nbsp;!

&nbsp;

Appel au soul&egrave;vement des Kinois

&nbsp;

5. Le 20 ao&ucirc;t 2006, date fix&eacute;e pour la proclamation par la Cei des r&eacute;sultats provisoires pour le Premier tour, des acteurs politiques proches ethniquement de Bemba avaient pass&eacute; des heures enti&egrave;res sur Radio Libert&eacute; Kinshasa (Ralik) &agrave; pr&eacute;parer les Kinois au soul&egrave;vement en cas de victoire de Joseph Kabila. 

A partir de 11h00, les auditeurs de Ralik entendront ce message&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les r&eacute;sultats attendus allaient consacrer la victoire du candidat des Occidentaux, celui avec lequel les Occidentaux entendaient signer des contrats l&eacute;onins sur les dos du peuple congolais, en privant Bemba de sa victoire &raquo;&nbsp;! 

Ils avaient m&ecirc;me pouss&eacute; la provocation &agrave; l'inimaginable en demandant aux Tanzaniens ou aux Rwandais de venir r&eacute;cup&eacute;rer leur &laquo;&nbsp;fils&nbsp;&raquo; au risque de le voir subir le supplice du lib&eacute;rien&nbsp; Samuel Do&euml;&nbsp;! 

A l'entendre proclamant par la suite son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait rien vu, rien entendu&nbsp;!

Ou plut&ocirc;t si, car tout ce qu'il retiendra des &eacute;v&eacute;nements du 20 au 24 ao&ucirc;t 2006, c'est l'attaque dont il fut l'objet en sa r&eacute;sidence secondaire du Bld du 30 juin alors qu'il recevait les diplomates membres du Ciat. Or, c'est le m&ecirc;me jour et au m&ecirc;me endroit que ses gardes avaient enferm&eacute; les &eacute;l&eacute;ments de la Garde pr&eacute;sidentielle. Probablement que ses gardes, qui pouvaient tout ignorer sauf une action muscl&eacute;e de r&eacute;cup&eacute;ration, lui auront cach&eacute; cette prise d'otage.

C'est d&eacute;j&agrave; r&eacute;v&eacute;lateur qu'au sujet de ces incidents, le Mlc n'ait jamais insist&eacute; dans la r&eacute;clamation d'une enqu&ecirc;te internationale ind&eacute;pendante.

&nbsp;

&nbsp;

Incendie de &laquo;&nbsp;Ccktv&nbsp;&raquo;

&nbsp;

6. Le 18 septembre 2006, un incendie s'&eacute;tait d&eacute;clar&eacute; dans l'immeuble abritant le si&egrave;ge national du Mlc et des m&eacute;dias Bemba (Cctv, Cktv et Ralik). Cet incendie avait &eacute;t&eacute; rapidement attribu&eacute; au d&eacute;put&eacute; national Pprd Kasongo Numbi, invit&eacute; pourtant &agrave; une &eacute;mission par le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Cctv, St&eacute;phane Kitutu O'leontwa. Mais la suite des &eacute;v&eacute;nements r&eacute;v&eacute;la qu'il s'agissait d'un accident cons&eacute;cutif &agrave; un court-circuitage &eacute;lectrique. 

H&eacute;las&nbsp;!, l'infortun&eacute; Kasongo Numbi se retrouvera avec une jambe cass&eacute;e&nbsp;; un garde de Bemba lui ayant fracass&eacute; la jambe avec une brique&nbsp;! L'acte avait &eacute;t&eacute; commis dans la m&ecirc;me r&eacute;sidence secondaire du Bld du 30 juin&nbsp;!

A l'entendre proclamant par la suite son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait rien vu, rien entendu&nbsp;!

&nbsp;

Destruction de la Cour supr&ecirc;me de justice

&nbsp;

7. Le 11 novembre 2006, il y avait eu destruction d'une partie de la Cour supr&ecirc;me de justice alors que cette instance devrait se prononcer sur la requ&ecirc;te en annulation des r&eacute;sultats provisoires du Second tour de la pr&eacute;sidentielle proclam&eacute;s par la Cei et de l'enti&egrave;ret&eacute; de la maison communale de Gombe o&ugrave; le couple pr&eacute;sidentiel venait de c&eacute;l&eacute;brer le mariage civil.

Dans la foul&eacute;e, encore des policiers seront les uns abattus, les autres molest&eacute;s par les hommes de Bemba, principalement ceux qui se trouvaient en faction dans le param&egrave;tre &laquo;&nbsp;Rond-point Mandela/Bld du 30 juin &ndash; Place Cadeco &ndash; Place Cour supr&ecirc;me de justice &ndash; Rocade Inss&nbsp;&raquo;, devenu un no man's land dans la ville. Les si&egrave;ges de l'ong Parec et de la Fecofa avaient &eacute;galement &eacute;t&eacute; d&eacute;truits.

A l'entendre proclamant par la suite son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait rien vu, rien entendu&nbsp;!

&nbsp;

Dieu ne fait pas Bemba &laquo;&nbsp;vainqueur&nbsp;&raquo;

&nbsp;

Peut-on, un seul instant, et en toute honn&ecirc;tet&eacute;, dire que tous ces actes-l&agrave;, sign&eacute;s au grand jour, pr&eacute;sageaient d'un excellent climat de confiance et de cohabitation pacifique entre Joseph Kabila Kabange et Jean-Pierre Bemba Gombo, l'un ou l'autre comme chef d'Etat ou chef de file de l'Opposition&nbsp;?

Bien au contraire. Et Bemba le savait &eacute;tant donn&eacute; qu'avant les &eacute;v&eacute;nements de mars 2007, il y a eu ce gros exhibitionnisme militaro-f&eacute;tichiste observ&eacute; plusieurs semaines durant sur le Bld du 30 juin, devant la m&ecirc;me r&eacute;sidence secondaire. 

Faisant face aux &eacute;l&eacute;ments Fardc positionn&eacute;s dans le cimeti&egrave;re de Gombe et ses voisinages imm&eacute;diats, les &eacute;l&eacute;ments Fardc commis &agrave; la garde de Chairman terrorisaient pratiquement la population avec le m&ecirc;me bandeau rouge nou&eacute; sur le front et sur le canon de leurs armes, sc&egrave;ne observ&eacute;e &agrave; Gbadolite et Gemena six mois plus t&ocirc;t&nbsp;!

D&eacute;j&agrave;, dans l'&eacute;mission &laquo;&nbsp;Pona Ekolo&nbsp;&raquo;, un bembiste louait l'intr&eacute;pidit&eacute; des &eacute;l&eacute;ments de l'ex-branche arm&eacute;e du Mlc. Un d&eacute;put&eacute; Mlc originaire de l'Equateur pr&eacute;disait une d&eacute;faite cuisante aux Fardc en cas d'affrontement arm&eacute; avec les m&ecirc;mes &eacute;l&eacute;ments.

Il est de notori&eacute;t&eacute; publique que les &eacute;v&eacute;nements de Kinshasa r&eacute;sultaient de l'interview accord&eacute;e par Chairman &agrave; quatre m&eacute;dias politiquement proches.

Pour rappel, Bemba &ndash; &agrave; qui Joseph Kabila Kabange a rendu visite en sa r&eacute;sidence principale aussit&ocirc;t connus les ennuis de sant&eacute; avec la foulure au pied qu'il s'est faite dans ses escaliers - venait de rentrer de son s&eacute;jour m&eacute;dical au Portugal. Il devait signer sa rentr&eacute;e politique&nbsp;!

Mais quelle rentr&eacute;e politique&nbsp;? 

Depuis plusieurs semaines, en effet, l'Etat-major g&eacute;n&eacute;ral des Fardc avait soumis tous les militaires &agrave; un recensement g&eacute;n&eacute;ral. Le d&eacute;lai d&eacute;pass&eacute;, un ultimatum de 15 jours leur avait &eacute;t&eacute; imparti.

Or, &agrave; quoi avait-on assist&eacute;&nbsp;? Avec le recul du temps, on devrait auditionner &agrave; nouveau cette interview&nbsp;pour circonscrire toute la d&eacute;marche provocatrice dans le chef de celui qui se voulait chef de file de l'Opposition forte et r&eacute;publicaine ! Car Bemba parlait de ses soldats (&laquo;&nbsp;Basoda na ngai&nbsp;&raquo;, r&eacute;p&eacute;tait-il en lingala). Il les soustrayait &agrave; l'appel de la Haute hi&eacute;rarchie militaire&nbsp;; ce qui revient &agrave; dire qu'il les invitait ouvertement &agrave; la d&eacute;sob&eacute;issance, &agrave; la mutinerie&nbsp;!

R&eacute;clamant l'application des accords de la Monuc en ce qui concerne le dispositif s&eacute;curitaire sp&eacute;cial que le vainqueur devrait mettre en place pour le vaincu, il se gaussait en m&ecirc;me temps des Fardc qui, selon ses propos, devraient plut&ocirc;t se retrouver au Nord-Kivu pour combattre Laurent Nkunda ou &agrave; Kahemba pour en chasser les Angolais&nbsp;!

Ainsi, remettait-il en cause tout le processus de brassage enclench&eacute;&nbsp;!&nbsp;&nbsp; 

Paradoxe congolais&nbsp;: au lendemain de cette interview, un journal de la place soutenait que les Occidentaux avaient tr&egrave;s bien appr&eacute;ci&eacute; cette prestation qu'ils consid&eacute;raient comme digne d'un Opposant&nbsp;! Et le surlendemain, c'&eacute;tait la guerre en pleine ville de Kinshasa avec son cort&egrave;ge de morts, de bless&eacute;s et de destruction des biens.

L'&eacute;pisode rappelait aux Kinois le pillage de 1991. Un journal de la m&ecirc;me ob&eacute;dience s'en &eacute;tait vant&eacute; le lendemain, reprenant la r&eacute;action d'un leader de l'Union sacr&eacute;e selon laquelle &laquo;&nbsp;Mobutu avait pill&eacute; le peuple, et maintenant le peuple pille Mobutu&nbsp;&raquo;. On conna&icirc;t la suite avec le ch&ocirc;mage qui s'en est suivi.

Bref, Bemba a planifi&eacute; son coup&nbsp;; mais cette fois-l&agrave;, Dieu ne l'a pas fait &laquo;&nbsp;vainqueur&nbsp;&raquo;&nbsp;! Au contraire, Dieu l'a litt&eacute;ralement confondu parce qu'il s'est mis &agrave; faire ce qu'en d'autres circonstances il n'aurait jamais fait.

Tenez&nbsp;!&nbsp; Primo, il va offrir le cessez-le-feu au commandement des Fardc d&egrave;s que les choses ont commenc&eacute; &agrave; se g&acirc;ter pour sa garde, entr&eacute;e pratiquement en mutinerie. Or, le cessez-le-feu est un acte militaire, et seul le militaire (loyaliste ou rebelle) est comp&eacute;tent pour le prendre. L'observation est, une fois de plus, du journal &laquo;&nbsp;La R&eacute;publique&nbsp;&raquo;.

En l'annon&ccedil;ant le 22 mars 2007 aux environs de 18h00 dans une d&eacute;claration faite sur Radio Okapi, Bemba a, en r&eacute;alit&eacute;, confirm&eacute; qu'il &eacute;tait toujours &agrave; la t&ecirc;te d'une branche arm&eacute;e alors que la Constitution promulgu&eacute;e le 18 f&eacute;vrier 2006 et &agrave; l'adoption de laquelle il avait largement et activement contribu&eacute; lors du r&eacute;f&eacute;rendum des 18 et 19 d&eacute;cembre 2005 interdit formellement le d&eacute;tournement des &eacute;l&eacute;ments Fardc ainsi que l'entretien des forces paramilitaires, des milices etc.

Du reste, dans une d&eacute;claration du 28 mars 2007 sign&eacute;e de son charg&eacute; de Communication, il ressort au point 1 que &laquo;&nbsp;Le jeudi 22 mars 2007, l'honorable s&eacute;nateur JP Bemba Gombo a demand&eacute; au Repr&eacute;sentant sp&eacute;cial du secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral des Nations Unies, l'ambassadeur William Swing, de prendre des dispositions pour faciliter l'int&eacute;gration par l'Etat-major g&eacute;n&eacute;ral des FARDC des &eacute;l&eacute;ments commis &agrave; sa garde dans les villes de Gbadolite et de Gemena&nbsp;&raquo;. C'est la preuve, si besoin est,&nbsp; que jusqu'&agrave; cette date du 22 mars, l'int&eacute;gration n'&eacute;tait pas toujours faite&nbsp;!

Un malheur ne venant jamais seul, Bemba va confirmer au travers de la m&ecirc;me&nbsp; d&eacute;claration, au point 2, la d&eacute;tention par devers lui d'un armement &agrave; Gbadolite et Gemena. &laquo;&nbsp;Les entrep&ocirc;ts d'armements de Gbadolite et de Gemena avaient &eacute;t&eacute; mis sous observation de la Monuc depuis que l'honorable s&eacute;nateur JP Bemba avait quitt&eacute; cette ville en juillet 2003. Ces entrep&ocirc;ts avaient &eacute;t&eacute; contr&ocirc;l&eacute;s par une d&eacute;l&eacute;gation de l'Etat-major g&eacute;n&eacute;ral des FARDC en 2004&nbsp;&raquo;, y lit-on. La d&eacute;claration n'explique pas cependant pourquoi, jusqu'en mars 2007, l'arm&eacute;e nationale n'en avait pas encore pris possession&nbsp;!

Et au point 3, l'honorable s&eacute;nateur JP Bemba &laquo;&nbsp;prend acte ce jour de l'int&eacute;gration par l'Etat-major g&eacute;n&eacute;ral des FARDC des &eacute;l&eacute;ments commis &agrave; sa garde d&eacute;ploy&eacute;s dans les villes de Gbadolite et de Gemena, ainsi que de l'entr&eacute;e en possession par la hi&eacute;rarchie militaire des entrep&ocirc;ts d'armement de Gbadolite et de Gemena&nbsp;&raquo;. 

En d'autres termes, c'est seulement le 28 mars 2007 que Chairman a mis &agrave; la disposition de l'arm&eacute;e et ses hommes, et son arsenal de guerre&nbsp;!

Rien qu'avec cette d&eacute;claration, il s'en est all&eacute; des circonstances att&eacute;nuantes aux circonstances aggravantes, se livrant lui-m&ecirc;me aux instances judiciaires. 

La Constitution, &agrave; l'instar du S&eacute;nat, soumet toute action judiciaire &agrave; charge d'un s&eacute;nateur &agrave; la lev&eacute;e de son immunit&eacute; parlementaire. C'est ainsi que le 10 avril 2007, soit 13 jours apr&egrave;s la d&eacute;claration suicidaire et 18 jours apr&egrave;s les &eacute;v&eacute;nements dits de Kinshasa, le Procureur g&eacute;n&eacute;ral de la R&eacute;publique, Tshimanga Mukeba, a adress&eacute; au Pr&eacute;sident du S&eacute;nat une requ&ecirc;te pour cette lev&eacute;e.

Devenu pr&eacute;sident du S&eacute;nat au terme de l'&eacute;lection du Bureau d&eacute;finitif, et au nom du principe de continuit&eacute; de l'Etat, L&eacute;on Kengo, juriste de formation et pr&eacute;d&eacute;cesseur de Tshimanga Mukeba, se devait de donner suite &agrave; la proc&eacute;dure d&eacute;clench&eacute;e. Curieusement, il va superbement ignorer cette correspondance. D'ailleurs, au lendemain de son &eacute;lection, il fera sur Rfi la d&eacute;claration suivante&nbsp;: &laquo;&nbsp;Je consid&egrave;re que ce probl&egrave;me est &eacute;minemment politique. Il ne faut pas en faire une question judiciaire qui risque d'exacerber la situation et l'opinion. Il faut un r&egrave;glement politique de ce dossier&nbsp;&raquo;.

Tout aussi curieusement&nbsp;: il sera le premier &agrave; se plaindre du silence du Premier ministre Antoine Gizenga &agrave; sa propre correspondance favorable &agrave; Jean-Pierre Bemba&nbsp;!&nbsp; C'est aussi cela, le fonctionnement de la R&eacute;publique. Aux uns, on fait subir la rigueur de la loi&nbsp;; aux autres, on promeut la solution politique, m&ecirc;me quand l'acte infractionnel est sign&eacute;&nbsp;!

Ce n'est cependant pas une raison pour tronquer l'Histoire, d'autant plus qu'il n'y a rien de pire qui puisse arriver &agrave; une Nation que de voir l'&eacute;lu du peuple mentir au m&ecirc;me peuple.

Au regard de ce qui pr&eacute;c&egrave;de, personne de raisonnable ne peut faire porter &agrave; Joseph Kabila Kabange la responsabilit&eacute; des &eacute;v&eacute;nements de Kinshasa de mars 2007.

N'en d&eacute;plaise &agrave; Jean-Pierre Bemba qui continue de soutenir dans ses d&eacute;clarations que le Chef de l'Etat aurait tent&eacute; de le tuer &agrave; trois reprises.

&nbsp;

&nbsp;
 ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/06/647238</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
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  <pubDate>Wed, 11 Jun 2008 12:23:23 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>Kabila parle : Le rapport maître- esclaves entre la Belgique et la RDC, C&#039;est fini</title>
   <description><![CDATA[ 

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&nbsp;
ENTRETIEN

KINSHASA

DE NOTRE ENVOY&Eacute;E SP&Eacute;CIALE

Barbe poivre et sel, cheveux drus, regard brillant, le pr&eacute;sident Joseph Kabila s'est donn&eacute; un look de maquisard, de &laquo; freedom fighter &raquo;, illustrant peut-&ecirc;tre les combats qui se m&egrave;nent en ce moment avec pour enjeu la souverainet&eacute; et le d&eacute;collage &eacute;conomique du Congo.

Ces derni&egrave;res semaines, depuis qu'il exerce la pr&eacute;sidence de la Communaut&eacute; des Etats d'Afrique centrale, il a multipli&eacute; les voyages : Zambie, Afrique du Sud, Inde, une r&eacute;union &agrave; New York au Conseil de S&eacute;curit&eacute; dont il &eacute;tait rentr&eacute; un jour plus t&ocirc;t que pr&eacute;vu pour recevoir lundi la d&eacute;l&eacute;gation belge, compos&eacute;e du ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res Karel De Gucht, des ministres de la D&eacute;fense Pieter De Crem et de la Coop&eacute;ration Charles Michel.

Un agenda chahut&eacute;, les Belges ayant pris comme une offense le fait que le rendez-vous qu'eux-m&ecirc;mes avaient sugg&eacute;r&eacute; pour lundi matin soit d&eacute;plac&eacute; en fin d'apr&egrave;s-midi&hellip; Au cours des deux rencontres avec le trio belge, men&eacute; par Karel De Gucht, les &eacute;changes furent parfois rudes, &agrave; la limite de l'incident.

&laquo; Le partenariat belgo-congolais est vraiment tr&egrave;s fort, il devrait survivre &agrave; ces tensions &raquo;, devait conclure Pieter De Crem avant de repartir pour la Belgique alors que ses deux coll&egrave;gues s'envolaient pour l'est du pays.

Au lendemain de son dernier entretien, men&eacute; durant une heure quarante avec la d&eacute;l&eacute;gation belge, le pr&eacute;sident Kabila a accept&eacute; de r&eacute;pondre aux questions du Soir.

Au-del&agrave; des p&eacute;rip&eacute;ties li&eacute;es &agrave; l'agenda proprement dit, quel bilan tirez-vous de la visite de la d&eacute;l&eacute;gation belge ?

Il me semble que la mission n'&eacute;tait pas tr&egrave;s bien organis&eacute;e, parce qu'au d&eacute;part il n'&eacute;tait question que de la visite du ministre de la D&eacute;fense, invit&eacute; par son homologue Chikez pour faire le point sur le partenariat militaire que nous appr&eacute;cions beaucoup et entendons bien continuer. Les ministres De Gucht et Charles Michel ont d&eacute;cid&eacute; ensuite de venir ensemble. J'ai donc re&ccedil;u la d&eacute;l&eacute;gation dirig&eacute;e par le ministre De Gucht qui m'a d&eacute;livr&eacute; un message au nom du gouvernement belge. Mais quel message ! Un message que je n'ai pas du tout appr&eacute;ci&eacute; et je le lui ai dit. Pour moi, l'essentiel, c'est que la Belgique doit se d&eacute;cider &agrave; propos du type de relations qu'elle souhaite entretenir avec la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo. Soit de bonnes, de tr&egrave;s bonnes relations de partenariat adulte avec un Etat souverain et ind&eacute;pendant, soit des relations de ma&icirc;tre &agrave; esclave. Le gouvernement belge doit lever l'option sur ce point et construire une relation sur la base de son choix.

Estimez-vous qu'au cours de cet entretien avec vous, c'est le Congo qui aurait &eacute;t&eacute; trait&eacute; injustement ?

Il ne s'agit pas de moi, de ma personne. Mais je constate que chaque fois qu'une mission est dirig&eacute;e par le ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res, c'est avec beaucoup d'arrogance, comme si nos visiteurs venaient ici pour nous donner des le&ccedil;ons. C'est inacceptable. Le Congo n'acceptera jamais cela, et surtout pas moi. Un autre peut-&ecirc;tre, mais pas moi. Dans ce pays, on a vers&eacute; le sang, et pour notre ind&eacute;pendance, et pour notre lib&eacute;ration. Je n'accepterai jamais de le&ccedil;ons de la part de qui que ce soit, qu'il s'agisse du ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res belge ou chinois, peu importe. La Belgique doit d&eacute;cider du type de relations qu'elle souhaite entretenir avec le Congo.

Il est vrai cependant que la Belgique entretient une relation de longue dur&eacute;e avec le Congo ?

Oui, mais la Belgique est d'abord un partenaire. Moi, j'esp&egrave;re bien que la Belgique sera toujours un pays ami, un pays fr&egrave;re, avec lequel je n'ai personnellement aucun probl&egrave;me. Mais une ann&eacute;e et demie apr&egrave;s les &eacute;lections, on ne peut pas traiter avec la R&eacute;publique d&eacute;mocratique du Congo comme si on &eacute;tait dans les ann&eacute;es 90, qui ont &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es par la conf&eacute;rence nationale souveraine, la transition, les guerres, etc. Il faut savoir que le Congo a compl&egrave;tement chang&eacute;, et c'est cela le point de d&eacute;part : il y a ici un pouvoir l&eacute;gitime. M&ecirc;me avant, je ne pouvais pas accepter que les gens puissent traiter avec notre pays comme s'il &eacute;tait encore une colonie&hellip;

Votre r&eacute;action aux entretiens avec la d&eacute;l&eacute;gation belge porte-t-elle sur la forme ou sur le contenu de ce qui a &eacute;t&eacute; dit ?

Il y avait un probl&egrave;me sur la forme aussi, mais c'est surtout le contenu qui posait probl&egrave;me. Apr&egrave;s notre r&eacute;union d'hier, j'esp&eacute;rais bien que, sur cette base, nous pourrions tourner la page. Les points de friction portaient entre autres sur le poste de rapporteur pour les droits de l'homme. Nous avons demand&eacute; que ce poste ne soit pas reconduit. L'Etat congolais n'est-il pas souverain ? Nous prenons nos d&eacute;cisions en fonction de nos int&eacute;r&ecirc;ts, de la politique de notre pays et surtout de son d&eacute;veloppement. Un rapporteur sp&eacute;cial ici ? Mais pourquoi chez nous et pas dans d'autres pays d'Afrique ? La situation est-elle tellement grave ici qu'il faut que quelqu'un soit toujours l&agrave; &agrave; observer, &agrave; surveiller ? J'ai suivi les positions des ONG, belges et autres, mais je r&eacute;p&egrave;te que c'est inacceptable.

Ce que je refuse, c'est qu'une sorte de tutelle continue &agrave; s'exercer sur nous. Je ne r&eacute;cuse pas le droit de regard, car ici on applique la transparence. Qu'il s'agisse des droits de l'homme, de la gouvernance, tout le monde peut regarder ce qu'il veut. Je me consid&egrave;re comme le premier d&eacute;fenseur des droits de l'homme. Mais une tutelle, non, c'est inacceptable.

L'incident avec la Belgique est-il clos ?

Il n'y a pas d'incident, car je n'ai pas voulu qu'il y en ait, il n'y a eu que le d&eacute;but d'un incident, quelque chose comme une provocation&hellip; Je sais seulement qu'en Angola, en Afrique du Sud, en Tanzanie, au Soudan et ailleurs, si la d&eacute;l&eacute;gation belge portait un message comme elle l'a fait ici, elle aurait &eacute;t&eacute; chass&eacute;e. C'est la derni&egrave;re fois que j'ai accept&eacute; de recevoir une d&eacute;l&eacute;gation porteuse d'un tel message. La prochaine fois, il y aura certainement un incident&hellip; 


__._,_.___  ]]></description>
   <link>http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/621619</link>
   <author>CONGODEBOUT</author>
   <guid isPermaLink="true">http://congodebout.blog.mongenie.com/index/p/2008/04/621619</guid>
  <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 20:49:13 +0200</pubDate>
  </item><item>
   <title>A l’origine de sa propre auto-exclusion : Bemba s’est trahi par ses faits et gestes !</title>
   <description><![CDATA[ &nbsp;



Une
interview de Jean-Pierre Bemba &agrave; Radio Okapi, diffus&eacute;e dans la presse kinoise
le 14 avril 2008 concomitamment avec une analyse critique du Ccd de Jean-Pierre
Lisanga Bonganga sur le m&ecirc;me sujet, &agrave; savoir le retour &agrave; s&eacute;curiser de Chairman, a b&eacute;n&eacute;fici&eacute; en d&eacute;but de cette semaine
d'une forte m&eacute;diatisation.


Normal&nbsp;:
apr&egrave;s l'&eacute;change de courrier entre le S&eacute;nat et le Gouvernement les 24 et 29 mars
pass&eacute; et la publication, par la chambre haute, du communiqu&eacute; du 31 courant
&eacute;voquant pour la premi&egrave;re fois les dispositions relatives &agrave; la fin du mandat
selon l'article 204-6 du R&egrave;glement int&eacute;rieur, l'exil&eacute; de Faro a r&eacute;agi par voie
de m&eacute;dia. Selon une d&eacute;p&ecirc;che Afp du 1er avril, il s'est dit surpris
d'apprendre de la presse ce message. Insistant sur le caract&egrave;re politique de la
solution &agrave; son probl&egrave;me, il a enjoint le gouvernement de d&eacute;signer les interlocuteurs
cens&eacute;s discuter avec lui des conditions de son retour. 


Deux
semaines apr&egrave;s, il y a eu cette interview &agrave; Radio Okapi et cette analyse
critique du Ccd venues relancer en quelque sorte le dossier. 


Manifestement,
et malheureusement, le s&eacute;nateur
Bemba et le d&eacute;put&eacute; national Lisanga ont comme r&eacute;solu de tronquer l'Histoire pour
se d&eacute;douaner vis-&agrave;-vis de l'opinion et, de ce fait, continuer &agrave; culpabiliser
Joseph Kabila et sa famille politique rest&eacute;s dramatiquement fid&egrave;les &agrave; l'esprit
&laquo;&nbsp;porteur d'&oelig;uf&nbsp;&raquo;.


En
effet, l&agrave; o&ugrave; Bemba dit&nbsp;&agrave; son interviewer : &laquo;&nbsp;Je crois qu'heureusement vous avez vu ce que j'avais d&eacute;clar&eacute; au
lendemain de la d&eacute;cision de la Cour supr&ecirc;me de justice pour &eacute;viter le chaos&nbsp;&raquo;
et explicite sa pens&eacute;e en soulignant que &laquo;&nbsp;j'avais dit que je m'inscrivais dans une opposition r&eacute;publicaine et
forte&nbsp;&raquo;, Lisanga&nbsp;; lui, rench&eacute;rit en ces termes&nbsp;: &laquo;&nbsp;Le CCD tient &agrave; rappeler &agrave; l'opinion tant
nationale qu'internationale que conform&eacute;ment &agrave; l'esprit de l'accord du 29
octobre 2006, le candidat Jean-Pierre Bemba, dont on avait officiellement
annonc&eacute; la d&eacute;faite, a &eacute;vit&eacute; au Peuple congolais la situation d&eacute;plor&eacute;e &agrave; ce jour
au Kenya, en faisant une d&eacute;claration radiot&eacute;l&eacute;vis&eacute;e demandant &agrave; ses partisans
de s'inscrire dans une opposition forte et r&eacute;publicaine&nbsp;&raquo;.


La
ressemblance des expressions est fortuite, pr&eacute;viendrait le romancier&nbsp;!


Pourtant,
les deux Jean-Pierre savent qu'ils parcellisent la narration des faits
remontant &agrave; une quinzaine de mois &agrave; peine. Des faits encore frais dans la
m&eacute;moire collective, &agrave; moins de continuer de prendre les Congolais, &agrave; commencer
par leurs propres &eacute;lecteurs, pour de gros amn&eacute;siques.


Rafra&icirc;chissons
les deux honorables la m&eacute;moire&nbsp;:


&nbsp;


Violation des Accords de la
&laquo;&nbsp;Monuc&nbsp;&raquo;


&nbsp;


1.
Bemba n'avait accept&eacute; ni le verdict des urnes, ni celui des juges. En effet, avant
le verdict des urnes, il y avait eu la d&eacute;claration
proclamant sa victoire au Second tour.
Faite au nom de l'Un par le s&eacute;nateur Lunda Bululu en la r&eacute;sidence secondaire de Chairman sur le Bld du 30
juin (lieu de la plupart des &eacute;v&eacute;nements malheureux &agrave; se produire entre ao&ucirc;t
2006 et mars 2007), cette d&eacute;claration &eacute;tait en elle-m&ecirc;me une violation
d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e (la premi&egrave;re, de toutes les fa&ccedil;ons) des accords politiques conclus
entre ses d&eacute;l&eacute;gu&eacute;s et ceux de Kabila sous les auspices de la Monuc, accords qui
pr&eacute;voyaient notamment des dispositions s&eacute;curitaires &agrave; prendre par le vainqueur
en faveur du vaincu. Pour m&eacute;moire, le d&eacute;cret n&deg;6/143-b du 13 novembre 2006 en est
le produit.


A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu&nbsp;!


&nbsp;


Contestation des r&eacute;sultats du Second
tour


&nbsp;


2.
Apr&egrave;s le verdict des juges, Chairman ne s'&eacute;tait pas inscrit dans la logique
d'une opposition forte et r&eacute;publicaine ou r&eacute;publicaine et forte, contrairement
&agrave; ce qu'il souligne. A preuve&nbsp;: il avait brandi la menace de la remise en
cause des r&eacute;sultats &eacute;lectoraux &agrave; la premi&egrave;re occasion. Pour rappel, consid&eacute;rant
que le proc&egrave;s &laquo; n'a &eacute;t&eacute; ni &eacute;quitable, ni
juste pour restaurer la transparence et la v&eacute;rit&eacute; des urnes &raquo;, il avait
exactement ajout&eacute; ceci&nbsp;: &laquo; Nos
griefs sur cette &eacute;lection demeurent et nous serions bien fond&eacute;s &agrave; en contester
le verdict &raquo; ! 


&laquo;
La R&eacute;publique &raquo; fut l'un des rares
journaux &agrave; relever que le vaincu du Second tour n'avait ni f&eacute;licit&eacute; Joseph
Kabila de son &eacute;lection (comme le font les esprits d&eacute;mocratiques), ni eu un seul
petit mot de remerciement &agrave; l'&eacute;gard des partenaires ext&eacute;rieurs (devenus ses
principaux d&eacute;fenseurs). On n'a qu'&agrave; relire le texte int&eacute;gral de sa d&eacute;claration.


A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu&nbsp;!


&nbsp;


Attaques pendant la campagne &eacute;lectorale


&nbsp;


3.
Pour que l'Histoire soit pr&eacute;serv&eacute;e de la souillure, il est imp&eacute;rieux de
commencer cependant par situer le parcours des deux candidats &agrave; partir de la
campagne &eacute;lectorale.


Personnellement,
seul journaliste de la presse &eacute;crite priv&eacute;e &agrave; me retrouver dans la suite du
candidat Joseph Kabila au Premier tour, cela aux &eacute;tapes de Kisangani et Isiro
(Province Orientale), Gbadolite, Gemena et Bumba (Equateur), Lodja, Mbuji-Mayi
et Kabinda (Kasa&iuml; oriental), Kindu (Maniema) et Lubumbashi (Katanga), j'avais beaucoup
vu, &eacute;norm&eacute;ment entendu.


Introduit
dans chacune de ses adresses par Vital Kamerhe, alors secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral du
Pprd, le candidat Kabila n'avait pas une seule fois tenu des propos d&eacute;plac&eacute;s
envers un seul de ses 31 concurrents. Dont Jean-Pierre Bemba. Pas une seule
fois on n'avait vu ou entendu les militants du Pprd s'attaquer aux militants
d'autres partis ou d&eacute;truire leurs mat&eacute;riels de campagne.


Par
contre, Jean-Pierre Bemba, selon les d&eacute;p&ecirc;ches d'agences g&eacute;n&eacute;ralement lues sur
Internet, alignait des attaques en r&egrave;gle soit par lui-m&ecirc;me, soit par ses hommes
interpos&eacute;s. 


Les
premi&egrave;res attaques avaient commenc&eacute; par Lubumbashi avec des allusions &agrave; peine
voil&eacute;es sur les contrats miniers. Il avait conscience, lui, de s'adresser
directement &agrave; Kabila &eacute;tant donn&eacute; que la campagne ne portait pas sur les
l&eacute;gislatives, mais sur la pr&eacute;sidentielle&nbsp;!


De
retour &agrave; Kinshasa, les attaques s'&eacute;taient amplifi&eacute;es le 27 juillet 2006.
D'abord, sur son parcours de l'a&eacute;roport de Ndjili au stade Tata Rapha&euml;l, tous
les mat&eacute;riels de campagne de Kabila ayant &eacute;t&eacute; d&eacute;truits. Les si&egrave;ges de la Ham et
de l'Ondh, de m&ecirc;me les installations de l'Arm&eacute;e de l'Eternel et de l'orchestre
Wenge musica maison m&egrave;re avaient &eacute;t&eacute; vandalis&eacute;es. Des policiers &eacute;taient les uns
molest&eacute;s, les autres abattus froidement par ses partisans. Ensuite, en plein
meeting au stade, Jean-Pierre Bemba avait exploit&eacute; les fameuses injures
qu'aurait faites son concurrent Kabila aux Kinois. Il s'&eacute;tait livr&eacute; &agrave; une
surench&egrave;re scandaleuse. Enfin, il avait laiss&eacute; ses m&eacute;dias exploiter &agrave; fond le
discours sur la congolit&eacute; promu par Honor&eacute; Nbganda et l'Apareco.


A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu&nbsp;!


&nbsp;


Provocations &agrave; Gbadolite, Gemena et
Bumba


&nbsp;


4.
T&eacute;moin oculaire de sc&egrave;nes de provocation v&eacute;cues par le candidat Kabila &agrave;
Gbadolite, Gemena et Bumba, j'avais personnellement vu comment les &eacute;l&eacute;ments
Fardc commis &agrave; la s&eacute;curit&eacute; de Bemba dans les deux premi&egrave;res villes s'&eacute;taient
comport&eacute;s pendant la s&eacute;jour de celui qui, jusque-l&agrave;, fut tout de m&ecirc;me le chef de
l'Etat en fonction. A Gbado, ils avaient nou&eacute; un bandeau rouge sur le front et
sur le bout du canon de leurs armes. Signe qu'ils &eacute;taient pr&ecirc;ts &agrave; tout
affrontement arm&eacute; avec la garde pr&eacute;sidentielle. Neuf mois plus tard, &nbsp;ces sc&egrave;nes vont&nbsp; se r&eacute;p&eacute;ter &agrave; Kinshasa&nbsp;!


A
Gbado, les &eacute;l&eacute;ments de Bemba avaient m&ecirc;me coup&eacute; le signal Rtnc et Digitalcongo.
A Gemena, ils avaient emp&ecirc;ch&eacute; les jeeps du cort&egrave;ge pr&eacute;sidentiel d'&ecirc;tre
d&eacute;barqu&eacute;s de l'avion&nbsp;; ce qui obligera Kabila de parcourir &agrave; pied la
distance s&eacute;parant l'a&eacute;roport de l'institut Gemena, lieu du meeting. A Bumba, Radio
Libert&eacute; avait accru le discours de congolit&eacute;, exactement comme elle l'avait
fait &agrave; Gbadolite et &agrave; Gemena.


A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu&nbsp;!


&nbsp;


Appel au soul&egrave;vement des Kinois


&nbsp;


5.
Le 20 ao&ucirc;t 2006, date fix&eacute;e pour la proclamation par la Cei des r&eacute;sultats
provisoires pour le Premier tour, des acteurs politiques proches ethniquement de Bemba &ndash; en l'occurrence
Gabriel Mokia et Jean-Baptiste Bomanza &ndash; avaient pass&eacute; des heures enti&egrave;res sur
Radio Libert&eacute; Kinshasa (Ralik) &agrave; pr&eacute;parer les Kinois au soul&egrave;vement en cas de
victoire de Joseph Kabila. 


A
partir de 11h00, les auditeurs de Ralik entendront ce message&nbsp;: &laquo;&nbsp;les r&eacute;sultats attendus allaient consacrer la
victoire du Candidat des Occidentaux, celui avec lequel les Occidentaux
entendaient signer des contrats l&eacute;onins sur les dos du peuple congolais, en
privant Bemba de sa victoire &raquo;&nbsp;! 


Ils
avaient m&ecirc;me pouss&eacute; la provocation &agrave; l'inimaginable en demandant aux Tanzaniens
ou aux Rwandais de venir &nbsp;r&eacute;cup&eacute;rer leur
&laquo;&nbsp;fils&nbsp;&raquo; au risque de le voir subir le supplice du lib&eacute;rien &nbsp;Samuel Do&euml;&nbsp;! 


A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu&nbsp;!


Ou
plut&ocirc;t si, car tout ce qu'il retiendra des &eacute;v&eacute;nements du 20 au 24 ao&ucirc;t 2006,
c'est l'attaque dont il fut l'objet en sa r&eacute;sidence secondaire du Bld du 30
juin alors qu'il recevait les diplomates membres du Ciat. Or, c'est le m&ecirc;me
jour et au m&ecirc;me endroit que ses gardes avaient enferm&eacute; les &eacute;l&eacute;ments de la Garde
pr&eacute;sidentielle. Probablement que ses gardes, qui pouvaient tout ignorer sauf
une action muscl&eacute;e de r&eacute;cup&eacute;ration, lui avaient cach&eacute; la prise d'otage.


&nbsp;


Incendie de &laquo;&nbsp;Ccktv&nbsp;&raquo;


&nbsp;


6.
Le 18 septembre 2006, un incendie s'&eacute;tait d&eacute;clar&eacute; dans l'immeuble abritant le
si&egrave;ge national du Mlc et des m&eacute;dias Bemba (Cctv, Cktv et Ralik). Cet incendie
avait &eacute;t&eacute; rapidement attribu&eacute; au d&eacute;put&eacute; national Pprd Kasongo Numbi, invit&eacute;
pourtant &agrave; une &eacute;mission par le directeur g&eacute;n&eacute;ral St&eacute;phane Kitutu. Mais la suite
des &eacute;v&eacute;nements r&eacute;v&eacute;la qu'il s'agissait d'un accident cons&eacute;cutif &agrave; un
court-circuitage &eacute;lectrique. 


H&eacute;las&nbsp;!,
l'infortun&eacute; se retrouvera avec une jambe cass&eacute;e&nbsp;; un garde de Bemba
l'ayant &eacute;cras&eacute;e avec une brique&nbsp;! L'acte avait &eacute;t&eacute; commis dans la m&ecirc;me
r&eacute;sidence secondaire du Bld du 30 juin&nbsp;!


A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu&nbsp;!


&nbsp;


Destruction de la Cour supr&ecirc;me de
justice


&nbsp;


7.
Le 11 novembre 2006, il y avait eu destruction d'une partie de la Cour supr&ecirc;me
de justice alors que cette instance devrait se prononcer sur la requ&ecirc;te en
annulation des r&eacute;sultats provisoires du Second tour de la pr&eacute;sidentielle
proclam&eacute;s par la Cei et de l'enti&egrave;ret&eacute; de la maison communale de Gombe o&ugrave; le
couple pr&eacute;sidentiel venait de c&eacute;l&eacute;brer le mariage civil.


Dans
la foul&eacute;e, encore des policiers seront les uns abattus, les autres molest&eacute;s par
les hommes de Bemba, principalement ceux qui se trouvaient en faction dans le
param&egrave;tre &laquo;&nbsp;Rond-point Mandela/Bld du 30 juin &ndash; Place Cadeco &ndash; Place Cour
supr&ecirc;me de justice &ndash; Rocade Inss&nbsp;&raquo;, devenu un no man's land dans la ville.
Les si&egrave;ges de l'ong Parec et de la Fecofa avaient &eacute;galement &eacute;t&eacute; d&eacute;truits.


A
le suivre proclamer aujourd'hui son innocence, Bemba agit comme s'il n'avait
rien vu, rien entendu&nbsp;!


&nbsp;


Dieu ne fait pas Bemba
&laquo;&nbsp;vainqueur&nbsp;&raquo;


&nbsp;


Peut-on,
un seul instant, et en toute honn&ecirc;tet&eacute;, dire que pour nos deux honorables, tous
ces actes-l&agrave;, sign&eacute;s au grand jour, pr&eacute;sageaient d'un excellent climat de
confiance et de cohabitation pacifique entre le Ra&iuml;s et Chairman&nbsp;?


Si,
dans leur entendement, la r&eacute;ponse est oui, c'est bien l'indice que les
&eacute;v&eacute;nements des 22 et 23 mars 2007 ont &eacute;t&eacute; planifi&eacute;s&nbsp;!


Et
comment&nbsp;! (Lire BALISES).


Avant
ces &eacute;v&eacute;nements, il y a eu ce gros exhibitionnisme militaro-f&eacute;tichiste observ&eacute;
plusieurs semaines durant sur le Bld du 30 juin, devant la m&ecirc;me r&eacute;sidence
secondaire de Jean-Pierre Bemba (lire encadr&eacute;). 


Faisant
face aux &eacute;l&eacute;ments Fardc positionn&eacute;s dans le cimeti&egrave;re de Gombe et ses
voisinages imm&eacute;diats, les &eacute;l&eacute;ments Fardc commis &agrave; la garde de Chairman terrorisaient
pratiquement la population avec le m&ecirc;me bandeau rouge nou&eacute; sur le front et sur
le canon de leurs armes, sc&egrave;ne observ&eacute;e &agrave; Gbadolite et Gemena six mois plus t&ocirc;t&nbsp;!


Il
est de notori&eacute;t&eacute; publique que ces &eacute;v&eacute;nements r&eacute;sultaient de l'interview
accord&eacute;e par Chairman &agrave; quatre m&eacute;dias politiquement
proches. 


Pour
rappel, Bemba venait de rentrer de son s&eacute;jour m&eacute;dical au Portugal apr&egrave;s s'&ecirc;tre
foul&eacute; ou cass&eacute; le pied dans les escaliers de sa r&eacute;sidence principale, aux abords du fleuve Congo. Il signait ainsi sa rentr&eacute;e
politique, avait-on dit&nbsp;!


Mais
quelle rentr&eacute;e politique&nbsp;?


Depuis
plusieurs semaines, l'Etat-major g&eacute;n&eacute;ral des Fardc avait soumis tous les
militaires &agrave; un recensement g&eacute;n&eacute;ral. Le d&eacute;lai d&eacute;pass&eacute;, un ultimatum de 15 jours
leur avait &eacute;t&eacute; imparti.


Or,
&agrave; quoi avait-on assist&eacute;&nbsp;? Avec le recul du temps, on devrait auditionner &agrave;
nouveau cette interview&nbsp;pour r&eacute;aliser toute la d&eacute;marche provocatrice dans
le chef du chef de file de l'Opposition forte et r&eacute;publicaine ! 


Bemba
parlait de ses soldats (&laquo;&nbsp;Basoda
na ngai&nbsp;&raquo;, r&eacute;p&eacute;tait-il en lingala). Il les soustrayait &agrave; l'appel de la
Haute hi&eacute;rarchie militaire&nbsp;; ce qui revient &agrave; dire qu'il les invitait
ouvertement &agrave; la d&eacute;sob&eacute;issance&nbsp;!


R&eacute;clamant
l'application des accords de la Monuc en ce qui concerne le dispositif
s&eacute;curitaire sp&eacute;cial que le vainqueur devrait mettre en place pour le vaincu, il
se gaussait en m&ecirc;me temps des Fardc
qui, selon ses propos, devraient plut&ocirc;t se retrouver au Nord-Kivu pour
combattre Laurent Nkunda ou &agrave; Kahemba pour en chasser les Angolais&nbsp;!


Ainsi,
remettait-il en cause tout le processus de brassage enclench&eacute;&nbsp;! &nbsp;&nbsp;


Paradoxe
congolais&nbsp;: le lendemain de cette interview, un journal de la place soutenait
que les Occidentaux avaient tr&egrave;s bien appr&eacute;ci&eacute; cette prestation qu'ils
consid&eacute;raient comme digne d'un Opposant&nbsp;! Et le surlendemain, c'&eacute;tait la
guerre en pleine ville de Kinshasa avec son cort&egrave;ge de morts, de bless&eacute;s et de
destruction des biens.


&Ccedil;a
rappelait aux Kinois le pillage de 1991. Un journal de la m&ecirc;me ob&eacute;dience s'en
&eacute;tait vant&eacute; le lendemain, reprenant la r&eacute;action d'un leader de l'Union sacr&eacute;e
selon laquelle &laquo;&nbsp;Mobutu avait pill&eacute;
le peuple, et maintenant le peuple pille Mobutu&nbsp;&raquo;. On conna&icirc;t la suite
avec le ch&ocirc;mage qui s'en est suivi.


Bref,
Bemba a planifi&eacute; son coup&nbsp;; mais cette fois-l&agrave;, Dieu ne l'a pas fait
&laquo;&nbsp;vainqueur&nbsp;&raquo;&nbsp;! Au contraire, Dieu l'a litt&eacute;ralement confondu
parce qu'il s'est mis &agrave; faire ce qu'en d'autres circonstances il n'aurait
jamais fait.


Tenez&nbsp;!
&nbsp;Primo, il va offrir le cessez-le-feu au
commandement des Fardc d&egrave;s que les choses ont commenc&eacute; &agrave; se g&acirc;ter pour sa garde,
entr&eacute;e pratique